Résumé de l’approche en matière de langage inclusif dans les directives sur les vaccins du CCNI

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Numéro : RMTC : Volume 52-4, avril 2026 : Langage et le Web : outils de communication, d’éducation et d’équité en santé
Date de publication : avril 2026
ISSN : 1719-3109
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Volume 52-4, avril 2026 : Langage et le Web : outils de communication, d’éducation et d’équité en santé
Déclaration du comité consultatif
Résumé de l’approche en matière de langage inclusif dans les directives sur les vaccins du Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI)
Ana Howarth1, Matthew Tunis1, Christina Jensen1, Stephie Pierre1, Fiann Crane1, Winnie Siu1, Robyn Harrison1 au nom du Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI)
Affiliation
1 Centre pour la surveillance et les programmes d’immunisation, Agence de la santé publique du Canada, Ottawa, ON
Correspondance
Suggested citation
Howarth A, Tunis M, Jensen C, Pierre S, Crane F, Siu W, Harrison R, au nom du Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI). Résumé de l’approche en matière de langage inclusif dans les directives sur les vaccins du Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI). Relevé des maladies transmissibles au Canada 2026;52(4):115–24. https://doi.org/10.14745/ccdr.v52i04a01f
Mots-clés : Comité consultatif national de l’immunisation, langage inclusif, grossesse, allaitement, genre, représentation, équité
Résumé
Contexte : Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) a travaillé à l’élaboration d’un langage inclusif pour les directives sur les vaccins relatifs à la grossesse et à l’allaitement. En commençant par les premiers efforts en 2018, le CCNI a cherché à mettre à jour l’approche linguistique en 2023 sur la base des dernières données disponibles.
Méthodes : Les approches linguistiques neutres du point de vue du genre et additives du genre ont été évaluées dans une optique d’équité axée sur l’inclusion et la représentation. Les données ont été recueillies par le biais d’une analyse des groupes consultatifs techniques nationaux sur l’immunisation (GCTNI) et des organisations gouvernementales, d’une analyse documentaire et d’un engagement itératif des intervenants. Des options politiques préliminaires ont été élaborées, traduites en français et examinées par le CCNI.
Résultats : L’analyse des administrations au Canada, aux États-Unis, en Australie, au Royaume-Uni et en France a révélé de grandes variations, de nombreuses sources utilisant des termes genrés. L’analyse de la littérature a permis d’identifier peu de recherches originales sur l’utilisation de la langue dans le cadre de l’immunisation. Une initiative de recherche canadienne examinant le langage inclusif a soutenu une terminologie spécifique au contexte qui ajoute le genre. Les intervenants ont souligné la nécessité d’un langage inclusif et adaptable. Le CCNI a élaboré des recommandations pour une approche additive du genre en fonction du contexte, y compris des options en langue française.
Conclusion : En février 2024, le CCNI a approuvé une approche de langage additif, qui a été mise en œuvre dans les déclarations de politique du CCNI et les chapitres pertinents du Guide canadien d’immunisation. Le CCNI et l’Agence de santé publique du Canada (l’Agence) continueront à s’adapter à l’évolution des besoins linguistiques, reconnaissant que la communication clinique doit utiliser la terminologie la mieux adaptée à chaque personne. Lors de la mise en œuvre des recommandations vaccinales dans la pratique clinique, il est important d’utiliser le langage le plus adapté à la personne à vacciner.
Introduction
Le Comité consultatif national sur l’immunisation (CCNI) étudie depuis de nombreuses années des descriptions appropriées pour les femmes enceintes et les personnes enceintes. Les lignes directrices produites visent à inclure les personnes enceintes qui ne s’identifient pas forcément comme des femmes, y compris les personnes transgenres et non binaires. Ces discussions ont débuté en 2018 avec l’avis du CCNI sur le vaccin contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche acellulaire pendant la grossesse Footnote 1. À l’époque, le CCNI a publié une note dans la déclaration pour reconnaître le besoin d’inclusion : « Le CCNI reconnaît que toutes les personnes qui accouchent ne s’identifient pas comme des femmes ou des mères. Aux fins de la présente déclaration, les termes “femme enceinte”, “mère” et “maternelle” sont utilisés, mais il convient de considérer qu’ils s’appliquent également aux personnes qui ne s’identifient pas spécifiquement au genre féminin, mais qui sont les parents qui assurent la gestation du fœtus. » Footnote 1.
Plusieurs groupes de travail du CCNI étant en train de réviser activement les directives en matière de vaccination pendant la grossesse (COVID-19, grippe, virus respiratoire syncytial) et en raison de l’absence d’une approche standard en matière de langage pendant la grossesse, les groupes de travail du CCNI ont eu des discussions parallèles et similaires sur les termes représentatifs appropriés afin de favoriser l’inclusivité.
Pour résoudre ce problème, le secrétariat du CCNI a créé en 2023 un groupe technique chargé d’identifier un langage inclusif normalisé susceptible de répondre aux attentes des divers intervenants et d’être utilisé de manière pragmatique (c.-à-d., sans nuire aux objectifs de communication et à la facilité d’utilisation globale des lignes directrices sur les vaccins). La recherche a montré que le langage est un outil puissant qui peut être utilisé pour améliorer les résultats en matière de santé lorsqu’il remplace les pratiques linguistiques discriminatoires existantes Footnote 2. Cette initiative a été lancée pour développer une approche linguistique de la grossesse et de l’allaitement pour les directives et la communication du CCNI, qui reflète au mieux les concepts clés d’équité, d’inclusion et de représentation, qui soutiennent le mandat du CCNI Footnote 3. Plus précisément, l’objectif de ce projet était d’examiner les données probantes, de consulter les principaux intervenants, y compris les experts en la matière (comme indiqué dans les sections ci-dessous), et d’établir des directives sur le langage à utiliser à titre provisoire jusqu’à ce qu’un consensus plus global soit atteint. Les livrables clés créés pour atteindre cet objectif global sont les suivants : 1) une déclaration de politique sur l’utilisation de la langue dans les conseils cliniques sur la vaccination pendant la grossesse et l’allaitement, 2) des avis pour les publications et 3) un lexique bilingue avec des termes standard.
Méthodes
Le langage neutre du point de vue du genre et le langage additif du genre ont été évalués en tant qu’options. Le langage neutre du point de vue du genre évite de faire référence à un sexe ou à un genre spécifique (p. ex., personnes enceintes), tandis que le langage additif du genre utilise le terme « femmes » parallèlement au langage neutre du point de vue du genre (p. ex., les femmes enceintes et les personnes enceintes) afin d’assurer à la fois l’inclusion (c.-à-d., pour les personnes enceintes qui ne s’identifient pas comme des femmes) et la représentation (c.-à-d., pour les femmes cisgenres qui, en tant que groupe d’équité existant, ont toujours besoin d’être représentées). L’utilisation d’un langage basé sur l’anatomie n’a pas été évaluée car il a été prouvé que l’identification des personnes par leurs parties du corps peut être déshumanisante Footnote 4. Les difficultés liées au langage neutre du point de vue du genre ont été identifiées par divers acteurs de l’équité travaillant dans le domaine de la recherche et des soins de santé Footnote 5Footnote 6Footnote 7.
Les activités de collecte de données ont consisté en une analyse des groupes consultatifs techniques nationaux sur l’immunisation (GCTNI), des organisations gouvernementales (internationales, nationales et provinciales) et des organisations/sociétés pertinentes dans les différentes administrations, en une analyse documentaire ciblée et en l’engagement des intervenants internes et externes. L’engagement des intervenants a consisté en un processus itératif d’intégration du retour d’information après chaque engagement, afin de s’appuyer sur les données recueillies et de permettre un engagement ultérieur reflétant au mieux le retour d’information du monde réel.
Sur la base des résultats combinés des activités de collecte d’informations, des directives et une politique préliminaire ont été élaborées. La traduction en français a ensuite été effectuée par des membres francophones du groupe de recherche en collaboration avec des collègues francophones de l’Agence de la santé publique du Canada (l’Agence) et de Santé Canada qui possédaient une expertise ou une expérience vécue pertinente. Suite à cela, une déclaration de politique préliminaire contenant des recommandations à adopter et à mettre en œuvre par le CCNI a été préparée et présentée au CCNI pour approbation le 23 février 2024.
Résultats
Analyse des administrations
Une étude a été menée sur les approches du langage genré utilisées dans les cinq administrations clés (c.-à-d., le Canada, les États-Unis, l’Australie, le Royaume-Uni et la France), les langues étant considérées comme les plus pertinentes pour la population générale du Canada. Un autre sous-échantillon de provinces et de territoires, comprenant des organisations ad hoc de santé des femmes et des sociétés d’obstétrique et de gynécologie, a également été inclus. Les résultats varient d’une administration à l’autre, mais les termes genrés (p. ex., femmes enceintes) sont les plus fréquents et aucune administration n’a utilisé de termes neutres du point de vue du genre pour l’allaitement (p. ex., allaitement à la poitrine). Plusieurs organismes de santé, tels que Santé Canada, l’Agence et les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis, ont utilisé un langage neutre du point de vue de genre et un organisme (le National Institute for Health and Care Excellence d’Angleterre) a utilisé un langage qui tient compte du sexe (voir l’appendice pour une vue d’ensemble). Aucune agence nationale et aucun organisme de réglementation n’utilise un langage neutre du point de vue du genre pour l’allaitement, mais une analyse de quatre associations de lactation (au Canada et aux États-Unis) a révélé que trois d’entre elles utilisaient un langage neutre du point de vue du genre.
Trois des sept agences examinées ont fait état d’une déclaration de politique ou de directives concernant l’utilisation d’un langage neutre du point de vue du genre à des fins d’inclusion; toutefois, dans cinq grandes organisations canadiennes et américaines d’obstétrique, de gynécologie et de sage-femme, on a relevé de nombreux cas d’utilisation d’un langage neutre du point de vue du genre pour la grossesse et d’un autre pour l’allaitement, et toutes disposaient d’une déclaration ou de directives pour un langage inclusif (voir les exemples ci-dessous).
Exemples de déclarations en matière de langage :
« La SOGC [Société des obstétriciens et gynécologues du Canada] reconnaît l’importance d’être pleinement inclusif. Par conséquent, les principes de rédaction épicène seront utilisés dans la mesure du possible lorsque le contexte s’y prête. Autrement, la SOGC continue d’utiliser l’écriture genrée en raison de sa mission de faire progresser la santé des femmes. » – Société des obstétriciens et gynécologues du Canada
« Afin d’inclure les femmes et tous les patients ayant besoin de soins obstétriques et gynécologiques, l’ACOG [American College of Obstetricians and Gynecologists] dépassera l’utilisation exclusive d’un langage et de définitions sexospécifiques. » (traduction) – American College of Obstetricians and Gynecologists
« Dans notre langue, nous nous efforcerons d’ajouter et non de retrancher, en tenant compte de l’importance de préserver un langage centré sur les femmes et d’inclure un langage destiné à ceux qui ne s’identifient pas comme des femmes. » (traduction) – Royal College of Obstetricians and Gynecologists
En résumé, l’analyse des administrations a mis en évidence plusieurs résultats clés, notamment l’identification de Beyond the Binary BC (BTB BC), un projet de recherche provincial axé spécifiquement sur le développement de pratiques linguistiques équitables en matière de genre dans le cadre de la recherche sur la « santé des femmes ». Ce projet de deux ans a impliqué un engagement important des intervenants, y compris une collaboration avec une communauté et un comité de recherche, et un financement éventuel des Instituts de recherche en santé du Canada pour étendre le travail à l’échelle nationale. L’approche de BTB BC préconise un langage spécifique au contexte et, lorsque c’est possible, introduit une approche additive du genre. Plus récemment (octobre 2024), le guide BTB Canada Footnote 8 a été lancé après qu’un groupe de travail pancanadien sur la recherche et un groupe de travail sur la communauté aient été réunis. Le guide qui en résulte vise à offrir « un ensemble de directives et de ressources pertinentes et réalisables au niveau national pour soutenir les chercheurs en santé et les institutions de recherche en santé dans leurs engagements à mener une recherche en santé équitable du point de vue du genre pour les femmes, les personnes trans et les personnes non binaires » (traduction). Les travaux BTB BC et le guide BTB Canada soutiennent et justifient une approche linguistique additive, lorsque cela est possible, comme le montrent les personnes ayant une expérience vécue et professionnelle dans ce domaine.
Résumé des résultats de l’analyse documentaire
Une analyse documentaire ciblée a été réalisée en juillet 2023, selon des critères d’inclusion portant sur des articles évalués par des pairs et publiés dans des pays anglophones à revenu élevé et en France. Les articles publiés il y a cinq ans ou moins et portant sur le genre et le langage dans le contexte de la grossesse et/ou de l’allaitement ont été retenus. Au total, 12 articles ont été inclus dans la sélection finale, dont la plupart (y compris un résumé de conférence) étaient des commentaires ou des éditoriaux.
Parmi les études incluses, une seule était un article de recherche original, dans lequel l’acceptabilité (et la compréhension) d’un langage neutre du point de vue du genre dans un outil de prédiction de l’attrition de l’allaitement a été testée auprès d’un échantillon de 16 participants. La plupart des articles (n = 10) s’alignent sur un certain point de vue ou une certaine position par rapport à la langue : la moitié des études préconisent une approche exclusivement neutre du point de vue du genre; quatre articles soutiennent l’utilisation à la fois d’un langage sexué et d’un langage neutre du point de vue du genre; un article est spécifique à une population trans/non-binaire uniquement; et un article ne confirme pas une approche linguistique mais souligne l’importance de considérer l’utilisation du langage et la manière dont il peut avoir un impact sur les personnes concernées.
Sur les sept articles (voir tableau 1) qui proposaient des options linguistiques, tous étaient des recommandations de neutralité du point de vue du genre et un seul article Footnote 9 mentionnait les femmes et la question de la représentation. De nombreux articles étaient axés sur l’inclusion, moins de la moitié (n = 5) abordant la question de l’effacement des femmes, de l’inégalité des femmes dans les soins de santé ou de la représentation des femmes dans le contexte de l’utilisation d’un langage neutre du point de vue du genre; toutefois, l’une des principales limites de l’analyse documentaire était le manque de recherches originales, ce qui laisse supposer une lacune dans la base de connaissances sur les approches linguistiques réalisables et acceptables pour les personnes spécifiquement touchées.
| Auteur principal, année de publication | Langage de la grossesse et/ou de l’allaitement | Mention des femmes/ représentation | Résumé de la position |
|---|---|---|---|
| Duckett et al., 2019 Footnote 10 |
Parent accouchant Allaitement au sein Allaitement à la poitrine |
Non | Certaines solutions sont proposées, la plupart du temps sans distinction de genre. La possibilité d’avoir des séries de documents différents pour les parents cisgenres et ceux qui s’identifient comme LGBTQI+ a été envisagée. |
| Parker et al., 2023 Footnote 9 |
Personne enceinte ou accouchant Allaitement au sein/à la poitrine |
Oui | Le rôle essentiel de la formation des sages-femmes et des éducateurs pour relever le défi de l’inclusion afin d’assurer une main-d’œuvre qualifiée et soutenue dans la prestation de soins à une population diversifiée sur le plan du genre est affirmé, mais des solutions ne sont pas spécifiquement proposées. |
| Dinour, 2019 Footnote 11 |
Parent gestationnel Parent accouchant Alimentation au sein/à la poitrine Alimentation au sein/à la poitrine |
Non | Il est recommandé d’utiliser des termes neutres du point de vue du genre tirés des lignes directrices de l’ILCA, de la recherche publiée et/ou des conseils de personnes ou de groupes travaillant avec les communautés LGBTQIA+. |
| Dodgson et al., 2022 Footnote 12 |
Parent ou mère de naissance Mères auto-identifiées Personnes s’identifiant comme femmes Personnes s’identifiant comme soignants principaux Allaitement et lactation |
Non | L’inclusion du genre est recommandée pour mieux aligner le langage sur les « mouvements vers une plus grande équité en matière de santé et d’éthique sociale et de publication » (traduction). |
| Kinney et al., 2023 Footnote 13 |
Personnes enceintes Allaitement à la poitrine Allaitement du corps |
Non | Le langage devrait être révisé pour être plus inclusif sur le plan du genre, mais les options devraient également être testées auprès des populations cibles, car des recherches supplémentaires sont nécessaires. |
| Rioux et al., 2022 Footnote 14 |
Personnes enceintes Allaitement à la poitrine Allaitement au lait humain Allaiter au sein |
Non | L’adoption d’un langage intégrant la dimension de genre devrait être considérée comme une priorité pour la recherche sur les populations enceintes. |
| Roosevelt et al., 2021 Footnote 15 |
Personnes enceintes Allaitement à la poitrine |
Non | L’accent étant mis sur le traitement clinique des personnes trans/non-binaires, les recommandations portent sur des soins individualisés et l’utilisation d’un langage affirmant le genre. |
Conclusions de l’engagement des intervenants
Un engagement interne au sein de l’Agence et de Santé Canada, un engagement externe et la consultation d’un groupe d’experts en matière de vaccination pendant la grossesse ont été entrepris afin de recueillir des informations concrètes sur les communautés et les personnes concernées.
Engagement interne des intervenants du gouvernement du Canada : Un engagement interne a été pris avec des équipes de l’Agence et de Santé Canada, notamment l’équipe de l’Analyse comparative fondée sur le sexe et le genre plus, le Réseau de la diversité sexuelle et des genres et des experts en la matière d’autres équipes de l’Agence et de Santé Canada (p. ex., Santé maternelle et de l’enfant, Santé sexuelle et reproductive), qui ont apporté leur contribution tant sur le plan professionnel que sur celui de l’expérience vécue. Les principaux enseignements tirés de l’engagement interne de l’Agence sont les suivants :
- Il est nécessaire de disposer d’un langage approprié et inclusif qui puisse être mis en œuvre dans une variété de contextes de communication (p. ex., face au public, rapports scientifiques, édition de journaux/chapitres).
- Des chercheurs de l’Agence travaillant avec des organisations de femmes autochtones ont indiqué qu’ils avaient reçu des commentaires d’un groupe de femmes autochtones qui pensaient que l’utilisation d’un langage neutre du point de vue du genre éliminait de la conversation leurs expériences vécues en tant que femmes, alors qu’elles avaient travaillé dur pour y parvenir. La solution retenue par les chercheurs pour la communication de recherche en cours d’élaboration a été d’utiliser « les femmes et les personnes assignées de sexe féminin à la naissance ».
- Certains participants se sont inquiétés du fait que le langage additif ou sexué puisse aliéner les personnes d’« autres » genres qui peuvent être incluses dans les approches neutres du point de vue du genre.
- Le thème général était qu’il est essentiel de tenir compte du contexte lors du choix d’une approche.
Engagement des intervenants externes : L’engagement externe comprenait des représentants du Campbell and Cochrane Equity Methods Group et des coprésidents et responsables impliqués dans le projet BTB BC Footnote 4, qui a été identifié par le biais de l’analyse des administrations. Les principaux enseignements tirés de l’engagement externe sont les suivants :
- Les coprésidents et les responsables impliqués dans le projet BTB BC ont travaillé intensément ces dernières années à la production d’un guide linguistique et d’un glossaire inclusif. En examinant systématiquement la littérature et en travaillant avec des groupes représentant des membres de la communauté, des cliniciens et des chercheurs, ils ont conclu qu’une approche additive (en fonction du contexte) est une option valable pour une stratégie inclusive. Beyond the Binary Canada (publié et disponible à partir d’octobre 2024) mène une recherche nationale continue dans le but de fournir un guide linguistique inclusif en anglais et en français.
- L’utilisation exclusive d’une approche neutre du point de vue du genre (p. ex., les personnes ayant un col de l’utérus, allaitant, accouchant, etc.) peut involontairement conduire à l’effacement et à l’exclusion des femmes et en particulier de sous-groupes de femmes, tels que les femmes autochtones, noires et autres femmes racialisées, qui subissent déjà des inégalités.
- L’utilisation d’une approche neutre du point de vue du genre peut être déroutante pour certains nouveaux arrivants au Canada lorsque l’anglais n’est pas leur première langue et qu’ils ne se reconnaissent pas dans le langage neutre du point de vue du genre.
- Conformément au retour d’information sur l’engagement interne, le contexte a été signalé comme très important à prendre en compte lors du choix d’une approche.
Consultation d’un groupe d’experts en matière de grossesse : Les groupes de travail du CCNI consultent souvent des experts canadiens en matière de grossesse lorsqu’ils élaborent des directives sur la vaccination pendant la grossesse. Dans ce cas, des experts canadiens en matière de grossesse ont été consultés pour contextualiser les résultats linguistiques. Sur la base des données disponibles, l’utilisation de l’approche linguistique additive telle qu’elle a été présentée (à l’exception de l’allaitement) a été fortement soutenue, par opposition à l’approche neutre du point de vue du genre qui pourrait conduire à l’exclusion des femmes et de leurs expériences. La consultation a permis de déterminer que :
- Certains termes peuvent déclencher des réactions chez certaines populations (p. ex., les seins, l’allaitement au sein) et il convient de les atténuer dans la mesure du possible.
- L’importance de l’exactitude scientifique par rapport au désir d’inclusion par l’utilisation d’un langage neutre du point de vue du genre pourrait conduire à des incertitudes; par exemple, « allaitement à la poitrine » au lieu d’« allaitement » pourrait ne pas identifier clairement la source du lait lorsque le transfert d’anticorps est une considération importante pour l’immunisation passive.
- Il est important d’inclure des déclarations de sensibilité lorsque l’on utilise certains termes, en particulier lorsque le terme scientifiquement exact est l’option la plus appropriée.
- Les experts en matière de grossesse ont suggéré qu’il serait approprié d’ajouter un avis dans le préambule avant certaines réunions/présentations du CCNI (ou du groupe de travail du CCNI), en insistant sur le fait que le langage concernant les femmes enceintes et/ou l’allaitement peut faire référence à celles qui ne s’identifient pas comme des femmes mais qui sont enceintes.
Traduction en français
Toutes les lignes directrices du CCNI sont publiées dans les deux langues officielles, de sorte que toute approche en anglais doit également être cohérente en français. Une analyse informelle de l’environnement du contenu Web en français (p. ex., les sites Web gouvernementaux, les organisations communautaires et de santé des femmes/les sociétés d’obstétrique et de gynécologie) et une sélection de termes appropriés pour la grossesse et l’allaitement ont été effectuées. La plupart des sites Web utilisent un langage genré (p. ex., « femme enceinte »). Certaines ressources Web utilisent des termes neutres du point de vue du genre, tels que « personne enceinte ». En outre, en français, le terme « allaitement » est neutre du point de vue du genre et se réfère spécifiquement à l’acte d’administration du lait, quel que soit le sexe. Une traduction a été élaborée sur la base de ces résultats et de l’expertise de l’Agence en matière de traduction. Deux experts francophones de Santé Canada et de l’Agence ont ensuite été consultés et ont fait part de leurs commentaires.
Approche linguistique
Les options linguistiques visent à garantir que tout le monde est représenté et inclus dans les conseils sur les vaccins. Dans ce cas précis, cela signifie d’utiliser une approche additive du genre selon laquelle le terme « femme » est accompagné d’un langage neutre du point de vue du genre. Il s’agit de démontrer la volonté de remédier à l’exclusion historique des personnes trans et non binaires, tout en évitant le risque de marginaliser ou d’effacer l’expérience des femmes dans l’environnement des soins de santé. La communication doit tenir compte du public auquel elle s’adresse. Différentes approches sont bénéfiques dans différents contextes; par conséquent, deux approches ont été développées : une approche par défaut et une approche sur mesure.
L’approche par défaut consiste à adopter un langage additif dans tous les contextes liés à la grossesse et à l’allaitement afin de fournir un langage précis et cohérent. En outre, un avis accompagne cette approche pour expliquer la définition et la raison d’être du langage additif, dans le but de promouvoir la compréhension et de favoriser l’inclusion et l’acceptation. Voir l’encadré 1 ci-dessous pour la version finale de la déclaration de politique du CCNI sur le langage inclusif pour la grossesse et l’allaitement dans le cadre de l’immunisation.
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Approche du CCNI en matière de langage concernant la grossesse et l’allaitement : Déclaration de politique sur le langage additif du genre Le secrétariat du CCNI et les groupes de travail du CCNI étudient depuis de nombreuses années des descriptions appropriées pour les personnes enceintes ou qui allaitent, car les lignes directrices sur les vaccins doivent tenir compte des personnes qui ne s’identifient pas comme des femmes, y compris les personnes transgenres, non binaires et dont le genre est fluide. La recherche a montré que la langue est un outil puissant qui peut être utilisé pour améliorer les résultats en matière de santé s’il est conçu pour remédier aux pratiques linguistiques discriminatoires existantes. À l’issue d’une approche globale de collecte d’informations comprenant une analyse des administrations, une analyse documentaire, l’engagement des intervenants et la consultation d’experts, le CCNI a conclu que l’adoption d’un langage additif du genre reflétait le mieux les concepts clés d’équité, d’inclusion et de représentation à l’heure actuelle. Le langage additif du genre est celui qui utilise le terme « femmes » à côté de termes non genrés (p. ex., femmes enceintes et personnes enceintes). Contrairement au langage neutre du point de vue du genre, le langage additif ne perpétue pas involontairement l’effacement et l’exclusion des femmes. Certains groupes de femmes (p. ex., les femmes autochtones, noires et autres femmes racialisées) sont déjà victimes d’inégalités en matière de santé et un langage neutre du point de vue du genre peut exacerber ces inégalités en influençant la communication autour des questions qui les concernent. Le langage neutre du point de vue du genre peut également être source de confusion pour les nouveaux arrivants au Canada, qui peuvent ne pas se sentir représentés dans le langage neutre du point de vue du genre. À l’avenir, les directives du CCNI, le Guide canadien d'immunisation (GCI) et les autres ressources et communications du secrétariat du CCNI utiliseront, dans la mesure du possible, un langage additif du genre afin de reconnaître et d’affirmer toutes les personnes qui recherchent des informations sur l’immunisation, que ce soit pour elles-mêmes, pour leurs clients ou pour leurs communautés. Le CCNI reconnaît les limites de l’application d’un langage additif du genre lorsque les sources, telles que les études de recherche primaire publiées, utilisent des termes sexospécifiques pour décrire les données. Les directives du CCNI continueront à décrire les données sur la base des termes rapportés par les investigateurs et les chercheurs de l’étude. Dans ces contextes, lorsqu’il n’est pas possible d’utiliser un langage additif du genre, un avis précédera la déclaration, l’analyse documentaire ou le chapitre du GCI, afin d’aborder la question de l’inclusion linguistique et d’expliquer l’absence de langage additif du genre (c.-à-d. que le langage additif du genre ne refléterait pas le langage de l’étude). En outre, un message au début des publications peut être ajouté pour introduire le concept de langage additif, le cas échéant. Certains prestataires de soins de santé peuvent ne pas être familiarisés avec le langage additif et l’importance de l’inclusion des populations trans et non binaires. Le CCNI et l’Agence reconnaissent la nature dynamique du langage dans la société et le fait que les représentations appropriées changeront et évolueront probablement au cours des prochaines années. |
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L’approche personnalisée est idéale pour les situations où le langage additif n’est pas possible et où une stratégie plus nuancée est nécessaire. Avec cette option, le langage est adapté pour garantir la compréhension et l’accessibilité. La sensibilité à la diversité des expériences reste une priorité, même si elle n’est pas explicitement reflétée par le langage utilisé. Ces approches linguistiques sont détaillées en annexe, en fonction du contexte. Il est admis que, pour la traduction des connaissances et les documents de communication destinés au grand public, l’utilisation d’un langage à la deuxième personne peut s’avérer plus approprié pour garantir la clarté. Exemple : « Si vous êtes enceinte ou que vous prévoyez le devenir, le présent guide s’adresse à vous! Le fait d’avoir un bébé peut être une expérience merveilleuse... ».
Conclusion
En février 2024, une approche de langage additif a été proposée au CCNI et a été approuvée par le comité. Les directives et la déclaration de politique préliminaires ont ensuite été finalisées et ont été mises en œuvre dans les déclarations récentes du CCNI, dans les chapitres récemment mis à jour du Guide canadien d’immunisation et dans d’autres contenus liés au CCNI.
Il est à espérer que l’élaboration de cette approche pragmatique pour une utilisation provisoire, en l’absence de consensus mondial, continuera à faire progresser les concepts clés d’équité, d’inclusion et de représentation qui soutiennent le mandat du CCNI. Cette analyse des données probantes et la consultation des intervenants, ainsi que la déclaration de politique qui en a résulté, ont également facilité la réalisation des objectifs actuels du CCNI en matière de publications efficaces, fondées sur des données probantes et opportunes, avec une communication claire et des produits de publication harmonisés (tels que le Guide canadien d’immunisation). Les produits sont destinés à divers groupes d’intervenants, qui ont tous pour objectif commun d’améliorer les résultats en matière de santé.
L’une des difficultés réside dans le fait que le contenu du CCNI repose inévitablement sur des preuves scientifiques, pour lesquelles il n’est pas possible d’utiliser un langage inclusif de manière cohérente. La pratique actuelle de la recherche, qui s’est toujours concentrée sur les hommes cisgenres, tend vers une approche binaire où le sexe est mentionné, mais pas le genre. Il est à espérer que les innovateurs dans ce domaine proposeront aux chercheurs en santé des options qui s’adaptent au contexte et aux considérations d’équité telles que l’intersectionnalité, permettant ainsi à toutes les personnes et communautés et tous les intervenants de se voir reflétés dans le langage et les résultats de la recherche.
Le CCNI et l’Agence continueront à s’efforcer de rapprocher la recherche, la santé publique, la pratique clinique et les expériences collectives de manière à mieux servir et soigner toutes les personnes et les communautés au Canada. Il est reconnu que le langage, comme la culture, évolue et qu’il est essentiel de comprendre le contexte (c.-à-d. le public, le cadre et l’objectif). Lors de la prochaine itération de ce langage, il sera peut-être possible d’explorer de nouvelles méthodes pour s’engager efficacement auprès des populations clés, telles que les membres des communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis et les personnes 2SLGBTQI+ (bispirituelles, lesbiennes, gays, bisexuels, trans, queers, intersexes et autres personnes s’identifiant comme faisant partie de communautés sexuelles et de genre divers) et d’autres communautés. Lors de la mise en œuvre des recommandations vaccinales dans la pratique clinique, il est important d’utiliser le langage le plus adapté à la personne qui souhaite se faire vacciner.
Déclaration des auteurs
A. H. — Rédaction, version originale, révision et édition
M. T. — Rédaction−révision et édition
C. J. — Rédaction−révision et édition
S. P. — Rédaction−révision et édition
F. C. — Rédaction−révision et édition
W. S. — Rédaction−révision et édition
R. H. — Révision et édition
Le résumé de l’approche du langage inclusif dans les directives sur les vaccins du Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) a été préparé par : A. Howarth, M. Tunis, C. Jensen, S. Pierre, F. Crane, W. Siu et R. Harrison au nom du Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI).
Intérêts concurrents
Aucun.
Identifiants ORCID
Ana Howarth — 0000-0002-3519-0989
Remerciements
Le CCNI tient à remercier les personnes suivantes pour leur contribution :
Engagement des intervenants : Réseau de la diversité sexuelle et des genres (RDSG), Analyse comparative entre les sexes plus, E. Arsenault (Agence de la santé publique du Canada [ASPC]) RDSG, A. J. V. Laporte (Direction générale des communications et des affaires publiques, Santé Canada [SC]), Groupe de travail d’experts en matière de grossesse : T. Bogler, I. Boucoiran, K. Campbell et D. Money.
Membres du CCNI : R. Harrison (présidente), V. Dubey (vice-présidente), M. Andrew, J. Bettinger, N. Brousseau, H. Decaluwe, P. De Wals, E. Dubé, K. Hildebrand, K. Klein, M. O’Driscoll, J. Papenburg, A. Pham-Huy, B. Sander et S. Wilson, S. Deeks (ancienne présidente).
Représentants de liaison : L. Bill (Association canadienne des infirmières et infirmiers autochtones), L. M. Bucci (Association canadienne de santé publique), E. Castillo (Société des obstétriciens et gynécologues du Canada), J. Comeau (Association pour la microbiologie médicale et l’infectiologie Canada), L. Dupuis (Association des infirmières et infirmiers du Canada), E. Adams (Association des médecins autochtones du Canada), J. Hui (Collège des médecins de famille du Canada), M. Lavoie (Conseil des médecins hygiénistes en chef), D. Moore (Société canadienne de pédiatrie), M. Naus (Comité canadien d’immunisation) et A. Ung (Association des pharmaciens du Canada).
Représentants d’office : V. Beswick-Escanlar (Défense nationale et Forces armées canadiennes), E. Henry (Centre de l’immunisation et des maladies respiratoires infectieuses [CIMRI], ASPC), M. Lacroix (Groupe consultatif d’éthique en santé publique, ASPC), C. Lourenco (Direction des produits biologiques et radiopharmaceutiques, SC), S. Ogunnaike-Cooke (CIMRI, ASPC), K. Robinson (Direction des produits de santé commercialisés, SC), G. Poliquin (Laboratoire national de microbiologie, ASPC) et T. Wong (Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits, Services aux Autochtones Canada).
Financement
Le travail du CCNI a été soutenu par l’Agence de la santé publique du Canada.
Appendice
| Approche par défaut : L’utilisation d’un langage additif du genre est accompagnée d’un avis qui présente le langage additif et sa justification; elle souligne la nature dynamique du langage et les exceptions pour les cas où une recherche primaire est rapportée | |||
| QUAND UTILISER... Déclarations du CCNI, articles du Relevé des maladies transmissibles au Canada (RMTC) ou chapitres du GCI | |||
| Essayez ceci... | Au lieu de cela... | Parce que... | |
Femmes enceintes et personnes enceintes |
Femmes enceintes Personnes enceintes |
Le passage à l’utilisation du langage additif de genre (c.-à-d. l’utilisation d’un langage neutre du point de vue du genre) permet de garantir la représentation et l’inclusion de toutes les personnes. L’utilisation du terme « enceinte » avant chaque groupe/personne mentionné est nécessaire pour éviter toute confusion. |
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Exemple : « Cette déclaration concerne l’immunisation par le dcaT des femmes enceintes et des personnes enceintes au Canada dans le but de protéger les nouveau-nés au Canada contre les conséquences graves de l’infection par la coqueluche. » |
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Allaitement et maternité Il est admis que, parfois, il n’existe pas de consensus général ou d’option linguistique appropriée actuellement disponible, et que cette terminologie doit être développée davantage. En anglais, pour l’allaitement, l’option « allaitement à la poitrine » est un terme proposé pour les personnes (p. ex., les personnes trans ou non binaires) qui peuvent penser que des mots tels que « allaitement au sein » ou « allaiter au sein » ne conviennent pas parce que le langage ne correspond pas à leur genre ou à la façon dont elles identifient leur anatomie. Cependant, lorsque l’on parle d’allaitement ou de lait maternel spécifiquement en termes de transfert d’anticorps ou de transfert d’un agent pathogène via le lait maternel, il n’est peut-être pas approprié d’utiliser le terme « allaitement à la poitrine », car la base biologique n’est pas toujours claire. Tandis que le mot français pour l’allaitement est considéré comme neutre du point de vue du genre, aucune alternative n’a actuellement été proposée. Le terme périnatal est parfois utilisé, mais les définitions de la santé maternelle sont souvent considérées comme englobant la période allant de la conception à 42 jours après l’accouchement (OMS, 1992a), alors que la périnatalité tend à se limiter à la période allant de 22 semaines complètes de gestation à 7 jours après l’accouchement. |
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Avis pour les publications du CCNI avec utilisation de langage additif Une note sur les termes : Le CCNI reconnaît que les personnes qui accouchent ou qui allaitent ne s’identifient pas toutes comme des femmes ou des mères. La rédaction de cette déclaration utilise une approche additive du genre selon laquelle le terme « femme » est accompagné d’un langage neutre du point de vue du genre. Il s’agit de démontrer la volonté de remédier à l’exclusion historique des personnes transgenres et non binaires, tout en évitant le risque de marginaliser ou d’effacer l’expérience des femmes dans l’environnement des soins de santé. Enfin, le CCNI reconnaît la nature dynamique du langage. Il est probable que le langage jugé approprié ou respectueux de la diversité dans un contexte ne donne pas la même impression dans d’autres et soit appelé à évoluer; le langage permettant la représentation appropriée des diverses affirmations d’identité changera donc vraisemblablement. Avis pour les publications du CCNI utilisant un langage additif et faisant état d’une recherche primaire Une note sur les termes : Le CCNI reconnaît que les personnes qui accouchent ou qui allaitent ne s’identifient pas toutes comme des femmes ou des mères. La rédaction de cette déclaration utilise une approche additive du genre selon laquelle le terme « femme » est accompagné d’un langage neutre du point de vue du genre. Il s’agit de démontrer la volonté de remédier à l’exclusion historique des personnes transgenres et non binaires, tout en évitant le risque de marginaliser ou d’effacer l’expérience des femmes dans l’environnement des soins de santé. En outre, une grande partie de la recherche disponible à l’heure actuelle ne fait référence qu’aux « femmes » quand il s’agit de la grossesse. Lorsqu’il cite une recherche, le CCNI utilise les termes qui s’y trouvent. Dans ces cas, le terme « femme » désigne une personne qui a été assignée de sexe féminin à la naissance. Aux fins de la présente déclaration, les termes « femme », « femmes » et « maternel » devraient s’appliquer également aux personnes qui ne s’identifient pas nécessairement comme étant de sexe féminin mais qui sont plutôt les parents qui mettent le fœtus en gestation ou qui allaitent ou nourrissent le tout-petit. Enfin, le CCNI reconnaît la nature dynamique du langage. Il est probable que le langage jugé approprié ou respectueux de la diversité dans un contexte ne donne pas la même impression dans d’autres et soit appelé à évoluer; le langage permettant la représentation appropriée des diverses affirmations d’identité changera donc vraisemblablement. Avis pour les chapitres du GCI avec utilisation d’un langage additif et accent sur le langage respectant l’auto-identification du client À noter : L’Agence reconnaît que les personnes qui accouchent ou qui allaitent ne s’identifient pas toutes comme des femmes ou des mères. La rédaction de ce chapitre utilise une approche additive du genre selon laquelle le terme « femme » est accompagné d’un langage neutre du point de vue du genre. Il s’agit de démontrer la volonté de remédier à l’exclusion historique des personnes transgenres et non binaires, tout en évitant le risque de marginaliser ou d’effacer l’expérience des femmes dans l’environnement des soins de santé. Cependant, conformément aux pratiques exemplaires, il est admis que lors de discussions avec certaines personnes ou de prestation de soins à celles-ci, le langage et la documentation doivent refléter l’identité de genre de ces personnes. Enfin, l’Agence reconnaît la nature dynamique de la langue. Il est probable que le langage jugé approprié ou respectueux de la diversité dans un contexte ne donne pas la même impression dans d’autres et soit appelé à évoluer; le langage permettant la représentation appropriée des diverses affirmations d’identité changera donc vraisemblablement. |
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Approche sur mesure : Transmettre l’importance de l’inclusion et de la représentation tout en n’utilisant pas de langage additif du genre. |
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QUAND UTILISER... Les publications du CCNI qui comprennent principalement du contenu de recherche primaire ou les chapitres du GCI qui n’incluent pas de langage additif. |
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Essayez ceci... (sélection d’exemples) |
Au lieu de cela... |
Parce que... |
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Avis pour les publications n’utilisant pas de langage additif et faisant état de recherches primaires Une note sur les termes : Le CCNI reconnaît que les personnes qui accouchent ou qui allaitent ne s’identifient pas toutes comme des femmes ou des mères. Une grande partie de la recherche disponible à l’heure actuelle ne fait référence qu’aux « femmes » quand il s’agit de la grossesse. Lorsqu’il cite une recherche, le CCNI utilise les termes qui s’y trouvent. Dans ces cas, le terme « femme » désigne une personne qui a été assignée de sexe féminin à la naissance. Aux fins de la présente déclaration, les termes « femme », et « femmes » doivent être considérés comme s’appliquant également aux personnes qui ne s’identifient pas spécifiquement au genre féminin, mais qui sont les parents qui mettent le fœtus en gestation ou qui allaitent ou nourrissent le nourrisson. Enfin, le CCNI reconnaît la nature dynamique du langage. Il est probable que le langage jugé approprié ou respectueux de la diversité dans un contexte ne donne pas la même impression dans d’autres et soit appelé à évoluer; le langage permettant la représentation appropriée des diverses affirmations d’identité changera donc vraisemblablement. Avis pour les publications n’utilisant pas de langage additif et où l’accent est mis sur l’utilisation par le fournisseur de soins de santé d’un langage qui respecte l’auto-identification du client (p. ex., les chapitres du GCI n’utilisant pas de langage additif). À noter : L’Agence reconnaît que les personnes qui accouchent ou qui allaitent ne s’identifient pas toutes comme des femmes ou des mères. Aux fins du présent chapitre, les termes « femme », « femmes » et « mère » sont utilisés mais doivent être considérés comme s’appliquant également aux personnes qui ne s’identifient pas spécifiquement comme étant de genre féminin mais qui sont les parents qui assurent la gestation du fœtus ou qui allaitent ou nourrissent le nourrisson. Cependant, conformément aux pratiques exemplaires, il est admis que lors de discussions avec certaines personnes ou de prestation de soins à celles-ci, le langage et la documentation doivent refléter l’identité de genre de ces personnes. Enfin, l’Agence reconnaît la nature dynamique de la langue. Il est probable que le langage jugé approprié ou respectueux de la diversité dans un contexte ne donne pas la même impression dans d’autres et soit appelé à évoluer; le langage permettant la représentation appropriée des diverses affirmations d’identité changera donc vraisemblablement. |
Utilisation d’un langage neutre du point de vue du genre pour remplacer le langage sexué. |
En fonction de la nature et du contexte de la publication, il peut être plus approprié d’inclure un avis reconnaissant les principales questions linguistiques pertinentes. Pour les publications où le langage additif n’est pas encore possible ou, dans le cas d’une recherche, ne reflète pas exactement le langage de l’étude, un avis clair peut être utilisé pour faire précéder le contenu d’une explication pertinente. Dans certains cas, il peut être important d’ajouter que, conformément aux meilleures pratiques, il est admis que lors de discussions avec certaines personnes ou de prestation de soins à celles-ci, le langage et la documentation doivent refléter l’identité de genre de ces personnes. L’objectif de cet avis est de favoriser l’inclusion et, dans certains cas, de reconnaître un engagement continu à trouver des solutions linguistiques équitables. |
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