Rapport national sur la consommation alimentaire d’une journée

Sommaire

La connaissance des habitudes de consommation alimentaire à risque élevé et des pratiques de manipulation des aliments des Canadiens est essentielle à la réduction du nombre des maladies d’origine alimentaire au Canada. Au cours des dernières années, les maladies chroniques et leurs déterminants sont devenus une priorité de santé publique, car les leaders mondiaux reconnaissent le fardeau que représentent ces maladies souvent évitables. De la même façon, les problèmes de salubrité des aliments se sont retrouvés au premier plan avec l’attention portée aux importantes éclosions de maladies d’origine alimentaire tant au Canada qu’à l’étranger. Alors que les habitudes de consommation alimentaire changent en fonction des facteurs sociaux et d’un approvisionnement alimentaire de plus en plus diversifié, la nécessité de disposer de données sur les aliments et la nutrition qui soient fiables au niveau de la population, et permettent d’éclairer la prise de décisions, et de soutenir et de protéger la santé des Canadiens n’a jamais été aussi grande.

Différentes habitudes alimentaires sont associées à un risque accru de maladie d’origine alimentaire et notre capacité d’évaluer les tendances en matière de consommation alimentaire et les risques liés aux maladies d’origine alimentaire est limitée par le manque de données sur les habitudes alimentaires, la consommation alimentaire et les pratiques de salubrité des aliments actuelles. En outre, notre capacité d’examiner la consommation alimentaire en tant que facteur de risque/exposition associé aux maladies d’origine alimentaire et de soutenir la comparaison des niveaux d’exposition requise pour déterminer la source de la maladie au cours des enquêtes sur les éclosions de maladies d’origine alimentaire est limitée par l’insuffisance des données sur les habitudes alimentaires actuelles au Canada.

Des données sur la consommation alimentaire spécifiques aux Canadiens renforceraient considérablement la capacité de tous les ordres de gouvernement d’examiner les toxi-infections d’origine alimentaire et d’y réagir. Des données nationales permettraient également de mieux comprendre les principales voies d’exposition aux maladies d’origine alimentaire, de déterminer l’exposition de la population à des aliments précis fréquemment consommés qui présentent un risque élevé, d’éclairer les volets vente au détail des programmes de surveillance, de fournir les données nécessaires aux évaluations du risque, et d’orienter l’élaboration des politiques et la mise en oeuvre des programmes.

Le cycle 2.2 de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes menée en 2004 incluait un module détaillé sur les aliments et la nutrition à l’initiative conjointe de Statistique Canada et de Santé Canada. Cette enquête sur la nutrition comprenait un rappel alimentaire de 24 heures accordant une attention particulière à l’apport nutritionnel. Bien que le rappel alimentaire ait servi à recueillir des données à des fins nutritionnelles, il a également fourni des données sur l’alimentation spécifiques au Canada, et susceptibles de combler les lacunes statistiques relevées dans une perspective de maladie d’origine alimentaire et de salubrité des aliments.

Les épidémiologistes du Centre des maladies infectieuses d’origine alimentaire, environnementale et zoonotique (CMIOAEZ) de l’ASPC ont utilisé les données de l’enquête pour examiner la consommation alimentaire en tant que facteur d’exposition/risque lié aux maladies d’origine alimentaire et explorer la possibilité d’extrapoler les données du rappel alimentaire de 24 heures à des périodes d’exposition de plusieurs jours consécutifs. Les épidémiologistes ont appliqué des méthodes statistiques avancées aux données du rappel de 24 heures pour déterminer s’il était possible d’estimer la consommation alimentaire sur des périodes de trois, cinq et sept jours consécutifs. Ces périodes sont les périodes d’exposition requises en vue de l’établissement de comparaisons significatives entre les aliments consommés par la population en général et les aliments consommés par les gens souffrant d’une maladie d’origine alimentaire. Les résultats obtenus ont démontré que les données relatives à une consommation alimentaire d’une journée ne pouvaient pas être étendues de façon fiable à une période plus longue.

Le rapport produit fournit des données sur les aliments consommés sur une période de 24 heures, lesquelles peuvent contribuer aux enquêtes sur les flambées. Toutefois, il est possible que ces données ne constituent pas un comparateur suffisant pour permettre de déterminer la source de la maladie pendant les flambées, car elles ne peuvent pas être extrapolées à des périodes d’exposition de plusieurs jours consécutifs.

Les données sur la consommation alimentaire d’une journée peuvent également servir à dégager les tendances générales et à établir les caractéristiques démographiques des personnes consommant des aliments spécifiques, sur une période de 24 heures. Elles peuvent en outre fournir un aperçu des aliments les plus couramment consommés, comme les fromages les plus fréquemment consommés (au cours d’une période de 24 heures), ou des indications sur les groupes d’âge présentant un pourcentage élevé de consommation d’un aliment donné sur une période d’une journée (p. ex. hot-dogs consommés par les enfants âgés de 4 à 13 ans). Elles peuvent également servir à déterminer la répartition des lieux où un aliment peut généralement être préparé (p. ex. domicile ou restaurant). Ainsi, ces données peuvent quand même être utiles en aidant à orienter les enquêtes sur les flambées et les volets vente au détail des programmes de surveillance, en fournissant des renseignements précieux pour les évaluations du risque, et en orientant l’élaboration des politiques et l’exécution des programmes.

Dans l’ensemble, malgré ses limites et le fait qu’on reconnaît ne pas encore disposer de données sur la consommation alimentaire sur plusieurs jours, le présent rapport vise à décrire les habitudes de consommation quotidienne et les quantités d’aliments consommées par la population canadienne, ainsi que la répartition démographique de ces habitudes et quantités. Ces données fourniront une indication de ce que les Canadiens mangent généralement (au cours d’une période de 24 heures), et aideront à mieux comprendre et décrire les tendances en matière de consommation alimentaire au Canada.

Communiquez avec nous pour obtenir une copie de le rapport au complet. Courriel :  entericsurveillance@phac-aspc.gc.ca.

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