ARCHIVÉE - Évaluation sommative du programme de contributions pour la sûreté du sang

 

IV. Sommaire des principaux résultats

Q8: Tâches à accomplir avant que les systèmes soient pleinement opérationnels
Question d'évaluation Réponse condensée
8. Que reste-t-il à faire avant que chaque volet du PCSS soit pleinement opérationnel?

SSIT

  • Assurer la pleine participation des provinces et des territoires, et la saisie d'au moins 70 % des activités de transfusion
  • Gérer les problèmes courants de qualité des données
  • Produire des rapports en temps opportun

SSET

  • Produire des rapports au plan national
  • Déterminer le nombre et le type de sites nécessaires pour assurer une représentation adéquate
  • Obtenir la participation de plus de sites si nécessaire
  • Simplifier le système de codage des erreurs

SSCTO

  • La planification, le ressourcement, la direction, la mise au point, etc.

Liens avec les RISP

  • Les relations doivent être établies de manière cohérente avec toutes les provinces et territoires

Identification du risque pour les populations à risque élevé

  • Le projet de surveillance des pathogènes à diffusion hématogène a seulement mené des analyses de référence – des accords doivent être obtenus pour faire davantage d'analyses et d'activités d'identification des risques
  • Il faut faire plus d'analyses des données du SSIT reliées aux groupes à risque élevé


Afin que chacun des volets du PCSS devienne opérationnel, plusieurs tâches doivent être accomplies. Dans le cas du SSIT, il faudra obtenir la participation adéquate des provinces et territoires et une déclaration en temps opportun. Dans le cas du SSET, il faudra obtenir la participation d’installations supplémentaires et produire des rapports au plan national. Le SSCTO est encore à l'étape de planification, il reste donc beaucoup à faire. Des liens avec la santé publique ont été établis, mais ils doivent être promus de manière plus cohérente. Il existe des archives d'échantillons de sang, mais davantage d'analyses des échantillons doivent être faites avant que ce volet devienne utile.

Q9 et Q10 : Résultats à moyen et à long terme
Question d'évaluation Réponse condensée
9. / 10. Quels progrès ont-ils été faits en vue d'atteindre les résultats à moyen et à long terme du PCSS?

a) Capacité accrue d'identifier et d'évaluer les risques (RMT) et d'élaborer des stratégies d'atténuation (RLT)





b) Capacité accrue d'identifier et d'évaluer les risques (RMT) et de développer des stratégies d'atténuation
(RLT) pour les populations à risque élevé




Les risques d'effets indésirables et d'erreurs associés aux transfusions ont été identifiés, évalués et atténués. Les stratégies d'atténuation comprennent le développement de lignes directrices pour les enquêtes sur la contamination bactérienne présumée et de lignes directrices pour l'identification de la SCPT et du TRALI.

Les risques d'effets indésirables et d'erreurs associés aux transplantations n'ont pas encore été identifiés, évalués et atténués.


On nous dit que les risques d'effets indésirables et d'erreurs associés aux transfusions pour les populations à risque élevé ont été identifiés, évalués et atténués, mais aucun exemple précis n'a été fourni.

Les risques d'effets indésirables et d'erreurs associés aux transfusions ou aux transplantations n'ont pas encore été identifiés, évalués et atténués.

 

Identification et évaluation des risques et élaboration de stratégies d'atténuation
Les données produites par le PCSS ont permis l'identification et l'évaluation des risques associés à l'utilisation du sang et des produits sanguins ainsi que l'élaboration de stratégies d'atténuation. La majorité des répondants au sondage ont indiqué qu'ils avaient utilisé ces données à ces fins, et que le travail aurait été plus ardu sans les données du PCSS. Voici deux exemples probants :

  • L'élaboration de Lignes directrices relatives aux enquêtes sur les cas soupçonnés de contamination bactérienne transfusionnelle (2008), qui peuvent aider les travailleurs de la santé à reconnaître plus rapidement les sources de contamination bactérienne et par conséquent à prendre des mesures de mise en quarantaine des produits de la même source, ou d'évaluer et de traiter les receveurs de produits de cette source.
  • L'élaboration d'un ensemble de lignes directrices ou d'un algorithme d'identification d'une surcharge circulatoire post-transfusionnelle (SCPT) et d'un syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI), permettant aux médecins de reconnaître et de traiter plus rapidement ces effets indésirables.

Étant donné l'étape préliminaire de développement du SSCTO, il n'a pas été possible d'identifier et d'évaluer les risques associés à la transplantation de cellules, de tissus et d'organes.

Identification et évaluation des risques et élaboration de stratégies d'atténuation pour les populations à risque élevé
Une faible proportion des principaux intervenants auprès du PCSS ont utilisé les données du SSIT dans le but d'identifier, d'évaluer et d'atténuer les risques pour les populations à risque élevé. Toutefois, l'évaluation n'a pas révélé d'exemples précis de la manière dont les données ont été utilisées. Les archives d'échantillons de sang n'ont pas été utilisées à ces fins jusqu'à maintenant.

Étant donné l'étape préliminaire de développement du SSCTO, il n'a pas été possible d'identifier et d'évaluer les risques associés à la transplantation de cellules, de tissus et d'organes.

Q11: Résultats inattendus
Question d'évaluation Réponse condensée
11. Les activités du PCSS ont-elles produit des résultats inattendus (positifs ou négatifs)? Si oui, lesquels et quelles mesures ont été prises en conséquence?

Résultats positifs

  • Reconnaissance internationale du Canada comme un leader de l'hémovigilance
  • Établissement d'un réseau de communication entre l'ASPC, SC, les provinces et territoires et les fabricants de produits sanguins
  • Personnel hospitalier mieux apte à reconnaître et à rapporter les effets indésirables, ce qui améliore la sûreté des transfusions

Résultats négatifs

  • Aucun résultat négatif imprévu n'a été constaté.

 

Parmi les résultats positifs inattendus du PCSS, on peut compter la reconnaissance internationale du Canada en tant que leader de l'hémovigilance, le développement de réseaux de communication au sein du pays et l'amélioration de l'identification des effets indésirables par les professionnels de la santé. L'évaluation n'a identifié aucun résultat négatif.

Q12: Incidences du PCSS
Question d'évaluation Réponse condensée
12. Comment les contributions fournies à chacun des bénéficiaires ont-elles contribué à la réalisation de chacun des résultats du PCSS et aux systèmes de surveillance nationaux?

Le PCSS a probablement contribué à l'accroissement de la capacité de surveillance dans les provinces et territoires.

La plupart des intervenants croient qu'il aurait été plus difficile d'identifier et d'évaluer les risques sans les données du PCSS.


La perception des intervenants, alliée aux relations observées entre la disponibilité du financement et la mise en œuvre des systèmes de surveillance, suggère que le PCSS a probablement contribué au développement et à la mise en œuvre des systèmes de surveillance des erreurs et des effets indésirables associés aux transfusions. Bien que le développement de tels systèmes ait pu être réalisé par certaines régions, il pourrait ne pas avoir eu lieu aussi rapidement ou aussi complètement.

Les intervenants ont affirmé qu'il aurait été plus difficile de procéder à l'identification, l'évaluation et l'atténuation de risques reliés à la transfusion de sang et de produits sanguins en l'absence des données du SSIT et du SSET.

Q13: Efficacité du programme
Question d'évaluation Réponse condensée
13. Le PCSS, tel que conçu, est-il le moyen le plus approprié et le plus efficace de réaliser ses objectifs? Le PCSS semble offrir une bonne valeur pour les ressources dépensées. Les retards dans le renouvellement et le financement des accords ont une incidence négative sur l'efficacité du programme.

 

Le budget annuel du programme pour 2007-2008 s'élevait à environ 3,92 $ millions, y compris les contributions, les salaires du personnel et les frais d'exploitation. Comme l'indiquent les réponses aux questions d'évaluation 7, 9 et 10, le PCSS a accompli jusqu'à maintenant beaucoup de choses avec les fonds alloués au programme.

Les frais d'administration du programme représentent environ 40 % du total des coûts, d'après le budget du programme. Habituellement, le programme ne distribue pas tous les fonds disponibles, en partie à cause des délais de signature des accords de contribution et en partie à cause de l'exercice annuel de réduction budgétaire de l'ASPC. Le montant de distribution varie d'une année à l'autre, de 63 % des fonds approuvés (en 2006-07) à 87 % (en 2007-08).

Bien qu'il ne soit pas possible de tirer des conclusions définitives au sujet de l'efficacité du système canadien en comparaison à ceux d'autres pays, la théorie et l'information anecdotique indiquent que le Canada a établi un système reconnu au plan international à partir de relativement peu de fonds. Les intervenants ont aussi mentionné que le PCSS offrait une bonne valeur pour les ressources dépensées. Très peu de suggestions ont été formulées quant à l'amélioration de l'efficacité.

Q14: Ressources nécessaires au maintien des systèmes
Question d'évaluation Réponse condensée
14. Quelles ressources sont nécessaires afin de maintenir, renforcer ou améliorer la surveillance de la sûreté du sang? On ne sait pas très bien quelles ressources seront nécessaires.  Cependant, le coût annuel global de soutien d'un système de surveillance peut s'avérer aussi élevé ou plus élevé que les coûts annuels de démarrage.


Il semble difficile de déterminer les ressources nécessaires au soutien d'un système de surveillance, étant donné qu'aucune des parties ne fait preuve d'un engagement ferme à long terme. En outre, on ne sait pas exactement quelles ressources sont nécessaires pour le maintien du SSIT, et quelles activités et sorties à long terme sont nécessaires pour le SSET et le SSCTO.

Les provinces et territoires qui participent au SSIT ont prévu que l'ensemble des coûts de maintien du SSIT pourrait être plus élevé que les coûts annuels de la mise en œuvre initiale du système, possiblement à cause de l'inflation et des frais de mise à jour du système. Les provinces et territoires qui ont participé au sondage ont estimé le besoin d'un financement total d'environ 1,2 $ million par année de la part du PCSS pour maintenir le SSIT.

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