Page 8 : Le VIH et le sida au Canada : Rapport de surveillance en date du 31 décembre 2014 - Résultats : Coup d'œil

Résultats : Coup d'œil

Surveillance du VIH

Tendances

(Voir Tableau 1)

Depuis 1985, soit le début de la déclaration des cas d'infection au VIH au Canada, un total cumulatif de 80 469 cas de VIH ont été déclarés à l'ASPC. En 2014, 2 044 cas de VIH ont été déclarés, ce qui correspond à une diminution de 1,5 % par rapport aux 2 076 cas déclarés en 2013, soit le nombre annuel de cas d'infection au VIH le plus bas depuis le début de la déclaration en 1985.

La Figure 1 illustre les tendances annuelles pour les cas de VIH déclarés de 1996 à 2014. Une diminution constante du nombre de cas de VIH déclarés a été observée jusqu'en 2000. De 2002 à 2008, le nombre annuel de cas d'infection au VIH est demeuré stable, variant de 2 439 à 2 620. Depuis 2008, le nombre de cas de VIH déclarés a progressivement diminué chaque année.

Figure 1 : Nombre de cas de VIH déclarés par année de diagnostic - Canada, 1996-2014

Figure 1

Figure 1 : Nombre de cas de VIH déclarés par année de diagnostic - Canada 1996-201 4
Année de dépistage Nombre de cas déclarés à l'ASPC
1996 2 729
1997 2 460
1998 2 290
1999 2 184
2000 2 092
2001 2 216
2002 2 460
2003 2 468
2004 2 520
2005 2 476
2006 2 537
2007 2 439
2008 2 620
2009 2 391
2010 2 330
2011 2 290
2012 2 081
2013 2 076
2014 2 044

Groupe d'âge

(Voir Tableau 4A)

En 2014, la plus grande proportion de cas de VIH diagnostiqués concernait les personnes âgées de 30 à 39 ans (31,6 %), suivies du groupe d'âge des 40 à 49 ans (22,8 %). La proportion de cas de VIH parmi les personnes âgées d'au moins 50 ans a augmenté en passant de 15 % en 2009 à 21,9 % en 2014, soit une proportion supérieure à celle du groupe d'âge des 20 à 29 ans (21,4 %) et considérée comme la troisième proportion la plus élevée de cas en 2014 (Figure 2).

Figure 2 : Nombre de cas de VIH déclarés en fonction du groupe d'âge et de l'année du diagnostic - Canada, 2009-2014

Figure 2

Figure 2 : Nombre de cas de VIH déclarés en fonction du groupe d'âge et de l'année du diagnostic - Canada, 2009-2014
Groupe d'âge 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Enfants < 15 ans 20 16 12 16 21 9
15 à 19 ans 48 31 45 36 39 37
20 à 29 ans 530 523 516 478 460 437
30 à 39 ans 715 718 694 608 604 645
40 à 49 ans 716 612 582 575 514 466
≥ 50 ans 357 418 431 366 434 448

Groupe d'âge et sexe

(Voir Tableaux 2 à 4C)

En 2014, le sexe a été déclaré dans 99,6 % des cas de VIH déclarés; 24,6 % étaient des femmes. Au cours de la dernière décennie, la proportion annuelle de cas de VIH déclarés chez les femmes (≥ 15 ans) est demeurée stable, soit environ un quart (entre 23 % et 27,6 %). Cependant, la répartition cumulative selon l'âge de 1985 à 2014 variait entre les femmes et les hommes. Le diagnostic de VIH était généralement établi à des groupes d'âge plus jeunes (≤ 15, 15 à 19 ans et 20 à 29 ans) pour les femmes par rapport aux hommes où une plus grande proportion de cas de VIH a reçu un diagnostic à des groupes d'âge plus avancés (30 à 39 ans, 40 à 49 ans et 50 ans et plus) (Figure 3).

Figure 3 : Distribution par groupe d'âge des cas de VIH déclarés selon le sexe - Canada : 1985-2014

Figure 3

Figure 3 : Distribution par groupe d'âge des cas de VIH déclarés selon le sexe - Canada : 1985-2014
Groupe d'âge Hommes Femmes
< 15 ans 0,6 1,9
15 à 19 ans 1,1 3,8
20 à 29 ans 23,4 30,4
30 à 39 ans 38 36,5
40 à 49 ans 24 17,9
≥ 50 ans 11,6 9
Adulte, âge inconnu 1,3 0,6

Catégorie d'exposition

(Voir Tableaux 5A à 5E)

Les tendances relatives aux catégories d'exposition ont évolué depuis le début de la déclaration du VIH en 1985. Au tout début de l'épidémie, plus de 80 % des cas dont la catégorie d'exposition était connue étaient attribués à la catégorie d'exposition « Hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes » (HARSAH). Bien que cette catégorie d'exposition reste prédominante au Canada, la proportion a diminué au fil des ans.

En 2014, parmi les cas où la catégorie d'exposition était connue (65,7 %), 48,8 % de tous les cas de VIH déclarés chez les adultes (≥ 15 ans) ont été attribués à la catégorie d'exposition des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH) (Figure 4). La deuxième catégorie d'exposition en importance signalée chez les adultes était celle liée aux contacts hétérosexuels (29,2 %), avec une répartition quasi uniforme des cas de VIH attribués à des contacts hétérosexuels chez les personnes nées dans un pays où le VIH est endémique (voir l'annexe 4) (Hét-endémique, 10 %), à des contacts hétérosexuels avec une personne à risque (Hét-risque, 9,2 %), et à des contacts hétérosexuels avec une personne ne présentant aucun risque signalé (ARS-Hét, 10 %). La troisième catégorie d'exposition en importance signalée chez les adultes en 2014 était celle liée à l'utilisation de drogues par injection (UDI) qui représentait 13,1 % des cas de VIH déclarés.

Figure 4 : Proportion de cas de VIH déclarés chez les adultes (≥ 15 ans) par catégorie d'exposition - Canada : 2014

Figure 4

Figure 4 : Proportion de cas de VIH déclarés chez les adultes (≥ 15 ans) par catégorie d'exposition - Canada : 2014
Catégorie d'exposition Pourcentage
HARSAH 48,8
HARSAH/UDI 2,8
UDI 13,1
Sang/produits sanguins 0,1
Het-endémique 10
Het-risque 9,2
ARS-Hét 10
Autre 6

Catégorie d'exposition et sexe

(Voir Tableaux 5A à 5E)

La répartition des cas de VIH entre les hommes et les femmes adultes (≥ 15 ans) diffère en ce qui a trait à la catégorie d'exposition. En 2014, l'exposition des HARSAH représentait la plus grande proportion (63,3 %) des cas de VIH déclarés chez les hommes adultes, tandis que le contact hétérosexuel (y compris les groupes Hét-endémique, Hét-risque et Hét-ARS) représentait 63,9 % des cas chez les femmes adultes (Figures 5 à 6). En ce qui concerne les contacts hétérosexuels, la plus grande différence entre les hommes et les femmes a été observée pour la catégorie d'exposition Hét-endémique qui représentait 25,5 % des cas de contact hétérosexuel chez les femmes par rapport à 5,4 % chez les hommes.

L'exposition par UDI représentait environ un quart des cas de VIH chez les femmes adultes (24,5 %) par rapport à 13,2 % des cas de VIH chez les hommes adultes (9,6 % par exposition par UDI et jusqu'à 3,6 % dans la catégorie HARSAH/UDI).

Figure 5 : Proportion de cas de VIH déclarés chez les hommes adultes (≥ 15 ans) par catégorie d'exposition - Canada : 2014

Figure 5

Figure 5 : Proportion de cas de VIH déclarés chez les hommes adultes (≥ 15 ans) par catégorie d'exposition - Canada : 2014
Catégorie d'exposition Pourcentage
HARSAH 63,3
HARSAH/UDI 3,6
UDI 9,6
Sang/produits sanguins 0,2
Het-endémique 5,4
Het-risque 5,9
ARS-Hét 7,6
Autre 4,4

Figure 6 : Proportion de cas de VIH déclarés chez les femmes adultes (≥ 15 ans) par catégorie d'exposition - Canada : 2014

Figure 6

Figure 6 : Proportion de cas de VIH déclarés chez les femmes adultes (≥ 15 ans) par catégorie d'exposition - Canada : 2014
Catégorie d'exposition Pourcentage
UDI 24,5
Sang/produits sanguins 0
Het-endémique 25,5
Het-risque 20,2
ARS-Hét 18,2
Autre 11,6

Distribution de la race ou de l'origine ethnique

(Voir Tableaux 6A à 6C)

En 2014, les renseignements sur la race ou l'origine ethnique étaient disponibles pour près de deux tiers (58,3 %) des cas de VIH déclarés au Canada. Bien qu'il s'agisse d'une amélioration par rapport aux années précédant l'année 2009, les tendances nationales présentées dans le présent rapport doivent être interprétées avec prudence étant donné qu'un nombre important de cas de VIH ne sont pas inclus dans l'analyse de la race ou de l'origine ethnique. Ces données pourraient ne pas être entièrement représentatives du Canada, car les données sur la race ou l'origine ethnique concernant les cas de VIH dans les provinces et les territoires ayant des populations plus diversifiées ne sont pas incluses.

En 2014, près de la moitié des cas de VIH déclarés a été attribuée à la catégorie Blancs (45 %), suivie des Noirs (19,7 %) et des Autochtones (16,2 %) (Figure 7). La répartition du groupe autochtone est la suivante : Les peuples des Premières nations représentent 12,3 % des cas de VIH déclarés, tandis que les Métis représentaient 1,9 %, les Autochtones d'origine non précisée 1,8 % et les Inuits 0,1 %. La répartition dans les sous-groupes autochtones de 2009 à 2014 est présentée à la Figure 8.

Figure 7 : Proportion de cas de VIH déclarés au Canada (tous âges confondus) selon la race ou l'origine ethnique - Canada : 2009-2014

Figure 7

« Autres » comprend les Asiatiques, les Asiatiques du Sud et de l'Ouest, les Arabes et une autre race ou origine ethnique.

Figure 7 : Proportion de cas de VIH déclarés au Canada (tous âges confondus) selon la race ou l'origine ethnique - Canada : 2009-2014
Race ou origine ethnique 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Blancs 47 % 52 % 45 % 43 % 49 % 45 %
Noirs 17 % 15 % 18 % 22 % 17 % 20 %
Autochtones 21 % 20 % 21 % 19 % 18 % 16 %
Latino-américains 5 % 4 % 5 % 4 % 5 % 5 %
Asiatiques du Sud/Asiatiques de l'Ouest/Arabes/Asiatiques/Autres 10 % 9 % 11 % 13 % 11 % 14 %

Figure 8 : Proportion de cas de VIH déclarés parmi les Autochtones (tous âges confondus) selon l'année de dépistage - Canada : 2009 à 2014

Figure 8

Figure 8 : Proportion de cas de VIH déclarés parmi les Autochtones (tous âges confondus) selon l'année de dépistage - Canada : 2009 à 2014
Autochtones 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Premières nations 75,20 % 69,70 % 77,70 % 79,70 % 69,90 % 76,20 %
Métis 11,10 % 7,20 % 7,10 % 5,60 % 5,30 % 11,90 %
Inuits 0,00 % 0,40 % 0,00 % 0,00 % 0,00 % 0,50 %
Autochtones d'origine non précisée 13,80 % 22,70 % 15,20 % 14,70 % 24,80 % 11,40 %

La distribution de la race ou de l'origine ethnique variait selon le sexe en 2014 : chez les hommes, la majorité des cas étaient dans la catégorie Blancs (51,2 %), suivie des Noirs (14,9 %) et des Autochtones (11,8 %) (Figure 9). En comparaison, chez les femmes, un peu plus d'un tiers étaient dans la catégorie Noires (35,6 %), suivie des Autochtones (30,6 %) et des Blanches (24,2 %) (Figure 9).

Figure 9 : Proportion de cas de VIH déclarés (tous âges confondus) selon le sexe et la race ou l'origine ethnique - Canada : 2014

Figure 9

« Autres » comprend les Asiatiques, les Asiatiques du Sud et de l'Ouest, les Arabes et une autre race ou origine ethnique.

Figure 9 : Proportion de cas de VIH déclarés (tous âges confondus) selon le sexe et la race ou l'origine ethnique - Canada : 2014
Race ou origine ethnique Hommes Femmes
Blancs 51 % 24 %
Noirs 15 % 36 %
Autochtones 12 % 31 %
Latino-américains 7 % 1 %
Autre 15 % 8 %

Race ou origine ethnique et catégorie d'exposition

(Voir Tableaux 6D et 6E)

De l'information sur la race ou l'origine ethnique et sur la catégorie d'exposition était disponible pour 41 % des cas signalés de 1998 à 2014. Étant donné qu'un nombre important de cas du VIH n'était pas signalé avec ces deux éléments de données, cette section n'est probablement pas représentative de la distribution générale selon la catégorie d'exposition et la race ou l'origine ethnique au Canada.

Parmi les cas de VIH attribués à la catégorie d'exposition des HARSAH, la majorité (72 %) est comprise dans le groupe Blancs (Figure 10). Presque tous les cas de VIH attribuables à l'exposition par UDI étaient des Autochtones (50,6 %) ou des Blancs (45,4 %). Parmi les cas attribués à la catégorie Hét-endémique (une des catégories d'exposition relevant des contacts hétérosexuels), 93,8 % étaient dans la catégorie Noirs.

Figure 10 : Proportion de cas de VIH déclarés (tous âges confondus) selon la catégorie d'exposition et selon la race ou l'origine ethnique - Canada : 1998-2014

Figure 10

« Autres » comprend les Asiatiques, les Asiatiques du Sud, de l'Ouest, les Arabes et une autre race ou origine ethnique.

Figure 10 : Ce diagramme à barres indique la proportion de cas de VIH déclarés chez les adultes (de 15 ans ou plus) par catégorie d'exposition et selon la race et l'origine ethnique au Canada, de 1998 à 2014,
Race ou origine ethnique HARSAH HARSAH/UDI UDI Contact hétérosexuel Autre
Blancs 72,00 % 67,20 % 45,40 % 33,30 % 22,70 %
Noirs 4,80 % 2,90 % 1,20 % 33,50 % 50,70 %
Autochtones 4,00 % 23,80 % 50,60 % 21,70 % 13,80 %
Latino-américains 6,70 % 1,30 % 0,50 % 2,10 % 3,60 %
Asiatiques du Sud/de l'Ouest/Latino-américains/Autres 12,50 % 4,70 % 2,30 % 9,30 % 9,30 %

Distribution géographique

(Voir Tableaux 7A à 7H)

En 2014, l'Ontario représentait la plus forte proportion et le plus grand nombre de cas de VIH signalés (n = 837, 40,9 %) au Canada, suivi par le Québec (n = 435, 21,3 %), l'Alberta (n = 276, 13,5 %), la Colombie-Britannique (n = 262, 12,8 %) et la Saskatchewan (n = 121, 5,9 %).

Les taux de diagnostic de VIH au Canada sont présentés à la Figure 11. Le taux de diagnostic (tous âges confondus) de VIH au Canada en 2014 était de 5,8 cas pour 100 000 habitants. Le taux le plus élevé (pour 100 000 habitants) était en Saskatchewan (10,8 cas), suivi par le Yukon (8,2 cas), l'Alberta (6,7 cas), le Manitoba (6,6 cas) et l'Ontario (6,1 cas). Dans toutes les provinces, à l'exception de la Saskatchewan, les taux de diagnostics pour le VIH tous âges confondus en 2014 sont demeurés relativement semblables à ceux des dernières années. En Saskatchewan, le taux de diagnostics de VIH tous âges confondus a atteint un pic de 19,2 cas pour 100 000 habitants en 2009, avec des diminutions annuelles par la suite à un taux de 10,8 pour 100 000 habitants en 2014.

Figure 11 : Taux de diagnostic de VIH tous âges confondus (pour 100 000 habitants) selon la province/le territoire - Canada : 2014

Figure 11

Figure 11 : Taux de diagnostic de VIH tous âges confondus (pour 100 000 habitants) selon la province/le territoire - Canada : 2014
Province/territoire 2014
Colombie-Britannique 5,7
Yukon 8,2
Alberta 6,7
Territoires du Nord-Ouest -
Nunavut -
Saskatchewan 10,8
Manitoba 6,6
Ontario 6,1
Québec 5,3
Nouveau-Brunswick 0,4
Nouvelle-Écosse 1,1
Île-du-Prince-Édouard -
Terre-Neuve-et-Labrador 1,9
Total 5,8

Dépistage médical du VIH aux fins d'immigration

(Voir Tableau 8)

En 2012, un total de 1 091 876 étrangers ont obtenu le statut de résident permanent et 257 887 étrangers ont obtenu le statut de résident temporaire au CanadaNote de bas de page 10. Entre le 15 janvier 2002 et le 31 décembre 2012, 5 777 candidats ayant fait l'objet d'un dépistage au Canada ou à l'étranger ont obtenu un résultat positif au test de dépistage du VIHNote de bas de page 11. En 2012, 534 demandeurs, dont 231 ont été dépistés au Canada et 303 à l'étranger, ont obtenu des résultats positifs au test du VIH. Toutefois, tous les candidats ayant reçu un diagnostic de VIH n'étaient pas admissibles à la résidence, et tous les demandeurs ayant subi un dépistage pour le VIH et reçu un diagnostic de VIH à l'étranger ne sont pas entrés au Canada.

L'analyse qui suit porte sur les demandeurs ayant subi un EMI au Canada entre le 15 janvier 2002 et le 31 décembre 2011, et les demandeurs ayant atterri au Canada entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2012 (et ayant subi un EMI à l'étranger).

Parmi les candidats dépistés au Canada entre 2002 et 2011, 3 004 personnes au total ont reçu un diagnostic d'infection au VIH, avec une moyenne de 300 par année (allant de 210 en 2011 à 373 en 2006)Note de bas de page 12. Cela comprenait les candidats admissibles à la résidence ainsi que ceux qui n'étaient pas admissibles. Plus de la moitié des demandeurs séropositifs pour le VIH (56,7 %) étaient de sexe masculin et la majorité des candidats dépistés au Canada était âgée de 30 à 39 ans (42,5 %) ou de 20 à 29 ans (24,5 %) (Figure 12). La proportion la plus élevée de demandeurs séropositifs pour le VIH se trouvait en Ontario (54,4 %), suivi par le Québec (26,9 %), la Colombie-Britannique (8,4 %), l'Alberta (5,8 %) et le Manitoba (2,8 %). Les moins de 1 % restant de demandeurs séropositifs vivaient dans les autres provinces ou territoires. Les trois pays de naissance les plus fréquemment signalés étaient le Zimbabwe (13,6 %), le Mexique (8,2 %) et Haïti (6,4 %). Parmi tous les cas de VIH, 67,2 % étaient nés dans des pays où le VIH est endémique.

Parmi les demandeurs dépistés à l'étranger entre 2005 et 2012 qui ont atterri au Canada, 1 058 ont reçu un diagnostic d'infection au VIH, avec une moyenne de 132 cas par année (allant de 84 en 2009 à 183 en 2008)Note de bas de page 13. Un peu plus de la moitié (52,4 %) était des femmes. La majorité des cas (41,9 %) étaient âgés de 30 à 39 ans, suivis par ceux âgés de 20 à 29 ans (26,6 %) (Figure 12). L'Ontario était la province de résidence le plus souvent visée (33,5 %), suivi par le Québec (24,4 %), l'Alberta (15,1 %), la Colombie Britannique (12,9 %), le Manitoba (9,1 %), la Saskatchewan (2,9 %) et les provinces de l'Atlantique (2,1 %). Parmi les demandeurs séropositifs, 69,5 % étaient nés dans des pays où le VIH est endémique; l'Éthiopie (19,6 %), la République démocratique du Congo (9,7 %) et le Burundi (5,6 %) étaient les pays de naissance les plus souvent déclarés.

Figure 12 : Distribution selon le groupe d'âge des demandeurs d'immigration séropositifs testés à l'étranger et des demandeurs d'immigration testés au Canada

Figure 12

Figure 12 : Distribution selon le groupe d'âge des demandeurs d'immigration séropositifs testés à l'étranger et des demandeurs d'immigration testés au Canada
Groupe d'âge Dépistés au Canada Dépistés à l'étranger
<15 0,5 5,2
15-19 1,5 4,3
20-29 24,5 26,6
30-39 42,5 41,9
40-49 23,7 18,4
50 et plus 7,2 3,7

Programme de surveillance périnatale du VIH au Canada

(Voir Tableaux 9 à 13)

Entre 1984 et 2014, au Canada, on a établi que 4 279 nourrissons ont été exposés au VIH pendant la période périnatale. Le nombre déclaré de nourrissons exposés au VIH, selon l'année de naissance, a augmenté entre 2005 et 2014, passant de 200 en 2009 à un pic de 249 en 2010. En 2014, 233 cas d'exposition périnatale au VIH ont été déclarés chez les nourrissons, ce qui constitue une diminution du nombre de cas par rapport aux 207 recensés en 2013.

Bien que le nombre de nourrissons exposés au VIH pendant la période périnatale ait augmenté au fil du temps, la proportion de nourrissons nés au Canada dont l'infection à VIH a été confirmée a baissé, ayant passé de plus de 25 % avant l'arrivée des traitements antirétroviraux pendant la grossesse (zidovudine [AZT] en monothérapie après 1994, traitements antirétroviraux hautement actifs [TAHA] après 1996) à moins de 1 % en 2014 (données non présentées). Deux transmissions du VIH ont été confirmées parmi les 233 nouveau-nés exposés au VIH en période périnatale nés en 2014. De même, la proportion de mères séropositives pour le VIH recevant un traitement antirétroviral (TA) a augmenté au fil du temps, s'établissant à 97,4 % en 2014 (Figure 13).

Figure 13 : Nombre de nourrissons exposés au VIH durant la période périnatale et proportion qui ont reçu un traitement antirétroviral pendant cette période - Canada, 2007-2014

Figure 13

Figure 13 : Nombre de nourrissons exposés au VIH durant la période périnatale et proportion qui ont reçu un traitement antirétroviral pendant cette période - Canada, 2007-2014
Année de dépistage Nombre total de nourrissons exposés au VIH durant la période périnatale Pourcentage des nourrissons qui ont reçu un traitement antirétroviral durant la période périnatale
2007 212 84,40 %
2008 242 89,70 %
2009 200 86,50 %
2010 249 90,40 %
2011 236 92,40 %
2012 229 94,30 %
2013 207 95,20 %
2014 233 97,40 %

Un examen de tous les nouveau-nés ayant été exposés pendant la période périnatale entre 1984 et 2014 indique que pour la majorité (74,2 %) d'entre eux, l'infection de la mère était attribuable à des contacts hétérosexuels; cette proportion était légèrement supérieure à un cinquième (22,8 %) pour une infection attribuable à l'utilisation de drogues par injection (UDI). En ce qui concerne la distribution selon la race ou l'origine ethnique chez les nourrissons, on constate que la proportion la plus élevée est observée chez les Noirs et qu'elle représente près de la moitié (49,8 %). Viennent ensuite les Blancs qui représentent un quart (25,0 %) et les Autochtones qui représentent près d'un cinquième (17,0 %). La région de naissance de la mère pour la majorité des nourrissons était l'Amérique du Nord (42,7 %), l'Afrique (37,5 %), et les Caraïbes (10,5 %).

Surveillance du sida

Nombre de cas

(Voir Tableau 14)

De 1979 au 31 décembre 2014, un total cumulatif de 23 535 cas de sida ont été déclarés à l'ASPC. Le nombre de cas de sida déclarés chaque année au Canada a baissé de manière constante depuis le milieu des années 1990, en grande partie en raison de l'introduction du traitement antirétroviral hautement actif (HAART) en 1996. Au cours des dernières années, il y a eu une diminution du nombre de déclarations, car certaines provinces ne déclarent plus les cas de sida.

En 2014, 188 cas de sida ont été déclarés à l'ASPC par rapport à 226 cas en 2013, ce qui représente une baisse de 89,8 % par rapport à 1993, année durant laquelle le nombre de cas de sida déclarés était le plus élevé (n = 1 838) (Figure 14).

Figure 14 : Nombre de cas de sida déclarés par année de diagnostic - Canada, 1979-2014

Figure 14

Figure 14 : Nombre de cas de sida déclarés par année de diagnostic - Canada 1979-2014
Année de diagnostic du sida Nombre de cas déclarés à l'ASPC
1979 2
1980 3
1981 10
1982 26
1983 64
1984 162
1985 403
1986 690
1987 1 014
1988 1 179
1989 1 411
1990 1 473
1991 1 533
1992 1 758
1993 1 838
1994 1 805
1995 1 676
1996 1 216
1997 753
1998 674
1999 585
2000 545
2001 457
2002 459
2003 429
2004 357
2005 434
2006 398
2007 371
2008 367
2009 296
2010 276
2011 234
2012 223
2013 226
2014 188

Distribution par âge et par sexe

(Voir Tableaux 15 à 17C)

Les données portant sur l'âge et le sexe étaient disponibles pour 90,4 % des cas de sida déclarés pour l'année 2014. En 2014, la majorité (33 %) des cas étaient âgés de 40 à 49 ans, suivis des cas âgés de 30 à 39 ans (25 %) et des cas âgés de 50 ans et plus (21,3 %).

En 2014, un cas de sida chez les enfants âgés de 10 à 14 ans a été signalé. Chez les adultes (≥ 15 ans) pour lesquels le sexe était connu, la majorité des cas de sida déclarés concernaient des hommes (75,4 %). Comme pour les tendances du VIH, la distribution selon l'âge des cas de sida variait selon le sexe (Figure 15). Chez les femmes, une plus grande proportion de cas ont été observés dans les groupes d'âge plus jeunes (≤ 15 ans, de 15 à 19 ans et de 20 à 29 ans) par rapport aux hommes pour lesquels une plus grande proportion de cas de sida ont été observés dans les groupes plus âgés (de 30 à 39 ans, de 40 à 49 ans et de 50 ans et plus).

Figure 15 : Distribution par groupe d'âge des cas de sida déclarés, selon le sexe - Canada : 1979-2014

Figure 15

Figure 15 : Distribution par groupe d'âge des cas de sida déclarés, selon le sexe - Canada : 1979-2014
Groupe d'âge Hommes Femmes
<15 0,60 % 4,90 %
15-19 0,30 % 1,20 %
20-29 14,10 % 22,10 %
30-39 42,00 % 37,10 %
40-49 29,40 % 21,90 %
> 50 13,60 % 12,90 %

Catégorie d'exposition

(Voir Tableaux 18A à 18E) En 2014, près de la moitié (48,7 %) des cas de sida déclarés n'étaient pas appuyés par des renseignements sur les catégories d'exposition; par conséquent, aucune analyse détaillée n'est présentée.

Race ou origine ethnique

(Voir Tableau 19)

À l'instar des catégories d'exposition, la moitié des cas de sida en 2014 (50 %) n'étaient pas appuyés par des renseignements sur la race ou l'origine ethnique par rapport à 2012 (61,6 %). Par conséquent, aucune analyse détaillée n'est présentée.

Distribution géographique

(Voir Tableaux 20A à 20E)

En 2014, la proportion et le nombre les plus élevés de cas de sida ont été signalés en Ontario (n = 69, 36,7 %), suivis de la Colombie-Britannique (n = 55, 29,2 %) et de l'Alberta (n = 32, 17,0 %).

Mortalité attribuable au sida

(Voir Tableaux 21 à 24)

La statistique de l'état civil - Base de données sur les décès montre que le nombre de décès annuels attribuables à une infection au VIH est en déclin depuis 1996. Le plus faible nombre de décès déclarés attribuables à une infection au VIH (n = 303) a été enregistré en 2011 (les données de la dernière année qui sont disponibles).

Limites des données

Les données du système national de surveillance du VIH/sida ont plusieurs limites qui doivent être prises en considération dans l'interprétation des tendances possible. Certaines limites s'appliquent aux données de surveillance en général, par exemple, des pratiques de déclaration variées entre les provinces et territoires, retards de déclaration, sous-déclaration, déclarations en double, données manquantes ou incomplètes, et limites liées aux données de surveillance du sida et de mortalité connexes. Il est également important de tenir compte des effets possibles des changements de comportements individuels et sociétaux au fil du temps qui contribuent à des changements dans les tendances des maladies observées; par exemple, les changements dans les tendances de dépistage du VIH (c.-à-d. les personnes qui viennent au test de dépistage et le moment où elles viennent). L'annexe 5 contient des descriptions complètes des limites des données.

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