Déclaration du CCMTMV : voyageurs et fièvre jaune

Relevé des maladies transmissibles au Canada (RMTC)

Volume 36 DCC-11, octobre 2010

Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages

Déclaration sur la fièvre jaune à l'intention des voyageurs

Contributeurs

*Membres : Dr P.J. Plourde (president); Dr C. .Beallor; Dr A. Boggild; Dr J. Brophy; Dr M. Crockett; Dr W. Ghesquiere; Mme A. Henteleff; Dr K. L. McClean.

Représentants d'office : Dr G. Brunette; Dr J. Creaghan; Dr P. Charlebois; Dr M. Tepper; Dr P. McDonald; Dr J. Given; Dr JP. Legault.

Représentants de liaison : Dr C. Greenaway; Dr A. Pozgay; Dr C. Hui; Dr P. Teitelbaum.

Membre émerité : Dr C.W. L. Jeanes.

Consultant : Dr S. Schofield.

† La presente declaration a ete preparee par P. Charlebois et approuve par le CCMTMV.

DOI

https://doi.org/10.14745/ccdr.v36i00a11f

Table des matières

Préambule

Le Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV) fournit à l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC), de façon continue et en temps utile, des conseils de nature médicale, scientifique et de santé publique concernant les maladies tropicales infectieuses et les risques pour la santé associés aux voyages à l'étranger. L'ASPC reconnaît que les conseils et les recommandations figurant dans cette déclaration reposent sur la pratique médicale et les connaissances scientifiques les plus à jour, et les diffuse dans le but d'informer les voyageurs ainsi que les professionnels de la santé qui sont appelés à leur prodiguer des soins.

Les personnes qui administrent ou utilisent des médicaments, des vaccins ou d'autres produits devraient bien connaître le contenu des monographies de produit ou des autres normes ou modes d'emploi approuvés. Les recommandations relatives à l'usage des produits et les autres renseignements présentés ici peuvent différer de ceux qui figurent dans la monographie ou toute autre norme ou instruction approuvée et pertinente établie par les fabricants autorisés. Rappelons que l'approbation demandée par les fabricants pour leurs produits, avec démonstration de leur innocuité et de leur efficacité à l'appui, ne s'applique qu'aux utilisations conformes à la monographie ou autre norme ou mode d'emploi approuvé.

Introduction

La fièvre jaune est une maladie à transmission vectorielle qui peut être évitée par la vaccination et qui est causée par un virus appartenant à la famille des Flaviviridæ. Dans sa forme la plus grave, cette maladie provoque une fièvre hémorragique dont le taux de mortalité clinique est élevé malgré la prise de mesures de soutien vigoureuses. Le virus de la fièvre jaune est le prototype du genre Flavivirus, qui comprend environ 70 autres virus, dont le virus de la dengue, le virus de l'encéphalite japonaise et le virus du Nil occidental (1-3).

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la maladie frapperait chaque année approximativement 200 000 personnes et entraînerait environ 30 000 décès. Elle est actuellement endémique en Amérique du Sud et en Afrique, et plus de 90 % des cas ont été enregistrés en Afrique(1) (4).

Selon les données historiques, la fièvre jaune est un agent pathogène important. Les premières recherches sur la maladie faisaient pour la plupart suite aux éclosions qui se sont produites durant la construction du canal de Panama et la guerre hispano-américaine. Cependant, des épidémies de fièvre jaune ont sévi en Amérique du Nord jusqu'au début du 20e siècle, jusqu'à ce que d'importantes mesures de lutte antivectorielle et, finalement, des programmes de vaccination éliminent la transmission de la maladie dans les villes nord‑américaines et européennes (5).

La vaccination des populations réceptives a permis de réduire considérablement les taux d'infection chez les populations humaines. Étant donné que le virus de la fièvre jaune est transmis par des moustiques vecteurs, la lutte contre les moustiques et les mesures de protection individuelle contre les piqûres de moustiques font également partie intégrante des mesures de prévention de l'infection par le virus de la fièvre jaune, et sont utilisés conjointement avec la vaccination pour atténuer l'impact de la maladie dans les régions où elle est endémique(1) (6 - 9).

Épidémiologie

La fièvre jaune est endémique dans certaines régions de l'Afrique et de l'Amérique du Sud. Bien que des moustiques vecteurs soient présents en Asie, il n'existe aucun cas documenté de transmission du virus sur ce continent. Il existe trois cycles de transmission du virus de la fièvre jaune :

  1. Le cycle forestier ou selvatique. Dans les forêts tropicales, plusieurs espèces de moustiques (appartenant par exemple aux genres Aedes et Haemagogus) transmettent le virus à une population hôte composée de primates non humains, lesquels transmettent à leur tour le virus à d'autres moustiques. Au fur et à mesure que la transmission du virus se poursuit, les personnes exposées aux moustiques peuvent être infectées. Celles qui vivent et travaillent dans la forêt ou à proximité de celle-ci risquent de contracter la maladie dans le cadre du cycle forestier/selvatique (1) (3) (10);
  2. Le cycle urbain. Dans les régions plus urbaines, des moustiques de l'espèce Aedes aegypti agissent comme vecteur principal de la maladie. Les épidémies qui surviennent dans le cadre du cycle urbain sont habituellement dues à l'introduction du virus dans l'environnement par un moustique infecté ou par une personne porteuse du virus. En raison de la forte densité de la population des régions urbaines, ce cycle de transmission de la fièvre jaune peut se traduire par des épidémies explosives(1) (3) (10);
  3. Le cycle intermédiaire. Dans les petits villages ruraux où les humains et les singes vivent à proximité les uns des autres, des moustiques semi-domestiques (appartenant au genre Aedes) transmettent le virus de la maladie à des humains et à des primates. En règle générale, ce cycle de transmission donne lieu à des épidémies de petite échelle et ne se produit qu'en Afrique.

Selon les données les plus récemment publiées par l'OMS, 117 cas de fièvre jaune, dont 52 décès, ont été enregistrés en Amérique du Sud en 2005. Le taux de létalité était de 44,4 %. Toujours en 2005, le Brésil, la Bolivie, la Colombie, le Pérou et le Venezuela ont tous été touchés par des éclosions de la maladie (8). En Afrique centrale et occidentale, 2 058 cas ont été rapportés, dont 106 décès. Les pays touchés comprenaient le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, la Côte d'Ivoire, la République démocratique du Congo, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Libéria, le Mali, le Niger, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo. Le taux de létalité des principales épidémies survenues dans six de ces pays était de 26,9 % (cas signalés = 849, décès signalés = 228) (8). On croit que l'Amérique du Sud et l'Afrique présentent des taux d'incidence réels qui sont de 10 à 50 fois plus élevés que ce qu'indiquent les données officiellement enregistrées, et ce, en raison du taux élevé de sous-déclaration, des limites en matière de surveillance et de diagnostic ainsi que du nombre de personnes infectées qui présentent peu de symptômes cliniques ou aucun (2).

Entre 1970 et 2002, neuf cas de fièvre jaune ont été diagnostiqués chez des voyageurs internationaux non vaccinés venant des États-Unis et de l'Europe. Quatre d'entre eux ont contracté la maladie en Amérique du Sud (Brésil = 3, Venezuela = 1) et cinq l'ont contractée en Afrique (Sénégal = 2, Côte d'Ivoire = 1, Gambie = 1, Afrique occidentale = 1) (6) (11 - 15). En 1987, un cas de fièvre jaune a été diagnostiqué chez un voyageur vacciné venant de l'Espagne et ayant effectué un voyage en Afrique occidentale. Jusqu'à présent, aucun cas de fièvre jaune n'a été diagnostiqué chez des voyageurs canadiens de retour au pays (16) (17).

Étant donné que le virus de la fièvre jaune continue de se transmettre au sein d'une population hôte composée de primates non humains (dans le cadre du cycle de transmission forestier), il est impossible de procéder à l'éradication de la maladie. Ce phénomène complique également la surveillance mondiale de la maladie(2) (11). Depuis quelques années, on s'inquiète aussi du fait que les changements environnementaux, géographiques et anthropiques pourraient influencer la répartition de la maladie : les changements liés au régime des pluies affectent les populations de moustiques et leurs emplacements; de plus, l'accroissement du rythme de déforestation fait en sorte que l'homme se rapproche des hôtes naturels de la fièvre jaune (c.‑à‑d. les primates), ce qui pourrait faire augmenter le nombre d'éclosions de fièvre jaune selvatique et/ou intermédiaire. L'urbanisation accrue pourrait provoquer des épidémies humaines plus concentrées, et l'accroissement du commerce et des voyages internationaux évoque la possibilité théorique d'importation ou d'exportation de la maladie(11) (18 - 20).

À l'heure actuelle, l'OMS et les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États Unis s'affairent à recenser et à harmoniser les données géographiques sur le risque de fièvre jaune. Plus particulièrement, ils essaient de mieux quantifier le risque selon la région et selon le pays. Il est important de souligner que la prévalence de la fièvre jaune dans les régions identifiées comme étant à risque sur la carte de l'OMS est assez variable(21). Certains pays situés dans la zone d'endémie ont enregistré très peu d'éclosions au cours des dernières années (p. ex. les pays d'Afrique orientale)(18). Cependant, des épidémies se sont récemment produites dans d'autres régions; l'analyse de ces épidémies est venue confirmer les craintes quant à la difficulté de prévoir les épidémies. Il demeure difficile d'évaluer le risque de contracter le virus de la fièvre jaune en raison des fluctuations naturelles de la maladie au fil des années et des saisons, ainsi que du manque de données sur la couverture vaccinale de la population locale et de données de surveillance(11) (22) (23).

Caractéristiques de la maladie

Les manifestations cliniques de la maladie varient quant à leur gravité, allant de l'absence de symptômes au décès. Chez les personnes qui présentent des symptômes, la fièvre jaune se caractérise généralement par une apparition soudaine des symptômes après une période d'incubation de trois à six jours. Les premiers symptômes comprennent de la fièvre, des frissons, des maux de tête, des maux de dos, des douleurs musculaires, des douleurs articulaires, des nausées, des vomissements, une photophobie, un léger ictère (jaunisse) et des douleurs épigastriques. Les personnes infectées peuvent présenter un pouls lent et une forte fièvre (signe de Faget). Les symptômes d'ictère empirent au fur et à mesure que la maladie progresse (3;4). On estime que dans 85 % des cas de fièvre jaune, la maladie se résorbe d'elle-même à cette étape (6). Dans les autres cas, après une brève période de rémission pouvant durer quelques heures ou une journée, l'état de la personne s'aggrave et la maladie s'attaque au foie, puis finit par causer une insuffisance rénale, des symptômes d'hémorragie et une thrombocytopénie. Le traitement vise les symptômes et consiste en des soins de soutien(3) (4) (6) (17).

Chez les voyageurs, les caractéristiques cliniques et les antécédents (dates du voyage, lieux visités et activités) aident habituellement à poser le diagnostic initial (6). Chez les voyageurs et les non-voyageurs, on confirme le diagnostic en isolant le virus du sang après inoculation (1). On se sert également d'épreuves immunoenzymatiques (méthode ELISA) ou de tests d'amplification par la polymérase (PCR) pour identifier les antigènes ou l'acide nucléique du virus(24) (25). Comme il pourrait y avoir des réactions sérologiques croisées avec d'autres flavivirus, cette possibilité devrait être prise en compte au moment du diagnostic (3). De plus, il est parfois difficile d'isoler le virus après la quatrième journée de la maladie (6). Étant donné que la fièvre jaune est considérée comme une maladie à déclaration obligatoire au Canada et à l'échelle internationale en vertu du Règlement sanitaire international (RSI) 2005, tous les diagnostics posés au Canada doivent être déclarés aux autorités de santé publique (20).

Risque pour les voyageurs

Le risque pour un voyageur de contracter la fièvre jaune est très difficile à évaluer, car il dépend d'un grand nombre de facteurs tels que la destination, la saison, les activités professionnelles et récréatives, ainsi que l'activité locale du virus(8) (11).

Destination

La destination du voyageur influe de bien des façons sur le risque de contracter la fièvre jaune. Certains pays obligent les voyageurs à se faire vacciner contre la fièvre jaune avant d'entrer dans le pays, comme le prévoit le RSI. Il est également stipulé dans le RSI que les voyageurs qui ont séjourné ou fait escale dans un pays où la fièvre jaune est endémique doivent présenter un certificat de vaccination contre la maladie. Le vaccin contre la fièvre jaune (ou vaccin antiamaril) n'est pas obligatoire pour entrer dans certains pays où l'on observe des cas de la maladie (p. ex. le Brésil) et, par conséquent, les voyageurs non vaccinés pourraient courir un plus grand risque, plus particulièrement s'ils se rendent dans une région où il existe un risque de contracter la fièvre jaune.

Saison

Les moustiques sont généralement plus nombreux pendant ou après la « saison humide » (2). On assiste à une transmission verticale du virus, c'est‑à‑dire du moustique femelle à sa descendance(2) (5). Le risque pour les voyageurs peut être accru, étant donné qu'un plus grand nombre de vecteurs se trouvent à transmettre la maladie.

Activités professionnelles et récréatives :

Les activités qui obligent les voyageurs à rester à l'extérieur durant les périodes où les moustiques piquent le plus peuvent accroître le risque de transmission de la fièvre jaune (26).

Activité locale du virus de la fièvre jaune :

L'activité du virus de la fièvre jaune fluctue. Étant donné que de nombreux pays où la fièvre jaune est présente possèdent une infrastructure de surveillance déficiente, et en raison des difficultés inhérentes à la surveillance étroite des hôtes non humains, l'activité locale du virus est particulièrement difficile à mesurer(11) (18) (19). Au cours des dernières années, des éclosions sporadiques ont été observées en Afrique et en Amérique du Sud(7) (8) (27 - 29).

Les voyageurs et les praticiens de la médecine des voyages devraient tenir compte de tous ces risques au moment de la consultation précédant le voyage afin de déterminer si la vaccination contre la fièvre jaune est nécessaire. Comme c'est souvent le cas en médecine des voyages, il faut disposer de données épidémiologiques à jour pour prendre des décisions éclairées.

Il est important de quantifier le risque lorsque l'on traite avec des populations chez lesquelles la vaccination est plus susceptible de causer des effets secondaires (voir la section Vaccin et populations spéciales). Les professionnels qui rencontrent ces personnes doivent être au fait de leur itinéraire de voyage et des activités menées dans la région à risque, et disposer de données à jour sur l'épidémiologie de la fièvre jaune. Ces renseignements servent à évaluer les risques et les avantages de la vaccination et à déterminer, au cas par cas, si elle est nécessaire.

Comme indiqué précédemment, l'OMS et les CDC se concertent actuellement pour dresser des cartes plus détaillées du risque de fièvre jaune. Selon ce qui a été proposé, les cartes indiqueront les régions du globe où la fièvre jaune est endémique, les régions de transition, les régions à faible risque et les régions où le risque est nul. Les recommandations concernant la vaccination seront basées sur le niveau de risque de chaque région. Les praticiens sont invités à surveiller la publication de ces recommandations, qui devrait avoir lieu à la fin de 2010.

Mesures de prévention

Règlement sanitaire international et mesures de prévention de la fièvre jaune

La fièvre jaune est une maladie unique du fait qu'un règlement sanitaire international prévoit l'obligation d'avoir un certificat de vaccination pour se rendre dans certains pays, ou encore pour entrer dans certains pays après avoir séjourné dans une région où la fièvre jaune est endémique (20). Comme l'indique le document Voyages internationaux et santé (21) de l'OMS, la vaccination contre la fièvre jaune vise deux objectifs principaux :

  1. Éviter la propagation internationale de la maladie en protégeant les pays contre le risque d'importation ou de propagation du virus de la fièvre jaune. Dans ce cas, les pays concernés exigent la vaccination.
  2. Protéger les voyageurs qui risquent d'être exposés à l'infection amarile (autre appellation de la fièvre jaune).

Ainsi, il se peut qu'un voyageur se présente chez un professionnel de la santé et lui remette une demande de vaccination contre la fièvre jaune provenant d'une agence de voyage ou d'un fournisseur de voyages organisés sans que la raison de la demande de vaccination y soit précisée. Une évaluation adéquate du risque doit alors être faite en fonction de l'itinéraire exact du voyageur (voir la section Risque pour les voyageurs) afin de déterminer s'il est nécessaire d'administrer le vaccin au voyageur pour assurer sa protection ou pour répondre aux exigences relatives à l'entrée dans le pays de destination.

Les mesures de prévention mondiales ont été très efficaces pour éliminer le risque de fièvre jaune qui existait dans de nombreuses régions. Cependant, bon nombre de régions (p. ex. l'Asie du Sud) abritent les deux vecteurs de la maladie, c'est‑à‑dire les moustiques et les primates non humains, nécessaires à une éventuelle éclosion de fièvre jaune. C'est pour cette raison que plusieurs pays exigent un certificat de vaccination contre la fièvre jaune pour l'entrée sur leur territoire, malgré le fait qu'aucun cas de la maladie n'y ait été déclaré (voir l'annexe 1) (6).

Vaccination contre la fièvre jaune au Canada

Les vaccins contre la fièvre jaune administrés au Canada ne sont offerts que dans les centres de vaccination contre la fièvre jaune désignés. Au Canada, l'Agence de la santé publique du Canada est actuellement chargée de désigner les centres de vaccination contre la fièvre jaune(30), dont la liste est accessible à l'adresse http://www.phac-aspc.gc.ca/tmp-pmv/yf-fj/index-fra.php. Ces centres administrent le vaccin contre la fièvre jaune et délivrent le Certificat international de vaccination ou de prophylaxie approuvé que le voyageur apportera en voyage. Le certificat de vaccination est valide pendant dix (10) ans à compter du dixième jour après la date de vaccination ou à compter de la date de rappel. Le rappel devrait être envisagé tous les dix (10) ans; toutefois, certaines données indiquent que la séroconversion assure une protection plus longue, qui pourrait même durer toute la vie(31). Quant aux personnes qui ne peuvent pas être vaccinées, le centre de vaccination contre la fièvre jaune leur remet un Certificat de contre‑indication médicale à la vaccination, fourni par l'ASPC, ou un document écrit, en français ou en anglais, qui indique la raison médicale pour laquelle la personne ne peut recevoir le vaccin (voir l'annexe 3).

Le vaccin

Le vaccin contre la fièvre jaune est un vaccin vivant atténué, cultivé sur des embryons de poulet auxquels on a administré la souche 17D du virus de la fièvre jaune. À l'échelle mondiale, on utilise les souches 17D-204, 17-213 et 17DD du virus (1). Au Canada, un seul vaccin contre la fièvre jaune a été approuvé : il s'agit d'un vaccin fabriqué à partir de la souche 17D-204 du virus, commercialisé sous le nom YF-VAXmd et produit par la société Sanofi Pasteur Limited (17). Le vaccin YF-VAXmd est lyophilisé et renferme du sorbitol et de la gélatine qui servent de stabilisants. Aucun agent de conservation n'est ajouté au vaccin ou à son diluant (17).

Selon Sanofi Pasteur, le vaccin doit être conservé à une température située entre deux et huit degrés Celsius (2 à 8 °C) (32). Il faut donc surveiller étroitement la réfrigération du vaccin pour s'assurer de maintenir sa viabilité. Il faut veiller à ce que ni le vaccin ni le diluant ne gèlent (32). Le vaccin reconstitué doit être gardé au réfrigérateur et utilisé dans l'heure qui suit la reconstitution. Toute portion de vaccin reconstitué non utilisée au bout d'une heure doit être éliminée(17) (32).

Le vaccin contre la fièvre jaune peut être administré en même temps que les vaccins contre les maladies suivantes : rougeole, polio (vaccin oral contre la polio), diphtérie, tétanos, coqueluche, hépatite B, hépatite A, choléra (vaccin oral contre le choléra) et typhoïde (vaccin oral ou parentéral). Si plusieurs vaccins sont administrés en même temps, il faut utiliser des seringues différentes pour chaque vaccin ainsi que des sites d'injection différents. Si les vaccins ne sont pas administrés simultanément, les vaccins vivants devraient être administrés au moins quatre semaines avant ou après le vaccin contre la fièvre jaune. Cette recommandation est basée sur l'hypothèse selon laquelle les interférons produits en réponse au premier vaccin pourraient avoir un effet inhibiteur temporaire sur les autres vaccins à virus vivant(1) (17).

Risque associé à la vaccination

Bien que rares, un certain nombre de cas de réaction grave à la vaccination contre la fièvre jaune ont été recensés au cours des dernières années (33-37). Ces cas ont donné lieu à un examen des diverses préparations de vaccin ainsi que de leur utilisation et de leurs indications (1) (17) (32) (37). Comme dans le cas de tout traitement, la vaccination peut provoquer des effets secondaires graves ou bénins chez un certain pourcentage de la population qui reçoit le vaccin. Tout traitement est conçu pour être utilisé seulement si ses bienfaits l'emportent sur les dangers potentiels.

  1. Effets secondaires bénins du vaccin

    Les vaccins contre la fièvre jaune sont généralement bien tolérés. Les réactions au vaccin sont habituellement bénignes et temporaires, et peuvent comprendre des maux de tête, des douleurs musculaires et de la faible fièvre (1) (6) (17) (32) (38). Diverses données sur les effets secondaires ont été publiées :

    • Le Guide canadien d'immunisation (GCI) et la monographie de produit du vaccin YF-VAXmd indiquent tous deux que le vaccin est sûr et efficace. Dans les cinq à dix jours qui suivent la vaccination, de 2 % à 5 % des personnes vaccinées déclarent avoir un ou plusieurs des symptômes énumérés ci‑dessus. Moins de 0,2 % des personnes vaccinées doivent limiter leurs activités quotidiennes en raison des effets secondaires de la vaccination (17) (32);

    • Selon les CDC et l'OMS, de 10 % à 30 % des personnes à qui le vaccin YF‑VAXmd est administré déclarent avoir des effets secondaires bénins, c'est-à-dire des maux de tête, des douleurs musculaires et de la faible fièvre. Les effets apparaissent habituellement quelques jours après la vaccination et durent de cinq à dix jours après l'administration du vaccin(1) (6). Selon les CDC, environ 1 % des personnes vaccinées doivent limiter leurs activités quotidiennes en raison d'effets secondaires bénins (6).

  2. Effets secondaires graves

    Bien qu'ils soient rares, divers effets secondaires graves liés au vaccin contre la fièvre jaune ont été signalés, notamment les effets suivants :

    • Réactions d'hypersensibilité : Le vaccin contre la fièvre jaune peut provoquer des réactions d'hypersensibilité immédiate (éruption cutanée, urticaire, asthme, anaphylaxie). Ces effets sont cependant rares : le GCI fait état d'un taux allant de 1 cas pour 250 000 à 1 cas pour 300 000 (17). Les réactions d'hypersensibilité se produisent généralement chez les personnes qui ont une sensibilité aux protéines d'œuf et au poulet(4) (11) (39) (40). On a découvert que le stabilisant à base de gélatine utilisé dans la fabrication du vaccin était également à l'origine de réactions(1) (11) (39). Par conséquent, le vaccin ne devrait pas être administré aux personnes souffrant d'allergie aux œufs, au poulet ou à la gélatine. La vaccination peut également entraîner une anaphylaxie chez des personnes n'ayant pas d'allergie connue aux composantes du vaccin. Les personnes chez qui une sensibilité est soupçonnée et devant se faire vacciner devraient être adressées à un allergologue, qui déterminera si la vaccination contre la fièvre jaune doit être envisagée (32).

    • Syndrome neurotropique associé au vaccin contre la fièvre jaune (SNA-VFJ) : Le SNA-VFJ était auparavant un syndrome caractérisé par l'apparition de fièvre et d'une encéphalite chez les jeunes enfants. Or, l'incidence de ces effets secondaires a grandement diminué depuis que le vaccin contre la fièvre jaune n'est plus administré aux enfants de moins de six mois (38). Le SNA-VFJ est à présent décrit comme un ensemble de syndromes cliniques : méningo‑encéphalite, maladie auto-immune du système nerveux central et/ou maladie auto-immune du système nerveux périphérique (syndrome de Guillain-Barré), pouvant apparaître chez des personnes de tous les groupes d'âge entre 4 et 23 jours après la vaccination(1) (6) (17). Le GCI ne fournit pas de statistiques sur les cas de SNA-VFJ chez les Canadiens ayant reçu le vaccin contre la fièvre jaune. L'OMS, quant à elle, fait état de 26 cas avérés ou probables de SNA-VFJ depuis 1945, dont deux décès (1). Les CDC rapportent 0,8 cas pour 100 000 doses de vaccin contre la fièvre jaune administrées (6). On croit que l'âge avancé est un facteur de risque d'effets secondaires graves, y compris le SNA‑VFJ, du vaccin contre la fièvre jaune (41).

    • Syndrome viscérotropique associé au vaccin contre la fièvre jaune (SVA-VFJ) : Ce syndrome est caractérisé par une atteinte grave et une défaillance polyviscérale semblables à celles observées dans les cas de fièvre jaune (38) (42) (43). Selon le GCI, le risque de SVA-VFJ augmente avec l'âge : chez les personnes de 60 ans et plus, on estime que le taux est de 1,1 pour 100 000; chez les personnes âgées de 70 ans ou plus, il s'élèverait à 3,2 pour 100 000(17). L'OMS estime que le taux de décès associé au SVA-VFJ est de 1 pour 10 millions de doses du vaccin(1). Des effets similaires ont été observés avec cinq préparations différentes du vaccin 17D(44) (46). Des enquêtes exhaustives sur un certain nombre de cas semblent indiquer que le SVA‑VFJ est attribuable à divers facteurs inhérents à l'hôte, et non au degré de virulence du virus présent dans le vaccin. Encore une fois, la fréquence de ces réactions graves (et souvent mortelles) est extrêmement faible. Ces réactions sont associées à des caractéristiques de l'hôte, notamment l'âge avancé (≥ 60 ans)(36) (41) et une maladie du thymus (thymome, myasthénie grave, thymectomie)(47), et sont observées lors de la série vaccinale primaire. Le SVA-VFJ tend à se développer deux à cinq jours après la vaccination. Il n'existe pas de traitement spécifique du SVA-VFJ, à l'exception des soins de soutien qui sont habituellement offerts dans une unité de soins intensifs(11) (42) (47) (48).

Malgré l'information nouvellement publiée sur le syndrome neurotropique associé au vaccin contre la fièvre jaune (SNA-VFJ) et le syndrome viscérotropique associé au vaccin contre la fièvre jaune (SVA-VFJ), le vaccin contre la fièvre jaune est très efficace et sûr. Lors de sa réunion de juin 2008, le Comité consultatif mondial de la sécurité vaccinale a répété que « les recommandations relatives à l'utilisation du vaccin antiamaril restaient inchangées » (49). Le message important à retenir ici est de veiller à ce que le motif exact de la vaccination soit compris (risque d'exposition / règlement international). Il est également crucial de ne pas exposer les patients au risque, très faible mais non négligeable, associé au vaccin antiamaril s'il n'existe pas véritablement de risque de contracter la maladie ou si la vaccination n'est pas nécessaire(6) (21) (49).

Vaccin et populations spéciales

La prudence est de mise lorsque les patients appartiennent aux groupes spéciaux suivants :

  1. Enfants : Les enfants de moins de neuf mois ne doivent généralement pas être vaccinés contre la fièvre jaune(17) (32). Selon certaines études préliminaires(32) (50) (51), bien que l'incidence des effets secondaires chez les enfants de plus de six mois ne semble pas augmenter chez les populations de taille restreinte, le taux de séroconversion ne serait pas optimal. Les enfants de moins de six mois courent plus de risques de développer le SNA-VFJ(1) (38). Le GCI ne recommande pas la vaccination des enfants de moins de neuf mois(17) ; toutefois, selon les recommandations de l'Advisory Committee on Immunization Practices (ACIP), la décision d'administrer le vaccin à un enfant de six à huit mois devant inévitablement séjourner dans une zone d'endémie devrait être basée sur une analyse des risques d'exposition à la fièvre jaune par rapport aux risques d'effets secondaires après la vaccination (52) .

  2. Voyageurs âgés : La question de l'administration d'une série vaccinale primaire chez les personnes de plus de 60 ans a été abordée précédemment à la section sur les risques d'effets secondaires (SNA-VFJ et SVA-VFJ). Toute décision quant à l'administration du vaccin à des personnes de ce groupe d'âge devrait être basée sur une analyse du risque relatif associé à la vaccination par rapport au risque de contracter la maladie(6) (17) (38) (41) (48). Bien que le risque d'une issue défavorable soit faible, il n'est pas négligeable. Il est nécessaire de procéder à la meilleure estimation possible du risque en fonction de la prévalence actuelle de la maladie dans le pays de destination ainsi que de l'itinéraire exact. Si l'on décide de ne pas administrer le vaccin compte tenu du faible risque, on peut fournir une lettre d'exemption au patient, mais il faudrait insister sur les mesures de protection individuelle pour éviter les piqûres de moustiques (voir la section 6.f ci-dessous). Il faudrait également rappeler au voyageur que la nécessité de recevoir le vaccin devra être réévaluée au moment de ses prochains voyages(36) (41) (53 - 55).

  3. Femmes enceintes : Comme les effets de ce vaccin vivant durant la grossesse ne sont pas bien documentés, la vaccination des femmes enceintes devrait si possible être évitée. Si une femme enceinte doit se rendre dans une région où la fièvre jaune est fortement endémique ou dans une zone d'épidémie, le risque de contracter la maladie pourrait surpasser les risques associés à la vaccination pour la mère ou le fœtus(6) (17). Des études préliminaires menées dans des pays en développement ont mis en lumière certaines conséquences néfastes de la transmission congénitale de la maladie et un risque d'avortement spontané associé à la vaccination (56-58) , mais il s'agit d'études de petite taille. Les résultats de ces études ont été pondérés par les résultats d'autres études qui n'ont révélé aucune conséquence négative chez des femmes enceintes qui avaient été vaccinées au début de leur grossesse (59-62) . Si la voyageuse se rend dans un pays qui exige un certificat de vaccination conformément au RSI, mais où la fièvre jaune n'est pas endémique, il faudrait lui remettre une lettre d'exemption plutôt que de lui administrer le vaccin (4) .

  4. Femmes qui allaitent :Jusqu'à récemment, il n'existait qu'un risque théorique de transmission du virus vivant dans le lait maternel. Cependant, en raison d'un incident qui s'est produit récemment au Brésil, on dispose maintenant de données confirmées en laboratoire qui montrent que le virus de la fièvre jaune peut être transmis dans le lait maternel (63). De plus, il existe actuellement un cas d'issue défavorable possible chez un nourrisson qui a été allaité par une mère ayant été vaccinée contre la fièvre jaune au Canada (64). Ces deux cas devraient inciter les professionnels de la santé à être plus prudents lorsqu'ils envisagent la vaccination des femmes qui allaitent. Assurément, s'il n'y a aucun risque de contracter la fièvre jaune dans la région de destination, une lettre d'exemption de la vaccination devrait être fournie à la patiente. Si celle-ci se rend dans une région hautement endémique, il faut alors évaluer les risques associés à la vaccination par rapport au risque de contracter la maladie(17) (65).

  5. Personnes immunodéprimées : Les voyageurs atteints d'une maladie qui affaiblit la réponse immunitaire ou ceux qui prennent des immunomodulateurs devraient éviter les vaccins à virus vivant. De plus, leur réponse à l'antigène pourrait ne pas être suffisante pour assurer une protection adéquate. Il est contre-indiqué d'administrer le vaccin contre la fièvre jaune aux personnes atteintes de maladies sous-jacentes graves telles que la leucémie, un lymphome, un thymome, une affection maligne généralisée, un déficit en gammaglobulines, une infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) symptomatique ou le syndrome d'immunodéficience acquise (sida) (nombre de lymphocytes CD4 < 200 cellules/ml), ou aux personnes qui prennent une grande quantité de médicaments immunosuppresseurs(6) (17) (38) (66 - 68). Ces personnes devraient éviter de se rendre dans des régions où la fièvre jaune est endémique. Si le voyage ne peut être évité, il faudrait fournir à ces patients des conseils sur les précautions à prendre contre les piqûres d'insectes (voir la section 6.f ci‑dessous) et sur le risque de transmission de la fièvre jaune dans la région de destination, ainsi qu'une lettre d'exemption en ce qui concerne la vaccination. Certaines données semblent indiquer que le vaccin peut être administré aux personnes atteintes d'une infection à VIH asymptomatique (nombre de lymphocytes CD4 > 200 cellules/ml), mais que la vaccination devrait avoir lieu bien avant le voyage afin qu'il soit possible de surveiller les effets secondaires potentiels, et qu'il faudrait évaluer l'efficacité de la vaccination en mesurant les titres d'anticorps neutralisants(66) (69 - 71). Bien que le nombre de cas étudiés soit encore restreint, l'administration du vaccin contre la fièvre jaune à des personnes atteintes du VIH a révélé que ces patients produisent des titres d'anticorps neutralisants moins élevés, que les titres d'anticorps neutralisants produits sont plus souvent insuffisants pour assurer une protection et que ces titres pourraient diminuer plus rapidement après la vaccination. De plus, les recommandations relatives aux doses de rappel pour les voyageurs immunocompétents (c.-à-d. tous les 10 ans) ne sont probablement pas adéquates pour les voyageurs immunodéprimés. Chez ces patients, il faudrait plutôt envisager de procéder au dosage des titres d'anticorps neutralisants ou même à l'administration d'une dose de rappel après une période de deux à cinq ans (72).

    La vaccination des membres de la famille et des compagnons de voyage des personnes immunodéprimées n'est pas contre-indiquée, étant donné que le virus est transmis par des moustiques et non directement d'une personne à une autre par simple contact. La prise de stéroïdes à faibles doses (équivalant à < 20 mg de prednisone), l'utilisation locale de stéroïdes ou la prise de stéroïdes à court terme (< 2 semaines) ne devraient pas empêcher la vaccination (6). Pour plus d'information, voir la déclaration du CCMTMV intitulée Le voyageur immunodéprimé (73).

  6. Maladie du thymus : Un examen des décès attribués à la vaccination (SVA-VFJ) a fait ressortir une association avec des antécédents de maladie du thymus(6) (38). Cet examen portait sur un très petit échantillon, mais l'association semble pertinente et pourrait indiquer que les personnes ayant déjà souffert d'un trouble thymique, par exemple un thymome, une thymectomie ou une myasthénie grave, ne devraient pas recevoir le vaccin contre la fièvre jaune (74).

Mesures de protection individuelle (MPI)

Tous les voyageurs devraient être informés des mesures de protection courantes contre les insectes ainsi que des mesures à prendre en voyage, et ce, peu importe leur état vaccinal en ce qui concerne la fièvre jaune. Ces mesures permettent également de prévenir l'infection causée par d'autres maladies transmises par des arthropodes. Pour plus d'information, voir la Déclaration relative aux mesures de protection individuelle pour prévenir les piqûres ou morsures d'arthropodes du CCMTMV (26). Le recours exclusif aux MPI comme méthode de prévention ne serait indiqué que dans le cas des personnes à risque de contracter la fièvre jaune mais ne pouvant pas être vaccinées. Les voyageurs doivent aussi être avisés que, même s'ils ont un certificat ou une lettre de contre-indication à la vaccination contre la fièvre jaune, les services de santé à la frontière et/ou les services d'immigration pourraient tout de même les obliger à se faire vacciner ou les placer en quarantaine à leur arrivée dans le pays de destination (20).

Résumé des recommandations

Tableau 1. Fermeté et qualité des preuves – tableau récapitulatif (75)

Catégories relatives à la fermeté de chaque recommandation
Catégorie Définition
A Preuves suffisantes pour recommander l'utilisation.
B Preuves acceptables pour recommander l'utilisation.
C Preuves insuffisantes pour recommander ou déconseiller l'utilisation.
D Preuves acceptables pour déconseiller l'utilisation.
E Preuves suffisantes pour déconseiller l'utilisation.
Catégories relatives à la qualité des preuves sur lesquelles reposent les recommandations
Classe Définition
I Données obtenues dans le cadre d'au moins un essai comparatif convenablement randomisé.
II Données obtenues dans le cadre d'au moins un essai clinique bien conçu, sans randomisation, d'études de cohortes ou d'études analytiques cas-témoins, réalisées de préférence dans plus d'un centre, à partir de plusieurs séries chronologiques ou résultats spectaculaires d'expériences non comparatives.
III Opinions exprimées par des sommités dans le domaine et reposant sur l'expérience clinique, des études descriptives ou des rapports de comités d'experts.
Tableau 2 : Recommandations relatives à l'usage du vaccin contre la fièvre jaune
Population Vaccination avant le voyage Fermeté des preuves
Adultes (< 60 ans) en santé se rendant dans une région où la fièvre jaune est considérée comme endémique Recommandée A II
Enfants (> 9 mois) en santé se rendant dans une région où la fièvre jaune est considérée comme endémique Recommandée A II
Personnes souffrant d'une allergie potentiellement mortelle aux œufs ou au poulet Non recommandée E III
Enfants de moins de 6 mois Non recommandée E II
Enfants de 6 à 9 mois Généralement non recommandée D III
Femmes enceintes Généralement non recommandée* D II
Femmes qui allaitent Généralement non recommandée* D III
Adultes de plus de 60 ans en santé se présentant pour recevoir la série vaccinale primaire Généralement non recommandée* D II
Personnes ayant des antécédents de maladie du thymus, de thymome ou de myasthénie grave Généralement non recommandée* D III
Personnes immunodéprimées (atteintes d'un lymphome ou d'une infection par le VIH, ou suivant un traitement immunosuppresseur) Généralement non recommandée* D II
* Bien que la vaccination soit généralement non recommandée, la décision de procéder à la vaccination doit être prise au cas par cas. Si la personne se rend dans une région où la fièvre jaune est fortement endémique ou dans une région où une épidémie de fièvre jaune sévit et où le risque de contracter la maladie est élevé, les risques associés à la vaccination pourraient être inférieurs aux risques de contracter la maladie.

Annexe 1 : Zone à risque de la fièvre jaune

Annexe 1a : Fièvre jaune, pays ou territoires à risque, 2008 (21) (Carte du monde – disponible en anglais seulement)

Yellow Fever, countries or areas at risk, 2008

Annexe 1b : Pays où il y a un risque de transmission de la fièvre jaune, par continent (2010) (21)

Afrique
  • Angola
  • Bénin
  • Burkina Faso
  • Burundi
  • Cameroun
  • République centrafricaine
  • Tchad
  • Congo
  • Côte d'Ivoire
  • République démocratique du Congo
  • Guinée équatoriale Éthiopie
  • Gabon
  • Gambie
  • Ghana
  • Guinée
  • Guinée-Bissau
  • Kenya
  • Libéria
  • Mali
  • Mauritanie
  • Niger
  • Nigéria
  • Rwanda
  • Sao Tomé-et-Principe
  • Sénégal
  • Sierra Leone
  • Somalie
  • Soudan
  • Togo
  • Ouganda
  • République-Unie de Tanzanie
Amérique centrale et Amérique du Sud
  • Argentine
  • Bolivie
  • Brésil
  • Colombie
  • Équateur
  • Guyane française
  • Guyana
  • Panama
  • Paraguay
  • Pérou
  • Suriname
  • Trinité-et-Tobago
  • Venezuela

Les pays en caractères gras exigent un certificat de vaccination contre la fièvre jaune.

Annexe 2 : Liste des centres de vaccination contre la fièvre jaune au Canada

En vertu de l'annexe 7 du Règlement sanitaire international (2005), « les États Parties désignent des centres déterminés de vaccination antiamarile sur leur territoire pour garantir la qualité et la sécurité des procédures et des matériels utilisés » (20). En tant que pays signataire de ce règlement, le Canada doit désigner des centres de vaccination contre la fièvre jaune. Au Canada, les centres sont désignés par l'Agence de la santé publique du Canada, avec laquelle on peut communiquer à l'adresse et au numéro suivants :

Programme de vaccination contre la fièvre jaune
Division de la migration et de la santé voyage
Direction générale de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses
Agence de la santé publique du Canada
130, chemin Colonnade, IA 6503B
Ottawa (Ontario)  K1A0K9
yfinfofj@phac-aspc.gc.ca
613-957-8739

Pour obtenir la liste des centres de vaccination contre la fièvre jaune au Canada, veuillez consulter le site Web de l'Agence de la santé publique du Canada à l'adresse http://www.phac-aspc.gc.ca/tmp-pmv/travel/clinic-fra.php.

Annexe 3 : Exemples de Douments du gouvernement du Canada sur la vaccination contre la fièvre jaune

Annexe 3a : Exemple de Certificat international de vaccination ou de prophylaxie délivré par l'Agence de la santé publique du Canada

Exemple de Certificat  international de vaccination ou de prophylaxie délivré par l'Agence de la santé  publique du Canada

Bien qu'il n'existe actuellement pas de lignes directrices acceptées à l'échelle internationale sur la nécessité de remplir ce certificat, l'Agence de la santé publique du Canada recommande aux centres de vaccination contre la fièvre jaune de le remplir (voir le guide).

Annexe 3b : Exemple de Certificat de contre-indication médicale à la vaccination délivré par l'Agence de la santé publique du Canada

Exemple de Certificat de contre-indication médicale à la vaccination délivré par l'Agence de la santé publique du Canada

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