Document d’orientation à l’intention des établissements d’enseignement postsecondaire durant la pandémie de la COVID-19

24 juillet 2020

Table des matières

Préambule

L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC), en collaboration avec des experts de la santé publique du Canada, a élaboré le présent document d'orientation dans le contexte de la pandémie de COVID-19 à l'intention des administrateurs des établissements d'enseignement postsecondaire et des autorités de santé publique (ASP) locales dans les territoires où l'on trouve ces établissements. Le présent document a été préparé en fonction du contexte canadien, des données scientifiques actuellement accessibles et du point de vue des experts. Il s'appuie également sur les mesures personnelles et communautaires de santé publique présentées dans le document d'orientation intitulé Mesures communautaires de santé publique pour atténuer la propagation des maladies à coronavirus (COVID-19) au CanadaNote de bas de page 1. Ces mesures de santé publique (MSP) sont recommandées pour atténuer la propagation de la maladie à coronavirus (COVID-19) du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SRAS-CoV-2), en prenant en compte les besoins des différents groupes de population en fonction de leur vulnérabilité, de l'ethnicité et de la culture, de leur capacité et d'autres facteurs socioéconomiques et démographiques. Pour obtenir de l'information supplémentaire à jour sur la COVID-19 qui peut être partagée avec les étudiants, le personnel, les membres du corps professoral et les parents, rendez-vous sur le site Web canada.ca sur la COVID-19.

Le présent document d'orientation pourrait être modifié à mesure que de nouveaux renseignements sur la transmissibilité et le profil épidémiologique sont communiqués. Il doit être lu en parallèle avec les lois, les politiques et les règlements pertinents à l'échelon fédérale, provincial, territorial ou local. L'orientation fournie par les autorités sanitaires provinciales et territoriales tiendra compte des situations épidémiologiques locales, qui varient grandement partout au pays. Par conséquent, on ne s'attend pas à ce que la mise en œuvre de l'orientation soit uniforme à l'échelle du Canada, comme il est mentionné dans les Orientations pour une approche stratégique relativement à la levée des mesures restrictives de santé publiqueNote de bas de page 2.

Dans l'interprétation et la mise en œuvre de cette orientation, il est important de reconnaître que certaines personnes et certains groupes vulnérables qui subissent de l'inégalité systémique ou qui font face à des obstacles au mieux-être (en raison de leur sexe, leur race, leur appartenance autochtone, leur emplacement géographique, leur ruralité, leur capacité, leur âge, leur statut socioéconomique et d'autres identités croisées) peuvent avoir de la difficulté ou être limités dans leur capacité à respecter les mesures recommandées. Ainsi, des réponses et des recommandations adaptées pourraient être nécessaires dans certaines situations (p. ex. éloignement physique non requis entre un préposé aux services de soutien à la personne et le client ou l'étudiant).

Introduction

Le présent document d'orientation fournit des renseignements pour les établissements suivants :

Écoles postsecondaires et de formation professionnelle : Dans le présent document d'orientation, ces établissements comprennent notamment les collèges publics et privés, les universités, les écoles de formation professionnelle, les écoles techniques et les cégeps. Les pensionnats (c.-à-d. les écoles pour élèves de la maternelle à la 12e année [5e secondaire] où les élèves habitent à l'école et peuvent retourner dans leurs familles lors des congés et des vacances d'été) peuvent utiliser certaines de ces orientations, en plus des orientations de l'ASPC pour les écoles de la maternelle à la 12e année (mises à jour en cours). Les populations de ces établissements sont généralement composées de jeunes adultes qui habitent sur le campus ou dans d'autres logements locaux (p. ex. dortoirs ou résidences d'étudiants), dans des logements privés situés sur le campus ou hors campus (p. ex. maisons ou appartements loués en collocation) ou dans une résidence familiale. Il peut également y avoir des apprenants adultes qui ont leur propre famille ou des enfants, et qui travaillent pendant qu'ils sont aux études. Les membres du corps professoral et le personnel font également partie de la population scolaire; y compris potentiellement les adultes plus âgés qui sont plus susceptibles de présenter une forme grave ou des complications de la maladie COVID-19.

Les établissements d'enseignement postsecondaire sont des environnements complexes qui sont très variables sur le plan de l'emplacement géographique, de la taille (des infrastructures et de la population scolaire), des services offerts et de la structure. Ils accueillent également des personnes très variées (âge, sexe, capacité, race, ethnicité/culture et autres facteurs) qui peuvent avoir des problèmes de santé sous-jacents ou faire face à des obstacles au mieux-être. En plus d'offrir de l'instruction aux étudiants, ces établissements peuvent également mener d'autres activités comme l'hébergement du personnel et des étudiants, la prestation de services aux professeurs, au personnel, aux étudiants et à la communauté, la recherche, et l'organisation d'activités et de rassemblements scolaires, sociaux et culturels. L'accent est mis sur les considérations et les mesures de santé publique qui peuvent être incluses dans la planification et les opérations par les administrateurs et les prestataires de cours. Le présent document d'orientation ne fournit pas de conseils relatifs aux projets d'infrastructure sur les campus et aux différents établissements sur le campus tels que les pubs et les bars, les restaurants et les magasins, puisque ces établissements sont visés par l'orientation provinciale ou territoriale pertinente.

Approche de planification axée sur les risques

Les mesures de santé publique mises en œuvre par les autorités sanitaires locales, provinciales ou territoriales et les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux (FPT) ont été ajustées au fil du temps en fonction de l'évolution de la pandémie de COVID-19. Les établissements doivent collaborer avec l'autorité de santé publique (ASP) locale et envisager d'adopter une approche de planification axée sur les risques similaire pour leurs stratégies d'atténuation et l'identification des indicateurs (voir le tableau 1) et des seuils pour restreindre, suspendre ou reprendre les activités en personne. Les évaluations des risques devraient être prises en compte dans les décisions relatives à l'ouverture ou à la fermeture d'établissements et à la façon de fonctionner la plus sécuritaire possible pour ceux qui sont ouverts. Des directives supplémentaires sur l'évaluation des risques par les autorités de santé publique est offerte dans le document d'orientation sur les mesures communautaires de santé publique à l'annexe C : Cadre pour l'évaluation et l'atténuation des risques dans les milieux communautaires pendant la pandémie de COVID-19Note de bas de page 1.

Tableau 1. Exemples d'indicateurs à prendre en compte dans les évaluations des risques des établissements d'enseignement postsecondaire (adapté d'OpenSmartEDU)Note de bas de page 3
Indicateurs possibles pour justifier un renforcement des restrictions Indicateurs possibles pour justifier un assouplissement des restrictions
Augmentation importante de la transmission de la COVID-19 sur le campus, particulièrement quand elle est plus importante que la transmission dans la communauté environnante. Diminution importante de la transmission de la COVID-19 sur le campus.
Augmentation importante de la transmission de la COVID-19 dans la communauté environnante (particulièrement si les bâtiments et les logements d'étudiants sur le campus sont fortement intégrés et répartis dans la communauté locale). Diminution importante de la transmission de la COVID-19 dans la communauté environnante, particulièrement si la transmission était plus élevée sur le campus.
Preuve que les étudiants, les professeurs, le personnel ou la communauté environnante ne respectent pas les stratégies d'atténuation de la santé publique en lien avec l'éloignement physique ou d'autres mesures (p. ex. utilisation de masques non médicaux quand cela est recommandé). Preuve du respect des stratégies d'atténuation de la santé publique dans l'établissement ou la communauté environnante (déterminé par la surveillance des violations et du nombre de plaintes).
Capacité insuffisante des établissements de soins de santé ou d'autres services sur le campus ou dans les établissements de santé locaux. Capacité suffisante des établissements de soins de santé ou d'autres services sur le campus ou dans les établissements de santé locaux (étant donné que le nombre de cas est toujours maîtrisable).
Espaces insuffisants pour les étudiants qui doivent se placer en quarantaine ou s'auto-isoler (individuellement ou en cohortes). Espaces suffisants pour les étudiants qui doivent se placer en quarantaine ou s'auto-isoler (individuellement ou en cohortes).

L'approche stratégique relativement à la levée des mesures restrictives de santé publiqueNote de bas de page 2 souligne l'importance des mesures personnelles de protection de base (présentées dans la section suivante) pour optimiser notre capacité en tant que société de contrôler la propagation de la COVID-19. Le cadre d'évaluation des risques fournit les éléments à considérer dans l'évaluation des caractéristiques des établissements et des personnes qui fréquentent ces établissements, et donne des conseils aux ASP pour évaluer le niveau de risque, le potentiel d'atténuation en fonction d'une hiérarchie des contrôles, et déterminer les prochaines étapes pour pouvoir reprendre les activités avec des mesures d'atténuation des risques.

D'autres directives sont fournies sur l'évaluation des risques des rassemblements et des événements durant la pandémie de COVID-19Note de bas de page 4; elle pourrait aider les décideurs à évaluer les risques et le potentiel d'atténuation pour les rassemblements et les événements sur le campus, p. ex. l'orientation et les événements sportifs, les activités liées aux affaires étudiantes, les cours magistraux et les examens, etc.

Mesures personnelles pour prévenir et limiter la propagation de la COVID-19

Comme aucun traitement ou vaccin ciblé n'est disponible à l'heure actuelle, les mesures de santé publique personnelles de base devront devenir la « nouvelle normalité » pour optimiser notre capacité à limiter la propagation du virus à long terme dans la société et dans les établissements d'enseignement postsecondaire. Les mesures personnelles de protection de base suivantes que chaque personne doit suivre sont essentielles et doivent être observées, et ce, tout au long de la réponse à la COVID-19 :

Voyages intérieurs et internationaux

Une attention particulière doit être accordée aux personnes de l'extérieur de la communauté qui doivent se rendre sur le campus, p. ex. les personnes qui voyagent entre les provinces et les territoires du Canada et les étudiants et les professeurs étrangers. Les exigences locales, provinciales/territoriales et/ou fédérale visant les voyageurs nationaux et internationaux nécessitera une période d'auto-isolement avant qu'ils puissent participer à des activités sur le campus. Depuis le 25 mars 2020, tous les voyageurs qui arrivent au Canada doivent obligatoirement se mettre en quarantaine (auto-isolement) pendant 14 jours, conformément au décret d'urgence émis en vertu de la Loi sur la mise en quarantaine.

Le plan de quarantaine de tout étudiant arrivant de l'extérieur du Canada doit respecter les exigences d'un plan de quarantaine tel que décrit dans l'ordonnance d'urgence en vigueur au moment de son entrée au Canada. Comme tout autre voyageur non exempté, ces étudiants doivent pouvoir s'isoler ou se mettre en quarantaine pendant 14 jours; ils ne doivent pas être en contact avec une personne vulnérable (telle que définie dans l'ordonnance); et ils doivent avoir accès aux nécessités de la vie (par exemple, la nourriture, leurs médicaments). L'agent de contrôle aux frontières ou l'agent de quarantaine a le dernier mot sur ce qui est considéré comme un plan de quarantaine approprié à l'entrée au Canada.

De plus amples renseignements seront bientôt disponibles sur les rôles et responsabilités des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, et des établissements d'enseignement désignés, en ce qui a trait aux étudiants étrangers.

Mesures pour prévenir et limiter la propagation de la COVID-19 dans les établissements d'enseignement postsecondaire

Les sections suivantes présentent les éléments à considérer pour un établissement d'enseignement postsecondaire. Cette liste d'éléments à considérer n'est pas exhaustive, mais elle fournit une perspective de santé publique à prendre en compte pour le milieu universitaire.

Évaluation des risques sur le campus et stratégies d'atténuation

Certaines personnes dans les établissements d'enseignement supérieur peuvent être plus susceptibles d'être exposées au virus COVID-19 pour les raisons suivantes : leur emploi ou leur profession les oblige à être en contact avec un grand nombre de personnes, ce qui augmente leurs chances d'être exposées à une personne atteinte de COVID-19; elles vivent en groupe (par exemple, dans des dortoirs) où le virus COVID-19 peut se transmettre plus facilement; ou elles sont confrontées à des obstacles qui limitent leur capacité à accéder ou à mettre en œuvre des mesures de santé publique efficaces (par exemple, les personnes handicapées qui rencontrent des informations, des services et/ou des installations non accessibles). Les modifications qui peuvent être mises en œuvre sur le campus sont la clé pour gérer la transmission de la COVID-19. La mesure dans laquelle un campus pourra fonctionner avec des activités et des services en personne restreints et limiter la circulation sur le campus dépendra de nombreux facteurs, notamment de l'emplacement de l'établissement, de l'intégration dans la communauté locale, et les principaux services prioritaires et fonctions institutionnelles qui doivent être maintenus sur le campus. Il peut y avoir de nombreux points d'accès au campus en raison de la fourniture de services à la communauté locale. De nombreux établissements d'enseignement postsecondaire seront toujours accessibles dans une certaine mesure.

Si des activités doivent avoir lieu sur le campus, les administrateurs de l'établissement doivent prendre en compte ce qui suit :

Compte tenu des ressources et des efforts importants déployés pour préparer et préserver ces espaces, les établissements d'enseignement postsecondaire pourraient choisir de restreindre l'accès à certains endroits ou de les fermer s'il est impossible de bien mettre en œuvre les mesures de sécurité.

Les établissements d'enseignement postsecondaire doivent évaluer la faisabilité de mettre en œuvre des « cohortes » sur le campus. Cela consiste à établir ou à promouvoir l'établissement de petits groupes, de manière formelle ou informelle; les groupes pourraient être toujours composés des mêmes personnes pour minimiser le nombre de contacts à divers endroits. Les contextes dans lesquels les cohortes sont une stratégie d'atténuation viable sont cernés dans les sections suivantes.

Cours magistraux, méthodes d'apprentissage par l'expérience et activités de recherche

Il est reconnu que les étudiants ont des exigences et des besoins d'apprentissage différents selon leur programme d'études et des besoins individuels d'apprentissage différents. Les administrateurs doivent donc déterminer le niveau de risque de transmission selon le contexte dans lequel les cours ou les composants des cours sont offerts. Il est prouvé que l'éloignement physique est l'un des moyens les plus efficaces de réduire la propagation de la maladie pendant une éclosion. Pour préserver l'intégrité académique, l'accès au matériel du cours et aux instructeurs en ligne ou à distance doit être envisagé (tout en prenant en compte les exigences d'accès au campus et le besoin possible pour d'autres formats) quand l'autorité de santé publique locale recommande de suspendre les activités sur le campus, ou si certains types de programmes de placement (p. ex. éducateurs de la petite enfance, soins infirmiers, formation en apprentissage) sont suspendus en raison d'éclosions locales.

Quand il est disponible, l'accès en ligne ou à distance à l'instruction peut également être envisagé pour assurer un accès équitable. Certaines personnes ne seront pas en mesure de se présenter aux séances en personne en raison des mesures imposées pour lutter contre la COVID-19, p. ex. les personnes dont l'état de santé ou le handicap les empêche de pouvoir s'éloigner physiquement ou d'utiliser des MNM ou des revêtements de visage, ainsi que les étudiants concernés par les restrictions de voyage. En outre, certains étudiants qui sont plus susceptibles de présenter une forme grave ou des complications de la maladie (p.ex. les personnes âgées, les personnes de tous âges qui ont des problèmes de la santé chroniques, les personnes de tous âges qui sont immunodéprimées, et les personnes atteintes d'obésité) peuvent choisir de ne pas assister aux séances en personne afin de protéger leur propre santé. Les étudiants qui habitent avec des personnes qui sont plus susceptibles de présenter une forme grave ou des complications de la maladie peuvent également choisir de ne pas se présenter aux séances en personne. Les établissements d'enseignement postsecondaire doivent aussi prendre en compte les personnes touchées et leur offrir du soutien, particulièrement celles qui éprouvent des difficultés financières, les étudiants handicapés et les personnes qui peuvent avoir de la difficulté à accéder aux outils d'apprentissage en ligne. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter le document d'orientation de l'ASPC COVID-19 et les personnes en situation de handicap au CanadaNote de bas de page 5.

Les activités de recherche sont un autre composant clé dans certains établissements d'enseignement postsecondaire. Les établissements doivent envisager de mettre en œuvre différentes mesures d'éloignement physique, d'ingénierie et administratives (voir les exemples ci-dessous) dans ces établissements afin de minimiser les risques, s'ils ne sont pas pris en compte par les exigences en matière de santé au travail. Il pourrait être nécessaire de restreindre l'accès aux laboratoires ou de les fermer, ou de suspendre temporairement les activités de recherche s'il est impossible de mettre en œuvre des mesures de sécurité adéquates. Par conséquent, les enquêteurs doivent passer en revue les activités de recherche pour déterminer lesquelles nécessitent véritablement que des personnes se présentent en personne (p. ex. soins des animaux, préservation des matières qui exigent des conditions d'entreposage spéciales, entretien de l'équipement essentiel), et si le personnel doit recevoir de la formation polyvalente pour pouvoir remplir plusieurs fonctions ou des fonctions similaires pour des projets de recherche multiples afin de réduire les contacts éventuels.

Les établissements doivent communiquer et collaborer avec les organisations qui offrent des stages, des placements dans le cadre d'un programme coopératif, les stages, ou la formation en apprentissage pour souligner l'importance d'adopter des protocoles de sécurité adéquats et des stratégies d'atténuation des risques pour pouvoir offrir de l'enrichissement scolaire ou des possibilités d'emploi. Les établissements devraient, dans la mesure du possible, accueillir les les étudiants qui pourraient avoir besoin d'effectuer placements professionnels en ligne ou à distance, les étudiants dont le placement professionnel a été annulé ou les étudiants qui sont incapables de trouver un placement professionnel. Selon le contexte (p. ex. formation en apprentissage de métier, stage clinique dans un hôpital ou un établissement de soins de longue durée), les établissements d'enseignement postsecondaire peuvent devoir effectuer une évaluation des risques pour permettre certains placements professionnels des étudiants. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter l'Outil d'atténuation des risques pour les lieux de travail et les entreprises en activité pendant la pandémie de COVID-19Note de bas de page 6. La mesure dans laquelle les activités en personne peuvent avoir lieu dépendra de différents facteurs, notamment le contexte épidémiologique local de la COVID-19, les risques d'importation du virus dans l'établissement en permettant aux étudiants de circuler sur le campus, d'aller dans les salles de classe, les salles de conférences et les laboratoires et de suivre une formation pratique technique, et toutes les restrictions pour les grands groupes en vertu des directives locales. Des stratégies d'atténuation additionnelles, particulièrement pour les contextes d'apprentissage à risque élevé, doivent être mises en œuvre pour assurer que ces activités (p. ex. laboratoires pédagogiques, stages cliniques, instruction sur la technologie appliquée) sont réalisées en toute sécurité.

Exemples de stratégies d'atténuation pour les cours magistraux et la formation pratique et appliquée
Hiérarchie des catégories de contrôle Exemples de stratégies d'atténuation (en plus de la promotion des pratiques personnelles et du nettoyage et de la désinfection de l'environnement)
Éloignement physique
  • Faire asseoir les étudiants à au moins deux mètres de distance pour les activités en personne (p. ex. une chaise sur deux condamnée avec du ruban dans la salle de conférences, marquage au sol dans le laboratoire, bureaux à une distance raisonnable durant les examens en personne).
  • Offrir des cours magistraux virtuels, en temps réel ou en différé, pour limiter le nombre de personnes dans les salles de classe.
  • Offrir des examens en ligne et utiliser des méthodes de surveillance d'examen à distance au besoin ou d'autres formats d'évaluation.
  • Offrir des activités à l'extérieur afin d'accroître davantage l'éloignement physique et de diminuer le risque de transmission (sous réserve des conditions climatiques).
Ingénierie
  • Accroître la ventilation dans le milieu d'apprentissage en ajustant le système de chauffage, de ventilation et de climatisation (CVC) ou en ouvrant des fenêtres (sous réserve des conditions climatiques).
  • Déplacer les activités à l'extérieur si possible et sous réserve des conditions climatiques.
  • Augmenter l'accès aux installations servant à l'hygiène des mains (p. ex. stations de lavage des mains) dans tous les bâtiments sur le campus, les salles de conférences, les laboratoires, les ateliers, les studios, etc.
Mesures administratives
  • Condenser le calendrier scolaire pour minimiser le temps passé sur le campus, si la présence sur place est requise et que les normes académiques sont toujours respectées.
  • Améliorer les pratiques de nettoyage et de désinfection de l'environnement dans tous les établissements (par exemple, les salles de conférence, les salles de classe, les salles de bain), en mettant l'accent sur les surfaces fréquemment touchées (p. ex. poignées de porte, rampes, chaises, tables, boutons d'ascenseur, équipement commun).
  • Limiter le nombre de personnes sur le campus et dans les salles de classe et de conférences en tout temps en décalant l'horaire des classes et en alternant les journées où les étudiants doivent se présenter en classe.
  • Établir un calendrier pour l'accès aux laboratoires, notamment en accordant toujours les mêmes plages horaires aux mêmes personnes afin de minimiser les contacts éventuels.
  • Accorder la priorité pour l'accès au campus aux classes peu nombreuses et aux occasions d'apprentissage appliqué ou par expérience.
  • Permettre l'instruction en personne seulement pour les programmes pour lesquels cela est nécessaire afin d'obtenir une accréditation de l'industrie ou du domaine, ou d'obtenir une licence.
  • Développer des laboratoires virtuels, des simulations et des ressources multimédias pour l'apprentissage par l'expérience (p. ex. apprentissage en laboratoire, tutoriels et séminaires) qui ne pourra pas être offert en personne.
  • Envisager d'autres stratégies, p. ex. l'envoi postal ou un partenariat avec des entreprises locales, pour que les étudiants reçoivent les fournitures nécessaires pour participer à l'activité d'apprentissage (p. ex. ingrédients pour les programmes de formation en cuisine).
  • Utiliser des cohortes ou des petits groupes, et garder les mêmes personnes dans les mêmes groupes pour minimiser les contacts.
  • S'assurer que des politiques d'exclusion strictes sont en place pour les étudiants, les membres du corps professoral, le personnel et les visiteurs qui sont malades, tout en s'assurant d'appuyer les étudiants, le corps professoral et le personnel en isolement et d'éviter toute forme de stigmatisation ou de discrimination.
  • Mettre en œuvre des politiques et des technologies qui permettent aux étudiants, membres du corps professoral et personnel plus susceptibles de présenter un forme grave ou des complications de la maladie (c.-à-d. les personnes âgées, les personnes de tous âges qui ont des problèmes de santé chroniques, les personnes de tous âges qui sont immunodéprimées, et les personnes atteintes d'obésité) ou qui ne peuvent pas participer aux activités d'apprentissage en personne de les faire en ligne ou à distance.
  • Avoir une procédure pour isoler les étudiants, les membres du corps professoral, le personnel et les visiteurs qui tombent malades pendant qu'ils sont sur le campus.
  • Tenir un registre ou utiliser un système d'enregistrement sécuritaire des étudiants, des membres du corps professoral, du personnel et des invités qui entrent dans un bâtiment du campus pour participer à des activités d'apprentissage, afin de faciliter les enquêtes sur les cas de la santé publique et la recherche des contacts en cas d'exposition au virus dans un bâtiment du campus.
EPI et MNM
  • Utiliser l'équipement de protection individuelle (EPI) dans les milieux d'apprentissage cliniques ou un MNM ou un couvre-visage en tissu dans les milieux non cliniques s'il pourrait être impossible de maintenir l'éloignement physique.

Résidences situées sur le campus

Selon la situation, les administrateurs pourraient ouvrir quelques résidences, toutes les résidences ou n'en ouvrir aucune. Dans les cas où des résidences seront ouvertes, certains types de résidences peuvent poser plus de risques que d'autres (p. ex. les dortoirs par rapport aux chambres individuelles), et différentes stratégies peuvent être mises en œuvre pour atténuer le risque de transmission de la COVID-19. Les établissements doivent aussi envisager de désigner certaines résidences ou certains logements hors campus, particulièrement ceux avec des chambres individuelles, pour l'isolement et la quarantaine. Se reporter à la section sur les politiques en matière de quarantaine et d'isolement pour plus de détails.

Dans les cas où plusieurs personnes partagent une chambre, ou pour les logements de style « suite », les établissements (et avec l'avis de la santé publique) peuvent envisager de les traiter comme une unité familiale, avec les dispositions pour l'organisation des activités et les attentes en matière d'éloignement physique correspondantes. Pour de l'orientation sur la manière de gérer un cas présumé ou confirmé de COVID-19 chez une personne qui habite dans une résidence, il faut consulter les sections sur la gestion des cas et l'intervention en cas d'éclosion.

Les établissements d'enseignement postsecondaire doivent s'assurer que quiconque fournit du soutien supplémentaire à une personne qui habite dans une résidence, p. ex. les préposés aux services de soutien à la personne, connaît le document d'orientation suivant : Prévention et contrôle de la maladie COVID-19 : Lignes directrices pour les milieux de soins à domicile (accessible à partir du site canada.ca) et a pris les mesures d'atténuation pertinentes.

Si les résidences sont rouvertes, les établissements d'enseignement postsecondaire devront également tenir compte de la possibilité que des restrictions pour les déplacements et les voyages pourraient être imposées durant la session, ce qui pourrait empêcher certaines personnes d'arriver ou de retourner chez elles. Ces personnes pourraient avoir besoin d'aide et de services dans des périodes où les établissements sont normalement fermés ou exploités avec moins de personnel (p. ex. vacances d'hiver ou semaine de lecture).

Exemples de stratégies d'atténuation pour les résidences situées sur le campus
Hiérarchie des catégories de contrôle Exemples de stratégies d'atténuation (en plus de la promotion des pratiques personnelles et du nettoyage et de la désinfection de l'environnement)
Éloignement physique
  • Offrir des résidences à capacité d'accueil réduite ou prendre des dispositions supplémentaires pour offrir des logements hors campus (p. ex. hôtels).
  • Éviter d'utiliser des résidences de style « dortoir » avec des salles de bain communes. Offrir plutôt des chambres individuelles avec une salle de bain privée ou des appartements de style « suite » (avec des chambres individuelles) pour limiter les contacts.
  • Augmenter le nombre d'affiches et de marquages au sol dans les résidences pour rappeler aux étudiants et au personnel de respecter l'éloignement physique, et instaurer la circulation à sens unique dans les couloirs et les escaliers étroits, lorsque possible.
  • Augmenter l'espace entre les meubles dans les aires communes (p. ex. salons, cuisines) pour maintenir une distance de deux mètres et diminuer l'achalandage.
Ingénierie
  • Accroître la ventilation dans les résidences en ajustant le système de CVC ou en ouvrant des fenêtres (sous réserve des conditions climatiques).
  • Mettre des barrières physiques (c.-à-d. barrières en plexiglas ou transparentes) à la réception.
  • Installer des options avec peu de contact aux points d'entrée et de sortie (p. ex. dispositifs sensibles à la pression ou sans contact au lieu de poignées de porte).
  • Installer des barrières physiques ou retirer ou fixer les meubles mobiles afin de maintenir l'éloignement physique, tout en prenant en compte les besoins d'accès de chacun.
  • Accroître la disponibilité des distributeurs de désinfectant pour les mains dans les résidences et augmenter le nombre d'affiches pour rappeler aux étudiants les bonnes pratiques d'hygiène des mains.
Mesures administratives
  • Limiter le nombre d'étudiants qui habitent dans les résidences en offrant des cours en ligne ou à distance. Offrir des séances d'information, des programmes ou des activités sociales virtuels pour les étudiants qui habitent dans les résidences (et pour ceux qui étudient à distance) afin de diminuer la nécessité des rassemblements, tout en maintenant les liens sociaux et les expériences de la vie étudiante.
  • Adopter des protocoles pour limiter le nombre d'étudiants qui peuvent utiliser les aires communes dans les résidences
(c.-à-d. salons, cuisines, salles de lavage, etc.) en même temps (p. ex. les heures d'inscription, l'accès restreint par clé).
  • Interdire le partage de certains articles dans les cuisines communes des résidences (p. ex. aliments, verres, vaisselle, ustensiles) et exiger que les étudiants utilisent leurs propres articles bien identifiés.
  • Établir ou réviser les protocoles de nettoyage de l'environnement dans les aires communes et accroître la fréquence du nettoyage des surfaces et des objets fréquemment touchés.
  • Adopter des mesures de sécurité adaptées à la culture (p. ex. moniteurs dans les couloirs) pour surveiller les étudiants et les dissuader de se rassembler dans les aires communes, tout en s'assurant d'éviter la stigmatisation et la discrimination envers certains groupes.
  • Adopter des protocoles pour limiter le nombre d'étudiants et de membres du personnel qui peuvent se trouver dans un ascenseur au même moment et encourager la circulation unidirectionnelle des piétons sur le campus.
  • Limiter ou interdire les invités (le jour ou pour la nuit) dans les résidences à tout moment.
EPI et MNM
  • Encourager le port du MNM ou du couvre-visage dans les résidences quand il n'est pas facile de maintenir l'éloignement physique (p. ex. dans les ascenseurs, les escaliers, les couloirs et les aires communes).

Prestation de soutien et de services

Il existe une vaste gamme de soutiens et de services sur le campus qui sont fournis par l'établissement ou par les fournisseurs tiers, notamment des services scolaires, des services aux étudiants, des services d'athlétisme et sportifs, des services de santé et bien-être, et des services alimentaires. Le soutien et les services qui peuvent être fournis en ligne ou par téléphone réduiront les contacts entre les personnes et permettront aux personnes qui ne peuvent pas se déplacer d'avoir accès au soutien et aux services. Le soutien et les services pour lesquels il est impossible de mettre en œuvre les mesures de protection requises pourraient devoir être fermés temporairement.

Il est bien reconnu que l'athlétisme et les sports, y compris les sports intercollégiaux et intracollégiaux et l'utilisation individuelle des installations de conditionnement physique et récréatives, jouent un rôle important dans le développement de l'esprit de communauté au sein d'un établissement d'enseignement postsecondaire, en plus de favoriser la santé physique et mentale et de promouvoir le développement de liens sociaux. Les établissements d'enseignement postsecondaire sont invités à adopter une approche axée sur les risques pour déterminer si ces types d'activités pourront avoir lieu sur le campus et hors campus, et comment. Certains sports et certaines activités athlétiques, particulièrement les activités à contact élevé et les sports d'équipe, peuvent poser un risque plus élevé de transmission de la COVID-19. Les établissements d'enseignement postsecondaire peuvent envisager différentes approches et stratégies d'atténuation pour limiter le risque posé par les activités sportives, notamment les reporter, et limiter ou interdire les spectateurs aux événements sportifs. Pour en savoir plus sur les rassemblements et les événements durant la pandémie, se reporter à l'Outil d'atténuation des risques concernant les rassemblements et événementsNote de bas de page 4.

Les établissements d'enseignement postsecondaire doivent aussi collaborer avec l'ASP locale pour s'assurer que leurs centres sportifs et les autres aires récréatives sont conformes aux lignes directrices provinciales ou territoriales, particulièrement en ce qui concerne l'éloignement physique et le nettoyage et la désinfection de l'équipement sportif et d'exercice.

Pour obtenir plus d'information sur les directives précises concernant l'athlétisme et les sports, consulter les ressources suivantes : COVID-19 : Cadre du retour au sport de haute performanceNote de bas de page 7, fiches-conseils du CCHST sur l'athlétisme et les sports, et les organisations et clubs sportifs à l'échelle nationale pour des conseils liés aux sports.

Exemples de stratégies d'atténuation pour la prestation de soutien et de services (excluant les services alimentaires)
Hiérarchie des catégories de contrôle Exemples de stratégies d'atténuation (en plus de la promotion des pratiques personnelles et du nettoyage et de la désinfection de l'environnement)
Éloignement physique
  • Limiter le nombre d'étudiants, de membres du corps professoral, de personnel et de visiteurs qui peuvent se trouver dans un bâtiment qui offre du soutien ou des services au même moment.
  • Réduire le nombre de sièges disponibles ou condamner certains sièges dans les aires d'attente, les bibliothèques et d'autres zones d'étude pour s'assurer qu'il y a une distance d'au moins deux mètres entre les sièges.
  • Dans les bureaux pour les consultations (soins de santé ou orientation pour les étudiants), il faut placer les meubles de manière à ce qu'il y ait une distance d'au moins deux mètres entre les étudiants et les conseillers.
  • Dans les installations sportives, placer l'équipement de manière à ce qu'il y ait une distance d'au moins deux mètres entre chaque personne.
  • Augmenter le nombre d'affiches et de marquages au sol dans les endroits qui offrent du soutien ou des services pour rappeler aux étudiants, aux membres du corps professoral, au personnel et aux visiteurs de respecter l'éloignement physique, et instaurer la circulation à sens unique dans les couloirs et les escaliers étroits, lorsque possible.
  • Adopter des protocoles pour limiter le nombre d'étudiants, de membres du corps professoral, de personnel et de visiteurs qui peuvent se trouver dans un ascenseur au même moment, en prenant en compte les différents besoins (p. ex. espace pour les aides à la mobilité ou différents types corporels).
  • Faire les activités à l'extérieur si possible (sous réserve des conditions climatiques).
Ingénierie
  • Mettre des barrières physiques (c.-à-d. barrières en plexiglas ou transparentes) :
    • pour séparer les étudiants, le personnel, les membres du corps professoral et les visiteurs aux centres de services et aux comptoirs de paiement ou aux caisses;
    • entre les bureaux dans les bibliothèques et les autres zones d'étude, ou augmenter la disponibilité des cubicules avec des murs assez hauts;
    • entre les appareils d'entraînement dans les installations sportives intérieures;
  • Mettre des barrières pour faciliter l'éloignement physique aux entrées et aux sorties, tout en assurant une accessibilité appropriée et sûre pour les personnes ayant des besoins différents en matière de mobilité.
  • Accroître la ventilation dans les endroits qui offrent du soutien ou des services en ajustant le système de CVC ou en ouvrant des fenêtres (sous réserve des conditions climatiques).
  • Accroître le nombre de distributeurs de désinfectant pour les mains dans l'endroit qui offre du soutien ou des services.
  • Réduire le nombre de surfaces communes qui doivent être touchées et éliminer tout objet commun qui n'est pas essentiel pour la sécurité (p. ex. entrouvrir les portes, utiliser des poubelles sans contact doublées d'un sac de plastique).
Mesures administratives
  • Continuer d'offrir du soutien et des services aux étudiants, aux personnel, et aux membres du corps professoral en ligne ou par téléphone, si possible, particulièrement aux personnes plus susceptibles de présenter une forme grave ou des complications de la maladie (p. ex. personnes âgées, personnes de tous âges qui ont des problèmes de santé chroniques, personnes de tous âges qui sont immunodéprimées, et personnes atteintes d'obésité).
  • Lorsqu'on fournit du soutien ou des services en personne, offrir aux étudiants et aux visiteurs des ressources électroniques si possible pour éviter de devoir toucher à des papiers.
  • Dans les magasins de vente au détail, rappeler aux étudiants, aux membres du corps professoral, au personnel et aux visiteurs d'éviter de toucher à la marchandise ou utiliser les options de collecte à l'extérieur.
  • Adopter des modèles de paiement sans contact, si possible (exception pour les personnes qui peuvent seulement payer en espèces).
  • Assigner des espaces d'étude, des bureaux ou des ordinateurs spécifiques aux étudiants, si possible.
  • Établir ou réviser les protocoles de nettoyage de l'environnement dans les espaces publics et accroître la fréquence du nettoyage des surfaces et des objets fréquemment touchés.
  • S'assurer que des politiques d'exclusion strictes sont en place pour les étudiants, les membres du corps professoral, le personnel et les visiteurs qui sont malades et qui veulent entrer dans un endroit qui offre du soutien ou des services, tout en s'assurant d'éviter toute forme de stigmatisation ou de discrimination.
  • Avoir une procédure pour l'isolement des étudiants, des membres du corps professoral, du personnel ou des visiteurs qui tombent malades pendant qu'ils se trouvent dans un endroit qui offre du soutien ou des services, tout en s'assurant d'éviter toute forme de stigmatisation ou de discrimination.
  • Tenir un registre ou utiliser un système d'enregistrement sécurisé des étudiants, des membres du corps professoral, du personnel et des visiteurs qui entrent dans un endroit qui offre du soutien ou des services, afin de faciliter les enquêtes sur les cas liés à la santé publique et la recherche des contacts en cas d'exposition dans un endroit qui offre du soutien ou des services.
EPI et MNM
  • Encourager le port du MNM ou du couvre-visage dans les endroits qui offrent du soutien ou des services lorsqu'il n'est pas facile de maintenir l'éloignement physique.
  • Demander au personnel en milieu clinique (c.-à-d. établissements de soins de santé et cliniques sans rendez-vous) de porter l'EPI adéquat, et demander aux patients de porter un MNM ou un couvre-visage.
Exemples de stratégies d'atténuation pour les services alimentaires dans les résidences
Hiérarchie des catégories de contrôle Exemples de stratégies d'atténuation (en plus de la promotion des pratiques personnelles et du nettoyage et de la désinfection de l'environnement)
Éloignement physique
  • Limiter le nombre de personnes qui peuvent se trouver dans les salles à manger et les zones de restauration au même moment.
  • S'assurer qu'il y a une distance d'au moins deux mètres entre les sièges dans les salles à manger et les zones de restauration.
  • Augmenter le nombre d'affiches et de marquages au sol dans les salles à manger et les zones de restauration pour rappeler aux étudiants et au personnel de respecter l'éloignement physique, et instaurer la circulation à sens unique dans les allées et les escaliers étroits.
Ingénierie
  • Accroître la ventilation dans les salles à manger en ajustant le système de CVC ou en ouvrant des fenêtres (sous réserve des conditions climatiques).
  • Mettre des barrières physiques (c.-à-d. plexiglas) aux comptoirs de paiement ou aux caisses, ou derrière les comptoirs de nourriture pour séparer le personnel des services alimentaires et les étudiants.
  • Envisager d'augmenter l'utilisation de machines distributrices avec des options de paiement sans contact pour fournir des aliments préemballés ou à emporter.
  • Accroître le nombre de distributeurs de désinfectant pour les mains dans les salles à manger et les zones de restauration.
Mesures administratives
  • Limiter ou interdire l'accès aux zones de rassemblement et les places assises dans les salles à manger et les zones de restauration (p. ex. entourer les zones avec un ruban, enlever les sièges).
  • Assigner les gens à une salle à manger ou à une installation précise pour limiter les contacts.
  • Envisager d'avoir recours à des cohortes pour l'utilisation des salles à manger ou des services alimentaires à des heures désignées (p. ex. tous les étudiants qui habitent dans la même résidence qui utilisent les services alimentaires ou tous les étudiants du même programme ou qui suivent les mêmes cours).
  • Offrir des heures de repas décalées ou augmenter les heures de disponibilité pour limiter le nombre de personnes qui veulent avoir accès aux salles à manger ou aux zones de restauration au même moment.
  • Abandonner les options libre-service (p. ex. éviter les options de style buffet, enlever les stations communes d'aliments, de condiments et d'ustensiles) et augmenter les options de service par le personnel.
  • Améliorer les commandes par téléphone, en ligne ou par une application mobile pour augmenter les options de mets à emporter, et augmenter les options de repas préparés.
  • Réduire la manipulation des aliments en augmentant les options d'aliments préemballés.
  • Adopter des options de paiement sans contact, si possible (exception pour les personnes qui peuvent seulement payer en espèces).
  • Établir ou réviser les protocoles de nettoyage de l'environnement dans les salles à manger et accroître la fréquence du nettoyage des surfaces et des objets fréquemment touchés.
EPI et MNM
  • Encourager le port du MNM ou du couvre-visage en tissu pendant que les gens commandent et ramassent leur nourriture (c.-à-d. pas durant qu'ils mangent) lorsqu'il n'est pas facile de maintenir l'éloignement physique.
  • S'assurer que le personnel qui manipule, prépare et sert les aliments et les boissons utilise l'EPI approprié (p. ex. des gants adéquats pour les produits de nettoyage) [voir la fiche-conseil du CCHST pour les restaurants et services alimentairesNote de bas de page 8 pour plus de détails].

Soutien des rassemblements communautaires et de la vie étudiante (rassemblements, événements et activités sanctionnés par l'établissement)

Les mesures d'atténuation prises pour réduire le risque de transmission de la COVID-19 auront une grande incidence sur les activités sociales offertes au personnel et aux étudiants. Cela sera particulièrement difficile pour ceux qui habitent sur le campus ou qui sont nouveaux à l'établissement et qui n'ont pas encore de réseau social local. Par conséquent, il est important de cerner de manière proactive ce qui peut permettre de développer des liens sociaux constructifs et un sentiment de bien-être. Bien qu'il existe de nombreuses options en ligne ou virtuelles (p. ex. messagerie texte et appels vidéo, applications mobiles pour mettre en correspondance des personnes), il y aura inévitablement des rassemblements, probablement informels et spontanés.

Pour atténuer les comportements implicites qui pourraient mener à des rassemblements trop nombreux et imprudents ou nuire à la gestion des cas et à la recherche des contacts, l'établissement devra déterminer comment bien communiquer et normaliser les attentes à l'égard des rassemblements et des événements en personne, y compris les conséquences de ne pas prendre les mesures de prévention individuelles. Autoriser les petits rassemblements pourrait être plus efficace pour contrôler la transmission de la COVID-19 que de les bannir complètement, à condition que des protocoles adéquats en cas d'éclosion soient en place.

Les administrateurs de campus et les dirigeants des associations étudiantes et de professeurs doivent aussi prévoir que les individuels pourraient consommer des substances qui pourraient altérer leur jugement avant ou durant un rassemblement ou un événement, et qu'ils pourraient donc être moins en mesure ou susceptibles de prendre les mesures de prévention individuelles. L'établissement doit préparer des communications adéquates pour souligner le risque accru posé par la consommation de substances durant les rassemblements et promouvoir des stratégies pour la consommation sécuritaire de ces substances, là où elle est autorisée.

Exemples de stratégie d'atténuation pour offrir des rassemblements communautaires et appuyer la vie étudiante
Hiérarchie des catégories de contrôle Exemples de stratégies d'atténuation (en plus de la promotion des pratiques personnelles et du nettoyage et de la désinfection de l'environnement)
Éloignement physique
  • Organiser les rassemblements à des endroits avec suffisamment d'espace pour permettre l'éloignement physique, et utiliser des signaux visuels pour rappeler aux individuels de garder une distance de deux mètres (p. ex. un siège sur deux condamné avec du ruban dans les espaces intérieurs, marquage au sol).
  • Renforcer les pratiques personnelles générales pour maintenir l'éloignement physique; p. ex. éviter les salutations comme les poignées de main, le « tape-m'en cinq » (high fives), les « poing à poing » et les accolades.
Ingénierie
  • Accroître la ventilation dans les espaces intérieurs en ajustant le système de CVC ou en ouvrant des fenêtres (sous réserve des conditions climatiques).
  • Organiser les rassemblements et les événements à l'extérieur lorsque c'est possible et réfléchir à la manière de faire face à un changement soudain des conditions météorologiques (p. ex. prévoir un autre espace intérieur sûr ou annuler le rassemblement ou l'événement s'il ne peut être déplacé en toute sécurité à l'intérieur en respectant l'éloignement physique).
  • Mettre des barrières pour faciliter l'éloignement physique aux entrées et aux sorties, tout en assurant une accessibilité appropriée et sûre pour les personnes ayant des besoins différents en matière de mobilité.
  • Réduire le nombre de surfaces communes qui doivent être touchées et éliminer tout objet commun qui n'est pas essentiel pour la sécurité (p. ex. entrouvrir les portes, utiliser des poubelles sans contact doublées d'un sac de plastique).
  • Accroître la disponibilité des distributeurs de désinfectant pour les mains et les affiches pour promouvoir l'hygiène des mains.
Mesures administratives
  • Augmenter la disponibilité des options en ligne ou virtuelles pour les rassemblements et les activités sociales afin de limiter le nombre de gens sur place, tout en s'assurant du maintien des liens sociaux et de la vie étudiante (p. ex. rencontres virtuelles, cours de conditionnement physique en ligne, diffusion continue en direct du rassemblement ou de l'événement, enregistrement d'un balado ou d'une vidéo).
  • Offrir davantage de rassemblements et d'événements avec moins de personnes au lieu d'organiser un seul grand rassemblement, tout en veillant à prévoir suffisamment de temps entre les rassemblements et les événements pour mettre en œuvre des stratégies d'atténuation appropriées telles que le nettoyage de l'environnement.
  • Exiger que les rassemblements sociaux parrainés par les clubs, les programmes ou facultés, les organisations étudiantes, etc., soient enregistrés (p. ex. auprès de l'association étudiante, du bureau de la faculté, des conseillers de la résidence).
  • Limiter au minimum la durée du rassemblement ou de l'événement afin de réduire les contacts entre les participants.
  • Établir ou réviser les protocoles de nettoyage de l'environnement dans les salles à manger et accroître la fréquence du nettoyage des surfaces et des objets fréquemment touchés.
  • Tenir un registre ou utiliser un système d'enregistrement sécurisé des étudiants, des membres du corps professoral, du personnel et des invités qui participent à un rassemblement ou à un événement en personne, afin de faciliter les enquêtes sur les cas liés à la santé publique et la recherche des contacts en cas d'exposition au virus durant le rassemblement ou l'événement.
EPI et MNM
  • Encourager le port du MNM ou du couvre-visage en tissu durant les rassemblements lorsqu'il pourrait être impossible de maintenir l'éloignement physique.

Activités hors campus (rassemblements, événements et activités non sanctionnés)

Bien que les administrateurs et la faculté ne puissent pas contrôler les interactions entre les étudiants ou les événements hors campus, une stratégie de communication rigoureuse sur le risque de transmission de la COVID-19 devrait être en place. Envisagez d'offrir un programme d'apprentissage obligatoire au début de chaque session pour tous les étudiants et personnels (p. ex. un balado ou une séance d'information sur la santé publique) sur l'utilisation adéquate des masques, l'hygiène des mains, l'éloignement social, etc. De l'information est affichée sur le site Web COVID-19 du gouvernement du Canada.

Planification pour la COVID-19 : gestion des cas et intervention en cas d'éclosion

Un plan rigoureux pour la gestion des cas et l'intervention en cas d'éclosion peut limiter la transmission de la COVID-19 dans l'établissement si les personnes infectées sont rapidement détectées et isolées, et si on est en mesure de retracer les contacts pour qu'ils se placent en quarantaine. Les administrateurs des établissements d'enseignement postsecondaire doivent collaborer, partager l'information et examiner les plans d'urgence avec leurs ASP locales avant le début de l'année scolaire pour s'assurer que des mesures sont en place pour protéger les facultés, le personnel, les étudiants et les invités. Les établissements d'enseignement postsecondaire doivent travailler avec leur ASP locale pour faire ce qui suit :

Anticiper une augmentation de l'absentéisme parmi les étudiants/le corps professoral/le personnel et collaborer avec les groupes de santé et de sécurité au travail pour élaborer un plan approprié. Il faut faire preuve de souplesse et tenir compte de la situation personnelle de chacun, notamment avoir des politiques flexibles sur la présence au travail et les congés de maladie. Appuyez les étudiants, les membres du corps professoral et le personnel et encouragez-les à prendre soin de leur santé mentale et leur bien-être en les informant que des services de soutien et des ressources sont disponibles, notamment le Portail de soutien en matière de santé mentale et de consommation de substances d'Espace mieux-être Canada. Les gens devront peut-être rester à la maison s'ils sont malades ou doivent s'occuper d'un membre du ménage malade ou de leurs enfants en raison de la fermeture des écoles. Identifiez les fonctions et les postes essentiels, et veillez à ce que plusieurs personnes puissent assumer les fonctions en offrant une formation polyvalente au personnel.

Assurez-vous que les étudiants, les membres du corps professoral et le personnel sont au courant des différents programmes de soutien (financier ou autre) pour les personnes qui traversent une période d'instabilité financière en raison de la COVID-19. Ces programmes sont offerts, par exemple, aux personnes qui ne peuvent pas travailler en raison d'une maladie ou d'une exposition au virus, d'un isolement ou d'un auto-isolement, ou en cas de perte d'emploi ou de revenu; ils peuvent être offerts par l'établissement ou par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, et locaux. De l'information sur l'aide fournie par le gouvernement du Canada est affichée sur le site Web suivant : Plan d'intervention économique du Canada pour répondre à la COVID-19.

Les services de promotion de la santé sur le campus devraient également travailler avec l'ASP locale pour promouvoir des messages fiables et exacts sur la COVID-19. Cela doit notamment comprendre des plans pour communiquer des messages sur la stigmatisation liée à la COVID-19 envers certaines personnes et certains groupes, et la dénonciation des comportements négatifs envers les personnes qui sont victimes de stigmatisation. La stigmatisation peut mener à une augmentation de la transmission du virus, puisque les personnes peuvent cacher qu'elles sont malades, se voir refuser l'accès à des soins ou renoncer à adopter les mesures de prévention individuelles de base. La stigmatisation peut également affaiblir le sentiment d'appartenance de certains étudiants, et peut aggraver les problèmes de santé mentale et le sentiment d'altérité chez les groupes vulnérables (p. ex. minorités raciales, nouveaux arrivants).

Surveillance, contrôle et dépistage de la COVID-19

Voici quelques recommandations :

Les établissements d'enseignement postsecondaire doivent déterminer la capacité de l'établissement de développer et de mettre en œuvre des efforts de dépistage actif et passif et des tests pour la COVID-19. Des efforts doivent être déployés pour s'assurer que l'établissement a examiné les plans avec l'autorité de santé publique locale et les établissements de soins de santé locaux.

Les administrateurs des établissements d'enseignement postsecondaire doivent consulter l'ASP locale pour connaître les protocoles et les directives pour le dépistage, et collaborer avec l'ASP locale pour s'assurer que les étudiants, les membres du corps professoral et le personnel peuvent être dirigés adéquatement vers les installations de dépistage et les établissements de soins de santé.

Gestion du cas d'un étudiant, d'un membre du corps professoral ou d'un membre du personnel

Afin de prévenir ou de réduire la propagation de la COVID-19, toute la population canadienne doit effectuer une autosurveillance des symptômes de la COVID-19; les personnes qui présentent des symptômes doivent s'auto-isoler et suivre les instructions fournies par l'ASP. Ce principe s'applique également dans les établissements d'enseignement postsecondaire. Si un étudiant ou un membre du corps professoral ou du personnel présente des symptômes de la COVID-19, l'ASP et le fournisseur de soins de santé détermineront si la personne malade doit subir d'autres tests ou être hospitalisée. Si la personne malade a des symptômes bénins et n'a aucun problème de santé sous-jacent, il peut être décidé qu'elle passera sa convalescence dans son domicile si elle habite hors campus, ou selon le protocole si elle habite sur le campus. Voir l'orientation sur l'isolement à domicile ou dans un contexte de cohabitationNote de bas de page 9.

Les établissements d'enseignement postsecondaire doivent avoir un plan pour aviser rapidement les étudiants, les membres du corps professoral et du personnel touchés de prendre les mesures nécessaires. Les personnes atteintes de la COVID-19 ou qui pourraient avoir été exposées à la COVID-19, mais qui n'ont pas de symptômes, doivent s'isoler ou se mettre en quarantaine. Des dispositions spéciales doivent être prises si la personne malade habite dans une résidence sur le campus, ou dans une maison ou un appartement en collocation. Les ASP et les services de santé et sociaux sur le campus doivent travailler ensemble pour s'assurer que les personnes atteintes de la COVID-19 en isolement dans leur domicile (sur le campus ou hors campus) auront accès à de la nourriture et `s des provisions sans avoir à sortir de leur domicile, ce qui réduira le risque d'exposition pour les autres membres du ménage.

Recherche des contacts

Une évaluation des risques effectuée par l'ASP déterminera le niveau de risque d'exposition pour chaque contact, et déterminera le niveau de quarantaine requis ainsi que les paramètres de la quarantaine. Les établissements d'enseignement postsecondaire doivent s'assurer d'élaborer des politiques et des procédures adéquates, notamment pour tenir à jour les coordonnées des étudiants, des membres du corps professoral. du personnel et des visiteurs, pour appuyer les activités de recherche des contacts de l'ASP locale. Si des cohortes sont utilisées dans certains établissements, identifier les membres de la cohorte peut faciliter la recherche des contacts.

Les administrations peuvent contribuer à faciliter la recherche des contacts par la santé publique, dans les limites des politiques de protection des renseignements personnels, notamment en utilisant les technologies existantes de contrôle d'accès (p. ex. caméras sur le campus, dossiers d'utilisation des serrures électroniques) pour compléter les méthodes traditionnelles de recherche des contacts. Les établissements d'enseignement postsecondaire doivent aussi évaluer la possibilité de mettre en œuvre une application mobile de localisation des contacts pour les personnes qui seront sur le campus, qui pourrait aussi être utilisée pour fournir de l'information sur les personnes atteintes de la COVID-19.

Politiques en matière de quarantaine et d'isolement

Il est important que les établissements d'enseignement postsecondaire travaillent avec les ASP pour élaborer des politiques et des procédures complètes en matière de quarantaine et d'isolement pour réduire la transmission de la COVID-19 dans l'établissement. Les établissements d'enseignement postsecondaire doivent s'assurer d'avoir ce qui suitNote de bas de page 3 :

Si une personne malade ne peut s'isoler dans une chambre individuelle avec une salle de bain privée et qu'il est possible qu'elle interagisse avec d'autres personnes avec qui elle habite, des directives supplémentaires sont fournie aux adresses suivantes : l'annexe 1 : Instructions pour l'isolement à domicile ou dans un contexte de cohabitationNote de bas de page 9 et Comment prendre soin d'une personne atteinte de la COVID-19 à la maison :Conseils aux soignants.

Intervention en cas d'éclosion de COVID-19

Si la transmission de la COVID-19 se poursuit dans la communauté locale ou que certains étudiants, membres du corps professoral, membres du personnel ou invités qui ont été dans l'établissement ont été atteints de la COVID-19, il faut travailler avec l'ASP locale pour élaborer des plans afin de réduire le risque de transmission supplémentaire dans l'établissement. Collaborez avec l'ASP locale pour déterminer le nombre de cas qui correspond au seuil pour déclarer qu'il y a une éclosion dans l'établissement. En cas d'éclosion, assurez-vous que l'établissement a des stratégies de communication interne et externe pour aviser les étudiants et leurs familles, les membres du corps professoral, le personnel, les invités, l'ASP locale, les services de soins primaires et tout autre intervenant communautaire pertinent. Si des étudiants, des membres du corps professoral, des membres du personnel ou des invités ont été exposés au virus ou présentent des symptômes, assurez-vous de respecter les protocoles locaux ou du territoire pour le dépistage, la quarantaine (auto-isolement) et la prise en charge clinique.

Les établissements d'enseignement postsecondaire doivent mettre sur pied une équipe d'intervention qui comprend notamment un agent de liaison ou des représentants de l'ASP locale. En cas d'éclosion de COVID-19 dans un établissement d'enseignement postsecondaire, les administrateurs doivent mettre en œuvre leurs plans de communication et d'opérations d'urgence. Ces plans peuvent inclure ce qui suit :

Rétablissement après une éclosion de COVID-19

Une éclosion de COVID-19 pourrait durer longtemps, et l'incidence sur l'établissement et la communauté locale pourrait être considérable. L'ASP travaillera de pair avec votre organisation pour déterminer si l'éclosion a pris fin dans votre communauté ou établissement. Prenez le temps de parler de vos expériences avec votre personnel, votre faculté et vos étudiants. L'ASP continuera à planifier en fonction d'éclosions de COVID-19 et d'autres maladies; votre organisation a un rôle important à jouer dans les efforts de planification continue.

Évaluez l'efficacité du plan d'action de votre organisation :

Maintenir et améliorer votre planification d'urgence. Rechercher des moyens d'élargir les partenariats communautaires. Identifier les agences ou les partenaires qui vous aideront à vous préparer en vue d'une future éclosion de maladie infectieuse.

Besoins psychosociaux et en santé mentale des étudiants, du corps enseignant et du personnel

Il sera important de promouvoir et de fournir des ressources et des services d'aide en santé mentale durant toute cette période, car la santé et le bien-être physiques, sociaux, mentaux et émotionnels des étudiants, des membres du corps professoral et du personnel seront touchés par la pandémie de COVID-19. Le soutien pour la santé mentale et le bien-être peut contribuer à renforcer la résilience des étudiants, des membres du corps professoral et du personnel. Les établissements doivent prendre les mesures nécessaires pour s'assurer que les ressources et le soutien en santé mentale sont disponibles pour les personnes qui se trouvent sur le campus, et pour celles qui étudient ou travaillent en ligne ou à distance. Il pourrait notamment être nécessaire d'augmenter les services de santé mentale existants offerts par votre établissement. Le soutien pour la santé mentale et le bien-être doit être accessible aux différents groupes (p. ex. éléments à considérer en fonction de divers facteurs comme le sexe, la race, l'appartenance autochtone, l'emplacement géographique, la ruralité, la capacité, l'âge, le statut socioéconomique et d'autres identités croisées). Des ressources pour prendre soin de sa santé physique et mentale durant la pandémie de COVID-19 sont disponibles, notamment le portail de soutien en matière de santé mentale et de consommation de substances d'Espace mieux-être Canada.

Ressources additionnelles

Prévention de la stigmatisation au travail : Prévention de la stigmatisation

Services de garde sur le campus : Outil d'atténuation des risques destiné aux établissements pour les enfants et les jeunes en activité pendant la pandémie de COVID-19

Lignes directrices en matière de santé au travail pour les milieux de travail, y compris pour le placement des étudiants : Fiches-conseils en temps de pandémie (COVID-19)

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