Analyse descriptive des données d’analyse du Web relatives aux messages sur les maladies entériques, 2020 à 2022

RMTC

Volume 52-4, avril 2026 : Langage et le Web : outils de communication, d’éducation et d’équité en santé

Étude épidémiologique

Analyse descriptive des données d’analyse du Web relatives aux messages sur les éclosions multijuridictionnelles de maladies entériques, 2020–2022

Vayshali Patel1,2, Jennifer McWhirter1, Melissa MacKay1, Leslie Cheng2, Melissa Phypers2, Andrew Papadopoulos1, Lauren Grant1

Affiliations

1 Département de médecine des populations, Université de Guelph, Guelph, ON

2 Centre des maladies infectieuses d’origine alimentaire, environnementale et zoonotique, Agence de la santé publique du Canada, Ottawa, ON

Correspondance

laugrant@uoguelph.ca

Citation proposée

Patel V, McWhirter JE, MacKay M, Cheng L, Phypers M, Papadopoulos A, Grant LE. Analyse descriptive des données d’analyse du Web relatives aux messages sur les éclosions multijuridictionnelles de maladies entériques, 2020–2022. Relevé des maladies transmissibles au Canada 2026;52(4):133–49. https://doi.org/10.14745/ccdr.v52i04a03f

Mots-clés : communication en ligne, expérience des utilisateurs, communication sur la santé, communication sur les risques, maladie entérique

Résumé

Contexte : Une communication en ligne efficace est importante pour diffuser les renseignements pendant les éclosions multijuridictionnelles de maladies entériques au Canada. L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) utilise des avis de santé publique (ASP) en ligne pour communiquer des renseignements sur les éclosions et les mesures de prévention. Malgré l’importance de cette communication, aucune étude n’a examiné l’engagement en ligne des ASP de l’ASPC.

Objectif : Évaluer l’accès aux renseignements en ligne sur les éclosions multijuridictionnelles de maladies entériques et la participation à la mise à jour de ces renseignements en analysant le trafic sur le site Web et les mesures de participation pour les ASP de l’ASPC.

Méthodes : On a obtenu des données sur les paramètres de la page et de l’écran, l’emplacement géographique, les types d’appareils et de navigateurs, ainsi que les mesures des sources de trafic pour les pages Web des ASP de l’ASPC (2020–2022). Des statistiques descriptives ont été calculées pour les données relatives aux pages et aux écrans. Des fréquences proportionnelles ont été calculées pour la localisation géographique, le type d’appareil et la source de trafic. Les données ont été tabulées et visualisées à l’aide de R Studio.

Résultats : Les pages Web des avis de santé publique ont été consultées en moyenne 2 729 ± 16 685 fois et ont reçu 2 490 ± 15 201 visites; ces chiffres ont diminué (mais pas de manière significative) au cours de la période d’étude. La durée moyenne des séances était de 165 ± 124 secondes; elle augmentait (mais pas de manière significative) au fil du temps. La plupart des visites provenaient du Canada (89,0 % ± 4,2 %) et étaient effectuées à partir d’appareils mobiles (74,6 % ± 3,3 %). Les sources de trafic étaient principalement la recherche (49,1 % ± 13,0 %), suivie par le trafic direct (23,9 % ± 6,7 %), les médias sociaux (21,2 % ± 8,4 %) et le renvoi (5,7 % ± 2,5 %). La situation géographique, le type d’appareil et la source de trafic ont changé de manière significative d’une année à l’autre.

Conclusion : L’utilisation des pages Web des ASP de l’ASPC a diminué au cours des trois années de l’étude, tandis que l’accès mobile et par recherche a dominé et que les niveaux sont restés constants au fil du temps. Les médias sociaux ont généré relativement peu de trafic. Ces résultats suggèrent des occasions d’améliorer l’optimisation des recherches et l’amplification des médias sociaux afin d’améliorer la communication sur les épidémies.

Introduction

En janvier 2024, près de 37 millions de Canadiens étaient des utilisateurs d’Internet Footnote 1. Alors que les deux tiers de la population canadienne recherchant des renseignements sur la santé en ligne Footnote 2, l’Internet est devenu une source de plus en plus importante de renseignements Footnote 3Footnote 4Footnote 5, notamment sur des sujets tels que le diagnostic des maladies Footnote 6, la prise de décision de recourir à des soins médicaux Footnote 7, et les mises à jour sur les événements actuels, tels que les éclosions Footnote 8. L’Internet représente donc un outil de communication précieux pour la diffusion de renseignements, y compris lors d’éclosions multijuridictionnelles de maladies entériques.

Les maladies entériques, principalement causées par des agents pathogènes affectant le système gastro-intestinal, constituent une grave préoccupation au Canada Footnote 9. Chaque année, on estime à quatre millions le nombre de cas de maladies d’origine alimentaire, entraînant plus de 11 000 hospitalisations et 200 décès Footnote 9. L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) est responsable de la communication lors d’éclosions multijuridictionnelles de maladies entériques au Canada, c’est-à-dire lorsque deux personnes ou plus tombent malades à partir d’une source commune et résident dans deux provinces/territoires ou plus, ou au Canada et dans un autre pays. Lors d’une éclosion, les autorités de santé publique sont censées communiquer au public des renseignements précis et en temps opportun Footnote 10. L’ASPC utilise les avis de santé publique (ASP), publiés sur le site Web du gouvernement du Canada, pour partager des renseignements sur les éclosions et la protection de la santé avec la population du Canada. Ces notes d’information en ligne contiennent des détails clés sur l’enquête relative à l’éclosion, tels que le nombre de cas par province/territoire, la chronologie et les renseignements relatifs à la protection de la santé. Au fur et à mesure que de nouveaux renseignements sont disponibles, les ASP sont mis à jour en conséquence afin d’éviter, idéalement, d’autres maladies entériques.

Les organisations réputées, telles que les agences gouvernementales, sont souvent considérées comme des sources fiables de renseignements en ligne Footnote 11Footnote 12Footnote 13Footnote 14. Cette confiance est un élément clé de la crédibilité Footnote 15, qui, à son tour, a une influence sur la manière dont le public accepte et utilise les renseignements sur la santé Footnote 16. Si ces organisations n’élaborent pas de sites Web conviviaux et crédibles, cela peut avoir une incidence négative sur les attitudes des utilisateurs, diminuer leur satisfaction et accroître leurs préoccupations au sujet de la fiabilité des renseignements présentés Footnote 17. Pour résoudre ces problèmes et améliorer l’expérience des utilisateurs, les mesures du trafic et de l’engagement sur les sites Web offrent des renseignements précieux, précis, objectifs et en temps réel, qui permettent aux organisations d’optimiser les performances des sites Web et de mieux répondre aux besoins des utilisateurs Footnote 18. Dans le contexte de la communication en matière de santé publique, répondre aux besoins des utilisateurs signifie s’assurer que le public peut accéder aux renseignements sur la santé, les comprendre et les utiliser, y compris dans le contexte d’éclosions multijuridictionnelles de maladies entériques. La compréhension de l’analyse des sites Web des ASP peut fournir des indications sur la manière dont les ASP répondent aux besoins de la population canadienne en matière de renseignements sur la santé.

Des études antérieures ont utilisé l’analyse des sites Web pour examiner les comportements des utilisateurs sur les sites Web gouvernementaux Footnote 19Footnote 20Footnote 21. Par exemple, Begany et al. Footnote 20 ont étudié la relation entre le trafic et l’engagement sur le site Web et les caractéristiques démographiques dans le contexte des données gouvernementales ouvertes aux États-Unis Cheng et Chen Footnote 21 ont analysé le comportement des utilisateurs sur les sites Web gouvernementaux pendant la pandémie de COVID-19, en utilisant le trafic du site Web, les données d’engagement et les groupes de discussion pour explorer les changements dans l’engagement au fil du temps, ainsi que l’impact des caractéristiques du site Web et de l’expérience de l’utilisateur. Tian et al. Footnote 19 ont utilisé des mesures du trafic et de l’engagement sur le site Web pour mesurer la sensibilisation à un problème de santé précis sur le site Web des Centers for Disease Control and Prevention (CDC); cependant, aucune étude antérieure n’a utilisé de données d’analyse Web pour décrire l’utilisation du site Web du gouvernement pour des éclosions multijuridictionnelles de maladies entériques au Canada. Les mesures d’engagement suivantes ont été utilisées parce qu’elles sont systématiquement mentionnées dans la documentation sur l’analyse des sites Web et qu’ensemble, elles donnent un aperçu de la manière dont les visiteurs accèdent aux pages Web d’ASP et s’y engagent. Cette étude utilise les données sur l’achalandage et l’engagement du site Web pour quantifier 1) les mesures de page et d’écran, 2) les visites par emplacement géographique, 3) les mesures d’appareil et de navigateur, et 4) les sources de trafic pour les pages Web de l’ASP de l’ASPC sur le site Web du gouvernement du Canada sur une période d’étude de trois ans (2020–2022).

Méthodes

Collecte de données

Les données relatives au trafic Web et à l’engagement ont été obtenues à l’aide du système Adobe Analytics de l’ASPC entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2022 et ont été filtrées aux fins d’inclusion (figure 1). Plusieurs indicateurs ont été utilisés pour évaluer le comportement des visiteurs, notamment les paramètres des pages et des écrans, la localisation géographique et les paramètres des appareils et des sources de trafic (tableau 1). Les données comprenaient le nombre de visites, de pages vues, de pages vues par visite, le temps moyen passé sur le site et les clics sortants pour chaque localisateur de ressources uniformes (URL) de la page Web de l’ASP. Les renseignements associés à des pages autres que les ASP et les liens brisés ont été supprimés. Les visites des pages Web traitant d’ASP en dehors des années d’étude (2020–2022) ont été initialement incluses dans l’ensemble de données, mais ont été retirées et examinées séparément dans une sous-analyse. La période d’étude a été choisie pour refléter les pratiques de communication les plus récentes, en se concentrant sur les ASP publiées et mises à jour au cours de ces années. Les avis de santé publique publiés en dehors de cette période n’étaient pas pertinents, car l’objectif était d’analyser le trafic particulier aux avis de santé publique publiés et mis à jour pendant les années de l’étude. Le nombre de pages Web sur les ASP ne reflète pas le nombre unique d’éclosions de maladies entériques relevant de plusieurs administrations. Le nombre de pages Web sur les ASP est plus élevé parce que chaque ASP est disponible en anglais et en français, et que les mises à jour périodiques des ASP donnent lieu à de nouvelles versions stockées sous forme d’URL distincts. Dans l’ensemble, la localisation géographique, les visites par type d’appareil et les mesures de la source de trafic ont été fournies pour toutes les pages Web sur les ASP par année. Les données relatives à la source du trafic se présentaient sous la forme de domaines URL de référence. Chaque domaine URL a été examiné et regroupé en quatre sources de trafic communes : direct, recherche, médias sociaux et recommandation. Chaque source de trafic commune, à l’exception du trafic direct, a été classée dans des sous-catégories appropriées; par exemple, les médias sociaux ont été regroupés par type : Facebook, X (anciennement Twitter), Reddit, LinkedIn et Instagram.

Figure 1 : Diagramme de flux illustrant étape par étape des critères de sélection des URL pour l’analyse de la collecte de données et du processus de filtrage des URL des avis de santé publique, 2020–2022
Figure 1. La version textuelle suit
Figure 1 : Équivalent textuel

Cette figure présente un diagramme de flux étape par étape des localisateurs de ressources uniformes (URL) pour les analyses de la collecte de données et du processus de filtrage des URL des avis de santé publique (ASP), de 2020 à 2022. L’ensemble des données fournies par l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) comprenait 777 URL de sites Web entre 2020 et 2022. En 2020, il y avait 245 URL. En 2021, il y avait 286 URL. En 2022, il y avait 246 URL. Suppression des URL renvoyant à des pages Web autres que les ASP ou étant des liens rompus. En 2020, 153 URL ont été supprimés, ce qui donne 92 URL de sites Web. En 2021, 192 sites Web ont été supprimés, ce qui a donné 94 URL. En 2022, 144 URL ont été supprimés, ce qui donne 102 URL. Pour un ensemble de données de sous-analyses, les URL renvoyant à des ASP en dehors de l’année étudiée ont été supprimés. En 2020, 57 URL ont été supprimés, ce qui donne 35 URL. En 2021, 85 URL ont été supprimés, ce qui a donné 9 URL. En 2022, 85 URL ont été supprimés, ce qui a donné 17 URL.

 

Tableau 1 : Description des mesures (page et écran, appareil, emplacement géographique et source de trafic)
Mesure Description de la mesure
Mesures des pages et des écrans Sans objet
Visites

Nombre de fois qu’un utilisateur arrive pour la première fois sur le site

La visite prend fin lorsque l’un des critères suivants est rempli : 30 minutes d’inactivité; 12 heures d’activité; 2 500 visites; 100 visites en 100 secondes

Pages vues Nombre de fois qu’un visiteur consulte une page
Nombre moyen de pages vues par visite Nombre moyen de pages vues par visite
Durée moyenne de présence sur le site Durée moyenne de la séance des visiteurs en secondes
Clics sortants Nombre de fois où un lien est utilisé pour accéder à un autre site Web
Emplacement géographique Pays (et province/territoire ou État pour le Canada et les États-Unis) d’où provient la visite de la page Web
Type d’appareil Appareil utilisé pour accéder à la page Web (mobile, bureau ou non spécifié) lors d’une visite
Source de trafic Source à partir de laquelle un visiteur accède à la page Web
Recherche Accès à partir d’un moteur de recherche (p. ex., Bing, Yahoo, Google)
Directe Accès par l’entremise d’un signet ou d’un localisateur de ressources uniformes (URL) direct
Médias sociaux Accès par des sites Web de médias sociaux (p. ex., X [anciennement Twitter], Facebook, LinkedIn)
Renvoi Accès par des liens sur un site Web externe

Analyses statistiques

Des statistiques descriptives (moyenne, écart-type, valeurs maximales et minimales) ont été calculées pour toutes les variables continues (métriques de page et d’écran). Une sous-analyse des mesures de pages et d’écrans a été réalisée pour inclure uniquement les ASP qui ont été affichées ou mises à jour au cours de la période d’étude. Cette sous-analyse permet de s’assurer que seules les pages Web sur les ASP pertinentes pour la période de l’étude ont été incluses, tandis que les pages Web des années précédentes des ASP, dont on s’attendait à ce qu’elles aient un faible trafic et un faible engagement en raison de leur contenu obsolète, ont été exclues. Ce processus de filtrage a permis de saisir les modèles de trafic et d’engagement des pages Web pertinentes pour la période étudiée avec une précision accrue. L’année au cours de laquelle les éclosions sont apparues a été classée en fonction de la date de début. Une moyenne triennale et un écart-type ont également été calculés pour ces variables afin de tenir compte des variations au cours de la période d’étude. Les 5 % de visites les plus importantes, c’est-à-dire les pages Web classées parmi les 5 % de visites totales les plus importantes, ont été analysés afin d’identifier les tendances du trafic et les caractéristiques des éclosions associées à une activité accrue. Les 5 % de clics sortants les plus fréquents, représentant les liens qui ont reçu la plus grande fréquence d’interactions, ont été examinés pour déterminer le type de renseignements que les utilisateurs recherchaient après avoir visité une page Web sur les ASP. Pour les mesures de l’emplacement géographique, du type d’appareil et de la source de trafic, des fréquences proportionnelles ont été calculées pour chaque année respective, en plus d’une moyenne sur trois ans. Une analyse de variance à sens unique (ANOVA) a été réalisée pour détecter les différences significatives (α = 0,05) entre les mesures moyennes annuelles des pages et des écrans et l’année. Un test du khi-carré d’indépendance a été effectué pour détecter les différences significatives (α = 0,05) entre les années et la localisation géographique, le type d’appareil et les mesures de la source de trafic. Les données ont été tabulées et visualisées à l’aide des paquets de bases de la version R Studio Footnote 22 et de readxl Footnote 23, dplyr Footnote 24, openxlsx Footnote 25, rnaturalearth Footnote 26, rnaturalearthdata Footnote 27, rnaturalearthhires Footnote 28, tidyverse Footnote 29, cowplot Footnote 30, ggspatial Footnote 31, sf Footnote 32, png Footnote 33, grid Footnote 34, gridExtra Footnote 35, raster Footnote 36 et devtools Footnote 37.

Éthique

L’approbation éthique de l’établissement n’était pas nécessaire, car les données fournies par l’ASPC étaient anonymes et dérivées de pages Web de l’ASP accessible au public et dont l’accès ne nécessite pas de connexion, de mot de passe ou d’autres restrictions.

Résultats

Mesures des pages et des écrans

Une tendance à la baisse des pages vues et des visites a été observée entre 2020 et 2022 (tableau 2). Le nombre de pages vues a été en moyenne de 2 729 ± 16 685 et le nombre de visites a été en moyenne de 2 490 ± 15 201 sur les trois années. En revanche, la durée moyenne des séances a montré une tendance à la hausse, passant de 148,9 ± 108,0 secondes en 2020 à 183,8 ± 157,1 secondes en 2022. Bien que les pages vues et les visites aient tendance à diminuer, aucune différence statistiquement significative n’a été constatée dans les pages vues (F[2,285] = 0,49, p = 0,61), les visites (F[2,285] = 0,49, p = 0,61), la durée de la séance (F[2,285] = 2,01, p = 0,14), ou les pages vues par visite (F[2,285] = 0,03, p = 0,97) au fil du temps.

Tableau 2 : Statistiques descriptives des mesures de page et d’écran pour les pages Web des avis de santé publique sur le site Web du gouvernement du Canada, 2020–2022

Variable
2020Footnote a 2021Footnote b 2022Footnote c
Moyenne Écart-type moyen Étendue Moyenne Écart-type moyen Étendue Moyenne Écart-type moyen Étendue
Nombre moyen de pages consultées 4 122 26 914 1–257 256 2 346 9 500 1–74 415 1 826 7 251 1–55 747
Nombre moyen de visites 3 758 24 448 1–233 603 2 139 8 778 1–70 165 1 670 6 697 1–52 055
Nombre moyen de pages consultées par visite 1,1 0,2 1–2 1,1 0,1 1–1,5 1,1 0,2 1–2
Durée moyenne de la séance 148,9 108,0 0–575 161,1 92,9 0–401,6 183,8 157,1 0–1 054,5

Les 5 % de visites les plus fréquentes ont atteint en moyenne 36 637 ± 55 515 visites. Les 5 % de visites les plus fréquentes étaient liés à des épidémies de salmonellose, d’hépatite A et de norovirus concernant des fruits et légumes, des crustacés et des œufs. Les 5 % de visites les plus importantes concernaient des éclosions dont la taille était comprise entre trois et 515 cas au cours de la période d’étude (tableau 3).

Tableau 3 : Les 5 % des visites les plus fréquentes sur les pages Web consacrées aux avis de santé publique et leur pathogène associé, la source impliquée et la taille de l’éclosion, 2020–2022
Année Nombre de visites Agent pathogène Source impliquée Taille du foyer d’éclosion
(nombre de cas)
2020 233 603 Salmonelle Fruits et légumes frais 515
19 560 Vibrio parahaemolyticus Mollusques et crustacés 23
16 450 Salmonelle Fruits et légumes frais 57
12 123Footnote a Salmonelle Fruits et légumes frais 515
9 093 Cyclospora Fruits et légumes frais 370
2021 70 165 Salmonelle Œufs 70
40 066 Hépatite A Fruits et légumes frais 3
22 003 Salmonelle Fruits et légumes frais 118
20 020Footnote a Salmonelle Œufs 70
9 687Footnote a Hépatite A Fruits et légumes frais 3
2022 52 055 Hépatite A Fruits et légumes frais 10
36 049 Norovirus Mollusques et crustacés 339
24 104 Norovirus Mollusques et crustacés 60
7 995 Salmonelle Fruits et légumes frais 118
7 919Footnote a Salmonelle Œufs 70

Les 5 % de clics sortants les plus importants ont systématiquement dirigé les visiteurs vers les alertes de rappel et de sécurité sur le site Web du gouvernement du Canada (n = 983). En outre, en 2020, ces clics conduisaient les utilisateurs vers les renseignements sur les épidémies du CDC (n = 420) et les avis de santé aux voyageurs sur le site Web du gouvernement du Canada (n = 412). En 2021, la plupart des clics sortants portaient sur des alertes de rappel et de sécurité (n = 363), mais aussi des renseignements de contact sur le site Web du gouvernement du Canada (n = 82). En 2022, les clics concernaient des dates de rappel et des alertes de sécurité précises sur le site Web du gouvernement du Canada (n = 1 716).

Mesures des pages et des écrans (sous-analyse)

Une tendance à la baisse des pages consultées et des visites a été observée entre 2020 et 2022. Au cours de la période d’étude, le nombre de pages vues a été en moyenne de 11 002 ± 35 087 et le nombre de visites a été en moyenne de 10 057 ± 31 954. En revanche, la durée moyenne des séances indique une tendance à la hausse, passant de 94,6 ± 77,3 secondes en 2020 à 184,2 ± 238,7 secondes en 2022 (tableau 4). Bien que le nombre de pages vues et de visites ait tendance à diminuer, les résultats n’indiquent aucune différence statistiquement significative dans le nombre de pages vues (F[2,58] = 0,17, p = 0,84), de visites (F[2,58] = 0,17, p = 0,84), la durée de la séance (F[2,58] = 2,39, p = 0,10) ou le nombre de pages vues par visite (F[2,58] = 0,13, p = 0,88) au fil du temps.

Tableau 4 : Sous-analyse et statistiques descriptives des avis de santé publiqueFootnote a et des mesures d’écran sur le site Web du gouvernement du Canada, 2020–2022
Variable 2020Footnote b 2021Footnote c 2022Footnote d
Moyenne Écart-type moyen Étendue Moyenne Écart-type moyen Étendue Moyenne Écart-type moyen Étendue
Nombre moyen de pages consultées 10 475 43 260 1–257 256 17 148 26 415 1–74 415 8 832 16 249 1–55 747
Nombre moyen de visites 9 559 39 289 1–233 603 15 713 24 501 1–70 165 8 087 15 028 1–52 055
Nombre moyen de pages consultées par visite 1,1 0,2 1–2 1,1 0,2 1–1,5 1,2 0,2 1–2
Durée moyenne de la séance 94,6 77,3 0–265,3 101,8 75,6 0–194,0 184,2 238,7 0–1 032

Les 5 % de visites les plus fréquentes ont reçu en moyenne 93 846 ± 95 495 visites. Les agents pathogènes les plus courants étaient les salmonelles, le Vibrio parahaemolyticus et l’hépatite A. Les fruits et légumes, les crustacés et les œufs étaient les sources les plus fréquemment incriminées. La taille des éclosions varie de 10 à 515 cas (tableau 5).

Tableau 5 : Sous-analyse des 5 % de visites les plus fréquentes sur les pages Web traitant des avis de santé publiqueFootnote a et de l’agent pathogène associé, de la source impliquée et de la taille de l’éclosion, 2020–2022
Année Nombre de visites Agent pathogène Source impliquée Taille du foyer d’éclosion
(nombre de cas)
2020 233 603 Salmonelle Fruits et légumes frais 515
19 560 Vibrio parahaemolyticus Mollusques et crustacés 23
2021 70 165 Salmonelle Œufs 70
2022 52 055 Hépatite A Fruits et légumes frais 10

Mesures géographiques (emplacement)

La plupart des visites sur la page Web portant sur les ASP provenaient du Canada, soit 89,0 % ± 4,2 % sur l’ensemble de la période d’étude. Un pourcentage plus faible de visites provenait des États-Unis (5,5 % ± 1,7 %). Dans une moindre mesure, les visiteurs ont accédé aux pages portant sur les ASP en dehors de l’Amérique du Nord, notamment en Asie, en Afrique, en Amérique du Sud, en Europe et en Océanie (0,1 % ± 0,4 %) (figure 2). Les visites géographiques diffèrent significativement selon le pays et l’année (X2 = 30 606, degrés de liberté = 116, p < 0,001).

Figure 2 : Carte choroplèthe représentant la moyenne sur trois ans des visites à partir des origines du trafic Web vers les pages Web sur les avis de santé publique sur le site Web du gouvernement du Canada pour le monde entierFootnote a, 2020–2022
Figure 2. La version textuelle suit
Figure 2 : Équivalent textuel
Pays Nombre moyen de visites
Algérie 119,333333
Argentine 55
Australie 356,333333
Autriche 60
Bangladesh 65,5
Belgique 219,666667
Brésil 169
Cameroun 50
Canada 18 314,625
Chine 232,666667
Colombie 97
Équateur 40
Égypte 73
Finlande 90
France 2909
Allemagne 238,333333
Ghana 64,5
Grèce 55
Hong Kong 412
Inde 1233
Indonésie 91
Irlande 736,666667
Israël 72
Italie 108
Jamaïque 56
Japon 1 191,66667
Kenya 77
Liban 66
Macao 757,666667
Malaisie 126,666667
Mexique 434
Maroc 119,666667
Pays-Bas 206,333333
Nouvelle-Zélande 118,333333
Nigéria 116
Pakistan 131,333333
Philippines 619
Pologne 52,6666667
Portugal 85
Roumanie 55
Fédération de Russie 55
Arabie Saoudite 74,3333333
Singapour 166,666667
Afrique du Sud 76,6666667
Corée du Sud 471
Espagne 119,666667
Suède 242
Suisse 298
Taïwan 137
Thaïlande 96,6666667
Trinité-et-Tobago 55
Tunisie 96,3333333
Turquie 104
Ukraine 67
Émirats arabes unis 117,333333
Royaume-Uni 841
États-Unis d’Amérique 600,786667
Vietnam 48
Zambie 50

 

Au Canada, c’est l’Ontario qui enregistre la plus forte proportion de visites chaque année, avec une baisse de 46,5 % en 2020 à 40,1 % en 2022, tandis que la part du Québec passe de 14,7 % à 21,8 % au cours de la même période. Les territoires, y compris le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut, ont toujours représenté moins de 1 % des visites tout au long de la période d’étude. Ces pourcentages représentent la proportion de visites de pages Web provenant de différentes provinces et territoires du Canada (tableau 6, figure 3). Les provinces et les territoires du Canada affichaient des différences de visites géographiques importantes d’une année à l’autre (X2 = 38 433, degrés de liberté = 26, p < 0,001).

Tableau 6 : Nombre et proportion de visites des pages Web des avis de santé publique en provenance des États-Unis, du Canada et des provinces ou territoires canadiens, 2020–2022
Pays/province/territoire Nombre de visites d’ASP sur les pages Web (% du total)
2020 2021 2022
États-Unis 19 386 (5,4 %) 8 441 (3,8 %) 17 232 (7,1 %)
Canada 328 436 (91,4 %) 202 071 (90,6 %) 202 078 (83,8 %)
Ontario 152 796 (46,5 %) 81 067 (40,1 %) 81 067 (40,1 %)
Québec 48 402 (14,7 %) 43 969 (21,8 %) 43 969 (21,8 %)
Colombie-Britannique 58 166 (17,7 %) 17 964 (8,9 %) 17 964 (8,9 %)
Alberta 34 565 (10,5 %) 16 066 (8,0 %) 16 066 (8,0 %)
Nouvelle-Écosse 6 839 (2,1 %) 10 763 (5,3 %) 10 763 (5,3 %)
Nouveau-Brunswick 5 243 (1,6 %) 9 993 (5,0 %) 9 993 (5,0 %)
Terre-Neuve-et-Labrador 2 909 (0,9 %) 9 402 (4,7 %) 9 402 (4,7 %)
Manitoba 9 357 (2,9 %) 5 843 (2,9 %) 5 843 (2,9 %)
Saskatchewan 8 105 (2,47 %) 5 713 (2,8 %) 5 713 (2,8 %)
Île-du-Prince-Édouard 1 619 (0,5 %) 1 019 (0,5 %) 1 019 (0,5 %)
Yukon 223 (0,1 %) 130 (0,1 %) 130 (0,1 %)
Territoires du Nord-Ouest 184 (0,1 %) 116 (0,1 %) 116 (0,1 %)
Nunavut 28 (0,0 %) 26 (0,0 %) 26 (0,0 %)
Non spécifiée 0 (0,0 %) 0 (0,0 %) 7 (0,0 %)
Figure 3 : Carte choroplèthe représentant la moyenne sur trois ans des visites à partir des origines du trafic Web vers les pages sur les avis de santé publique sur le site Web du gouvernement du Canada pour le Canada, 2020–2022
Figure 3. La version textuelle suit
Figure 3 : Équivalent textuel
Pays Régions Nombre moyen de visites
Canada Alberta 22 232,33333
Canada Colombie-Britannique 31 364,66667
Canada Manitoba 7 014,333333
Canada Nouveau-Brunswick 8 409,666667
Canada Terre-Neuve-et-Labrador 7 237,666667
Canada Territoires du Nord-Ouest 138,6666667
Canada Nouvelle-Écosse 9455
Canada Nunavut 26,66666667
Canada Ontario 104 976,6667
Canada Île-du-Prince-Édouard 1219
Canada Québec 45 446,66667
Canada Saskatchewan 6 510,333333
Canada Non spécifiée 7
Canada Yukon 161

 

Aux États-Unis, la Californie a enregistré la plus forte proportion de visites chaque année, allant de 22,9 % en 2020 à 16,3 % en 2022. Le deuxième contributeur le plus important aux visites était varié : le Texas en 2020 (7,7 %), la Virginie en 2021 (12,3 %) et New York en 2022 (10,6 %) (figure 4). Les visites géographiques diffèrent significativement selon l’État et l’année (X2 = 5 083,5, degrés de liberté = 54, < 0,001).

Figure 4 : Carte choroplèthe représentant la moyenne sur trois ans des visites à partir du trafic Web vers les pages Web des avis de santé publique sur le site Web du gouvernement du Canada pour les États-UnisFootnote a, 2020–2022
Figure 4. La version textuelle suit
Figure 4 : Équivalent textuel
Pays Régions Nombre moyen de visites
États-Unis Arizona 270,6666667
États-Unis Californie 3 065,666667
États-Unis Colorado 220,3333333
États-Unis Connecticut 135,5
États-Unis Floride 612,3333333
États-Unis Géorgie 513
États-Unis Illinois 714,3333333
États-Unis Indiana 175
États-Unis Iowa 194,3333333
États-Unis Louisiane 166
États-Unis Maryland 413,6666667
États-Unis Massachusetts 323,3333333
États-Unis Michigan 410
États-Unis Minnesota 292
États-Unis Missouri 173,5
États-Unis New Jersey 660
États-Unis New York 1 203,666667
États-Unis Caroline du Nord 300,3333333
États-Unis Ohio 918
États-Unis Oregon 626,3333333
États-Unis Pennsylvanie 364,3333333
États-Unis Tennessee 184
États-Unis Texas 1 029,333333
États-Unis Virginie 1 260,666667
États-Unis Washington 507,6
États-Unis Virginie occidentale 293
États-Unis Wisconsin 160
États-Unis Wyoming 244

Mesures relatives aux appareils et aux navigateurs

Le plus grand nombre de visites provenait d’appareils mobiles (74,6 % ± 3,3 %), en moyenne, sur la période de trois ans. Bien que les visites faites sur un ordinateur soient moins nombreuses, leur proportion a augmenté, passant de 21,7 % en 2020 à 29,5 % en 2022 (tableau 7). Le type d’appareil diffère significativement d’une année à l’autre (X2 = 9 524,8, degrés de liberté = 4, p < 0,001).

Tableau 7 : Tendances des types d’appareils (mobiles, ordinateurs et non spécifiés) ayant servi à l’accès aux pages Web des avis de santé publique sur le site Web du gouvernement du Canada sur une période de trois ans, 2020–2022
Type d’appareil n (%)
2020 2021 2022
Mobile 282 761 (77,0 %) 167 460 (74,3 %) 133 958 (70,5 %)
Ordinateur 79 541 (21,7 %) 58 060 (25,7 %) 56 002 (29,5 %)
Non spécifiée 5 002 (1,4 %) 13 (0 %) 10 (0 %)

Mesures des sources de trafic

Le trafic provenant de recherches est resté la principale source de visites d’ASP (49,1 % ± 13,0 %), en moyenne, au cours des trois années, Google dominant le trafic de recherche (97,0 % ± 0,4 %). Le trafic direct a été le deuxième contributeur le plus important (23,9 % ± 6,7 %), en moyenne, montrant une baisse de 30,1 % en 2020 à 18,0 % en 2022. Les médias sociaux, troisième source la plus importante (21,2 % ± 8,4 %), en moyenne, ont atteint un pic de 29,3 % en 2021 avant de diminuer à 12,6 % en 2022, avec Facebook comme plateforme principale (73,1 % ± 2,0 %), suivi de X (anciennement Twitter) (25,1 % ± 1,5 %). Le trafic provenant de renvoi représente la source la moins importante Son pourcentage est passé de 8,0 % en 2020 à 3,1 % en 2022. Les agences gouvernementales (38,2 % ± 6,4 %) et les sites d’information (40,7 % ± 11,1 %) ont été les principaux contributeurs au trafic de renvoi au cours de la période (figure 5). Les sources de trafic ont varié de manière significative au fil des ans (X2 = 46 097, degrés de liberté = 6, p < 0,001), le trafic de recherche augmentant tandis que les sources directes, les médias sociaux et les sources de référence diminuent.

Figure 5 : Tendances de la répartition des sources de trafic (recherche, direct, médias sociaux et renvoi) vers les pages Web des avis de santé publique sur le site Web du gouvernement du Canada, 2020–2022
Figure 5. La version textuelle suit
Figure 5 : Équivalent textuel

Cette figure présente un diagramme à barres empilées représentant la proportion de visites par source de trafic (recherche, direct, médias sociaux et renvoi) vers les pages Web des avis de santé publique sur le site Web du gouvernement du Canada de 2020 à 2022. En 2020, 41,2 % des visites sont provenus de recherches, 30,1 % de visites directes, 20,7 % des médias sociaux et 8,0 % de renvois. En 2021, 47,5 % des visites sont provenus de recherches, 18,9 % de visites directes, 29,3 % des médias sociaux et 4,3 % de renvois. En 2022, 66,3 % des visites sont provenus de recherches, 18,0 % de visites directes, 12,6 % des médias sociaux et 3,1 % de renvois.

Discussion

Principales conclusions

Cette étude a utilisé une analyse descriptive pour quantifier et décrire les données relatives au trafic et à l’engagement sur les pages Web d’ASP sur le site Web du gouvernement du Canada de 2020 à 2022 inclusivement. Les indicateurs de page et d’écran, y compris les visites et les pages vues, ont indiqué une baisse du trafic et de l’engagement au cours de cette période, bien que la durée moyenne des séances soit restée idéale (deux à trois minutes ou plus). La plupart des visites sur les pages Web d’ASP proviennent du Canada, avec une petite proportion de visiteurs internationaux. Malgré des fluctuations au cours des trois années de l’étude, la majorité des visites sur les pages Web d’ASP sont provenues d’appareils mobiles dans l’ensemble, avec un léger déclin de l’utilisation des appareils mobiles et une augmentation de l’utilisation des ordinateurs de bureau. La recherche sur Google est apparue comme le premier contributeur au trafic des pages Web d’ASP, suivie, par ordre décroissant, par les sources directes, les médias sociaux sur Facebook et les sources de référence.

Mesures des pages et des écrans

Les indicateurs de page et d’écran (pages vues, visites, pages vues par visite et durée moyenne de la session) ont permis de comprendre l’expérience et la navigation des utilisateurs afin de faciliter la création de contenu Footnote 38. Les pages Web des avis de santé publique en 2020 ont suscité le plus grand engagement, marqué par une augmentation du nombre de pages consultées et de visites, probablement en raison du nombre relativement élevé d’éclosions Footnote 11 et de l’ampleur de ces dernières. De 2020 à 2022, les éclosions les plus importantes en termes de nombre de cas sont apparues en 2020. Par exemple, une éclosion de salmonelle liée aux oignons rouges a eu une portée internationale et a entraîné 515 cas au Canada. En 2022, bien que le nombre d’éclosions ait été plus élevé qu’en 2021, on a observé une baisse notable de l’engagement, qui a été le plus faible de toute la période de l’étude. Étant donné que la tranche supérieure de 5 % des visites au cours de la période d’étude variait selon l’ampleur de l’éclosion, les agents pathogènes et les sources impliquées, il est impossible d’établir des relations concluantes pour expliquer pourquoi certaines pages Web d’ASP ont connu des visites plus fréquentes.

La baisse du trafic sur les réseaux de santé publique pourrait être corrélée à la pandémie de COVID-19 et influencer les comportements en ligne de la population canadienne Footnote 39. Pendant la pandémie, il y a eu une augmentation des activités liées à Internet Footnote 40, ce qui contribue à expliquer le pic de trafic des pages Web d’ASP en 2020; cependant, la sensibilisation aux maladies transmissibles a tendance à diminuer pendant la résolution d’une pandémie Footnote 41, ce qui peut expliquer pourquoi le trafic des pages Web d’ASP a diminué au cours de la période d’étude. En outre, lors de la pandémie de COVID-19, les gouvernements se sont retrouvés dans une position sans précédent, confrontés à une situation en constante évolution pour enrayer la propagation de la maladie Footnote 42. Au cours de cette période, la confiance de la population canadienne envers le gouvernement a été remise en question Footnote 43. Une étude précédente portant sur des adultes américains a indiqué que l’utilisation des sites Web gouvernementaux était positivement associée à la satisfaction à l’égard du site Web, qui comprenait des renseignements accessibles et complets, et influençait la confiance de la population dans le gouvernement Footnote 44. En outre, la confiance de la population dans le gouvernement influence la satisfaction à l’égard du site Web et, par conséquent, l’utilisation du site Web du gouvernement Footnote 44. De même, au Canada, la méfiance à l’égard du gouvernement tout au long de la période étudiée peut avoir contribué à réduire l’accès aux pages Web des ASP. Comme la facilité d’accès aux renseignements du gouvernement est essentielle pour favoriser la transparence Footnote 45, la baisse de confiance peut refléter une perception élargie selon laquelle les renseignements provenant des autorités de santé publique, y compris les pages Web des ASP, n’étaient pas facilement accessibles ou suffisamment transparentes Footnote 46. Veiller à ce que les renseignements soient facilement accessibles et disponibles pour le public par le biais de sources et de formats adaptés à ses besoins contribue à favoriser la transparence Footnote 47, et lorsque les gouvernements ne respectent pas ces normes, la confiance peut s’en trouver diminuée.

Pendant la pandémie, de nombreux Canadiens ont utilisé les médias sociaux comme source de renseignements Footnote 48. Si les médias sociaux peuvent accroître la transparence perçue des actions du gouvernement, il ne suffit pas de publier sur les médias sociaux pour instaurer la confiance Footnote 46. Il faut accroître les interactions avec l’information gouvernementale et assurer la transparence de l’information Footnote 46. En fin de compte, l’utilisation des médias sociaux pour améliorer la transparence peut influencer positivement la confiance, ce qui, à son tour, peut améliorer l’utilisation des pages Web des ASP Footnote 44. Par ailleurs, la diminution de l’accès aux pages Web des ASP pourrait avoir été liée à la réduction des signalements de maladies transmissibles aux responsables de la santé publique au début de la pandémie de COVID-19 (2019 à 2020) Footnote 49, y compris les maladies entériques au Canada Footnote 50. La cause de la diminution du signalement des maladies entériques est complexe, et il n’est pas clairement établi s’il y a eu une diminution réelle des maladies entériques en raison des habitudes alimentaires ou des mesures de confinement plutôt que d’un manque de signalement en raison d’un changement de comportement à la recherche de soins de santé Footnote 50. Néanmoins, la réduction du nombre de signalements de maladies entériques a probablement contribué à la baisse des éclosions et des mises à jour multijuridictionnelles de maladies entériques; par conséquent, la diminution du trafic sur la page Web des ASP pourrait s’expliquer par un besoin moindre d’accéder au site Web des ASP en raison d’une fréquence moindre d’éclosions et des mises à jour multijuridictionnelles de maladies entériques.

Conformément à la ligne directrice générale reconnaissant que la durée des séances peut varier selon des facteurs tels que le type de site Web, le secteur d’activité et le comportement des utilisateurs, les pages Web de l’ASPC ont maintenu une durée moyenne idéale de deux à trois minutes ou plus, ce qui peut indiquer que la page Web capte l’attention des utilisateurs et la maintient Footnote 51. Les facteurs de la page Web qui contribuent à la durée moyenne de la séance comprennent la conception, la mise en page et le format de la page Web Footnote 52. Une analyse du contenu des ASP a révélé que leur conception, leur mise en page et leur format étaient pour la plupart conformes aux pratiques exemplaires du Clear Communication Index (CCI) du CDC, ce qui peut avoir contribué à la durée moyenne idéale des séances sur les pages Web Footnote 53. Par ailleurs, la pandémie de COVID-19 a poussé les gens à consulter compulsivement des renseignements sur la santé sur Internet afin d’atténuer leur anxiété Footnote 54, ce qui peut expliquer l’engagement soutenu des utilisateurs qui ont accédé aux pages Web des ASP. Malgré la baisse de l’engagement, comme le montre la diminution du nombre de pages vues et de visites, les personnes qui accèdent aux pages Web des ASP semblent plus engagées, comme le montre la durée moyenne idéale de la séance.

Mesures de la localisation géographique

La mesure de la localisation géographique permet de connaître le profil démographique des visiteurs d’un site Web en fournissant une vue d’ensemble de la répartition de l’audience, qui peut être utilisée pour améliorer l’expérience utilisateur pour les personnes de différentes zones géographiques Footnote 38. Il s’agit notamment du nombre de visites de sites Web en provenance de chaque pays et d’une ventilation par région au sein de l’Amérique du Nord. Compte tenu de l’accent mis par les ASP sur l’échange de renseignements au sujet des éclosions multijuridictionnelles de maladies entériques au Canada, on s’attend à un nombre élevé de visiteurs de la page Web du Canada. La plupart des éclosions multijuridictionnelles de maladies entériques survenues au cours de la période d’étude se sont produites dans le centre du Canada, sur la côte ouest et dans les provinces des Prairies, ce qui peut expliquer le nombre élevé de visiteurs de pages Web en provenance de ces régions. Il a été prouvé que le fait de veiller à ce que les personnes vivant dans les zones touchées aient accès aux renseignements dont elles ont besoin avait un effet positif sur la réduction de la propagation des maladies transmissibles Footnote 55.

Malgré la nature localisée des éclosions au Canada et aux États-Unis, il y a eu une petite audience internationale. En raison des nombreuses épidémies touchant plusieurs territoires, on s’attend à ce que des Américains visitent le site Web. Par exemple, rien qu’en 2020, il y a eu une éclosion de 515 cas liés à des oignons rouges qui provenaient des États-Unis Footnote 56 et une éclosion de 57 cas liés à des pêches en provenance des États-Unis Footnote 57. Les visiteurs ont pu être redirigés vers les pages Web des ASP par le site Web du CDC, qui publie régulièrement des articles sur les éclosions d’origine alimentaire et renvoie directement aux ASP de l’ASPC lorsqu’une éclosion présente un intérêt pour plusieurs territoires. La faible présence internationale pourrait s’expliquer par le fait que les utilisateurs canadiens accédant aux pages Web des ASP utilisent des réseaux privés virtuels pour préserver leurs renseignements personnels Footnote 58 ou que les Canadiens voyageant ou vivant à l’étranger maintiennent leurs activités en ligne habituelles. Par ailleurs, la faible présence internationale (en dehors du Canada et des États-Unis) peut s’expliquer par le fait que les voyageurs se rendant au Canada recherchent des renseignements pour se protéger contre les maladies d’origine alimentaire Footnote 59 ou par l’impact de la surveillance numérique de la santé publique à l’étranger Footnote 60. Compte tenu des principes directeurs de l’ASPC dans le cadre du gouvernement du Canada, qui consiste à donner la priorité à la communication avec la population canadienne Footnote 61, il n’est pas recommandé d’orienter les efforts vers la communication avec des personnes résidant dans d’autres pays.

Mesures relatives aux appareils et aux navigateurs

Malgré l’augmentation de l’utilisation des appareils mobiles pendant la pandémie de COVID-19 Footnote 62, les pages Web des services de santé publique ont connu une baisse des visites sur appareils mobiles et une augmentation des visites sur ordinateurs de bureau entre 2020 et 2022, même si la majorité des visites se produisaient à partir d’appareils mobiles. La pandémie de COVID-19 et l’intervention qui lui a été apportée ont entraîné un changement dans l’utilisation du numérique, propulsant les personnes et les organisations en ligne Footnote 63. En général, pour ceux qui utilisaient plusieurs appareils pour accéder à Internet, le choix de ces appareils variait selon plusieurs facteurs, y compris la complexité et la durée de la tâche, l’heure de la journée ou s’ils étaient à la maison ou au travail Footnote 64. Alors que les jeunes utilisateurs ont tendance à privilégier les appareils mobiles pour accéder aux renseignements sur Internet, les adultes plus âgés préfèrent l’ordinateur Footnote 65. En outre, l’évolution la plus notable de l’utilisation d’Internet concerne les Canadiens âgés de 50 à 64 ans et ceux âgés de 65 ans ou plus Footnote 63. L’augmentation constatée de l’utilisation d’ordinateurs de bureau pour accéder aux pages Web des ASP est cohérente avec les changements aux comportements numériques observés au cours de l’intervention à la pandémie de COVID-19, probablement influencée par des facteurs tels que les mesures de confinement, les changements dans l’environnement de travail, la complexité des pages Web des ASP et les données démographiques de l’utilisateur.

Bien que l’utilisation des ordinateurs de bureau ait augmenté au cours de cette période, les appareils mobiles constituaient toujours la majorité des visites sur les pages Web des ASP, ce qui souligne l’importance d’optimiser les pages Web pour une interaction transparente avec les appareils mobiles. L’optimisation mobile consiste à concevoir des pages Web spécialement pour les appareils mobiles ou à adapter la présentation des ordinateurs de bureau à la compatibilité mobile sans modifier la structure d’origine Footnote 66. Pour les tâches nécessitant un traitement cognitif, par exemple la lecture de renseignements sur les éclosions multijuridictionnelles de maladies entériques au Canada, les jeunes utilisateurs adultes préfèrent des conceptions simples et intuitives telles que le défilement d’une seule page (glissement vertical) ou la navigation sur plusieurs pages (tapotement sur différentes pages) plutôt que le zoom (deux doigts se déplaçant dans des directions opposées) pour accomplir les tâches de manière efficace Footnote 67. Cependant, cette configuration peut poser des problèmes d’utilisation pour les adultes plus âgés Footnote 68. En outre, les jeunes adultes préfèrent une page d’accueil avec des vignettes qui permettent une reconnaissance rapide du contenu et minimisent la dépendance à l’égard des titres textuels Footnote 67. Les adultes plus âgés, pour leur part, rencontrent des difficultés d’utilisation lorsqu’ils naviguent sur différentes pages Web, il a été constaté que la conception de vignettes favorisait la compréhension, la navigation et l’interaction avec le contenu en ligne Footnote 68. À l’heure actuelle, les pages Web des ASP se caractérisent par un défilement sur une seule page et n’intègrent pas de vignettes, ce qui pourrait améliorer la convivialité et la navigation. Comprendre les différences démographiques dans l’utilisation des appareils et les préférences peut aider à adapter les stratégies de conception et d’optimisation des pages Web des ASP afin d’améliorer l’expérience de l’utilisateur.

Mesures des sources de trafic

Les mesures de la source du trafic sont utilisées pour suivre et analyser la source du trafic ou les canaux utilisés par les visiteurs pour accéder à un site Web, ce qui peut aider à comprendre comment les utilisateurs découvrent les sites Web et y accèdent, contribuant ainsi aux efforts de marketing Footnote 38. Conformément à la documentation qui souligne l’importance des recherches dans Google dans le trafic des sites Web Footnote 69, les pages Web des ASP s’appuient sur les recherches sur Google comme principale source de trafic. L’optimisation pour les moteurs de recherche est la pratique consistant à améliorer les pages Web afin qu’elles soient mieux classées dans les résultats de recherche Footnote 70. Pour être plus précis, les moteurs de recherche utilisent des algorithmes pour faire correspondre les mots-clés recherchés avec le contenu du site Web. Plus la correspondance entre le contenu et les requêtes de recherche est étroite, plus le nombre de visites sur le site Web est élevé. L’optimisation des moteurs de recherche peut avoir une influence positive sur la facilité d’utilisation Footnote 71 et l’accessibilité des sites Web Footnote 72; cependant, cette étude n’a pas collecté ni analysé les termes de recherche pour donner un aperçu de l’optimisation des moteurs de recherche.

Le trafic direct représentait la deuxième source de visiteurs, ce qui indique un niveau de connaissance ou d’affinité pour les pages des ASP Footnote 73. Les visiteurs des canaux directs sont généralement des utilisateurs fidèles et engagés du site Web Footnote 73, ce qui souligne l’affinité et la demande pour les pages Web des ASP.

Les médias sociaux, en particulier Facebook, sont devenus la troisième source de trafic. Au Canada, Facebook est le plus grand réseau de médias sociaux avec environ 29,44 millions d’utilisateurs actifs mensuels Footnote 74 et est populaire parmi de nombreux groupes démographiques Footnote 75. Cette utilisation généralisée peut contribuer à l’augmentation du trafic sur les pages Web des ASP par rapport à d’autres plateformes de médias sociaux. Des recherches antérieures ont révélé une corrélation positive entre le suivi et l’achalandage prévu du site Web Footnote 76; cependant, nos résultats contredisent ces constatations. En novembre 2023, bien que le nombre d’abonnés de l’ASPC sur X (n = 450 000) dépasse celui de Facebook (n = 433 000), ce dernier domine en tant que source de trafic sur les médias sociaux. La pandémie de COVID-19 a favorisé l’utilisation des médias sociaux en tant qu’outil de communication crucial Footnote 48, avec plus de personnes utilisant Facebook que X pour obtenir des renseignements sur la santé pendant le confinement de la pandémie de COVID-19 Footnote 77. En outre, notre étude précédente examinant les messages de l’ASPC sur les médias sociaux lors d’éclosion multijuridictionnelle de maladies entériques a révélé que l’engagement était plus élevé dans les messages Facebook que dans les messages X, ce qui pourrait expliquer pourquoi Facebook reste la source prédominante de trafic sur les médias sociaux Footnote 78. Bien que l’ASPC ait utilisé X pour diffuser des renseignements lors d’éclosion multijuridictionnelle de maladies entériques Footnote 61 et qu’elle fournisse souvent des liens vers les ASP correspondants Footnote 78, X n’a contribué qu’à environ un quart du trafic de recherche sur les médias sociaux. Étant donné que X est principalement utilisé par les jeunes adultes Footnote 79 pour accéder à des renseignements sur la santé Footnote 77, le fait d’adapter le contenu à leurs préférences et besoins pourrait améliorer le volume de trafic de X vers les pages Web des ASP.

Dans l’ensemble, les médias sociaux restent une source de trafic sous-utilisée, malgré les efforts déployés lors d’éclosion multijuridictionnelle de maladies entériques pour communiquer par ce biais et malgré leur importance pour la diffusion de renseignements sur la santé Footnote 80. Une analyse de contenu antérieure a révélé que les messages de l’ASPC sur les médias sociaux lors d’éclosion multijuridictionnelle de maladies entériques contenaient presque toujours des liens; cependant, l’étude n’a pas évalué si ces liens étaient incorporés conformément aux meilleures pratiques pour des liens clairs et pour renforcer l’engagement Footnote 78. Les anciens messages de l’ASPC sur les médias sociaux Facebook comprenaient des phrases telles que « Pour plus de renseignements » Footnote 81, « Des détails supplémentaires sur les produits rappelés, l’enquête sur l’épidémie et les derniers conseils en matière de sécurité alimentaire sont ici » Footnote 82 et « Plus de renseignements et de conseils de santé ici » Footnote 83, suivies de l’URL de la page Web correspondante de l’ASPC. De même, les messages sur X (anciennement Twitter) comprenaient des phrases telles que « plus de conseils » Footnote 84, « plus de renseignements » Footnote 85 et « obtenez plus de renseignements ici » Footnote 86, également suivis d’une URL vers la page Web correspondante de l’ASP. Toutefois, selon les lignes directrices sur l’accessibilité des contenus Web, les liens doivent être précédés d’un contexte suffisant pour que les utilisateurs puissent comprendre l’objet du lien sans explication supplémentaire Footnote 87. Des expressions telles que « plus de renseignements » ou « cliquez ici » sont trop vagues et doivent être évitées Footnote 88. En outre, les URL ne doivent pas être incluses dans le texte du lien, car ils n’ont que peu de sens pour les utilisateurs Footnote 89. Au lieu de cela, le texte doit être présenté comme descriptif et comporter des liens hypertextes Footnote 89. L’intégration de bonnes pratiques, telles que la fourniture de liens clairs vers les pages Web des ASP et l’encouragement à l’engagement, pourrait contribuer à augmenter le trafic et à améliorer l’interaction des utilisateurs avec les pages Web des ASP de l’ASPC.

Le nombre de renvois est demeuré un faible facteur dans l’achalandage du site Web, ce qui peut indiquer une faible amplification des affiliés et une faible couverture médiatique pendant les éclosions multijuridictionnelles de maladies entériques. Dans une autre étude, il a été constaté que, bien que les partenaires provinciaux et territoriaux aient un faible effet d’amplification, les médias ont communiqué des renseignements lors d’épidémies de maladies entériques relevant de plusieurs autorités, mais à une faible fréquence Footnote 90. En outre, les journalistes canadiens ne sont pas légalement tenus de citer leurs sources; ils sont seulement encouragés à le faire d’un point de vue éthique Footnote 91. Cette combinaison de la faible fréquence de la couverture médiatique et de l’absence potentielle de citations des pages Web des ASP peut contribuer aux faibles niveaux globaux de trafic lié à des renvois. Compte tenu de l’importance des médias d’information dans la communication des renseignements de santé publique Footnote 92, le fait d’encourager les partenaires provinciaux, territoriaux et médiatiques à échanger de l’information et à fournir des liens clairs vers les pages Web des ASP pourrait contribuer à accroître le nombre de renvois.

Limites

Cette analyse descriptive du trafic et de l’engagement sur le site Web du gouvernement du Canada de 2020 à 2022 a permis de mieux comprendre l’engagement des visiteurs en tant qu’indicateur de la connaissance des pages Web des ASP; toutefois, elle présente plusieurs limites. Tout d’abord, l’ensemble de données utilisé présentait des lacunes, notamment l’absence de renseignements démographiques sur les utilisateurs. Cette limitation a nui à la capacité de faire des associations entre les mesures d’engagement et les renseignements démographiques, ce qui a empêché de formuler des recommandations pour l’optimisation du contenu adaptées à des caractéristiques démographiques particulières afin d’améliorer le trafic et l’engagement. Deuxièmement, des données agrégées ont été utilisées, plutôt que des données brutes, pour la localisation géographique, l’appareil, le navigateur et la source de trafic, ce qui pose des limites. Il n’a pas été possible de confirmer que les pages Web des ASP étaient visitées exclusivement dans le cadre de ces mesures, ce qui pourrait inclure des visites d’autres pages; toutefois, les visites d’autres pages ne devraient constituer qu’un petit sous-ensemble de l’ensemble de données. Pour contextualiser le trafic sur les médias sociaux, nous avons utilisé le nombre d’abonnés de l’ASPC enregistré en novembre 2023; toutefois, cette mesure se situait en dehors de la période d’étude de cet article. Pourtant, on ne s’attendait pas à ce que la tendance générale d’un plus grand nombre d’abonnés sur X comparativement à Facebook change considérablement. Troisièmement, l’absence de termes de recherche a limité la capacité à formuler des recommandations concernant l’optimisation des moteurs de recherche pour améliorer la recherche en tant que source de trafic. En outre, Adobe Analytics ne dispose pas de données de référence permettant de comparer le trafic et l’engagement sur les pages Web des ASP avec d’autres pages Web du gouvernement. Il a donc été difficile d’évaluer efficacement le trafic et l’engagement sur les pages Web des ASP. En outre, la portée de l’étude était limitée : il n’a pas été possible de déterminer si les visiteurs qui ont accédé aux pages Web des ASP et se sont engagés à les consulter pouvaient comprendre et utiliser les renseignements pour prévenir les maladies entériques. Les données étaient limitées à une période de trois ans, qui a coïncidé avec la pandémie de COVID-19 (2020 à 2022), ce qui rend difficile de démêler l’incidence de la pandémie et son influence sur les comportements en matière de recherche de renseignements sur la santé sur les sites Web du gouvernement, particulièrement en ce qui concerne les éclosions multijuridictionnelles de maladies entériques. Enfin, cette analyse est descriptive et ne peut donc que décrire les résultats sans faire d’associations ni expliquer les relations.

Recherches futures

Cette étude a permis de quantifier et de décrire le trafic sur le site Web et les mesures d’engagement comme indicateur de sensibilisation du public. Les recherches futures devraient explorer les relations entre le trafic et les mesures d’engagement, la conception du site Web et le contenu afin d’optimiser l’engagement avec les renseignements sur une plus longue période pour obtenir des modèles de résultats plus fiables. L’établissement d’un lien entre l’engagement des utilisateurs et la conception et le contenu du site Web peut permettre de concevoir des communications d’une efficacité accrue. En outre, des données qualitatives doivent être collectées pour comprendre le trafic des visiteurs et les données quantitatives sur l’engagement, afin d’aider à l’optimisation du site Web.

Conclusion

L’utilisation d’Internet pour accéder à des renseignements relatifs à la santé ne cessant d’augmenter, il devient encore plus important de comprendre le trafic et l’engagement sur les sites Web. L’ASPC utilise les ASP affichés sur le site Web du gouvernement du Canada pour diffuser les détails de l’enquête sur l’épidémie et les renseignements relatifs à la protection de la santé lors d’éclosion multijuridictionnelle de maladies entériques; cependant, le trafic de ces pages Web ainsi que l’engagement à leur égard n’avaient pas encore été explorés. Si la durée moyenne des séances est restée optimale, l’engagement a diminué au cours de la période étudiée (2020 à 2022). En outre, les pages Web des ASP ont attiré efficacement des publics des provinces/territoires touchés. Les visiteurs ont principalement utilisé des appareils mobiles pour accéder aux pages Web des ASP, qui sont optimisées pour la navigation Web mobile, ce qui contribue à améliorer l’expérience de l’utilisateur. La recherche sur Google est apparue comme la principale source de trafic pour accéder aux pages Web des ASP, suivie par la recherche directe, les médias sociaux sur Facebook et les références. Malgré les efforts déployés pour communiquer avec les personnes par le biais des médias sociaux, cette source de trafic reste sous-exploitée. L’analyse du trafic et de l’engagement sur le site Web est un outil utile pour évaluer et soutenir l’accès et l’engagement des visiteurs sur les pages Web d’ASP. Il est essentiel de poursuivre les efforts de surveillance et d’optimisation afin de garantir une communication efficace au public des foyers de maladies entériques relevant d’éclosion multijuridictionnelle de maladies entériques.

Déclaration des auteurs

V. P. — Analyse formelle, enquête, méthodologie, visualisation, rédaction–version originale
J. M. — Conceptualisation, méthodologie, supervision, rédaction−révision et édition
M. M. — Méthodologie, rédaction−révision et édition
L. C. — Conceptualisation, méthodologie, rédaction−révision et édition
M. P. — Conceptualisation, acquisition du financement, méthodologie, rédaction−révision et édition
A. P. — Conceptualisation, méthodologie, supervision, rédaction−révision et édition
L. G. — Conception, méthodologie, administration du projet, supervision, rédaction−révision et édition

Intérêts concurrents

Aucun.

Identifiants ORCID

Vayshali Patel — 0009-0009-1833-7537
Jennifer McWhirter — 0000-0003-3924-4873
Melissa MacKay — 0000-0002-6682-1528
Leslie Cheng — 0009-0005-1348-8628
Melissa Phypers — 0009-0006-9499-7922
Andrew Papadopoulos — 0000-0002-2339-1951
Lauren Grant — 0000-0001-6549-0205

Remerciements

Nous tenons à remercier nos collègues de l’Agence de la santé publique du Canada pour leurs conseils et leurs avis tout au long du processus de recherche.

Financement

Ce projet a été financé par l’Agence de la santé publique du Canada.

Creative Commons License
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution 4.0 International

Détails de la page

2026-04-29