ARCHIVÉ : Thème 5 : Création d'un cadre mondial visant à tenir compte des besoins et des apports des aînés dans les situations d'urgence – Évacuation

 

43. L'ouragan Katrina a montré que l'évacuation de grands centres urbains peut présenter des difficultés et que les personnes âgées sont en particulier exposées à des risques. En effet, celles-ci sont peut-être isolées et confinées chez elles; elles peuvent avoir manqué de tenir compte des avertissements, ou encore, elles sont réticentes à quitter leur maison. D'autres peuvent être fragiles ou souffrir d'une maladie qui peut compromettre leur santé dans les évacuations si elles ne recevaient pas des soins continus. De plus, bon nombre de personnes âgées vivent dans des régions et dans des collectivités où un plan d'urgence n'existe pas et qui disposent de peu ou pas de moyens d'intervention dans les urgences. Les problèmes d'évacuation vont au-delà du déplacement concret des aînés : par exemple, dans de nombreuses administrations, il n'existe pas de système ou de capacité pour repérer les personnes âgées qui ne sont pas en mesure de s'évacuer par leurs propres moyens.

Considérations

44. Il est important de fournir aux collectivités, y compris les aînés eux-mêmes, des informations adéquates quant à ce qu'il faut faire pendant une évacuation et aux ressources qui sont disponibles. Ces renseignements doivent en même temps s'accompagner de plans et de systèmes d'évacuation fonctionnels.

45. Il existe de profondes différences entre l'élaboration de scénarios d'évacuation en cas d'urgence et l'élaboration de scénarios en cas de catastrophe : dans les urgences, on compte généralement sur les intervenants pour évacuer les gens alors que dans une catastrophe, les gens doivent souvent se mobiliser et s'évacuer par leurs propres moyens.

46. De nombreux facteurs contribuent à un bon plan d'évacuation, entre autres l'identification des personnes vulnérables (y compris celles qui ne peuvent ou ne veulent pas s'auto-identifier), la prise en compte des besoins particuliers des aînés fragiles et des aînés ayant des besoins spéciaux, l'accès à des renseignements fiables afin de faciliter le triage, la prestation continue des services de santé, les recherches et retrouvailles familiales, enfin, l'établissement de liens solides parmi les pourvoyeurs de soins, les fournisseurs de services et les gouvernements afin de garantir un accès ininterrompu aux services essentiels.

47. Les installations de soins à domicile et de soins spéciaux présentent des difficultés toutes particulières dans le cadre de l'évacuation des personnes âgées dans les urgences et les catastrophes. Il importe donc de prévoir de bons plans d'intervention en cas d'urgence qui respectent les normes et les lignes directrices nationales et sont soumis à des essais et à des évaluations.

48. Les priorités quant aux mesures à prendre

  1. Élaborer une méthode systématique des évacuations aux niveaux national et communautaire axée sur l'appariement des besoins des aînés avec des dispositions et des installations d'évacuation souples et adéquates. Cette approche doit être officialisée et incluse dans des plans globaux et intégrés qui font le lien entre la gestion des urgences et les services de santé et d'aide pour soins de santé.
  2. Faire participer directement les aînés dans les projets d'éducation et de formation associés aux plans d'évacuation afin de renforcer leur capacité à se prendre en charge et à s'entraider pendant les évacuations.
  3. Établir des procédures d'évacuation fondées sur les systèmes communautaires qui permettent d'identifier les aînés vulnérables et leur localité.
  4. Élaborer des plans spéciaux qui prévoient l'usage de véhicules de plusieurs types, notamment les ambulances pourvues de brancards, les autobus, les camionnettes et autres véhicules privés afin de répondre aux besoins spéciaux des aînés fragiles.
  5. Encourager la mise en application du triage ou d'une approche progressive dans la gestion des évacuations quand cela est approprié et pratique.

Évacuation du Sutherland Hills Rest Home à Kelowna lors de l'incendie de la montagne Okanagan

Le personnel de Sutherland Hills, travaillant de concert avec le personnel de l'IHA (Interior Health Authority), avait eu la décourageante tâche de déménager les pensionnaires de la maison de repos. [...]  Il est important de se rappeler que seulement environ un quart des pensionnaires de Sutherland Hills ne souffraient pas de problème cognitif tandis que la majorité avait des problèmes de démence légers ou lourds.

En raison du nombre limité d'ambulances (trois), on a pris grand soin de déterminer quels pensionnaires étaient trop malades ou fragiles pour supporter un voyage en autobus et devraient être transportés en ambulance. Au moment de partir, d'énormes cendres tombaient autour de Sutherland Hills et on sentait l'odeur de fumée dans l'air. On a mobilisé des ambulances, des autobus accessibles en fauteuil roulant et des camionnettes pour déménager les résidents de Kelowna à Vernon. Les personnes interviewées ont rapporté qu'un voyage qui prend ordinairement un peu plus de 30 minutes a pris plusieurs heures en cette occasion parce que d'autres évacués quittaient la ville à pas de tortue. À leur arrivée à Vernon, une collectivité située à 47 km au nord-est de Kelowna, les pensionnaires, le personnel et les lits ont été installés dans les deux établissements de soins retenus (Gateby House et Noric House) où ils sont restés dans des salles de fortune improvisées dans les réfectoires et d'autres aires ouvertes. Les évacués y ont séjourné près d'une semaine. [...]

Après l'événement, le personnel a noté un problème majeur dans l'évacuation de la clientèle âgée. Lorsque l'avis d'évacuation a été donné, un grand nombre de membres de famille étaient naturellement très préoccupés par le sort de leurs proches se trouvant au Sutherland Hills. Certains ont emmené leur proche fragile à la maison sans se rendre compte qu'ils devaient prendre soin d'eux. Un résident est tombé pendant son séjour chez sa famille et s'est cassé la hanche. Pour cette personne, la fracture est devenue un souvenir plus vivant du feu de forêt. Rétrospectivement, le personnel a rapporté qu'il déconseillerait aux familles de prendre de telles responsabilités sans formation ni disposer de l'environnement physique et des accessoires de déplacement qui aident les pensionnaires en établissement. (Traduction libre)

Source : Cox, Robin. Older persons in emergency and disaster situations: A case study of British Columbia's Firestorm 2003. [Vancouver, C.B.?] : 2006. (Non-publié).


Thème 6 : Refuges pour personnes ayant des besoins spéciaux et hébergement de longue durée

49. Les refuges d'urgence sont souvent nécessaires pour s'occuper des personnes fragiles ou malades. Cela peut imposer des demandes complexes aux fournisseurs de services, surtout dans les cas où les évacués âgés ont des besoins spéciaux tels que la literie, la nutrition et les médicaments. En outre, ces besoins sont parfois négligés : par exemple, on suppose très souvent que les membres de la famille pourvoiront aux besoins des personnes âgées, et celles-ci sont souvent « cachées » dans l'ensemble des personnes accueillies dans le refuge. De plus, des difficultés d'un ordre singulier peuvent surgir lorsqu'il s'agit d'obtenir les antécédents médicaux d'évacués qui ont des déficiences cognitives, ce qui les expose davantage au risque de ne pas voir leurs besoins spéciaux satisfaits.

Considérations

50. Le règlement d'un certain nombre de questions touchant aux définitions s'impose, en particulier la question de savoir ce qui constitue un « refuge pour besoins spéciaux » contrairement à un refuge public. Par exemple, à quel stade est-il nécessaire de distinguer les besoins associés à la vieillesse ou les besoins cliniques et dans quelles circonstances?

51. Les refuges reflètent les conditions sociales, culturelles et économiques de la région où ils sont implantés, incluant les routes, l'approvisionnement en eau et les égouts ainsi que la taille, le profil et la répartition de la population. Les différentes communautés doivent donc continuer de faire preuve de souplesse et accepter d'adopter de nouvelles approches quant à la fourniture de refuges.

52. De plus, aucun modèle de refuge ne peut à lui seul suffire à satisfaire aux besoins des personnes âgées. Le type de refuge offert peut avoir d'importantes incidences sur la santé mentale et physique. Par exemple, les personnes accueillies dans des refuges de petite taille tendent à manifester des séquelles plus positives d'un sinistre. En outre, il faut également tenir compte de questions telles que le sexe, le maintien des unités familiales, la satisfaction des besoins spéciaux en matière de soins et l'admissibilité des animaux familiers. L'apparition de modèles de refuge communautaires, fondés sur les petits regroupements de quartier et sur l'utilisation, dans certaines circonstances, d'autres institutions comme refuges temporaires, est prometteuse.

53. Il existe peu de lignes de conduite régissant le fonctionnement des refuges et pourtant, elles sont essentielles, surtout lorsque plusieurs administrations sont concernées. Ces lignes de conduite ou cadres de travail devraient toucher aux questions de gouvernance, de rôles et responsabilités, du type et du niveau de soins à prodiguer, de normes et de lignes directrices ainsi que d'obligations redditionnelles.

54. Les collectivités doivent s'efforcer davantage d'intégrer des techniques « intelligentes » de préparation aux urgences dans les édifices et installations publics. Par exemple, les logements pour personnes âgées devraient être équipés de génératrices de secours (tout comme certains fournisseurs d'aliments et fournisseurs de carburant (essence) de la communauté).

55. Les priorités quant aux mesures à prendre

  1. Établir en termes précis les principales caractéristiques d'un refuge pour personnes ayant des besoins spéciaux, et définir ou créer des instruments normalisés tels que les outils de sélection destinés à évaluer et à surveiller les niveaux de soins requis et fournis et, enfin, encourager l'utilisation de ces instruments.
  2. Veiller à ce que les refuges pour personnes ayant des besoins spéciaux répondent aux diverses conditions de vie et aux besoins des aînés, notamment qu'ils puissent accueillir des gens entretenant toutes sortes de relations entre eux, des gens qui ont des responsabilités spéciales d'aidant naturel ainsi que des gens qui ont d'autres conditions ou arrangements qui pourraient autrement présenter des obstacles à leur mobilité ou réinstallation.
  3. Mettre en place des lignes directrices qui autorisent d'autres installations de soins des environs à accueillir des « visiteurs » ayant des besoins spéciaux et qui doivent trouver un refuge en l'absence d'un abri approprié dans les circonstances.
  4. Instaurer des mesures spéciales pour déterminer et mettre à profit toutes les ressources dont dispose la communauté en vue de fournir une capacité d'afflux dans les situations d'urgence, notamment le recours aux bénévoles ayant reçu une formation spéciale.
Le grand tremblement de terre de Hanshin-Awaji : Après le choc

Des 6 533 victimes qui ont péri dans l'effondrement des édifices et autres dommages causés par le grand tremblement de terre de Hanshin-Awaji, 53 p. 100 étaient âgées de plus de 60 ans. Des 930 qui sont mortes des effets secondaires entre janvier et juin, 90 p. 100 étaient âgées de plus de 60 ans. L'âge moyen des personnes qui sont décédées était de 69,2 ans.

À la suite du tremblement de terre, les dures conditions de vie et la perte des aidants ont accentué l'affaiblissement chez les personnes âgées. Pour celles d'entre elles qui avaient des problèmes médicaux ou qui souffraient d'une invalidité, la vie dans les refuges de secours était très dure. L'insuffisance du chauffage et la mauvaise alimentation sont des facteurs qui ont contribué à la hausse des taux de déshydratation, de diarrhée, de problèmes musculaires et des articulations, d'hypertension, de pneumonie et autres maladies. De nombreux aînés qui recevaient des soins de santé chez eux se sont retrouvés sans leurs aidants naturels et sans le moyen de poursuivre leur traitement ou de prendre en main leur santé. Ceux qui ont été transportés à l'hôpital étaient fréquemment ramenés dans les refuges en raison d'un manque de lits pour patients hospitalisés.

Le grand tremblement de Hanshin-Awaji a occasionné la mise en place d'un important programme, en l'occurrence le réseau des conseillers en matière de santé. Ce programme s'inscrivait dans le système plus large de prestation de soins infirmiers dans la préfecture de Hyogo, mais il ciblait en particulier les personnes âgées et les autres personnes ayant des besoins spéciaux. Le réseau ne s'occupait pas seulement de fournir des services d'approche aux aînés et aux personnes à risque afin de leur assurer des soins de santé continus et du soutien quant à leur bien-être social, mais il organisait aussi des activités communautaires pour aider à réduire l'isolement chez les personnes âgées. Les visites amicales entre les résidents, les rencontres de consultation en santé, les thés et les célébrations commémoratives avaient une certaine importance du fait que ces activités donnaient aux personnes âgées l'occasion de recréer des réseaux de soutien et d'entraide et d'améliorer la qualité de leur vie ainsi que leur place au sein de la communauté. (Traduction libre)

Source : Hutton, D., Older People in Emergencies: A Framing Document for Policy and Program Development. Troisième version préliminaire préparée pour l'Organisation mondiale de la santé, 2006.

Thème 7 : Adaptabilité, recouvrement et rétablissement des moyens de subsistance à la suite d'une catastrophe

56. La vulnérabilité et la capacité de résistance ne sont pas des termes mutuellement exclusifs : les besoins spéciaux des aînés vont souvent de pair avec leurs vastes compétences et leurs expériences uniques. Les personnes âgées pouvant maintenir leur autosuffisance et leur autonomie grâce au travail, aux soutiens intergénérationnels et (ou) aux régimes de pension sociaux sont considérablement plus en mesure de s'adapter aux crises et de s'en remettre. Mais même si les aînés demeurent actifs sur le plan économique - en particulier dans les pays développés - les évaluations de l'aide négligent souvent ce fait.

Considérations

57. Les situations d'urgence et de catastrophe causent souvent de profonds traumatismes chez les aînés. Ces derniers peuvent avoir subi une perte importante parmi les membres de la famille, les amis ou les réseaux, menant souvent à un changement ou perte de leur rôle et statut au sein de la communauté. Ils peuvent avoir également perdu leur revenu, leur maison et leur propriété. Pour de nombreux aînés, ces pertes pourraient être dévastatrices et compromettre leur capacité de résister et leur santé. Pour d'autres, les traumatismes et les pertes du passé leur donnent les armes nécessaires pour jouer un rôle de premier plan dans les mesures d'intervention et dans le recouvrement des familles et de la collectivité. Leur connaissance de la terre, leur expérience, leurs stratégies d'adaptation ainsi que leurs compétences s'avèrent des atouts importants pour atténuer la crise, rétablir les moyens de subsistance et maintenir le bien-être.

58. Dans les pays développés, les aînés demeurent actifs sur le plan économique durant la majeure partie de leur vie, et le rétablissement de leurs moyens de subsistance après une catastrophe prend une importance toute particulière : il représente leur grande priorité pendant la phase de recouvrement. Pour les familles, les activités économiques des aînés sont une composante critique du soutien intergénérationnel et apportent une contribution à la fourniture d'abri et de nourriture ainsi qu'aux frais d'éducation. L'autosuffisance économique se réalise grâce à des mesures telles que les transferts financiers, la participation des aînés dans des projets de réadaptation qui produisent du revenu, leur participation dans des régimes de crédit ou d'épargne, enfin, leur participation au développement des compétences, aux programmes d'éducation, à l'alphabétisation, aux notions de calcul et à l'apprentissage de nouvelles langues.

59. L'auto suffisance peut vouloir dire plusieurs choses : il peut s'agir de la capacité de s'adapter dans les premières 72 heures d'une catastrophe, ou du rétablissement à long terme de la famille ou des moyens de la collectivité. Chaque personne (et chaque communauté) a des besoins uniques et des atouts particuliers qui se dégagent pendants les phases de recouvrement, et les interventions d'urgence doivent se montrer suffisamment souples pour tenir compte de ces différences. Il existe un éventail de cadres communautaires qui permettent de développer et de maintenir la capacité locale en ce qui concerne la préparation aux urgences, y compris la création et l'utilisation de réseaux de consultation communautaires.

60. Dans une perspective de plus longue haleine, des mesures d'intervention et de recouvrement efficaces exigent que les collectivités et les gouvernements travaillent à redresser les inégalités systémiques qui ont présenté des difficultés pour la santé et le bien-être par le passé et qui constituent aujourd'hui des obstacles à la réadaptation et à la reconstruction. Cela nécessite la prise de mesures déterminées en vue d'améliorer la santé des personnes âgées en général, notamment l'adoption de politiques gouvernementales qui favorisent un vieillissement actif et en santé, le renforcement de la capacité d'adaptabilité et la réduction des risques pour les aînés.

61. Les priorités quant aux mesures à prendre

  1. Mettre en place des structures et des procédures qui permettent aux collectivités d'établir les priorités de leurs besoins communs et qui viennent appuyer les activités de recouvrement et le rétablissement des moyens de subsistance. Dans ce contexte, les collectivités doivent élaborer et s'inspirer des méthodes qui sont adaptées à leurs circonstances particulières et qui leur assurent l'autonomie.
  2. Élaborer des plans qui traitent des questions de vulnérabilité connues et des obstacles au recouvrement en ce qui concerne les personnes âgées, et veiller à faire participer ces dernières à titre individuel et comme membre d'organisations plus larges vouées à la mobilisation des aînés.
  3. Donner aux personnes âgées des occasions de participer à tout l'éventail des activités de réadaptation et de rétablissement. Il s'agit notamment des projets d'apprentissage, de travail et d'emploi, de soutien du revenu, de bénévolat, de la prestation de soins ainsi que de la participation sociale et de l'inclusion.
  4. Veiller à ce que des fonds et autres ressources soient suffisamment disponibles pour aider et habiliter les personnes âgées afin qu'elles puissent participer concrètement à toutes les phases du recouvrement et du rétablissement.

Du succès au Mozambique : Développement des capacités locales à la suite des inondations de 2000

En 2000, le cyclone Eline et de fortes pluies se sont abattus sur la Mozambique. L'inondation qui s'est produite du début de février jusqu'à la fin mars a recouvert 140 000 hectares de terres arables. Plus de 45 000 personnes ont été rescapées du toit des maisons, de la cime des arbres et d'autres endroits isolés. Le sinistre a fait 700 morts et 500 000 personnes ont été déplacées.

Dans la foulée de l'inondation, HelpAge International de Mozambique a joint ses efforts à ceux de l'organisation non gouvernementale VUKOXA pour répondre aux besoins des pauvres et des aînés vulnérables de la région. VUKOXA, qui comptait des retraités parmi ses membres, a déployé des conseillers locaux ou vaingeseli pour effectuer des visites à domicile, constater les problèmes auxquels les personnes âgées faisaient face et leur procurer les fournitures essentielles comme la nourriture, des couvertures et des vêtements. Le programme de VUKOXA a également travaillé en étroite collaboration avec les collectivités pour mieux sensibiliser les gens quant aux droits des aînés de participer au recouvrement et à la reconstruction de leurs communautés.

  • Dans chaque village, on a mis sur pied des conseils représentant les personnes âgées, dont le mandat était de travailler étroitement avec les organisations communautaires pour identifier les aînés vulnérables et coordonner la reconstruction des maisons et des biens de ces derniers.
  • Les aînés ont participé à la planification et à l'exécution de toutes les activités de recouvrement, notamment la répartition des animaux, l'accès aux graines et aux outils agricoles ainsi que les crédits pour activités de production du revenu.
  • À l'aide des profits réalisés par un moulin communautaire nouvellement créé, on a établi un fonds social pour aider les personnes âgées les plus vulnérables du village.
  • Des séances de sensibilisation et de formation ont été organisées à l'intention des membres de la famille pour leur permettre d'assurer à leurs parents âgés fragiles de l'aide sanitaire à domicile.
  • Les personnes âgées et les élèves ont été organisés pour la plantation d'arbres fruitiers dans les écoles, ce qui a favorisé l'établissement de relations intergénérationnelles. (Traduction libre)

Source : Hutton, D., Older People in Emergencies: A Framing Document for Policy and Program Development. Troisième version préliminaire préparée pour l'Organisation mondiale de la santé, 2006

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