Annexe F : Évaluation des activités de prévention, de détection et de lutte contre les maladies entériques d'origine alimentaire à l'Agence de la santé publique du Canada – Systèmes de surveillance

Annexe F : Description des systèmes de surveillance

L’Agence de la santé publique coordonne les systèmes de surveillance relativement à la prévention et à la détection des maladies entériques d’origine alimentaire et aux mesures d’intervention.

Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (PICRA)

Le PICRA analyse et communique les tendances d'utilisation des antimicrobiens et la résistance aux antibiotiques de bactéries sélectionnées des humains, des animaux et des aliments d’origine animale partout au Canada. Les nouvelles bactéries résistantes aux antibiotiques sont une préoccupation de plus en plus grande pour la santé publique. L’utilisation des antibiotiques pour les humains et pour les animaux destinés à l'alimentation peut créer une résistance aux antimicrobiens qui peut passer aux humains. Le PICRA fournit une approche uniforme pour contrôler les tendances relatives à la résistance aux antimicrobiens et à l’utilisation des antimicrobiens pour les humains et les animaux. Les renseignements sur ces tendances visent à contribuer à des politiques fondées sur les données probantes pour gérer l’utilisation des antimicrobiens dans la médecine humaine, la médecine vétérinaire et les secteurs agricoles et à évaluer ces mesures de contrôle.Note en bas de page 109

Programme de surveillance nationale intégrée des pathogènes entériques (C-EnterNet)

Le programme C-EnterNet appuie les activités visant à réduire le fardeau des maladies entériques d’origine alimentaire. Le programme détermine les tendances des maladies entériques humaines et le pourcentage de personnes atteintes par une maladie provenant d’une source précise. Il s’agit d’un système de surveillance active qui permet de recueillir des données de collectivités précises qui participent en tant que sites sentinelles. Il y a deux sites sentinelles : la municipalité régionale de Waterloo, Ontario, et la région de la Fraser Valley dans les basses-terres continentales de la Colombie-Britannique.Note en bas de page 110 C-EnterNet coordonne la collecte de pathogènes dans l’eau et dans les aliments vendus au détail et à la ferme en collaboration avec les partenaires provinciaux et régionaux des sites sentinelles. Les cas de maladies entériques chez les humains sont déterminés en se fondant sur le système de surveillance passive de la province. Les isolats provenant de cas suspects de maladies entériques sont analysés davantage par les laboratoires provinciaux et fédéraux et transmis au site sentinelle pour établir des liens avec d'autres données. Les données de surveillance sont utilisées pour les recherches sur l'attribution des sources et d'autres recherches ciblées liées à la consommation d'aliments et d'eau.Note en bas de page 111

Programme national de surveillance des maladies entériques (PNSME) et PulseNet Canada

Le PNSME effectue des analyses et prépare des rapports sur les pathogènes entériques confirmés en laboratoire au Canada chaque semaine. La surveillance de laboratoire et épidémiologique à l’échelle nationale est coordonnée par PulseNet Canada, du Laboratoire national de microbiologie, et par le PNSME, qui surveillent les maladies entériques d’origine alimentaire et détectent les grappes. Le babillard de Pulse Net est mis à jour plusieurs fois par jour et comporte des fils de discussion pour chaque pathogène. Deux ou plusieurs cas du même type qui ont la même empreinte génétique sont considérés comme une grappe. L’analyse des empreintes génétiques est effectuée pour les cas de maladies d’origine alimentaire par les laboratoires de santé publique provinciaux et les résultats sont transmis en temps réel à PulseNet Canada.

La compilation et l'analyse de ces données sont effectuées chaque semaine en collaboration par le Laboratoire national de microbiologie et par le Centre des maladies infectieuses d’origine alimentaire, environnementale et zoonotique. Ces rapports hebdomadaires permettent à l’Agence de la santé publique et aux partenaires provinciaux de détecter les premiers signes de l’émergence d’une maladie d’origine alimentaire grave. Ensuite, PulseNet Canada utilise ces données et l'analyse des empreintes génétiques pour déceler les éclosions le plus précocement possible et permet le partage des données et constitue un moyen de communication entre tous les laboratoires de microbiologie provinciaux, l’Agence canadienne d’inspection des aliments et Santé Canada.Note en bas de page 112 L’Agence canadienne d’inspection des aliments effectue les mêmes analyses des empreintes génétiques des pathogènes pour les produits alimentaires; les résultats sont publiés sur le babillard de PulseNet. Les enquêteurs de santé publique utilisent les analyses des empreintes génétiques pour déterminer les personnes qui ont une maladie causée par le même pathogène et recherchent les origines de ces maladies en faisant correspondre l'empreinte génétique des pathogènes des échantillons d'eau ou d’aliments.

Ces deux réseaux de surveillance de laboratoire permettent d’échanger les renseignements et d’évaluer de manière coordonnée des preuves de laboratoire pendant des enquêtes sur les épidémies multijuridictionnelles.

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