ARCHIVÉ - À la maison ou à l'extérieur? Enquête sur les profils électrophorétiques SENXAI.0003 et SENBNI.0003 de Salmonella enteritidis, lysotype 8, dans les maritimes, 2005

 

Relevé des maladies transmissibles au Canada

le 15 octobre 2006

Volume 32
Numéro 20

A Currie, MHSc (1), H Akwar, DMV, PhD (2), W MacDonald, MD (2), Andrea Saunders, RN, MSc (1,3), M Baikie, BScPhm, MD, DOHS, DTM&H, MSc, FRCPC (3), L Sweet, MD (4), L Landry, MSc (5), W Demczuk, BSc (6), L Panaro, MDCM, MHSc, FRCPC (1)

  1. Programme canadien d'épidémiologie de terrain, Agence de santé publique du Canada (Ontario)

  2. Ministère de la Santé et du Bien-être, Fredericton (Nouveau-Brunswick)

  3. Nova Scotia Department of Health, Halifax (Nouvelle-Écosse)

  4. Department of Health and Social Services, Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard)

  5. Division des infections d'origine alimentaire, hydrique et zoonotique, Agence de la santé publique du Canada, Guelph (Ontario)

  6. Laboratoire national de microbiologie, Winnipeg (Manitoba)

Introduction

À partir des données obtenues grâce au Programme national de surveillance des maladies entériques (PNSME), le ministère de la Santé et du Bien-être du Nouveau-Brunswick (le Ministère) a identifié six isolats de Salmonella Enteritidis en mai et juin 2005. On croyait qu'il s'agissait de cas sporadiques jusqu'à ce que les résultats de l'électrophorèse en champ pulsé (PFGE) et de la lysotypie (lt) établissent un lien entre les micro-organismes (profils électrophorétiques SENXAI.0003 et SENBNI.0003, lt 8). Après examen des données provinciales de surveillance, le Ministère a identifié deux autres isolats de S. Enteritidis présentant des profils électrophorétiques et un lt appariés, un en septembre 2004 et un autre en mars 2005. Ces profils et ce lysotype ont été observés précédemment, de façon indépendante et en association, mais c'était la première fois en septembre 2004 que le Ministère isolait S. Enteritidis en obtenant ces trois résultats de typage. L'identification de six isolats ayant des profils PFGE similaires pour deux enzymes et un lysotype apparié sur une période de deux mois dans la province du Nouveau-Brunswick était inhabituelle et évoquait l'existence d'une source commune.

L'équipe chargée de l'enquête a passé en revue les données de surveillance du Canada et des États-Unis par le biais du PNSME, de PulseNet, de PulseNet Canada et du Programme canadien intégré de surveillance de la résistance aux antimicrobiens. La Nouvelle-Écosse et l'Île-du-PrinceÉdouard ont identifié six isolats de S. Enteritidis SENXAI.0003 et SENBNI.0003, lt 8, en février et mars 2005. Des collègues aux États-Unis ont signalé une grappe de cas dus à S. Enteritidis SENXAI.0003 et SENBNI.0003 (le lt n'était pas indiqué) au New Hampshire en juin 2005. Il s'agissait de clients qui avaient mangé à un restaurant au cours d'une période de 7 jours à la fin de mai, mais les enquêteurs n'ont pu identifier la source. Selon les données disponibles, aucune autre province ni État n'a détecté des isolats appariés. Comme on soupçonnait l'existence d'une source commune continue d'infection dans les trois provinces canadiennes, une enquête conjointe a été entreprise le 13 juillet 2005.

Le présent article résume l'enquête épidémiologique qui a permis de réfuter l'hypothèse d'une source commune continue. L'enquête a mis en lumière l'importance de comprendre les limites des données nationales de surveillance et des méthodes de typage en laboratoire pour des sérovars courants de Salmonella, et la nécessité d'interpréter les données de laboratoire en parallèle avec les données épidémiologiques.

Méthodologie

L'équipe d'enquête a défini les cas comme tous les résidants ou visiteurs au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse ou à l'Île-du-Prince-Édouard qui avaient souffert d'une infection à S. Enteritidis confirmée en laboratoire (profils SENXAI.0003, SENBNI.0003, lt 8) depuis le 1er août 2004.

Le Ministère a avisé les régions sanitaires du Nouveau-Brunswick afin de les encourager à rechercher les cas. Il a demandé aux régions sanitaires de recueillir des échantillons de selles chez toutes les personnes signalant des symptômes compatibles avec une salmonellose et de transmettre tous les isolats de Salmonella conformément au protocole courant aux deux laboratoires de référence pour les maladies entériques du Nouveau-Brunswick pour une confirmation du sérotype et une analyse par PFGE1-6 et au Laboratoire national de microbiologie (LNM) pour une lysotypie7-9. Le Ministère, le LNM, la Division des infections d'origine hydrique, alimentaire et zoonotique, ainsi que les autorités sanitaires provinciales de la Nouvelle-Écosse et de l'Île-du-Prince-Édouard ont passé en revue les données de surveillance pour trouver les isolats qui présentaient les mêmes profils électrophorétiques et lt.

Le Ministère a transmis une alerte sur le système des alertes de santé publique du Centre canadien de renseignements et de surveillance des éclosions (CCRSE) afin d'aviser les autorités sanitaires de tout le Canada et de solliciter de l'information sur les patients pour apparier les isolats. Le laboratoire de référence pour les maladies entériques de la région Deux du Nouveau-Brunswick a affiché de l'information concernant l'enquête sur PulseNet Canada et a demandé à d'autres microbiologistes provinciaux d'examiner et de contrôler les données de surveillance pour détecter des isolats appariés.

Des inspecteurs de la santé publique ont interrogé les cas confirmés au Nouveau-Brunswick conformément au protocole courant pour la notification des cas d'infection à Salmonella. Les questions ont permis de recueillir les renseignements suivants : données démographiques, cliniques et diagnostiques; occupations à risque élevé; maladie dans la famille, chez les amis et les collègues; facteurs de risque environnementaux (p. ex., voyages, animaux, eau); repas au restaurant; événements spéciaux; et rappel des aliments consommés au cours d'une période de 5 jours ou liste des aliments consommés en général lorsque les souvenirs étaient limités.

On a passé en revue les formulaires courants d'entrevue pour les cas confirmés de salmonellose au Nouveau-Brunswick afin de résumer l'information sur les facteurs de risque et produire un questionnaire détaillé permettant d'élaborer des hypothèses concernant les facteurs de risque connus d'infection10-30. Dans la mesure du possible, l'équipe d'enquête a mené les entrevues pour la formulation d'hypothèses auprès des cas dont les symptômes avaient débuté après le 1er mai 2005 et a obtenu les antécédents d'exposition des patients dont les isolats cliniques s'appariaient à ceux signalés dans d'autres provinces.

Résultats

L'enquête a permis d'identifier en tout 18 cas confirmés dans les Maritimes entre septembre 2004 et juillet 2005 : neuf cas au Nouveau-Brunswick, cinq cas en Nouvelle-Écosse et quatre cas à l'Île-du-Prince-Édouard. Les cas avaient entre 7 et 69 ans (âge moyen de 28 ans). Huit des 15 cas (53 %) étaient des femmes. Un cas au Nouveau-Brunswick a commencé à ressentir des symptômes le 30 août 2004. Dans les cas restants, les symptômes ont débuté entre le 19 février et le 30 juin 2005 (figure 1). Les enquêteurs ont obtenu des renseignements sur les symptômes des cas du Nouveau- Brunswick seulement. Les neuf cas ont souffert de diarrhée et de crampes abdominales. Sept des neuf cas (78 %) ont éprouvé des nausées, six (67 %) de la fièvre et deux (22 %) ont fait état de vomissements. Six des neuf cas (67 %) ont observé qu'il y avait du sang dans leurs selles. Quatre cas (44 %) ont été hospitalisés. Tous les cas se sont rétablis.

Figure 1. Cas d'infection à Salmonella Enteritidis SENXAI.0003, SENBNI.0003, lt 8, selon la date d'apparition des symptômes, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse et Île-du-Prince-Édouard, d'août 2004 à juillet 2005 (n = 17)

Figure 1. Cas d'infection à Salmonella Enteritidis SENXAI.0003, SENBNI.0003, lt 8, selon la date d'apparition des symptômes, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse et Île-du-Prince-Édouard, d'août 2004 à juillet 2005 (n = 17)

Remarque : Un cas confirmé de la Nouvelle-Écosse était asymptomatique.

Le personnel de la santé publique a effectué des entrevues systématiques avec tous les cas, sauf ceux de l'Île-du-Prince-Édouard. Les enquêteurs ont mené les entrevues pour la formulation d'hypothèses auprès de sept des neuf cas du Nouveau-Brunswick mais n'ont pas été en mesure de communiquer avec les cas dans les autres provinces. À la lumière des entrevues réalisées, on peut penser que les expositions à Salmonella sont probablement survenues dans trois pays différents (figure 2).

Cas exposés en République tchèque

Trois cas du Nouveau-Brunswick de 19 à 20 ans ont passé 3 jours en République tchèque avant l'apparition de leurs symptômes. Entre le 12 et le 25 mai 2005, ils ont voyagé avec 13 autres jeunes Canadiens. Tous ont nié avoir mangé un même aliment acheté au Canada et apporté avec eux en voyage. Deux des cas sont tombés malades le 17 mai et le troisième durant le vol de retour le 25 mai. Les cas ont indiqué que d'autres personnes avec qui ils voyageaient ou auxquelles ils avaient rendu visite avaient été également malades pendant tout le voyage. Les autorités provinciales ont signalé à l'équipe d'enquête que la même souche de S. Enteritidis avait été isolée chez des jeunes revenus de la République tchèque en Nouvelle Écosse en 2002.

Cas probablement exposés en Jamaïque

Trois des cinq cas de la Nouvelle-Écosse, trois des quatre cas de l'Île-du-Prince-Édouard et deux cas du Nouveau-Brunswick ont dit avoir voyagé en Jamaïque avant le début de leurs symptômes. Les cas de la Nouvelle- Écosse, âgés de 27, de 28 et de 30 ans, ont séjourné en Jamaïque du 14 au 21 février 2005 et sont tombés malades avant leur retour au Canada (du 19 au 21 février). Les cas de l'Île-du-Prince-Édouard, âgés de 36, de 41 et de 50 ans, ont voyagé ensemble en Jamaïque entre le 21 et le 28 février 2005. Chez deux cas, les symptômes avaient débuté le 27 février, et un cas est tombé malade le 1er mars. Deux cas du Nouveau-Brunswick, âgés de 29 et de 32 ans, qui avaient séjourné dans des centres de villégiature différents en Jamaïque, sont revenus 5 et 8 jours, respectivement, avant l'apparition de leurs symptômes. Un a voyagé en août 2004 et l'autre en avril 2005. Un de ces cas a également indiqué qu'il dégelait régulièrement du poulet dans l'eau chaude à la maison.

Figure 2. Cas d'infection à Salmonella Enteritidis SENXAI.0003, SENBNI.0003, lt 8, selon le lieu d'exposition et la date d'apparition des symptômes, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse et Île-du-Prince-Édouard, d'août 2004 à juillet 2005 (n = 17)


(Remarque : Un cas confirmé de la Nouvelle-Écosse était asymptomatique.)

Figure 2. Cas d'infection à Salmonella Enteritidis SENXAI.0003, SENBNI.0003, lt 8, selon le lieu d'exposition et la date d'apparition des symptômes, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse et Île-du-Prince-Édouard, d'août 2004 à juillet 2005 (n = 17)

Les autorités provinciales au Québec et en Saskatchewan ont répondu à l'alerte du CCRSE. La Saskatchewan a identifié un isolat correspondant en juin 2005, et le Québec 12 isolats depuis le 1er janvier 2005 (deux en janvier, un en février, six en avril, deux en mai et un en juin). Le Québec a fourni des renseignements sur l'exposition de huit des douze cas. Six cas avaient voyagé dans des pays étrangers, dont la Jamaïque et le Mexique, au cours de la semaine précédant l'apparition de leurs symptômes.

Cas exposés dans les Maritimes

Les sept autres cas (âgés de 7 à 69 ans; 71 % de sexe masculin) ont été exposés dans leur province respective dans les Maritimes. Les enquêteurs ont réinterrogé trois des quatre cas au Nouveau-Brunswick et les deux cas en Nouvelle-Écosse et n'ont pas découvert d'aliments communs. Ils ont été incapables d'obtenir des renseignements sur l'exposition pour le cas de l'Île-du-Prince-Édouard.

Analyse

Cette enquête a été entreprise parce qu'il était inhabituel de détecter six isolats de S. Enteritidis ayant des profils PFGE et lt communs au cours d'une période de 2 mois au Nouveau-Brunswick. Selon les données nationales et provinciales de laboratoire et de surveillance épidémiologique communiquées initialement, les isolats qui possédaient ce profil n'étaient retrouvés qu'au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à l'Île-du-Prince-Édouard, et tous les cas sauf un sont tombés malades entre février et juin 2005. L'hypothèse de départ voulait qu'il y eût une exposition à une source commune continue. Toutefois, plus l'enquête avançait, moins cette hypothèse devenait plausible.

La plupart des cas des Maritimes ont été infectés pendant leur voyage en République tchèque ou en Jamaïque. Pendant que l'enquête poursuivait son cours, la Nouvelle-Écosse et le Québec ont signalé la même souche de Salmonella qui avait été isolée chez des voyageurs canadiens de retour de la République tchèque en 2002 et chez douze résidants du Québec en 2005, dont au moins la moitié avait voyagé dans des pays étrangers, dont la Jamaïque et le Mexique. Dans la première phase de toute enquête sur une éclosion potentielle, il faut passer en revue les dates d'apparition de la maladie, d'incubation et de voyage pour distinguer les maladies contractées en voyage de celles qui ont été contractées au Canada et qui nécessitent une enquête au pays.

Les professionnels de la santé publique devraient être conscients des limites des données nationales de surveillance utilisées pour éclairer le contexte des enquêtes sur une éclosion. Les bases nationales de données moléculaires et de données sur les lysotypes sont de création récente, elles comptent sur la participation volontaire des provinces et sont donc incomplètes. La PFGE est effectuée à des fréquences variées et sur des micro-organismes et des isolats différents dans chacune des provinces. Les résultats ne sont pas toujours accessibles à l'échelle fédérale. Tous les isolats de Salmonella provenant des provinces plus petites sont transmis au LNM pour une lysotypie. Toutefois, l'Ontario, le Québec, la Colombie-Britannique et l'Alberta ne transmettent que les isolats cultivés entre le premier et le quinzième jour de chaque mois. Il importe à long terme de disposer de bases de données nationales complètes sur le typage. La pleine participation des provinces est une condition essentielle et devrait être encouragée. À court terme, les limites des données nationales de surveillance devraient être prises en compte et les autorités sanitaires provinciales devraient continuer d'aider leurs collègues en communiquant rapidement les données de surveillance provinciales qui ne sont pas accessibles à l'échelle nationale.

Il est également important que les enquêteurs comprennent les limites des méthodes de typage et la nécessité d'interpréter les résultats de laboratoire en parallèle avec les données épidémiologiques. S. Enteritidis fait partie des trois sérovars de Salmonella les plus fréquemment isolés chez les humains au Canada, et 11 % des 3 806 isolats de S. Enteritidis typés entre 2001 et 2004 sont du lt 831-33. Il existe différents clones d'isolats de lt 8, qui peuvent être transmis aux humains par différentes sources. Toutefois, l'origine de ces clones et leur matériel génétique sont similaires34-36, d'où la difficulté de distinguer les clones à l'intérieur des isolats identifiés comme étant du lt 8 par des méthodes d'analyse génétique telles que la PFGE. Comme nous l'avons observé dans la présente enquête, les isolats de lt 8 provenant de différentes sources donnent souvent des profils PFGE similaires36-38. Il nous faut des méthodes de typage ayant une plus grande puissance de résolution que la PFGE et la lysotypie pour obtenir une bonne discrimination des souches afin de pouvoir identifier les éclosions dues à S. Enteritidis et enquêter sur ces éclosions38-40. Bien que les méthodes actuelles d'analyse moléculaire et de lysotypie facilitent la détection des éclosions en établissant des liens entre des cas apparemment non liés, la confirmation finale de l'existence d'une éclosion repose sur l'interprétation concertée des données de laboratoire et des données épidémiologiques combinées41.

Remerciements

Les auteurs aimeraient remercier Mark Allen, Nina Van Der Pluijm et Kendra Long, du ministère de la Santé et du Bien-être, Fredericton, Nouveau-Brunswick, de leur contribution à l'enquête.

Références

  1. Barrett TJ, Lior H, Green JH et al. Laboratory investigation of a multi-state food-borne outbreak of Escherichia coli O157:H7 by using pulsed-field gel electrophoresis and phage typing. J Clin Microbiol 1994;32:3013-17.

  2. Centers for Disease Control and Prevention. Standardized molecular subtyping of
    foodborne bacterial pathogens by pulsed-field gel electrophoresis.
    Atlanta, GA: National Molecular Subtyping Network for Foodborne Disease Surveillance, Centers for Disease Control and Prevention, 1998.

  3. Tenover FC, Arbeit RD, Goering RW. How to select and interpret molecular strain typing methods for epidemiological studies of bacterial infections: a review for healthcare epidemiologists. Molecular TypingWorking Group of the Society for Healthcare Epidemiology of America. Infect Control Hosp Epidemiol 1997;18:426-39.

  4. Arbeit RD. Laboratory procedures for epidemiologic analysis of microorganisms. In: Murray PR, Barron EJ, Pfaller MA et al., eds. Manual of clinical microbiology, 6th ed. Washington, DC: ASM Press, 1995;190-208.

  5. Ewing WH, ed. In: Edwards and Ewing's identification of Enterobacteriaceae. 4 th ed. New York: Elsevier 1986:181-245.

  6. Le Minor L, Popoff MY. Antigenic formulas of the Salmonella serovars, 8th ed. Paris: WHO Collaborating Centre for Reference and Research on Salmonella, 2001.

  7. Adams MH. Bacteriophages. New York, NY: Interscience Publishers, 1959.

  8. Anderson ES, Williams REO. Bacteriophage typing of enteric pathogens and Staphylococci and its use in epidemiology. J Clin Pathol 1956;9:94-127.

  9. Farmer JJ, Hickman FW, Sikes JV. Automation of Salmonella typhi phage-typing. Lancet 1975;ii:787-90.

  10. Heymann DL. Salmonellosis. In: Control of communicable diseases manual, 18th ed. American Public Health Association, 2004;469-73.

  11. Centers for Disease Control and Prevention. Outbreaks of Salmonella serotype Enteritidis infection associated with eating raw or undercooked shell eggs – United States, 1996-1998. MMWR 2000;49:73-9.

  12. Hennessey TW, Hedberg CW, Slutsker L et al. A national outbreak of Salmonella Enteritidis infections from ice cream. N Engl J Med 1996;334:1281-86.

  13. Pilon, PA, Laurin M. Outbreak of Salmonella Enteritidis phage type 8 in a Montreal hotel. CCDR 1997;23:148-50.

  14. Strauss B, Fyfe M, Higo K et al. Salmonella Enteritidis outbreak linked to a local bakery, British Columbia, Canada. CCDR 2005;31-7.

  15. Barnes GH, Edwards AT. An investigation into an outbreak of Salmonella Enteritidis phage type 4 infection and the consumption of custard slices and trifles. Epidemiol Infect 1992;109:397-403.

  16. Mazurek J, Holbert L, Parrish MK et al. Raw eggs – lessons learned from an outbreak of Salmonella serotype Enteritidis infections associated with meringue pie. J Public Health Manag Pract 2005;11:201-7.

  17. D'Argenio P, Romano A, Autorino, F. An outbreak of Salmonella Enteritidis infection associated with iced cake. Euro Surveill 1999;4:24-6.

  18. Lewis DA, Paramathasan R, White DG et al. Marshmallows cause an outbreak of infection with Salmonella Enteritidis phage type 4. Commun Dis Rep CDR Rev 1996;6:R183-6.

  19. Isaacs S, Aramini JJ, Ciebin B et al. An international outbreak of salmonellosis associated with raw almonds contaminated with a rare phage type of Salmonella Enteritidis. J Food Prot 2005;68:191-98.

  20. Harb J, Isaacs S, Fyfe M et al. Outbreak of Salmonella Enteritidis phage type 11b in the provinces of Alberta and Saskatchewan, June 2000. CCDR 2003;29(14):125-28.

  21. Honish L, Nguyen Q. Éclosion de gastroentérite due à Salmonella Enteritidis lysotype 913 reliée à des germes de haricot mungo – Edmonton, 2001. RMTC 2001;27(18):151-6.

  22. VanDuynhoven YT, Widdowson MA, deJager CM et al. Salmonella enterica serotype Enteritidis phage type 4b outbreak associated with bean sprouts. Emerg Infect Dis 2002;8:440-43.

  23. Ratnam S, Stratton F, O'Keefe C et al. Salmonella Enteritidis outbreak due to contaminated cheese – Newfoundland. CCDR 1999;25(3).

  24. Sivapalasingam S, Friedman CR, Cohen L et al. Fresh produce: a growing cause of outbreaks of foodborne illness in the United States, 1973 through 1997. J Food Prot 2004;67:2342-53.

  25. Centres for Disease Control and Prevention. Outbreak of Salmonella serotype Meunchen infections associated with unpasteurized orange juice – United States and Canada, June 1999. MMWR 1999;48:582-85.

  26. Lehmacher A, Bockemuhl J, Aleksic S. Nationwide outbreak of human salmonellosis in Germany due to contaminated paprika and paprika-powdered potato chips. Epidemiol Infect 1995;115:501-11.

  27. Unicomb LE, Simmons G, Merrit T et al. Sesame seed products contaminated with Salmonella: three outbreaks associated with tahini. Epidemiol Infect 2005;133:1065-72.

  28. Currie A, MacDougall L, Aramini J et al. Frozen chicken nuggets and strips and eggs are leading risk factors for Salmonella Heidelberg infections in Canada. Epidemiol Infect 2005;133:809-16.

  29. Taylor R, Sloan D, Cooper T et al. A waterborne outbreak of Salmonella Saintpaul. Commun Dis Intell 2000;24:336-40.

  30. Clark C, Cunningham J, Ahmed R et al. Characterization of Salmonella associated with pig ear dog treats in Canada. J Clin Microbiol 2001;39:3962-68.

  31. Public Health Agency of Canada. Laboratory surveillance data for enteric pathogens in Canada, annual summary 2004. Winnipeg: Enteric Diseases Program, National Microbiology Laboratory, Public Health Agency of Canada, 2006 (in press).

  32. Public Health Agency of Canada. Laboratory surveillance data for enteric pathogens in Canada, annual summary 2002 and 2003. Winnipeg: Enteric Diseases Program, National Microbiology Laboratory, Public Health Agency of Canada, 2005.

  33. Demczuk W, Ahmed R, Woodward D et al. Laboratory surveillance data for enteric pathogens in Canada, annual summary 2001. Winnipeg: Enteric Diseases Program, National Microbiology Laboratory, Public Health Agency of Canada, 2004.

  34. Hudson CR, Garcia M, Gast RK et al. Determination of genetic relatedness of the major Salmonella Enteritidis phage types by pulsed-field gel electophoresis and DNA sequence analysis of several Salmonella virulence genes. Avian Dis 2001;45:875-86.

  35. Laconcha I, Baggesen DL, Rementeria A et al. Genotypic characterisation by PFGE of Salmonella enterica serotype Enteritidis phage types 1, 4, 6, and 8 isolated from animal and human sources in three European countries. Vet Microbiol 2000;75:155-65.

  36. Liebana E, Garcia-Migura L, Guard-Petter J et al. Salmonella enterica serotype Enteritidis phage types 4, 7, 6, 8, 13a, 29 and 34: a comparative analysis of genomic fingerprints from geographically distant isolates. J Appl Microbiol 2002;92:196-209.

  37. Liebisch B, Schwarz S. Molecular typing of Salmonella enterica subsp. enterica serovar Enteritidis isolates. J Med Microbiol 1996;44:52-9.

  38. Lin AW, Usera MA, Barrett TJ et al. Application of random amplified polymorphic DNA analysis to differentiate strains of Salmonella Enteritidis. J Clin Microbiol 1996;34:870-76.

  39. Ahmed R, Soule G, Demczuk W et al. Epidemiologic typing of Salmonella enterica serotype Enteritidis in a Canada-wide outbreak of gastroenteritis due to contaminated cheese. J Clin Microbiol 2000;38:2403-6.

  40. Laconcha I, Lopez-Molina N, Rementeria A et al. Phage typing combined with pulsed-field gel electrophoresis and random amplified polymorphic DNA increases discrimination in the epidemiological analysis of Salmonella Enteritidis strains. Int J Food Microbiol 1998;40:27-34.

  41. Tenover FC, Arbeit RD, Goering RV et al. Interpreting chromosomal DNA restriction patterns produced by pulsed-field gel electrophoresis: criteria for bacterial strain typing. J Clin Microbiol 1995;33:2233-39.

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :