Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline dans les hôpitaux de soins de courte durée : Sommaire du Rapport de surveillance du 1er janvier 2008 au 31 décembre 2012

Le Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) est un S. aureus qui est devenu résistant aux bêta-lactamines (antibiotiques) (c.-à-d. les antibiotiques administrés en première intention, notamment la méthicilline, l'oxacilline, la pénicilline et l'amoxicilline). Le SARM est un organisme bactérien qui peut coloniser sans symptôme la peau et les surfaces de muqueuses d'humains en bonne santé et qui peut également causer des infections telles que des infections de plaies, des infections urinaires, de la peau et des tissus mous, une ostéomyélite, une endocardite ou une bactériémie. Le SARM peut être contracté dans la collectivité, à l'hôpital ou dans d'autres milieux de soins de santé tels que les établissements de soins de longue durée, les cliniques de dialyse ou les centres de réadaptation.

Le SARM se transmet le plus souvent par un contact direct peau contre peau ou avec des surfaces ou des objets contaminés utilisés en commun.

Les infections à Staphylococcus aureus sont actuellement signalées comme étant la principale cause des infections associées aux soins de santé dans le monde. Un nombre croissant de ces infections résistent à la méthicilline. Les infections par le SARM représentent un fardeau important pour les systèmes de soins de santé et l'utilisation des ressources et elles sont associées à des taux accrus de morbidité et de mortalité.

L'Agence de la santé publique du Canada (l'Agence) recueille des données sur les patients hospitalisés atteints d'infections par le SARM et dans les hôpitaux canadiens de soins de courte durée colonisés par le SARM, par l'intermédiaire du Programme canadien de surveillance des infections nosocomiales (PCSIN) depuis 1995. Le présent rapport décrit l'épidémiologie et la microbiologie du SARM au Canada, de 2008 à 2012. Les paragraphes qui suivent énoncent quelques-unes des principales conclusions qui se dégagent du présent rapport de surveillance.

  • Dans l'ensemble, les taux nationaux d'infection par le SARM ont diminué depuis 2009, la réduction la plus spectaculaire ayant été observée dans les taux d'infection associée aux soins de santé. Des tendances similaires ont aussi été observées dans d'autres pays développés.
  • Toutefois, une différence marquée dans les tendances des taux d'infection par le SARM entre les patients adultes et pédiatriques a été observée. Chez l'adulte, les taux d'infection ont connu une baisse constante depuis 2008, tandis que les taux d'infection chez les enfants ont considérablement augmenté.
  • Les blessures de la peau et des tissus mous ou les brûlures sont les sources les plus courantes des infections cliniques par le SARM à chacune des années de surveillance. Les infections du sang liées au cathéter central représentaient un peu plus du tiers des bactériémies à SARM de 2008 à 2012.
  • De 2008 à 2012, environ 9 % des patients présentant une infection clinique (non sanguine) par le SARM et 25 % des patients présentant une bactériémie à SARM sont décédés 30 jours après la date de la culture positive.
  • Les trois types de souche les plus répandus décelés dans les isolats cliniques (non sanguins) et d'hémoculture étaient les suivants : SARMC-2, SARMC-7 et SARMC-10. La souche SARMC-2 (le type de souche le plus couramment associé au milieu hospitalier) représente la plus grande proportion constatée, suivie des souches SARMC-10 et SARMC-7 (types de souche les plus couramment associés aux milieux communautaires).
  • À l'échelle nationale, parmi les isolats de SARM testés, il n'y a eu aucune preuve de la résistance aux antibiotiques comprenant la vancomycine, la tigécycline, la linézolide ou la daptomycine, ces derniers pouvant être utilisés pour traiter les infections à SARM.

Pour obtenir un exemplaire du rapport, veuillez communiquer avec : ccdic-clmti@phac-aspc.gc.ca

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