Bénéficiaires de financement : l'Initiative canadienne de vaccin contre le VIH

Avancement des connaissances scientifiques fondamentales

Subventions catalyseur : Recherche sur les vaccins contre le VIH/sida

1.Peptides hétéroclitiques qui stimulent la production de l'interleukine-2 sécrétée par les lymphocytes T CD8+ spécifiques du virus de l'immunodéficience humaine (Michael D. Grant, Université Memorial de Terre-Neuve) 100 000 $ pour 1 an

Résumé

Les vaccins administrés à des sujets déjà infectés par un pathogène sont appelés des vaccins thérapeutiques. Dans l'infection chronique par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), les vaccins thérapeutiques stimulent l'immunité préexistante et nouvelle contre le VIH. La possibilité qu'une immunité renforcée supprime plus efficacement la réplication du VIH élargirait l'arsenal thérapeutique là où les antirétroviraux ne sont pas très accessibles et pourrait réduire la dépendance aux antirétroviraux ailleurs. Bien que les vaccins à visée thérapeutique ciblent en général les portions conservées du VIH ou des séquences connues pour être présentes chez les sujets infectés, nous prévoyons analyser des variants de séquences qui surviennent rarement dans la nature. Notre hypothèse est que le système immunitaire procède à une sélection rapide au détriment des variants qui sont plus immunogènes que les séquences courantes. Ces séquences qui sont rarement présentes naturellement dans le VIH peuvent être plus efficaces dans les vaccins thérapeutiques que les séquences courantes actuellement utilisées. Notre projet de recherche vise à démontrer cette possibilité et à identifier les variants de séquences peptidiques du VIH qui présentent cette caractéristique afin de les inclure dans de futurs vaccins thérapeutiques contre le VIH.

2. Élucidation des mécanismes par lesquels le vaccin atténué anti-VIH dont la protéine Nef a été supprimée assure une protection (Paul Jolicoeur, Institut de recherches cliniques de Montréal) 100 000 $ pour 1 an

Résumé

La mise au point d'un vaccin anti-VIH-1 représente le meilleur espoir pour juguler l'épidémie de sida dans le monde. Jusqu'à présent, aucun vaccin de s'est avéré utile sur le plan clinique. Toutefois, chez le singe, un VIS atténué (virus de l'immunodéficience simienne) appartenant à la même famille de virus que le VIH-1 et causant une maladie similaire s'est révélé efficace contre le VIS utilisé dans le test de provocation. On s'entend en général pour dire qu'il s'agit du vaccin le plus puissant et le meilleur qui existe contre le VIS. On présume qu'un VIH-1 atténué pourrait également être très efficace comme vaccin. Toutefois, les mécanismes de fonctionnement de ce vaccin atténué anti-VIS ne semblent pas faire appel à des réponses immunitaires connues (comme des anticorps). On pense plutôt que la protection est médiée par des mécanismes conservés au cours de l'évolution, à savoir l'immunité innée. Un tel virus VIS/VIH atténué est dangereux et ne serait jamais utilisé pour vacciner des humains, mais la compréhension de son mode de fonctionnement faciliterait grandement la mise au point d'un vaccin anti-VIH. Le but de notre projet est d'étudier les mécanismes de la protection conférée par un VIH et un VIS atténués afin d'avoir une meilleure idée de la façon de mettre au point un vaccin non dangereux et puissant contre le VIH. Nous pensons effectuer ces expériences sur la souris parce que la même immunité innée que chez le singe et l'humain risque d'être efficace, s'il s'agit du mode de protection en cause. De plus, la souris offre de bons outils génétiques pour élucider cet effet protecteur. Des souris transgéniques exprimant le VIH ou le VIS atténués seront infectées par le VIH ou le VIS, afin de déterminer si une protection se développe également chez les souris et par quel mécanisme.

3. Promotion de l'immunité innée contre l'infection à VIH par l'administration d'un vaccin contenant des analogues d'ARN de troisième génération (Marc-André Langlois, Université Laval) 100 000 $ pour 1 an

Résumé

L'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) peut entraîner une détérioration progressive du système immunitaire. Le sida (syndrome d'immunodéficience acquise) est l'étape où des pathogènes courants, normalement détruits par le système immunitaire des sujets en santé, menacent la vie du sujet infecté par le VIH. Le VIH est un rétrovirus qui a évolué pour contourner le système immunitaire humain, de telle sorte qu'aucun traitement curatif ni vaccin n'a encore pu être mis au point. Une des stratégies de survie du virus est d'affaiblir les réponses immunitaires d'adaptation classiques qui sont essentielles pour que la plupart des vaccins soient efficaces, le virus ciblant les cellules du système immunitaire elles-mêmes. Il existe néanmoins plusieurs facteurs endogènes qui peuvent protéger les humains contre la propagation de l'infection à VIH. Un de ces facteurs antiviraux est une protéine appelée APOBEC3G qui fait partie de la composante innée du système immunitaire. Cette protéine peut se lier à l'ADN du VIH et le transformer grandement, ces mutations aboutissant à l'inactivation et à la destruction du virus. Malheureusement, le VIH code une protéine appelée Vif, qui a expressément pour rôle d'induire la dégradation d'APOBEC3G. L'objectif général de ce projet financé par une subvention Catalyseur est de valider une nouvelle technique d'inhibition de Vif qui pourrait mener à la mise au point d'un vaccin susceptible d'assurer l'inactivation de particules infectieuses du VIH chez les patients atteints d'une infection à VIH ou du sida, et de promouvoir également l'élimination des cellules infectées par le VIH en mobilisant les propriétés antivirales intrinsèques du système immunitaire inné.

4. Corrélat fonctionnel de la réponse immunitaire muqueuse à l'infection à VIH dans le sang (Denis P. Snider, Université McMaster) 100 000 $ pour 1 an

Résumé

La plupart des infections à VIH dans le monde sont transmises sexuellement, et les femmes sont le plus souvent touchées. Afin d'assurer une protection contre l'infection à VIH et le sida, les vaccins doivent réussir à bloquer l'entrée du virus. Dans les cas de transmission sexuelle, le VIH pénètre par les surfaces muqueuses du corps. Ces surfaces peuvent répondre en produisant un type spécifique d'anticorps, les IgA. Lorsqu'on met au point de nouveaux vaccins anti-VIH, il faut donc être capable de mesurer la quantité et la qualité des anticorps muqueux IgA dirigés contre le VIH. Des études ont montré que les femmes qui sont capables de résister à une infection à VIH sont porteuses d'anticorps IgA contre le VIH, alors que celles qui contractent l'infection ont peu ou pas d'IgA. Malheureusement, bon nombre de ces études obtiennent des résultats contradictoires ou sont aux prises avec des problèmes d'échantillonnage et de dosage de ces anticorps IgA, à partir d'échantillons de liquides provenant de surfaces muqueuses. Un test sanguin serait beaucoup plus simple, fiable et utile. Nous proposons d'utiliser les cellules immunitaires en circulation dans le sang qui sont responsables de la production d'anticorps IgA comme moyen fiable de mesurer la quantité et la qualité des IgA muqueuses.

5. Nouveau système expérimental à base de cellules humaines pour évaluer des vaccins prototypes contre le VIH-1 (Michel J. Tremblay, Université Laval) 100 000 $ pour 1 an

Résumé

La mise au point d'un vaccin efficace contre le virus de l'immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1) s'est révélée tout un défi pour la communauté scientifique, la difficulté étant due en partie à l'absence d'un système cellulaire expérimental adapté pour examiner les réponses immunitaires de protection contre le VIH-1. Des études antérieures ont montré que les organes lymphoïdes secondaires constituent les sites anatomiques privilégiés pour la réplication et la propagation du VIH-1. Vu que les organes lymphoïdes secondaires sont essentiels au développement de réponses immunitaires efficaces, nous proposons de vérifier si le tissu lymphoïde humain cultivé ex vivo pourrait constituer un système cellulaire expérimental adéquat pour évaluer de façon critique les vaccins candidats contre le VIH-1.

6.  Découverte de nouveaux immunogènes des lymphocytes B pour des vaccins anti-VIH (Mario A. Ostrowski, Université de Toronto) 99 252 $ pour 1 an

Résumé

Plus de 33 millions de personnes dans le monde sont infectées par le virus de l'immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1); or, il n'existe pas encore de vaccin efficace pour prévenir l'infection à VIH-1. Citons à titre d'exemple l'échec récent du vaccin de Merck, qui visait à déclencher un type de réponse immunitaire, appelé réponse des lymphocytes T cytotoxiques (ou LTc); le vaccin n'a pas conféré de protection et a même accru les taux d'infection chez les volontaires, ce qui fait ressortir les difficultés associées à la mise au point d'un vaccin anti-VIH-1. Les vaccins les plus efficaces qui ont été mis au point contre des virus induisaient un autre type de réponse immunitaire après la vaccination, soit la production d'anticorps neutralisants. La production d'anticorps neutralisants à l'aide d'un vaccin anti-VIH-1 demeure l'un des plus gros défis dans la mise au point d'un vaccin contre le VIH-1. Jusqu'à présent, aucun vaccin n'est capable d'induire la formation d'anticorps qui peuvent neutraliser un nombre varié de virus VIH-1 circulant dans la population. Une partie du problème est due à la nature même des protéines de surface du VIH-1, les protéines d'enveloppe du VIH-1. Lorsque celles-ci sont administrées sous forme de vaccin, la production résultante d'anticorps neutralisants a été très faible. On a montré qu'un certain nombre de molécules appelées CD40L, BAFF ou APRIL stimulent des réponses immunitaires conduisant à la production d'anticorps plus forts. Le projet actuel consistera à évaluer la construction de nouveaux vaccins à enveloppe contre le VIH-1 qui combinent des molécules immunitaires avec des protéines d'enveloppe du VIH-1. Nous vérifierons si ces nouveaux vaccins peuvent stimuler plus fortement la production d'anticorps neutralisants. Si ces efforts sont couronnés de succès, ces études pourraient paver la voie à la mise au point d'un meilleur vaccin contre le VIH-1.

7. Vaccin combiné à base de lymphocytes T ciblés par des exosomes spécifiques de protéines précoces et tardives du VIH-1 qui est capable de stimuler la production de LTc CD8+ spécifiques du VIH-1 en l'absence de lymphocytes T CD4+ et  de contrer la dépression immunitaire (Jim XIANG, Jianhua, Université de la Saskatchewan) 89 482 $ pour 1 an

Résumé

Les lymphocytes T CD4+ sont nécessaires à la production et au maintien des lymphocytes T CD8+ cytotoxiques, qui jouent un rôle critique dans le contrôle de la prolifération du virus de l'immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1). Toutefois, dans le syndrome d'immunodéficience acquise (sida), le nombre de lymphocytes T CD4+ diminue habituellement à cause de l'effet cytopathique du virus associé à la liaison de la gp120 trimère au CD4 des lymphocytes T. Savoir comment stimuler des réponses efficaces des lymphocytes T cytotoxiques (LTc) CD8+ chez les patients atteints du sida constitue donc l'un des principaux défis dans le traitement du sida. Des protéines précoces du VIH-1 telles que la protéine tat peuvent élargir et intensifier les réponses des LTc CD8+ contre les protéines tardives du VIH-1 comme gp120 et gag. Récemment, nous avons mis au point un nouveau vaccin à lymphocytes T ciblés par les exosomes sécrétés par les cellules dentritiques (aTexo) qui est capable de stimuler la production de LTc CD8+ en l'absence de lymphocytes T CD4+. Dans le cadre de ce projet, nous prévoyons élaborer un nouveau vaccin combiné aTexo spécifique des protéines précoces et tardives du VIH-1 qui est capable de surmonter la carence en lymphocytes T CD4+ et la dépression immunitaire et à stimuler la production de LTc CD8+ spécifiques de gp120/gag chez les patients atteints de sida qui présentent une immunodépression et une diminution du nombre de lymphocytes T CD4+.

8. Attaque des sites de clivage de la protéase du VIH au moyen d'un vaccin - Étude du taux de mutation rapide du VIH-1 (Luo, Ma co-chercheurs : Terry B. Ball, Gary P. Kobinger, Paul A. Sandstrom), Université du Manitoba 100 000 $ pour 1 an

Résumé

Plus de 25 ans après l'identification du VIH-1 comme cause du sida, 60 millions de personnes ont été infectées et environ la moitié d'entre elles sont décédées des suites d'une infection à VIH ou du sida. La mise au point d'un vaccin efficace est la seule façon d'enrayer l'épidémie, et l'échec d'une série d'essais de vaccins basés sur l'approche classique souligne la nécessité d'explorer de nouvelles idées et avenues pour la mise au point d'un vaccin contre le VIH-1. La protéase du VIH-1 est une petite enzyme aspartique de 99 acides aminés qui médie le clivage des polyprotéines précurseurs Gag, Gag-Pol et Nef. Le processus est très spécifique, réglé dans le temps et essentiel à la production de particules virales infectieuses. Vu que les sites de clivage de la protéase du VIH-1 sont plus conservés chez les principaux sous-types de VIH-1, des réponses immunitaires directes contre ces sites de clivage apporteraient deux principaux avantages : 1) la réponse immunitaire de l'hôte pourrait détruire le virus avant qu'il ne s'établisse de façon permanente chez l'hôte; et 2) le vaccin pourrait forcer le virus à accumuler des mutations aux sites de clivage de la protéase et éliminer les substrats convenables de la protéase du VIH, supprimant ainsi les virions viables. À la différence de l'approche classique utilisée pour la mise au point de médicaments anti-protéase, cette stratégie vise à produire et à diriger les réponses immunitaires de l'hôte de façon à cibler les 12 sites de clivage de la protéase (p17/24, p24/p2, p2/p7, p7/p1, p1/p6, p7/TFP, TFP/p6, P6/PR, PR/RTp51, RT/RTp66, RTp66/INT, NEF) et à éliminer le virus en détruisant les cellules virales infectées et en obligeant le virus à subir des mutations désavantageuses. Nous comptons utiliser des macaques cynomolgus et SIVmac239 comme modèle expérimental et un cocktail de peptides chevauchant les 12 sites de clivage de la protéase comme immunogènes. Nous administrons les peptides par deux moyens différents : 1) administration des peptides à l'aide d'un système vecteur unique (basé sur le virus de la stomatite vésiculaire) capable de cibler les cellules dendritiques et de produire des réponses immunitaires robustes; 2) administration du cocktail de peptides à la surface des muqueuses au moyen d'un système nanostructuré d'acheminement.

Subventions de fonctionnement : Recherche pour la découverte de vaccins contre le VIH/sida

1. Profil fonctionnel des cellules NK chez des sujets non infectés exposés au VIH : association avec le portage de génotypes récepteurs NK-ligands HLA (Nicole F. Bernard, Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill) 440 604 $ pour 3 ans

Résumé

Les cellules tueuses naturelles (NK) jouent un rôle clé dans l'immunité innée contre certains virus comme le VIH. Les cellules NK peuvent reconnaître les cellules infectées par un virus très tôt après l'infection. Cela se fait par des récepteurs à la surface des cellules, qui reconnaissent une molécule de surface, appelée HLA, présente sur la plupart des cellules du corps, y compris celles dans lesquelles s'insère le VIH lors d'une nouvelle infection. Les récepteurs NK et les molécules HLA ont de nombreux variants qui diffèrent d'une personne à l'autre et qui influent sur la puissance d'activation des cellules NK lorsque celles-ci voient une cible infectée par un virus. Nos travaux antérieurs ont permis d'identifier des variants des récepteurs NK et des molécules HLA plus souvent présents chez les personnes qui demeurent non infectées malgré une exposition au VIH (sujets non infectés exposés ou NIE) que chez les personnes susceptibles au VIH. Ces résultats ont mené à l'hypothèse selon laquelle l'expression du type de récepteur NK associé à la protection contre l'infection mène à une activation des cellules NK pour qu'elles tuent plus facilement les cellules infectées par le VIH ou empêchent le VIH de se répliquer et de se propager. Dans le cadre de ce projet, nous étudierons la fonction antivirale des cellules NK chez les sujets porteurs de combinaisons de récepteurs NK et de HLA associées à une protection contre l'infection à VIH et chez les sujets non porteurs de ces combinaisons. Il est important de comprendre la façon dont les sujets NIE sont protégés contre l'infection parce que cela peut donner une idée de la façon de manipuler le système immunitaire dans le contexte de la vaccination en vue de réduire le risque d'infection à VIH.

2. Utilité potentielle d'APOBEC3G dans la mise au point d'un nouveau traitement contre le VIH-1 (Shan Cen, Hôpital général juif, Montréal) 327 993 $ pour 3 ans

Résumé

APOBEC3G est un facteur propre à l'hôte qui est capable d'inhiber la réplication du VIH-1. Une protéine du VIH-1, appelée Vif, peut protéger le virus de l'attaque d'APOBEC3G en se liant à APOBEC3G et en le détruisant par la suite. La compréhension du mécanisme par lequel Vif empêche le VIH-1 d'être inhibé par APOBEC3G peut nous aider à mettre au point une nouvelle stratégie thérapeutique contre l'infection à VIH-1. L'objectif de ces travaux est d'explorer le mécanisme utilisé par Vif pour neutraliser l'activité anti-VIH d'APOBEC3G.

3. Effet de l'îlot de pathogénicité CD4 sur la susceptibilité au VIH et la progression de la maladie (Keith R. Fowke, Université du Manitoba) 663 050 $ pour 5 ans

Résumé

Tous les humains partagent le même ensemble de gènes, mais nous possédons tous des versions légèrement différentes de ces gènes, ce qui fait de nous des êtres uniques. Il a également été établi que ces différences génétiques, appelées polymorphismes, sont associées à une susceptibilité différente à la maladie, notamment à l'infection à VIH. Notre laboratoire a démontré précédemment un lien entre l'augmentation de la susceptibilité à l'infection à VIH et une version particulière du gène codant la principale protéine de l'hôte qu'utilise le VIH pour pénétrer dans une cellule, appelée CD4. Des études récentes effectuées par notre laboratoire ont montré que les gènes autour de CD4 pourraient également être liés à une altération de la susceptibilité au VIH. Nous avons baptisé ce groupe de gènes îlot de pathogénicité CD4. Le présent projet vise à explorer les liaisons génétiques entre ces gènes et à déterminer également à l'échelle moléculaire comment elles influent sur la susceptibilité à l'infection à VIH. Ces études pourraient nous aider à mieux comprendre les événements moléculaires nécessaires pour que le VIH infecte une cellule et ainsi paver la voie à la mise au point d'autres médicaments anti-VIH.

4. Étude de l'activité antivirale de l'antigène 2 des cellules stromales de la moelle osseuse et du mécanisme d'inhibition par la protéine Vpu du VIH-1 (Chen Liang, Hôpital général juif, Montréal) 721 347 $ pour 5 ans

Résumé

Le virus de l'immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1) a fait plus de 25 millions de morts depuis le déclenchement de l'épidémie de sida au début des années 80 et menace la vie de 33 millions de personnes infectées. L'objectif des recherches sur le sida est de découvrir un traitement efficace ou un remède contre ce virus mortel. Les médicaments antiviraux qui existent actuellement sont assez puissants pour réduire la charge virale chez le patient sous le seuil de détection et peuvent ainsi prolonger la vie du patient de plus de 25 ans en moyenne. Or, l'apparition et la propagation inévitables de souches de VIH-1 multirésistantes sapent rapidement l'efficacité de ces inhibiteurs du VIH-1. En l'absence de vaccin contre le VIH-1, il est essentiel de mettre au point de nouveaux antirétroviraux pour juguler cette épidémie. La recherche proposée dans cette demande de subvention vise à étudier un facteur propre à l'hôte récemment baptisé antigène 2 des cellules stromales de la moelle osseuse (BST2), qui inhibe de façon puissante la production de VIH-1 lorsque la Vpu du virus n'est pas exprimée. Il serait utile de comprendre la façon dont BST2 restreint la production de VIH-1 et dont la Vpu s'oppose au BST2 si l'on veut trouver de nouvelles stratégies pour mettre au point des approches thérapeutiques nouvelles contre le VIH-1.

5. Étude comparative de l'immunogénicité des particules viroïdes Pr160Gag-Pol du VIH-1 porteuses de gp120, CD40L et/ou de la flagelline agoniste de TLR5 (Michel J. Tremblay, Université Laval) 391 824 $ pour 3 ans

Malgré les progrès récents, la mise au point d'un vaccin sûr et efficace contre le VIH-1 demeure un problème majeur et un énorme défi. Il a été établi précédemment que les particules viroïdes (VLP) sont plus efficaces que les protéines immunogènes classiques pour activer les réponses immunitaires. Malheureusement, les études ont montré que le VIH-1 présente une faible immunogénicité en lui-même. Pour améliorer l'immunogénicité des VLP du VIH-1, nous proposons d'incorporer des constituants qui peuvent inciter les cellules immunitaires à former des VLP. Selon nous, cette stratégie expérimentale pourrait améliorer et élargir les réponses immunitaires requises pour freiner l'infection à VIH-1.

Subventions d'équipes émergentes : Découverte de vaccins contre le VIH/sida et lancement de recherches sociales

1. Aspects sociaux et culturels de la mise en œuvre de programmes de vaccination contre le VIH chez les HRSH et les TIE en Asie et en Afrique (Robert R. Lorway, Université du Manitoba) 741 300 $ pour 3 ans

Résumé

Des essais prometteurs de vaccins et l'amélioration récente des connaissances scientifiques de base sur l'immunologie du VIH semblent indiquer qu'un vaccin préventif très efficace devrait bientôt voir le jour. Toutefois, on ne peut présumer que l'accès à un vaccin efficace incitera la population à se faire vacciner, compte tenu de l'éventail de barrières psychosociales, culturelles et politiques qui peuvent exister. La plupart des recherches portant sur ces barrières ont été effectuées en Amérique du Nord. Les communautés de travailleuses de l'industrie du sexe (TIS) et d'hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HRSH) qui ont fait face à de nombreux obstacles pour avoir accès aux services de santé n'ont pas en outre été étudiées dans le cadre de ces recherches. C'est la raison pour laquelle nous proposons d'examiner l'acceptabilité d'un vaccin futur contre le VIH chez les HRSH et les TIS très stigmatisés de même que chez les membres des organisations de la société civile qui travaillent dans le domaine de la prévention de l'infection à VIH dans ces communautés. Ce projet sera mis en œuvre dans quatre sites culturellement différents en Asie et en Afrique.

2. Conception d'un vaccin anti-VIH basé sur des stratégies nouvelles d'induction d'une immunité muqueuse protectrice à médiation cellulaire et humorale (Kelly S. McDonald, Université de Toronto) 1 250 000 $ pour 5 ans

Résumé

Ce projet comporte des études fondamentales sur le vaccin anti-VIH. Nous proposons de mettre au point et d'évaluer deux vaccins candidats. Les deux projets de vaccins feront appel à des techniques de la biologie moléculaire pour la construction des vaccins et l'analyse de leur expression. Le premier projet consiste à construire un vecteur vaccinal basé sur le cytomégalovirus exprimant la protéine fluorescente verte et des insertions de gènes du VIS. Le second projet comporte la mise au point d'un vaccin à ADN complexe basé sur une protéine de fusion de deux protéines trimérisées : une de gp140 et l'autre, une molécule de la superfamille du TNF. D'autres molécules du système immunitaire inné seront également testées pour voir si elles peuvent être incorporées dans le modèle. De petits modèles animaux et des méthodes in vivo seront utilisés pour l'examen de l'immunogénicité. D'autres tests faisant appel à des méthodes immunologiques de même qu'à la virologie moléculaire et à la rétrovirologie seront effectués chez des lapins et des primates non humains.

Bourses de voyage

  1. Soutien aux déplacements en vue de participer au forum d'établissement de partenariats dans le cadre du Congrès 2008 sur les vaccins contre le sida, au Cap, en Afrique du Sud (Terry B. Ball, Université du Manitoba), 9 500 $.
  2. Développement et évaluation complets de virus de l'herpès en tant que vecteurs d'un vaccin contre le VIH et considérations particulières quant à leur adéquation et leur application en Afrique subsaharienne (Kelly S. Macdonald, Mount Sinai Hospital), 8 375 $.
  3. Subvention de voyage pour le Réseau canado-africain des essais cliniques préventifs (David M. Moore, Université de la Colombie-Britannique), 12 300 $.
  4. Soutien aux déplacements en vue de participer au forum d'établissement de partenariats dans le cadre du Congrès 2008 sur les vaccins contre le sida (Peter A. Newman, Université de Toronto), 8 579 $.
  5. Développement de nouvelles stratégies de vaccination contre l'infection au VIH-1 (Mario A. Ostrowski, Université de Toronto), 2 000 $.
  6. « Les virus de l'herpès en tant que vecteurs de réactivation des vaccins : efficacité de protection d'un vaccin contre la varicelle, le zona et le VIH dans le modèle du virus SIV Mac » (David O. Willer, Mount Sinai Hospital), 7 537 $.

Application des connaissances scientifiques fondamentales aux essais cliniques

1. Renforcement des capacités en vue d'essais cliniques sur la prévention du VIH/sida en Afrique, phase II (ADAPT2) (Neil Andersson, Kenneth Matengu, Beverly Shea CIET Trust Johannesburg, Afrique du Sud; Université de Namibie; CIET Canada, Ontario), 1,8 M$

Résumé

La seconde initiative de renforcement des capacités en vue d'essais cliniques en matière de prévention du VIH/sida (ADAPT2) s'appuie sur l'expérience et les réseaux acquis au cours de l'initiative ADAPT1 (2007-2009). Cette équipe a bénéficié des subventions de renforcement des capacités en vue d'essais cliniques en matière de prévention du VIH/sida - phase I de l'Initiative de recherche en santé mondiale (IRSM), financées à hauteur de 3 M$ par l'Agence canadienne de développement international. ADAPT2 est un partenariat canado-africain destiné à accroître le nombre et la qualité des essais cliniques en matière de prévention du VIH menés par des chercheurs africains par le renforcement des capacités en prévention du VIH dans 12 pays d'Afrique australe. Ses objectifs sont : accroître la capacité institutionnelle de deux universités et d'une organisation non gouvernementale d'Afrique afin de fournir de la formation sur les méthodes d'essais cliniques en matière de prévention; établir un cadre de recherche multinational pour les essais cliniques comparatifs randomisés (ECCR); renforcer la capacité des décisionnaires et planificateurs africains à interpréter et utiliser les résultats de recherche; enfin, élaborer des propositions et partenariats finançables afin d'accroître la viabilité des réalisations.

Les activités d'ADAPT2 comprennent une série de cours intensifs de courte durée sur l'épidémiologie et les méthodes d'ECCR à l'intention de chercheurs de 12 pays d'Afrique australe. Les modules de formation portent sur la gestion de la recherche, l'analyse des ECCR, la rédaction et la présentation de rapports de recherche ainsi que la préparation de propositions. Les cours de courte durée portent sur le renforcement des compétences de laboratoire en analyse de caillots sanguins séchés, l'éthique de la recherche et la formation des dirigeants et décisionnaires sur l'interprétation des résultats de recherche. Les boursiers du programme ADAPT acquerront une expérience pratique des essais cliniques actuels en prévention du VIH dans trois pays de la région. Le programme prévoit le mentorat des chercheurs par la production de données probantes et l'utilisation des produits de la recherche. Il permettra d'élaborer un module d'essais cliniques sur la prévention du VIH dans le cadre d'un programme de maîtrise en planification de la santé à l'Université de la Namibie. Plusieurs chercheurs d'ADAPT2 entreprendront des études supérieures à l'Université du Cap-Ouest, partenaire du programme.

2. Réseau canado-africain d'essais cliniques en matière de prévention (CAPT) - Proposition de renforcement des capacités africaines en matière d'essais cliniques sur la prévention du VIH/sida (Pontiano Kaleebu, Guy de Bruyn, D. William Cameron, Clive Gray, David Moore, Uganda Virus Research Institute, Entebbe, Ouganda; Perinatal VIH Research Unit, Wits Health Consortium, Afrique du Sud; Université d'Ottawa à l'Hôpital d'Ottawa, Ontario; National Institute for Communicable Diseases , Afrique du Sud; Centre d'excellence en VIH/sida, Colombie-Britannique), 1,8 M$

Résumé

Le Réseau canado-africain d'essais cliniques en matière de prévention (CAPT) a été formé dans le cadre des subventions de renforcement des capacités en vue d'essais cliniques en matière de prévention du VIH/sida - phase I de l'IRSM (2007-2009), financées à hauteur de 3 M$ par l'Agence canadienne de développement international. Ce partenariat regroupe huit établissements africains (quatre en Ouganda, un au Kenya et trois en Afrique du Sud) et sept établissements canadiens.

Dans le cadre de ce projet, le réseau valorisera le programme de recherche sur la prévention dans chacun de ses sites africains au moyen d'ateliers et de formations ciblés, tout en continuant de fournir un soutien en infrastructure au personnel de recherche. Une initiative de recherche multidisciplinaire dirigée par des partenaires africains sera élaborée au moyen de plateformes de recherche sur les populations à haut risque mises au point au cours de la première ronde de financement afin de promouvoir le leadership et la capacité de gestion chez les Africains. Pour soutenir ces activités, le réseau établira un consortium de recherche comprenant trois « plaques tournantes », en Ouganda, en Afrique du Sud et au Canada. Le consortium aura pour mission de fournir aux sites un soutien administratif et à la recherche pour la conception, l'exécution et la coordination des études. Tout en favorisant un programme de recherche simplifié et bien coordonné sous direction africaine, le consortium de recherche renforcera également la capacité du réseau à répondre aux offres de financement pour la prévention du VIH. Pour compléter cette expérience concrète en développement d'essais cliniques multicentres sur la prévention du VIH, le réseau mettra sur pied une stratégie de formation à niveaux multiples, comprenant des bourses d'études au mérite pour les grades de recherche de deuxième cycle, ainsi que des offres annuelles de formation par mentorat. Les partenariats collaboratifs, l'expérience concrète et les occasions de formation permettront au programme de travaux du Réseau CAPT de renforcer encore davantage le leadership et la capacité de gestion de ses partenaires africains.

Figureront plus particulièrement au nombre des activités : le soutien en infrastructure au personnel de recherche de chaque site; le soutien au développement des études et des compétences par des bourses d'études, un programme de mentorat et des ateliers de formation ciblés; un consortium de recherche officiel appelé à soutenir la conception, le développement, le financement et la réalisation d'essais cliniques sur la prévention sous direction africaine; de solides communications sous forme de réunions annuelles, d'un site Web interactif et de l'établissement du consortium de recherche.

3. Le Réseau Canada-Afrique subsaharienne (CANSSA) du VIH/sida : renforcement des capacités de prévention, de recherche par essais cliniques et de soins cliniques en Afrique (Thumbi Ndung'u, Mark A. Brockman, University of Kwazulu Natal, Durban, Afrique du Sud; Université Simon Fraser, Colombie-Britannique), 1,8 M$

Résumé

Ce projet a pour but d'établir un réseau durable de recherche sur le VIH/sida qui tire parti de l'expertise existante pour bonifier la capacité de recherche clinique, sociologique et biomédicale dans l'ensemble des sites africains du réseau. Cet objectif sera atteint par les moyens suivants : l'amélioration du transfert de connaissances (notamment par des programmes de formation du personnel et des stratégies d'amélioration des laboratoires hébergées par les « sites d'excellence » africains); l'amélioration du développement des infrastructures cliniques et de recherche (y compris le soutien à la gestion du matériel et des données de laboratoire); enfin, la collaboration à des projets visant le développement d'approches transdisciplinaires pour la recherche sur le VIH. Les activités seront centrées sur cinq domaines : le développement d'un réseau du VIH/sida mettant en lien, d'une part, des sites développés et en développement d'Afrique et, d'autre part, le soutien d'experts-chercheurs du Canada et des États-Unis; le transfert de connaissances sur les techniques perfectionnées de recherche biomédicale et de diagnostic du Canada vers l'Afrique du Sud; l'offre de possibilités de formation au personnel pour lui permettre d'acquérir les compétences cliniques, sociologiques et biomédicales essentielles; l'amélioration de l'infrastructure clinique et de laboratoire par l'achat d'équipements essentiels et de systèmes de gestion des données; enfin, la mise sur pied de projets pilotes coopératifs, multisites et transdisciplinaires en vue d'explorer des champs d'intérêt communs.

4. Création d'une plateforme commune pour la recherche sur les vaccins contre le VIH et un programme de soins et de traitement du VIH (Alash'le Abimiku, Gary E.Garber, Institute of Human Virology, Nigéria/Maryland; Université d'Ottawa, Ontario), 1,35 M$

Résumé

Ce projet de renforcement des capacités en matière d'essais cliniques sur les vaccins contre le VIH sera mis en œuvre dans le cadre d'un partenariat entre l'Institute of Human Virology (Nigéria), un organisme nigérian sans but lucratif, avec une collaboration en recherche clinique de l'Université d'Ottawa. Les directeurs du programme mettront en œuvre la création d'un site de recherche clinique sur le VIH détenant une certification internationale et capable de mener des essais cliniques sur des vaccins contre le VIH au sein de populations comportant un risque défini d'infection au VIH, et ce, dans le respect des normes internationales les plus strictes.

Le projet tirera parti d'une vaste infrastructure clinique et de laboratoire établie au Nigéria. Les trois objectifs de ce projet de renforcement des capacités sont : le renforcement des compétences sur le plan clinique, en éthique de recherche et en réglementation; la mobilisation de la collectivité et le développement d'une cohorte de sujets à risque; la certification internationale du laboratoire de recherche clinique. La formation à la recherche donnée dans le cadre de ce projet bénéficiera d'une collaboration avec une équipe de soutien à la formation à la recherche mise sur pied grâce à une subvention de l'Université du Maryland. Les synergies qui naîtront de cette collaboration permettront la mise en œuvre d'une unité d'essais cliniques pleinement fonctionnelle, dans une collectivité bien mobilisée et au sein d'une solide infrastructure déontologique et réglementaire. Cette étude présente un potentiel significatif pour la lutte contre l'épidémie au moyen de virus recombinants uniques à l'Afrique occidentale et à 43 % de la population subsaharienne.

5. La Kenya AIDS Vaccine Initiative (KAVI) : un centre d'excellence pour les essais cliniques sur les vaccins et la prévention du VIH en Afrique orientale (Omu Anzala, Ruppert Kaul, Université de Nairobi, Kenya; Université du Manitoba), 1,8 M$

Résumé

Ce projet a pour but de faire de la KAVI un centre d'excellence reconnu pour la formation de professionnels de la santé du Kenya et de la région de l'Afrique orientale en matière d'essais cliniques sur les vaccins contre le VIH et sur d'autres moyens de prévention en Afrique orientale. Les visées du projet sont : établir un centre de formation en recherche clinique; améliorer la capacité des laboratoires à donner et à offrir de la formation; améliorer le niveau de connaissance et d'acceptation des vaccins au sein des collectivités locales et chez les décisionnaires et les intervenants; renforcer la capacité des comités locaux de révision déontologique à s'occuper du développement de vaccins; enfin, améliorer la capacité de la KAVI à préparer des soumissions concurrentielles en vue d'obtenir des fonds de recherche indépendants pour réaliser des essais cliniques.

Le projet fournira un programme de formation coopératif d'envergure qui tirera parti des collaborations de recherche productives de longue date avec les universités de Toronto et du Manitoba. Plus particulièrement, les activités consisteront à : renforcer l'expertise et la capacité cliniques à l'échelle locale; améliorer l'expertise et la capacité locales en surveillance immunitaire; forger des liens solides avec la communauté et établir une capacité d'échange et de transfert des connaissances; renforcer la capacité des institutions, notamment au sein des comités locaux de déontologie de la recherche et chez les administrateurs et décisionnaires; enfin, donner à la KAVI les moyens de devenir, à long terme, un centre d'excellence autosuffisant.

6. Réseau TanZamBo de renforcement des capacités en recherche pour la prévention du VIH (Rosemary Musonda, John Shao, Modest Mulanga, Mark A. Wainberg, Botswana Harvard AIDS Institute, Gaborone, Botswana; Kilimanjaro Christian Medical Centre, Tanzanie; Tropical Diseases Research Centre, Zambie; Centre SIDA McGill), 1,35 M$

Résumé

Le projet consiste à développer une expertise durable en matière d'essais cliniques sur la prévention du VIH/sida au Botswana, en Tanzanie et en Zambie, en mettant l'accent sur « l'apprentissage par l'action » et en tirant parti des collaborations déjà établies en Afrique, au Canada et aux États-Unis. Le projet améliorera la capacité des chercheurs à mener divers essais cliniques en matière de prévention du VIH/sida, notamment sur des vaccins. Les membres de l'équipe mettront à profit leur avantage comparatif sur les plans de l'expertise et de la technologie pour renforcer la capacité des établissements plus démunis en matière d'interventions pour la prévention du VIH, par le biais de « l'apprentissage par l'action ». Ce projet recrutera de jeunes scientifiques dans des programmes de maîtrise en recherche clinique ou en biostatistique. En outre, le projet renforcera la capacité des boursiers d'études postdoctorales qui assureront la cogestion du projet TanZamBo à chaque site. Les activités de renforcement des capacités comprendront également de la formation de courte durée en conception d'essais cliniques, à Boston, ainsi qu'en techniques de pointe de laboratoire en matière de marqueurs virologiques aux fins des résultats d'études, à McGill. Les activités de réseautage comprendront de plus un programme d'échange d'étudiants de premier cycle en Tanzanie, en Zambie et au Botswana en vue de mettre les participants en contact avec des recherches sur la prévention du VIH. Ce réseau constituera une plateforme de promotion et de dialogue avec les décisionnaires et les collectivités des trois pays visés afin de soutenir les essais cliniques sur la prévention du VIH/sida et les initiatives de recherche et de développement dans le domaine des vaccins.

Plus précisément, les principales activités seront : la formation de longue durée des boursiers de recherche étudiant à la maîtrise et des boursiers postdoctoraux; la formation de courte durée; les activités de réseautage; l'amélioration de la capacité des infrastructures; la mobilisation et la formation de la collectivité en matière de recherche sur la prévention du VIH; le renforcement des comités d'examen; la création de plateformes de dialogue avec les décisionnaires et les chercheurs pour la promotion de la recherche et des essais cliniques sur la prévention du VIH/sida; enfin, le suivi et l'évaluation du réseau TanZamBo.

7. Plateforme ouest-africaine pour la recherche sur l'intervention en matière de VIH (WAPHIR) (Souleymane Mboup, Assan Jay (Université Cheikh Anta DIOP (UCAD), Laboratoire de bactériologie et de virologie, Dakar, Sénégal; MRC Laboratories, Banjul, Gambie), 1,8 M$

Résumé

L'Initiative de renforcement des capacités réseau de la Plateforme ouest-africaine pour la recherche sur l'intervention en matière de VIH (WAPHIR) établira un partenariat sous direction ouest-africaine avec des collaborateurs canadiens et européens en vue de valoriser la recherche sur le VIH et de mener des essais cliniques de phases I et II au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau. Les trois sites et leurs partenaires canadiens et européens développeront et mettront à profit les ressources de leurs cohortes régionales de personnes porteuses du VIH afin de renforcer des compétences ciblées de laboratoire et la capacité de gestion des essais cliniques. Il en ressortira une base de données commune et unifiée, une expansion des ressources relatives aux populations porteuses du VIH et aux biobanques, des transferts de connaissances, de la formation en soutien aux essais cliniques et le développement de plateformes de laboratoire conformes aux pratiques cliniques et de laboratoire reconnues. De plus, l'initiative renforcera les capacités d'entretien de l'équipement de laboratoire dans les sites africains par le transfert de connaissances sur le système de gestion des technologies biomédicales (Biomedical Technology Management System).

Un programme de perfectionnement du personnel permettra d'établir et d'assurer un leadership scientifique africain par des visites de travail spécialisées et une formation concrète avec des collaborateurs canadiens et européens, qui offriront un soutien en matière de compétences de laboratoire spécialisées et d'essais cliniques de recherche. Les activités de recherche collaborative existantes en matière d'essais cliniques et de travaux de laboratoire sur le VIH serviront d'avenues pour la formation de jeunes scientifiques dans le cadre d'un programme transitoire de formation et d'apprentissage pour diplômés.

8.Projet dans le cadre du Programme de développement des technologies canadiennes contre le VIH : Conception, production et évaluation d'un vaccin thérapeutique/prophylactique multi-antigènes Chimigen® anti-VIH – 491 500 $ (Akshaya Bio Inc.) ciblant les récepteurs des cellules dendritiques

Résumé

L'entreprise utilise sa plateforme technologique Chimigen® brevetée pour développer un vaccin prophylactique/thérapeutique efficace pour empêcher de nouvelles infections à VIH et pour traiter les individus ayant été exposés au VIH. Cette technologie est actuellement utilisée pour créer des agents thérapeutiques visant à lutter contre différentes maladies infectieuses, notamment les maladies virales chroniques, la malaria et le cancer. Des traitements fondés sur l'interférence ARN pour différentes pathologies sont également en cours d'élaboration.

9. Projet dans le cadre du Programme de développement des technologies canadiennes contre le VIH : « Développement d'un vaccin anti-VIH SAV001 » – 1 014 000 $ (Sumagen Canada Inc.)

Résumé

Sumagen Canada a reçu l'approbation de la Food and Drug Administration des États-Unis en décembre 2011 pour commencer la phase I des essais cliniques humains pour un vaccin préventif anti-VIH basé sur un virus entier tué génétiquement modifié, le SAV001.  Le vaccin anti-VIH (SAV001) nourrit beaucoup d'espoir étant donné qu'il a déjà prouvé qu'il stimulait de fortes réponses immunitaires lors d'études préliminaires sans aucun effet indésirable ni aucun risque d'innocuité. Un soutien financier en vertu du Programme de développement des technologies canadiennes contre le VIH aidera Sumagen Canada à procéder plus rapidement à la phase I des essais cliniques humains afin de mettre à l'essai l'innocuité de son vaccin anti-VIH/sida SAV001.

10.  Projet dans le cadre du Programme de développement des technologies canadiennes contre le VIH : « Identification de nouvelles cibles pour le développement d'immunothérapies destinées à éradiquer les cellules immunitaires infectées chez les patients infectés par le VIH-1 » – 464 407 $ (Alethia Biotherapeutics Inc.)

Résumé

Le projet déterminera et validera de nouvelles cibles thérapeutiques et des cibles thérapeutiques très précises pour la prévention et le traitement du sida. La priorité de la stratégie de recherche sera les cibles délimitées par une membrane qui sont induites par les cellules cibles tôt après une exposition au VIH-1 afin de développer de nouveaux vaccins et des anticorps monoclonaux thérapeutiques.

11. Projet dans le cadre du Programme de développement des technologies canadiennes contre le VIH : Diagnostic rapide du VIH – 160 000 $ (ZBx Corporation)

Résumé

ZBx Corporation crée des plateformes de diagnostic rapide à l'aide d'une technologie basée sur des tests de petits échantillons de sang entier commercialisée sous le nom de ZAPMC. Les tests rapides ZAPMC s'effectuent avec une technologie à plateforme simple nécessitant une seule goutte de sang prélevé par piqûre au bout du doigt. Les résultats sont prêts en 10 à 15 minutes.

12.  Projet dans le cadre du Programme de développement des technologies canadiennes contre le VIH : Développement d'une technologie de points de service – 396 000 $ (Boreal Genomics Inc.)

Résumé

L'objectif de ce projet est de développer un prototype de points de service destiné à extraire, à détecter et à caractériser l'ARN du VIH à partir de plusieurs millimètres de sérum. Le plan consiste à combiner l'extraction des acides nucléiques, l'enrichissement et la détection en un seul instrument. Notre capacité à surveiller précisément l'efficacité des médicaments et l'émergence d'une résistance virale nous permettra d'obtenir de meilleurs résultats. La prise en charge des patients infectés par le VIH est très complexe. Il est important d'identifier les souches et de quantifier la charge virale. En cas de réussite, cela pourrait s'appliquer pour d'autres applications cliniques. L'objectif est de créer un prototype capable de valider le concept.

13. Projet dans le cadre du Programme de développement des technologies canadiennes contre le VIH : Développement de ChemArraysMC en tant que nouveau traitement par petites molécules pour la tuberculose et le VIH – 348 000 $ (ChemRoutes Corporation)

Résumé

Avec l'apparition de la résistance pléiotrope dans les traitements actuels avec des médicaments antirétroviraux, l'identification de nouvelles souches de tuberculose et le fait que de nombreux patients infectés par le VIH sont aussi touchés par la tuberculose, le projet vise à cibler deux nouveaux mécanismes d'action contre le virus. Ils peuvent interférer avec la formation de particules contagieuses et le processus de décapsidation du virus même. La deuxième catégorie de composants concerne le ciblage des récepteurs qui activent les récepteurs à 7 domaines transmembranaires couplés aux protéines G. Il semble que ces récepteurs jouent un rôle central dans l'entrée du VIH dans la cellule. Le projet consiste à produire de nouveaux composés tête de série pour pouvoir les développer davantage afin qu'ils soient des candidats précliniques en collaboration avec des partenaires mondiaux.

14. Projet dans le cadre du Programme de développement des technologies canadiennes contre le VIH : Production et test d'anticorps monoclonaux pour l'induction d'une réponse immunitaire anti-VIH – 50 000 $ (Network Immunology Inc.)

Résumé

Ce projet vise à produire des anticorps monoclonaux capables d'induire une réponse immunitaire anti-VIH dans un modèle animal. En cas de réussite, cela prouverait que cette approche pourrait être adoptée pour développer un vaccin anti-VIH.

15. Projet dans le cadre du Programme de développement des technologies canadiennes contre le VIH : « Test à haute sensibilité pour la détection de l'antigène p24 du VIH » – 50 000 $ (Evik Diagnostic Innovations Inc.)

Résumé

Ce projet consiste à créer et à commercialiser un appareil d'essai pour la détection rapide de l'antigène p24 du VIH aux fins d'application dans les points de service.

16. Projet dans le cadre du Programme de développement des technologies canadiennes contre le VIH : Détection aux points de service de l'ARN amplifié du VIH-1 – 337 414 $ (Metaara Medical Technologies Inc.)

Résumé

L'objectif général est de créer un système de détection approuvé par l'Association d'assurance des juristes canadiens aux points de service pour la détermination de la charge virale du VIH-1 chez les patients atteints du sida. Durant le projet de 26 mois, le travail d'élaboration consiste en un échantillon non contagieux d'ARN synthétique du VIH qui subira une transcription inverse, qui sera isothermiquement amplifié et électrochimiquement quantifié par un lecteur de plateforme informatique. Le système de quantification informatique servira de base pour l'élaboration d'un système de plateforme portatif et d'une cartouche jetable dans les années suivantes.

17. Projet dans le cadre du Programme de développement des technologies canadiennes contre le VIH : Conception d’un double test de détection rapide des complexes antigènes‑anticorps du VIH 216 448 $ (MedMira Laboratories Inc.)

Résumé

Une nouvelle plateforme de test de transfert rapide pour le VIH qui captera les antigènes et les anticorps et permettra un diagnostic précoce chez les patients exposés au VIH. Cette détection précoce réduit le risque de ne pas diagnostiquer des personnes infectées au stade précoce de la maladie qui n’est pas encore détectable par d’autres tests communs.

18. Projet dans le cadre du Programme de développement des technologies canadiennes contre le VIH : Développement préclinique et clinique d’un système d’administration par voie orale de l’amphotéricine B 1 100 000 $ (iCo Therapeutics Inc.)

Résumé

Des études de faisabilité et des études toxicologiques précliniques, ainsi que des essais cliniques sur la sécurité pour les humains et l’efficacité chez ceux‑ci en vue d’examiner le rôle du système d’administration de l’amphotéricine B afin de potentiellement traiter les patients ayant des réservoirs de VIH latent. Bien que les formes de traitement actuels, comme le traitement antirétroviral hautement actif (HAART), réussissent très bien à gérer et à stabiliser le VIH chez les patients, le VIH peut également persister en se reproduisant lentement dans les macrophages des tissus et les monocytes du sang. Les réservoirs de VIH de longue durée permettent à l’infection de persister longtemps pendant un HAART qui s’avèrerait autrement efficace et constituent un important obstacle à l’éradication du VIH. À ce jour, les tentatives pour éliminer le virus de ces réservoir ont été infructueux et le fardeau économique de l’infection par le VIH au États-Unis uniquement demeure considérable. Le Centre for Disease Control des États-Unis estime que le coût total d’un traitement tout au long de la vie des patients infectés par le VIH, fondé sur les nouveaux diagnostics en 2009, s’élève à 16,6 milliards de dollars. Cependant, des études indépendantes ont montré que l’amphotéricine B pourrait être efficace pour réactiver l’infection par le VIH‑1 dans les cellules THP89GFP, un modèle de latence du VIH‑1 dans les macrophages. Par conséquent, les stratégies de transactivation pourraient être la clé de la réactivation des infections par le VIH‑1, permettant de vider les réservoirs du virus, ce qui améliorerait l’efficacité des traitements actuels.

19. Projet dans le cadre du Programme de développement des technologies canadiennes contre le VIH : Développement d’anticorps pour le traitement du VIH 292 877 $ (Plantform Corporation)

Résumé

Soutien du Programme de développement des technologies canadiennes contre le VIH pour appuyer la production d’anticorps qui permettent de lutter contre l’infection en perturbant la méthode d’entrée du virus dans les lymphocytes CD4+ humains (lymphocytes T).

Aborder les améliorations des conditions

Amélioration des conditions - résumés des projets

1. Diffusion du Guide des bonnes pratiques de participation aux essais des méthodes biomédicales de prévention du VIH (ONUSIDA) 85 000 $ , du 1er mars 2008 au 31 août 2008

Une stratégie de diffusion pour le document d'orientation Guide des bonnes pratiques de participation aux essais de méthodes biomédicales de prévention du VIH a été élaborée et mise en place par l'ONUSIDA. Conçu en anglais, le Guide a été traduit, mis en page, puis imprimé en grande quantité. Le Guide a été diffusé dans le cadre d'ateliers, de séminaires, d'activités ou d'initiatives de mobilisation communautaire (ciblant des populations vulnérables particulières), de conférences et par le truchement des sites Web de l'ONUSIDA, des ONG et des intervenants pertinents.

Le Guide des bonnes pratiques de participation visait à proposer une orientation systématique quant aux rôles et aux responsabilités des entités qui financent et qui mènent des essais biomédicaux de prévention du VIH envers les participants et leurs collectivités respectives. L'objectif de ce projet consistait à mettre le Guide entre les mains des personnes qui prenaient part aux essais de prévention du VIH, y compris aux essais cliniques sur des vaccins contre le VIH. À ce titre, le projet correspondait à l'un des principes directeurs de l'« accès mondial » de l'Initiative canadienne de vaccin contre le VIH et a contribué à faire connaître les aspects communautaires de la recherche sur les vaccins contre le VIH et de la fourniture de ces vaccins.

2. Renforcer le cadre éthique et légal pour les essais sur les vaccins contre le VIH (OMS, ONUSIDA et partenariat africain pour un vaccin contre le sida) 95 000 $

Ce projet visait à renforcer le cadre éthique et légal pour les essais sur les vaccins contre le VIH et les capacités des acteurs clés dans les pays hôtes afin d'aborder les principales questions morales et difficultés que posent ces essais, notamment la participation des adolescents. Pour atteindre ces objectifs, une gamme d'activités de recherche, de formation, de défense des intérêts et de réseautage ont été réalisées par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), l'ONUSIDA et le partenariat africain pour un vaccin contre le sida. Le projet a facilité la collaboration entre les partenaires au Canada et dans les pays à revenu faible à moyen afin de faire avancer les aspects des vaccins contre le VIH qui touchent au droit, à l'éthique et aux droits de la personne.

3. ICVV - Élaboration d'une réglementation durable qui accélère l'accès aux vaccins contre le VIH (OMS) 2 M$

Le projet de 2 millions de dollars est mis en œuvre par l'Organisation mondiale de la Santé afin  de favoriser les activités de renforcement des capacités qui visent à améliorer les capacités de réglementation dans les pays à revenu faible à moyen, en particulier dans les pays où des essais cliniques sont prévus ou en cours. Les activités de renforcement des capacités, y compris les ateliers, la formation et l'élaboration de lignes directrices, auront pour effet d'accroître les capacités des organismes de réglementation nationaux d'évaluer les applications des essais sur les vaccins contre le VIH, surveiller les essais cliniques approuvés et évaluer les données des essais cliniques.

Les objectifs du projet consistent : à renforcer les organismes de réglementation nationaux (ORN) dans les pays africains visés par les essais cliniques sur les vaccins, à favoriser l'intégration de l'examen éthique, de la réglementation et de l'inscription des essais cliniques en Afrique, à encourager et à renforcer la collaboration entre les autorités morales et réglementaires dans les pays africains ciblés et à concevoir du matériel de formation, notamment des outils d'apprentissage en ligne pour les ORN et les comités d'éthique.

Parmi les résultats attendus de ce projet : la création d'un secrétariat pour la tenue du Forum africain de réglementation des vaccins (AVAREF) en Afrique ainsi que l'officialisation et l'expansion du réseau qui est actuellement composé d'ORN et de comités d'éthique provenant de 19 pays africains. Le projet permettra également de contribuer à l'harmonisation des pratiques et des normes de réglementation pour les essais cliniques, de renforcer les comités d'éthique grâce à une formation et à un soutien financier et de créer des organismes de surveillance nationaux pour contrôler les commissions d'examen des institutions.

4. Soutien à la prestation de programmes et de conférences (Entreprise mondiale pour un vaccin contre le VIH), 1,09 M$, de juin 2009 à mars 2013

Des fonds sont fournis pour appuyer les conférences sur le vaccin contre le sida et d'autres activités de programme de l'Entreprise mondiale pour un vaccin contre le VIH, y compris des activités relatives au renouvellement du Plan stratégique scientifique (PSS) de 2005, les priorités clés du PSS de 2010, des ateliers scientifiques et le portail Web pour les jeunes chercheurs et les chercheurs en début de carrière.

Cette contribution vise les objectifs généraux suivants : favoriser la collaboration; et déterminer les derniers développements scientifiques et les lacunes dans le domaine de la recherche sur les vaccins contre le VIH. Elle produira les résultats généraux suivants : renforcer la capacité en matière de recherche et de développement de vaccins contre le VIH dans les pays en développement; fournir un lieu pour les échanges scientifiques internationaux en matière de recherche sur le VIH/sida; accélérer le développement d'un vaccin de prévention du VIH.

5. Programme de mentorat pour le renforcement des capacités de réglementation de l’Initiative canadienne contre le VIH 100 000$ (Santé Canada)

Le Programme de mentorat pour le renforcement des capacités de réglementation de l’ICVV est conçu pour permettre aux autorités réglementaires nationales (ARN) qui souhaitent renforcer leur capacité en matière de réglementation sur les vaccins et les essais cliniques de profiter d’une formation pratique personnalisée pour se préparer à l’évaluation future d’une demande d’essai de vaccin contre le VIH. Malawi est la première ARN à participer au Programme, et la relation de mentorat devrait durer de deux à trois ans. Début: Février 2012

6. Forum international de réglementation de la direction générale des produits de santé et des aliments 150 000 $ (Santé Canada)

Parrainer des autorités nationales chargées de la réglementation de pays à faible revenu et à revenu intermédiaire en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud; offrir de la formation sur la réglementation des vaccins afin d’aider à renforcer la capacité quant à la réglementation des essais cliniques sur un vaccin contre le VIH/sida.

7. Soutien de secrétariat pour l'établissement du Programme africain pour un vaccin contre le sida 200 000 $ (Institut ougandais de recherche sur les virus)

De l’aide financière est fournie au nouveau Programme africain pour un vaccin contre le sida (AAVP) de l’Institut ougandais de recherche sur les virus (UVRI), afin : de mettre en place en Afrique un secrétariat efficace et pleinement fonctionnel, qui vise à établir un partenariat panafricain durable et solide entre les intervenants du domaine des vaccins contre le VIH; de mobiliser les ressources africaines et non africaines; de favoriser la participation de l’Afrique à titre d’intervenant clé dans la prévention et le traitement du VIH et les efforts de mise au point d’un vaccin à l’échelle mondiale; d’améliorer les cadres éthique, légal et réglementaire pour la recherche d’un vaccin contre le VIH; d’élaborer des stratégies novatrices de renforcement des capacités afin d’accroître la capacité de recherche de l’Afrique.

8. Congrès canadien de recherche sur le VIH/sida 236 065 $ (Association canadienne de recherche sur le VIH)

Depuis 2011, du soutien est accordé à l’Association canadienne de recherche sur le VIH pour la tenue de son congrès annuel, afin de favoriser l’avancement de technologies de prévention efficaces et basées sur les données probantes en amenant les chercheurs et les intervenants du milieu du VIH à se mobiliser et à collaborer davantage entre eux. 

9. Diffusion du Guide des bonnes pratiques de participation aux essais des méthodes biomédicales de prévention du VIH 110 000 $ (Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA – ONUSIDA)

Du soutien a été fourni pour la traduction de Considérations éthiques relatives aux essais de méthodes biomédicales de prévention du VIH et Guide des bonnes pratiques de participation aux essais des méthodes biomédicales de prévention du VIH. Un autre document, Point d’orientation 20 : Consommateurs de drogues injectables a été rédigé et incorporé à ces deux documents.

Fonds des initiatives communautaires - résumé des projets

1. Série d'ateliers sur les nouvelles technologies de prévention (Coalition interagence sida et développement) 33 154 $

Les objectifs du projet consistent à offrir une formation à des groupes communautaires très variés qui abordent les problématiques et les difficultés soulevées par les nouvelles technologies de prévention à l'échelle nationale et internationale, à diversifier et à accroître la présence des Canadiens dans les réseaux de prévention qui ont accès à de l'information sur les nouvelles technologies de prévention et à sensibiliser davantage les étudiants aux possibilités de recherche liées aux nouvelles technologies de prévention dans le contexte de la science fondamentale, de la science clinique ou de la science sociale.

2. Technologies de prévention dans le domaine élargi de la prévention du VIH (Coalition interagence sida et développement) 69 386 $

Le 13 mai 2010, à l'occasion du 19e Congrès canadien annuel sur la recherche sur le VIH et le sida, la Coalition interagence sida et développement (CISD), la Société canadienne du sida (SCS) et le Réseau canadien d'info-traitements sida (CATIE) ont tenu une activité connexe intitulée « Technologies de prévention dans le domaine élargi de la prévention du VIH ». Cette séance satellite d'une journée a permis de réunir 39 chercheurs, travailleurs du secteur de la santé communautaire et de la santé publique, membres de la communauté et représentants des gouvernements qui ont examiné de quelle façon les nouvelles technologies de prévention du VIH – y compris les vaccins, les microbicides et la prophylaxie préexposition – peuvent s'intégrer dans l'ensemble des stratégies de prévention du VIH existantes.

Les objectifs étaient les suivants : examiner de quelle façon les nouvelles technologies de prévention peuvent être intégrées dans le contexte actuel des stratégies de prévention du VIH au Canada; cerner les capacités et les besoins précis des intervenants sur le plan des nouvelles technologies de prévention; déterminer les principaux enjeux qui apparaissent dans le secteur des politiques, des programmes, de la recherche et de la défense des intérêts communautaires ainsi que les intervenants qu'il faut mettre à contribution dans chacun de ces secteurs.

3. Séance par satellite sur les nouvelles technologies de prévention (NTP) et les vaccins au 6e  symposium national de perfectionnement des compétences dans le domaine du VIH/sida à Montréal en mars 2010 (Société canadienne du sida) 93 220 $

Les objectifs de la proposition consistent à renforcer les capacités des travailleurs de première ligne et des organismes communautaires grâce à un exposé par satellite sur les vaccins et les autres technologies de prévention et à encourager les personnes qui travaillent principalement dans le domaine du VIH/sida à participer au 6e  symposium national de perfectionnement des compétences dans le domaine du VIH/sida et à la séance par satellite sur les nouvelles technologies de prévention et les vaccins en offrant un bourse afin de faciliter leur présence.

Afin de favoriser une compréhension à l'échelle mondiale, deux participants de pays à revenu faible à moyen bénéficieront d'un soutien financier afin d'assister au Congrès et à la séance par satellite. Elles seront également invitées à se rendre à Ottawa afin de prendre part à des visites sur place avec des représentants des organisations hôtes, notamment la SCS et la CISD, et à faire un exposé devant des fonctionnaires à l'Agence de la santé publique du Canada. La séance par satellite permettra d'accroître les connaissances des intervenants qui luttent contre le VIH/sida, d'ouvrir une voie afin de permettre aux principaux exploitants d'informer leurs collectivités des progrès concernant le vaccin contre le VIH et des autres technologies de prévention et de les tenir au courant à cet égard, de contribuer à créer un réseau plus solide dans le milieu du VIH/sida afin d'assurer un engagement permanent et de donner l'occasion de partager des connaissances sur les nouvelles technologies de prévention et les vaccins.

4. Leçons tirées : Miser sur les interventions de santé publique auprès des populations touchées par le VIH (Société canadienne du sida) 345 960 $

Le projet de la SCS est actuellement en cours. Dans le cadre de ce projet, la SCS entreprendra une analyse des tendances et des leçons apprises pendant la période de vaccination ainsi que d'autres mesures de santé publique dans des populations cibles. Des groupes communautaires participeront à un symposium sur les pratiques exemplaires ainsi qu'à des entrevues avec des répondants clés. L'analyse permettra de déterminer des pratiques exemplaires pendant la période de vaccination au sein des populations cibles ainsi que des ressources communautaires qui répondent à ces besoins, y compris des méthodes pour communiquer avec les collectivités visées et des outils, comme des feuillets d'information et des guides, qui s'appuient sur les pratiques déterminées dans la foulée de ce projet. La SCS fait valoir le besoin de vaccins depuis six ans en apportant de l'aide à la mobilisation des collectivités contre le sida afin de sensibiliser davantage la population à ce problème et de perfectionner les connaissances sur cet enjeu.

Le projet se concentre sur les populations au Canada ainsi qu'à l'échelle internationale. La recherche sur les pratiques exemplaires et les résultats qui entourent la période de vaccination serviront à cerner les domaines thématiques clés qui feront l'objet de discussions à l'occasion d'un symposium sur les pratiques exemplaires où les participants amorceront un dialogue sur l'importance des leçons apprises et sur leur signification dans un contexte culturel.

Les résultats de ce projet représenteront une synthèse des constatations à l'égard de ces collectivités. Un document d'information sera rédigé sur les constatations et les pratiques exemplaires. Le financement prévu dans cette proposition permettra de divulguer les résultats préliminaires de cette analyse et de présenter le document de recherche dans le cadre d'un exposé par satellite lors du Congrès international sur le sida 2010. La Société canadienne du sida, la Coalition interagence sida et développement et l'Initiative internationale pour un vaccin contre le sida seront les hôtes conjoints de la séance par satellite. À la suite de la présentation dans le cadre du Congrès international sur le sida 2010, des trousses d'outils seront conçues, acheminées aux membres de la SCS, puis partagées avec le centre de distribution du Réseau canadien d'info-traitements sida.

5. Accroître la participation des collectivités aux efforts de vaccination au Canada et en Afrique (Coalition interagence sida et développement) 439 071 $

La CISD s'associera au Southern African AIDS Trust, en Afrique du Sud, et à la nouvelle HIV Vaccine and Microbicide Advocacy Society, au Nigeria, afin de favoriser le partage des connaissances et de l'expertise entre les collaborateurs canadiens et internationaux, de renforcer les capacités au sein des trois organismes et de faciliter la distribution à grande échelle des documents liés au projet.

Le projet comportera un examen des ressources existantes sur les vaccins contre le VIH et des autres nouvelles technologies de prévention. Ces renseignements seront à la base d'une trousse d'outils et d'une trousse de formation sur les vaccins contre le VIH et sur la recherche sur la prévention ainsi que de la création d'ateliers de formation dans des endroits précis à l'intention des dirigeants communautaires et des représentants des médias au Canada, au Nigeria et en Afrique australe. La trousse d'outils et la trousse de formation seront soumises à des essais pilotes dans les trois pays. Après la mise au point  des produits, une formation sera donnée aux représentants communautaires, aux intervenants des médias et aux journalistes des trois pays. Les trois partenaires distribueront la trousse d'outils à leurs membres, à leurs réseaux ainsi qu'au Réseau canadien d'info-traitements sida. La CISD présenta un résumé du projet à l'occasion du Congrès international sur le sida en 2010.

6. Préparer le milieu canadien de la santé publique aux nouvelles technologies de prévention du VIH : comprendre les connaissances, les besoins en matière d'information et le rôle potentiel des travailleurs de la santé publique au Canada et tirer des leçons des expériences en Europe du Sud-Ouest (Association canadienne de santé publique) 386 025 $

L'Association canadienne de santé publique (ACSP) représente plus de 25 disciplines de la santé publique, allant des infirmières, aux diététistes et aux épidémiologistes, en passant par les universitaires et les responsables de la santé publique. Elle a pour mandat de constituer une ressource nationale spéciale au Canada qui fera valoir l'importance du perfectionnement et du maintien du personnel et de la santé communautaire selon les principes de la santé publique que sont la prévention des maladies, la promotion et la protection de la santé et les politiques de santé publique. L'ACSP aborde des questions d'intérêt pour la collectivité de la santé publique canadienne et internationale, met son expertise au service de plus de 35 pays, y compris la région des Balkans en Europe du Sud-Ouest, où les taux d'infection par le VIH sont similaires à ceux du Canada, mais où les ressources en santé publique sont beaucoup moins importantes pour assurer les programmes et les services. Ce projet vise à mieux faire comprendre les connaissances actuelles, les besoins en matière d'information, les défis ainsi que le rôle potentiel des travailleurs de la santé publique au Canada en ce qui a trait aux nouvelles technologies de prévention (NTP) du VIH et à collaborer à l'introduction et à la mise en place des NTP au Canada. Grâce à un partenariat conclu avec des organisations non gouvernementales en Europe du Sud-Ouest, le projet contribuera également à amorcer un processus semblable dans la région des Balkans et à concevoir des outils et des documents adaptés aux réalités internationales dans la foulée de la participation du Canada à l'élaboration de politiques et de cadres d'envergure mondiale pour la fourniture de vaccins contre le VIH.

L'ACSP analysera les connaissances actuelles des travailleurs de la santé publique en ce qui concerne les technologies de prévention du VIH et élaborera des stratégies visant à améliorer les capacités de ces travailleurs et à faciliter la venue et la fourniture des vaccins contre le VIH et des nouvelles technologies de prévention au fur et à mesure qu'ils seront disponibles.

Un comité de consultation pancanadien sera formé afin de guider le projet. Le comité sera composé de représentants fédéraux et provinciaux-territoriaux, de travailleurs de la santé publique, d'experts juridiques, d'organismes de lutte contre le VIH/sida, de représentants de l'Europe du Sud-Ouest et de personnes qui vivent avec le VIH/sida.

Une consultation nationale permettra de documenter les initiatives de prévention du VIH et les pratiques exemplaires axées sur les collectivités au Canada. Une analyse sera réalisée sur la capacité des systèmes de santé locaux au Canada à intégrer les nouvelles technologies de prévention du VIH et sur les prochaines étapes pour les essais. La mise en œuvre au Canada sera déterminée et l'ACSP produira un rapport avec des recommandations pour l'introduction des nouvelles technologies de prévention du VIH au Canada.

Parmi les résultats attendus du projet : une analyse de l'infrastructure et de l'éducation requises pour l'introduction des vaccins contre le VIH et des NTP au Canada, une compréhension du rôle potentiel des travailleurs de la santé publique à l'égard des technologies de prévention du VIH au Canada et dans les Balkans, et la capacité accrue des travailleurs de la santé publique pour introduire et fournir un vaccin contre le VIH ainsi que les nouvelles technologies de prévention, en particulier chez les populations vulnérables au Canada.

7. Approches biomédicales de la prévention du VIH (Réseau canadien d'info-traitements sida) 61 920 $

Les objectifs du projet consistent à accroître les connaissances et la compréhension chez les travailleurs de première ligne et les décideurs à l'égard des approches biomédicales émergentes de la prévention du VIH, à augmenter les capacités et les préparatifs des organismes de première ligne et des décideurs afin de participer efficacement à la recherche, au développement et à la mise en œuvre de nouvelles approches biomédicales de la lutte contre le VIH, à renforcer la capacité des chercheurs, des travailleurs de première ligne et des décideurs à diffuser et à perfectionner les connaissances afin d'intégrer les nouvelles technologies de prévention biomédicales à une mesure de prévention nationale du VIH, qui comprend les approches sociales et comportementales fructueuses actuelles, et à donner aux travailleurs de première ligne et aux décideurs l'occasion de titrer des leçons des expériences des organisations locales, régionales, nationales et internationales qui explorent déjà l'utilisation des nouvelles technologies de prévention.

Appui d'efforts coordonnés - résumé des projets

1. Établissement du Bureau de coordination de l’Alliance de recherche et de développement de l’ICVV 3.2M $ (Centre international pour les maladies infectieuses)

Le Bureau de coordination de l’Alliance, qui fait partie du Centre international pour les maladies infectieuses, établira l’Alliance de recherche et de développement de l’ICVV. Il assurera également la direction et la promotion de cet organisme, qui comportera un réseau d’organisations des secteurs publics et privés, d’établissements universitaires possédant une expertise dans le domaine du VIH/sida et des vaccins et d’organisations internationales. L’Alliance mettra l’excellence scientifique du Canada au service des efforts internationaux de développement d’un vaccin contre le VIH. Elle permettra de favoriser les solutions novatrices, les synergies et les collaborations dans le milieu de la mise au point du vaccin contre le VIH et celui du développement des vaccins en général. Le Bureau de coordination de l’Alliance fournira également un soutien administratif au Conseil consultatif de l’ICVV.

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