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La présente évaluation a pour objet d'évaluer les réussites réalisées et les limites constatées à ce jour dans le cadre du niveau actuel de la mise en oeuvre du volet fonctionnel de la surveillance, de décrire les progrès réalisés dans l'amélioration de la mobilisation et de l'intégration, et de comprendre les perceptions actuelles quant aux réalisations accomplies dans l'atteinte des résultats. Ces constatations sont fondées sur l'étude des documents pertinents et sur les entrevues menées auprès d'informateurs clés en réponse aux trois questions d'évaluation servant à guider le présent rapport d'évaluation formative.

3.1 Pertinence du volet fonctionnel de la surveillance

Question d'évaluation : Le volet est-il aussi compatible avec les priorités du ministère et de l'ensemble du gouvernement et répond-il à un besoin réel de manière réaliste?

Lorsqu'ils ont décrit la nécessité pour l'ASPC de diriger la surveillance nationale de la santé publique, les répondants internes de l'ASPC ont fait référence à divers éléments faisant autorité, tels que le Rapport sur les plans et les priorités (RPP) de l'ASPC (ministre de la Santé, 2007-2008), la Loi sur l'Agence de la santé publique du Canada, le rôle de l'administrateur en chef de la santé publique (ACSP), et ils ont insisté sur les liens directs entre la prise de décisions sur les programmes et la création de valeur pour les Canadiens. Les répondants externes ont aussi reconnu le rôle crucial que l'ASPC joue dans la surveillance nationale de la santé publique.

« On ne peut gérer ce que l'on ne peut pas mesurer et… la surveillance sert de fondement à l'analyse comparative et à la mesure de nos résultats » (décideur de l'ASPC).

« Les provinces et les territoires attendent ce leadership et ces compétences de la part du gouvernement fédéral » (gestionnaire de l'ASPC).

« Il s'agit de l'une des quelques initiatives auxquelles j'ai participé à l'ASPC qui, à mon avis, a vraiment été guidée par le concept de renforcement de la capacité en matière de santé publique… Elle est très respectueuse, très claire en ce qui a trait aux rôles, et est soutenue par ce que j'appellerais un véritable objectif altruiste qui est conforme à l'objectif et à la raison d'être de l'ASPC » (décideur externe).

Les informateurs clés ont indiqué que les provinces et les territoires apprécient beaucoup le fait que l'ASPC soutient le renforcement de la fonction de surveillance.

« Au cours des dernières années, l'Agence de la santé publique a certainement considérablement appuyé le renforcement des capacités à l'échelon provincial, et non uniquement dans notre province, mais aussi dans les autres provinces et les territoires » (décideur externe).

Par le biais de l'examen des documents, on a de nouveau démontré la pertinence des champs d'action du volet fonctionnel de la surveillance; ceux-ci reflètent directement trois des quatre stratégies1 du rapport intitulé Accroître la capacité de surveillance des facteurs de risque et des déterminants reliés aux maladies chroniques qui a été publié en juin 2005 (Comité consultatif sur la santé de la population et la sécurité de la santé : Groupe de travail sur les systèmes de surveillance des facteurs de risque reliés aux maladies chroniques, 2005). La surveillance est également une priorité organisationnelle, et est indiquée dans le Plan stratégique de 2007-2012 de l'ASPC, assurant ainsi le renforcement continu de la capacité de surveillance.

Harmonisation avec les priorités organisationnelles

Afin d'examiner l'harmonisation entre les mesures de surveillance du modèle logique du volet fonctionnel de la surveillance et les priorités, de même que les orientations actuelles des administrations et des secteurs, on a demandé aux répondants d'évaluer cette harmonisation et de justifier la cote d'évaluation qu'ils ont accordée.

La majorité des répondants (84 %) a dit que le volet fonctionnel de la surveillance de la SIMVSMC était « très bien » harmonisée avec les priorités de l'ASPC. Ceci était prévu, compte tenu de l'orientation stratégique sur la surveillance au sein de l'ASPC. Les répondants ont indiqué que l'un des principaux mandats/objectifs de l'ASPC est d'appuyer la surveillance dans les secteurs prioritaires. Parmi ceux qui ont répondu, la majorité des répondants a déclaré que le volet fonctionnel de la surveillance était « passablement » harmonisée avec les priorités des gouvernements P/T (55 %) et des ONG (75 %) [voir le tableau 3].

Collectivement, les répondants ont indiqué que les gouvernements P/T comprennent la nécessité d'une perspective nationale sur les maladies chroniques au Canada à des fins de comparaison. Les répondants ont souligné qu'il faut tirer profit des mécanismes et des ressources existants pour effectuer la surveillance, au lieu de créer de nouvelles bases de données ou de nouveaux registres. Dans certains cas, par contre, les P/T agissent de manière indépendante pour combler leurs propres besoins en matière de surveillance, étant donné qu'ils mettent l'accent sur le système de soins de santé, qui ne relève pas de la compétence de l'ASPC.



Tableau 3 : Harmonisation entre les champs d'action du volet fonctionnel de la surveillance et les priorités, ainsi que les orientations actuelles de divers organismes
Organisme Très bien Passablement Pas bien Pas du tout
%
(n)
%
(n)
%
(n)
%
(n)
Agence de la santé publique du Canada
Ne sais pas – 0
84%
(21)
12%
(3)
4%
(1)
0%
(0)
Portefeuille de la Santé (par ex., Santé Canada, ARLA, ASPC, Conseil d'examen du prix des médicaments brevetés)
Ne sais pas – 9
38%
(6)
50%
(8)
13%
(2)
0%
(0)
Gouvernement fédéral en général
Ne sais pas – 9
13%
(2)
63%
(10)
13%
(2)
13%
(2)
Gouvernements provinciaux et territoriaux
Ne sais pas – 3
41%
(9)
55%
(12)
5%
(1)
0%
(0)
Organisations non gouvernementales du domaine de la santé (ONG)
Ne sais pas – 5
15%
(3)
75%
(15)
5%
(1)
5%
(1)

Nota : Le nombre total de répondants relatif à chacun des domaines figurant dans le tableau 3 est égal à n = 25. Les réponses indiquant « ne sais pas » ne sont pas prises en compte en tant que réponse valable aux fins de la mise en tableau des pourcentages globaux. Il se peut que les réponses ne totalisent pas 100 % en raison de l'arrondissement.

La coordination avec les P/T dans le domaine de la surveillance continue de présenter un défi, plus particulièrement en ce qui a trait à l'uniformité des données, mais la mobilisation avec le gouvernement fédéral est bien accueillie, car celui-ci fournit des ressources (humaines et financières) dans le cadre de relations mutuellement avantageuses.

Du point de vue provincial : « Je crois qu'en ce qui nous concerne, en tout cas, elle s'harmonise très bien avec ce que nous faisons. Nous avons le même genre d'objectifs et d'exigences, et je crois donc qu'elle s'harmonise très bien avec le point de vue de notre province sur la surveillance » (décideur externe).

Du point de vue fédéral : « Le fait qu'ils (les P/T) participent en tant que conseillers à nos travaux de planification et de surveillance permet d'assurer que nous travaillons avec eux afin de leur fournir l'information dont ils ont besoin. Ils travaillent avec nous afin de nous fournir l'information dont nous avons besoin. Notre relation est très symbiotique » (gestionnaire de l'ASPC).

En ce qui concerne les ONG, les activités de surveillance appuient généralement leur action sociale. La relation avec la Société canadienne du cancer est particulièrement solide, mais les répondants ont également mentionné une collaboration accrue entre l'ASPC et l'Association pulmonaire du Canada, ainsi que la Fondation des maladies du coeur. Bien que l'ASPC ait fait des progrès dans l'harmonisation entre les principaux domaines de maladies chroniques et ses activités, la collaboration en matière de surveillance dans d'autres domaines de maladies (par ex., la maladie de Parkinson et la fibromyalgie) en est à différentes phases de développement selon les ressources et les priorités.

De façon générale, les répondants estimaient qu'il existe une harmonisation avec le portefeuille de la Santé au sein du gouvernement fédéral, en particulier avec Santé Canada et les IRSC. Les principaux résultats de l'étude des documents pertinents indiquent aussi que les champs d'action exposés dans le Rapport sur les plans et les priorités de 2007-2008 de l'ASPC ont été approuvés par le ministre de la Santé (ministre de la Santé, 2007-2008, p. 32).

Les répondants ont dit que l'ASPC a un rôle clé à jouer en matière de surveillance, et que l'ASPC semblerait être bien établie et posséder de « solides assises » (décideur de l'ASPC) pour renforcer la capacité nationale de surveillance des maladies chroniques. Compte tenu du contexte stratégique en évolution, dans lequel de nouvelles stratégies axées sur un seul domaine de maladies sont mises en oeuvre ou en cours d'élaboration, l'ASPC devra continuer d'assurer une cohérence à l'échelle nationale de façon permanente en collaboration avec les partenaires P/T.

Pour ce qui est d'illustrer le travail en cours visant à assurer l'harmonisation entre différentes organisations, l'examen des documents a fait ressortir le modèle de gouvernance du SNSDMC. Ce travail a pour objet d'harmoniser et d'intégrer les besoins de nombreuses parties en matière de surveillance, entre les organismes consultatifs de domaines de maladies particuliers, les perspectives scientifiques et techniques, et les organismes chargés de prendre des décisions ayant trait aux maladies chroniques.

3.2 Conception et prestation du volet fonctionnel de la surveillance

La présente section examine les observations des répondants sur la conception et la prestation du volet fonctionnel de la surveillance, en particulier l'affectation des ressources, les progrès accomplis sur le plan des activités et des extrants, et les problèmes survenus à ce jour relativement à la mise en oeuvre.

Question d'évaluation : Les moyens les plus appropriés et les plus efficaces sont-ils utilisés pour atteindre les objectifs poursuivis?

L'examen des documents a démontré que l'ASPC surveille la prestation des programmes dans le cadre du volet fonctionnel de la surveillance par le biais du Groupe de travail sur la surveillance. Ce groupe a pour objectif d'assurer la collaboration et l'intégration entre la surveillance et les autres volets fonctionnels. Le groupe fournit des mises à jour régulières au Comité de coordination de la stratégie intégrée par l'intermédiaire des coresponsables du coordonnateur régional, du coordonnateur du Centre pour la promotion de la santé, et du coordonnateur du CPCMC.

Perceptions quant à l'affectation de ressources au volet fonctionnel

Les répondants ont décrit le retard dans l'allocation du financement, indiquant que celui-ci est toujours en voie de mise en oeuvre (gestionnaire de l'ASPC). Le retard est d'environ un an, et on a dit avec optimisme que la Stratégie « se rattrapera » probablement au cours des deux prochains exercices financiers. Les répondants internes et externes ont souligné le défi général que pose le recrutement de candidats qualifiés pour travailler dans le domaine de la surveillance.

« Le fait d'utiliser depuis plusieurs années cette approche intégrée semble avoir offert beaucoup d'avantages… Nous maximisons les ressources… Nous ne manquons pas d'argent ni de postes. Il faut trouver des gens pour combler les postes » (gestionnaire de l'ASPC).

Conception des champs d'action en matière de surveillance

Presque tous les répondants ont indiqué qu'ils n'avaient relevé aucune lacune évidente sur les plans de la conception, de la prestation ou des ressources du volet fonctionnel de la surveillance. En réponse aux champs d'action du modèle logique de surveillance, les répondants ont dit que ces domaines les ont aidés à « rester sur la bonne voie » et que les champs d'action actuels reflètent adéquatement les activités de la division en matière de surveillance.

« Je crois qu'il (le modèle logique) est très rigoureux et nous maintient sur la bonne voie… (Il nous aide à) porter… attention à chacune de ces composantes, au lieu de nous efforcer uniquement d'obtenir notamment de nouvelles données » (gestionnaire de l'ASPC).

« Les nouvelles activités que nous désirons accomplir concordent toujours avec celles consistant à analyser les données existantes et à mieux les utiliser, à les communiquer aux gens, à élargir la portée de nos sources de données et à assurer une meilleure coordination, ce qui englobe la qualité, la planification et l'évaluation des données » (décideur de l'ASPC).

Tout en brossant un tableau utile et adéquat des activités de surveillance, les répondants ont également souligné que l'on pourrait mettre davantage l'accent sur la diffusion. Ils ont dit que la diffusion de données sur les maladies chroniques est un élément intégral qui cadre avec les champs d'action axés sur l'utilisation et l'élargissement des données de surveillance, et qu'il pourrait être nécessaire de s'y attarder davantage dans le modèle logique. Dans le cadre de la SIMVSMC, on a conçu un volet fonctionnel distinct consacré au développement, à l'échange et à la diffusion des connaissances (DEDC) qui est directement reliée au volet fonctionnel de la surveillance, tel qu'indiqué dans le modèle logique de la SIMVSMC. Dans la pratique toutefois, les liens fonctionnels n'ont pas été établis.

« Selon ma vision de l'avenir, nous consacrerons beaucoup plus de ressources à la surveillance, ainsi qu'à la diffusion de données, plus particulièrement par le biais d'Internet… Je crois vraiment que nous devrons… doubler et tripler nos efforts pour suivre cette orientation à titre d'organisation » (gestionnaire de l'ASPC).

Un répondant externe a aussi mentionné les questions de formation des ressources humaines et de planification future en matière de surveillance. La présente évaluation n'inclut pas l'identification des programmes P/T de recrutement de diplômés en santé publique, mais le Programme de perfectionnement ES (PPES) facilite le recrutement de diplômés récents pour combler des postes au sein de l'ASPC. L'ASPC dirige en outre le Service de la santé publique du Canada, qui a pour objet d'affecter du personnel de santé publique dans les régions qui en ont besoin à l'échelle du Canada. Il pourrait être nécessaire de cerner les initiatives P/T et d'autres initiatives fédérales dans le domaine de la formation des professionnels de la surveillance de la santé publique.

« Si nous réfléchissons à la capacité nationale ou à la capacité de surveillance à l'échelon national… Qui vient derrière nous?... Quel est le processus de planification, et d'établissement des priorités pour ce qui est des étapes à venir dans le cadre du système de surveillance? » (décideur externe).

En outre, les répondants ont exprimé des préoccupations quant au fait que les divisions de l'ASPC agissent en fonction des volets fonctionnels dont elles sont responsables, et que l'intégration en matière de pratique administrative axée sur une matrice n'a pas encore été pleinement concrétisée. Certains répondants ont laissé entendre que la question reflète la nature hiérarchique des rapports, et le fait que les opérations fonctionnelles intégrées ne cadrent pas avec les profils de financement, qui sont établis par domaine de programmes.

Progrès dans la réalisation des extrants

L'examen des documents a révélé que les extrants décrits dans le modèle logique de surveillance font l'objet de rapports dans le cadre de réunions annuelles du Comité des coordonnateurs, et de résumés de niveau supérieur dans le cadre des examens de la mise en oeuvre de la SIMVSMC (Performance Management Network Inc., 2007; Agence de la santé publique du Canada, 2007d; Agence de la santé publique du Canada, 2008c; Agence de la santé publique du Canada, 2008d). L'état actuel de la production d'extrants relatifs à chacun des champs d'action du modèle logique de surveillance est présenté ci-dessous.

Analyse, interprétation et utilisation des sources de données existantes

Pour appuyer l'amélioration de l'analyse, de l'interprétation et de l'utilisation des sources de données existantes aux fins de surveillance, on a établi une unité responsable des ressources au sein de la Division de la surveillance pour exécuter des activités dans ce champ d'action, et celles-ci ont donné lieu aux extrants suivants.

Cartographie géographique des maladies chroniques et de leurs facteurs de risque accessible sur Internet : Les statistiques de serveur Web2 pour l'application de cartographie de l'Infobase des maladies chroniques de janvier à septembre 2008 indiquent une augmentation de 149 % dans les téléchargements de profils et de données régionaux par rapport à 2007. Il se peut que cette augmentation soit attribuable à la promotion accrue de cet outil auprès des intervenants régionaux.

Outil de diffusion de données sur les maladies chroniques et répertoires/bibliothèque de bases de données, de métadonnées et de ressources accessibles sur Internet : La phase pilote du projet de cube de données sur les maladies chroniques a pris fin en juin 2008 avec la production d'un plan de réussite de projet par Cognos. Le projet de cube de données sur les maladies chroniques, qui est présentement disponible à l'interne, en est à la phase de production et pourrait être lancé publiquement aux fins d'utilisation par les professionnels de la santé, les chercheurs, les analystes de politiques et le public au cours de l'année civile 2009.

Réponses en temps opportun aux demandes : Le nombre de demandes de données de surveillance fait l'objet d'un suivi par le biais du système de suivi des demandes de renseignements. Le sommaire trimestriel d'octobre à décembre 2008 fait état de 26 demandes, qui ont exigé 36 heures de préparation. Ce système de suivi ne présente qu'un tableau partiel des demandes reçues et des heures de travail que le personnel doit consacrer à répondre à cellesci, et la moitié des analystes de la Division de la surveillance participent au suivi des demandes.

Les plans actuels visant à accroître l'utilisation du système de suivi sont en cours de mise en oeuvre et pourraient exiger la participation d'un nombre accru d'analystes au suivi des demandes en 2009. À l'heure actuelle, le système de suivi n'évalue pas le délai de réponse à ces demandes, mais il fournit des renseignements identifiant le vaste éventail d'intervenants qui demandent des données de surveillance.

Rapports, et fiches de renseignements publiés : La Division de la surveillance produit des rapports épidémiologiques exhaustifs sur des maladies chroniques particulières, qui contiennent des statistiques principalement descriptives, ainsi que des fiches de renseignements, des pages Web et la correspondance des cadres du gouvernement. En général, trois importants rapports sont produits tous les ans à tour de rôle dans le cadre des principaux domaines de maladies chroniques. Parmi les rapports importants, mentionnons La vie et le souffle : Les maladies respiratoires au Canada (Agence de la santé publique du Canada, 2007b), Statistiques canadiennes sur le cancer (Société canadienne du cancer et coll., 2008) et Aspect humain de la santé mentale et de la maladie mentale au Canada (Agence de la santé publique du Canada, 2006). Les plans actuels prévoient notamment la production de rapports dans les domaines des maladies cardiovasculaires, de l'arthrite, et du diabète, et d'un rapport exhaustif sur les maladies chroniques au Canada. Bien que l'on ait produit des données d'évaluation sur la diffusion, ainsi qu'un examen des indicateurs d'utilisation relativement au rapport intitulé Aspect humain de la santé mentale et de la maladie mentale au Canada, il semble s'agir d'une pratique ponctuelle plutôt que d'une pratique généralisée en matière de suivi de la diffusion des rapports de surveillance.

Programmes, ateliers et conférences sur l'apprentissage électronique : Les séances, ateliers et conférences de formation ne font pas l'objet d'un suivi systématique, mais les répondants internes ont indiqué qu'une séance de formation sur l'évaluation des programmes a été tenue à l'intention de la Division de la surveillance. La Division de la surveillance a mené des séances de formation destinées aux autres divisions du CPCMC sur les cubes de données, et a présenté des exposés sur l'Infobase des maladies chroniques lors de conférences sur les principales maladies chroniques au cours des derniers exercices financiers.



Élargissement des sources de données

L'élargissement des sources de données de surveillance comprend des projets axés sur les bases de données P/T, les enquêtes et les systèmes de surveillance sentinelle. On aborde présentement ces domaines par le biais du SNSDMC, des suppléments de l'ESCC et par le biais de subventions et de contributions.

SNSDMC : Aux fins de l'évolution et du perfectionnement du SNSDMC, on a notamment élaboré une structure de gouvernance et un plan quadriennal en vue de l'inclusion de domaines de maladies particuliers. Conformément à la structure de gouvernance, les comités consultatifs s'occupant de maladies particulières, ainsi que le groupe de travail scientifique, le groupe de travail technique et le Réseau de santé publique apportent leurs contributions par l'intermédiaire de la Section de collaboration et développement et de la Section de la gestion et de l'analyse des données de la Division de la surveillance des maladies chroniques. L'hypertension et les maladies mentales sont ajoutées en 2008-2009. Le travail visant à élaborer des définitions de cas relativement aux autres maladies chroniques se poursuit, et celles-ci seront ajoutées au cours des années à venir.

Suppléments aux données issues de l'ESCC : Les progrès réalisés récemment en ce qui a trait à l'ESCC ont facilité les travaux de surveillance. En août 2008, une entente a été signée avec Statistique Canada en vue d'assurer le partage de l'information issue de l'ESCC avec le ministre de la Santé. En septembre 2008, une proposition à long terme concernant l'ESCC de 2007-2012 visait à ajouter le thème des blessures en 2009 et suggérait de mettre l'accent sur le bien-être mental en 2011. Les suppléments particuliers de l'ESCC de 2008-2009 comprennent des données d'enquête sur l'hypertension, l'arthrite, l'apnée du sommeil et l'ostéoporose. La nature complémentaire de l'information issue de l'ESCC à titre de train de données de surveillance est décrite dans la citation ci-dessous.

« Nous devons continuer de recueillir l'information issue des enquêtes sur la santé, comme l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, parce que celles-ci nous procurent actuellement plus d'information sur les facteurs de risque et l'aspect socioéconomique. Tandis que le point fort de l'infrastructure du SNSD (Système national de surveillance du diabète) est qu'il nous permettra d'obtenir une meilleure mesure de l'incidence et de la prévalence, et aussi de mesurer les complications liées au diabète, de même que l'utilisation des services de santé » (gestionnaire de l'ASPC).

Subventions et contributions : Le Programme de subventions et contributions pour la surveillance des maladies chroniques vise le même objectif principal que le volet fonctionnel de la surveillance, et finance la surveillance générale des maladies chroniques au niveau national, ainsi que la surveillance chez les Autochtones. On a lancé des appels de propositions en vue de projets ciblés visant à renforcer les capacités de surveillance des maladies chroniques dans le domaine de la santé publique aux échelons national, P/T, et régional/local. Cela comprend l'appui des priorités relatives à l'élaboration de la surveillance régionale des facteurs de risque, à la création d'outils et de méthodes de surveillance de la santé publique, et au renforcement des capacités de surveillance de la santé publique (Agence de la santé publique du Canada, 2008b). Un financement sous forme de subventions et de contributions a été accordé aux ONG compétentes, à des universités, aux gouvernements P/T, et à des organismes et réseaux locaux/régionaux de santé publique. On a lancé au total trois demandes de soumissions entre 2006 et 2008.

Au total, 21 subventions ont été accordées à des bénéficiaires admissibles dans huit provinces et territoires. À ce jour, seulement cinq contributions ont été attribuées dans trois provinces, dont l'une concerne un projet national. Le tableau 4 présente la ventilation de la proportion du financement versé sous forme de subventions et de contributions selon les bénéficiaires cibles. La contribution nationale procure un financement au Collège des médecins de famille du Canada qui, à son tour, travaille avec sept établissements répartis à l'échelle du pays, pour effectuer la surveillance des facteurs de risque et des maladies chroniques dans les établissements de médecins de famille. Ce travail a permis d'obtenir un appui non financier considérable, et donne accès aux données provenant de cliniques dont les activités sont coordonnées par l'intermédiaire du Collège (voir l'étude de cas présentée dans l'encadré 2 cidessous).

Tableau 4 : Nombre de subventions et contributions et affectation de ressources relatives au volet fonctionnel de la surveillance selon le type de bénéficiaire et l'année
Bénéficiaire Subventions Contributions
2006/07 2007/08 2008/09
Provinces/territoires 6 3 0
Organisations non gouvernementales 2 2 1
Universitaires 0 5 0
Organisations autochtones 0 0 4
Autorités sanitaires régionales 1 2 0
Total 9 12 5
Total (Millions de $) 0,96 $ 1,4 $ 1,0 $

De nombreux projets sont actuellement au début de leur processus de mise en oeuvre, en raison de retards dans les approbations de projets pour les exercices 2007-2008 et 2008-2009. À cause du bref échéancier en 2006-2007 (attribuable au retard dans la réception de l'approbation de financement à l'égard du programme), la seule option disponible en matière de financement était l'attribution de subventions d'un an. L'examen interne du programme de subventions et de contributions de l'ASPC a limité la capacité de fournir un financement de projet pluriannuel relativement aux projets de contributions admissibles. Comme l'a révélé le deuxième rapport sur la mise en oeuvre, cela « restreint la possibilité de fournir un financement pluriannuel sous forme de subventions et de contributions dans le cadre de la Stratégie, ce qui nuit à la capacité des collectivités d'exécuter leurs projets. Cette situation compromet la capacité d'atteindre efficacement les résultats de la Stratégie » (Agence de la santé publique du Canada, 2008d, p. 287). À ce titre, les contributions ont été attribuées aux bénéficiaires admissibles vers le début de l'exercice 2008-2009, ce qui a retardé la mise en oeuvre des activités et des objectifs de ces projets.

En ce qui a trait à d'autres lacunes, les répondants ont mentionné des lacunes liées à la prestation qui sont attribuables au retard dans l'établissement et le versement de subventions et de contributions comportant un volet autochtone.

Les informateurs clés internes et externes participant à la présente évaluation ont souligné que l'on a accompli des progrès dans le cadre du programme en ce qui a trait au perfectionnement du processus d'invitation à soumissionner. Les bénéficiaires potentiels sont tenus au courant de l'état de leur soumission par le biais de communications officielles et non officielles. Le processus d'examen a aussi été simplifié. On a créé une base de données sur les procédures opératoires normalisées de l'ASPC afin de fournir une orientation à l'égard des subventions et contributions éventuelles quant aux exigences obligatoires qui sont décrites en détail dans la demande de propositions. Les propositions sont examinées pour en déterminer l'admissibilité, puis elles sont examinées par des spécialistes des maladies chroniques. Une matrice a été conçue aux fins de consignation des commentaires des évaluateurs, en vue d'aider les gestionnaires à organiser la saisie à diverses étapes, et de faciliter l'approbation des projets en temps opportun. Une page Web réservée a été élaborée afin de fournir de l'information et des mises à jour aux demandeurs éventuels, et cette page Web sera également utilisée pour diffuser les rapports de projet finaux. La diffusion des rapports finaux concernant les subventions attribuées dans le cadre de ce programme est prévue en mars 2009.

Les répondants ont souligné deux secteurs où le financement attribué sous forme de subventions et de contributions pour améliorer ou élargir les données de surveillance des maladies chroniques a permis de combler d'importantes lacunes :

  • Des consultations sur l'autisme ont été menées auprès d'intervenants externes compétents. Cette démarche visait à déterminer la meilleure approche à adopter pour effectuer la surveillance de l'autisme à l'échelle nationale. Un répondant qui connaît cette démarche a indiqué que celle-ci avait été bien accueillie par ceux qui participent au processus.
  • Un financement a été fourni sous forme de contributions à trois organisations métisses dans trois provinces en vue de relier les données du registre des Métis. On estimait que cela permettrait d'accroître la disponibilité des données sur l'incidence et la prévalence du diabète et d'autres maladies chroniques chez les Métis, et d'établir de futurs liens avec d'autres bases de données (par ex., bases de données provinciales sur le cancer ou du SNSDMC).

« Je crois donc que nous accomplissons de réels progrès pour ce qui est d'obtenir des renseignements sur les Métis au Canada. En tirant profit de nos autres investissements dans le SNSDMC, nous avons donc investi 2,8 millions de dollars à cet égard avec les provinces et les territoires. Maintenant, en investissant un peu d'argent de concert avec les Métis, ils peuvent utiliser leur registre et tirer profit de cet autre investissement dont nous disposons et obtenir de l'information sur les problèmes de santé des Métis. Je crois donc que cela constitue une très belle façon de combiner différents projets » (gestionnaire de l'ASPC).

 

Encadré 2 : Étude de cas : « Réseau canadien de sentinelles – surveillance en soins de première ligne : investigation-pilote de validation de principe »

Le projet de contribution est dirigé par le Collège des médecins de famille du Canada, et vise à renforcer les capacités de surveillance des maladies chroniques et de prestation de soins primaires, grâce à l'établissement d'un Réseau canadien de sentinelles – surveillance en soins de première ligne (RCSSPL). Le Collège a reçu un financement sous forme de contributions en février 2008 pour entreprendre ce travail.

Le financement a servi à créer sept réseaux de recherche en soins primaires dans quatre provinces, afin d'examiner les dossiers médicaux électroniques (DME) pour recueillir des données sur les maladies chroniques suivantes : diabète, hypertension, maladie pulmonaire obstructive chronique, arthrose, dépression et maladie mentale. Le projet met à profit les ressources internes du Collège afin d'obtenir un appui à l'égard de l'utilisation des données sur les soins primaires en vue des activités de surveillance liées aux maladies chroniques. On a élaboré le plan d'activités et la structure de gouvernance nécessaires pour mettre en oeuvre le projet d'ici les cinq prochaines années, et on a étudié un modèle financier durable pour assurer la surveillance continue à l'aide de ces outils améliorés. Les responsables du projet ont négocié des protocoles d'entente (PE) avec l’ICIS, et avec des universités et des médecins, aux fins d'utilisation des données. On a également établi des ententes aux fins de l'élaboration de demandes au comité d'éthique de la recherche, et on procède actuellement à la création d'un modèle unique qui permettra d'assurer la confidentialité des données.

Les responsables du projet ont à ce jour participé au recrutement de médecins de famille qui utilisent les DME, et ont expressément examiné l'extraction des données des DME en vue de brosser un tableau plus complet des maladies chroniques au sein de ces réseaux régionaux. Bien que les dossiers électroniques que les médecins tiennent sur les patients varient beaucoup, leur utilisation pour déterminer l'incidence et la prévalence des maladies chroniques chez les populations de patients permettra de cerner les corrélations entre les facteurs de risque et les troubles concomitants. Le projet comprendra également le suivi continu de ces dossiers sur le plan des résultats en matière de santé et, dans l'avenir, l'établissement d'un lien avec les ensembles de données administratives.

Cette contribution permettra de donner accès aux résultats de données et aux rapports par le biais d'Internet aux chercheurs à l'extérieur du RCSSPL et de l'ICIS, et d'élaborer des processus aux fins d'accès aux données dans l'avenir. L'ASPC continuera d'assurer la diffusion à grande échelle des résultats de ce projet.

 
 

Coordination, planification et évaluation

Le troisième champ d'action vise à améliorer la coordination, la planification et l'évaluation en mettant l'accent sur des activités de liaison avec d'autres initiatives de surveillance, y compris en appuyant des comités consultatifs de surveillance ainsi que la collaboration FPT officielle par l'intermédiaire du Réseau pancanadien de santé publique (RPSP).

Cadre d'indicateurs : Le cadre d'indicateurs des maladies chroniques contient actuellement approximativement 300 indicateurs dans quatre de six domaines de maladies chroniques, provenant d'un vaste éventail de sources de données, y compris des sources de données sur la population, les facteurs de risque, la morbidité, la mortalité, la prévention et les médicaments. Les indicateurs sont regroupés en fonction de cinq domaines : facteurs de risque individuels (88 indicateurs), environnementaux (31 indicateurs), et état de santé (73 indicateurs) (ces trois domaines représentent les cibles de surveillance primaire), ainsi que la promotion de la santé (38 indicateurs) et la gestion (96 indicateurs). Les indicateurs de gestion portent sur l'autogestion, et permettent de déterminer si les personnes atteintes de maladies chroniques ont fait l'objet d'un suivi conformément aux lignes directrices sur la pratique clinique. Le système de surveillance vise à effectuer le suivi des personnes plutôt que des servies de santé, et ne sert pas à la surveillance de la qualité des soins. On continuera de mettre l'accent sur le rôle des indicateurs, car cela reflète les exigences relatives à l'information sur la santé de la population et éclaire les exigences concernant les données de surveillance.

Comités et rapports : On a créé des comités pour appuyer les responsables et les coordonnateurs des programmes de la SIMVSMC, mais on a également mis sur pied divers comités consultatifs faisant appel à des groupes plus vastes d'intervenants afin d'élaborer les exigences relatives aux données de surveillance pour divers domaines de surveillance des maladies chroniques. Au sein du RPSP, le Groupe de travail sur la surveillance des maladies chroniques et des blessures, qui relève du Groupe d'experts en contrôle et en prévention des maladies chroniques et des blessures (GECPMCB), permet à l'ensemble des provinces et des territoires, à Statistique Canada, à l'ICIS, et aux IRSC de planifier des projets concertés. Le rapport intitulé Strengthening Surveillance of Chronic Disease and Injury: An Action Plan publié par le Groupe de travail sur la surveillance des maladies chroniques et des blessures en janvier 2008 (Groupe de travail sur la surveillance des maladies chroniques et des blessures, 2008) est particulièrement important. Ce plan d'action établit des priorités fondées sur le rapport de juin 2005 intitulé Accroître la capacité de surveillance des facteurs de risque et des déterminants reliés aux maladies chroniques que les sous-ministres ont approuvé en juin 2005 (Comité consultatif sur la santé de la population et la sécurité de la santé : Groupe de travail sur les systèmes de surveillance des facteurs de risque reliés aux maladies chroniques, 2005). Les priorités énoncées dans le plan d'action reflètent les champs d'action figurant dans le modèle logique et mettent l'accent sur la surveillance concertée.

Rapports d'évaluation : Il s'agit de la première évaluation de ce nouveau programme de surveillance. L'ASPC a jeté les bases de la gestion efficace de la fonction d'évaluation de la santé publique par le biais de l'achèvement du Plan stratégique de surveillance de l'ASPC qui prévoit entre autres l'évaluation de l'un des champs d'action. On est présentement à mettre au point une approche de surveillance qui sera adoptée à l'échelle de l'ASPC et ce programme contribuera à l'élaboration et à la mise en oeuvre du plan d'évaluation. Cela comprendra la création d'un cadre conceptuel de surveillance ainsi que d'un processus et d'outils d'évaluation.

Leçons tirées de la mise en œuvre

On a cerné un certain nombre de leçons qui ont été tirées de la mise en oeuvre du volet fonctionnel de la surveillance de la SIMVSMC :

  • Avantages de la surveillance des maladies chroniques : Les personnes atteintes d'une maladie chronique, ainsi que les personnes qui défendent les intérêts des personnes atteintes d'une maladie chronique (comme les ONG et les défenseurs publics des citoyens atteints de troubles du spectre autistique et de troubles neurologiques), reconnaissent la nécessité des données de surveillance. Ces intervenants ont un rôle à jouer dans l'identification des données de surveillance pertinentes. Cela dit, compte tenu des attentes croissantes d'un nombre de plus en plus grand d'intervenants, l'un des défis auxquels l'ASPC est susceptible de faire face est de combler les attentes de ces nombreux intervenants en temps opportun au moyen des ressources disponibles.

« Le seul point négatif tient au fait que l'élargissement entraîne une réduction de la profondeur… Le plus grand reproche que nous puissions probablement exprimer actuellement est que nous possédons peut-être peu de connaissances au sujet de certaines maladies. Nous n'avons pas à l'interne les experts en maladies dont il serait probablement avantageux de disposer » (gestionnaire de l'ASPC).

  • Partenariats : On a indiqué que la participation des partenaires à l'élaboration du concept d'une approche intégrée en matière de surveillance est importante pour les communications futures au sujet de la gouvernance de la surveillance nationale avec les partenaires. On a souligné qu'il est indispensable d'établir des attentes claires quant aux objectifs et à ce qui peut être accompli, et de les communiquer aux intervenants; les attentes relatives au temps nécessaire à l'obtention et à l'analyse des données de surveillance doivent être mieux communiquées.
  • Communication des progrès : Certains informateurs clés, tant internes qu'externes, ont souligné que les progrès qui ont été accomplis, ainsi que les processus et les montants de financement, n'ont pas été bien communiqués entre l'ASPC et les intervenants externes. Cette communication est essentielle pour établir et entretenir des relations avec les partenaires.

« Je crois que la communication est vraiment essentielle. Comme je l'ai dit, on n'a pas toujours su clairement sur quoi portent les travaux, les sommes qui y sont consacrées et comment… les personnes qui reçoivent ces sommes, comment elles les ont obtenues en fait » (décideur externe).

  • Soutien organisationnel : Les répondants ont reconnu que certains aspects liés aux ressources humaines (RH) ainsi qu'à la gestion de l'information et à la technologie de l'information (GI-TI) sont essentiels pour appuyer cette initiative, notamment la dotation et la capacité de mettre en oeuvre des technologies novatrices. L'infrastructure requise pour soutenir le volet fonctionnel de la surveillance accuse peut-être un certain retard par rapport à l'orientation stratégique et à la vision concernant l'adoption d'une approche intégrée en matière de surveillance des maladies chroniques.
  • Gestion du rendement : Une bonne description du rendement d'un programme comprend les éléments d'un programme bien défini, un solide cadre de gestion du rendement, la collecte et l'utilisation de données sur le rendement, un accent sur l'apprentissage et l'amélioration, ainsi que des évaluations, des études et des vérifications périodiques (Samaroo, 2007). L'étude des documents pertinents a révélé que depuis 1999, le vérificateur général du Canada a constaté la nécessité d'améliorer la mesure du rendement des systèmes de surveillance, et a fait des recommandations expressément à cette fin en 2002 (Bureau du vérificateur général du Canada, 2002). À l'heure actuelle, le travail de la Division et le plan stratégique de l'ASPC comprennent l'élaboration d'indicateurs de surveillance visant à appuyer la mesure du rendement des systèmes de surveillance.

« Recommandation : (ASPC)… devrait renforcer l'évaluation, la mesure du rendement et la communication des résultats de ses activités de surveillance de la santé » (Bureau du vérificateur général du Canada, 2002).

Les répondants ont dit que la mesure du rendement, consistant à documenter les processus liés à la coordination d'une approche intégrée à l'égard des maladies chroniques (y compris les systèmes, et les pièces des comités), est essentielle au rôle de l'ASPC en matière de surveillance. Cependant, aucun système de gestion du rendement n'a été mis en place.

  • Leadership et ressources appropriés : Les répondants ont fait état d'un leadership ferme pour ce qui est d'orienter de façon positive les ressources affectées à la surveillance, et ont indiqué que l'orientation adoptée par l'ASPC en matière de surveillance des maladies chroniques était à n'en pas douter la bonne approche. Le rôle que joue l'ASPC pour faciliter la collaboration entre les partenaires était considéré très important. Le volet fonctionnel de la surveillance fonctionne bien grâce au leadership ferme et au dévouement d'un certain nombre de personnes engagées.

« Je crois que l'une des leçons retenues est que si vous disposez d'un bon leadership et de ressources financières et humaines adéquates, vous pouvez accomplir beaucoup de choses… si ces éléments ne sont pas en place, vous ne pourrez pas concrétiser vos plans, quels qu'ils soient, parce que vous ne disposez pas des ressources requises pour agir » (décideur externe).

En résumé, la conception du volet fonctionnel de la surveillance, qui est déterminée par les champs d'action du modèle logique, a été validée par les répondants, et reflète les orientations stratégiques FPT antérieures. Bien que des retards soient survenus sur le plan de la mise en oeuvre, principalement en raison de causes externes et de questions de processus liées aux locaux et à la dotation, l'ASPC « se rattrapera » probablement au cours des deux ou trois prochaines années. Les moyens requis pour produire et surveiller les extrants précisés dans le modèle logique ont été mis en place, et seront vraisemblablement perfectionnés considérablement pendant l'année civile en cours à la suite de la publication de rapports et du lancement public des cubes de données, qui donneront un accès accru aux données de surveillance des maladies chroniques. La gestion des partenariats a été positive, et continuera de façonner la réussite des activités de surveillance.

3.3 Réussite de mobilisation et résultats de la surveillance

Question d'évaluation : Le volet fonctionnel de la surveillance produit-il des extrants, compte tenu des ressources qui y sont affectées, et sans produire des résultats non souhaités?

L'ASPC a indiqué la nécessité d'examiner l'ampleur et la nature de la mobilisation interne et externe dans le cadre du deuxième examen de la mise en oeuvre. On a entrepris le travail initial pour dégager une approche en vue de définir et de mesurer la mobilisation à l'égard de la SIMVSMC. Ce travail comprenait une analyse documentaire, qui a révélé que les efforts antérieurs visant à mesurer la mobilisation n'englobaient pas la mobilisation entre un organisme gouvernemental et un vaste éventail d'intervenants externes. De façon générale, l'examen a permis de constater que le concept de mobilisation peut désigner la façon concertée dont deux entités ou plus travaillent ensemble pour atteindre un objectif commun (Frey et coll., 2006). En outre, la collaboration – dans ce cas, tant à l'interne en ce qui a trait à l'intégration de la surveillance des maladies chroniques, qu'à l'externe avec les intervenants – est une « méthode primaire pour atteindre les objectifs à court et/ou à long terme idéaux qu'il serait autrement impossible d'atteindre en tant qu'entités travaillant de façon indépendante » (Gajda, 2004).

« Nous devons trouver un moyen d'expliquer au Ministre, au personnel et aux intervenants ce que l'on entend par intégration. Nous disposons d'un programme intégré de surveillance qui nous évite d'avoir à répéter le même travail cinq fois, une fois pour chaque maladie, n'est-ce pas? » (gestionnaire de l'ASPC).

Les répondants ont souligné que l'intégration continue de présenter un défi. En dépit d'une certaine réussite dans l'amélioration de la coordination du programme relatif au diabète, on a constamment mentionné à l'interne que les opérations continuent de se dérouler de façon « cloisonnée » ou « compartimentée » plutôt que de façon intégrée. Dans le cadre du processus de mise en oeuvre, on a tenté d'amener l'organisation à adopter un mode de fonctionnement matriciel. Toutefois, l'organisation continue de fonctionner en grande partie selon les modèles de programmes hiérarchiques en ce qui a trait à la dotation et au financement.

« La coordination n'est pas bonne… c'est ce modèle matriciel qui est mis en correspondance par rapport à un modèle hiérarchique de la façon… dont les directeurs interagissent en réalité » (décideur de l'ASPC).

Les répondants internes ont indiqué que des questions de coordination liées à la conception organisationnelle ainsi que l'absence d'une perspective de systèmes constituent des obstacles à l'avancement de l'intégration, ce qui cadre avec les résultats des deux premiers examens de la mise en oeuvre. Cela pourrait avoir une plus grande incidence sur les progrès dans l'amélioration de la mobilisation interorganisationnelle, que sur la mobilisation intersectorielle, intrasectorielle et multigouvernementale. On a mentionné que l'appui de la haute direction pourrait être une source d'amélioration de l'intégration à l'échelle des volets fonctionnels de la SIMVSMC.

« Je crois que l'on ne comprend vraiment pas les systèmes » (gestionnaire de l'ASPC).

Progrès en matière de mobilisation

Lors de l'évaluation des résultats immédiats de la mobilisation améliorée, on a recueilli des descriptions quantitatives et qualitatives en réponse aux facteurs clés de la mobilisation et aux résultats à court terme précisés dans le modèle logique. Le résultat de la mobilisation est lié au fonctionnement de l'intégration dans le cadre de la matrice fonctionnelle de la SIMVSMC et on a donc examiné une brève évaluation de l'intégration de la surveillance en collaboration avec les répondants.

 

Définition et mesure de la mobilisation

La mobilisation est nécessaire à l'atteinte des résultats clés de la SIMVSMC, et est un résultat immédiat du volet fonctionnel de la surveillance. À ce titre, il faut assurer une mobilisation à l'échelle des organisations et des administrations pour réaliser les résultats à long terme en ce qui a trait aux données de surveillance des maladies chroniques. On a recommandé, lors du premier examen de la mise en oeuvre, de définir et d'opérationnaliser clairement le concept de mobilisation dans le cadre de la SIMVSMC. On a élaboré une approche et on a mis le modèle à l'essai auprès d'un petit groupe d'intervenants clés internes et externes de la SIMVSMC. Le rapport indiquait que « bien que l'essai pilote se soit révélé utile pour commencer à donner suite à l'idée de la mobilisation, il faut effectuer d'autres essais de validité et de fiabilité avant de procéder à l'élaboration et à la mise en oeuvre complètes de l'outil » (Agence de la santé publique du Canada, 2008d, p. 47).

 
 

Lorsqu'on a demandé aux répondants d'indiquer la cote globale qu'ils accordaient à la mobilisation avec les partenaires à l'échelle des secteurs et des administrations, tous les répondants ont dit que la Stratégie avait été au moins « passablement » efficace pour accroître la mobilisation des organisations, des secteurs, et des administrations jusqu'ici, et plus du tiers (36 %) d'entre eux estimaient que les efforts déployés avaient été « très efficaces ». Les répondants ont souligné que la mise en oeuvre des premières étapes de la Stratégie a débuté lentement.

Sur le plan des cinq attributs de la mobilisation utilisés pour examiner la réussite des mesures visant à assurer la mobilisation des organisations, des secteurs et des administrations, peu de répondants ont mentionné des problèmes liés à une mobilisation inefficace dans les divers domaines. Toutefois, on a relevé des différences entre les domaines, notamment en ce qui a trait à la clarté des rôles avec les partenaires (voir le tableau 5).

Tableau 5 : Mobilisation avec les organisations, les secteurs et les administrations (résultat immédiat)
  Très efficace Pas très efficace Passablement efficace Pas passablement efficace Non efficace Sans objet
%
(n)
%
(n)
%
(n)
%
(n)
%
(n)
%
(n)
Partage de l'information (p.ex. sur la planification, la surveillance, les produits)
Ne sais pas – 1
38 %
(10)
8 %
(2)
42 %
(11)
4 %
(1)
0 %
(0)
8 %
(2)
Partage des ressources (par ex., ETP ou temps)
Ne sais pas – 3
42 %
(10)
17 %
(4)
33 %
(8)
0 %
(0)
4 %
(1)
4 %
(1)
Clarté des rôles avec les partenaires
Ne sais pas – 1
27 %
(7)
8 %
(2)
54 %
(14)
4 %
(1)
8 %
(2)
0 %
(0)
Régularité du financement
Ne sais pas – 6
45 %
(9)
0 %
(0)
50 %
(10)
0 %
(0)
0 %
(0)
5 %
(1)
Niveau de confiance entre les partenaires
Ne sais pas –2
68 %
(17)
8 %
(2)
24 %
(6)
0 %
(0)
0 %
(0)
0 %
(0)
Efficacité globale du volet fonctionnel de la surveillance pour ce qui est d'accroître la mobilisation
Ne sais pas – 2
36 %
(9)
16 %
(4)
48 %
(12)
0 %
(0)
0 %
(0)
0 %
(0)

Nota : Le nombre total de répondants pour chacun des domaines figurant dans le tableau 5 est égal à n = 27. Les réponses indiquant « ne sais pas » ne sont pas prises en compte en tant que réponse valable aux fins de la mise en tableau des pourcentages globaux. Il se peut que les réponses ne totalisent pas 100 % en raison de l'arrondissement.

La section suivante résume les principaux points que les répondants ont soulevés relativement aux questions sur les aspects de la mobilisation décrits dans le tableau ci-dessus. On a demandé aux répondants de mettre en contexte la réponse à la question de savoir si des progrès ont été ou non réalisés dans l'amélioration de la mobilisation interorganisationnelle, intersectorielle, intrasectorielle et multigouvernementale.

Partage de l'information : Les répondants ont souligné que le soutien à l'égard de la communication de données de surveillance s'est accru au sein de l'ASPC en dépit des problèmes liés à la capacité interne que la mise en oeuvre a présentés initialement. On pourrait apporter des améliorations avec certains partenaires pour accroître les efforts, mais on prévoit poursuivre les développements, notamment en ce qui concerne les données administratives P/T et la prestation d'outils de diffusion en direct, dans le cadre du volet fonctionnel au cours des années à venir.

Partage des ressources et régularité du financement : La plupart des répondants estimaient que les efforts avaient été « passablement efficaces » à « très efficaces » dans ce domaine. On a fait état d'un certain manque de clarté sur le plan du partage intra-organisationnel, ainsi que dans certains domaines de maladies chroniques. De nouvelles ressources fournies dans le cadre de la Stratégie ont permis à l'ASPC d'obtenir un soutien financier ou non financier auprès de divers intervenants.

Clarté des rôles avec les partenaires : La surveillance nationale des maladies chroniques demeure un créneau clair pour l'ASPC, compte tenu de sa position. À de nombreux égards, l'ASPC agit à titre de chef de file en matière de surveillance.

« Personne d'autre n'effectue la surveillance nationale de la santé publique. D'autres organisations recueillent des données, mais elles ne les interprètent pas (du point de vue de la santé publique) et elles ne produisent pas de rapports (de santé publique) à partir de ces données, ce qu'elles indiquent très clairement. Il n'est donc pas difficile (pour l'ASPC) de remplir ce rôle » (décideur de l'ASPC).

Il pourrait être nécessaire de clarifier davantage les rôles et les responsabilités intraorganisationnels pour aller de l'avant avec les activités de surveillance visant certains domaines de maladies chroniques. De même, la définition claire du rôle de l'ASPC par comparaison à ceux des autres partenaires continue de poser un défi, et la majorité des répondants estimaient que la Stratégie a été seulement « passablement » efficace pour ce qui est d'engager les intervenants afin de clarifier les rôles et les responsabilités liés à la surveillance. Plus particulièrement, les rôles liés à la surveillance du cancer ne sont toujours pas clairs. Ce manque de clarté soulève aussi un problème à l'interne, en particulier entre les rôles nationaux et régionaux. Certains répondants ont souligné que les rôles de nombreux partenaires participant à la surveillance des maladies chroniques ont été redéfinis et que l'« on ne peut pas assurer une clarté complète lors de transitions » (décideur externe). Par conséquent, on s'attend à ce que la transition en matière de gestion de la surveillance évolue, et à ce qu'elle exige du temps.

« Je crois qu'étant donné que la situation évolue, je crois qu'elle (l'ASPC) a vraiment fait de son mieux. Et la situation continue d'évoluer et les rôles s'éclaircissent à mesure que nous avançons. Je dirais donc qu'elle (l'ASPC) a été efficace » (décideur externe).

Niveau de confiance : La majorité des répondants (68 %) estimait que le volet fonctionnel avait été « très efficace » pour ce qui est d'accroître le niveau de confiance entre les partenaires. Les répondants ont indiqué que l'annonce des subventions et des contributions aurait pu être faite à un plus vaste auditoire. Cependant, la situation à cet égard s'améliore, en particulier à la suite de la restructuration des processus de gestion. L'inclusion d'un plus vaste éventail de maladies chroniques (par ex., l'autisme et les maladies mentales) a aussi donné lieu à des améliorations quant au niveau de confiance signalé par les intervenants. Cette confiance est cruciale, compte tenu du partage accru des ressources et de la planification.

« Parce que vous pourriez constater… vous participez à ces mesures lorsque vous partagez notamment des ressources… cela exige une grande confiance, et si quelqu'un laisse tomber l'équipe, nous essuierons un revers. Il sera difficile de se remettre à l'oeuvre » (gestionnaire de l'ASPC).

Dans l'ensemble, le volet fonctionnel de la surveillance est perçue comme étant « passablement efficace » pour ce qui est de réaliser des progrès dans l'amélioration de la mobilisation interorganisationnelle, intersectorielle, intrasectorielle et multigouvernementale en matière de surveillance des maladies chroniques. Toutefois, la mobilisation a eu une incidence plus importante dans certains domaines, en particulier en ce qui a trait à l'accroissement de la confiance entre les partenaires participant à la surveillance et au partage de l'information. Les intervenants internes et externes ont indiqué clairement l'importance de disposer d'un organisme désigné comme l'ASPC pour recueillir, coordonner et diffuser les données de surveillance nationale des maladies chroniques. Il faudrait poursuivre la mobilisation avec les intervenants et les experts. Les rôles et les responsabilités ont été documentés à l'interne, mais il pourrait être avantageux de les confirmer et de les communiquer de façon régulière. L'ASPC devrait perfectionner davantage le concept de mobilisation et la mesure de celui-ci par rapport à la surveillance des maladies chroniques. Cela sera important pour l'évaluation de la contribution de l'ASPC à l'atteinte des résultats à court terme.

Progrès réalisés dans l'atteinte des résultats à court terme

On considère que le volet fonctionnel de la surveillance influe directement sur les résultats à court terme. Cependant, ils se situent plus loin dans la chaîne de résultats du modèle logique, et étant donné que le volet fonctionnel de la surveillance est en vigueur depuis peu de temps, on s'attend à ce que ces constatations ne fournissent que les premières indications des progrès réalisés.

Les évaluations les plus claires de l'efficacité ont été relevées en ce qui a trait à l'accroissement de l'« information sur le suivi des maladies chroniques au Canada », de la « qualité des données », et de la « connaissance des tendances relatives aux maladies chroniques, aux facteurs de risque et aux issues des maladies », comme le montre le tableau 6. Les domaines ayant reçu plus souvent la cote « passablement efficace » comprennent les suivants : « accès aux données et aux métadonnées », « connaissances, compétences et ressource nécessaires à la surveillance » et « capacité des utilisateurs des données de mieux interpréter les produits de surveillance ».

Tableau 6 : Perceptions des informateurs clés quant aux progrès réalisés dans l'atteinte des résultats à court terme
  Très
efficace
Pas très
efficace
Passablement
efficace
Pas
passablement
efficace
Non
efficace
Sans
objet
%
(n)
%
(n)
%
(n)
%
(n)
%
(n)
%
(n)
Information sur le suivi des maladies chroniques au Canada
Ne sais pas – 3
46 %
(11)
8 %
(2)
38 %
(9)
0 %
(0)
0 %
(0)
8 %
(2)
Qualité des données
Ne sais pas – 5
50 %
(11)
9 %
(2)
18 %
(4)
5 %
(1)
5 %
(1)
14 %
(3)
Comparabilité des données
Ne sais pas – 5
36 %
(8)
18 %
(4)
27 %
(6)
0 %
(0)
9 %
(2)
9 %
(2)
Accès aux données et aux métadonnées
Ne sais pas – 3
22 %
(5)
9 %
(2)
48 %
(11)
4 %
(1)
9 %
(2)
9 %
(2)
Connaissances, compétences et ressources nécessaires à la surveillance
Ne sais pas – 3
35 %
(8)
9 %
(2)
52 %
(12)
4 %
(1)
0 %
(0)
0 % (0);
Capacité des utilisateurs des données de mieux interpréter les produits de surveillance
Ne sais pas – 3
22 %
(5)
0 %
(0)
57 %
(13)
0 %
(0)
9 %
(2)
13 %
(3)
Connaissance des tendances relatives aux maladies chroniques, aux facteurs de risque et aux issues des maladies
Ne sais pas – 5
48 %
(10)
5 %
(1)
33 %
(7)
0 %
(0)
10 %
(2)
5 %
(1)
Utilisation des données de surveillance pour guider et évaluer les décisions relatives à la recherche, aux politiques, aux programmes, et aux services ayant trait aux maladies chroniques
Ne sais pas – 10
25 %
(4)
6 %
(1)
50 %
(8)
0 %
(0)
6 %
(1)
13 %
(2)
Efficacité et efficience des programmes, des politiques et des services*
Ne sais pas – 10
6 %
(1)
0 %
(0)
63 %
(10)
6 %
(1)
13 %
(2)
13 %
(2)

Nota : Le nombre total de répondants pour chacun des domaines figurant dans le tableau 6 se situe entre n = 26 - 27. Dans un cas, un répondant n'a fourni aucune réponse au-delà du domaine de la « comparabilité des données ». Les réponses indiquant « ne sais pas » ne sont pas prises en compte en tant que réponse valable aux fins de la mise en tableau des pourcentages globaux. Il se peut que les réponses ne totalisent pas 100 % en raison de l'arrondissement.

* Le volet fonctionnel de la surveillance contribue à l'incidence sur cet attribut mais n'influe pas directement sur celui-ci.

De façon générale, on a observé des différences entre les répondants internes et externes, et la proportion de répondants internes ayant répondu « très efficace » était supérieure à celle des répondants externes. Cela était particulièrement le cas en ce qui concerne la qualité des données, les connaissances nécessaires à la surveillance, et la connaissance des tendances relatives aux maladies chroniques. Il existait une convergence entre les perceptions des répondants internes et externes quant aux résultats tels que l'utilisation des données de surveillance pour guider et évaluer les décisions, et en ce qui a trait à l'efficacité et à l'efficience. Toutefois, lorsqu'ils ont évalué les progrès réalisés à l'égard de ces deux derniers résultats, une proportion importante des répondants internes et externes ont indiqué « sans objet » ou « ne sais pas ». Ces distinctions sont peut-être attribuables à la nécessité d'améliorer la communication et la diffusion des produits de surveillance et de l'information sur les activités et les stratégies; de plus, il se peut qu'elles reflètent la première étape de la mise en oeuvre du volet fonctionnel de la surveillance.

Les répondants ont également fourni des évaluations à l'appui des cotes qu'ils ont accordées aux progrès initiaux réalisés dans l'atteinte des résultats à court terme. Les principaux thèmes qui sont ressortis sont résumés ci-dessous.

Information sur le suivi des maladies chroniques au Canada : L'objectif consistant à élargir le système de surveillance a été atteint seulement partiellement au cours des deux premières années de la Stratégie; cependant, l'élargissement se poursuit. Un répondant a souligné que le travail accompli à ce jour a permis de « comprendre beaucoup mieux ce qui se passe dans le contexte des personnes atteintes d'une maladie chronique » (décideur externe). Un certain nombre de maladies n'ont pas été intégrées à ce stade. En ce sens, il est difficile d'évaluer les progrès réalisés dans l'atteinte de ce résultat à long terme, étant donné que la collecte initiale de données est toujours en cours actuellement.

« À mon avis, grâce à ce qu'ils ont planifié et à ce qu'ils mettent en oeuvre présentement, eh bien, éventuellement, cela sera très complet, et je crois donc qu'ils sont sur la bonne voie » (décideur externe).

Qualité et comparabilité des données et accès à celles-ci : Les questions de comparabilité ont été réglées collectivement et l'ASPC a joué un rôle d'intendance à cet égard. En outre, un certain nombre de répondants ont indiqué « ne sais pas » en ce qui concerne les efforts déployés aux fins de la mobilisation dans ce domaine, ou que cette question était sans objet étant donné que le travail en est toujours à l'étape de la collecte et/ou de l'analyse des données. Il y a peutêtre place à une communication accrue au sujet des efforts déployés et de l'orientation adoptée dans ces domaines.

« C'est plutôt que je ne suis pas au courant d'efforts visant l'une ou l'autre de ces activités » (décideur externe).

Accroître la capacité d'effectuer une surveillance et d'interpréter les produits : Les répondants ont mentionné que des retards, dans l'atteinte des objectifs visant à ajouter des ressources humaines et dans l'attribution d'un financement sous forme de subventions et de contributions, peuvent avoir eu une incidence sur l'accroissement des connaissances et des compétences. Les répondants internes et externes ont souligné la nécessité d'acquérir une meilleure expertise pour comprendre certains domaines de maladies chroniques. Pour interpréter les produits de surveillance, il faut bien comprendre et communiquer les limites des données afin de donner suite aux attentes.

Connaissance des tendances relatives aux maladies chroniques, aux facteurs de risque et aux issues des maladies : Certains répondants (33 %) ont indiqué que l'accroissement de la connaissance des tendances relatives aux maladies chroniques, aux facteurs de risque et aux issues des maladies a été seulement « passablement » efficace. Dans de nombreux cas, on n'a toujours pas recueilli de nouvelles données, ce qui se reflète dans l'opinion de nombreux répondants selon laquelle « il est trop tôt » pour savoir ce qu'il en est. On a laissé entendre que le travail lié aux indicateurs continue de se dérouler de façon isolée, et que cela peut influer sur la connaissance des interactions associées à de multiples facteurs de risque.

« Le tableau est incomplet et par conséquent, nous possédons des connaissances mais notre niveau de connaissance est moins élevé qu'il ne devrait l'être et ce, uniquement parce que le travail n'a pas encore été accompli » (décideur externe).

D'après l'analyse documentaire et les données provenant des informateurs clés décrites cidessus, on perçoit des progrès dans l'atteinte de ces résultats; toutefois, les perceptions diffèrent entre le personnel interne et les intervenants externes. Étant donné que les cotes d'évaluation globales élevées accordées à l'efficacité quant aux progrès réalisés sur le plan de l'information et des connaissances grâce à la surveillance semblent surtout résulter de l'influence des répondants internes, il se peut que l'amélioration de la communication et de la diffusion des produits de surveillance entraîne l'attribution de cotes d'efficacité supérieures par les répondants externes dans l'avenir.

Les principales constatations relatives aux résultats à court terme cadrent avec un programme qui en est à la deuxième année de sa mise en oeuvre intégrale. Puisque les activités liées à la Stratégie en sont toujours au stade de la mise en oeuvre, plus particulièrement celles visant à améliorer et à élargir la surveillance des maladies chroniques au moyen de programmes et d'outils de diffusion, il est raisonnable de croire que les premiers résultats à court terme seront atteints dans une certaine mesure dans le délai prescrit. Cela dit, les principaux résultats de la présente évaluation fonctionnelle peuvent être considérés comme des constatations initiales et devraient servir à orienter la diffusion et la communication auprès des répondants externes. La surveillance concertée des extrants par rapport à ces résultats à court terme et à long terme fournira une meilleure indication des domaines de réussite.


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