ARCHIVÉ - Lignes directrices pour la prévention et le contrôle des éclosions d’oreillons au Canada

 

4.0 Définitions

4.1 Définition nationale de cas

Les oreillons sont une maladie à déclaration obligatoire dans toutes les provinces et tous les territoires et doivent être signalés à l’échelle nationale. Une version révisée des définitions nationales de cas relatives aux oreillons a été publiée en février 2009. Les définitions nationales actuelles de cas de maladies à déclaration obligatoire sont affichées à l’adresse suivante : http:// www.phac-aspc.gc.ca/ L’adresse Internet sera mise à jour au moment de la publication des définitions de cas (aux environs de février 2009).

4.2 Définition d’une éclosion

Une éclosion peut être définie de bien des façons. Lorsqu’un nombre accru de cas d’une maladie donnée est enregistré, il importe de déterminer si c’est dû à une véritable éclosion, en examinant certains facteurs comme l’activité historique de la maladie, les événements saisonniers et les changements dans les méthodes de surveillance, de déclaration ou de diagnostic. En outre, les provinces ou territoires peuvent ne pas tous définir une éclosion de la même façon. Le tableau 3 présente une définition de travail d’une éclosion d’oreillons.

Tableau 3. Recommandation relative à la définition d’une éclosion

Éclosion

Nombre de cas confirmés qui dépasse le nombre prévu dans la province ou le territoire au cours d’une période donnée.


La survenue de cas à l’intérieur d’un même ménage ne serait généralement pas considérée comme une éclosion, mais cette décision relève de la province ou du territoire concernés.

4.3 Définitions de cas et de contact

Lorsque l’activité du virus des oreillons est accrue ou lors d’éclosions, on devrait utiliser les définitions de cas confirmé, de cas clinique/probable et de contact fournies au tableau 4. La section 5.0 et l’annexe 4 donnent des détails sur les échantillons cliniques privilégiés et l’interprétation des résultats de laboratoire. La classification finale des cas devrait être fondée sur tous les renseignements disponibles.

Tableau 4. Définitions recommandées de cas et de contact durant une période d’activité accrue des oreillons ou une éclosion

Cas confirmé

Un des critères suivants, en l’absence d’une vaccination récente (c.-à-d. au cours des 28 jours précédents) :

  1. détection ou isolement du virus des oreillons dans un échantillon approprié (prélèvement buccal par écouvillonnage, de préférence);
  2. test sérologique positif pour les anticorps IgM contre le virus des oreillons chez une personne souffrant d’une maladie clinique compatible aux oreillons (voir Cas clinique ci-dessous);
  3. élévation marquée (par un facteur de quatre ou plus) du titre des IgG antiourliens ou séroconversion;
  4. iv. maladie clinique compatible avec les oreillons (voir Cas clinique ci-dessous) chez une personne qui a un lien épidémiologique avec un cas confirmé en laboratoire.

Cas clinique/probable

Apparition brutale d’une parotidite unilatérale ou bilatérale qui dure plus de 2 jours, sans autre cause apparente

Contact

Un des critères suivants durant la période de contagiosité (environ 7 jours avant l’apparition des symptômes jusqu’à 5 jours après) :

  1. contacts familiaux d’un cas;
  2. personnes qui partagent la même chambre avec le cas, y compris des chambres à plusieurs lits (p. ex., dortoirs);
  3. contact direct avec les sécrétions orales ou nasales d’un cas (p. ex., tête-à-tête, partage de cigarettes, de verres à boire/d’aliments/de cosmétiques comme le baume pour les lèvres, baiser sur la bouche);
  4. enfants et employés dans les garderies et les établissements scolaires (selon les exigences propres à l’épidémiologie de l’éclosion).

Se reporter à la section 6.3.3 si le contact est un travailleur de la santé.

4.4 Surveillance et déclaration

En vertu des lois et règlements provinciaux ou territoriaux, il est obligatoire au Canada de déclarer certaines maladies. La liste des maladies à déclaration obligatoire varie légèrement selon la province et le territoire. La déclaration des cas par les provinces et les territoires aux autorités fédérales est volontaire. Le Système de surveillance des maladies à déclaration obligatoire (SSMDO) est le système national de surveillance passive utilisé pour contrôler plus de 40 maladies infectieuses déclarables à l’échelle nationale. Vu que les données sont soumises au SSMDO de façon volontaire, il peut y avoir des incohérences dans le nombre de cas de maladie, une variation dans la fréquence de soumission des données et la comptabilisation peut être incomplète (p. ex., nombre de provinces/territoires qui soumettent des données). Les cas probables d’oreillons ne sont pas nécessairement déclarés à l’échelle nationale. Chaque province ou territoire dispose de procédures pour la notification rapide des cas aux médecins hygiénistes et la communication sans délai des données aux autorités sanitaires provinciales ou territoriales concernées.

La plupart des provinces ou territoires se fient à la surveillance passive pour l’identification des cas. Lorsqu’une augmentation de l’incidence des oreillons est soupçonnée dans une région donnée, on préconise une surveillance accrue des cas par la collecte de données épidémiologiques, cliniques et biologiques plus détaillées; une surveillance active et l’entrée rapide des données dans un système électronique de déclarations peuvent également être envisagées. L’accès à des renseignements épidémiologiques détaillés aide à identifier les groupes réceptifs et à déterminer les associations qui permettront d’intervenir de façon ciblée. Différents renseignements peuvent être recueillis, notamment : données démographiques et cliniques (p. ex., sur l’hospitalisation et les complications), antécédents d’immunisation, résultats de laboratoire, exposition (p. ex., maison, école/établissement d’enseignement, travail, rassemblements) et voyages récents. Des renseignements sur le milieu social ou culturel peuvent également être utiles. Un exemple de formulaire de rapport de cas et de suivi (basé sur ceux utilisés lors d’éclosions précédentes) est fourni à l’annexe 3.

Durant les éclosions, les échantillons cliniques peuvent être transmis par le laboratoire provincial au Laboratoire national de microbiologie (LNM) de l’ASPC pour une caractérisation moléculaire et l’identification de la souche, ce qui permettra de distinguer les souches vaccinales des souches sauvages du virus des oreillons. L’identification de la souche peut également servir à l’établissement de liens entre les cas ou entre des éclosions et de retracer les souches importées.

Lorsque l’éclosion touche plusieurs provinces ou territoires, il n’est pas toujours clair quelle instance devrait signaler un cas. La déclaration des cas est importante parce qu’elle permet de décrire et de surveiller l’épidémiologie, l’impact et la propagation d’une éclosion. Durant une éclosion, la province ou le territoire qui détecte un cas et s’en occupe principalement est donc invité à signaler le cas. Cette règle est souple et devrait être évaluée au cas par cas, en tenant compte du lieu de résidence, de l’itinéraire de voyage et de l’intervention des services de santé publique ou de l’intervention qui a été mise en oeuvre.

Les cas confirmés d’oreillons qui répondent à la définition de cas lié à une éclosion (tableau 4) devraient toujours faire l’objet d’une déclaration systématique à l’échelle provinciale/territoriale et nationale. Il convient toutefois de noter que bien que les définitions associées à une éclosion puissent différer des définitions utilisées aux fins de la surveillance systématique, leur sensibilité sera plus grande à cause de l’intensification de l’activité du virus.


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