ARCHIVÉ - Aspect humain de la santé mentale et de la maladie mentale au Canada 2006

 

CHAPITRE 7 TROUBLES DE L'ALIMENTATION

Que sont les troubles de l'alimentation?

Les troubles de l'alimentation se caractérisent par des perturbations graves du comportement alimentaire (le fait de manger trop ou trop peu)1. Ce chapitre porte sur l'anorexie mentale, la boulimie et la frénésie alimentaire.

Les troubles de l'alimentation désignent des habitudes alimentaires malsaines qui s'autonomisent. Ils ne relèvent pas de la volonté. Si l'ingestion volontaire de portions plus petites ou plus grandes que la normale est pratique courante, chez certaines personnes elle se transforme en compulsion.

La personne souffrant d'anorexie mentale est incapable de maintenir un poids corporel minimum normal; elle a une peur intense de prendre du poids et elle a une perception faussée de la forme ou de la taille de son propre corps2.

La personne souffrant de boulimie s'alimente excessivement et utilise ensuite des méthodes compensatoires pour prévenir la prise de poids, par exemple, les vomissements provoqués, l'activité physique excessive ou le recours aux laxatifs. Elle accorde également une importance exagérée à la forme et au poids corporels. Pour répondre aux critères diagnostiques de la boulimie, les crises de boulimie et les comportements compensatoires inappropriés doivent survenir, en moyenne, au moins deux fois par semaine pendant trois mois3.

Un diagnostic de frénésie alimentaire est posé si la frénésie n'est pas suivie d'un comportement compensatoire, comme les vomissements provoqués, l'activité physique excessive ou le recours aux laxatifs. Ce trouble est souvent associé à l'obésité.

Symptômes des troubles de l'alimentation
Anorexie mentale Boulimie Frénésie alimentaire
  • Incapacité de maintenir le poids corporel au niveau ou au-dessus d'un poids minimum normal pour l'âge et pour la taille, accompagnée d'une peur intense de prendre du poids ou de devenir gros, alors que le poids est inférieur à la normale.
  • Épisodes répétés de crises d'alimentation excessive suivies de comportements compensatoires inappropriés tels que : vomissements provoqués, emploi abusif de laxatifs ou exercice physique excessif.
  • Frénésie alimentaire sans comportement compensatoire (par exemple vomissements provoqués, exercice physique excessif et recours aux laxatifs).
  • Les sujets sont souvent obèses.

 

Les troubles de l'alimentation sont-ils répandus?

Dans l'Enquête sur la santé mentale et le bien-être de 2002 de Statistique Canada (Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes [ESCC], cycle 1.2), 0,5 % des Canadiens âgés de 15 ans et plus avaient déclaré avoir reçu un diagnostic de trouble de l'alimentation au cours des 12 derniers mois. La même enquête a établi, à l'aide d'une série distincte de questions, que 1,7 % des Canadiens âgés de 15 ans et plus ont déclaré avoir présenté, au cours des 12 derniers mois, des symptômes répondant aux critères d'un problème d'attitude envers l'alimentation.

L'anorexie mentale et la boulimie touchent surtout les adolescentes et les jeunes femmes; toutefois, de 5 à 15 % des cas d'anorexie mentale et de boulimie et 40 % des cas de frénésie alimentaire s'observent chez les garçons ou les hommes4 5. La plupart du temps, la frénésie alimentaire débute à l'adolescence ou au début de l'âge adulte.

Selon l'Enquête sur la santé mentale et le bien-être de 2002 (ESCC 1.2), les femmes étaient proportionnellement plus nombreuses que les hommes à signaler un trouble de l'alimentation : 0,8 % contre 0,2 %, respectivement. Elles étaient aussi plus nombreuses que les hommes à répondre aux critères d'un problème d'attitude face à l'alimentation : 2,9 % contre 0,5 %. Chez les jeunes femmes (15 à 24 ans), 1,5 % ont déclaré souffrir d'un trouble de l'alimentation. Deux pour cent ont signalé des symptômes qui correspondaient aux critères d'un problème d'attitude face à l'alimentation.

Environ 3 % des femmes sont touchées par un trouble de l'alimentation à un moment donné de leur vie6. Au cours de leur vie, de 0,5 à 3,7 % des femmes souffrent d'anorexie mentale7 8 et de 1,1 à 4,2 % souffrent de boulimie9 10.

La frénésie alimentaire frappe environ 2 % de la population11.

Répercussions des troubles de l'alimentation

Quelles sont les répercussions pour la personne atteinte?

Certaines personnes souffrant d'anorexie mentale ou de boulimie se rétablissent après un seul épisode du trouble. D'autres personnes sont en butte à des fluctuations de poids constantes. D'autres encore sont aux prises avec des problèmes liés à l'alimentation et au poids tout au cours de leur vie. Un pronostic moins favorable à long terme est associé à des antécédents de consommation problématique de substances observés au moment du diagnostic et à une durée plus longue des symptômes avant le diagnostic12.

Il arrive que des personnes souffrant d'anorexie mentale ou de boulimie présentent des problèmes physiques graves, par exemple une affection cardiaque, un déséquilibre électrolytique ou une insuffisance rénale, qui peuvent entraîner la mort. Les troubles de l'alimentation peuvent aussi conduire au suicide.

Même après que l'épisode aigu est terminé, il arrive que les troubles de l'alimentation engendrent des problèmes psychologiques, sociaux et médicaux de longue durée13.

L'individu anorexique est plus susceptible de souffrir d'une dépression majeure, d'une dépendance à l'alcool ou d'un trouble anxieux, soit au moment de sa maladie ou plus tard dans sa vie14 15 16.

Il arrive que les jeunes s'absentent de l'école ou du travail ou s'abstiennent de participer à des activités récréatives en raison d'un trouble de l'alimentation. De plus, la faiblesse physique associée à la maladie peut entraver sérieusement leurs interactions sociales avec leurs amis et leur participation générale aux activités de la vie. Il arrive aussi que les amis aient de la difficulté à savoir comment réagir face à la personne et comment l'aider.

La famille d'une personne atteinte d'un trouble de l'alimentation est aussi soumise à un stress énorme. Dans certains cas, elle se culpabilise, s'inquiète de l'avenir de la personne, craint que la maladie n'entraîne la mort de l'être cher ou fait face à la stigmatisation associée au fait d'avoir un enfant atteint d'une maladie mentale. Les parents, surtout, sont tiraillés entre leur instinct de protection, qui les pousse naturellement à forcer l'enfant à adopter des comportements sains (ce qui, dans bien des cas, empire la situation), et le besoin qu'a l'enfant de prendre en charge sa maladie et sa santé.

Stigmatisation associée aux troubles de l'alimentation

La stigmatisation associée aux troubles de l'alimentation découle de l'idée erronée qui assimile un trouble de l'alimentation à une mauvaise stratégie d'adaptation.

Beaucoup de gens pensent, à tort, que les parents sont responsables de l'anorexie mentale ou de la boulimie dont souffre leur enfant. Cette forme de stigmatisation coupe les parents de leurs pairs et des autres membres de leur famille.

Il arrive que les fluctuations de poids soient source de honte pour la personne concernée. La stigmatisation peut aussi venir du fait que l'entourage présume que la personne a perdu le contrôle de son alimentation, qu'elle vole les aliments qu'elle consomme frénétiquement ou qu'elle s'empiffre en cachette.

Les personnes qui souffrent de frénésie alimentaire et qui sont obèses sont confrontées au regard réprobateur que pose la société sur l'obésité, d'où un sentiment d'isolement. La perte de l'estime de soi a aussi pour effet d'aggraver la maladie.

Causes des troubles de l'alimentation

Les troubles de l'alimentation sont des affections complexes étroitement associées à d'autres maladies mentales comme les troubles de l'humeur, les troubles de la personnalité et les troubles anxieux. Les troubles de l'alimentation seraient causés par un ensemble de facteurs biologiques, psychologiques et sociaux. Les effets secondaires de mauvaises habitudes alimentaires contribuent sans doute aussi au phénomène17 (tableau 7-1).

Les troubles de l'alimentation sont plus fréquents dans la population féminine. Ainsi, les désordres alimentaires, la préoccupation à l'égard du corps et du poids et l'obsession des régimes sont des risques qui guettent davantage les adolescentes et les jeunes femmes.

Tableau 7-1 Résumé des facteurs de risque qui pourraient être liés à l'apparition de troubles de l'alimentation
Facteurs spécifiquement liés à l'alimentation
(Facteurs de risque directs)
Facteurs généraux
(Facteurs de risque indirects)
Facteurs biologiques
  • Risque génétique lié aux troubles de l'alimentation
  • Physionomie et poids corporel
  • Régulation de l'appétit
  • Métabolisme de l'énergie
  • Sexe
  • Risque génétique lié à un trouble connexe
  • Tempérament
  • Impulsivité
  • Neurobiologie (p. ex. mécanismes de la sérotonine)
  • Sexe
Facteurs psychologiques
  • Piètre image corporelle
  • Attitudes alimentaires inappropriées
  • Croyances inappropriées concernant la taille et le poids
  • Valeurs ou importance spécifiquement attribuées à l'alimentation et au corps
  • Survalorisation de l'apparence
  • Piètre image de soi
  • Mécanisme d'adaptation inappropriés
  • Problèmes de maîtrise de soi
  • Conflits irrésolus, déficits, réactions post-traumatiques
  • Problèmes d'identité
  • Problèmes d'autonomie
Facteurs développementaux
  • Identification à des parents ou pairs préoccupés par le corps
  • Expériences désagréables à l'heure des repas
  • Traumatisme altérant l'expérience corporelle
  • Surprotection
  • Négligence
  • Sentiment de rejet, impression d'être critiqué
  • Traumatisme (violence physique et psychologique ou agression sexuelle
  • Relation d'objet (expérience interpersonnelle)
Facteurs sociaux
  • Attitudes familiales inappropriées face à l'alimentation et au poids
  • Préoccupations du groupe de pairs à l'égard du poids
  • Pressions en faveur de la minceur
  • Plaisanteries au sujet du poids
  • Pressions en faveur du contrôle du poids (p. ex. dans le milieu du ballet ou de l'athlétisme)
  • Valeurs inappropriées attribuées au corps dans le milieu culturel
  • Sexe
  • Dysfonctionnement familial
  • Expériences désagréables liées aux pairs
  • Valeurs sociales défavorables à une image de soi stable et positive
  • Changement social déstabilisant
  • Valeurs attribuées au sexe social
  • Isolement social
  • Absence de soutien social
  • Obstacles à la quête de soi
  • Sexe
  • Représentation des filles et des femmes dans les médias
  • Exigence de minceur chez les filles
  • Accès accru à la chirurgie plastique et aux moyens d'améliorer le corps
  • Différences entre les cultures et entre les sexes ayant une incidence sur les représentations et les calculs du poids idéal

 

Au moment de la puberté, l'adolescent vit d'importants changements hormonaux et physiques qui, dans bien des cas, se traduisent par une conscience plus aiguë et par une altération de la perception de l'image corporelle. Les représentations de la beauté féminine dans les magazines et à la télévision sont souvent des modèles irréalistes et inaccessibles. L'accent mis par les médias sur la taille et le poids « idéaux », tant pour la femme que pour l'homme, peut engendrer une perception négative de soi chez l'individu qui n'atteint pas ces idéaux.Selon l'Enquête sur les comportements liés à la santé chez les enfants d'âge scolaire menée au Canada en 2002 de concert avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 60 % des élèves de la 6e à la 10e année, soit 59 % des garçons et 56 % des filles, ont déclaré être satisfaits de leur image corporelle. Près d'une jeune femme sur trois (31 %) se trouvait trop grosse. La proportion augmentait avec l'âge, de sorte qu'en 10e année, 44 % s'estimaient trop grosses (figure 7-1). La proportion était bien plus faible chez les jeunes hommes (22 % globalement) et ne variait que légèrement avec l'âge.

Comparativement, les garçons, toutes années scolaires confondues, étaient plus nombreux que les filles à indiquer qu'ils étaient trop maigres plutôt que trop gros (figure 7-2). Cette proportion augmentait au cours des premières années des études secondaires.

Des perceptions irréalistes de la taille peuvent comporter divers risques pour la santé, allant des efforts d'amaigrissement déraisonnables (pouvant mener à l'anorexie mentale ou à la boulimie) au refus de reconnaître et de gérer toute prise de poids. Sur le plan psychologique, le fait de percevoir son corps comme étant « hors norme » ou d'avoir une piètre image corporelle peut miner l'estime de soi et la confiance en soi.

Figure 7-1 Proportion d'élèves qui se trouvaient trop gros,: selon le sexe et l'année scolaire, Canada, 2002

Figure 7-2 Proportion d'élèves qui se trouvaient trop maigres,: selon le sexe et l'année scolaire, Canada, 2002

Figure 7-3 Proportion d'élèves qui suivent actuellement un: régime, selon le sexe et l'année scolaire, Canada, 2002

« Sans être responsables des troubles de l'alimentation, les médias représentent un important déterminant socioculturel qui explique pourquoi un si grand nombre de gens (surtout de femmes) emploient le langage et le comportement d'un trouble de l'alimentation pour exprimer leur détresse. »18 [Traduction ]

D'après l'Enquête sur les comportements liés à la santé chez les enfants d'âge scolaire menée en 2002 au Canada, la proportion de jeunes femmes qui ont indiqué suivre un régime amaigrissant était 2,2 fois plus élevée que la proportion de jeunes hommes (20 % contre 9 %, respectivement). Ce constat était valable pour toutes les années scolaires (figure 7-3). Chez les élèves de la 9e et de la 10e années, plus de 25 % des jeunes femmes suivaient un régime au moment de l'enquête.

Prévention et traitement

Les interventions à visée préventive ciblent généralement les enfants d'âge scolaire, les écoles spécialisées dont la clientèle est particulièrement vulnérable (comme les élèves d'écoles de ballet, les athlètes féminines, les mannequins, les étudiants en art culinaire), ou les jeunes filles et les femmes qui présentent de mauvaises habitudes alimentaires. Les résultats d'études sur l'efficacité des diverses interventions sont contrastés. Il y a lieu de pousser plus loin les recherches afin d'analyser les facteurs de risque, de repérer les facteurs de réussite des interventions et de déterminer quelles sont les interventions qui donneront des résultats concluants auprès de populations précises19.

Il est possible de traiter les troubles de l'alimentation et de rétablir le poids-santé de la personne atteinte. Le traitement est plus efficace lorsqu'il est amorcé au début du trouble. Une évaluation périodique des adolescents et des jeunes adultes, visant à détecter les signes d'un trouble de l'alimentation, faciliterait le repérage précoce de ceux qui présentent un problème.

Le traitement des troubles de l'aliment20,21ation a évolué du tout au tout au fil du temps . La stabilisation nutritionnelle a remplacé la démarche qui privilégiait la psychothérapie de longue durée et le recours à des médicaments qui pouvaient être dangereux. Une fois que l'état nutritionnel de la personne s'est amélioré, diverses formes de psychothérapie (p. ex. l'approche cognitivo- analytique, familiale ou cognitivo-comportementale) permettent de faire régresser la maladie. Le pronostic est plus favorable chez les jeunes femmes qui ne craignent pas de prendre du poids et qui ne présentent pas un trouble du schéma corporel22.

Les comportements liés à un trouble de l'alimentation revêtent énormément d'importance pour la personne. Ainsi, une perte de poids peut lui procurer un sentiment d'accomplissement. Les épisodes de frénésie alimentaire suivis de purgation peuvent l'aider à composer avec des émotions difficiles ou à les éviter. C'est pourquoi il y a lieu de s'attaquer à la question de la motivation tout au cours du traitement si l'on veut que ce dernier soit adapté à la volonté de changement de l'intéressé23 24.

Un plan de traitement complet devrait comprendre une enquête sur la consommation problématique de substances et sur les traumatismes vécus. Il est aussi essentiel de traiter les troubles mentaux concomitants, comme la dépression, l'anxiété et l'alcoolisme.

Les antidépresseurs se sont révélés utiles dans le traitement de la boulimie25. Certains médicaments donnent aussi de bons résultats dans le cas de la frénésie alimentaire. On n'a malheureusement pas encore trouvé de médicaments efficaces contre l'anorexie mentale.

Chez les personnes qui souffrent depuis de nombreuses années d'anorexie mentale, un court séjour à l'hôpital assorti d'une psychothérapie de soutien peut contribuer à stabiliser la perte de poids et à traiter les complications d'ordre métabolique. C'est chez les jeunes femmes de 15 à 19 ans (figure 7-4) que les taux d'hospitalisation pour des troubles de l'alimentation sont le plus élevés. Viennent ensuite celles de 10 à 14 ans et de 20 à 24 ans.

Le National Eating Disorders Information Centre (www.nedic.ca) offre plusieurs conseils aux membres de la famille et aux amis d'une personne qui éprouve des problèmes liés à l'alimentation et au poids. Voici quelques-unes de ses suggestions :

  • Mettre l'accent sur les sentiments et les relations interpersonnelles, pas sur le poids et l'alimentation.
  • Éviter de faire des observations sur l'apparence.
  • Savoir que la personne doit évoluer à son propre rythme vers un mieux-être.
  • Prendre garde de ne pas lui reprocher les difficultés qu'elle éprouve.
  • Essayer de percevoir les problèmes alimentaires comme une mauvaise façon de composer avec des émotions et des expériences douloureuses.

Figure 7-4 Nombre d'hospitalisations pour des troubles de: Nombre d'hospitalisations pour l'alimentation* dans des hôpitaux généraux pour 100 000 personnes, par groupe d'âge, Canada, 1999-2000

Notes de fin de chapitre

  1. Steiger H, Séguin JR. Eating disorders: Anorexia nervosa and bulimia nervosa. Dans : Million T, Blaneyu PH, David R, éditeurs. Oxford textbook of psychopathology. New York : Oxford University Press; 1999. p. 365–388.
  2. American Psychiatric Association. Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. 4e édition. Washington (DC) : American Psychiatric Association; 1994.
  3. American Psychiatric Association. Op. cit.
  4. Andersen AE. Eating disorders in males. Dans : Brownell K, Fairburn CG, éditeurs. Eating disorder and obesity: a comprehensive handbook. New York : Guilford Press; 1995. p. 177–187.
  5. American Psychiatric Association. Op. cit.
  6. Zhu AJ, Walsh BT. Pharmacologic treatment of eating disorders. Revue canadienne de psychiatrie. 2002;47(3):227–234.
  7. Garfinkel PE, Lin E, Goering P, Spegg C, Goldbloom D, Kennedy S, et coll. Should amenorrhoea be necessary for the diagnosis of anorexia nervosa. Br J Psychiatry. 1996;168:500-506 Dans : American Psychiatric Association. Practice Guideline for the Treatment of Patients with Eating Disorders. 2nd edition. Arlington (VA) : American Psychiatric Association; 2002.
  8. Walters EE, Kendler KS. Anorexia nervosa and anorexic-like syndromes in a population-based female twin sample. Am J Psychiatry. 1995;152:64-71. Dans : American Psychiatric Association. Practice Guideline for the Treatment of Patients with Eating Disorders. 2nd edition.
  9. Garfinkel PE, Lin E, Goering P, Spegg C, Goldbloom D, Kennedy S, et coll. Bulimia nervosa in a Canadian community sample: prevalence and comparison of subgroups. Am J Psychiatry. 1995;152:1052-1058. Dans : American Psychiatric Association. Practice Guideline for the Treatment of Patients with Eating Disorders. 2nd edition.
  10. Kendler KS, MacLean C, Neale M, Kessler R, Health A, Eaves L. The genetic epidemiology of bulimia nervosa. Am J Psychiatry. 1991;148:1627-1637. Dans : American Psychiatric Association. Practice Guideline for the Treatment of Patients with Eating Disorders. 2nd edition.
  11. Bruce B, Agras S. Binge eating in females: a population-based investigation. Int J Eat Disord. 1992;12:365–73.
  12. Keel PK, Mitchell JE, Miller KB, Davis TL, Crow SJ. Long-term outcome of bulimia nervosa. Arch Gen Psychiatry. 1999;56:63–69.
  13. Lewinsohn PM, Striegel-Moore RH, Seeley JR. Epidemiology and natural course of eating disorders in young women from adolescence to young adulthood. J Am Acad Child Adolesc Psychiatry. 2000;39:1284–92.
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  15. American Psychiatric Association Work Group on Eating Disorders. Practice guidelines for the treatment of patients with eating disorders. Amer J Psych. 2000;157:1suppl:1–39.
  16. Sullivan PF, Bulik CM, Fear JL, Pickering A. Outcome of anorexia nervosa: a case-control study. Am J Psychiatry. 1998;155:939–46.
  17. Steiger et al. Op cit.
  18. Nedic.ca [page d'accueil sur Internet]. Toronto : National Eating Disorder Information Centre; 2005 [consulté le 11 déc 2005]. Accessible à : www.nedic.ca/qa.html#16
  19. Organisation mondiale de la santé. Prevention of mental disorders : effective interventions and policy options : summary report / a report of the World Health Organization Dept. of Mental Health and Substance Abuse ; in collaboration with the Prevention Research Centre of the Universities of Nijmegen and Maastricht; 2004. Accessible à : www.who.int/mental_health/evidence/en/prevention_of_mental_disorders_sr.pdf .
  20. Garfinkel PE. Eating disorders. [éditorial : collaboration spéciale]. Can J Psychiatry. 2002;47:3:225–6.
  21. Kaplan AS. Psychological treatments for anorexia nervosa: a review of published studies and promising new directions. Can J Psychiatry. 2002;47:3:235–42.
  22. Strober M, Freeman R, Morrell W. Atypical anorexia nervosa: separation from typical cases in course and outcome in a long-term prospective study. Int J Eat Disord. 1999;25:2:135–42.
  23. Geller J, Williams K, Srikameswaran S. Clinician stance in the treatment of chronic eating disorders. European Eating Disorders Review. 2001;9:1-9.
  24. Vitousek K, Watson S, Wilson GT. Enhancing motivation for change in treatment-resistant eating disorders. Clinical Psychology Review. 1998;18(4): 391—420.
  25. Zhu et al. Op cit.
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