Annexe D : Évaluation des activités de prévention, de détection et de lutte contre les maladies entériques d'origine alimentaire à l'Agence de la santé publique du Canada – Matrices d'évaluation

Annexe D : Matrices d’évaluation

Matrice des sources de données
ENJEU QUESTION SOURCE DE RÉSULTATS SOURCE DE DONNÉES

Enjeu nº 1 : Besoin continu du programme

Quelle est l'incidence des maladies entériques d'origine alimentaire au Canada?

Analyse documentaire

Documents publiés sur la salubrité des aliments, maladies entériques d'origine alimentaire existantes et futures, défis à l'échelle mondiale, résistance aux antimicrobiens et évolution de la nature des pathogènes

Analyse de documents

Documents internes, notamment : plans stratégiques, rapports de décision des réunions des comités, communications relatives au système d'assurance de la salubrité des aliments du Canada et rapports d'évaluation

Entrevues avec les informateurs clés

Universités et spécialistes

Étude de cas

États-Unis

Éclosion d' E. coli en Allemagne

Ce problème a-t-il évolué au fil du temps? L'Agence de la santé publique s'est-elle adaptée à ces besoins en évolution?

Analyse de documents

Documents internes, notamment : plans stratégiques, rapports de décision des réunions des comités, communications relatives au système d'assurance de la salubrité des aliments du Canada et rapports d'évaluation

Analyse documentaire

Documents publiés sur la salubrité des aliments, maladies entériques d'origine alimentaire existantes et futures, défis à l'échelle mondiale, résistance aux antimicrobiens et évolution de la nature des pathogènes

Analyses du site Web

Trafic du site Web

Étude de cas

Éclosion de listériose de 2008

Éclosion d' E. coli en Allemagne

Enjeu nº 2 : Harmonisation avec les rôles et les responsabilités du gouvernement fédéral

Quel devrait être le rôle joué par l'ASPC dans la prévention et la détection des maladies entériques d'origine alimentaire et dans les activités d'intervention? Ce rôle est-il en harmonie avec le rôle des provinces et des territoires?

Analyse de documents

Documents, notamment : Discours du Trône, discours du budget du gouvernement ou du ministère, comités fédéraux, provinciaux et territoriaux, rapport ministériel sur le rendement, rapport sur les plans et les priorités, plan stratégique de l'ASPC

Entrevues avec les informateurs clés

Personnel de l'Agence et d'autres ministères

Le rôle de l'ASPC est-il en harmonie avec celui des autres ministères? L'ASPC fait-elle ce que d'autres ministères devraient faire?

Analyse de documents

Documents internes, notamment : plans stratégiques, rapports de décision des réunions des comités, communications relatives au système d'assurance de la salubrité des aliments du Canada et rapports d'évaluation

Entrevues avec les informateurs clés

Personnel de l'Agence et d'autres ministères

Enjeu nº 3 : Harmonisation avec les priorités du gouvernement et les priorités de l'ASPC

Le rôle de l'ASPC est-il en harmonie avec les priorités du gouvernement et les priorités de l'ASPC? Quelles sont les lacunes?

Analyse de documents

Documents, notamment : Discours du Trône, discours du budget du gouvernement ou du ministère, comités fédéraux, provinciaux et territoriaux, rapport ministériel sur le rendement, rapport sur les plans et les priorités, plan stratégique de l'ASPC

Entrevues avec les informateurs clés

Personnel interne

L'ASPC a-t-elle mis en place une approche pour prévenir et détecter les maladies entériques d'origine alimentaire et pour prendre les mesures d'intervention connexes?

Analyse de documents

Documents, notamment : Discours du Trône, discours du budget du gouvernement ou du ministère, comités fédéraux, provinciaux et territoriaux, rapport ministériel sur le rendement, rapport sur les plans et les priorités, plan stratégique de l'ASPC

Entrevues avec les informateurs clés

Personnel interne

Enjeu nº 4 : Atteinte des résultats prévus

L'ASPC peut-elle améliorer ses activités liées aux maladies entériques d'origine alimentaire pour mieux servir les Canadiens?

Analyse de documents

Documents internes, notamment : plans stratégiques, rapports de décision des réunions des comités, communications relatives au système d'assurance de la salubrité des aliments du Canada et rapports d'évaluation

Entrevues avec les informateurs clés

Personnel de l'Agence et d'autres ministères

Analyse documentaire

Contribution de l'Agence de la santé publique aux publications et aux recherches financées

Quels sont les éléments de preuve sur les conséquences des maladies entériques d'origine alimentaire? Dans quelle mesure l'ASPC et d'autres ministères utilisent-ils ces éléments de preuve pour modifier les politiques et les programmes?

Analyse de documents

Données et rapports de surveillance (C-EnterNet, PICRA)

Études pour la prévention en amont, recherches, évaluations des risques

Autres rapports d'évaluation

Analyse documentaire

Contribution de l'Agence de la santé publique aux publications et aux recherches financées

Dans quelle mesure coordonne-t-on les évaluations des preuves de laboratoire et épidémiologiques? Coordonne-t-on à l'interne et à l'externe l'utilisation des preuves?

Analyse de documents

Documents internes, notamment : Plans stratégiques, rapports de décision des réunions des comités, communications relatives au système d'assurance de la salubrité des aliments du Canada et rapports d'évaluation

Entrevues avec les informateurs clés

Personnel de l'Agence et d'autres ministères

Quelles sont les activités effectuées pour améliorer les connaissances du public sur les maladies entériques d'origine alimentaire et pour le sensibiliser davantage?

Analyse de documents

Infocapsules, communiqués de presse

Rapports (accessibles au public)

Site Web de l'ASPC

Discours de l'ACSP

Analyse de documents

RPO

Autres rapports d'évaluation

Analyses du site Web

Données Web

Étude de cas

États-Unis

L'ASPC fait-elle face aux mêmes défis qu'elle a dû relever pendant des éclosions de maladies d'origine alimentaire antérieures (par exemple, la listériose)? Dans l'affirmative, l'ASPC peut-elle relever ces défis?

Analyse de documents

Discours du Trône, discours du budget du gouvernement ou du ministère, comités fédéraux, provinciaux et territoriaux, rapport ministériel sur le rendement, rapport sur les plans et les priorités, réponse de la direction et plans d'action, rapports d'étape sur les recommandations du rapport Weatherill, documents internes clés

Entrevues avec les informateurs clés

Personnel de l'Agence et d'autres ministères

Étude de cas

Listériose

Enjeu nº 5 : Démonstration d'efficience et d'économie

4.6 - Dans quelle mesure a-t-on mis en place des mesures du rendement?

Analyse de documents

Cadre de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats

Stratégies et cadres de mesure du rendement

Entrevues avec les informateurs clés

Personnel interne

4.7 - Y a-t-il des différences entre les dépenses planifiées et les dépenses réelles? Dans l'affirmative, quelles sont les conséquences? Dans quelle mesure ces fonds ont-ils été ciblés adéquatement?

Analyse de documents

Données financières

Entrevues avec les informateurs clés

Personnel de l'ASPC (y compris personnel du service des finances)

Matrice des conclusions et des preuves

QUESTIONS PERTINENTES : Les maladies entériques d’origine alimentaire sont-elles un problème au Canada? Ce problème a-t-il évolué au fil du temps? L’Agence de la santé publique s’est-elle adaptée à ces besoins en évolution? Quelles sont les lacunes qui doivent être comblées?
CONCLUSIONS PREUVES

Beaucoup de Canadiens souffrent d’une maladie entérique d’origine alimentaire chaque année.

Les maladies aiguës et entériques d’origine alimentaire sont sous-diagnostiquées et sous-déclarées. L’étude « Relevé des maladies transmissibles au Canada : Le fardeau des maladies gastro-intestinales aiguës au Canada, 1997-2007 », a conclu, relativement au taux de sous-déclaration des maladies gastro-intestinales infectieuses en Ontario, que pour chaque cas déclaré de maladie entérique, il y a eu environ 313 cas de maladie dans la collectivité. L’étude affirme aussi que, selon les sondages sur les maladies gastro-intestinales aiguës déclarées par les intéressés, il y a environ 11 millions de cas de maladies d’origine alimentaire chaque année.

En 2009, le Programme national de surveillance des maladies entériques a enregistré 14 262 cas d’infections entériques. Au cours des dix dernières années, le nombre de cas de Salmonella, de Shigella et de Verotoxigenic E. coli confirmés par les laboratoires a diminué par rapport aux données de base. Cependant, les cas de Salmonella Enteritidis et les virus entériques ont augmenté en raison de l'adaptation du pathogène.

En 2009, 344 éclosions de maladies entériques d’origine alimentaire à l’échelle provinciale ou multi-juridictionnelle ont été déclarées au Programme national de surveillance des maladies entériques et ont concerné 847 personnes malades. Les organismes qui causent ces éclosions sont généralement le Norovirus (90 %), la Salmonella (5,5 %) et l’E.coli (1,4 %).

Le fardeau total des maladies d’origine alimentaire est inconnu. En outre, les coûts ne sont généralement pas connus. On a estimé que le coût par tête des maladies gastro-intestinales aiguës est de 115 $, correspondant à un coût de 3,7 milliards de $ chaque année pour le système de santé et la société. Quelques personnes infectées par les pathogènes entériques peuvent avoir des problèmes de santé à long terme tels que l'arthrite chronique.

Les éléments externes jouent un rôle de plus en plus important relativement à l'augmentation et à la complexité des pathogènes d’origine alimentaire. La résistance aux antimicrobiens, les changements climatiques, les demandes des consommateurs, la mondialisation, les aliments industriels et la nature des pathogènes ont une incidence sur les maladies entériques d’origine alimentaire.

La résistance aux antibiotiques est un problème grave relativement aux pathogènes dans la chaîne alimentaire. L’utilisation d’antibiotiques pour les humains et les animaux destinés à l’alimentation peut donner lieu à des bactéries qui ont des gènes résistants aux antibiotiques, ce qui peut faire augmenter le risque d’infection après avoir mangé ou avoir touché des aliments infectés.

Les demandes des consommateurs contribuent aux maladies d'origine alimentaire. La disponibilité d'aliments pratiques est un élément clé qui détermine les choix d'aliments des consommateurs. Plusieurs articles publiés ont souligné que l’augmentation de la consommation d’aliments prêts à servir est responsable de plusieurs éclosions puisque les aliments transformés nécessitent plusieurs traitements, ce qui fait augmenter la possibilité de contamination.

Les chaînes d'approvisionnement des aliments à l’échelle mondiale et les pressions sur les coûts ont donné lieu à l'approvisionnement d'aliments et d’ingrédients partout au monde. Un grand nombre de pays qui exportent des produits alimentaires ont des systèmes réglementaires inadéquats et ne sont pas en mesure d’intervenir en cas de problèmes liés à la salubrité des aliments.

Les tendances de migration et de voyage ont contribué à propager plus rapidement les maladies entériques d’origine alimentaire. Voyager vers la plupart des destinations au monde nécessite moins de temps que la période d’incubation de la plupart des maladies infectieuses. La mondialisation contribue à l'approvisionnement de produits alimentaires partout au monde. Le plan stratégique de prévention et contrôle des maladies infectieuses de 2011-2016 et un article soulignent que les produits alimentaires sont les marchandises les plus vendues et que beaucoup de pays qui exportent des produits alimentaires n’ont pas de règlements adéquats pour protéger le consommateur.

La production alimentaire est plus industrialisée et une seule usine de transformation des aliments distribue des produits à des millions de consommateurs, ce qui fait augmenter la possibilité de maladies d’origine alimentaire à l'échelle mondiale. Selon des articles publiés, les changements apportés par les fermes aux méthodes d’élevage, y compris aux pratiques d’abattage, jouent un rôle important dans la transmission des pathogènes.

L'adaptation et l’évolution des pathogènes d’origine alimentaire ont été démontrées par les tendances en évolution des éclosions d’origine alimentaire. Selon des articles publiés, les éclosions de maladies d’origine alimentaire ne concernent plus seulement les aliments d’origine animale, mais aussi les produits frais comme les aliments secs et les ingrédients. On continue de détecter des nouvelles menaces puisque les pathogènes entériques peuvent s’adapter et évoluer et réagir aux défis environnementaux. Malgré les améliorations dans la production, la transformation et le contrôle dans la chaîne alimentaire, il est impossible de contrôler adéquatement les pathogènes.

QUESTIONS PERTINENTES : Quel est le rôle joué par le gouvernement fédéral dans la prévention des maladies entériques d’origine alimentaire et dans les activités d’intervention? Quel est le rôle du gouvernement fédéral à l’échelle internationale? Quelles sont les différences entre le rôle du gouvernement fédéral et celui d’autres pays? Actuellement, quel est le rôle joué par l’ASPC dans la prévention et le contrôle des maladies entériques d’origine alimentaire? Quel est le rôle de l’ASPC à l’échelle internationale? Actuellement, le rôle de l’Agence de la santé publique est-il en harmonie avec le rôle et les responsabilités du gouvernement fédéral? Quelles sont les différences entre le rôle de l’ASPC et celui d’autres ministères? Quelles sont les lacunes? L’Agence de la santé publique fait-elle ce que d’autres ministères devraient faire?
CONCLUSIONS PREUVES

Le gouvernement fédéral joue un rôle dans la prévention et la détection des maladies entériques d’origine alimentaire et dans les activités d’intervention connexes.

L’Agence de la santé publique a le mandat de prendre des mesures pour prévenir les maladies. Toutefois, son rôle dans la prévention des maladies d’origine alimentaire est limité. Santé Canada et l'Agence canadienne d'inspection des aliments ont des mandats précis relativement à la prévention dans le secteur de la salubrité des aliments.

Le rôle joué par l’Agence de la santé publique dans la détection des éclosions de maladies entériques d’origine alimentaire et dans les activités d’intervention connexes est clair.

Le PRITIOA et le Protocole de communications liées à la salubrité des aliments définissent et précisent le rôle de leader de l’Agence de la santé publique relativement aux communications au public pendant une éclosion multi-juridictionnelle. Dans un rapport d’évaluation de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, tous les informateurs clés interviewés ont déclaré que le rôle joué par l’Agence de la santé publique dans la détection des éclosions d’origine alimentaire et dans les activités d’intervention connexes est clair et bien compris.

Le rôle joué par l’Agence de la santé publique dans la détection des éclosions de maladies entériques d’origine alimentaire et dans les activités d’intervention connexes est défini clairement dans des documents clés tels que les protocoles d'entente et les autorisations du programme. Au moyen du financement des activités, l’Agence de la santé publique a obtenu le pouvoir d’effectuer des activités de surveillance, de développer des technologies de laboratoire, de gérer l'élaboration de protocoles et de plans d'urgence et de mener des enquêtes épidémiologiques, ce qui confirme qu'il s'agit de rôles de santé publique à l’échelle du gouvernement fédéral.

Les rôles clés de l’Agence de la santé publique du Canada, conformément à la Loi sur l’Agence de la santé publique du Canada, sont notamment d’encourager la collaboration et la coordination dans le secteur de la santé publique et de promouvoir la coopération et la consultation avec les provinces et les territoires. L'autorisation de financement pour la listériose et le Plan d’action pour assurer la sécurité des produits alimentaires et de consommation confirment le rôle de l’Agence de la santé publique dans certaines activités de renforcement des capacités : exercices dans le cadre du PRITIOA, programme de formation de PulseNet Canada et outils d’intervention en cas d’éclosion. On a effectué toutes ces activités pour aider les provinces et les territoires à améliorer la capacité d’intervention en cas d’éclosion.
Les provinces et les territoires ont besoin de renforcer les capacités, mais le rôle de l’Agence de la santé publique n'est pas clairement énoncé.

Le rôle joué par l’Agence de la santé publique dans les activités de prévention en amont et de surveillance est clair.

Le rôle joué par l’Agence de la santé publique dans les activités de surveillance active de la résistance aux antimicrobiens (PICRA) et dans l’attribution des sources est clair (C-EnterNet). Le financement pour le Plan d’action pour assurer la sécurité des produits alimentaires et de consommation a permis à l’Agence de la santé publique de gérer le PICRA et C-EnterNet. Les partenaires fédéraux ont confirmé, dans le cadre des entrevues avec les informateurs clés, l’importance du rôle joué par l’Agence de la santé publique dans la gestion de ces activités de surveillance.

Le rôle de l’Agence de la santé publique dans d’autres activités de prévention en amont est moins clair.

Les autres activités de prévention en amont sont effectuées par le Laboratoire de lutte contre les zoonoses d’origine alimentaire de l’Agence de la santé publique du Canada. Ce laboratoire se concentre sur les dangers d’origine alimentaire et, par conséquent, doit analyser des échantillons d’animaux, de produits alimentaires et d’eau. Ce laboratoire n'analyse pas les échantillons humains cliniques. Les activités du Laboratoire de lutte contre les zoonoses d’origine alimentaire en collaboration avec d’autres partenaires de l’Agence de la santé publique du Canada sont désignées sous le nom d’activités de santé publique vétérinaire ou d’interaction entre la santé humaine, environnementale et animale.

Il y a très peu de documents clés qui confirment le rôle joué par l’Agence de la santé publique dans ces activités de prévention en amont. Le protocole d’entente entre l'Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada et l'Agence canadienne d'inspection des aliments mentionne les activités d’évaluation des risques effectuées par l’Agence de la santé publique. En outre, le financement pour le Plan d’action pour assurer la sécurité des produits alimentaires et de consommation a permis à l’Agence de la santé publique d’effectuer des activités de modélisation des risques.

En règle générale, les partenaires fédéraux et les informateurs clés internes sont confus quant aux activités effectuées par le Laboratoire de lutte contre les zoonoses d’origine alimentaire. Ils se demandent si certaines activités telles que les tests de laboratoire et la modélisation des risques doivent être effectuées par Santé Canada ou par l’Agence canadienne d’inspection des aliments compte tenu de leurs mandats respectifs.

Apparemment, des chevauchements de tâches existent dans ces domaines :

  • L’Agence canadienne d’inspection des aliments et Santé Canada effectuent la collecte d'échantillons d’aliments et de produits animaux dans le cadre de leurs activités de surveillance. Aussi l’Agence de la santé publique effectue-elle la collecte de ces types d’échantillons pour ses systèmes de surveillance active (PICRA et C-EnterNet). Tel que recommandé dans l’évaluation de C-EnterNet, on peut intégrer mieux les activités pour éviter le chevauchement des tâches relativement à la collecte de données. L’Agence de la santé publique a essayé d’intégrer les activités d’échantillonnage du PICRA et de C-EnterNet et, dans la mesure du possible, les ressources visent à satisfaire les exigences des deux systèmes de surveillance. Cependant, il n'y a pas eu beaucoup de progrès relativement à l’intégration d'autres activités d’échantillonnage d’autres ministères.
  • Les activités de modélisation des risques visent les secteurs de la chaîne alimentaire qui présentent le plus grand nombre de risques pour la santé. En plus de l'Agence de la santé publique du Canada, tous les autres partenaires fédéraux du secteur de la salubrité des aliments effectuent des activités dans ce secteur. Par exemple :
    • Santé Canada effectue des évaluations des risques pour la santé dans le cadre de son mandat de déterminer les risques liés à la consommation de produits.
    • Agriculture et Agro-alimentaire Canada effectue des recherches sur la salubrité des aliments pour déterminer les causes de contamination des aliments.
    • L’Agence canadienne d’inspection des aliments élabore des profils de risque et effectue des activités d’établissement des priorités pour établir les priorités relativement aux risques liés à la salubrité des aliments et pour déterminer les dangers alimentaires dans la chaîne alimentaire.

Il s’agit d’un secteur d’activité où il existe un risque élevé de chevauchement des tâches ou de mauvais alignement des mandats.

QUESTIONS PERTINENTES : Actuellement, le rôle est-il en harmonie avec les priorités du gouvernement fédéral et de l’Agence de la santé publique? Quelles sont les lacunes? L’Agence de la santé publique a-t-elle une vision stratégique pour ses activités liées à la salubrité des aliments?
CONCLUSIONS PREUVES

La salubrité des aliments est une priorité du gouvernement du Canada et de l’Agence de la santé publique.

Le discours du Trône de 2010 a souligné que le gouvernement du Canada s’engage à renforcer le système d’assurance de la salubrité des aliments du Canada. L'éclosion de listériose a été un catalyseur important pour renforcer la capacité en matière de salubrité des aliments du Canada. La salubrité des aliments et la listériose ont été mentionnées dans le budget de 2011, qui a décrit la salubrité des aliments comme un élément fondamental pour la santé et la vie quotidienne des familles canadiennes. Le Budget de 2011 a aussi mis en évidence l’importance des investissements du gouvernement du Canada dans la salubrité des aliments depuis l’éclosion de listériose pour un montant total de 175 millions de $ à ce jour.

Les documents de l’Agence de la santé publique ont mis en évidence régulièrement ses efforts visant à faire face aux maladies d’origine alimentaire. Il est démontré clairement que, pour prévenir et détecter efficacement les maladies d’origine alimentaire et pour prendre des mesures d’intervention, un grand nombre de partenaires au sein de l’Agence de la santé publique, d’autres ministères fédéraux et les gouvernements provinciaux et territoriaux doivent faire des efforts.

QUESTIONS D’ÉVALUATION : L’Agence de la santé publique peut-elle améliorer ses activités liées aux maladies entériques d’origine alimentaire pour mieux servir les Canadiens? Quels sont les éléments de preuve sur les conséquences des maladies entériques d’origine alimentaire? Dans quelle mesure l’ASPC et d'autres ministères utilisent-ils ces éléments de preuve pour modifier les politiques et les programmes? Dans quelle mesure coordonne-t-on les évaluations des preuves de laboratoire et épidémiologiques? Coordonne-t-on à l’interne et à l’externe l'utilisation des preuves? Quelles sont les activités effectuées pour améliorer les connaissances du public sur les maladies entériques d’origine alimentaire et pour le sensibiliser davantage? L’ASPC fait-elle face aux mêmes défis qu'elle a dû relever pendant des éclosions d’origine alimentaire antérieures (par exemple, la listériose)? Dans quelle mesure a-t-on mis en place des mesures du rendement? Y a-t-il des différences entre les dépenses planifiées et les dépenses réelles? Dans quelle mesure ces fonds ont-ils été ciblés adéquatement?
CONCLUSIONS PREUVES

Les activités de détection et d’intervention et certaines activités de prévention en amont sont bien coordonnées.

L’évaluation a mis en évidence que le rôle de coordination de l’Agence de la santé publique relativement au contrôle des éclosions potentielles de maladies entériques d’origine alimentaire est solide. Au moyen de communications permanentes officielles et officieuses entre les ministères fédéraux et les laboratoires provinciaux, l’Agence de la santé publique coordonne un certain nombre d’activités clés expliquées ci-après :

Gestion des éclosions : La Division de la gestion des éclosions travaille en collaboration avec l'Agence canadienne d'inspection des aliments, Santé Canada, les provinces et les territoires et les partenaires internationaux pour coordonner les activités d'intervention en cas d’éclosions de maladies entériques d’origine alimentaire multi-juridictionnelles. En 2010, la Division a pris des mesures pendant 41 éclosions de maladies d’origine alimentaire et a présidé quatre comités de coordination de l’enquête sur l'éclosion dans le cadre du PRITIOA révisé.

Analyses épidémiologiques et de laboratoire et enquêtes : Les activités du Laboratoire national de microbiologie, dans le cadre de PulseNet Canada, sont coordonnées avec la Division de la gestion des éclosions. Dans le cadre des réunions hebdomadaires avec la division de la gestion des éclosions, PulseNet Canada fait des mises à jour détaillées sur les grappes détectées, sur les infections déclarées causées par des souches similaires et sur d’autres questions de laboratoire pour la semaine. Le rapport hebdomadaire du Programme national de surveillance des maladies entériques est un effort de collaboration entre le Laboratoire national de microbiologie et le Centre des maladies infectieuses d’origine alimentaire, environnementale et zoonotique. Ces deux systèmes de surveillance en laboratoire échangent les renseignements et évaluent les preuves de laboratoire pendant les enquêtes sur les épidémies multi-juridictionnelles.

Détection en laboratoire et mesures d’intervention : Les gestionnaires de la base de données de PulseNet analysent toutes les données téléchargées vers l'amont et déterminent les grappes d’éclosion. En tout temps, entre 70 et 100 grappes actives sont affichées sur le babillard. Selon les entrevues avec les informateurs clés, tous les techniciens de laboratoire vérifient régulièrement leurs données et précisent sur le babillard si les données provinciales indiquent la présence de grappes. Dans des situations précises, par exemple, en cas de rappel d'aliments ou d’enquête sur une éclosion, on demande aux techniciens des laboratoires provinciaux les empreintes génétiques d’organismes précis. Le nombre de techniciens accrédités qui peuvent effectuer des tests de laboratoire et des analyses des résultats partout au pays a augmenté. En 2010, on a analysé tous les cas de Listeria, 88 pour cent des cas d’E. coli O157:H7 et 48 pour cent des cas de Salmonella. Depuis 2006-2007, les activités d'analyse et de partage de données avec PulseNet Canada ont augmenté.

Coordination des laboratoires dans le cadre de l’initiative du réseau des réseaux : On s'attend à ce qu’un dossier administratif visant l'établissement d’un réseau intégré de laboratoires et d’intervention soit présenté d’ici juin 2012.

Coordination des activités de communication : L'Agence canadienne d'inspection des aliments, Santé Canada et l’Agence de la santé publique du Canada collaborent pour s'assurer que les messages sur la salubrité des aliments des trois ministères sont cohérents. Le Protocole de communications liées à la salubrité des aliments a été vérifié deux fois : la première fois en novembre 2010 et la deuxième fois en février 2011. Les informateurs clés ont affirmé que les communications presque journalières encouragent la collaboration entre les partenaires. On collabore aussi avec les provinces et les territoires dans le cadre du groupe de travail sur les communications du réseau de santé publique. À l’échelle internationale, on collabore avec le groupe des communications de l’Initiative de sécurité sanitaire mondiale.

Coordination des activités de détection et d’intervention avec les partenaires internationaux : À l’échelle internationale, des mécanismes de coordination officiels et officieux ont été établis avec les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis. PulseNet Canada a établi un lien officiel, y compris un protocole d’entente, avec les États-Unis et leur base de données PulseNet pour vérifier la surveillance en laboratoire des pathogènes émergents. En plus de collaborer dans le cadre de PulseNet, on collabore directement avec les États-Unis pendant les enquêtes épidémiologiques. En outre, la division de la gestion des éclosions collabore avec les partenaires internationaux en cas d’enquêtes lorsque des Canadiens qui voyagent à l’étranger sont malades. Cette collaboration vise souvent l'échange de renseignements, y compris la transmission et la réception d’avis sur le règlement sanitaire international.

Coordination de la surveillance des sources d'attribution : La coordination des activités entre C-EnterNet et ses partenaires est solide. Chaque site sentinelle a un comité directeur qui s’occupe de l'échange et de la validation des renseignements. Les sites sentinelles ont établi des partenariats constructifs avec l’unité de santé publique locale, les laboratoires privés, les secteurs de l'eau et de l'agroalimentaire et les organismes provinciaux et fédéraux responsables de la santé publique et de la salubrité des aliments et de l'eau.

Coordination de la surveillance de la résistance aux antimicrobiens : Le PICRA coordonne à l'échelle nationale les activités de surveillance de la résistance aux antimicrobiens pour les humains, les animaux et les produits alimentaires. L’Agence de la santé publique a établi des communications et une coordination efficaces entre les partenaires relativement au problème de la résistance aux antimicrobiens des pathogènes entériques. Ses activités sont bien comprises et reconnues à l'échelle nationale et internationale.

Certaines activités liées aux maladies entériques d’origine alimentaire sont intégrées au sein de l’Agence de la santé publique.

Certaines activités de détection et d’intervention sont bien intégrées au sein de l’Agence de la santé publique. Le Centre des maladies infectieuses d’origine alimentaire, environnementale et zoonotique, le Laboratoire national de microbiologie et la Direction des communications ont intégré leurs activités, surtout les activités de détection et d’intervention liées aux éclosions de maladies entériques d’origine alimentaire. Tous les groupes communiquent régulièrement pour se préparer à des éclosions potentielles multi-juridictionnelles. Les informateurs clés étaient satisfaits du niveau actuel de collaboration.

La Division de la gestion des éclosions et l'unité de coordination du règlement sanitaire international ont intégré leurs activités. L'Agence de la santé publique du Canada est le « centre de liaison » pour les communications entre le Canada et l’Organisation mondiale de la santé en cas d’éclosion d’une maladie ou d’urgence de santé publique à l’échelle internationale. L’Organisation mondiale de la santé a déclaré qu'elle était satisfaite de l’intervention rapide et efficace du Canada pendant l'éclosion d’E. coli en Allemagne.

D’autres activités liées aux maladies entériques d’origine alimentaire ne sont pas bien intégrées au sein de l’Agence de la santé publique.

Les activités liées à la capacité de pointe et à la plateforme de surveillance ne sont pas bien intégrées. Selon les informateurs clés, les activités du Centre des maladies infectieuses d’origine alimentaire, environnementale et zoonotique et du Bureau de la pratique en santé publique ne sont pas bien intégrées dans les domaines du projet pilote de réserve de santé publique et du module de gestion des éclosions de Panorama.

Il existe un nombre limité de preuves que les activités du Laboratoire de lutte contre les zoonoses d’origine alimentaire, du Centre des maladies infectieuses d’origine alimentaire, environnementale et zoonotique et du Laboratoire national de microbiologie sont intégrées, sauf les activités de C-EnterNet et du PICRA et les activités d’élaboration de certaines méthodologies de laboratoire. Selon les informateurs clés, il n'y a aucun lien entre d’autres activités du Laboratoire de lutte contre les zoonoses d’origine alimentaire et les activités de détection et d’intervention.

Il n’y a pas de preuves de l'existence d’un plan stratégique sur les aliments à l’échelle de l’Agence de la santé publique ou d’un mécanisme d’établissement des priorités pour les activités liées aux maladies d'origine alimentaire.

Les preuves concernant les risques liés à la salubrité des aliments pour la santé publique sont recueillies et utilisées pour détecter les maladies d’origine alimentaire et pour prendre les mesures d’intervention connexes.

Activités de surveillance des maladies entériques à l’échelle nationale : Les activités de détection des maladies entériques d’origine alimentaire et d’intervention ont été améliorées. Les rapports hebdomadaires du Programme national de surveillance des maladies entériques préparés en collaboration par le Laboratoire national de microbiologie et le Centre des maladies infectieuses d’origine alimentaire, environnementale et zoonotique permettent à l’Agence de la santé publique du Canada et aux partenaires provinciaux et territoriaux du Programme national de surveillance des maladies entériques de détecter les premiers signes de l’émergence d’une maladie d’origine alimentaire grave et, par conséquent, de prendre des mesures d’intervention plus rapidement.Note en bas de page 103 Le nombre de cas analysés et transmis à PulseNet Canada a augmenté et est passé de moins de 5 000 cas en 2006-2007 à plus de 6 000 cas en 2010. Pendant cette période, le nombre de grappes détectées a augmenté. Ces preuves ont permis de prendre des mesures d’intervention plus efficaces en cas d’éclosions de maladies d’origine alimentaire.

Activités de laboratoire : Le personnel du Laboratoire national de microbiologie a utilisé le séquençage génomique pour faire face à l'éclosion de listériose de 2008. En utilisant les données sur le génome et les analyses effectuées pendant le projet sur la listeria, le Laboratoire national de microbiologie a effectué le séquençage de 29 génomes de Listeria supplémentaires, en collaboration avec le Réseau des laboratoires de santé publique du Canada, Santé Canada et l'Agence canadienne d'inspection des aliments. Le Laboratoire de lutte contre les zoonoses d’origine alimentaire a utilisé le séquençage du génome entier sur la bactérie salmonella pour améliorer l'exactitude et la rapidité de détection des bactéries. Des scientifiques ont effectué le séquençage de 24 génomes de salmonella et effectuent actuellement le séquençage de 39 souches de salmonella supplémentaires.

Le travail dans le domaine de la génomique a permis la collaboration entre le personnel du Laboratoire national de microbiologie et celui des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis pendant l’épidémie de choléra en Haïti.

Activités de surveillance de la résistance aux antimicrobiens : Les preuves du PICRA ont permis d'apporter une modification clé à l’approche à la salubrité des aliments. L’Agence de la santé publique a pu suivre l’émergence d’une résistance précise aux antimicrobiens dans la viande de poulet et dans des cas de Salmonella Heidelberg chez les humains. On considère que l’antimicrobien Ceftiofur est très important pour la médecine humaine puisqu’il est utilisé pour le traitement des infections bactériennes graves. Au moyen de présentations et de publications, cette conclusion a facilité l’interdiction volontaire de l’utilisation non conforme à l'étiquetage du Ceftiofur dans les couvoirs du Québec. Même si les mesures étaient temporaires, elles ont permis de réduire les bactéries salmonella résistantes au Ceftiofur dans la viande de poulet et chez les humains. Les conclusions ont aussi été utilisées par la direction des médicaments vétérinaires de Santé Canada pour modifier les étiquettes des médicaments vétérinaires. La US Food and Drug Administration a adopté une nouvelle règle qui interdit l’utilisation non conforme à l’étiquetage du Ceftiofur dans les couvoirs américains. À l’échelle internationale, le groupe consultatif sur la surveillance intégrée de la résistance aux antimicrobiens utilise l'expérience du Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens pour promouvoir l'adoption d’un modèle similaire par les pays membres.

Activités de surveillance de l'attribution de sources de maladies : Les données sur l'attribution sont utiles pour déterminer les activités ciblées de prévention et de contrôle, mais l’utilisation est actuellement limitée à l'échelle locale puisque la mise en œuvre de C-EnterNet n'est pas terminée. L'évaluation de C-EnterNet a confirmé qu’on n'avait jamais visé l'attribution des sources avant le site sentinelle et cette recherche a été reconnue à l'échelle internationale. Selon l’évaluation, les renseignements fournis par le programme C-EnterNet ont été bien accueillis par la plupart des destinataires et sont utilisés par les chercheurs et les personnes chargées de la prestation de services et de la réalisation de programmes.Note en bas de page 104

Il existe un certain nombre de preuves que certaines activités de prévention en amont sont effectuées.

Il y a beaucoup de renseignements sur les secteurs de l'attribution des sources, de la modélisation des risques et des synthèses des recherches. Il existe un nombre limité de preuves sur l'utilisation de ces données par les partenaires fédéraux pour d’autres recherches, programmes ou décisions de politique. En outre, les informateurs clés ont affirmé que les activités de prévention en amont effectuées par le Laboratoire de lutte contre les zoonoses d’origine alimentaire ne sont pas bien connues par la plupart des partenaires du secteur de la salubrité des aliments. Certaines activités d’évaluation des risques ont été reconnues à l'échelle internationale. Toutefois, il y a peu de preuves de leur utilisation par les partenaires fédéraux.

L’Agence de la santé publique est mieux préparée à communiquer avec le public par rapport à la période d’avant l'éclosion de listériose de 2008.

L'Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada et l'Agence canadienne d'inspection des aliments ont collaboré pour élaborer le Protocole de communications liées à la salubrité des aliments. L’annexe du Protocole de communications liées à la salubrité des aliments intitulée « Scénarios de gestion fédérale des risques d’incident liés aux aliments » explique sept scénarios représentant des exemples de situations de maladies potentielles d’origine alimentaire et les mesures de communications se fondant sur le PRITIOA.

On a fait des progrès relativement aux communications pendant une éclosion de maladies entériques d’origine alimentaire. On a élaboré des outils clés tels que des modèles d’avis publics, du contenu en ligne et des messages clés pour les porte-parole. Cela répond aux besoins des Canadiens. En 2010, on a demandé aux Canadiens d’indiquer la principale source d’information pendant une éclosion de maladies entériques d’origine alimentaire. Environ trois quarts des Canadiens (74 pour cent) ont déclaré que les médias traditionnels (journaux, radio et télévision) étaient la première source d’information. Les informateurs clés ont affirmé que les rôles et les responsabilités pour les communications sont plus clairs depuis qu’on a révisé le Protocole canadien d’intervention lors de toxi-infection d’origine alimentaire et qu’on a élaboré et vérifié le Protocole de communications liées à la salubrité des aliments.

Selon des recherches sur l’opinion publique, un Canadien sur six (16 pour cent) a déclaré que les sites Web étaient la principale source d’information.Note en bas de page 105 Le site Web de l’Agence de la santé publique fournit au public de l'information sur les maladies entériques d’origine alimentaire. Entre le 1er décembre 2010 et le 1er décembre 2011, les Canadiens ont utilisé le site Web comme source d’information sur les maladies entériques d’origine alimentaire comme suit :

  • La page d'accueil sur la salubrité des aliments a été très populaire : N. 64 en anglais et N. 179 en français sur plus de 31 000 pages Web de l'Agence de la santé publique du Canada.
  • Au total, 63 049 personnes ont visité la section sur la salubrité des aliments avec 95 999 pages vues (le nombre de pages vues indique le nombre de consultations d’une page Web).

Le rôle de renforcement des capacités de l’Agence de la santé publique n’est pas entièrement développé.

Tel que communiqué dans l'évaluation des moyens de communication entre les ministères par l’Agence de la santé publique et les informateurs clés, les provinces et les territoires s’attendent à ce que le gouvernement fédéral fournisse des outils pour faciliter les mesures d’intervention en cas d’éclosion. L’Agence de la santé publique vise à renforcer les capacités dans les domaines suivants :

Renforcement des capacités relativement aux directives et aux outils de gestion des éclosions - Selon les informateurs clés, le PRITIOA a précisé les rôles et les responsabilités et a aidé les provinces et les territoires à comprendre les mesures d’intervention en cas d’éclosions multijuridictionnelles. Les exercices de formation dans le cadre du PRITIOA ont aidé à établir des relations. L’Agence de la santé publique a renforcé les capacités du système de Rapports sommaires sur les éclosions en ligne qui a été élaboré en tenant compte du grand nombre de commentaires des provinces et des territoires. Le système permet de communiquer de manière uniforme les résultats des enquêtes sur les éclosions de maladies.

Renforcement des capacités pour les enquêtes épidémiologiques - Les provinces et les territoires ont besoin de directives supplémentaires pour gérer les éclosions de maladies entériques d’origine alimentaire multi-juridictionnelles et prendre les mesures d’intervention de manière uniforme.Note en bas de page 106 La division de la gestion des éclosions et le Bureau de la pratique en santé offrent des cours de formation aux épidémiologistes des provinces et des territoires, aux étudiants et aux intervenants internationaux. Bien que beaucoup de possibilités de formation soient disponibles, des lacunes existent pour ce qui est de fournir aux provinces et aux territoires des outils et des techniques standardisés permettant de gérer leurs enquêtes épidémiologiques.

Renforcement des capacités pour les laboratoires de santé publique - En raison du développement de nouvelles technologies pour améliorer la détection des maladies entériques d’origine alimentaire, il est nécessaire de continuer à renforcer régulièrement les capacités de laboratoire (c.-à-d. personnel, équipements et formation). Le financement d’une durée limitée obtenu pour faire face à l’éclosion de listériose de 2008 a permis de développer des compétences dans la génomique de la santé publique et d’élaborer le programme de formation de PulseNet Canada. Cependant, ces ressources ne sont pas permanentes.

PulseNet Canada a fait des efforts pour améliorer la capacité des laboratoires provinciaux d'effectuer des tests et des analyses des empreintes génétiques. Par conséquent, le nombre de laboratoires et de techniciens accrédités qui peuvent effectuer des tests et des analyses pour l’E. coli O157, la Salmonella, la Shigella et la Listeria a augmenté partout au pays. D’autres améliorations sont nécessaires pour renforcer les capacités des laboratoires provinciaux et territoriaux. Actuellement, il est plus facile de communiquer les données pendant les éclosions de maladies d’origine alimentaire. Toutefois, certains laboratoires provinciaux n’ont pas les capacités pour mettre en œuvre les nouvelles méthodes d'analyse élaborées par le Laboratoire national de microbiologie.

Un programme de formation en ligne, qui est élaboré par PulseNet Canada, répondra au besoin de formation régulière sur la technique des empreintes génétiques et l’interprétation des résultats. La formation permettra à un plus grand nombre de techniciens de laboratoire d’obtenir une accréditation. Un programme de formation exhaustif et interactif en ligne devrait être lancé d’ici le 31 mars 2012. Il vise à réduire la nécessité de cours de formation sur les lieux et à s'assurer de répondre efficacement aux besoins en formation.

La capacité de prendre des mesures d’intervention pour faire face aux éclosions de maladies entériques d’origine alimentaire est un défi clé.

La capacité épidémiologique est l’élément fondamental pour permettre à un organisme de santé publique de prendre des mesures d’intervention et de mener des enquêtes en cas d’éclosions.

En cas d’éclosion multijuridictionnelle, l’Agence de la santé publique n'a pas un plan général sur la capacité de pointe pour aider la division de la gestion des éclosions à (a) coordonner les enquêtes épidémiologiques et (b) diriger le comité de coordination de l’enquête sur l'éclosion qui coordonne toutes les enquêtes (enquêtes de laboratoire, épidémiologiques et sur la salubrité des aliments). Apparemment, un plan général visant les capacités épidémiologiques des provinces et des territoires pendant une éclosion n'est pas en place.

L’Agence de la santé publique a mis en place quelques programmes qu’elle utilise.

  • L’Agence de la santé publique mène un sondage sur les compétences des ressources humaines pour déterminer le nombre d'épidémiologistes potentiels de l’Agence de la santé publique. Ce groupe a été utilisé plusieurs fois, y compris pendant l’épidémie de H1N1 de 2009, et est formé de personnes qui ont déclaré volontairement leurs compétences et connaissances dans le domaine de l’épidémiologie. En octobre 2011, environ 100 personnes étaient inscrites sur la liste. Toutefois, il est possible que certaines personnes inscrites sur la liste ne travaillent plus pour l’Agence de la santé publique pour diverses raisons, par exemple, la retraite ou un congé de maternité. La liste contient aussi les noms de personnes qui ne sont pas des épidémiologistes, mais des analystes des politiques ou qui travaillent dans le domaine de la médecine vétérinaire ou pour les groupes médicaux au sein de l’Agence de la santé publique.
  • Le Programme canadien d’épidémiologie de terrain et le Service de la santé publique du Canada sont d’autres options qui peuvent être utilisées par les provinces et les territoires en cas d’éclosion. Les programmes offrent la formation sur les enquêtes épidémiologiques.
  • Grâce au financement d’une durée limitée pour la listériose, on examine actuellement la faisabilité d’une réserve de santé publique formée d’épidémiologistes des provinces et des territoires pour offrir aux provinces et aux territoires une option de rechange qui puisse être utilisée en cas d’éclosion de maladies d’origine alimentaire.

Beaucoup de programmes et d’activités sont en place, toutefois, il n’y a pas de plan général sur la capacité de pointe pour appuyer des mesures d’intervention efficaces en temps opportun en cas d’éclosion de maladies entériques d’origine alimentaire grave. Pendant toute éclosion grave, les épidémiologistes, les techniciens de laboratoire et les employés des communications sont les ressources critiques pour gérer le problème.

Les exercices dans le cadre du Protocole canadien d’intervention lors de toxi-infection d’origine alimentaire ont permis de mieux comprendre les rôles et les processus pendant une éclosion multi-juridictionnelle.

La Division de la gestion des éclosions de l’Agence de la santé publique a validé le PRITIOA dans tous les territoires et provinces dans le cadre d’une série d'exercices de formation bilatéraux. Entre le 17 janvier 2011 et le 6 avril 2011, on a organisé 13 exercices de formation bilatéraux partout au Canada et 640 personnes ont participé aux exercices, y compris des médecins conseils en santé publique, des gestionnaires et directeurs de programmes, des inspecteurs en santé publique, des agents d’hygiène du milieu, des vétérinaires, des spécialistes de la salubrité des aliments, des épidémiologistes, des infirmières de la santé publique, des employés de la direction des communications, des microbiologistes et des techniciens de laboratoire.

Selon un formulaire d’évaluation rempli avant et après les exercices visant à mesurer les connaissances acquises par les participants pendant les exercices, il y a eu une amélioration considérable des connaissances après les exercices de formation. En outre, l’Évaluation des modifications aux moyens de communication entre les ministères de l’Agence de la santé publique a mis en évidence que les exercices de formation ont été très « utiles pour sensibiliser au PRITIOA et aux rôles et aux responsabilités individuels et collectifs des partenaires ».Note en bas de page 107 Les informateurs clés internes et externes ont confirmé ces conclusions et ont déclaré que les exercices ont été très utiles.

Il n'y a aucune entente officielle de partage de l’information avec les provinces et les territoires.

Le rapport du Bureau de la vérificatrice générale sur la surveillance des maladies infectieuses, présenté en 2008, a mis en évidence des lacunes dans le domaine du partage de l’information entre les partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux et les partenaires internationaux. Améliorer l'échange de renseignements sur la surveillance en s'assurant que l’Agence de la santé publique établit « des ententes de partage de l’information pour s’assurer de recevoir des renseignements sur la surveillance exacts et exhaustifs et en temps opportun de tous les territoires et provinces » est une des recommandations clés du rapport.Note en bas de page 108

L’Agence de la santé publique dirige l’initiative sur l'entente multilatérale relative au partage de l'information par l’intermédiaire d’un groupe de travail fédéral, provincial et territorial dans le cadre du réseau de santé publique. Puisqu’il s’agit d'une initiative fédérale, provinciale et territoriale, l’Agence de la santé publique et Santé Canada ont convenu que l’initiative sur l'entente multilatérale relative au partage de l'information sera une initiative conjointe comportant une approche commune aux responsabilités partagées en matière de santé publique.

Les activités de l’initiative sur l’entente multilatérale relative au partage de l’information font des progrès. Toutefois, l’initiative fait aussi face à des défis. Les informateurs clés ont souligné que les secteurs de programme sur les maladies d’origine alimentaire ont établi des critères clairs quant au type de données qui peuvent être obtenues des partenaires provinciaux et territoriaux et quant à leur utilisation, ce qui contribue à un flux de données efficace. En l'absence d’ententes officielles de partage de l’information, plusieurs protocoles d'entente ont été conclus. Même si certains interviewés ont déclaré que ces protocoles sont des solutions de rechange valides, il n'y a aucun cadre général sur le partage de l'information en temps opportun qui énonce l’obligation d'échanger les renseignements.

En plus des protocoles d’entente, le Protocole canadien d’intervention lors de toxi-infection d’origine alimentaire comporte une section sur l’échange et la centralisation des renseignements pendant une éclosion.

Un certain nombre de données sur le rendement sont recueillies. Cependant, il n'y a pas de cadre général de mesure du rendement pour les activités liées aux maladies entériques d’origine alimentaire.

L’Agence de la santé publique n’a pas de stratégie générale sur la mesure du rendement pour évaluer le rendement de ses activités liées aux maladies entériques d’origine alimentaire. Cependant, il existe un certain nombre de mécanismes qui permettent de mesurer et de contrôler les activités liées aux maladies d’origine alimentaire au niveau de l’initiative et du programme.

Activités de mesure du rendement au niveau de l’initiative - Grâce au financement obtenu dans le cadre du Plan d’action pour assurer la sécurité des produits alimentaires et de consommation, l’Agence de la santé publique a précisé des indicateurs du rendement dans le cadre de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats interministériel du plan d'action. Les activités effectuées par chaque ministère qui a reçu le financement sont énoncées dans les rapports annuels internes qui expliquent les progrès en détail.

Un cadre de mesure du rendement interministériel a été élaboré pour « Intervention et plan d'action du gouvernement à la suite de l'éclosion de listériose en 2008 ». Dans les rapports d’étape sur la salubrité des aliments, l'Agence de la santé publique a fourni des données expliquant en détail les progrès des activités financées. Les rapports sont accessibles su public.

En plus des rapports interministériels, l’Agence de la santé publique a préparé des « récits de réalisations » pour informer les cadres supérieurs des réalisations clés des activités financées liées à la listériose. On a préparé des « récits des réalisations » pour la plupart des activités financées.

Activités de mesure du rendement au niveau des secteurs de programme - Les données de certaines activités liées aux maladies d’origine alimentaire sont recueillies régulièrement :

  • Laboratoire national de microbiologie - Programme des maladies entériques : Au moyen du Réseau des laboratoires de santé publique du Canada, le programme des maladies entériques prépare des rapports annuels sur le rendement de ses activités. Les rapports sont examinés par les pairs et contiennent un grand nombre de données.
  • Centre des maladies infectieuses d’origine alimentaire, environnementale et zoonotique : Le Centre prépare un rapport annuel expliquant ses activités et les résultats. En outre, la division de la gestion des éclosions au sein du Centre prépare un rapport annuel expliquant en détail les réalisations clés.

Bien que les fonds destinés aux activités liées à la salubrité des aliments aient été utilisés pour des activités liées à la salubrité des aliments au sein de l’Agence de la santé publique, il n'y a pas de mécanisme pour assurer le suivi du financement permanent.

On a assuré le suivi du financement d’une durée limitée obtenu pour faire face à l'éclosion de listériose en 2008 et pour le Plan d’action pour assurer la sécurité des produits alimentaires et de consommation au niveau des activités.

Le financement de base constitue le financement principal pour toutes les activités de l’Agence de la santé publique. Si on examine le financement d’une durée limitée et le financement permanent, environ la moitié de tous les dollars dépensés pour les activités liées aux maladies entériques d'origine alimentaire est destinée aux activités de prévention en amont. Certaines activités ne sont pas harmonisées clairement avec le rôle de l’Agence de la santé publique et il n'y a pas de documents qui indiquent clairement comment ces renseignements sont utilisés par l’Agence de la santé publique ou par les partenaires fédéraux du domaine de la salubrité des aliments.

Relativement aux fonds pour la prévention en amont, les informateurs clés ont déclaré que le Laboratoire de lutte contre les zoonoses d’origine alimentaire dépense environ la moitié des fonds disponibles pour le PICRA qui est appuyé par des sources de financement telles que le Plan d’action pour assurer la sécurité des produits alimentaires et de consommation. Le système de surveillance fait partie du mandat de l’Agence de la santé publique et est utilisé comme source de données probantes par les partenaires fédéraux du domaine de la salubrité des aliments. Les informateurs clés ont dit qu’une bonne partie des fonds obtenus est utilisée pour C-EnterNet, qui, même s’il n’est pas entièrement fonctionnel, est une source de renseignements qui peuvent être utilisés pour améliorer le système d'assurance de la salubrité des aliments.

Sans un système de suivi systématique du financement permanent, il est difficile d’évaluer l'efficacité des dépenses de l’Agence de la santé publique pour les activités de prévention et de détection liées aux maladies entériques d’origine alimentaire et pour les mesures d’intervention.

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