ARCHIVÉ - Relevé des maladies transmissibles au Canada

 

Volume 35 • DCC-4
juin 2009

Une déclaration d'un comité consultatif (DCC)
Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV)Note de bas de page a Note de bas de page b 

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Déclaration sur la vaccination des voyageurs contre le méningocoque

Préambule

Le Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV ) donne à l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC ) des conseils constants et à jour de nature médicale, scientifiques et de santé publique concernant les maladies infectieuses tropicales et les risques pour la santé associés aux voyages internationaux. L'ASPC reconnait que les conseils et les recommandations figurant dans la présente déclaration reposent sur les connaissances scientifiques et les pratiques médicales les plus récentes, et les diffusent dans le but d'informer les voyageurs ainsi que les professionnels de la santé qui sont appelés à leur prodiguer des soins.

Les personnes qui administrent ou utilisent des médicaments, des vaccins ou d'autres produits devraient avoir une bonne connaissance des monographies de ces produits ainsi que de toute autre norme ou instruction approuvée concernant leur usage. Les recommandations relatives à l'usage des produits et les autres renseignements présentés ici peuvent différer de ceux qui figurent dans la monographie ou toute autre norme ou instruction approuvée pertinente établie par les fabricants autorisés. Rappelons que les fabricants font approuver leurs produits et démontrent leur innocuité et leur efficacité uniquement lorsque ceux-ci sont utilisés conformément à la monographie ou à toute autre norme ou instruction approuvée semblable.

Introduction

La méningococcie invasive est une urgence médicale devant être diagnostiquée le plus tôt possible, nécessitant une hospitalisation et un traitement antimicrobien efficace. Autrefois, le taux de mortalité clinique dépassait les 50 %, mais le diagnostic précoce, le traitement antimicrobien immédiat et les mesures de soutien ont contribué à faire baisser ce taux qui varie actuellement entre 5 % et 10 % dans les pays développésNote de bas de page 1 Note de bas de page 2 . Jusqu'à 20 % des personnes qui survivent présentent des séquelles neurologiques permanentes, notamment une perte de l'audition, une invalidité neurologique ou la perte d'un membreNote de bas de page 1 Note de bas de page 3 . La méningite à méningocoques est caractérisée par une courte période d'incubation (de 2 à 10 jours, mais souvent < 4 jours), suivie de l'apparition soudaine des symptômes suivants : céphalées intenses, fièvre, nausée, vomissements, photophobie et raideur au cou. Les nourrissons peuvent présenter la maladie sans apparition soudaine des symptômes classiques et de raideur au cou. La septicémie à méningocoques (méningococcémie), au cours de laquelle les bactéries se propagent rapidement par la circulation sanguine, est une forme moins fréquente de méningococcie qui est caractérisée par un collapsus cardiovasculaire, une éruption cutanée hémorragique et un taux de mortalité élevéNote de bas de page 1 . Cette forme a été responsable du taux élevé de mortalité clinique lors des éclosions de maladie à méningocoques du groupe C au CanadaNote de bas de page 4 .

La méningite à méningocoques est causée par la bactérie Gram négatif Neisseria meningitidis et représente de 10 % à 40 % des méningites bactériennes endémiques à l'échelle mondiale. Sur les 13 sérogroupes reconnus, les groupes A, B, C, Y et W135 causent le plus souvent la maladie. La transmission se fait par contact direct, notamment par des gouttelettes respiratoires provenant du nez ou de la gorge des personnes infectéesNote de bas de page 2 . La plupart des personnes colonisées par le méningocoque sont des porteuses asymptomatiquesNote de bas de page 5 , mais le méningocoque peut être associé à d'autres infections ou être affecté par d'autres infections. Dans le cadre d'une étude cas-témoins menée au Tchad en 1988, les patients atteints d'une méningococcie étaient 23 fois plus susceptibles que les témoins de présenter des infections respiratoires concomitantesNote de bas de pageNote de bas de page 6 . On a par ailleurs constaté une augmentation de l'incidence des méningococcies à la suite d'éclosions grippales dans les pays des régions tempéréesNote de bas de page 2 .

Épidémiologie

La méningite à méningocoques peut survenir de manière sporadique à l’échelle mondiale et dans le cadre de foyers endémiques. Il s’agit de la seule forme de méningite bactérienne causant des épidémiesNote de bas de page 7 . Les taux d’incidence de certaines épidémies en Amérique et en Europe ont été inférieurs à ceux de l’incidence endémique dans plusieurs pays africainsNote de bas de page 7 .

Les sérogroupes A, B et C du méningocoque causent la majorité des cas à l’échelle mondiale et sont responsables de la plupart des cas sporadiques et des éclosions en Europe et en Amérique (voir Figure 1). Le sérogroupe A est encore prédominant en Afrique et en Asie puisqu’il est la cause de la plupart des épidémies. En Afrique subsaharienne, une zone qui s’étend sur tout le continent du Sénégal à l’Éthiopie (appelée « ceinture de méningite » africaine), de grandes éclosions et épidémies se déclarent pendant la saison sèche (d’octobre à juin)Note de bas de page 8 Note de bas de page 9 . À l’échelle mondiale, les sérogroupes Y et W135 demeurent des causes relativement rares d’infection méningococcique. Cependant, des rapports récents d’endémies de maladies à méningocoques du groupe Y aux États Unis et au CanadaNote de bas de page 10 , et des éclosions causées par les souches du sérogroupe W135 en Arabie saoudite et en Afrique subsaharienne, en particulier au Burkina Faso, laissent penser que ces sérogroupes pourraient être en croissanceNote de bas de page 1 .


Les épidémies surviennent le plus souvent durant l’hiver et le printemps dans les régions tempérées et pendant la saison sèche dans les régions tropicales. L’incidence est maximale dans les régions pauvres et surpeuplés. Les voyages et les migrations favorisent la circulation de souches virulentes à l’intérieur des frontières d’un pays mais aussi entre les pays. En 2000 et en 2001, plusieurs centaines de personnes en pèlerinage à La Mecque, en Arabie saoudite, ont été infectées par N. meningitidis W135, ce qui a favorisé l’importation de la maladie vers le pays d’origine de ces personnesNote de bas de page 11 Note de bas de page 12 .


Depuis 1993, les sérogroupes B et C ont été responsables de la plupart des cas de maladies endémiques au Canada. Les éclosions de méningococcie au Canada sont presque exclusivement dues au sérogroupe C. Les éclosions localisées sporadiques et les périodes d’incidence élevée de maladie à sérogroupe C se sont produites entre 1989 et 1993 et entre 1999 et 2001. Pendant l’éclosion de 1999- 2001, des campagnes de vaccination ont été mises sur pied dans certaines régions. Le travail s’est fait à l’aide de vaccins polysaccharidiques et conjugués dirigés contre le sérogroupe C. Des données récentes semblent indiquer que les taux d’incidence du sérogroupe C sont en baisse, probablement grâce à la mise en place de programmes d’immunisation de masse des enfants par le vaccin conjugué antiméningocoque du sérogroupe C, qui est en place dans chaque province et territoire du CanadaNote de bas de page 13 .

Figure 1. Répartition des sérogroupes prédominants de N. meningitidis (A, B, C, Y et W135)

Sources : États Unis, Rosenstein NE. J Infect Dis 1999; Canada : Relevé des maladies transmissibles au Canada (RMTC), 2004; Europe occidentale : EU IBIS. Rapport annuel 2001; OMS, Bureau régional pour l’Afrique, 2003; Australie : Commun Dis Intell 2003; Chili : Ministerio de Salud de Chile (MINSAL). Boletin de Viligancia en Salud Publica 2003.

 

figure 1

Les zones endémiques classiques du monde (la « ceinture de méningite » africaine) comprennent les régions de la savane d’Afrique subsaharienne, de la Gambie et du Sénégal jusqu’à l’ouest, de l’Éthiopie et de l’Érythrée occidentale à l’est (voir Tableau 1 et Figure 2), dont la population totale est estimée à 400 millions de personnes. La méningococcie épidémique demeure un problème de santé publique majeur dans cette zone, les épidémies survenant généralement pendant la saison sèche, laquelle varie en fonction de chaque pays, d’octobre à juin, en cycles pouvant durer de 2 à 3 ansNote de bas de page 1 Note de bas de page 8 Note de bas de page 9 . Pendant la deuxième année d’un cycle, de grandes épidémies sont souvent consécutives à des éclosions locales, et les taux d’incidence peuvent demeurer élevés pendant 1 ou 2 années additionnelles. Les épidémies ont tendance à réapparaître tous les 8 à 12 ans, mais depuis le début des années 1980, la période séparant de grandes épidémies est plus courte et plus irrégulièreNote de bas de page 1 . Le nombre estimé de cas au sein de la ceinture de méningite au cours des 10 dernières années est d’environ 700 000, le taux de mortalité se situant à environ 10 %. Depuis le début des années 1990, les épidémies au sein de la ceinture de méningite se sont produites à un rythme effarant, et se sont propagées au-delà des frontières habituelles (voir Tableau 2). Au Burkina Faso,la fréquence des années épidémiques a augmenté depuis 1996(8) . De telles augmentations pourraient constituer une nouvelle caractéristique de l’épidémiologie des méningococciesNote de bas de page 2 . À l’extérieur de la ceinture de méningite africaine, rien ne semble indiquer l’existence de profils cycliques d’épidémiesNote de bas de page 2 .

Tableau 1. Pays de la ceinture de méningite africaine, 2006*
(voir Figure 2 pour obtenir de plus amples précisions géographiques)

 
Bénin
Burkina Faso
Cameroun
Côte d’Ivoire
Érythrée
Éthiopie
Gambie
Ghana
Kenya
Mali
Niger
Nigeria
Niger
Ouganda
République centrafricaine
Sénégal
Soudan
Tchad
Togo

 

*D’après la Figure 2 : Zones de la ceinture de méningite africaine (Source : CDC Yellow Book: Health Information for International Travel, 2008). Site Web : http:// wwwn.cdc.gov/travel/yellowbook/ch4/menin.aspx#651

 

Figure 2. Zones de la ceinture de méningite africaine, 2006*
(*Source : CDC Yellow Book: Health Information for International Travel, 2008. Site Web : http://wwwn.cdc.gov/travel/yellowbook/
ch4/menin.aspx#651

figure 2

 

Tableau 2. Pays africains en dehors des frontières de la ceinture de méningite dans lesquels des épidémies ont été signalées depuis l’an 2000*

Angola (2001)
Burundi (2002)
République démocratique du
Congo (2007)
Rwanda (2002)
Somalie (2002)
Tanzanie (2002)

Certains de ces hyperliens donnent accès à des sites d'un organisme qui n'est pas assujetti à la Loi sur les langues officielles. L'information qui s'y trouve est donc dans la langue du site.

*Source : Organisation mondiale de la santé,

Méningococcie en République démocratique du Congo, 2 février 2007. Site Web : http://www.who.int/csr/don/2007_02_02/fr/index.html; (en anglais seulement)

Meningococcal disease in the Great Lakes area (Burundi, Rwanda, United Republic of Tanzania) – Update 4 September 2002. Site Web : http://www.who.int/csr/don/2002_09_12a/en/; (en anglais seulement)

Meningococcal disease in Somalia – Update 18 January 2002. Site Web : http://www.who.int/csr/don/2002_01_18/en/index.html; (en anglais seulement)

Meningococcal disease in Angola – Update 17 September 2001. Site Web : http://www.who.int/csr/don/2001_09_17/en/index.html. Consultés le 28 décembre 2007.

Vaccins contre le méningocoque

Au Canada, six vaccins contre le méningocoque sont approuvés : deux vaccins quadrivalents contenant les groupes A, C, Y et W135, un vaccin bivalent contenant les groupes A et C, et trois vaccins monovalents contenant le groupe C. Étant donné que le polysaccharide du groupe B est peu immunogène, aucun vaccin n’est actuellement approuvé pour les souches du groupe BNote de bas de page 14 . Comparativement aux vaccins polysaccharidiques contre le méningocoque, les quatre vaccins conjugués contre le méningocoque offerts au Canada ont démontré une immunogénicité plus importante, y compris une meilleure mémoire immunitaire. Nous espérons que ces vaccins conjugués atténueront le portage des méningocoques et entraîneront une meilleure immunité collectiveNote de bas de page 13 . En outre, les vaccins conjugués contre le méningocoque ne provoquent pas d’hyporéactivité, et il a été démontré qu’ils n’entraînaient pas la même hyporéactivité liée aux vaccins polysaccharidesNote de bas de page 13 . Le Guide canadien d’immunisation (http://www.phac aspc.gc.ca/publicat/cig gci/index-fra.php) donne des renseignements additionnels sur les vaccins contre le méningocoque, tout comme les déclarations du Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI ) :

Le Tableau 3 présente une comparaison des vaccins contre le méningocoque approuvés au Canada.

 

Tableau 3. Comparaison des vaccins contre le méningocoque approuvés au CanadaNote de bas de page *
Nom du
produit
Type de
vaccin
Fabricant Concentration de
polysaccharide(s)
Support
protéique
Administration Calendrier
MenactraMC Conjugué A,
C, Y, W135
Sanofi Pasteur 4 μg de chaque
sérogroupe
48 μg de toxine
diphtérique
0,5 ml Footnote i.m 2-55 ans : 1 dose.
MeningitecMC Conjugué C Wyeth Canada 10 μg 15 μg
de CRM197
0,5 ml Footnote i.m Nourrissons : 3 doses à partir de 2 mois, et pas avant, séparées d’au moins 1 mois ’intervalle, 1 dose étant administrée après l’âge de 5 mois; dose de rappel entre 12 et 23 mois. Nourrissons âgés de 4 à 11 mois n’ayant jamais reçu de vaccin : 2 doses à au moins 1 mois d’intervalle; dose de rappel entre 12 et 23 mois. Enfants âgés de ≥ 1 an, adolescents et adultes : 1 dose.
MenjugateMD Conjugué C Novartis
Vaccines
10 μg 12,5-25 μg
de CRM197
0,5 ml Footnote i.m Nourrissons : 3 doses à partir de 2 mois, et pas avant, séparées d’au moins 1 mois d’intervalle, 1 dose étant administrée après l’âge de 5 mois; dose de rappel entre 12 et 23 mois. Nourrissons âgés de 4 à 11 mois n’ayant jamais reçu de vaccin : 2 doses à au moins 1 mois d’intervalle; dose de rappel entre 12 et 23 mois. Enfants âgés de ≥ 1 an, adolescents et adultes : 1 dose.
Neis VacCMC Conjugué C GlaxoSmith-
Kline
10 μg 10-20 μg
de toxine
tétanique
0,5 ml Footnote i.m Nourrissons : 2 doses à partir de 2 mois, et pas avant, séparées d’au moins 1 mois d’intervalle, 1 dose étant administrée après l’âge de 5 mois; dose de rappel entre 12 et 23 mois. Enfants âgés de ≥ 1 an, adolescents et adultes : 1 dose.
MenomuneMD
A/C
Polysaccharide
A, C
Sanofi Pasteur 50 μg de chaque
sérogroupe
Ne s’applique
pas
0,5 ml Footnote s.c Enfants ≥ 2 ans, adolescents et adultes : 1 dose; recommencer à un intervalle basé sur l’âge si le patient est constamment exposé à un risque; peut être utilisé chez les enfants âgés de ≥ 3 mois pour les protéger contre le sérogroupe A.
Menomune®
A/C/Y/W135
Polysaccharide
A, C, Y,
W135
Sanofi Pasteur 50 μg de chaque
sérogroupe
Ne s’applique
pas
0,5 ml Footnote s.c Enfants ≥ 2 ans, adolescents et adultes : 1 dose; recommencer à un intervalle basé sur l’âge si le patient est constamment exposé à un risque; peut être utilisé chez les enfants âgés de ≥ 3 mois pour les protéger contre le sérogroupe A.

 

Efficacité du vaccin

Deux catégories de vaccins contre le méningocoque sont actuellement offertes au Canada : les vaccins polysaccharidiques et les vaccins conjugués associant une protéine et un polysaccharide (appelés ici « vaccins conjugués »). Les vaccins polysaccharidiques ne sont pas reconnus par les récepteurs des lymphocytes T. La réponse immunitaire indépendante des lymphocytes T suscitée par les vaccins polysaccharidiques en fait des vaccins faiblement immunogènes chez les enfants âgés de moins de 2 ansNote de bas de page 13 .

Cependant, les vaccins conjugués provoquent une réponse immunitaire cellulaire (lymphocytes T) et entraînent donc la production d'anticorps ayant une meilleure activité fonctionnelle et une meilleure immunogénicité chez les jeunes enfants (y compris ceux âgés de moins de 2 ans), une meilleure mémoire immunitaire et peuvent atténuer le portage de N. meningitidisNote de bas de page 13 . Au Canada, trois vaccins conjugués monovalents contre le méningocoque C sont approuvés pour les enfants âgés de 2 mois à 10 ans. Trotter et ses collaborateurs ont démontré une efficacité de 93 % (IC à 95 % : 78 % à 98 %) plus d'une année après la vaccination d'enfants âgés de 3 à 4 ansNote de bas de page 13 Note de bas de page 15  . De même, Larrauri et ses collaborateurs ont apporté la preuve que le vaccin conjugué contre le méningocoque C était efficace à 94,3 % (IC à 95 % : 71,2 % à 98,8 %) plus d'une année après la vaccination chez les enfants vaccinés entre l'âge de 7 mois et de 5 ansNote de bas de page 13 Note de bas de page 16  .

En comparant les deux vaccins quadrivalents contre le méningocoque dans le cadre d'essais contrôlés à répartition aléatoire, il a été montré que le vaccin conjugué (MenactraMC ) n'était pas inférieur sur le plan immunologique au vaccin polysaccharidique (Menomune® ) au sein de trois groupes d'âge : adultes âgés de 18 à 55 ans, adolescents âgés de 11 à 18 ans et enfants âgés de 2 à 10 ansNote de bas de page 13  .

Immunisation antiméningococcique primaire avant un voyage

À partir de 2002, chaque province et territoire du Canada a mis en place des programmes d'immunisation systématique par le vaccin conjugué contre le méningocoque C chez les enfants. Ces programmes varient en fonction des provinces et des territoires; pour en savoir plus, veuillez consulter le site : http://www.phac-aspc.gc.ca/im/ptimprog-progimpt/ index-fra.php. Cependant, l'immunisation contre le sérogroupe C seulement n'est pas considérée comme adéquate pour les personnes voyageant dans des pays où d'autres sérogroupes (tels que le A et le W135) ont été signalés.

D'après le CCNI , si le vaccin conjugué contre le méningocoque C est administré à des nourrissons âgés de moins de 12 mois, une dose de rappel devrait leur être injectée pendant la deuxième année de leur vie (de 12 à 23 mois)Note de bas de page 17  . Les enfants âgés de 1 an ou plus, les adolescents et les adultes non immunisés n'ont besoin que d'une seule dose de 0,5 ml de l'un des vaccins conjugués contre le méningocoque C actuellement approuvés au CanadaNote de bas de page 13  . Bien que l'on dispose de moins de données sur les vaccins quadrivalents, il est possible d'extrapoler à partir de ces calendriers de vaccination et de les appliquer aux vaccins conjugués quadrivalents contre le méningocoque. Au Canada, MenactraMC est le seul vaccin approuvé pour les enfants âgés de 2 ans ou plus. Si on doit le recommander pour des enfants âgés de moins de 2 ans, il s'agit d'un emploi « non indiqué sur l'étiquette ». MenactraMC n'est que peu immunogène lorsqu'il est administré à raison de trois doses à des nourrissons (âgés de 2, 4 et 6 mois)Note de bas de page 18 . Par conséquent, le CCNI recommande que les enfants de moins de 2 ans recevant MenactraMC reçoivent aussi un vaccin conjugué contre le méningocoque C autorisé pour ce groupe d'âge de façon à optimiser leur protection contre le sérogroupe CNote de bas de page 13  .

Une seule dose de 0,5 ml de vaccin conjugué quadrivalent contre le méningocoque (MenactraMC ) est recommandée pour les voyageurs âgés de 10 à 55 ans, pour qui le vaccin contre le méningocoque est indiqué ou nécessaire, y compris ceux faisant un pèlerinage à La Mecque. Le CCNI recommande que les enfants de 2 à 10 ans exposés à un risque élevé, y compris les voyageurs, reçoivent non seulement MenactraMC , mais aussi le vaccin conjugué contre le méningocoque C en raison de son efficacité établie chez ce groupe d'âge et du risque que l'efficacité du vaccin quadrivalent soit moindre. MenactraMC devrait être administré en premier lieu, étant donné qu'il confère une protection contre davantage de sérogroupes, et l'administration du second produit devrait se faire au moins 1 mois plus tardNote de bas de page 13 . On conseille que les enfants de moins de 2 ans reçoivent trois doses du vaccin conjugué contre le méningocoque C à au moins 4 semaines d'intervalle. Dans la mesure du possible, la vaccination doit être terminée au moins 2 semaines avant le départNote de bas de page 13  .

En présence de contre-indications aux vaccins conjugués, les vaccins quadrivalents polysaccharidiques A, C, Y, W135 peuvent être utilisés chez des enfants âgés de seulement 3 mois, voyageant dans des régions exigeant une protection optimaleNote de bas de page 19  . En cas de risque d'exposition au sérogroupe A, les nourrissons âgés de 3 à 23 mois devraient recevoir deux doses de vaccin polysaccharidique quadrivalent à 2 ou 3 mois d’intervalleNote de bas de page 19 .

Doses répétées

Vaccin polysaccharidique :

Les personnes à qui l'on a administré un vaccin polysaccharidique contre le méningocoque devraient recevoir un vaccin conjugué quadrivalent contre le méningocoque si elles voyagent dans un pays à risque élevé. Pour celles chez qui les vaccins conjugués peuvent être contre indiqués, une nouvelle immunisation par le vaccin polysaccharidique est recommandée après un intervalle de 6 mois à ≤ 5 ans, selon l'âge auquel la première vaccination a été administréeNote de bas de page 19 .

Vaccin conjugué :

La mémoire immunitaire a été démontrée pour les vaccins conjugués contre le méningocoque C d'après l'augmentation des titres d'anticorps consécutive à l'administration de vaccins conjugués contre le méningocoque C ou le vaccin polysaccharidique. Nous ne savons pas cependant si la mémoire immunitaire suffit à protéger contre une méningococcie invasive (MI), dont la période d'incubation est courte (de 2 à 10 jours, souvent de 3 à 4 jours)Note de bas de page 13 Note de bas de page 20  . Il est possible qu'étant donné la courte période d'incubation, la protection nécessite la présence d'anticorps dans la circulation sanguine. Une étude de modélisation dirigée par De Wals et ses collaborateurs a rapporté qu'avec un calendrier consistant en une dose de vaccin conjugué contre le méningocoque C administrée à l'âge de 12 mois, une dose de rappel serait nécessaire si la protection contre le méningocoque C s'est atténuée de 3 % ou plus chaque année. Les auteurs ont noté que 12 ans serait l'âge optimal pour recevoir cette dose de rappel à la lumière de l'épidémiologie actuelle de la méningococcie du sérogroupe C au CanadaNote de bas de page 13 Note de bas de page 20 .

En présence de données insuffisantes pour prévoir la persistance de l'immunité et l'efficacité à long terme du vaccin quadrivalent conjugué contre le méningocoque (MenactraMC ), on ignore actuellement si une nouvelle immunisation par des doses additionnelles est nécessaire. Une surveillance continue s'impose pour déterminer la nécessité d'une nouvelle vaccination ou de l'administration de doses de rappel. Les personnes voyageant dans des pays à risque élevé de méningococcie à qui on a déjà administré le vaccin polysaccharidique contre le méningocoque devraient maintenant recevoir le vaccin conjugué contre le méningocoque (c.-à-d. MenactraMC ), à moins que cela ne soit contre indiqué.

La revaccination d'un sujet par un vaccin conjugué (tel que MenactraMC ) après l'administration antérieure d'un vaccin polysaccharidique devrait être envisagée :

  • 1 à 2 ans plus tard si le vaccin polysaccharidique a été administré à l'âge de 13 à 23 mois;
  • 2 à 3 ans plus tard si le vaccin polysaccharidique a été administré à l'âge de 2 à 5 ans;
  • 5 ans plus tard si le vaccin polysaccharidique a été administré à l'âge de 6 ans ou aprèsNote de bas de page 13  . Étant donné la réponse inadéquate des adultes au vaccin contre le conjugué C, chez qui un retard de réponse de 6 mois après l'immunisation par le vaccin polysaccharidique purifié a été documenté, il s'agit de l'intervalle minimal recommandé pour se faire administrer MenactraMC après avoir reçu un vaccin polysaccharidique, en attendant la publication de nouvelles données sur le sujetNote de bas de page 13  .

Les personnes à qui l'on a déjà administré un vaccin conjugué contre le méningocoque C peuvent recevoir le vaccin conjugué quadrivalent contre le méningocoque (MenactraMC). Bien qu'il n'existe aucune donnée sur le sujet, d'après l'opinion des experts, un intervalle minimal de 1 mois entre les vaccins est recommandéNote de bas de page 13  .

Réactions indésirables et contre-indications

Une rougeur ou une douleur locale apparaît souvent, mais il s'agit d'une réaction légère qui disparaît souvent en 1 à 2 jours. Les boules d'oedème surviennent rarement. Les réactions indésirables générales sont rares et ne sont pas graves. Si la dose de rappel est administrée de la manière recommandée, l'incidence des réactions indésirables est similaire à celles suivant l'injection des doses primaires et de rappel des vaccins polysaccharidiques ou conjugués. La grossesse n'est pas une contre-indication à l'immunisation; cependant, aucun vaccin conjugué, y compris MenactraMC, n'a été étudié chez les femmes enceintes ou qui allaitent, de sorte que celui-ci ne devrait être utilisé que si ses avantages dépassent les risques escomptés. En général, les réactions locales ont tendance à survenir plus souvent après l'administration d'un vaccin conjugué quadrivalent contre le méningocoque (MenactraMC) qu'après celle d'un vaccin polysaccharidique quadrivalent contre le méningocoque (MenomuneMD ). Cela pourrait être dû au support protéique de la toxine diphtérique dans MenactraMC ou à une réaction à l'injection par voie intramusculaire et non par voie sous-cutanée comme c'est le cas pour MenomuneMDNote de bas de page 13  .

Le système VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting System) des États Unis avait enregistré, en date de septembre 2006, 17 cas de syndrome de Guillain Barré (SGB ) apparus dans les 6 semaines suivant l'administration de MenactraMCNote de bas de page 21 . Les cas de SGB étaient significativement regroupés en termes d'intervalles de survenue, soit 9 à 15 jours après la vaccination. Le taux de SGB chez les personnes âgés de 11 à 19 ans était de 0,20 pour 100 000 personnes-mois, comparativement à un taux de référence du SGB estimé à 0,11 pour 100 000 personnes-mois. Bien que le risque de SGB récurrent soit inconnu, MenactraMC ne devrait pas être administré à une personne ayant déjà présenté un épisode de SGB , en particulier lorsque d'autres vaccins quadrivalents polysaccharidiques sont disponibles, et ce, jusqu'à la publication de nouvelles données sur le sujetNote de bas de page 13 .

Les vaccins conjugués et les vaccins polysaccharidiques sont contre indiqués chez les personnes présentant des antécédents avérés d'anaphylaxie à une composante quelconque d'un vaccin ou à une dose antérieure de vaccin conjugué ou polysaccharidique contre le méningocoqueNote de bas de page 19 .

Administration concomitante d'autres vaccins

Il n'existe aucune donnée publiée sur l'innocuité et l'immunogénicité de l'administration concomitante du vaccin conjugué quadrivalent contre le méningocoque avec d'autres vaccins. Des données non publiées provenant de Sanofi Pasteur démontrent que l'administration concomitante de MenactraMC et du vaccin tétanos diphtérie anticoquelucheux acellulaire (Tdap - AdacelMD ) est sécuritaire et immunogène.

Évaluation du risque de méningococcie chez les voyageurs

Il faudrait envisager de vacciner les voyageurs qui se rendent dans une région où il existe un risque élevé de contracter une méningococcie causée par l'un des sérogroupes contenus dans le vaccin. La décision de recommander la vaccination devrait être fondée sur une évaluation rigoureuse du risque et tenir compte des quatre facteurs suivants : la destination, la nature et la durée de l'exposition, l'âge du voyageur et son état de santé.

1. Destination

Risque en fonction de la zone géographiqueNote de bas de page 1  :

  • Les pays qui se trouvent dans ce qu'il est convenu d'appeler la « ceinture de méningite » de l'Afrique subsaharienne (Tableau 1 et Figure 2). Le risque est le plus élevé durant la saison sèche (elle varie en fonction des pays, d’octobre à juin).
  • Les pays de l’Afrique subsaharienne qui se trouvent en dehors de la « ceinture de méningite » classique dans lesquels des épidémies sont survenues (Tableau 2).
  • Le vaccin quadrivalent (A, C, Y, W135) est actuellement nécessaire pour les voyageurs en pèlerinage en Arabie saoudite, à La Mecque (dans le cadre du pèlerinage annuel ou « Hadj » ou dans celui de l’« Umra »). Des éclosions de méningococcie ont affecté ces pèlerinages, les deux sérogroupes A et W135 ayant été en cause depuis l’an 2000.
  • Les régions du monde où les épidémies sont en cours ou dans lesquelles on observe une forte incidence de la maladie. Par exemple, les voyageurs à destination des pays industrialisés sont exposés à l’éventualité de cas sporadiques. Étant donné que la méningococcie du sérogroupe C se manifeste dans les écoles, les collèges, les casernes et d’autres endroits où de grands nombres d’adolescents et de jeunes adultes se regroupent, les personnes passant beaucoup de temps dans ces établissements à risque élevé pourraient envisager de recevoir le vaccin au moins 2 semaines avant leur arrivée à ces lieux. Si une personne doit se rendre dans un pays industrialisé où la méningococcie est endémique, elle devrait respecter les recommandations suivies par les résidants de ce pays.

Les zones d'activité nouvelle et récente figurent dans les Conseils de santé aux voyageurs fréquents publiés par l'Agence de la santé publique du Canada, lesquels sont disponibles à l'adresse suivante : http://www.phac-aspc.gc.ca/tmp-pmv/pub-fra.php.

2. Nature et durée de l'exposition

Les voyageurs qui font un séjour prolongé ou ceux qui auront des contacts étroits avec la population locale dans leur milieu de vie, les transports en commun ou leur milieu de travail sont exposés à un risque accruNote de bas de page 1  . Le personnel médical court un plus grand risque s'il a des contacts étroits non protégés avec les sécrétions nasopharyngiennes des personnes infectéesNote de bas de page 11 . La vaccination est également recommandée dans le cas des personnes qui prévoient entamer un travail dans un laboratoire où elles seront amenées à manipuler des isolats de méningocoques.

Les voyageurs ne peuvent pas toujours prévoir la nature exacte d'une exposition éventuelle avant un voyage. En cas de doute, le personnel soignant doit évaluer la gravité de la maladie et le risque éventuel d'exposition. Étant donné que les réactions indésirables au vaccin sont rares et que la maladie peut rapidement se conclure par un décès, il serait peut-être prudent de procéder à la vaccination lorsque le voyageur n'est pas sûr de la nature exacte de l'exposition.

3. Âge du voyageur

L'âge est un déterminant très important de l'immunité de l'hôte à l'égard des infections à méningocoques. Ce sont les très jeunes qui courent le plus grand risque de contracter la maladie. Dans les pays industrialisés en dehors des régions épidémiques, de 50 % à 60 % des cas surviennent chez les enfants âgés de moins de 3 mois à 5 ans, mais l'on dénombre également des cas chez les adolescents et les jeunes adultes âgés de < 25 à 30 ans(2) . Depuis 1985, l'incidence globale de la méningococcie invasive (MI) est demeurée à 2 pour 100 000 par année ou moins (intervalle : 0,5-2,1) au Canada. Le taux d'incidence est maximal parmi les enfants âgés de moins de 1 an, et diminue au fur et à mesure que l'âge augmente; cependant, un léger pic survient également dans le groupe d'âge des 15 à 19 ansNote de bas de page 19  . Dans la zone de ceinture de méningite africaine, l'incidence est la plus élevée chez les enfants âgés de 5 à 10 ans. Au Ghana et au Niger, toutefois, les études de surveillance ont montré que l'incidence de la méningite à méningocoques était similaire dans tous les groupes d'âge de moins de 20 ans (incidence annuelle moyenne : 30-40 cas pour 100 000)Note de bas de page 2 Note de bas de page 8  .

4. État de santé du voyageur

L'asplénie est un facteur de risque majeur de méningococcie invasive. Les adultes et les enfants âgés de 2 ans ou plus qui souffrent d'asplénie fonctionnelle ou anatomique devraient être vaccinés indépendamment du risque d'exposition en fonction de la zone géographiqueNote de bas de page 19  . Les autres facteurs de risque importants comprennent le déficit en compléments et des conditions d'immunosuppression telles que l'infection au VIHNote de bas de page 22  .

Recommandations


Le Tableau 4 présente des catégories portant sur la fermeté et la qualité des preuves pour chacune des recommandations suivantes.

Tableau 4. Fermeté et qualité des preuves – tableau récapitulatifNote de bas de page *
Catégories relatives à la fermeté de chaque recommandation
CATÉGORIE DÉFINITION
A Preuves suffisantes pour recommander l’utilisation.
B Preuves acceptables pour recommander l’utilisation.
C Preuves insuffisantes pour recommander ou déconseiller
l’utilisation.
D Preuves acceptables pour déconseiller l’utilisation.
E Preuves suffisantes pour déconseiller l’utilisation.
Catégories relatives à la qualité des preuves sur lesquelles reposent les recommandations
CLASSE DÉFINITION
I Données obtenues dans le cadre d’au moins un essai
comparatif à répartition aléatoire et adéquatement
conçu.
II Données obtenues dans le cadre d’au moins un essai
clinique bien conçu, sans répartition aléatoire, d’études
de cohortes ou d’études analytiques cas témoins, réalisées
de préférence dans plus d’un centre, à partir de plusieurs
séries chronologiques, ou de résultats spectaculaires
d’expériences non comparatives.
III Opinions exprimées par des sommités dans le domaine
et reposant sur l’expérience clinique, des études descriptives
ou des rapports de comités d’experts.

Recommandation I : Couverture des sérogroupes par la vaccination


I.1 Les personnes qui se rendent dans des pays (principalement ceux de la ceinture de méningite africaine) où le risque de méningococcie est élevé doivent recevoir une primo-vaccination contre les sérogroupes A et W135 du
méningocoque (A-I)

I.2 Les personnes ayant déjà reçu un vaccin conjugué contre le méningocoque C dans le cadre de programmes
systématiques de santé publique ne sont pas adéquatement immunisées pour voyager dans des zones à risque élevé de méningococcie (principalement la ceinture de méningite africaine) (E-I)

Recommandation II : Calendriers de vaccination pour les voyageurs


Le Tableau 5 présente les calendriers pour les doses primaires et de rappel des vaccins contre le méningocoque, recommandés par le Guide canadien d’immunisation (http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/cig-gci/index-fra.php). Quel que soit l’âge de la personne, la dose recommandée est de 0,5 ml par voie intramusculaire dans le cas des vaccins conjugués, et par voie sous-cutanée (s.c.) pour les vaccins polysaccharidiques. L’immunité protectrice est généralement établie environ 7 à 10 jours après l’administration des vaccins polysaccharidiques contre le méningocoque, et les titres d’anticorps protecteurs apparaissent dans les 8 à 28 jours suivant la vaccination par les vaccins conjugués contre le méningocoque(13, 19, 22) . Étant donné que les vaccins conjugués sont dotés d’avantages significatifs par rapport aux vaccins polysaccharidiques, notamment leur meilleure mémoire immunitaire, la durée plus importante de leur efficacité, l’absence d’hyporéactivité aux doses de rappel et la réduction possible des taux de portage de bactéries, les voyageurs pourraient les privilégier au détriment des vaccins polysaccharidiques quadrivalents A, C, Y, W135.

Tableau 5. Calendriers des doses primaires et de rappel des vaccins contre le méningocoque
  Âge Dose(s) primaire(s) Recours à des doses de rappel subséquentes  
Vaccins
conjugués
quadrivalents
< 2 ans* 3 doses : 4 semaines
d’intervalle
Inconnu C-III
2 à 10 ans** 1 dose Inconnu A-II
10 à < 55 ans 1 dose Inconnu A-II
> 55 ans 1 dose Inconnu C-III
Vaccins polysaccharidiques
quadrivalents***
3 à < 13 mois 2 doses : 2-3 mois
d’intervalle
6-12 mois A-II
13 à < 24 mois 2 doses : 2-3 mois
d’intervalle
1-2 ans A-II
2 à < 6 ans 1 dose 2-3 ans A-II
≥ 6 ans 1 dose 5 ans A-II

* MenactraMC n’est pas approuvé pour une utilisation chez les enfants de moins de 2 ans. Si ce vaccin est utilisé chez des patients de cet âge, il faudrait également administrer le vaccin conjugué contre le méningocoque C afin d’optimiser la protection contre le sérogroupe C.
**Les enfants âgés de 2 à 10 ans devraient également recevoir un vaccin conjugué contre le méningocoque C en plus du vaccin conjugué quadrivalent (13) .
***Solution de rechange à proposer si le vaccin conjugué est contre indiqué.

Recommandation III : Voyageurs qui devraient recevoir le vaccin

Il faudrait envisager de vacciner les personnes suivantes :

III.1 Les personnes qui se rendent dans une zone où la maladie est épidémique, quelle que soit la durée de l’exposition(2,14,22) (A-II).

III.2 Les personnes qui se rendent dans la région qu’il est convenu d’appeler la ceinture de méningite de l’Afrique subsaharienne et dans des pays africains situés en dehors des limites habituelles de la ceinture de méningite où des épidémies ont été observées au cours des 2 ou 3 dernières années (Figure 2, Tableau 1 et Tableau 2) qui :

  • vivront ou travailleront dans ces régions;
  • pourraient avoir des contacts étroits avec la
    population locale, p. ex., dans leur école, leur
    milieu de vie ou les transports en commun.

Dans ces régions, les risques sont les plus élevés pendant la saison sèche (qui varie en fonction des pays, d’octobre à juin) (A-II).

III.3 Les personnes voyageant dans des régions du monde (y compris dans des pays industrialisés) où des épidémies sporadiques (y compris de méningocoques C) ont été rapportées au cours des 6 mois précédents [vérifier auprès de l’Agence de la santé publique du Canada (http://www.phac-aspc.gc.ca/tmp-pmv/pub-fra.php) ou dans les sites Web de l’OMS (http://www.who.int/fr/) ]. Dans les pays développés, les voyageurs devraient suivre les recommandations en matière de vaccination contre le méningocoque du pays de destination (C-III)


III.4 Les personnes qui se rendent en Arabie saoudite pour y faire le pèlerinage de la oumra ou le pèlerinage du hadj ou pour effectuer des travaux saisonniers. L’Arabie saoudite exige une preuve de vaccination contre les sérogroupes A, C et W135 au cours des 3 années précédentes pour ces visiteurs(11,12) (A-II)

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