Infections associées aux dispositifs médicaux et aux interventions chirurgicales dans les hôpitaux de soins de courte durée au Canada

RMTC

Volume 52-5, mai 2026 : Évaluation de la menace en santé publique

Surveillance

Infections associées aux dispositifs médicaux et aux interventions chirurgicales dans les hôpitaux de soins de courte durée au Canada, 2020–2024

Programme canadien de surveillance des infections nosocomiales1

Affiliation

1 Centre de la lutte contre les maladies transmissibles et les infections, Agence de la santé publique du Canada, Ottawa, ON

Correspondance

cnisp-pcsin@phac-aspc.gc.ca

Citation proposée

Programme canadien de surveillance des infections nosocomiales. Infections associées aux dispositifs médicaux et aux interventions chirurgicales dans les hôpitaux de soins de courte durée au Canada, 2020–2024. Relevé des maladies transmissibles au Canada 2026;52(5):215–26. https://doi.org/10.14745/ccdr.v52i05a04f

Mots-clés : infection nosocomiale, soins de courte durée, surveillance, résistance aux antimicrobiens, infection associée à un dispositif médical, infection associée à une intervention chirurgicale, infection du site opératoire, BACC-USI, bactériémie sur cathéter central, infection du site opératoire d’une arthroplastie de la hanche et du genou, infection du site opératoire d’une dérivation du liquide céphalorachidien, infection du site opératoire d’une chirurgie cardiaque pédiatrique, Canada

Résumé

Contexte : Les infections nosocomiales (IN) représentent un fardeau important pour les soins de santé au Canada. Le Programme canadien de surveillance des infections nosocomiales assure la surveillance nationale des IN dans les hôpitaux de soins de courte durée sentinelles.

Objectif : Décrire l’épidémiologie des IN liées aux dispositifs médicaux et aux interventions chirurgicales au Canada de 2020 à 2024.

Méthodes : Des données ont été recueillies auprès de 67 hôpitaux de soins de courte durée sentinelles canadiens entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2024 pour les bactériémies sur cathéters centraux aux soins intensifs (BACC-USI), les infections du site opératoire (ISO) de la hanche et du genou, les ISO de dérivation du liquide céphalorachidien (LCR) et les ISO cardiaques pédiatriques. Les nombres de cas, les taux, les caractéristiques des patients et des hôpitaux, la répartition des agents pathogènes ainsi que les données sur la résistance aux antimicrobiens sont présentés.

Résultats : Entre 2020 et 2024, 1 846 infections liées aux dispositifs médicaux et 1 014 infections liées aux interventions chirurgicales ont été signalées. Les taux de BACC-USI, d’ISO de la hanche et du genou, d’ISO, de la dérivation du LCR et d’ISO cardiaques pédiatriques ont fluctué tout au long de la période d’étude, sans qu’aucune tendance significative n’ait été observée. Les agents pathogènes les plus fréquemment identifiés étaient les staphylocoques à coagulase négative (37 %) dans les BACC-USI et Staphylococcus aureus (41 %) dans les ISO.

Conclusion : Les tendances épidémiologiques et microbiologiques des IN associées à des dispositifs et à des interventions chirurgicales sont essentielles pour comparer les taux d’infection au niveau national et international, déterminer tout changement dans les taux d’infection ou les schémas de résistance aux antimicrobiens et contribuer à orienter les politiques et les programmes de prévention et de contrôle des infections en milieu hospitalier et de gestion des antimicrobiens.

Introduction

Les infections nosocomiales (IN) constituent une conséquence fréquente de la prestation des soins et, chez les patients hospitalisés, prolongent les séjours à l’hôpital et nécessitent des traitements supplémentaires Footnote 1Footnote 2. Les IN peuvent résulter de l’utilisation de dispositifs médicaux invasifs et d’interventions chirurgicales Footnote 3 et sont couramment signalées dans les hôpitaux canadiens, où elles sont fortement associées aux réadmissions hospitalières et à la mortalité toutes causes confondues, comparativement aux patients chirurgicaux sans infection associée Footnote 4.

Une étude de prévalence ponctuelle menée en 2024 dans des hôpitaux sentinelles canadiens de soins de courte durée a révélé qu’un tiers (33 %) de toutes les IN déclarées étaient associées à des dispositifs médicaux Footnote 5. Parmi l’ensemble des patients hospitalisés adultes, la prévalence des infections du site opératoire (ISO) dans cette étude était de 1,6 %, et celle des bactériémies sur cathéters centraux (BACC) était de 0,7 % Footnote 5. Le risque d’infections liées aux dispositifs et aux interventions chirurgicales est associé à des facteurs tels que les caractéristiques démographiques des patients, les antécédents chirurgicaux et la durée du séjour à l’hôpital, ainsi qu’au type d’établissement où les soins sont dispensés Footnote 6Footnote 7Footnote 8.

Avoir une compréhension de l’épidémiologie des IN associées aux dispositifs médicaux et aux interventions chirurgicales est essentiel pour établir des taux de référence au fil du temps. Ces repères appuient l’élaboration de programmes efficaces de gestion des antimicrobiens et orientent les stratégies de prévention et de contrôle des infections. La collecte et l’analyse des données de sensibilité aux antimicrobiens sont essentielles pour orienter l’utilisation appropriée des antimicrobiens et lutter contre la résistance aux antimicrobiens Footnote 9. Ce rapport présente un résumé épidémiologique de certaines IN associées aux dispositifs médicaux et aux interventions chirurgicales, signalées entre 2020 et 2024 dans 67 hôpitaux participant au Programme canadien de surveillance des infections nosocomiales (PCSIN).

Méthodes

Conception

Depuis sa création en 1994, le PCSIN mène une surveillance nationale des IN dans des hôpitaux sentinelles de soins de courte durée partout au Canada, en collaboration avec l’Agence de la santé publique du Canada et l’Association pour la microbiologie médicale et l’infectiologie Canada. Les données présentées portent sur les infections associées aux dispositifs médicaux, notamment les bactériémies sur cathéters centraux aux soins intensifs (BACC-USI), ainsi que sur les IN associées aux interventions chirurgicales, notamment les ISO liées aux arthroplasties de la hanche et du genou, aux dérivations du liquide céphalorachidien (LCR) et à la chirurgie cardiaque pédiatrique.

Définitions de cas

Les IN associées aux dispositifs et aux interventions chirurgicales ont été définies selon des protocoles et des définitions de cas normalisés (voir l’appendice). Les infections complexes, définies comme des infections d’incision profonde et des infections d’organe/espace, ont été incluses dans la surveillance des ISO de la hanche et du genou. Les bactériémies associées aux cathéters centraux identifiées en unité de soins intensifs (USI) ont été incluses dans la surveillance des BACC. Les USI mixtes pour les patients adultes, les unités de soins intensifs de cardiologie (USIC) pour adultes, les unités de soins intensifs pédiatriques (USIP) et les unités de soins intensifs néonatals (USIN) ont été considérées comme des USI admissibles. Les USI mixtes pour adultes comprenaient toutes les USI pour adultes accueillant plusieurs types de patients (c.-à-d., médical/chirurgical, chirurgical/trauma, brûlure/trauma, médical/neurochirurgical).

Source des données

Les données épidémiologiques relatives aux infections liées aux dispositifs médicaux et aux interventions chirurgicales identifiées entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2024 (en utilisant la date de l’intervention chirurgicale pour les ISO et la date de l’hémoculture positive pour les BACC) ont été soumises par les hôpitaux participants à l’aide de formulaires de collecte de données normalisés. La participation des hôpitaux est variable, selon le projet de surveillance et l’année. La transmission des données et l’identification des cas ont été soutenues par des séances de formation et des évaluations périodiques de la qualité des données.

Analyse statistique

Pour calculer les taux d’ISO de la hanche et du genou, d’ISO de la dérivation du LCR et d’ISO cardiaques pédiatriques, le nombre de cas a été divisé par le nombre d’interventions chirurgicales réalisées (multiplié par 100). Pour calculer les taux des BACC-USI, le nombre de cas a été divisé par les dénominateurs de jours-cathéter (multipliés par 1 000). Les taux des BACC dans les USI néonatales ont également été calculés pour 1 000 jours de cathéter, selon la catégorie de poids à la naissance (750 g ou moins, 751 g à 1 000 g, 1 001 g à 1 500 g, 1 501 g à 2 500 g et plus de 2 500 g). Pour calculer l’utilisation des cathéters en fonction de l’USI, le nombre total de jours de pose de cathéters centraux a été divisé par le nombre total de jours d’hospitalisation dans les USI. Pour calculer les proportions de pathogènes, le nombre de pathogènes a été divisé par le nombre total de pathogènes identifiés. Les dénominateurs peuvent varier, car les données manquantes et incomplètes ont été exclues des analyses. La médiane et les écarts interquartiles (ÉIs) ont été calculés pour les variables continues. Les tendances dans le temps ont été testées à l’aide du test de Mann-Kendall. Le test du khi-carré a été utilisé pour comparer deux variables catégorielles. Les tests de signification étaient bilatéraux et les différences étaient considérées comme significatives à p ≤ 0,05. Les analyses ont été effectuées à l’aide de la version R 4.3.2.

Résultats

Entre 2020 et 2024, jusqu’à 67 hôpitaux uniques ont soumis des données au PCSIN des données concernant les infections associées aux dispositifs et aux interventions chirurgicales. Pour la dernière année de données de surveillance disponible, 2024, 67 hôpitaux ont soumis ces données (tableau 1), la majorité des hôpitaux participants étant situés dans les régions de l’Ouest (Colombie-Britannique, Alberta, Manitoba et Saskatchewan; n = 29, 43,3 %) et du Centre (Ontario et Québec; n = 28, 41,8 %). De plus, la majorité des hôpitaux desservaient une population exclusivement adulte (n = 26, 38,8 %) ou mixte (adulte/pédiatrique) (n = 22, 32,8 %) et étaient de taille moyenne (201 à 499 lits; n = 29, 43,3 %) (tableau 1). Au total, 1 846 BACC-USI et 1 014 infections associées aux interventions chirurgicales ont été signalées (tableau 2) entre 2020 et 2024. Parmi toutes les ISO signalées, les infections de la hanche et du genou représentaient 70,2 % (n = 712) de ces types d’infections (tableau 2).

Tableau 1 : Caractéristiques des hôpitaux de soins de courte durée participant à la surveillance des infections liées aux dispositifs médicaux et aux interventions chirurgicales, 2024
Caractéristiques des hôpitaux BACC-USI mixte pour adultes BACC-USIC pour adultes BACC-USIP BACC-USIN ISO de la dérivation du LCR ISO cardiaque pédiatrique ISO de la hanche et du genou Total des hôpitaux uniques
Nombre total d’hôpitaux participants 40 9 12 20 11 6 30 67
RégionFootnote a
Ouest 17 4 5 8 4 1 16 29
Centre 19 4 6 9 5 4 7 28
Est 4 1 1 3 2 1 7 10
Nord s.o. s.o. s.o. s.o. s.o. s.o. s.o. s.o.
Type d’hôpital
AdulteFootnote b 22 4 s.o. s.o. 2 s.o. 12 26
Adultes-USIN 6 2 s.o. 3 s.o. s.o. 2 6
MixteFootnote c 12 3 1 5 2 s.o. 16 22
PédiatriqueFootnote d s.o. s.o. 8 8 7 4 s.o. 99
Obstétrique-pédiatrique s.o. s.o. 3 4 s.o. 2 s.o. 4
Taille de l’hôpital
Petit
(1 à 200 lits)
4 1 7 9 5 4 6 19
Moyen
(201 à 499 lits)
20 3 4 7 3 2 14 29
Grand
(500 lits et plus)
16 5 1 4 3 s.o. 10 19
Tableau 2 : Nombre d’infections liées aux dispositifs médicaux et aux interventions chirurgicales, par type et par année, 2020–2024
Type d’infection 2020 2021 2022 2023 2024 Total pour
2020–2024
BACC-USI 273 416 356 435 366 1 846
ISO de la dérivation du LCR 22 20 28 14 19 103
ISO cardiaque pédiatrique 37 35 25 52 50 199
ISO de la hanche et du genou 85 126 166 165 170 712
Nombre total d’infections 417 597 575 666 605 2 860

Au total, 3 111 agents pathogènes ont été identifiés dans des infections liées à des dispositifs médicaux et 1 072 agents pathogènes dans des cas liés à des interventions chirurgicales entre 2020 et 2024 (tableau 3). Parmi les agents pathogènes identifiés pour les BACC-USI, 59,6 % étaient à Gram positif, 24,7 % à Gram négatif et 15,7 % étaient fongiques. Les staphylocoques à coagulase négative (CoNS) et Enterococcus spp. ont été le plus souvent identifiés dans les cas de BACC-USI. Parmi les agents pathogènes identifiés pour les ISO, 79,6 % étaient à Gram positif, 19,1 % à Gram négatif et 1,3 % étaient fongiques. Les staphylocoques à coagulase négative et Staphylococcus aureus étaient les agents pathogènes les plus fréquemment associés aux ISO (tableau 3). De 2020 à 2024, la proportion de S. aureus résistants à la méthicilline (SARM) était de 16,7 % pour les BACC-USI et de 9,9 % pour les ISO (données non présentées).

Tableau 3 : Répartition et classement des agents pathogènes à Gram négatif, à Gram positif et fongiques les plus fréquemment signalés, 2020–2024footnote a
Catégorie d’agent pathogène Rang Agent pathogène BACC-USI
N = 3,111
Hanche et genou
N = 805
Dérivation du LCR
N = 111
Cardiologie pédiatrique
N = 156
n % n % n % n %
Gram positif 1 Staphylocoque négatif à la coagulasefootnote b 678 21,8 139 17,3 33 29,7 22 14,1
2 Enterococcus spp. 666 21,4 50 6,2 2 1,8 1 0,6
3 Staphylococcus aureusfootnote c 305 9,8 315 39,1 32 28,8 92 59,0
4 Streptococcus spp. 65 2,1 70 8,7 4 3,6 11 7,1
Autres agents pathogènes à Gram positiffootnote d 139 4,5 59 7,3 15 13,5 8 5,1
Total à Gram positif 1 853 59,6 633 78,6 86 77,5 134 85,9
Gram négatif 1 Klebsiella spp. 173 5,6 14 1,7 8 7,2 4 2,6
2 Escherichia coli 132 4,2 25 3,1 3 2,7 0 0,0
3 Enterobacter spp. 129 4,1 34 4,2 4 3,6 6 3,9
4 Pseudomonas spp. 95 3,1 28 3,5 3 2,7 0 0,0
5 Serratia spp. 58 1,9 14 1,7 2 1,8 2 1,3
Autres agents pathogènes à Gram négatifsfootnote e 182 5,9 52 6,5 3 2,7 3 1,9
Total à Gram négatif 769 24,7 167 20,7 23 20,7 15 9,6
Fongique 1 Candida albicans 259 8,3 4 0,5 0 0,0 0 0,0
2 Autres Candida spp.footnote f 215 6,9 1 0,1 2 0,9 7 4,5
Autres agents pathogènes fongiquesfootnote g 15 0,5 0 0,0 0 0,0 0 0,0
Total des fongiques 489 15,7 5 0,6 2 1,8 7 0,0
Total 3 111 100 805 100 111 100 156 100

Bactériémies sur cathéters centraux aux soins intensifs

Caractéristiques de l’infection : Entre 2020 et 2024, un total de 2 801 BACC-USI ont été signalées. La majorité des cas ont été signalés dans les USI mixtes pour adultes (65,9 %, n = 1 846) et les USIN (17,3 %, n = 484), ce qui reflète une participation plus élevée à la surveillance des BACC dans ces USI. Le tableau 4 présente les données démographiques des patients et les résultats pour les BACC-USI. L’âge médian des patients atteints d’une BACC dans les USI pour adultes était plus élevé dans les USIC pour adultes que dans les USI mixtes pour adultes (p < 0,001). Dans l’ensemble des unités de soins intensifs, la majorité des personnes atteintes de BACC-USI étaient de sexe masculin, variant de 57,4 % en USIP à 68,2 % en USIC pour adultes. Le délai médian entre l’admission en soins intensifs et l’infection était le plus long en USIP (28 jours, ÉI : 12–66 jours), tandis que des délais plus courts ont été observés dans tous les autres types d’USI, variant de 10 à 14 jours (p < 0,001).

Tableau 4 : Caractéristiques des patients et résultats des bactériémies sur cathéters centraux aux soins intensifs, 2020–2024
Caractéristiques USI mixte adultes
(N = 1,846)
USIC adulte
(N = 182)
USIP
(N = 289)
USIN
(N = 484)
Âge, médiane (ÉI) 59 ans
(46 ans–68 ans)
65 ans
(52 ans–72 ans)
6 mois
(3 mois–24 mois)
21 jours
(9 jours–52 jours)
Sexe, femme, n/N (%) 582 (31,5 %) 55 (30,2 %) 123 (42,6 %) 184 (38,0 %)
Poids de naissance (g), médiane (ÉI) s.o. s.o. s.o. 947
(ÉI : 669–2130)
Âge gestationnel (semaines), médiane (ÉI) s.o. s.o. s.o. 27,0
(ÉI : 24,1–34,0)
Nombre de jours entre l’admission aux soins intensifs et l’infection, médiane (ÉI) 11
(ÉI : 6–21)
10
(ÉI : 6–18)
28
(ÉI : 12–66)
15
(ÉI : 8–38)
Décès, toutes causes confondues à 30 jours, (%) 606 (32,9 %) 58 (31,9 %) 28 (9,7 %) 51 (10,6 %)

Tendances dans le temps : De 2020 à 2024, les USI mixtes pour adultes présentaient les taux globaux les plus élevés de BACC-USI (1,89 infection pour 1 000 jours de cathéter), suivies des USIP (1,88 infection pour 1 000 jours de cathéter), des USIN (1,66 infection pour 1 000 jours de cathéter) et des USIC pour adultes (0,97 infection pour 1 000 jours de cathéter) (appendice, tableau A1). De 2020 à 2024, dans les USI pour adultes, les taux de BACC ont fluctué pour les USI mixtes pour adultes (1,74–1,82 infections pour 1 000 jours-lignes, p = 0,45) et les USIC pour adultes (0,80–1,19 infections pour 1 000 jours-lignes, p = 0,57) (figure 1). Les taux de BACC-USI ont atteint un sommet en 2021 tant dans les USI mixtes pour adultes que dans les USICV pour adultes, avec respectivement 2,14 et 1,27 infection pour 1 000 jours de cathéter. L’utilisation des cathéters de 2020 à 2024 variait de 70,1 % à 74,2 % dans les USI mixtes pour adultes et de 66,4 % à 87,0 % dans les USIC pour adultes (données disponibles sur demande).

Figure 1 : Taux d’infections des bactériémies sur cathéters centraux pour 1 000 jours-cathéters, par type d’unité de soins intensifs, 2020–2024
Figure 1
Figure 1 - Équivalent textuel
Figure 1
Année USI mixte adultes USIC adulte USIP USIN
2020 1,74 0,92 1,95 1,5
2021 2,14 1,19 1,45 1,79
2022 1,86 0,80 1,81 1,46
2023 1,95 0,92 2,00 1,84
2024 1,76 1,04 2,15 1,69

Dans les USI pédiatriques, les BACC-USIN et les BACC-USIP ont fluctué entre 2020 et 2024, les taux de BACC-USIN se situant entre 1,46 et 1,84 infections pour 1 000 jours-ligne (figure 1). En outre, les BACC en USIP ont été les plus faibles en 2021 (1,45 infection pour 1 000 jours-lignes), puis ont augmenté chaque année de 2022 à 2024 (figure 1). Parmi les 65,7 % (n = 318/484) des cas de BACC en USIN provenant des sites participants disposant de données selon le poids à la naissance, les taux d’infections pour 1 000 jours de cathéter étaient les plus élevés chez les nourrissons de plus faible poids à la naissance (1 000 g ou moins) entre 2020 et 2024. Un pic a été observé en 2022 chez les nourrissons de 750 g ou moins (4,75 infections pour 1 000 jours de cathéter), les taux diminuant généralement à mesure que le poids à la naissance augmentait (figure 2). L’utilisation des cathéters dans les USIP variait entre 58,9 % et 66,6 % de 2020 à 2024, tandis que les USIN affichaient la plus faible utilisation globale de cathéter au cours de la même période, variant de 28,1 % à 29,5 % (données disponibles sur demande).

Figure 2 : Taux d’infections des bactériémies sur cathéters centraux pour 1 000 jours-cathéters, par type d’unité de soins intensifs néonatals, 2020–2024
Figure 2
Figure 2 - Équivalent textuel
Figure 2
Année 750 g ou moins 751 g–1000 g 1 001 g–1 500 g 1 501 g–2 500 g Supérieur à 2 500 g
2020 2,19 3,16 3,32 2,08 1,07
2021 3,48 4,61 1,89 1,33 1,93
2022 4,75 2,91 2,13 1,52 1,17
2023 3,46 2,35 1,98 1,62 1,60
2024 3,81 2,70 2,87 1,79 1,63

La mortalité toutes causes confondues sur 30 jours était la plus élevée dans les USI mixtes pour adultes et les USIC pour adultes, à 32,8 % et 31,9 %, respectivement, tandis que la mortalité toutes causes confondues sur 30 jours variait entre 9,7 % et 10,6 % dans les USI pédiatriques et néonatales. Dans l’ensemble, les agents pathogènes les plus fréquemment identifiés parmi les BACC-USI étaient les CoNS (21,8 %) et les espèces du genre Enterococcus (21,4 %), ce qui correspond aux agents pathogènes les plus souvent identifiés dans les USI mixtes pour adultes et les USIC pour adultes. Parmi les BACC en USIP et en USIN, les agents pathogènes les plus fréquemment identifiés étaient les CoNS et S. aureus (données disponibles sur demande).

Infections du site opératoire de la hanche et du genou

Caractéristiques de l’infection : Entre 2020 et 2024, un total de 712 ISO complexes de la hanche et du genou ont été signalées, les arthroplasties de la hanche représentant la majorité des cas (n = 440, 61,8 %). Parmi ces ISO, 51,8 % (n = 369) étaient des infections d’organe ou d’espace, tandis que 48,2 % (n = 343) des infections d’incision profonde (tableau 5). L’âge médian était de 69 ans (ÉI : 60–77 ans) pour les ISO de la hanche et 67 ans (ÉI : 61–75 ans) pour les ISO du genou. Le délai médian entre l’intervention et l’apparition de l’infection était de 23 jours (ÉI : 16–36 jours) pour les ISO de la hanche et 24 jours (ÉI : 18–37 jours) pour les ISO du genou. La durée médiane du séjour était de deux jours pour la hanche (ÉI : 1–7,5 jours) et un jour pour les ISO (ÉI : 1–3 jours) des genou.

Tableau 5 : Fréquence des infections du site opératoire de la hanche et du genou par année et par type d’infection, 2020–2024
Année ISO par incision profonde ISO d’organe ou d’espace Tous les cas
n % n % n
Arthroplastie de la hanche
2020 22 45,8 26 54,2 48
2021 44 49,4 45 50,6 89
2022 48 46,2 56 53,9 104
2023 47 52,2 43 47,8 90
2024 54 49,5 55 50,5 109
Total 215 48,9 225 51,1 440
Arthroplastie du genou
2020 14 37,8 23 62,2 37
2021 23 62,2 14 37,8 37
2022 34 54,8 28 45,2 62
2023 34 45,3 41 54,7 75
2024 23 37,7 38 62,3 61
Total 128 47,1 144 52,9 272

Tendances dans le temps : Entre 2020 et 2023, les taux d’ISO du genou ont augmenté de façon non significative de 32,4 % (0,34–0,45 infection pour 100 interventions, p = 0,31), avant de diminuer pour atteindre un taux de 0,35 infection pour 100 interventions en 2024. Les taux d’ISO de la hanche ont fluctué entre 0,47 et 0,74 infections pour 100 interventions chirurgicales (p = 0,31) (figure 3; appendice, tableau A2). La majorité des patients (74,0 %, n = 527/712) ayant subi une ISO de la hanche ou du genou ont été réadmis et 65,3 % (n = 465/712) ont dû subir une reprise chirurgicale. Dans les 30 jours suivant la première culture positive, 15 décès toutes causes confondues (3,5 %, n = 15/440) ont été rapportés parmi les patients ayant subi une ISO complexe à la suite d’une arthroplastie de la hanche, alors qu’aucun décès n’a été rapporté parmi les cas d’ISO d’arthroplastie du genou. Les agents pathogènes les plus fréquemment identifiés parmi les ISO de la hanche et du genou étaient S. aureus (39,1 %) et CoNS (17,3 %) (tableau 3), sans différence significative selon le type d’infection.

Figure 3 : Taux d’infections du site opératoire de la hanche et du genou pour 100 interventions chirurgicales, 2020–2024
Figure 3
Figure 3 - Équivalent textuel
Figure 3
Année ISO hanche ISO genou
2020 0,47 0,34
2021 0,63 0,26
2022 0,74 0,42
2023 0,62 0,45
2024 0,74 0,35

Infections du site opératoire de la dérivation du liquide céphalorachidien

Caractéristiques de l’infection : Entre 2020 et 2024, un total de 103 ISO liées à la dérivation du LCR ont été signalées. L’âge médian était de 49 ans (ÉI : 34–66 ans) pour les patients adultes et deux ans (ÉI : 0,3–11 ans) pour les patients pédiatriques. Le délai médian entre l’intervention et l’apparition de l’infection était de 19 jours (ÉI : 8–40 jours). Plus de la moitié des ISO liées à la dérivation du LCR (54,4 %, n = 56/103) ont été identifiées lors de nouvelles interventions chirurgicales, alors que 45,6 % (n = 47/103) l’ont été lors de reprises chirurgicales. Les femmes représentaient 46,6 % (n = 48/103) des cas.

Tendances dans le temps : Le taux global d’ISO liées à la dérivation du LCR était de 2,64 infections pour 100 interventions chirurgicales (intervalle : 1,99–3,19 infections pour 100 interventions chirurgicales; appendice, tableau A3). Les taux d’infection dans les hôpitaux pédiatriques et adultes ou mixtes ne différaient pas de manière significative, avec respectivement 3,07 et 2,18 infections pour 100 interventions chirurgicales (p = 0,15). Entre 2020 et 2024, aucune tendance significative n’a été observée dans les taux d’ISO liés aux dérivations du LCR dans les hôpitaux pour adultes et les hôpitaux mixtes (intervalle : 1,76–2,53 infections pour 100 interventions chirurgicales, p = 0,88), les hôpitaux pédiatriques (intervalle : 1,47–4,18 infections pour 100 interventions chirurgicales, p = 0,11) et tous types d’hôpitaux confondus (p = 0,50) (figure 4). Les agents pathogènes les plus fréquemment identifiés dans les ISO liées aux dérivations de LCR étaient le CoNS (29,7 %) et S. aureus (28,8 %) (tableau 3). Les données sur les résultats n’ont pas été recueillies pour la surveillance des ISO liées à la dérivation du LCR.

Figure 4 : Taux d’infection du site opératoire de la dérivation du liquide céphalorachidien pour 100 interventions chirurgicales, par type d’hôpitalfootnote a, 2020–2024
Figure 4
Figure 4 - Équivalent textuel
Figure 4
Année Hôpitaux adultes et mixtes Hôpitaux pediatriques Tous les hôpitaux
2020 2,17 3,20 2,73
2021 1,76 2,80 2,32
2022 2,14 4,18 3,19
2023 2,48 1,47 1,99
2024 2,53 3,44 3,07

Infections du site opératoire cardiaques pédiatriques

Caractéristiques de l’infection : Entre 2019 et 2023, un total de 199 ISO cardiaques pédiatriques ont été signalées (tableau 6). La majorité des infections étaient des ISO par incision superficielle (68,8 %), suivie des infections d’organe et d’espace (21,1 %) et des infections d’incision profonde (10,1 %). L’âge médian des patients était de 69 jours (ÉI : 8–365 jours) et le délai médian entre l’intervention chirurgicale et l’apparition de l’infection était de 14 jours (ÉI : 8–22 jours) (données disponibles sur demande). La proportion d’infections d’incision profonde a augmenté de 5,4 % en 2020 à 15,4 % en 2023, suivie d’une diminution à 8,0 % en 2024; cependant, l’augmentation observée entre 2020 et 2023 n’était pas significative (p = 0,09, tableau 6).

Tableau 6 : Taux d’infections du site opératoire cardiaques pédiatriques par année et par type d’infection, 2022–2024
Année Cas d’ISO par incision superficielle Cas d’ISO d’organes ou d’espace Cas d’ISO par incision profonde Tous les casfootnote a
n % n % n %
2020 29 78,4 % 6 16,2 % 2 5,4 % 37
2021 23 65,7 % 9 25,7 % 3 8,6 % 35
2022 16 64,0 % 6 24,0 % 3 12,0 % 25
2023 32 61,5 % 12 23,1 % 8 15,4 % 52
2024 37 74,0 % 9 18,0 % 4 8,0 % 50
Overall 137 68,8 % 42 21,1 % 20 10,1 % 199

Tendances dans le temps : Le taux global d’ISO cardiaques pédiatriques était de 3,61 infections pour 100 interventions chirurgicales, les taux annuels fluctuant entre 2,59 et 4,43 infections pour 100 interventions chirurgicales (figure 5; appendice, tableau A4). Aucune tendance significative n’a été observée au cours de cette période quinquennale. De 2020 à 2024, à 30 jours après l’infection, 70,0 % des patients avaient reçu leur congé. Cinq décès (2,5 % des cas) ont été signalés dans les 30 jours suivant le début de l’infection, y compris un décès directement attribuables aux ISO (données disponibles sur demande). Les agents pathogènes les plus courants identifiés parmi les ISO cardiaques pédiatriques étaient S. aureus (59,0 %) et CoNS (14,1 %).

Figure 5 : Taux d’infections du site opératoire cardiaques pédiatriques pour 100 interventions chirurgicales, 2020–2024
Figure 5
Figure 5 - Équivalent textuel
Figure 5
Année Taux
2020 3,62
2021 3,31
2022 2,59
2023 4,43
2024 4,11

Antibiogramme

Les résultats des tests de sensibilité aux antimicrobiens pour les agents pathogènes à Gram positif, à Gram négatif et fongiques les plus fréquemment identifiés dans les IN liées aux dispositifs et aux interventions chirurgicales sont présentés dans les figure 6 et figure 7. Les isolats de S. aureus étaient résistants à la cloxacilline/oxacilline (SARM) dans 15,1 % (n = 32/212) des BACC-USI et 11,1 % (n = 41/370) des ISO. La résistance au méropénem variait de 0 % à 23 % chez les pathogènes à Gram négatif identifiés dans les BACC-USI. Aucune résistance au méropénem n’a été observée parmi les pathogènes isolés des ISO. Quatre-vingt-sept entérocoques résistants à la vancomycine ont été identifiés parmi les BACC-USI (24,8 %, n = 97/391).

Figure 6 : Résultats de l’antibiogrammefootnote a des agents pathogènes identifiés dans les bactériémies sur cathéters centraux aux soins intensifs, 2020–2024footnote bfootnote cfootnote dfootnote e
Figure 6
Figure 6 - Équivalent textuel
Figure 6
Catégorie Pathogène Antimicrobien Pourcent résistant (%)
Fongique Candida albicans Amphotéricine B 0footnote e
Fongique Candida albicans Caspofungine 2footnote e
Fongique Candida albicans Fluconazole 2
Fongique Candida albicans Micafungine 0footnote e
Fongique Candida albicans Voriconazole 3footnote e
Fongique Candida parapsilosis Fluconazole 6
Fongique Candida parapsilosis Voriconazole 0footnote e
Fongique Candida glabrata Caspofungine 7footnote e
Fongique Candida glabrata Fluconazole 0footnote e
Gram-négatif Acinetobacter spp. Ciprofloxacine 0
Gram-négatif Acinetobacter spp. Gentamicinefootnote d 3
Gram-négatif Acinetobacter spp. Méropénem 0footnote e
Gram-négatif Acinetobacter spp. Pipéracilline/tazobactam 9
Gram-négatif Acinetobacter spp. Triméthoprime/sulfaméthoxazole 3footnote e
Gram-négatif Enterobacter spp. Ampicilline 96footnote e
Gram-négatif Enterobacter spp. Céfazoline 48footnote e
Gram-négatif Enterobacter spp. Ceftriaxone 73footnote e
Gram-négatif Enterobacter spp. Ciprofloxacine 8footnote e
Gram-négatif Enterobacter spp. Ertapénem 13footnote e
Gram-négatif Enterobacter spp. Gentamicinefootnote d 4footnote e
Gram-négatif Enterobacter spp. Méropénem 5footnote e
Gram-négatif Enterobacter spp. Pipéracilline/tazobactam 42footnote e
Gram-négatif Enterobacter spp. Tobramycine 4footnote e
Gram-négatif Enterobacter spp. Triméthoprime/sulfaméthoxazole 19footnote e
Gram-négatif Escherichia coli Ampicilline 75
Gram-négatif Escherichia coli Céfazoline 48footnote e
Gram-négatif Escherichia coli Ceftriaxone 36footnote e
Gram-négatif Escherichia coli Ciprofloxacine 50footnote e
Gram-négatif Escherichia coli Ertapénem 0footnote e
Gram-négatif Escherichia coli Gentamicinefootnote d 22
Gram-négatif Escherichia coli Méropénem 2footnote e
Gram-négatif Escherichia coli Pipéracilline/tazobactam 20footnote e
Gram-négatif Escherichia coli Tobramycine 17footnote e
Gram-négatif Escherichia coli Triméthoprime/sulfaméthoxazole 42footnote e
Gram-négatif Klebsiella spp. Amoxicilline/acide clavulanique 16footnote e
Gram-négatif Klebsiella spp. Ampicilline 100footnote e
Gram-négatif Klebsiella spp. Céfazoline 40footnote e
Gram-négatif Klebsiella spp. Ceftriaxone 27footnote e
Gram-négatif Klebsiella spp. Ciprofloxacine 19footnote e
Gram-négatif Klebsiella spp. Ertapénem 10footnote e
Gram-négatif Klebsiella spp. Gentamicinefootnote d 10
Gram-négatif Klebsiella spp. Méropénem 9footnote e
Gram-négatif Klebsiella spp. Pipéracilline/tazobactam 18footnote e
Gram-négatif Klebsiella spp. Tobramycine 6footnote e
Gram-négatif Klebsiella spp. Triméthoprime/sulfaméthoxazole 18footnote e
Gram-négatif Pseudomonas spp. Ciprofloxacine 11footnote e
Gram-négatif Pseudomonas spp. Gentamicinefootnote d 4footnote e
Gram-négatif Pseudomonas spp. Méropénem 23footnote e
Gram-négatif Pseudomonas spp. Pipéracilline/tazobactam 17footnote e
Gram-négatif Pseudomonas spp. Tobramycine 2footnote e
Gram-négatif Serratia spp. Ampicilline 100footnote e
Gram-négatif Serratia spp. Ceftriaxone 32footnote e
Gram-négatif Serratia spp. Ciprofloxacine 6footnote e
Gram-négatif Serratia spp. Gentamicinefootnote d 0footnote e
Gram-négatif Serratia spp. Méropénem 0footnote e
Gram-négatif Serratia spp. Pipéracilline/tazobactam 10footnote e
Gram-négatif Serratia spp. Triméthoprime/sulfaméthoxazole 0footnote e
Gram-positif Coagulase-négatif staphylococcifootnote b Benzylpénicilline 90footnote e
Gram-positif Coagulase-négatif staphylococcifootnote b Céfazoline 83footnote e
Gram-positif Coagulase-négatif staphylococcifootnote b Clindamycine 71footnote e
Gram-positif Coagulase-négatif staphylococcifootnote b Cloxacilline/oxacilline 87footnote e
Gram-positif Coagulase-négatif staphylococcifootnote b Erythromycine 86footnote e
Gram-positif Coagulase-négatif staphylococcifootnote b Gentamicinefootnote d 36footnote e
Gram-positif Coagulase-négatif staphylococcifootnote b Linézolide 0footnote e
Gram-positif Coagulase-négatif staphylococcifootnote b Rifampicine 3footnote e
Gram-positif Coagulase-négatif staphylococcifootnote b Tétracycline 20footnote e
Gram-positif Coagulase-négatif staphylococcifootnote b Triméthoprime/sulfaméthoxazole 56footnote e
Gram-positif Coagulase-négatif staphylococcifootnote b Vancomycine 0footnote e
Gram-positif Enterococcus spp. Ampicilline 43footnote e
Gram-positif Enterococcus spp. Benzylpénicilline 54footnote e
Gram-positif Enterococcus spp. Daptomycine 0footnote e
Gram-positif Enterococcus spp. Erythromycine 76footnote e
Gram-positif Enterococcus spp. Gentamicinefootnote d 13footnote e
Gram-positif Enterococcus spp. Linézolide 5footnote e
Gram-positif Enterococcus spp. Tétracycline 69footnote e
Gram-positif Enterococcus spp. Vancomycine 25footnote e
Gram-positif Staphylococcus aureusfootnote c Benzylpénicilline 75footnote e
Gram-positif Staphylococcus aureusfootnote c Céfazoline 15footnote e
Gram-positif Staphylococcus aureusfootnote c Clindamycine 34footnote e
Gram-positif Staphylococcus aureusfootnote c Cloxacilline/oxacilline 15footnote e
Gram-positif Staphylococcus aureusfootnote c Erythromycine 34footnote e
Gram-positif Staphylococcus aureusfootnote c Gentamicinefootnote d 0footnote e
Gram-positif Staphylococcus aureusfootnote c Linézolide 0footnote e
Gram-positif Staphylococcus aureusfootnote c Rifampicine 0footnote e
Gram-positif Staphylococcus aureusfootnote c Tétracycline 4footnote e
Gram-positif Staphylococcus aureusfootnote c Triméthoprime/sulfaméthoxazole 2footnote e
Gram-positif Staphylococcus aureusfootnote c Vancomycine 1footnote e
Gram-positif Streptococcus spp. Benzylpénicilline 3

Figure 7 : Résultats de l’antibiogrammefootnote a des agents pathogènes identifiés dans les infections du site opératoire de la hanche et du genou, de la dérivation du liquide céphalorachidien et du site opératoire cardiaque pédiatrique, 2020–2024footnote bfootnote cfootnote dfootnote e
Figure 7
Figure 7 - Équivalent textuel
Figure 7
Catégorie Pathogène Antimicrobien Pourcent résistant (%)
Gram-positif Coagulase-négatif staphylococcifootnote b Céfazoline 75footnote e
Gram-positif Coagulase-négatif staphylococcifootnote b Clindamycine 32footnote e
Gram-positif Coagulase-négatif staphylococcifootnote b Cloxacilline/oxacilline 69footnote e
Gram-positif Coagulase-négatif staphylococcifootnote b Erythromycine 48footnote e
Gram-positif Coagulase-négatif staphylococcifootnote b Rifampicine 4footnote e
Gram-positif Coagulase-négatif staphylococcifootnote b Triméthoprime/sulfaméthoxazole 29footnote e
Gram-positif Coagulase-négatif staphylococcifootnote b Vancomycine 0footnote e
Gram-positif Enterococcus  spp. Ampicilline 3
Gram-positif Staphylococcus aureusfootnote c Céfazoline 13footnote e
Gram-positif Staphylococcus aureusfootnote c Clindamycine 22footnote e
Gram-positif Staphylococcus aureusfootnote c Cloxacilline/oxacilline 11
Gram-positif Staphylococcus aureusfootnote c Erythromycine 32footnote e
Gram-positif Staphylococcus aureusfootnote c Gentamicinefootnote d 0footnote e
Gram-positif Staphylococcus aureusfootnote c Rifampicine 1footnote e
Gram-positif Staphylococcus aureusfootnote c Triméthoprime/sulfaméthoxazole 2footnote e
Gram-positif Staphylococcus aureusfootnote c Vancomycine 0footnote e
Gram-positif Streptococcus spp. Benzylpénicilline 0footnote e
Gram-positif Streptococcus spp. Clindamycine 21footnote e

Discussion

Entre 2020 et 2024, jusqu’à 67 hôpitaux uniques ont soumis des données sur les infections liées aux dispositifs (BACC-USI) et aux interventions chirurgicales, incluant 1 846 BACC-USI et 1 014 infections liées aux interventions chirurgicales. Au total, 3 111 agents pathogènes ont été identifiés dans les BACC-USI et 1 072 agents pathogènes dans les cas liés aux interventions chirurgicales entre 2020 et 2024. Comme l’ont indiqué des rapports de surveillance antérieurs du PCSIN, Footnote 10Footnote 11Footnote 12, la majorité de ces agents pathogènes étaient des bactéries à Gram positif, et les plus fréquemment rapportés étaient les staphylocoques à coagulase négative et S. aureus.

Bactériémies sur cathéters centraux aux soins intensifs

Globalement, les taux de BACC-USI dans les USI pour adultes de 2020 à 2024 (1,89 et 0,97 infection pour 1 000 jours de cathéter dans les USI mixtes pour adultes et les USIC, respectivement) étaient inférieurs aux taux de BACC-USI rapportés dans les USI pour adultes en Angleterre au cours de la même période (variant de 1,8 à 3,6 infections pour 1 000 jours de cathéter) Footnote 10. Inversement, les taux de BACC dans les USI pour adultes du PCSIN et étaient plus élevés que les taux trimestriels rapportés par 12 USI pour adultes en Australie occidentale (intervalle : 0–0,63 infections par 1 000 jours de ligne) Footnote 14. Les comparaisons entre les données du PCSIN et celles d’autres administrations doivent être interprétées avec prudence, car la collecte des données n’est pas normalisée; il peut donc y avoir des différences entre les deux populations comparées.

L’incidence des BACC dans les unités de soins intensifs pédiatriques et néonatales déclarées par le PCSIN était plus élevée qu’en Angleterre, où les taux ont diminué entre les exercices 2020 et 2024 (1,0 et 0,8 infections pour 1 000 jours-ligne, respectivement) Footnote 10. Les taux de BACC-USI néonatales rapportés en Corée du Sud entre 2020 et 2022 étaient inférieurs de 12 % aux taux rapportés par le PCSIN au cours de la même période (1,39 contre 1,58 infections pour 1 000 jours-ligne) Footnote 15.

Les différences dans les ratios d’utilisation des cathéters ont probablement contribué à la variation observée du fardeau des BACC dans les USI, avec des ratios d’utilisation des cathéters plus élevés dans les unités de soins intensifs pour adultes (66 %–87 %) que dans les USIN (28 %–30 %). La mortalité toutes causes à 30 jours était la plus élevée dans les unités de soins intensifs pour adultes (32 %–33 %), ce qui est cohérent avec une gravité de base plus importante, tandis que la mortalité en pédiatrie et en néonatalogie demeurait nettement plus faible (9,7 %–11 %), reflétant des profils de risque différents selon les types d’unités de soins intensifs. La mortalité toutes causes à 30 jours était la plus élevée dans les unités de soins intensifs pour adultes (32 %–33 %), ce qui est cohérent avec une gravité de base plus importante, tandis que la mortalité en pédiatrie et en néonatalogie demeurait nettement plus faible (9,7 %–11 %). La mortalité toutes causes à 30 jours était la plus élevée dans les unités de soins intensifs pour adultes (32 %–33 %), ce qui est cohérent avec une gravité de base plus importante, tandis que la mortalité en pédiatrie et en néonatalogie demeurait nettement plus faible (9,7 %–11 %).

Infections du site opératoire

Infections du site opératoire de la hanche et du genou : Les taux d’ISO de la hanche ont fluctué selon les années de déclaration, tandis que les taux d’ISO du genou ont augmenté de façon non significative entre 2020 et 2023, avant de diminuer de nouveau en 2024. Les taux d’ISO de la hanche et du genou montrent une variation continue entre les administrations. Les tendances à long terme des hôpitaux du National Health Service en Angleterre indiquent une diminution régulière et soutenue de l’incidence des ISO de la hanche et du genou en milieu hospitalier au cours de la dernière décennie, de 2015 à 2025 Footnote 16. De 2020 à 2024, les taux d’ISO de la hanche en Australie-Occidentale étaient plus élevés que ceux rapportés par le PCSIN (0,75 contre 0,64 infection pour 100 interventions), tandis que les taux d’ISO du genou étaient plus faibles (0,29 contre 0,36 pour 100 interventions) Footnote 14.

Infections du site opératoire de la dérivation du liquide céphalorachidien : Le taux global d’ISO liées à la dérivation du LCR était de 2,55 pour 100 interventions chirurgicales entre 2020 et 2024. Le taux est similaire à celui précédemment rapporté par le PCSIN de 2019 à 2023 (2,89 pour 100 interventions); toutefois, les différences peuvent refléter des changements dans la participation des hôpitaux (deux hôpitaux de moins ont participé à la déclaration des ISO liées aux dérivations du LCR en 2024 au moment de cette étude) Footnote 10. Une enquête nationale menée en Angleterre en 2017 a fait état d’un taux moyen d’infection liées aux dérivations du LCR de 1,9 % (intervalle : 0 %–4,4 %), ce qui est inférieur au taux global rapporté par le PCSIN Footnote 17. En revanche, une étude rétrospective menée dans un seul centre en Suède a révélé un taux plus élevé d’infection par la dérivation du LCR de 4,8 % chez les patients adultes ayant subi une chirurgie hydrocéphalique entre 2013 et 2019 Footnote 16.

Les taux d’infection liés aux dérivations du liquide céphalorachidien varient considérablement selon la population (pédiatrique vs adulte), le centre et le pays Footnote 18. Combiné à un manque de littérature récente, cela limite les comparaisons des données de ce rapport avec celles d’autres régions; par conséquent, les ISO liées aux dérivations du LCR rapportées durant cette période ont été comparées aux données de surveillance du PCSIN publiées antérieurement Footnote 10Footnote 11Footnote 19. Conformément aux résultats précédents, les taux d’ISO liées aux dérivations du LCR ont fluctué entre 2020 et 2024 Footnote 10Footnote 11Footnote 19. Les taux observés de 2020 à 2024 étaient inférieurs à ceux rapportés dans des périodes antérieures (2000–2002), tant chez les patients pédiatriques (3,1 % contre 4,9 %) que chez les patients adultes (2,2 % contre 3,2 %), et étaient comparables au rapport le plus récent Footnote 10Footnote 19.

Infections du site opératoire cardiaques pédiatriques : De 2020 à 2024, les hôpitaux du PCSIN ont rapporté un taux global d’ISO cardiaques pédiatriques de 3,7 infections pour 100 interventions, sans tendance significative observée sur la période de cinq ans. En raison de l’absence de rapports nationaux publiés provenant d’autres administrations, ces données n’ont pas pu être comparées directement à celles d’autres pays. Des études monocentriques provenant de plusieurs juridictions ont observé des taux variables d’ISO cardiaques pédiatriques : de 0,9 infection pour 100 interventions dans un centre en Californie, aux États-Unis Footnote 20 à 1,97 dans un centre en Ontario, au Canada de 2022 à 2023 Footnote 21, jusqu’à 4,34 dans un centre au Chili de 2015 à 2020 Footnote 22. Cependant, ces études peuvent ne pas être représentatives de l’ensemble du pays. Comparativement aux données de surveillance du CNISP déjà publiées, les taux d’ISO cardiaques pédiatriques sont demeurés relativement stables depuis le début de la collecte des données en 2010. De 2011 à 2020, le taux d’infection était de 3,5 pour 100 interventions Footnote 11.

Antibiogramme

Les comparaisons pertinentes avec d’autres régions sont limitées en raison de lacunes dans la littérature récente et des variations dans la façon dont les données d’antibiogramme sont rapportées pour les infections liées aux dispositifs et aux interventions chirurgicales. Pour y remédier, nous avons comparé les données de 2020–2024 avec les données de surveillance du PCSIN de 2011–2020; cependant, comme les périodes se chevauchent, les changements observés pourraient ne pas refléter les tendances réelles et devraient être interprétés avec prudence Footnote 11. Le pourcentage d’isolats de S. aureus qui étaient des SARM parmi les BACC-USI (15 %) et les ISO (11 %) dans le réseau du PCSIN est demeuré relativement stable au cours de la période 2020–2024 par rapport aux données de surveillance antérieures de 2011–2020, où les SARM représentaient 15 % des BACC-USI et 14 % des ISO. Parmi les Enterococcus spp. identifiés dans les BACC-USI, 25 % étaient des Enterococci résistants à la vancomycine, contre 16 % en 2011–2020 Footnote 11. Au cours de la période 2011–2020, les résultats de la résistance au méropénem chez les Pseudomonas spp. identifiés dans les BACC-USI n’étaient pas disponibles; cependant, dans les rapports de surveillance ultérieurs du PCSIN, une diminution de la résistance a été observée; de 38 % en 2018–2022 à 30 % en 2019–2023 et 23 % en 2020–2024 Footnote 10Footnote 12. La résistance au méropénem parmi les autres pathogènes à Gram négatif identifiés dans les BACC-USI variait de 0 % à 9 % en 2020–2024 et de 2 % à 7 % en 2011–2020 Footnote 11.

Points forts et limites

Le principal atout de la surveillance du PCSIN est la collecte normalisée de données épidémiologiques et moléculaires détaillées provenant d’un vaste réseau représentatif d’hôpitaux sentinelles à travers le Canada. De 2020 à 2024, la couverture par le PCSIN des lits de soins de courte durée au Canada est passée de 35 % à 49 %, avec notamment une représentativité accrue des populations nordiques, communautaires, rurales et autochtones. Pour améliorer encore la représentativité, le PCSIN a lancé un ensemble de données simplifié accessible à tous les hôpitaux de soins de courte durée du Canada, afin de collecter et de visualiser les données sur les taux annuels d’IN. Malgré la meilleure représentativité des données de surveillance du PCSIN, le nombre d’hôpitaux participant à chaque projet de surveillance des IN était différent et les données épidémiologiques recueillies se limitaient aux renseignements disponibles dans les dossiers des patients. En ce qui concerne la surveillance des BACC, les données étaient limitées aux infections survenant dans les USI et, de ce fait, ne représentent qu’un sous-ensemble des BACC survenant à l’hôpital. De plus, lorsque nous comparons nos taux d’infection aux données provenant d’autres pays, il faut tenir compte de plusieurs limites, y compris les différences dans les méthodes de surveillance, les populations de patients et le nombre et les types d’hôpitaux sous surveillance.

Conclusion

Ce rapport résume 1 846 infections liées à des dispositifs et 1 014 infections liées à des interventions chirurgicales ainsi que les données d’antibiogrammes identifiées au cours de cinq années de surveillance (2020–2024) dans 67 hôpitaux du pays. Au cours de cette période, les taux d’infections nosocomiales liées aux dispositifs et aux interventions chirurgicales ont fluctué d’une année à l’autre, sans tendance significative sur l’ensemble de la période étudiée. La collecte et l’analyse des données de surveillance nationales sont importantes pour comprendre et réduire le fardeau des IN liées aux dispositifs et aux interventions chirurgicales. Ces données fournissent des taux de référence pour les comparaisons nationales et internationales et permettent d’orienter les programmes et politiques de gestion des antimicrobiens et de prévention et de contrôle des infections.

Déclaration des auteurs

Les hôpitaux du Programme canadien de surveillance des infections nosocomiales ont apporté leur expertise dans l’élaboration de protocoles ainsi que dans la collecte et la soumission de données épidémiologiques et microbiologiques. Des épidémiologistes de l’Agence de la santé publique du Canada ont été chargés de la conception, de l’analyse, de l’interprétation, de la rédaction et de la révision de l’article.

Intérêts concurrents

Aucun.

Remerciements

Nous remercions les médecins, les épidémiologistes, les spécialistes de la lutte contre les infections et le personnel de laboratoire de chaque hôpital participant pour leur contribution : Hôpital général de Vancouver (VGH), Vancouver, Colombie-Britannique (BC); Hôpital général de Richmond, Richmond, BC; Hôpital de l’Université de la Colombie-Britannique, Vancouver, BC; Lion’s Gate, North Vancouver, BC; Hôpital général de Victoria, Victoria, BC; Hôpital Royal Jubilee, Victoria, BC; Hôpital général régional de Nanaimo, Nanaimo, BC; BC Women’s Hospital, Vancouver, BC; Hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique, Vancouver, BC; Hôpital général de Kelowna, Kelowna, BC; Hôpital régional de Penticton, Penticton, BC; Hôpital universitaire Northern BC, Prince George, BC; Hôpital régional d’Abbotsford, Abbotsford, BC; Hôpital général de Chilliwack, Chilliwack, BC; Hôpital Royal Columbian, New Westminster, BC; Hôpital Memorial de Surrey, Surrey, BC; Centre Peter Lougheed, Calgary, Alberta (AB); Hôpital général Rockyview, Calgary, AB; South Health Campus, Calgary, AB; Centre médical Foothills, Calgary, AB; Hôpital pour enfants de l’Alberta, Calgary, AB; Hôpital de l’université de l’Alberta, Edmonton, AB; Hôpital pour enfants Stollery, Edmonton, AB; Hôpital Royal Universitaire, Saskatoon, Saskatchewan (SK); Hôpital général de Regina, Regina, SK; Hôpital Pasqua, Regina, SK; Hôpital St. Paul’s, Saskatoon, SK; Centre des sciences de la santé-Winnipeg, Winnipeg, Manitoba (MB); Hôpital pour enfants de l’Université du Manitoba, Winnipeg, MB; Children’s Hospital of Western Ontario, London, Ontario (ON); Hôpital Victoria, London, ON; Hôpital universitaire, London, ON; Hôpital Toronto General, Toronto, ON; Hôpital Toronto Western, Toronto, ON; Hôpital Mount Sinai, Toronto, ON; Hôpital Sunnybrook, Toronto, ON; Hôpital général de Kingston, Kingston, ON; L’Hôpital pour enfants malades, Toronto, ON; Hôpital pour enfants McMaster, Hamilton, ON; Centre de soins de santé St-Joseph, Hamilton, ON; Hôpital et Centre de cancérologie Juravinski, Hamilton, ON; Centre des sciences de la santé de Hamilton, Hamilton, ON; le Campus Civic de l’Hôpital d’Ottawa, Ottawa, ON; Campus Général de l’hôpital d’Ottawa, Ottawa, ON; Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa, Ottawa, ON; Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO), Ottawa, ON; Hôpital général North York, Toronto, ON; Hôpital régional de Sudbury, Sudbury, ON; SMBD — Hôpital général juif, Montréal, Québec (QC); Hôpital de Montréal pour enfants, Montréal, QC; Hôpital Maisonneuve-Rosemont, Montréal, QC; Hôtel-Dieu de Québec, QC; Centre hospitalier de l’Université de Montréal, Montréal, QC; Hôpital général de Montréal, Montréal, QC; Centre Hospitalier Universitaire Sainte-Justine, Montréal, QC; Hôpital Royal Victoria, Montréal, QC; Hôpital neurologique de Montréal, Montréal, QC; L’hôpital de Moncton, Moncton, Nouveau-Brunswick (NB); Halifax Infirmary, Halifax, Nouvelle-Écosse (NS); Victoria General, Halifax, NS; Hôpital général de Dartmouth, Halifax, NS; Centre de Santé IWK, Halifax, NS; General Hospital & Miller Centre, St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador (NL); Centre de santé et de réhabilitation de l’Hôpital pour enfants Janeway, St. John’s, NL; Hôpital St. Clare’s Mercy, St. John’s, NL; Hôpital régional Western Memorial, Corner Brook, NL; Centre de santé régional James Paton, Gander, NL.

Nous remercions le personnel de l’Agence de la santé publique du Canada au Centre de la lutte contre les maladies transmissibles et les infections, Ottawa, Ontario (J. Bartoszko, J. Cayen, K. Choi, N. Jeyakumar, D. Lee, M. LaFreniere, C. Lybeck, C. McClellan, E. McGill, A. Neitzel, N. Papayiannakis, S. Rudat, A. Silva, Z. Suleman, O. Varsaneux) et le Laboratoire national de microbiologie, Winnipeg, Manitoba (S. Ahmed, A. Bangit, A. Bharat, T. Du, R. Edirmanasinghe, K. Fakharuddin, G. Golding, G. Grewal, R. Hizon, X. Li, L. Mataseje, M. McCracken, M. Reimer, N. Lerminiaux, J. Tinsley).

Financement

Ce travail a été soutenu par l’Agence de la santé publique du Canada.

Appendice

Du matériel supplémentaire est disponible sur demande auprès de l’auteur : cnisp-pcsin@phac-aspc.gc.ca

Définitions de cas

Tableau A1 : Taux d’infections du système sanguin associées aux cathéters centraux pour 1 000 jours-cathéters, par type d’unité de soins intensifs, 2020–2024

Tableau A2 : Taux d’infections du site opératoire de la hanche et du genou pour 100 interventions chirurgicales, 2020–2024

Tableau A3 : Taux d’infection du site opératoire de la dérivation du liquide céphalorachidien pour 100 interventions chirurgicales, par type d’hôpital, 2020–2024

Tableau A4 : Taux d’infections du site opératoire cardiaques pédiatriques pour 100 interventions chirurgicales, 2020–2024

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2026-05-29