Annexe B (projets actuels) : Rapport d'étape sur le VIH/sida et les populations distinctes : Femmes

Annexe B : Projets actuels ou récents de recherche sur le VIH/sida chez les femmes au Canada

Projet R1

Migration, mobilité et santé des personnes bispirituelles et LGBTTQ autochtones

Chercheur principal : Janice Ristock, Département des études féministes, Université du Manitoba

Résumé : S’inscrivant dans un programme intégré de recherche intitulé Sexualité et Genres : Vulnérabilité et Résilience (CP : Danielle Julien, UQAM)), ce projet pilote porte sur les trajectoires de migration et la mobilité des Autochtones s’identifiant comme bispirituels, lesbiennes, gais, bisexuels, queers et/ou transgenres et sur les effets de ces facteurs sur leur santé et leur bien-être. Les situations étudiées pourront comprendre la migration vers les centres urbains ou les collectivités rurales à partir des réserves (et les allers-retours subséquents) de même que la résidence et les déménagements au sein d’une même collectivité. Nous nous intéresserons à l’intersection entre les identités sexuelle et de genre, et les identités culturelle/autochtone et d’autre nature dans le contexte historique et actuel de la colonisation du Canada. Dans cette perspective, nous viserons les objectifs suivants :

  1. examiner les trajectoires et les expériences de migration des Autochtones LGBTTQ, la santé et le bien-être de ces derniers dans ce contexte et leur utilisation des services sociaux et de santé (services généraux et services destinés aux Autochtones ou aux LGBTTQ) et
  2. acquérir de nouvelles connaissances pouvant mener à des recherches futures profitant directement aux LGBTTQ, aux collectivités autochtones, aux fournisseurs de services et aux organismes de services de santé et de services sociaux autochtones.

Durée : 2006-2011

Bailleur de fonds : IRSC

Référence : Recherche VIH in the Prairies: A Compendium

Sujet : personnes bispirituelles et LGBTTQ autochtones

Projet R2

Avancement de la recherche sur les services liés au VIH : élargir le modèle comportemental d’accès aux soins de santé d’Andersen

Chercheur principal : Catherine A. Worthington

Résumé : La recherche portant sur les services liés au VIH de même que l’évaluation de ces services ont montré que, pour être efficaces, ceux-ci doivent être adaptés aux cultures, aux collectivités et aux contextes particuliers aux populations infectées et aux populations à risque de contracter le VIH, notamment en raison du fait qu’un bon nombre de ces populations sont vulnérables ou marginalisées. Cette adaptation doit être le résultat d’efforts de recherche concertée. L’objectif de ce programme de recherche de cinq ans, qui est financé par une bourse de nouveau chercheur des IRSC, est de mener un ensemble de projets de recherche concertée et interdisciplinaire dans le but d’améliorer les services de santé liés au VIH offerts à certains groupes; c’est ainsi que deux projets porteront sur les services offerts aux personnes vivant avec le VIH, tandis que deux autres seront axés sur les services offerts à certaines populations à risque. Le premier projet (financé par les IRSC pour la période 2003-2005) renseignera les professionnels spécialistes du VIH et de la réadaptation sur la manière dont les services de réadaptation pourraient participer à l’amélioration des soins offerts aux personnes vivant avec le VIH. Le deuxième projet (financé par le CRSH pour 2003-2006) informera les cliniciens spécialistes des soins liés au VIH des améliorations susceptibles d’être apportées aux pratiques de recherche clinique en ce qui concerne les patients vivant avec le VIH. Le troisième projet (soumis aux IRSC) visera à informer les fournisseurs de services destinés aux Autochtones et liés au VIH sur les connaissances, les attitudes, les expériences et les croyances des femmes autochtones de l’Ontario relativement au VIH et au risque de contracter l’infection. Cette démarche aura pour but d’améliorer les services offerts à cette population vulnérable. Le quatrième projet de recherche (faisant l’objet d’une priorité de financement de la part de Santé Canada pour 2004) permettra à un groupe d’organismes œuvrant auprès des jeunes de la rue et des personnes séropositives d’acquérir des connaissances sur les jeunes de la rue de Calgary et sur leur risque de contracter le VIH et d’autres maladies, leurs forces, leurs stratégies d’adaptation et leurs besoins en matière de services. Tous ces projets de recherche seront réalisés en collaboration et favoriseront la participation directe des fournisseurs de services et des membres des populations à l’étude afin de favoriser le partage des connaissances et l’application rapide des résultats de la recherche.

Durée : juillet 2005 – juin 2010

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Initiative de recherche clinique/Bourse de nouveau chercheur de l’Institut des services et des politiques de la santé des IRSC

Référence : base de données des IRSC

Sujet : femmes autochtones

Projet R3

Utilisation du traitement antirétroviral comme outil supplémentaire de prévention chez les couples sérodiscordants de l’Ouganda

Chercheur principal : David M. Moore, Université de la Colombie-Britannique

Résumé : En dépit de l’importance des efforts de prévention déployés ces 20 dernières années, le VIH continue de se propager partout dans le monde; en effet, l’Ouganda est l’un des rares pays qui ont connu une diminution du nombre de personnes infectées au cours des dernières années. Certaines enquêtes ont fait ressortir une réduction des comportements à risque qui est probablement attribuable aux campagnes de prévention de la transmission du VIH; cependant, cette modification des comportements sexuels n’a pas entraîné de baisse du nombre annuel estimatif de nouveaux cas d’infection par le VIH. Il nous apparaît évident que des mesures de prévention s’avèrent nécessaires, outre la distribution de condoms et le counseling auprès des personnes à risque de contracter le VIH. Un grand nombre de projets de recherche axés sur la prévention du VIH ont eu comme objectif la mise au point de nouvelles technologies comme les vaccins et les microbicides. Or, les traitements à base d’antirétroviraux (ARV) prescrits en Amérique du Nord et en Europe depuis une dizaine d’années, dont la capacité d’améliorer considérablement la survie chez les patients infectés par le VIH a été établie, pourraient aussi jouer un rôle important dans la prévention des infections, étant donné qu’ils réduisent la concentration de VIH dans le sang. Plusieurs études, dont une a été réalisée par le Centre d’excellence de la Colombie-Britannique sur le VIH/sida, ont en effet conclu que les ARV pourraient avoir contribué à prévenir le VIH en Amérique du Nord, en Extrême-Orient et en Europe, où l’utilisation de ces médicaments est répandue depuis 1996. On ignore toutefois dans quelle mesure les ARV peuvent protéger contre l’infection par le VIH, en sus de la protection conférée par les préservatifs et le counseling. Les personnes séronégatives vivant avec un partenaire sexuel séropositif forment l’une des populations présentant le plus grand risque de contracter le VIH en Ouganda. Comme la littérature semble indiquer que la transmission du virus entre conjoints sérodiscordants serait à l’origine d’un grand nombre de nouvelles infections par le VIH, nous avons décidé d’étudier l’efficacité des ARV dans la prévention de la transmission du VIH au sein de ces couples, lorsque le partenaire séropositif reçoit déjà des soins de base liés au VIH ou un traitement antirétroviral.

Durée : octobre 2008 – septembre 2011

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Subvention de fonctionnement

Référence : base de données des IRSC

Sujet : recherche biomédicale sur le VIH/sida (d’intérêt pour le Canada)

Projet R4

Renforcement des capacités afin d’accroître l’observance du traitement antirétroviral et l’adoption de comportements sexuels préventifs chez les patients venant de régions où l’accès aux ressources est limité ou y habitant

Chercheur principal : Vinh-Kim Nguyen, Institut Lady Davis, Hôpital général juif (Montréal)

Résumé : Ce projet vise à relever les défis posés par l’élargissement de l’accès aux traitements à base d’antirétroviraux (ARV) en Afrique et la progression de l’épidémie chez les femmes venant de pays où l’infection est endémique qui vivent au Canada. Nous nous intéresserons plus particulièrement à la transmission de connaissances dans le but d’améliorer l’efficacité du traitement et l’utilisation des mesures de prévention chez les patients suivant un traitement antirétroviral, particulièrement les femmes venant de pays où l’infection est endémique ou y habitant. Nous réaliserons notre étude de cohorte prospective multicentrique dans 6 établissements du Burkina Faso et du Mali prescrivant des ARV. Nous recruterons 800 patients débutant un traitement antirétroviral afin de

  1. décrire l’efficacité du traitement à l’aide de paramètres immunologiques et cliniques (bilan CD4, maladie définissant le sida et décès);
  2. décrire l’observance du traitement antirétroviral hautement actif (TAHA) à l’aide de questionnaires que nous avons déjà validés auprès de cette population, en établissant le délai avant l’abandon du traitement;
  3. décrire l’adoption de comportements sexuels permettant de réduire le risque de transmission du VIH par le calcul du délai avant l’utilisation systématique d’un préservatif par les personnes infectées ayant un partenaire sexuel stable de même que le calcul du délai avant l’annonce de leur séropositivité à leur(s) partenaire(s) chez les patients qui ne l’ont pas encore fait.

Des modèles stratifiés selon le sexe seront produits dans le but de déterminer les facteurs qui influencent l’observance du traitement et l’adoption de comportements préventifs chez les femmes et les hommes.

Durée : juillet 2006 – mars 2009

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Renforcement des capacités grâce à un rehaussement des subventions de fonctionnement relatives au VIH/sida

Référence : Recherche VIH

Sujet : femmes venant de pays où le VIH est endémique

Projet R5

Immunité cellulaire contre le VIH-1 dans les voies génitales féminines

Chercheur principal : Dr Anuradha Rebbapragada, Université de Toronto

Résumé : non accessible

Durée : septembre 2004 – août 2006

Bailleur de fonds : Réseau ontarien de traitement du VIH

Référence : Recherche VIH

Sujet : recherche biomédicale sur le VIH/sida (d’intérêt pour le Canada)

Projet R6

Équipe des IRSC sur le traitement contre le VIH et le vieillissement

Chercheur principal : Hélène Côté, Université de la Colombie-Britannique

Résumé : À l’échelle planétaire, environ 18 millions de femmes vivent avec le VIH; celles-ci sont majoritairement en âge de procréer, et environ 3 millions d’entre elles donnent naissance chaque année. La prise d’antirétroviraux (ARV) par les femmes enceintes séropositives réduit le taux de transmission périnatale d’environ 25 % à moins de 1 % et revêt une importance cruciale dans le maintien de la santé des femmes qui sont à risque de contracter des infections opportunistes graves ou de mourir pendant la grossesse. Les guides de bonnes pratiques cliniques recommandent actuellement l’administration d’une polythérapie antirétrovirale à toutes les femmes enceintes infectées par le VIH. La communauté internationale s’emploie à augmenter rapidement l’accès aux ARV dans les pays en développement, et, bientôt, des millions d’enfants naîtront après avoir été exposés in utero aux ARV. Cependant, bien que la grande efficacité des ARV dans la prévention de la transmission du VIH soit reconnue, peu de données ont jusqu’à présent été recueillies relativement aux effets indésirables qui pourraient être associés à l’exposition des fœtus en développement et des nourrissons à ces médicaments. Les ARV utilisés dans le traitement de l’infection par le VIH pourraient avoir des effets indésirables chez l’embryon, le fœtus ou le nourrisson en développement. Comme il y a tout lieu de croire que les effets potentiels de ces médicaments seront plus importants si l’exposition a lieu pendant une période de croissance et de développement rapides, il est primordial d’évaluer les effets des ARV sur ces enfants. Nous savons déjà que, chez l’humain, les ARV ciblant le VIH peuvent entraîner des changements moléculaires de l’ADN extrêmement semblables à ceux qui sont attribuables au vieillissement, et que ces changements sont associés à des maladies génétiques et à des affections dont la prévalence augmente avec l’âge, comme les maladies dégénératives et les cardiopathies. L’objectif de notre équipe est de mettre au point un programme de recherche axé sur les effets modulateurs potentiels des ARV ciblant le VIH sur les phénomènes biologiques liés au vieillissement chez la population pédiatrique, plus précisément chez les enfants séronégatifs ayant subi une exposition périnatale (avant et après leur naissance) aux ARV et chez les enfants séropositifs recevant un traitement antirétroviral. À notre connaissance, nous sommes le seul groupe au Canada à étudier les problèmes posés par la toxicité de l’exposition périnatale et pédiatrique aux ARV ciblant le VIH, ce qui nous place dans une position privilégiée pour mener le programme de recherche financé grâce à cette subvention aux équipes émergentes.

Durée : octobre 2007 – septembre 2012

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC)) – Subvention aux équipes émergentes – VIH/sida

Référence : base de données des IRSC

Sujet : transmission verticale

Projet R7

Analyse comparative de la visibilité des femmes et des hommes infectés dans le discours et les messages médiatisés sur le VIH/sida

Chercheur principal : Maria N. Mensah, Université du Québec à Montréal

Résumé : non accessible

Durée : janvier 2005 – janvier 2008

Bailleur de fonds : Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH)

Référence : Recherche VIH

Sujet : analyse sexospécifique (études féministes, étude comparative, femmes et hommes vivant avec le VIH)

Projet R8

Constructing HIV risk: Sexual and drug use networks and increased vulnerabilities among survival sex workers

Chercheur principal : Kate Shannon, Université de la Colombie-Britannique

Co-chercheurs : Dr. Mark Tyndall, Dr. Thomas Kerr

Résumé : non accessible

Durée : janvier 2006 – décembre 2006

Bailleur de fonds Michael Smith Foundation for Health Research - Bourse d"études

Référence : Recherche VIH

Sujet : travailleurs du sexe, sexe de survie, utilisateurs de drogues par injection, femmes

Projet R9

Correlates and control of HIV shedding and transmission in semen

Chercheur principal : Rupert Kaul, Université de Toronto

Résumé : La pandémie d’infection par le VIH-1 a jusqu’à présent fait plus de 20 millions de victimes et, à ce jour, 43 millions de personnes vivent avec le virus. L’acquisition du VIH par exposition à du sperme contaminé lors d’un contact sexuel est le principal facteur à l’origine de la pandémie mondiale; cependant, de nombreux aspects de ce mode de transmission du VIH sont actuellement loin d’avoir été élucidés. Il reste encore beaucoup à faire en recherche afin de pouvoir jeter les bases de l’élaboration d’une politique rationnelle en santé publique et de la mise au point de stratégies thérapeutiques innovantes. Notre équipe s’intéresse depuis longtemps à la virologie, à l’immunologie et aux corrélats cliniques de l’excrétion du VIH et de sa transmission dans les voies génitales; nous souhaitons maintenant nous consacrer davantage à l’étude de l’excrétion du VIH dans le sperme afin de définir les corrélats de la transmission du virus au sein d’une cohorte définie composée d’hommes séropositifs recrutés à Toronto. Nous tenterons :

  1. de comprendre les corrélats cliniques et biologiques de l’excrétion disproportionnée (autant élevée que faible) du VIH dans le sperme des hommes infectés recevant ou non un traitement antirétroviral,
  2. d’étudier la transmission du VIH par contact entre le sperme contaminé et l’épithélium des voies génitales féminines de même que le rôle joué par certains facteurs relatifs à l’hôte et au virus et
  3. d’examiner, selon une approche prospective, les différences entre le VIH présent dans le sang et le VIH excrété dans le sperme des hommes infectés.

Nos recherches nous aideront à mieux comprendre les raisons expliquant les taux variés d’excrétion virale dans le sperme chez les hommes infectés de même que l’effet des facteurs relatifs à l’hôte et au virus sur les taux observés, et elles guideront la mise au point de meilleurs outils thérapeutiques et mesures de santé publique afin de prévenir la transmission du VIH par contact avec le sperme.

Durée : octobre 2006 – septembre 2011

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Subvention de fonctionnement

Référence : base de données des IRSC

Sujet : recherche biomédicale sur le VIH/sida (d’intérêt pour le Canada)

Projet R10

Détermination d’associations efficaces d’agents antiviraux afin de diminuer le risque de transmission du VIH par contact sexuel

Chercheur principal : Susan M. Schader, Hôpital général juif (Montréal)

Résumé : L’épidémie d’infections par le VIH continue de se propager rapidement dans les pays en développement, particulièrement chez les femmes, qui représentent actuellement presque la moitié des adultes infectés et une proportion grandissante des nouveaux cas d’infection. Dans les régions les plus touchées par l’épidémie, presque 60 % des adultes vivant avec le VIH sont des femmes, et les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans sont trois à quatre fois plus à risque de contracter l’infection que les hommes du même âge. En raison de l’absence d’un traitement antirétroviral facilement accessible et à un coût abordable, un grand nombre de ces femmes n’auront que peu de chances de survie à long terme. La mise au point de mesures de prévention de l’infection par le VIH efficaces et peu coûteuses répond donc à un besoin criant. La recherche axée sur le développement de gels ou de crèmes topiques peu coûteux pour prévenir la transmission du VIH par contact sexuel gagne actuellement du terrain. Ces produits, appelés « microbicides », représenteraient pour les femmes des pays en développement une manière efficace de se protéger contre le VIH sans avoir à en informer leur conjoint, à obtenir le consentement de ce dernier ou à dépendre de sa volonté à utiliser le condom. Le succès du traitement de l’infection systémique par le VIH-1 actuellement observé en Amérique du Nord et en Europe pourrait être en grande partie attribuable aux régimes de traitement utilisés. En effet, l’association de plusieurs médicaments antiviraux fournit au patient un arsenal contre la réplication du VIH, qui se révèle plus efficace que l’utilisation d’un seul médicament en bloquant de nombreuses étapes du cycle réplicatif du virus plutôt qu’une seule, ce qui rend l’adaptation du VIH et donc le développement d’une résistance au traitement plus difficiles. De même, les microbicides pourraient s’avérer plus efficaces s’ils associaient plusieurs médicaments dans leur formulation, surtout dans le contexte actuel de hausse de la transmission de VIH résistants aux médicaments. Une association de médicaments pourrait aussi diminuer les effets indésirables nocifs du traitement et être propice à l’apparition d’une synergie. Notre étude aura donc comme objectif de déterminer les combinaisons d’ingrédients actifs permettant de prévenir avec la plus grande efficacité la transmission du VIH par contact sexuel.

Durée : mai 2008 – avril 2011

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Bourse d’études supérieures du Canada Frederick Banting et Charles Best – Bourse au doctorat

Référence : base de données des IRSC

Sujet : recherche biomédicale sur le VIH/sida (d’intérêt pour le Canada)

Projet R11

Détermination de l’efficacité du traitement antirétroviral dans la prévention de la transmission hétérosexuelle du VIH chez les couples sérodiscordants de l’Est de l’Ouganda

Chercheur principal : David M. Moore, Université de la Colombie-Britannique

Résumé : Bien que la prévalence de l’infection par le VIH ait considérablement chuté en Ouganda depuis le début des années 1990, elle n’en demeure pas moins inacceptablement élevée : en 2005, en effet, 7,3 % des femmes adultes et 6,3 % des hommes adultes étaient infectés par le VIH. Fait préoccupant, l’incidence de l’infection par le VIH est quant à elle demeurée essentiellement inchangée en Ouganda au cours des dix dernières années, et elle pourrait même avoir augmenté. C’est dans ce contexte que l’accès aux antirétroviraux (ARV) a graduellement augmenté en Ouganda depuis le début de 2003; cependant, environ 8 % seulement de la population séropositive totale du pays reçoit à ce jour un traitement. Le rôle joué par les ARV dans la prévention de la transmission du VIH dans les pays industrialisés, qui était jusqu’à présent grandement sous-estimé, a récemment été mis en lumière à l’aide d’études en population; il est cependant difficile d’estimer le rôle préventif que pourraient jouer les ARV dans la région subsaharienne en raison du manque de données sur l’efficacité des ARV à réduire la transmission hétérosexuelle du VIH. Théoriquement, le TAHA devrait réduire la transmission hétérosexuelle avec une grande efficacité, étant donné que le risque de transmission du VIH est étroitement lié à la charge virale du sujet infecté. Dans les faits, par contre, seulement deux études ont estimé l’efficacité des ARV à cet égard. Nous souhaitons réaliser une étude observationnelle auprès de deux groupes formés de couples hétérosexuels sérodiscordants qui vivent sous le même toit; le premier groupe sera composé des couples dont le partenaire séropositif suit un traitement à base d’ARV puisque sa condition ou ses résultats de laboratoire le permettent, tandis que le deuxième groupe sera formé des couples dont le partenaire séropositif ne remplit pas les conditions permettant de recevoir un traitement à base d’ARV. Les couples seront recrutés auprès des clients de la AIDS Support Organization des districts de Mbale et de Soroti, dans l’Est de l’Ouganda.

Durée : juillet 2008 – juin 2013

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Bourse nouveau chercheur pour la recherche services/population sur le VIH/sida

Référence : base de données des IRSC

Sujet : recherche biomédicale sur le VIH/sida (d’intérêt pour le Canada)

Projet R12

Développement et validation d’une intervention ciblée auprès de femmes vivant avec le VIH : être en contrôle de sa vie sur les plans personnel, interpersonnel, sexuel et social

Chercheur principal : Joanne Otis, Université du Québec à Montréal

Résumé : La qualité de vie des femmes vivant avec le VIH (FVVIH) est grandement affectée par le manque de contrôle qu’elles expérimentent dans leur quotidien. Fort des connaissances acquises sur l’expérience des femmes vivant avec le VIH de la région montréalaise (Trottier et al., 2005) et face au peu d’interventions semblant répondre aux besoins spécifiques émergeant de cette étude, le projet-pilote vise à développer, implanter et évaluer de façon formative une intervention ciblée (Intervention Mapping, Bartholomew et al., 2000) à l’intention des FVVIH dans le but d’améliorer leur contrôle à l’égard des dimensions personnelle, interpersonnelle, sexuelle et sociale de leur vie. Ce projet-pilote sera mis en place en collaboration avec les intervenants de 14 groupes communautaires-collaborateurs. En second lieu, la faisabilité d’une éventuelle recherche évaluative sommative visant à documenter les effets directs et indirects de cette intervention sera explorée. L’intervention ciblée développée sera offerte à quatre groupes distincts de femmes vivant avec le VIH (n = 32) qui participeront à des ateliers, chacun d’eux touchant une sphère de vie en particulier (personnelle, interpersonnelle, sexuelle et sociale). Diverses méthodes de collecte de données (journal de bord du formateur, observation directe des ateliers, plénière tenue avec les femmes suite à chaque atelier et questionnaires auto-administrés avant-après) permettront de réajuster l’intervention en cours de route, de documenter la mise en oeuvre de l’intervention et les conditions qui l’influencent et de donner l’appréciation qu’en font les femmes en termes de structure, de processus et d’atteinte des objectifs. En lien avec l’Initiative fédérale de lutte contre le VIH/sida au Canada, ce projet-pilote devrait contribuer au renforcement du potentiel des FVVIH et à l’amélioration de leur qualité de vie.

Durée : mars 2006 – février 2007

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Projet pilote sur le VIH/sida

Référence : Recherche VIH

Sujet : femmes vivant avec le VIH

Projet R13a

Élaboration d’une intervention de prévention du VIH/sida visant les travailleuses du sexe en établissement et leurs partenaires

Chercheur principal : David Michael Patrick, BC Centre for Disease Control

Résumé : Les travailleuses du sexe (TS) pratiquant en établissement (p. ex. salons de massage et agences d’escortes) forment au Canada une population à risque de contracter le VIH/sida importante quoique peu visible. Notre projet de recherche communautaire aura pour objectif la mise sur pieds d’une intervention de prévention du VIH réalisable et adaptée à la culture et au sexe de la personne, à l’intention des TS en établissement et des hommes sollicitant leurs services (clients) de la région de Vancouver. Des collaboratrices (ex-TS) nous aideront à effectuer une enquête auprès de 300 TS en établissement et clients; nous réaliserons aussi des entrevues approfondies axées sur la manière dont les TS en établissement et leurs clients prennent les décisions liées aux comportements présentant un risque de transmission du VIH/sida (p. ex. utilisation du préservatif). Nous utiliserons les résultats de l’étude afin d’élaborer un programme de prévention du VIH/sida en collaboration avec des membres de la collectivité. La population formée des travailleuses du sexe et de leurs clients, quoique importante en soi, ne représente qu’une fraction d’un réseau beaucoup plus vaste de contacts sexuels s’étendant à la population générale (épouses, petites amies, maris, petits amis et autres partenaires sexuels non liés au travail du sexe); les conclusions tirées de notre étude pourraient donc grandement contribuer à la réduction du risque global de contracter le VIH/sida pour la vaste population composée des travailleuses du sexe et de leurs clients de même que de tous leurs autres partenaires sexuels non liés au commerce du sexe.

Durée : janvier 2006 – mars 2009

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Programme de recherche communautaire sur le VIH/sida – Général – Subvention de fonctionnement

Référence : Recherche VIH

Sujet : travailleuses du sexe (Vancouver)

Projet R13b

Élaboration d’une intervention de prévention du VIH/sida visant les travailleuses du sexe en établissement et leurs partenaires

Chercheur principal : Caitlin Johnston

Résumé : En prévision de la Phase 3 du projet ORCHID, nous réaliserons une série de consultations en personne dans la collectivité (ateliers et rencontres) qui amèneront des pairs (femmes ayant déjà travaillé dans l’industrie du sexe), des dirigeants communautaires, des fournisseurs de services, des propriétaires et gérants d’établissements de services érotiques et des clients de sexe masculin à discuter des conclusions tirées de la Phase 2 et de la meilleure manière de les mettre à profit dans l’élaboration d’une initiative de prévention du VIH/ITS visant les TS et leurs clients. Les consultations permettront aux chercheurs de rédiger la première ébauche de la stratégie d’intervention. Le contenu de celle-ci dépendra de la tournure prise par les consultations, mais l’ébauche contiendra probablement de la documentation au sujet des étapes à suivre afin de réussir à joindre les TS en établissement et leurs clients, des prototypes d’outils éducatifs (affiches, bandes dessinées, dépliants ou vidéos, par exemple), des manuels de formation traitant du VIH et des ITS à l’intention des pairs et une description des stratégies de communication de base tenant compte du langage employé par la population ciblée et de sa culture. Dans le cadre de nos activités courantes d’application des connaissances, nous veillerons à donner accès au modèle élaboré au cours du projet ORCHID aux organisations communautaires oeuvrant dans d’autres contextes, au pays ou à l’étranger. Nous poursuivrons aussi nos consultations auprès de chercheurs du Center for AIDS Prevention Studies de l’Université de San Francisco et de leurs partenaires communautaires du Asia and Pacific Islanders Wellness Center. De plus, nous chercherons à ajouter d’autres organisations communautaires à notre réseau de contacts par le biais d’annonces publiées sur Internet, de présentations lors de congrès nationaux et internationaux et d’articles destinés à des publications révisées par les pairs. Nous poursuivrons aussi la rédaction et la mise à jour d’un « guide des méthodes » qui contiendra une description détaillée des méthodes de l’étude de même que des ressources, du matériel pédagogique et des modules de formation des pairs employés au cours du projet ORCHID.

Durée : janvier 2009 – décembre 2009

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Subvention pour réunions, planification et dissémination : supplément pour l’application des connaissances

Référence : base de données des IRSC

Sujet : travailleuses du sexe (Vancouver)

Projet R14

Étude développementale communautaire portant sur les facteurs favorisant la grossesse et le risque de contracter le VIH chez les jeunes femmes de la rue de Toronto

Chercheur principal : Dr. Allison Scott, Hôpital St. Michael’s

Résumé : non accessible

Durée : février 2007 janvier 2009

Bailleur de fonds : Réseau ontarien de traitement du VIH

Référence : Recherche VIH

Sujet : jeunes femmes (Toronto)

Projet R15

Aspect économique et équité de la prévention de la transmission mère-enfant du VIH/sida au Guatemala : projet pilote présentant un intérêt pour le Canada sur le plan de la méthodologie

Chercheur principal : Mira Johri, Université de Montréal

Résumé : Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a récemment octroyé au Guatemala une somme substantielle destinée au financement de sa stratégie de lutte contre le VIH/sida. Il est maintenant urgent à l’échelle nationale de mener en priorité des activités de recherche opérationnelle qui permettront de déterminer les pratiques exemplaires à adopter dans le cadre du nouveau programme de prévention de la transmission mère-enfant au Guatemala, et, ainsi, de guider l’élaboration de politiques en vue de l’application prochaine du programme partout au pays. À la suite d’une analyse de données détaillées sur la santé, les comportements et le statut socio-économique de 3 400 paires mère-enfant, nous souhaitons travailler en collaboration avec les décideurs pour définir les options permettant d’améliorer la rentabilité du programme. Ce faisant, nous bonifierons et mettrons à l’essai des outils méthodologiques d’évaluation économique en utilisant une analyse de régression suivie d’un calcul du bénéfice net incrémentiel, ce qui nous permettra d’évaluer à la fois les questions de la rentabilité et de l’équité. Les résultats de l’analyse seront d’un intérêt particulier pour le Guatemala et d’autres milieux aux ressources limitées, mais de nombreux autres pays, dont le Canada, pourront aussi profiter des avancées méthodologiques décrites.

Durée : avril 2006 – mars 2007

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Projet pilote sur le VIH/sida

Référence : Recherche VIH

Sujet : transmission verticale (d’intérêt pour le Canada)

Projet R16

Effet du traitement antirétroviral sur le taux d’ADN mitochondrial des cellules sanguines maternelles des femmes enceintes infectées par le VIH et dommages infligés à l’ADN mitochondrial des enfants exposés in utero aux antirétroviraux ciblant le VIH

Chercheur principal : Dr Deborah Money, Children and Women’s Health Centre of British Columbia

Résumé : Les grands avantages de l’administration de TAHA aux femmes enceintes doivent être nuancés par la compréhension des risques que peuvent représenter ces médicaments potentiellement toxiques pour la mère, le fœtus et l’enfant séronégatif ayant été exposé in utero aux antirétroviraux. Dans le cadre de notre étude, nous utiliserons une technique novatrice de dosage de l’ADN mitochondrial (ADNmt) auprès d’une cohorte composée de femmes enceintes séropositives recevant un TAHA et de leurs enfants afin de rechercher la présence d’une éventuelle toxicité mitochondriale auparavant méconnue.

Durée : décembre 2004 – juillet 2007

Bailleur de fonds : Fondation canadienne de recherche sur le sida (CANFAR)

Référence : Recherche VIH

Sujet : transmission verticale (femmes vivant avec le VIH)

Projet R17

Effet des coinfections des voies génitales fréquemment observées et de leur traitement sur la transmission du VIH et la susceptibilité à l’infection

Chercheur principal : Lucy Yun Young Shin, Université de Toronto

Résumé : non accessible

Durée : septembre 2007 – août 2010

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Bourse de recherche au doctorat pour recherche biomédicale/clinique VIH/sida

Référence : base de données des IRSC

Sujet : recherche biomédicale sur le VIH/sida (d’intérêt pour le Canada)

Projet R18

Effets de l’inflammation chez la mère sur les transporteurs d’efflux : répercussions sur l’exposition du fœtus aux médicaments

Chercheur principal : Vanja Petrovic, Université de Toronto

Résumé : Le traitement des femmes enceintes infectées par le VIH implique l’utilisation de médicaments antirétroviraux puissants permettant de prévenir la progression de l’infection chez la mère et sa transmission verticale au nouveau-né. Bien que la pharmacothérapie soit considérée comme nécessaire, peu de renseignements ont été recueillis sur l’élimination des médicaments antirétroviraux chez les femmes enceintes et leur fœtus; pourtant, ces renseignements revêtent une importance critique car les concentrations efficaces essentielles au maintien de la santé de la mère pourraient causer du tort au fœtus. Le placenta agit à titre de barrière protégeant le fœtus contre les toxines et les xénobiotiques véhiculés dans le sang de la mère. Plusieurs transporteurs de cassette de liaison à l’ATP (protéines ABC) sont en effet fortement exprimés dans le placenta, et il a été établi qu’ils réduisent le passage de nombreux agents antirétroviraux dans le sang du fœtus, régulant ainsi l’exposition fœtale à ces médicaments. Des études menées dans notre laboratoire ont révélé que la réponse inflammatoire caractérisant de nombreuses maladies réduit l’expression et l’activité des protéines ABC présentes dans de nombreux tissus dont le foie, l’intestin et le cerveau. L’infection maternelle est une complication obstétrique fréquente associée à une réponse inflammatoire, or on ne connaît à peu près pas ses répercussions sur la régulation et l’activité des transporteurs d’efflux placentaires. C’est pourquoi la présente étude vise avant tout à explorer l’influence des infections bactériennes et virales sur les protéines ABC et à prédire comment les changements observés peuvent influer sur le transfert placentaire des médicaments antirétroviraux administrés aux femmes enceintes et l’exposition du fœtus à ces médicaments. Les résultats obtenus seront d’une importance critique dans la prédiction des interactions maladies-médicaments possibles et la détermination des médicaments et des doses à administrer aux femmes séropositives en cours de grossesse. Ils pourront éventuellement aider à réduire au minimum l’exposition du fœtus à ces médicaments.

Durée : septembre 2008 – août 2010

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Bourse de recherche au doctorat

Référence : base de données des IRSC

Sujet : transmission verticale (d’intérêt pour le Canada)

Projet R19

Effet de l’activation des récepteurs de type toll dans les voies génitales féminines sur la susceptibilité à l’infection par le VIH

Chercheur principal : Kenneth L. Rosenthal, Université McMaster

Résumé : Quarante-cinq millions de personnes dans le monde vivent actuellement avec le VIH; la plupart d’entre elles ont contracté l’infection mortelle par contact sexuel, et près de la moitié sont des femmes. Comme le VIH est transmis par voie sexuelle, les premières cellules à entrer en contact avec le virus sont celles qui tapissent les voies génitales, à savoir les cellules épithéliales génitales. Grâce à des percées récentes, nous comprenons mieux comment notre système immunitaire inné reconnaît les agents infectieux et nous protège contre ces derniers, ce qui ouvre la voie à une ère nouvelle en matière de prévention des maladies. Nous avons récemment montré que l’administration de molécules activant le système immunitaire inné dans les voies génitales de souris femelles protégeait complètement ces dernières contre la transmission du virus par contact sexuel. Nous souhaitons maintenant vérifier si l’activation de l’immunité innée des cellules épithéliales des voies génitales humaines peut induire une protection contre l’infection par le VIH. Les résultats de notre étude pourraient mener à la mise au point de produits à application vaginale activant l’immunité innée des voies génitales, que les femmes pourraient utiliser pour se protéger contre l’infection par le VIH et d’autres infections transmises sexuellement.

Durée : octobre 2004 – septembre 2007

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) Subvention de fonctionnement – Annonce de priorités : Initiative de recherche sur le VIH/sida – Recherche biomédicale et clinique

Référence : base de données des IRSC

Sujet : recherche biomédicale sur le VIH/sida (d’intérêt pour le Canada)

Projet R20

Hausse de l’adoption et de la continuité du traitement antirétroviral et des soins liés au VIH chez les travailleurs du sexe, sexe de survie

Chercheur principal : Dr. Mark W. Tyndall, Université de la Colombie-Britannique

Résumé : L’arrivée du traitement antirétroviral hautement actif (TAHA) a grandement modifié l’évolution clinique de l’infection par le VIH pour des milliers de Canadiens. En effet, près d’une dizaine d’années après l’arrivée sur le marché d’antirétroviraux efficaces, les régimes de traitement prescrits sont maintenant hautement efficaces et bien tolérés; de plus, leurs effets toxiques sont bien gérés. Les effets bénéfiques de ces avancées considérables ne sont cependant pas observés chez les populations marginalisées (travailleurs du sexe et utilisateurs de drogues, entre autres), pour qui le fardeau de l’infection par le VIH s’alourdit. La distribution inéquitable de la médication antirétrovirale aux patients séropositifs admissibles au traitement constitue l’une des plus grandes disparités en matière de soins de santé au Canada. Cependant, bien que cette réalité présente un défi considérable pour les fournisseurs de soins de santé et les décideurs, elle est aussi l’occasion d’élaborer, de mettre en place et d’évaluer un programme complet de soins liés au VIH et de traitement de l’infection, qui pourrait grandement améliorer la santé de la population ciblée et réduire la transmission du VIH. Les conclusions tirées de ce projet pourront être appliquées à d’autres collectivités que celle du Downtown Eastside de Vancouver et même être employées à titre de modèles par d’autres collectivités urbaines caractérisées par une sous‑utilisation du traitement antirétroviral.

Durée : juillet 2005 – mars 2009

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Réduire les disparités sur le plan de la santé et promouvoir l’équité pour les populations vulnérables

Référence : Recherche VIH

Sujet : travailleurs du sexe, sexe de survie (sur les femmes; publication – 2009, AIDS Patient Care STDS, Aug (23) 8: 603-9) (DTES)

Projet R21

Épidémiologie des infections transmises sexuellement et des pathogènes transmissibles par le sang chez les détenus

Chercheur principal : Dr. Carole Beaudoin, Université du Manitoba

Co-chercheur principal : Dr. John Wylie

Co-chercheurs : Dr. Magdy Dawood, Dr. Trina Larsen, Dr. Marilyn Sloane, Dr. Paul Van Caeseele, Dr. Michelyn Wood

Résumé : La présente étude vise à guider l’élaboration de stratégies de prévention efficaces et novatrices permettant de réduire la transmission des infections transmises sexuellement (ITS) et des pathogènes transmissibles par le sang (PTS) chez les détenus. Il est en effet nécessaire d’étudier et de quantifier la prévalence des ITS et des PTS ainsi que des comportements à risque connexes chez les personnes détenues dans les établissements correctionnels afin d’être en mesure de réaliser des activités de prévention et de réduction des méfaits. C’est pourquoi nous participerons à un projet de recherche coopérative mettant à contribution l’Université du Manitoba, le ministère de la Justice du Manitoba, le ministère de la Santé du Manitoba et l’Agence de la santé publique du Canada afin d’évaluer chez une population de détenus :

  1. la séroprévalence du VIH, de l’hépatite C, de la gonorrhée, de l’infection à Chlamydia et de la syphilis;
  2. les comportements adoptés par les détenus pouvant poser un risque de transmission des ITS et des PTS;
  3. la connaissance (ou l’ignorance) des comportements à risque et
  4. les obstacles sociaux et environnementaux à la prévention présents en milieu correctionnel.

À cet effet, nous réaliserons sur une période de six mois des tests de dépistage (séroprévalence) de la gonorrhée, de l’infection à Chlamydia, de la syphilis, de l’hépatite C et du VIH de même que des entrevues approfondies auprès de 400 participants détenus dans des établissements correctionnels. En plus de faire des présentations dans des congrès et de rédiger des articles pour des publications révisées par des pairs, nous partagerons notre connaissance des comportements à risque et des facteurs sociaux et environnementaux qui ont une incidence sur le risque avec des organismes communautaires locaux œuvrant dans le domaine de la prévention, des services de santé et de la réduction des préjudices de même qu’avec les ministères fédéraux et provinciaux de la santé et des services correctionnels afin de participer à l’élaboration de politiques et de programmes fondés sur des éléments probants.

Durée : novembre 2007 – octobre 2009

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC)

Sujet : détenus (résultats présentés selon le genre) (Manitoba)

Projet R22

Évaluation de « Pouvoir partager/Pouvoirs partagés », un programme par et pour les femmes vivant avec le VIH sur la lourde question du dévoilement

Chercheur principal : Joanne Otis, Université du Québec à Montréal

Résumé :« Pouvoir Partager/Pouvoirs Partagés » (PP/PP) est un programme de renforcement de l’autonomie dont l’objectif est d’outiller les femmes vivant avec le VIH relativement au dévoilement de leur séropositivité dans des contextes variés. Le programme a été conçu et validé en 2006-2007 à titre de projet-pilote avec la participation active de 26 femmes vivant avec le VIH et 4 intervenantes de la région montréalaise. Bien que l’étude de validation ait conclu à la pertinence et à l’utilité de PP/PP, elle a aussi mis en lumière l’importance de

  1. consolider le processus par lequel les intervenantes et les femmes vivant avec le VIH s’approprient le programme,
  2. réaliser une évaluation plus systématique des effets du projet et
  3. consigner par écrit les expériences vécues par les femmes ayant participé à PP/PP.

L’objectif de la présente étude, d’une durée de trois ans, est de mobiliser les femmes vivant avec le VIH et les intervenantes œuvrant auprès d’elles et de décrire leur trajectoire d’auto-appropriation dans le contexte de l’évaluation du programme PP/PP. La démarche évaluative de PP/PP implique 

  1. la conception, la mise en place et l’évaluation d’une formation provinciale à l’intention des dyades formatrice/coanimatrice qui seront constituées,
  2. ) l’implantation, l’animation par ces dyades (11 groupes composés de 8 à 10 participantes) et l’évaluation de PP/PP et
  3. l’organisation et la réalisation d’activités de partage des connaissances (forum communautaire et production d’un ouvrage collectif).

Cette étude s’inspire des principes de l’évaluation participative de type empowerment, qui repose sur l’utilisation de multiples méthodes de collecte de données qualitatives (chronique tenue par la coordinatrice, groupes d’appréciation partagée, recueil des échanges sur le Web, etc.) de même que quantitatives (questionnaires auto-administrés). La finalité du présent projet est de contribuer à la réalisation des objectifs de lutte contre l’infection par le VIH énoncés dans l’Initiative fédérale de lutte contre le VIH/sida sur le plan de l’amélioration de la qualité de vie des femmes vivant avec le VIH.

Durée : avril 2008 – mars 2011

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Programme de recherche communautaire sur le VIH/sida – Général – Subvention de fonctionnement

Référence : base de données des IRSC

Sujet : femmes vivant avec le VIH (Montréal)

Projet R23

Évaluation d’implantation d’un programme communautaire visant à améliorer la qualité de vie des femmes vivant avec le VIH dans la région de Montréal

Chercheur principal : Sarine L. Hovsepian, Université de Montréal

Résumé : À la lumière de l’épidémie de VIH, bien que les thérapies antirétrovirales prolongent l’espérance de vie, la qualité de vie demeure inquiétante. Le projet proposé évaluera l’implantation dans 6 milieux organisationnels et communautaires d’un programme communautaire visant à amener les femmes vivant avec le VIH à améliorer leur sentiment de contrôle sur leur vie. Premièrement, on évaluera le degré d’implantation de chaque intervention en comparant les activités implantées à celles proposées. Ensuite, on élucidera les facteurs contextuels influençant l’implantation du programme en observant l’intérêt et l’implication communautaires, le niveau d’appropriation du projet par la communauté, les dynamiques entre acteurs, et ce, en observant les participants et intervenants, en interrogeant des informateurs clés et en consultant des rapports d’activités. Ensuite, on évaluera comment les variations dans l’implantation influencent l’efficacité, en comparant les degrés d’implantation aux résultats (outcomes) de chaque programme - mesuré en administrant des questionnaires aux participants avant et après l’intervention. Enfin, on évaluera comment les facteurs contextuels et ceux propres à l’implantation influencent conjointement l’efficacité du programme en entreprenant des analyses quantitatives et qualitatives. Évaluer l’implantation d’un programme communautaire visant l’amélioration du sentiment de contrôle des femmes vivant avec le VIH permettra d’évaluer l’efficacité de ce programme à améliorer leur qualité de vie. De plus, il permettra une meilleure compréhension des conditions favorables à l’obtention d’effets positifs, information essentielle pour guider le choix des milieux et contextes dans lesquels des programmes communautaires similaires peuvent être implantés et être efficaces.

Durée : mai 2006 – avril 2009

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Programme de recherche communautaire sur le VIH/sida – Général – Bourse de recherche au doctorat

Référence : Recherche VIH

Sujet : femmes vivant avec le VIH (Montréal)

Projet R24

Étude du rôle complexe joué par certains facteurs sociaux, environnementaux et structuraux qui font obstacle au risque de contracter le VIH et à la prévention de l’infection ou les favorisent chez les femmes travaillant dans l’industrie du sexe pour assurer leur survie utilisatrices de drogues

Chercheur principal : Kate Shannon, Université de la Colombie-Britannique

Résumé : Les femmes du Downtown Eastside de Vancouver (DTES) travaillant dans l’industrie du sexe afin d’assurer leur survie sont touchées par de nombreux facteurs augmentant leur risque de contracter le VIH, dont la pauvreté, la vie dans la rue, la violence et les agressions répétées, l’abus de drogues et la marginalisation sociale. De plus, la nature illégale, clandestine et non réglementée du travail du sexe dans les villes canadiennes repousse toujours davantage les femmes vivant dans la rue vers les marges de la société, ce qui ne leur laisse que peu de moyens de se protéger et réduit leur accès aux services de santé. En dépit d’une quantité grandissante de données selon lesquelles des facteurs propres au sexe ont une incidence sur les nouveaux cas d’infection par le VIH chez les femmes (principalement les jeunes femmes et les femmes d’origine autochtone) et des efforts soutenus en matière de réduction des méfaits et de santé publique axés sur l’usage de drogues illicites dans ce groupe, peu de renseignements ont été recueillis au sujet des facteurs sociaux, environnementaux et structuraux complexes qui favorisent la prévention, les efforts de réduction des méfaits et l’accès aux soins. Dans le cadre de notre étude, nous emploierons une méthodologie de recherche-action participative afin d’explorer les facteurs sociaux et environnementaux qui font obstacle à la prévention du VIH chez les travailleuses du sexe ou la favorisent. Bien que de plusieurs facteurs individuels aient été liés à la hausse du risque de contracter le VIH et d’autres ITS (infections transmises sexuellement) chez les utilisatrices de drogues de ce milieu, peu d’attention a été portée au rôle joué par la violence sociale, la violence structurale et les relations de puissance en tant que facteurs favorisant la transmission du VIH par contact sexuel ou usage de drogues. À l’aide de techniques de cartographie sociale, de discussions en groupes de consultation et de questionnaires administrés lors d’entrevues, nous étudierons les facteurs environnementaux et sociaux qui déterminent le risque de contracter le VIH pour les travailleuses du sexe, et, en particulier, le rôle de la violence et des relations de puissance dans la négociation de l’adoption de comportements préventifs chez les femmes utilisatrices de drogues et leurs partenaires sexuels et de travail. Notre étude permettra la collecte de données précieuses sur une population qui est jusqu’à présent demeurée à l’écart des stratégies et services de santé publique et de réduction des méfaits. Nous estimons aussi que nous serons en mesure de favoriser le renforcement des capacités des travailleuses du sexe et de guider l’élaboration de politiques et de pratiques fondées sur les données probantes adaptées à cette population.

Durée : janvier 2006 – décembre 2006

Bailleur de fonds : Michael Smith Foundation for Health Research

Référence : Le site web Michael Smith Foundation for Health Research

Sujet : Survival sex workers, IDUs (Vancouver- DTES)

Projet R25

Étude de l’efficacité d’une intervention de prise en charge des cas visant à améliorer le bien-être des femmes vivant avec le VIH/sida : approche fondée sur la recherche communautaire

Chercheur principal : Dr. Adriana Carvalhal, Voices of Positive Women (Toronto)

Résumé : Les femmes forment l’un des groupes où l’on recense un nombre croissant de nouvelles infections par le VIH au Canada; en plus d’être aux prises avec une maladie chronique exigeant des soins médicaux complexes, les femmes séropositives doivent aussi surmonter de nombreux défis sur le plan social. Jusqu’à présent, peu d’études ont porté sur les interventions comportementales fondées sur les données probantes conçues à l’intention des femmes. Les objectifs de la présente étude seront donc

  1. de déterminer, auprès de femmes vivant avec le VIH, l’efficacité d’une intervention de prise en charge des cas proactive et fondée sur les forces de six mois dans l’amélioration de la qualité de vie sur les plans de la santé physique et mentale, en comparaison avec un programme de promotion de la santé ordinaire à visée générale et
  2. d’évaluer la capacité de l’intervention de prise en charge des cas à réduire le taux de dépression, à améliorer les stratégies d’adaptation et à augmenter le soutien social.

Nous souhaitons employer une approche mixte combinant des méthodes quantitatives et qualitatives, les méthodes quantitatives nous permettant d’évaluer l’efficacité de l’intervention communautaire proactive de prise en charge des cas. Les 160 participantes seront réparties aléatoirement dans deux groupes; l’un d’entre eux fera l’objet de l’intervention proactive de prise en charge des cas (appelée wHEALTH), qui consistera en des séances individuelles d’une heure tenues toutes les deux semaines, tandis que l’autre prendra part à un programme de promotion de la santé ordinaire prenant la forme de séances de groupe d’une heure elles aussi tenues toutes les deux semaines. La collecte de données sera effectuée au départ puis un, trois et six mois après le début de l’étude; la persistance des effets de l’intervention sera pour sa part évaluée neuf mois après le début de l’étude. L’évaluation portera sur la qualité de vie en regard de la santé physique et mentale (résultat principal) et abordera aussi la dépression, le soutien social, les stratégies d’adaptation et la satisfaction à l’égard des services (résultats secondaires). Les méthodes qualitatives employées prendront la forme d’entrevues en profondeur réalisées auprès d’un sous‑groupe de 40 participantes afin d’examiner les facteurs contextuels ayant une influence sur les résultats quantitatifs. Notre projet de recherche communautaire est le résultat d’une collaboration entre Voices of Positive Women, Women’s Health in Women’s Hands et l’Université McMaster, et ses résultats seront communiqués aux organisations communautaires oeuvrant auprès de personnes séropositives, aux décideurs et aux femmes vivant avec le VIH/sida, conformément à notre plan de diffusion des connaissances.

Durée : avril 2007 – mars 2010

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Programme de recherche communautaire sur le VIH/sida – Général – Subvention de fonctionnement

Référence : Recherche VIH

Sujet : femmes vivant avec le VIH

Projet R26

Examen de la relation entre la violence conjugale et le virus de l’immunodéficience humaine chez les femmes immigrées vivant à Toronto

Chercheur principal : Ajitha V. Cyriac, Université de Toronto

Résumé : En réponse à l’émergence de la pandémie de sida à l’échelle mondiale, il est nécessaire d’acquérir une meilleure connaissance des réseaux sexuels des populations participant activement à la transmission du VIH (p. ex. travailleuses du sexe (TS) et leurs partenaires sexuels) afin d’être en mesure de faire des prévisions éclairées de la propagation de l’infection. Le manque de données relatives aux réseaux sexuels non commerciaux pose cependant problème. L’objectif de la présente étude sera donc de déterminer si les partenaires sexuels masculins non commerciaux des TS, qui sont difficiles à joindre, pourraient constituer une population cible critique pour les interventions de prévention du VIH. L’étude sera réalisée dans trois États grandement touchés par le VIH de l’Inde, à savoir Maharashtra, Andhra Pradesh et Karnataka. Nos collaborateurs indiens administreront des questionnaires à 300 à 400 travailleuses du sexe et procéderont au prélèvement d’échantillons biologiques. Nous réaliserons ensuite des entrevues auprès de 150 à 200 partenaires sexuels réguliers des TS (selon l’information soumise par celles-ci) afin de recueillir des données sur les habitudes sexuelles et le nombre de partenaires sexuels de ces hommes. Ces données nous permettront de définir et de décrire les corrélats de l’infection par le VIH de même que, probablement, la dynamique de transmission de l’infection dans les trois États de l’Inde les plus touchés par le virus..

Durée : septembre 2006 – avril 2010

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – VIH/sida : Recherche sur les services de santé et la santé des populations – Bourse de recherche au doctorat

Référence : base de données des IRSC

Sujet : immigration, travailleurs du sexe, violence conjugale

Projet R27

Expériences vécues par les mères séropositives vivant en Alberta rurale

Chercheur principal : Jean Groft, Faculté des sciences infirmières, Université de l’Alberta

Résumé : La présente étude a pour objectif de recueillir des données relatives à la santé des mères infectées par le VIH vivant en Alberta rurale. Le taux d’infection par le VIH a connu une augmentation chez les femmes du Canada au cours des dix dernières années, et les répercussions de l’infection sur le rôle de mère restent méconnues. Les femmes séropositives doivent surmonter de nombreux obstacles, obligées qu’elles sont de s’occuper d’elles-mêmes et de leurs enfants dans une société qui remet parfois en question leur capacité à remplir correctement leur rôle de mère. De manière générale, les Canadiens vivant en milieu rural sont en moins bonne santé que les Canadiens vivant en milieu urbain; les femmes des milieux ruraux en particulier courent un risque accru de contracter le VIH et d’autres maladies, en raison de nombreux facteurs dont la pauvreté, le manque d’accès aux ressources et le manque de pouvoir, entre autres. Lorsqu’il est question de santé, les opinions et les préoccupations des femmes vivant en milieu rural ne sont généralement pas prises en compte par les autorités; c’est pourquoi nous souhaitons réaliser des entrevues auprès de mères séropositives afin de mieux comprendre leurs préoccupations et de connaître les solutions qu’elles proposent pour résoudre leurs problèmes. Une vingtaine de femmes participeront à des entrevues en profondeur, qui seront ensuite analysées en détail afin de dégager les thèmes importants. Les conclusions tirées de notre étude seront communiquées aux femmes de même qu’aux collectivités rurales, aux travailleurs de la santé et bénévoles du domaine de la santé, aux organismes de services et aux organismes gouvernementaux. Ce processus mènera à une meilleure compréhension des expériences vécues par les femmes et à l’élaboration de stratégies permettant d’améliorer leur santé et celle de leurs enfants.

Durée : 2005-2008

Bailleur de fonds : IRSC

Référence : Recherche VIH in the Prairies: A Compendium

Sujet : femmes vivant avec le VIH, maternité, milieu rural

Projet R28

Exploration de l’effet de la perception culturelle de la maladie sur le soutien communautaire et les soins de santé offerts aux femmes immigrées infectées par le VIH/sida vivant à Toronto

Chercheur principal : Françoise Guigné, Université McMaster (Hamilton)

Résumé : non accessible

Durée : janvier 2006 – janvier 2007

Bailleur de fonds : Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH)

Référence : Recherche VIH

Sujet : immigration, femmes provenant de pays où le VIH est endémique (Toronto)

Projet R29

Le condom féminin : ethnographie mondiale

Chercheur principal : Amy Kaler, Université de l’Alberta

Résumé : non accessible

Durée : janvier 2002 – janvier 2005, janvier 2006 – décembre 2006

Bailleur de fonds : Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), Michael Smith Foundation for Health Research

Référence : Recherche VIH

Sujet : prévention

Projet R30

Corrélat fonctionnel de la formation d’anticorps dans les muqueuses en réponse à la présence du VIH dans la circulation sanguine

Chercheur principal : Denis P. Snider, Université McMaster

Résumé : À l’échelle planétaire, la plupart des infections par le VIH sont transmises sexuellement, et, le plus fréquemment, elles sont contractées par des femmes. Afin d’enrayer la propagation du VIH/sida, il est nécessaire de mettre au point des vaccins qui empêchent le virus de pénétrer dans l’organisme. Lors de la transmission sexuelle du virus, le VIH doit d’abord franchir les barrières muqueuses de l’organisme, qui peuvent lui opposer une résistance par le biais d’anticorps spécifiques, à savoir les IgA. Il est donc primordial, dans le cadre de la mise au point de nouveaux vaccins contre le VIH, de pouvoir mesurer la quantité et la qualité des IgA produits contre le VIH dans les muqueuses. Selon certaines études, les femmes qui ne contractent pas l’infection à la suite d’une exposition au virus sont porteuses d’anticorps de type IgA anti-VIH, tandis que ces anticorps sont peu nombreux ou absents chez les femmes qui contractent l’infection. Cependant, un bon nombre de ces études ont obtenu des résultats contradictoires ou sont entravées par la difficulté de procéder à l’échantillonnage et à détecter ces anticorps IgA à partir de liquides prélevés à la surface des muqueuses. Un test sanguin serait une méthode beaucoup plus simple, fiable et utile de dosage des IgA. C’est pourquoi nous proposons d’avoir recours aux cellules immunitaires circulantes responsables de la production des anticorps IgA en tant que moyen fiable de mesurer la quantité et la qualité des IgA anti-VIH présents dans les muqueuses. Notre technique permettra de déterminer si des anticorps IgA ont été produits et en quelle quantité et d’évaluer leur capacité à inhiber le VIH. Nous effectuerons notre étude auprès de personnes résistantes à l’infection par le VIH et de personnes séropositives afin de comparer les IgA retrouvés dans leurs muqueuses, produits à partir des cellules sanguines. Nos recherches permettront la collecte de données importantes et prouveront qu’il est possible d’effectuer la mesure de la production d’anticorps IgA dans les muqueuses à partir d’échantillons sanguins.

Durée : mars 2009 – février 2010

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Subvention catalyseur : Recherche sur des vaccins contre le VIH/sida (Initiative canadienne de vaccin contre le VIH)

Référence : base de données des IRSC

Sujet : recherche biomédicale sur le VIH/sida (d’intérêt pour le Canada)

Projet R31

Rôle joué par les galactosylcéramides et les sulfogalactosylcéramides de l’épithélium vaginal en tant que récepteurs liant le VIH-1

Chercheur principal : Nongnuj Tanphaichitr, Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa

Résumé : En dépit de notre connaissance grandissante de l’infection par le VIH-1 et de la mise sur le marché de traitements hautement efficaces, le virus continue de se propager à un rythme alarmant; c’est pourquoi de nouvelles stratégies de prévention doivent être mises au point afin d’empêcher efficacement l’infection par le VIH-1. En tant que premier endroit où l’interaction hôte-microorganisme se produit, la muqueuse vaginale constitue le site d’entrée du VIH chez la femme. En effet, le VIH-1 adhère d’abord à la surface de la muqueuse pour ensuite traverser les cellules épithéliales vaginales afin d’atteindre et d’infecter les lymphocytes T et les cellules dendritiques répartis dans la muqueuse. Certaines cellules infectées atteignent par la suite les ganglions lymphatiques, ce qui permet au VIH-1 de se propager en infectant les lymphocytes présents dans les ganglions et de finalement se retrouver rapidement en circulation dans le sang. Une prévention logique de la transmission du VIH par contact sexuel pourrait donc consister à empêcher l’interaction initiale du VIH-1 avec les cellules épithéliales vaginales. Cependant, les données concernant les mécanismes d’interaction du VIH avec ces cellules sont encore rares. Récemment, nous avons montré que les galactosylcéramides (GC), qui sont des glycolipides, et leur forme sulfatée, les sulfogalactosylcéramides (SGC), sont présents à la surface des cellules épithéliales vaginales. Il est reconnu que les GC et les SGC sont capables de se lier aux protéines d’enveloppe gp120 et gp41 du VIH-1; ils pourraient donc jouer un rôle dans l’adhésion initiale du virus à la muqueuse vaginale. Nous utiliserons des anticorps bloquant spécifiquement les GC et les SGC et des analogues synthétiques de ces glycolipides afin de déterminer s’il est possible de prévenir l’infection des lymphocytes T CD4+ de la muqueuse en bloquant l’interaction entre le VIH-1 et l’épithélium vaginal. Dans l’éventualité où nous réussirions à empêcher en laboratoire l’adhésion du VIH-1 à l’épithélium vaginal, notre approche pourrait mener à la mise au point de composés à administration vaginale pouvant prévenir l’infection par le VIH-1.

Durée : novembre 2007 – octobre 2010

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Subvention de fonctionnement : Prévention du VIH

Référence : base de données des IRSC

Sujet : recherche biomédicale sur le VIH/sida (d’intérêt pour le Canada)

Projet R32

Inégalité de genre et autonomie sexuelle des jeunes femmes hétérosexuelles

Chercheur principal : Jennifer Whitten, Université Brock

Résumé : non accessible

Durée : janvier 2007 - janvier 2008

Bailleur de fonds : Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH); Programme de bourses d’études supérieures du Canada – Bourses de maîtrise

Référence : Moteur de recherche des attributions du CRSH

Sujet : Gender; gender not specified; power; sexual negotiation; Youth

Projet R33

Girl power? Étude de la santé sexuelle, des relations et des pratiques des adolescentes canadiennes en matière de sexualité

Chercheur principal : Marion J. Doull, Université d’Ottawa

Résumé : Il y a actuellement au Canada un manque flagrant de données au sujet de la santé sexuelle, des relations et des pratiques des adolescents, et les conséquences de notre connaissance limitée sont réelles; en effet, les taux d’infection transmise sexuellement ou d’infection par le VIH chez les jeunes Canadiens ne cessent d’augmenter, les jeunes femmes étant particulièrement à risque. C’est pourquoi nous souhaitons dans le cadre de notre étude aborder les sujets de la santé sexuelle, des relations et des pratiques des jeunes femmes canadiennes en matière de sexualité et nous renseigner sur la place accordée aux rôles « traditionnels » et au pouvoir dans ces relations. Notre objectif sera d’apporter des réponses aux questions suivantes, entre autres : Comment les jeunes perçoivent-ils le pouvoir dans le cadre de leurs relations sexuelles? Les jeunes femmes perçues comme « entreprenantes sur le plan sexuel » ont-elles le sentiment d’avoir du pouvoir? Ce prétendu pouvoir transparaît-il dans des sphères de la vie autres que la sphère sexuelle? S’il y a réellement changement de la dynamique du pouvoir, quel en est l’effet sur les jeunes hommes? Quelle est la perception des risques pour la santé (c.-à-d. VIH et infections transmises sexuellement) dans ce contexte? L’accroissement des connaissances au sujet de la santé sexuelle, des relations et des pratiques en matière de sexualité permettra l’élaboration de programmes adaptés aux besoins et à la réalité des adolescents dans le but de réduire les comportements à risque et d’améliorer la santé de cette population en général. L’adolescence est une période de transition importante, et l’adoption de comportements sexuels sains jettera une base solide en vue du maintien de la santé et du bien-être à l’âge adulte.

Durée : juillet 2005 – juin 2008

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Institut de la santé des femmes et des hommes – Bourse de recherche au doctorat

Référence : IRSC

Sujet : jeunes femmes

Projet R34

Le Global Ottawa AIDS Link (GOAL) : encourager la naissance d’une communauté d’apprentissage en vue de l’adoption de pratiques innovatrices en matière de sensibilisation axée sur la prévention du VIH/sida dans les collectivités ethnoculturelles et ethnoraciales locales

Chercheur principal : Carol A. Amaratunga, Université d’Ottawa

Résumé : Selon Santé Canada, le taux de VIH/sida chez les immigrants et réfugiés venant de pays où le VIH est endémique se situe parmi les plus élevés au Canada et ne cesse de croître. À Ottawa comme à de nombreux autres endroits au Canada, cependant, bon nombre de personnes faisant partie de groupes culturels et raciaux précis ne cherchent pas à obtenir du soutien ou des soins liés au VIH/sida, parce que les programmes locaux ne tiennent pas compte de leurs valeurs, croyances et coutumes. Les programmes de prévention ciblant ces groupes échouent souvent pour les mêmes raisons, qui sont le résultat combiné de forts tabous socioculturels et de racisme systémique. Ottawa a récemment été témoin de la création d’un partenariat de recherche appelé GOAL (Global Ottawa AIDS Link), qui réunit des membres de la collectivité, des fournisseurs de services et des universitaires et a pour objectif de renforcer les capacités de la collectivité locale afin qu’elle soit en mesure de répondre aux besoins des groupes ethnoculturels et ethnoraciaux en ce qui a trait à la prévention du VIH/sida et aux soins dans ce domaine. Dans le cadre du projet GOAL, notre équipe souhaite étudier l’influence de la race, de la culture et du genre sur la santé de la population en regard du VIH/sida, de même que les stratégies employées par les collectivités afin de bâtir et de partager les connaissances à ce sujet. Nous commencerons toutefois par réaliser une série de consultations approfondies au sein de la collectivité, ce qui nous permettra de rédiger un plan de recherche plus précis et d’établir les mécanismes de participation collective que nous emploierons.

Durée : avril 2005 – mars 2006

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Programme de recherche communautaire sur le VIH/sida – Général – Subvention catalyseur

Référence : base de données des IRSC

Sujet : genre

Projet R35

Caractéristiques sanitaires et sociales des consommatrices de crack de Victoria

Chercheur principal : Michelle A. Coghlan, Université de Victoria (Colombie-Britannique)

Résumé : S’inscrivant dans le contexte de l’usage illicite de drogues en milieu urbain au Canada, la consommation de cocaïne épurée (crack) est un problème de santé publique négligé quoique d’une pertinence grandissante. La consommation de cette drogue a en effet augmenté de façon spectaculaire dans les villes canadiennes, et Victoria se trouve au sommet de la liste en ce qui concerne le taux de prévalence. L’un des aspects clés du problème est l’adoption par les utilisateurs de crack de comportements sexuels à haut risque (p. ex. travail du sexe), qui accroît le risque de contracter des agents infectieux, dont le virus de l’hépatite C (VHC) et le VIH. Les femmes utilisatrices de crack forment une population caractérisée par des risques pour la santé amplifiés en raison d’une dynamique des rapports de genre menant à la marginalisation. Les femmes qui consomment du crack et qui travaillent dans l’industrie du sexe risquent davantage d’avoir une mauvaise santé non seulement en raison de leur toxicomanie et des facteurs liés à la santé physique, sexuelle et génésique, mais aussi parce qu’elles sont plus exposées aux agressions, à la marginalisation, à la criminalisation et à l’exclusion des services sanitaires et sociaux habituels. Très peu de données ont été compilées au sujet de la dynamique et des conséquences nocives du travail du sexe et de l’utilisation de crack chez les femmes au Canada; ces connaissances sont cependant nécessaires à la mise sur pied d’interventions ciblées. À l’aide de stratégies de recherche quantitatives et qualitatives, nous chercherons donc à déterminer la dynamique et les caractéristiques principales particulières liées à l’adoption de comportements présentant un risque sur les plans sanitaire, social, sexuel et de la consommation de drogues chez les utilisatrices de crack de Victoria. Puisque nous nous concentrerons sur les femmes et étudierons aussi les comportements et contextes ayant un effet protecteur, nos travaux contribueront à l’accroissement des connaissances sur les comportements à risque et les contextes de prise de risque. Ces connaissances sont essentielles à la planification d’interventions fondées sur les besoins et à l’amélioration de la santé de cette population à haut risque.

Durée : septembre 2006 – août 2009

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Toxicomanie et abus de substances – Bourse de recherche au doctorat

Référence : base de données des IRSC

Sujet : facteurs de risque du VIH

Projet R36

Expériences du VIH/sida chez les femmes de l’Alberta originaires de pays où le VIH est endémique

Chercheur principal : Aniela M. Dela Cruz, Université de l’Alberta

Résumé : Dans le cadre de la présente étude, nous souhaitons explorer et comprendre les expériences vécues par les femmes infectées par le VIH qui habitent en Alberta et sont originaires de pays de l’Afrique subsaharienne où le VIH est endémique. Nous voulons comprendre les réactions des femmes à l’égard de leur diagnostic, de leur traitement et du soutien offert par leur collectivité, de même que les effets de l’infection par le VIH sur leurs relations sociales et familiales. De nombreuses femmes originaires de pays de l’Afrique subsaharienne vivent et travaillent en Alberta et pourraient être infectées par le VIH ou être touchées par cette réalité. La littérature ne comporte en ce moment que relativement peu d’études portant sur le VIH/sida chez les personnes qui immigrent au Canada en provenance de l’Afrique subsaharienne. Même si les données indiquent actuellement une augmentation des résultats positifs aux tests de dépistage du VIH et une hausse des diagnostics de sida chez les Canadiens originaires de cette région du globe, nous connaissons mal les facteurs contextuels qui contribuent au problème et les expériences vécues par les femmes séropositives habitant à l’extérieur des grandes villes. En 2005, il était possible de recenser quinze études et rapports traitant du VIH/sida chez les Canadiens originaires de l’Afrique ou des Pays des Caraïbes; cependant, toutes les populations étudiées habitaient dans l’Est du pays et dans de grands centres métropolitains, comme Toronto et Montréal. De plus, aucune étude en cours ou terminée n’explore ou ne décrit les expériences vécues par les Albertaines originaires de pays de l’Afrique subsaharienne qui sont infectées par le VIH ou touchées par cette réalité.

Durée : mai 2007 – avril 2010

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Programme de recherche communautaire sur le VIH/sida – Général – Bourse de recherche au doctorat

Référence : IRSC

Sujet : pays où le VIH est endémique (Alberta)

Projet R37

VIH/sida, santé maternelle et maternité : comportements liés à la santé, incidences sur l’élaboration de programmes et constructions narratives

Chercheur principal : Pamela J. Downe, Université de la Saskatchewan

Résumé : Dans le cadre de ce projet de recherche communautaire d’une durée de trois ans, nous relèverons et analyserons les interrelations entre l’expérience de la maternité et le virus de l’immunodéficience humaine/le syndrome d’immunodéficience acquise (VIH/sida). En 2006, l’organisme AIDS Saskatoon a constaté que les mères représentaient une clientèle grandissante et importante, mais qu’aucun programme ne leur était expressément destiné. Une collaboration de vingt et un mois en milieu communautaire entre dix-sept organismes et un groupe de chercheurs universitaires a permis d’établir les trois objectifs de recherche suivants :

  1. examiner l’interrelation entre la maternité et le VIH/sida,
  2. évaluer l’effet de la maternité sur les comportements liés à la santé chez les femmes bénéficiant des services de AIDS Saskatoon, et
  3. déterminer les ressources nécessaires et renforcer les capacités dans le but d’améliorer les services liés au VIH/sida ciblés par les participants de l’étude.

Ce projet de recherche participative sera réalisé selon une approche narrative en collaboration avec AIDS Saskatoon et un comité consultatif formé de 14 membres provenant de la collectivité; des femmes autochtones et non autochtones ayant déclaré être mères participeront à deux séries d’entrevues, à un projet photo, à une analyse de la programmation en deux étapes et à des groupes de discussion. Comme les taux croissants de VIH/sida chez les femmes sont principalement observés chez celles qui sont en âge de procréer et comme moins de 4 % des organismes faisant partie de la Société canadienne du sida offrent des programmes en santé mère-enfant, notre projet aura des répercussions importantes sur la santé et le bien-être des mères autochtones et non autochtones qui vivent avec le VIH/sida, y sont vulnérables ou sont touchées par cette réalité.

Durée : avril 2008 – mars 2011

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Programme de recherche communautaire sur le VIH/sida – Général – Subvention de fonctionnement

Référence : base de données des IRSC

Sujet : femmes vivant avec le VIH, santé mère-enfant

Projet R38

Séropositivité féminine et décisions en matière de reproduction : facteurs sociaux et psychologiques et incidence sur la prestation de soins de santé

Chercheur principal : Anne Wagner, Université Ryerson

Résumé : non accessible

Durée : septembre 2008 – août 2009

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Bourse d’études supérieures du Canada Frederick Banting et Charles Best – Bourse à la maîtrise

Référence : base de données des IRSC

Sujet : femmes vivant avec le VIH

Projet R39

Prévention du VIH au Canada : synthèse méta-ethnographique des connaissances actuelles

Chercheur principal : Dr. Jacqueline Gahagan, Université Dalhousie (Halifax)

Co-chercheur principal : Dr. Randy Jackson

Co-chercheurs : Dr. Barry Adam, Dr. Margaret Dykeman, Dr. Judith Mill, Dr. Tracey Prentice

Résumé : Au cours des 25 dernières années, au Canada, les chercheurs, les décideurs et les organismes non gouvernementaux ont considérablement accru notre compréhension des effets du VIH/sida et notre capacité d’y faire face, et ce, par le biais d’efforts de recherche qualitative, particulièrement. Cependant, les conclusions tirées de ces recherches n’ont jusqu’à présent jamais été intégrées dans une synthèse cohérente, qui pourrait jouer un rôle important dans le développement futur des connaissances et faciliter l’utilisation des résultats de recherche dans l’élaboration de politiques et de mesures de prévention du VIH. Nous souhaitons donc réaliser une synthèse des connaissances dans le cadre de laquelle nous effectuerons un retour systématique sur les études qualitatives publiées traitant des systèmes de santé permettant la prévention du VIH et comparerons leurs effets chez certaines populations. Notre objectif principal est de guider la prise de décisions fondées sur des preuves scientifiques dans trois grands secteurs; dans cette perspective, nous chercherons à :

  1. évaluer de manière comparative les connaissances acquises dans le cadre de recherches qualitatives au sujet
    1. de la prévention du VIH chez certains groupes précis touchés par le VIH/sida au Canada et
    2. des lacunes à combler en termes de connaissance des besoins en matière de prévention;
  2. fournir de l’information et des recommandations utiles au sujet de l’efficacité des initiatives de prévention, dans les cas où les conclusions des études ne seraient pas intégrées de manière optimale aux travaux d’élaboration de politiques entrepris à l’échelle provinciale ou fédérale ou aux travaux de mise en œuvre entrepris par les organismes locaux, et
  3. améliorer l’efficacité et l’efficience des recherches futures en ce qui concerne les domaines de recherche et le rôle joué par les chercheurs.

Afin de remplir ces objectifs de recherche, notre équipe souhaite employer une méthode de recherche participative fondée sur la méta-ethnographie dans la réalisation d’une synthèse systématique structurée qui comprendra une sélection des travaux de recherche pertinents, une évaluation de la qualité de ces études en vue de leur inclusion dans une synthèse des travaux portant sur la prévention du VIH et une analyse principale réalisée selon les principes de la méta‑ethnographie en adoptant à la fois une perspective de genre et une perspective propre à la recherche auprès des Autochtones.

Durée : février 2008 – janvier 2009

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Subvention sur la synthèse des connaissances

Référence : Recherche VIH

Sujet : perspectives fondées sur le genre, femmes autochtones et femmes non autochtones

Projet R40

VIH, comportements à risque et obstacles à la prévention et au traitement chez les femmes autochtones travaillant dans l’industrie du sexe pour assurer leur survie

Chercheur principal : Kate Shannon, Université de la Colombie-Britannique

Résumé : Les femmes du Downtown Eastside de Vancouver (DTES) travaillant dans l’industrie du sexe afin d’assurer leur survie sont particulièrement marginalisées en plus d’être confrontées à de nombreux facteurs augmentant leur vulnérabilité, dont la violence, les agressions et une plus grande prédisposition à subir des préjudices liés à des comportements sexuels à risque élevé ou à la consommation de drogues. De plus, la nature illégale et clandestine du travail du sexe dans les villes canadiennes repousse toujours davantage les femmes vivant dans la rue vers les marges de la société, ce qui réduit leur accès aux services de santé. Bien que les Autochtones ne représentent que 2,8 % de la population totale du Canada et environ 4 à 5 % de la population de la Colombie-Britannique, plus de 50 % des travailleuses du sexe du DTES sont des femmes d’origine autochtone. Nous souhaitons donc effectuer une série de consultations dans la communauté entrecoupées d’activités axées sur la participation active des pairs afin d’explorer la dynamique des comportements présentant un risque de transmission du VIH chez les travailleuses du sexe de même que les obstacles à la prévention et au traitement particuliers aux femmes autochtones et de guider la conception d’un modèle de prévention du VIH et de soins à cet égard. En raison de la nature oppressive des études réalisées auprès de cette population par le passé, nous adopterons une approche collaborative et participative et établirons un partenariat avec une halte-accueil en milieu urbain afin de permettre aux travailleuses du sexe de s’exprimer librement sur le sujet de la prévention et du traitement de l’infection par le VIH. Le contexte social dans lequel ces femmes vivent dresse de nombreux obstacles qui les exposent à un risque accru de contracter le VIH; ces obstacles comprennent le pouvoir exercé par les proxénètes, les clients et les partenaires sexuels dans la négociation de l’adoption de pratiques sexuelles sans risque, le cycle de la dépendance et du sexe de survie, la violence et les agressions sexuelles, la pauvreté profondément enracinée et le haut taux de mobilité entre les réserves et le DTES. À l’aide de techniques de cartographie sociale, de groupes de discussion et d’entrevues structurées, nous explorerons les comportements présentant un risque de transmission du VIH et les obstacles rencontrés en abordant les thèmes clés de la mobilité, de la violence et de la toxicomanie. L’approche participative adoptée mettant à contribution les pairs à tous les niveaux favorisera le renforcement des capacités ainsi que l’appropriation du projet et la prise d’initiatives par la collectivité.

Durée : septembre 2005 – août 2008

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Programme de recherche communautaire sur le VIH/sida – Autochtone – Bourse de recherche au doctorat

Référence : IRSC

Sujet : travailleurs du sexe autochtones, sexe de survie (DTES)

Projet R41

VIH, infections transmises sexuellement et travail dans les salons de massage : analyse des réseaux sociaux et modélisation mathématique visant à évaluer le potentiel de transmission des infections

Chercheur principal : Valencia Remple, Université de la Colombie-Britannique

Résumé : Les femmes travaillant dans les salons de massage prennent part à des activités sexuelles rémunérées et pourraient donc être à risque de contracter le VIH ou d’autres infections transmises sexuellement (ITS). La présente étude vise à mettre en application deux méthodes de recherche relativement récentes, à savoir l’analyse des réseaux sociaux (ARS) et la modélisation mathématique, afin d’évaluer le risque de contracter le VIH ou une ITS auprès de ce groupe vulnérable et difficile à joindre. L’ARS et la modélisation mathématique peuvent aussi être utilisées afin de cibler les groupes ou individus à risque importants et faire partie d’une stratégie de planification et d’évaluation de programmes de prévention et de traitement. Notre étude sera réalisée en partenariat avec des groupes de la collectivité offrant des services d’information aux travailleuses du sexe, et des femmes ayant déjà travaillé dans des salons de massage seront engagées et formées en tant qu’assistantes de recherche. Des entrevues en profondeur nous permettront de recueillir des données démographiques et des renseignements sur les comportements sexuels, les antécédents en matière d’ITS, les partenaires sexuels et les réseaux sexuels de femmes travaillant dans des salons de massage de la région du Lower Mainland, en Colombie-Britannique; de plus, des analyses sanguines et des analyses d’urine seront effectuées afin de dépister le VIH et l’infection à Chlamydia, respectivement. Notre étude sera la première à être axée sur la santé sexuelle de cette population et sur les risques auxquels elle est exposée, et elle permettra aux fournisseurs de soins de santé de mettre sur pied des programmes de prévention et des interventions liés au VIH et aux ITS qui soient ciblés et adaptés aux réalités socioculturelles.

Durée : janvier 2004 – décembre 2004, mars 2005 – février 2007

Bailleur de fonds : Michael Smith Foundation for Health Research, Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Recherche sur les services de santé et la santé des populations – Bourse de recherche au doctorat des IRSC (VIH/sida)

Référence : Recherche VIH

Sujet : travailleurs du sexe (C.-B.)

Projet R42

Effet des traitements antirétroviraux sur la santé et le bien-être des personnes atteintes du VIH/sida

Chercheur principal : Dr. Robert S. Hogg, Centre d’excellence de la Colombie-Britannique sur le VIH/sida

Co-chercheurs : Dr. Thomas Kerr, Dr. Julio Montaner, Dr. Evan Wood

Résumé : Notre objectif principal est de constituer une nouvelle cohorte en population de 500 hommes et femmes séropositifs recevant un traitement antirétroviral dans le cadre du BC HIV/AIDS Drug Treatment Program. Nous étudierons l’effet des soins de santé complémentaires (traitement à la méthadone, programme MAT/DOT (Maximally Assisted Therapy/Directly Observed Therapy), suivi par un médecin, supervision par un pharmacien et services de lutte contre la toxicomanie, par exemple) et des services auxiliaires (numération des lymphocytes CD4 et analyse de la charge virale trimestriels et tests de résistance aux médicaments effectués au besoin) sur l’observance du traitement antirétroviral et ses résultats.

Durée : juillet 2006 – mars 2009

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Renforcement des capacités grâce à un rehaussement des subventions fonctionnement relatives au VIH/sida

Référence : Recherche VIH

Sujet : hommes et femmes vivant avec le VIH (résultats présentés selon le genre)

Projet R43

Répercussions des décisions stratégiques et des modèles de prestation de services sur la prévention du VIH/sida : assurer l’exhaustivité et l’accessibilité des services pour les adolescentes

Chercheur principal : Charlene Cook, Université de Toronto

Résumé : non accessible

Durée : janvier 2006 – janvier 2009

Bailleur de fonds : Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH)

Référence : Recherche VIH

Sujet : jeunes femmes (politique en matière de santé des femmes)

Projet R44

Répercussions de l’isolement social et de l’oppression sur la santé des hommes transsexuels

Chercheur principal : Marcus S. Greatheart, Université de la Colombie-Britannique

Résumé : non accessible

Durée : septembre 2008 – août 2009

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Bourse d’études supérieures du Canada Frederick Banting et Charles Best – Bourse à la maîtrise

Référence : base de données des IRSC

Sujet : transsexualité

Projet R45

Amélioration de l’accès à un programme de traitement prophylactique post‑exposition (PPE) contre le VIH en situation d’agression sexuelle : appliquer les preuves scientifiques afin de promouvoir une pratique normalisée en matière de soins

Chercheur principal : Dr Sheila Macdonald, Réseau ontarien des centres de traitement en cas d’agression sexuelle ou de violence familiale

Co-chercheur principal : Dr. Mona Rafik LouftyLoufty (article publié en 2008)

Résumé : Les victimes d’agression sexuelle de l’Ontario peuvent s’adresser à un réseau de 34 centres spécialisés de traitement en cas d’agression sexuelle ou de violence familiale (CTAS) situés en milieu hospitalier partout dans la province afin de recevoir des soins et un traitement. En 2003 – 2005, une étude a été réalisée dans 24 des 34 CTAS de l’Ontario dans le but de mettre sur pied et d’évaluer un programme regroupant service-conseil et soins prophylactiques post-exposition au VIH créé à l’intention des victimes d’agression sexuelle; pour des raisons variées, 10 CTAS n’ont pas participé à cette étude. En novembre 2005, les conclusions tirées de l’étude seront présentées à titre de recommandations au Conseil ontarien des services de santé pour les femmes. Ces recommandations sur la structure à donner au programme afin qu’il réponde de manière optimale aux besoins rencontrés dans les CTAS de l’Ontario devraient ouvrir la voie à un financement soutenu de la part du ministère de la Santé et des Soins de longue durée. Nous souhaitons réaliser un projet d’application des connaissances afin d’assurer une accessibilité égale au programme en Ontario; dans le cadre de notre projet, nous chercherons à

  1. assurer l’échange de connaissances relatives au programme entre les CTAS l’ayant mis en œuvre et les CTAS n’ayant pas participé à l’étude, et
  2. concevoir des stratégies permettant de surmonter les obstacles à la mise en œuvre du programme et au maintien de l’offre de services.

Cette intégration des preuves scientifiques aux soins de santé offerts aux victimes d’agression sexuelle en Ontario nous permettra de participer à l’amélioration du système de santé de la province en assurant un plus grand accès à un programme de prévention du VIH post‑exposition destiné aux victimes d’agression sexuelle.

Durée : février 2006 – janvier 2007

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Des connaissances à la pratique (CAP), Phase 1 : Subventions de développement favorisant l’interaction chercheurs-utilisateurs à l’échelon local

Référence : Recherche VIH

Sujet : agression sexuelle (résultats présentés selon le genre; cependant, les femmes représentent 97,1 % de la population à l’étude) (Ontario)

Projet R46

Intervenir AVEC les filles, pour la VIE

Chercheur principal : Françoise Côté, Université Laval

Résumé : L’organisme communautaire Point de Repères (PdR) vise à faciliter l’accès aux méthodes de prévention du VIH en offrant un service de distribution gratuite de préservatifs et de seringues stériles, entre autres; cependant, il éprouve de la difficulté à joindre certaines clientèles de manière efficace. Les intervenants considèrent que cette situation est loin d’être idéale puisque les personnes qu’ils sont incapables de joindre directement dans le cadre de la distribution ne peuvent pas bénéficier des autres services offerts par l’organisme. À l’heure actuelle, PdR éprouve de la difficulté à desservir la clientèle constituée des utilisatrices de drogues injectables et des prostituées travaillant dans la rue, mais une solution pourrait être apportée à ce problème par l’élaboration d’une stratégie d’intervention assurée par les pairs. La tenue de groupes de discussion réunissant des travailleuses du sexe et des utilisatrices de drogues injectables confirme d’ailleurs que celles‑ci seraient intéressées à s’impliquer dans leur collectivité. Le présent projet de recherche aura donc pour objectifs de renforcer les capacités des pairs participant à l’intervention, de les aider à mettre en œuvre des activités de prévention et à évaluer la stratégie d’intervention et ses effets. Dans une perspective égalitaire, notre équipe de recherche joindra ses forces à celles de femmes et d’intervenants communautaires afin de concevoir une stratégie d’intervention prenant la forme d’un continuum; de cette manière, les membres de la collectivité pourront prendre part aux efforts de prévention de la propagation du VIH, à l’amélioration de leurs conditions de vie et à la redéfinition de leur identité.

Durée : mars 2007 – mars 2010

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Programme de recherche communautaire sur le VIH/sida – Général – Subvention de fonctionnement

Référence : CIHR

Sujet : travailleurs du sexe et UDI

Projet R47

Parcours intracellulaire du VIH-1 dans les trophoblastes humains

Chercheur principal : Sonia Gauthier, Centre hospitalier de l'Université Laval (Québec)

Résumé : La transmission mère-enfant du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) explique la majorité des cas d’infection par le VIH chez les nourrissons. En raison du dépistage du VIH chez les femmes enceintes et de l’administration de médicaments antirétroviraux, le taux de transmission par cette voie a chuté de façon spectaculaire au cours des 10 dernières années. Cependant, les statistiques mondiales demeurent éloquentes : 2,4 millions de femmes enceintes sont infectées par le VIH et 1 600 nourrissons contractent l’infection chaque jour. La transmission mère-enfant peut se produire par voie transplacentaire ou encore par exposition de la peau ou des muqueuses du nourrisson au sang maternel, aux sécrétions vaginales ou au lait maternel et, bien que les mécanismes de transmission in utero soient peu connus, le placenta semble y jouer un rôle. Les trophoblastes dont est constitué le placenta agissent normalement à titre de barrière entre la mère et le fœtus; par contre, le VIH est capable d’infecter ces cellules par différents mécanismes d’endocytose. Dans le cadre de mon projet de doctorat, je chercherai donc à caractériser le ou les modes exacts d’endocytose du VIH (macropinocytose, endocytose dépendante de la clathrine et/ou endocytose indépendante de la clathrine et des cavéoles), à analyser les étapes du parcours intracellulaire consécutif à l’internalisation et à décrire les mécanismes employés par le VIH pour s’extraire des compartiments endocytaires dans les trophoblastes polarisés. À cette fin, j’infecterai des trophoblastes à l’aide de virions exprimant eGFP-Vpr ou mRFP1-Vpr et je décrirai ensuite les événements observés. Le présent projet de recherche fournira de plus amples renseignements au sujet du trafic intracellulaire et du devenir du VIH dans les trophoblastes polarisés; ces renseignements revêtent une grande importance puisque la barrière formée par les trophoblastes polarisés est la première cible du VIH transmis par le sang de la mère. La compréhension des mécanismes en cause pourrait permettre la mise au point de médicaments moins coûteux prévenant l’infection des trophoblastes par le VIH, et ces médicaments pourraient être utilisés dans les pays en développement.

Durée : avril 2005 – mars 2008

Bailleur de fonds :Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Bourse de recherche au doctorat pour recherche biomédicale/clinique VIH/sida

Référence : IRSC

Sujet : transmission verticale (d’intérêt pour le Canada)

Projet R48

Implication de DC-SIGN et DC-SIGNR dans la transmission du VIH-1 de la mère à l’enfant

Chercheur principal : Geneviève Boily-Larouche

Résumé : Deux millions d'enfants vivent avec le VIH en Afrique subsaharienne, et, dans la majorité des cas, le virus a été transmis de la mère à l'enfant. En l’absence de traitement, le taux de transmission mère‑enfant varie entre 15 % et 45 %. Une lectine de type C exprimée à la surface des cellules dendritiques (DC), DC-SIGN, et son homologue DC-SIGNR ont été rapportées comme voie possible d'infection intra-utérine du VIH. La capacité de ces molécules à lier le VIH a mis en lumière leur implication dans la transmission en cis (macrophages ou DC) et en trans (cellules T) du virus. Cependant, leur fonction de récepteur d'antigène pourrait également jouer un rôle dans l'élimination du virus. Compte tenu de la présence de DC-SIGN/R à l'interface mère-enfant et de leur interaction avec le VIH, les polymorphismes géniques affectant la structure ou l'expression de ces récepteurs pourraient avoir une incidence sur le risque de transmission verticale du VIH. Objectifs :

  1. définir l'étendue du polymorphisme des gènes DC-SIGN/R dans la population du Zimbabwe,
  2. déterminer l'association entre ces polymorphismes et le risque de transmission verticale du VIH,
  3. déterminer l'impact de ces polymorphismes sur la structure et l'expression des récepteurs DC-SIGN/R et enfin,
  4. étudier l'impact de ces modifications sur la capacité d'infection par le VIH en cis et en trans ainsi que sur la réponse immune.

Nous avons étudié l'étendue du polymorphisme de DC-SIGN/R et identifié de nouveaux variants associés significativement à un risque de transmission verticale du VIH. L'influence des variants sur l'expression et la structure de la protéine sera étudiée. Nos résultats préliminaires nous portent à croire que ces nouveaux variants ont un impact majeur sur la fonction et la régulation des récepteurs DC-SIGN/R et favorisent la transmission du virus. Cette étude apportera une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans la transmission du VIH et pourrait mener au développement de stratégies de prévention innovatrices.

Durée : mai 2008 – avril 2011

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Bourse d’études supérieures du Canada Frederick Banting et Charles Best – Bourse au doctorat

Référence : base de données des IRSC

Sujet : transmission verticale (d’intérêt pour le Canada)

Projet R49

Favoriser la participation des femmes séropositives de l’Ontario et de leurs fournisseurs de soins de santé à la détermination des besoins et priorités en matière de recherche

Chercheur principal : Dr. Mona Loutfy, Maple Leaf Medical Clinic

Co-chercheur principal : Dr. Wangari Tharao

Co-chercheurs : Dr. Louise Binder, Dr. Trevor Hart, Dr. Danielle Layman-Pleet, Dr. Lynne Leonard, Dr. Janet Raboud

Résumé :Par le passé, la recherche a été caractérisée par un manque de collaboration et de confiance entre les chercheurs et les groupes communautaires. Il convient donc d’améliorer la communication et d’accroître la participation des membres de la collectivité et des personnes touchées dans la détermination des priorités de recherche. Cette collaboration revêt une importance particulière dans le cas des femmes vivant avec le VIH/sida puisque ces dernières sont constamment sous‑représentées dans la prise de décisions et la conception d’études; de plus, la majorité des études réalisées jusqu’à présent ont été effectuées auprès de populations masculines. Dans le cadre du présent projet, nous aurons pour objectifs de déterminer les sujets de recherche présentant un intérêt pour les femmes ontariennes vivant avec le VIH/sida et de favoriser la recherche réalisée conjointement par la collectivité et le milieu universitaire et l’établissement de partenariats dans le transfert et l’échange de connaissances. Nous mettrons sur pied un conseil consultatif communautaire et réaliserons des entrevues, des séances de discussion en groupe et des sondages auprès de femmes séropositives et de leurs fournisseurs de soins de santé afin de recueillir des données qualitatives et quantitatives.

Durée : mars 2007 – septembre 2009

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Programme de recherche communautaire sur le VIH/sida – Général – Subvention de fonctionnement

Référence : Recherche VIH

Sujet : femmes vivant avec le VIH (Ontario)

Projet R50

Vivre en marge : analyse interdisciplinaire des déterminants sociaux du VIH/sida et de la santé des femmes

Chercheur principal : Susan G. Berkhout, Université de la Colombie-Britannique / BC Centre for Excellence in HIV/AIDS

Résumé : C’est dans le Downtown Eastside de Vancouver que l’on trouve la plus forte prévalence du VIH et les pires résultats pour la santé au Canada, et les travailleuses du sexe de ce quartier font partie des populations les plus à risque de contracter l’infection par le VIH. Le faible succès des programmes de santé publique et des interventions de réduction des méfaits chez les travailleuses du sexe met en lumière les nombreux obstacles auxquels est confrontée cette population sur le plan de l’accès aux soins; ces obstacles comprennent des facteurs socioéconomiques comme la pauvreté et la difficulté à se loger de même que la stigmatisation associée au travail du sexe, la polytoxicomanie et une limitation de l’autonomie et de la capacité à faire ses propres choix. Les mesures de lutte contre la maladie et de réduction des méfaits sont habituellement axées sur la responsabilité individuelle et, souvent, elles ne tiennent pas compte des facteurs qui peuvent augmenter le risque de contracter le VIH et diminuer l’autonomie des femmes du Downtown Eastside. Nous emploierons donc un cadre différent fondé sur les publications contemporaines dans le domaine du féminisme et de la bioéthique et portant sur la notion d’« autonomie relationnelle » afin de caractériser avec davantage de précision le risque de contracter le VIH et d’élaborer des stratégies de prévention et de traitement plus efficaces visant la réduction des comportements présentant un risque de transmission du VIH chez les travailleuses du sexe. Ce modèle tient compte des facteurs socioéconomiques et culturels de même que des relations caractérisant le travail du sexe et l’utilisation de drogues par injection. Les conclusions tirées de notre étude pourront guider l’élaboration de nouvelles stratégies de réduction des méfaits adaptées à cette population, la prise de décisions éthiques par les chercheurs travaillant auprès de populations vulnérables et les efforts des fournisseurs de soins de santé axés sur l’amélioration de l’autonomie des travailleuses du sexe.

Durée : mars 2005 – février 2011, janvier 2006 – décembre 2006

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Bourse de stagiaire de recherche M.D./Ph.D.; Michael Smith Foundation for Health Research

Référence : Recherche VIH

Sujet : travailleurs du sexe, UDI (SoD)

Projet R51

Lipodystrophie, stigmatisation et identité : étude sur le processus de transformation identitaire chez les femmes vivant avec le VIH/sida

Chercheur principal : Marilou Gagnon, Université d’Ottawa

Résumé : La mise au point du traitement antirétroviral hautement actif (TAHA) en 1996 a transformé le pronostic des personnes vivant avec le VIH/sida; en effet, cette innovation thérapeutique a entraîné une chute spectaculaire des taux de morbidité et de mortalité dans la population séropositive. Nous sommes par contre maintenant aux prises avec une nouvelle facette de l’épidémie de VIH en ce qui concerne la prise en charge quotidienne d’une maladie qui impose un lourd fardeau social, psychologique, émotionnel et physique. En effet, la littérature et les données cliniques indiquent que les personnes séropositives sont aux prises avec une nouvelle réalité accablante liée à la chronicité de l’infection par le VIH et à la réémergence de manifestations corporelles de la maladie. Selon des données récentes obtenues dans le cadre d’une étude canadienne, les personnes atteintes du VIH/sida seraient prêtes à retrancher jusqu’à 15 années de leur espérance de vie afin d’éviter les changements corporels entraînés par le TAHA; l’étude fait d’ailleurs état des conséquences d’un processus insidieux lié aux manifestations physiques de la lipodystrophie. Les résultats de plusieurs études transversales indiquent que la prévalence de la lipodystrophie est très élevée chez les personnes vivant avec le VIH/sida, et qu’elle peut atteindre 80 % au sein de certaines populations. Cependant, peu d’études ont été axées sur le fardeau imposé par ce trouble métabolique sur les plans biophysique, psychologique, émotionnel, sexuel et social. La forte composante sociale de la lipodystrophie a été identifiée dans le cadre d’études qualitatives, et les manifestations morphologiques de ce syndrome donnent lieu à un processus de stigmatisation multidimensionnel. Selon cette dynamique sociale, la lipodystrophie transformerait l’identité des personnes vivant avec le VIH/sida en plus de modifier leur apparence physique; la présente étude, fondée sur les principes de la théorisation ancrée, vise à explorer ce phénomène chez les femmes séropositives. Notre recherche visera principalement à comprendre les expériences vécues par les femmes séropositives atteintes de lipodystrophie et à décrire le processus de transformation identitaire indirectement attribuable au TAHA.

Durée : mai 2007 – avril 2010

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – VIH/sida : Recherche sur les services de santé et la santé des populations – Bourse de recherche au doctorat

Référence : Recherche VIH

Sujet : femmes et hommes vivant avec le VIH (résultats présentés selon le genre; la description vise les femmes)

Projet R52

Initiative MAKA : prévention et soins liés au VIH à l’intention des femmes travaillant dans l’industrie du sexe pour assurer leur survie

Chercheur principal : Mark W. Tyndall, B.C. Centre for Excellence in HIV/AIDS

Résumé : Les femmes travaillant dans l’industrie du sexe à Vancouver afin d’assurer leur survie sont grandement vulnérables à un large éventail de problèmes de santé aigus et chroniques, dont le VIH/sida; de plus, nombre d’entre elles sont confrontées à la pauvreté, à l’itinérance, à la dépendance aux drogues et à la violence. Les interventions liées à la santé habituelles se sont jusqu’à présent montrées peu efficaces auprès des travailleuses du sexe, qui, selon certaines estimations prudentes, seraient plus de 1 000 dans le Downtown Eastside (DTES) seulement; de ce nombre, 25 % sont séropositives. Afin d’améliorer la qualité et l’espérance de vie et de réduire la transmission du VIH dans cette population, il est impératif de mettre au point de nouvelles méthodes communautaires de prévention et de traitement du VIH à l’intention des femmes. Dans le cadre du présent projet, nous effectuerons une série de consultations dans la collectivité entrecoupées d’activités favorisant la participation active, et nous favoriserons le développement de compétences liées à la recherche communautaire en assurant la formation et le soutien d’une équipe de pairs chercheurs. Nous emploierons des techniques de cartographie sociale, des groupes de discussion et l’enquête MAKA sur la santé des femmes dans le but d’élaborer un cadre de prévention et de soins liés au VIH ciblant les travailleuses du sexe

Durée : avril 2005 – mars 2008

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Programme de recherche communautaire sur le VIH/sida – Général – Subvention de fonctionnement

Référence : IRSC

Sujet : travailleurs du sexe, sexe de survie (DTES)

Projet R53

Expériences de maternité et traitements antirétroviraux parmi des femmes vivant avec le VIH/sida d'origine autochtone, haïtienne, africaine et québécoise

Chercheur principal : Isabelle Toupin, Université de Montréal

Résumé : Dans le contexte canadien, et au Québec particulièrement, encore peu d’études ont porté sur les représentations des thérapies antirétrovirales contre le VIH et leur impact sur le quotidien des femmes infectées, encore moins chez celles d’origine africaine, haïtienne et autochtone en contexte migratoire (Gallant, 2000; Lévy et coll., 2000; Rogers et coll., 2000; Sendi et coll. 1999). L’expérience de la maternité, qui a été peu considérée, semble centrale dans la construction du rapport à l’infection au VIH, de l’adhésion aux traitements et de la prévention secondaire. Compte tenu de la rareté des études portant sur la compréhension des expériences des femmes infectées par le VIH/sida et sous traitements antirétroviraux, notamment dans leur rapport à l’enfant (désir d’enfant, grossesse, accouchement, maternité, transmission verticale), cette étude contribuera à l’avancement des connaissances actuellement limitées. Une fois l’étude complétée, nous serons en mesure de dégager des stratégies de prévention secondaire face au VIH/sida et de mieux saisir les enjeux liés à l’adhésion aux traitements antirétroviraux dans les milieux ethnoculturels ciblés par le projet.

Durée : septembre 2006 – août 2009

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – VIH/sida : Recherche sur les services de santé et la santé des populations – Bourse de recherche au doctorat

Référence : IRSC

Sujet : femmes vivant avec le VIH (Autochtones, pays où le VIH est endémique, maternité, traitement)

Projet R54

Dommages infligés à l’ADN mitochondrial chez les nourrissons exposés in utero aux antirétroviraux ciblant le VIH

Chercheur principal : Hélène Côté, Université de la Colombie-Britannique

Résumé : Les traitements antirétroviraux ciblant le VIH se sont montrés très efficaces dans la réduction de la transmission mère-enfant du virus; maintenant, lorsque cela est possible, les femmes enceintes séropositives entreprennent un traitement au cours du deuxième ou du troisième trimestre de grossesse, ce qui permet de réduire au minimum la toxicité pour le fœtus en évitant d’exposer celui-ci aux médicaments au cours des premières phases de son développement. Les femmes vivant en Afrique sont sur le point d’avoir accès aux médicaments antirétroviraux à grande échelle, et bon nombre d’entre elles concevront des enfants et mèneront leur grossesse à terme tout en suivant un traitement. Il est reconnu que les antirétroviraux peuvent infliger des dommages à l’ADN, et particulièrement à l’ADN mitochondrial (ADNmt), qui est nécessaire au processus de production d’énergie de l’organisme. Nous souhaitons donc étudier les effets de l’exposition aux médicaments ciblant le VIH sur l’ADN mitochondrial de nourrissons de femmes séropositives qui ont été exposés dès le début de la grossesse et comparer ces effets à ceux observés chez des nourrissons qui ont été exposés seulement à la fin de la grossesse et chez des nourrissons séronégatifs non exposés aux antirétroviraux (groupe témoin). Nous émettons l’hypothèse que nous observerons davantage de dommages à l’ADN mitochondrial chez les nourrissons exposés au cours des premières phases de leur développement; cependant, à ce jour, les effets à long terme de l’exposition des embryons aux antirétroviraux ciblant le VIH demeurent inconnus. Nos travaux fourniront donc de l’information de première importance qui pourrait influencer le traitement des femmes séropositives enceintes ou en âge de procréer partout dans le monde en ce qui concerne le choix des médicaments à employer et du moment auquel débuter le traitement.

Durée : avril 2006 – mars 2009

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Subvention de fonctionnement

Référence : IRSC

Sujet : transmission verticale, traitement

Projet R55

HARSAH, FSF et réseaux sexuels à Winnipeg, au Manitoba : exploration de la modification de la dynamique des réseaux et du risque de contracter le VIH

Chercheur principal : Dr Stephanie S. Harvard, Université du Manitoba

Résumé : non accessible

Durée : septembre 2006 – août 2008

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Programme de recherche communautaire sur le VIH/sida – Général – Bourse à la maîtrise

Référence : Recherche VIH

Sujet : FSF (comparaison établie avec les HARSAH) (Manitoba, Winnipeg)

Projet R56

Application des politiques internationales en matière de santé à l’échelon local : l’allaitement et les femmes séropositives à Vancouver, au Canada

Chercheur principal : Françoise Guigné, Université Simon Fraser (Vancouver)

Résumé : Les recommandations relatives à la méthode d’alimentation infantile à favoriser chez les femmes séropositives font encore l’objet d’un débat. Certaines études indiquent que le traitement antirétroviral réduit au moins des deux tiers, environ, la transmission du VIH par allaitement maternel, en diminuant la concentration du virus dans le sang de la mère. Cependant, les politiques de santé du Canada recommandent fortement d’éviter l’allaitement maternel peu importe la charge virale observée chez la femme après l’accouchement et de plutôt favoriser l’alimentation de substitution à l’aide de préparation commerciale pour nourrissons. Cette mesure pourrait éliminer le risque de transmission du VIH, mais l’alimentation de substitution est-elle l’option présentant la plus grande innocuité et la meilleure rentabilité?

Durée : janvier 2007 – décembre 2007

Bailleur de fonds : Michael Smith Foundation for Health Research

Référence : Le site web Michael Smith Foundation for Health Research

Sujet :mères séropositives et allaitement (Vancouver)

Projet R57

Ontario Women's Study – Opinion des femmes au sujet de la prévention du VIH et influence sur l’élaboration de politiques et de programmes

Chercheur principal : Dr. Lynne Leonard, Université d’Ottawa

Résumé : Une analyse thématique de quatre consultations effectuées auprès de groupes distincts de femmes issues de la collectivité nous a permis de relever de nombreux obstacles à la prévention efficace du VIH. Les thèmes récurrents comprenaient, entre autres, le manque d’accès à l’information et la désinformation, la stigmatisation et la discrimination, la pression sociale, le manque de services sociaux et de services de santé adaptés, l’abus, les préoccupations au sujet du dépistage du VIH et la difficulté à négocier l’adoption de pratiques sexuelles sans risque. Un bon nombre des expériences signalées variaient selon le statut social et démographique des participantes. Ainsi, les femmes venant des régions du Nord considéraient que les services étaient mal adaptés à leurs besoins, les femmes autochtones mentionnaient le manque de connaissance des remèdes traditionnels chez les médecins et les femmes hispanophones, la difficulté à rencontrer un médecin parlant espagnol ou à bénéficier des services d’un interprète. Ces constats font ressortir la nécessité de tenir compte des différentes réalités particulières aux femmes dans la conception de programmes de prévention au lieu de percevoir les femmes comme un groupe distinct et homogène de personnes vulnérables. Dans le cadre de notre projet, nous chercherons à déterminer comment améliorer les programmes de prévention du VIH destinés aux femmes vivant en Ontario. En 2004, des fournisseurs de services de l’Ontario et des chercheurs ont commencé à discuter de la nécessité de réaliser une étude communautaire afin de permettre aux femmes de faire part de leurs besoins en matière de prévention du VIH. Ils étaient préoccupés par la quasi-absence de données sur le sujet des femmes et de la prévention du VIH au Canada, de même que par la tendance à percevoir les femmes comme un seul groupe distinct sans tenir compte de la diversité de leurs réalités et des besoins en matière de prévention du VIH qui en découlent. L’équipe de recherche en prévention du VIH de l’Université d’Ottawa a alors été invitée à participer à la conception de cette étude; elle a ensuite réussi à obtenir une subvention de développement d’équipes des IRSC, qui lui a permis de s’entretenir avec des fournisseurs de services de partout dans la province. Notre équipe a répertorié 16 groupes distincts de femmes ayant des besoins particuliers en matière de prévention du VIH; nous avons aussi été en mesure de cibler des fournisseurs de services clés et des chercheurs travaillant auprès de chacun des groupes de femmes à risque et de les faire participer activement. Nous sommes maintenant prêts à entreprendre la prochaine étape du projet, dans le cadre de laquelle nous tiendrons des groupes de discussion auprès des différentes populations de femmes de l’Ontario. Nos objectifs principaux seront de réunir des données sur la compréhension des voies de transmission du VIH de même que sur les facteurs sociaux, structuraux, raciaux et économiques et les facteurs liés au genre influençant l’adoption de comportements à risque par les femmes, de déterminer les pratiques exemplaires à adopter en matière de prévention du VIH au sein de chaque population de femmes et de partager ces connaissances avec les décideurs de tous les paliers de gouvernement afin de guider l’élaboration de politiques et de programmes de prévention du VIH améliorés destinés aux femmes de l’Ontario et du Canada.

Durée : avril 2008 – mars 2010; 2009-2011

Bailleur de fonds : Réseau ontarien de traitement du VIH

Référence : Recherche VIH

Sujet : genre, études féministes (Ontario)

Projet R58

Élaboration de stratégies efficaces de traitement à base d’antirétroviraux à l’intention des populations vulnérables du Downtown Eastside de Vancouver : étude fondée sur les principes de la modélisation mathématique

Chercheur principal : Kathleen N. Deering, Université de la Colombie-Britannique

Résumé : L’étude sera réalisée auprès d’une cohorte de travailleuses du sexe (TS) du Downtown Eastside de Vancouver (DTES); nous souhaitons :

  1. comprendre la dynamique de transmission du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) par voie sexuelle et par le biais de la consommation de drogues par injection et
  2. déterminer les stratégies de traitement permettant un accès optimal aux traitements antirétroviraux hautement actifs (TAHA).

Nous chercherons à répondre aux questions suivantes :

  1. quelles sont les caractéristiques de la population des TS qui favorisent l’épidémie de VIH, et
  2. quelles sont les stratégies de traitement les plus appropriées à la population du DTES de Vancouver en matière de TAHA?

Les résultats que nous obtiendrons permettront d’affecter les ressources de santé publique peu nombreuses en vue d’obtenir la plus grande réduction possible de la gravité de l’épidémie de VIH dans le DTES, et ils guideront l’élaboration de politiques liées au VIH/sida à Vancouver et dans d’autres régions semblables. Méthode : nous emploierons des modèles mathématiques de la dynamique de transmission tenant compte de la biologie de l’infection et des caractéristiques de la population étudiée (sur les plans comportemental et démographique) et décrivant la propagation de l’infection dans le temps afin de comparer les stratégies de traitement (TAHA) en fonction de différentes hypothèses touchant la réduction de la transmission, la modification des comportements à risque de même que l’adhésion au TAHA et son observance. Un ensemble d’études ayant actuellement cours (menées par le Centre d’excellence de la Colombie-Britannique sur le VIH/sida) fourniront des données solides que nous utiliserons afin de paramétrer et de construire les modèles. Nous emploierons ensuite des méthodes statistiques multivariées qui nous permettront de comprendre quels paramètres revêtent la plus grande importance et d’expliquer l’hétérogénéité des résultats obtenus à partir des modèles. Résultats du projet : les données suivantes seront recueillies à partir des simulations mathématiques dans le but d’évaluer les stratégies de traitement selon différents facteurs leur étant liés (c.-à-d. effet potentiel 5, 10 et 15 ans après l’introduction du TAHA par rapport à l’absence de TAHA) : incidence des cas de résistance au TAHA, nombre de nouvelles infections évitées (acquisition et transmission), modifications de la prévalence de l’infection par le VIH. Les résultats de notre analyse fourniront des recommandations sur le plan du traitement et des soins liés au VIH qui permettront de tirer le meilleur parti possible du TAHA chez les groupes les plus marginalisés du DTES, et, à plus grande échelle, du Canada.

Durée : mai 2008 – avril 2011

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – VIH/sida : Recherche sur les services de santé et la santé des populations – Bourse de recherche au doctorat

Référence : base de données des IRSC

Sujet : traitement, travailleurs du sexe

Projet R59

Déterminants physiopathologiques de l’élimination des médicaments : effet des complications obstétriques sur les transporteurs placentaires et sur l’exposition du fœtus aux médicaments

Chercheur principal : Micheline R. Piquette-Miller, Université de Toronto

Résumé : Le traitement de l’infection par le VIH chez les femmes enceintes implique l’utilisation de médicaments antirétroviraux puissants prévenant la progression de l’infection chez la mère et la transmission verticale au nouveau-né. Bien que le traitement antirétroviral soit considéré comme nécessaire, peu de données ont jusqu’à présent été recueillies au sujet de l’élimination des antirétroviraux chez les femmes enceintes et leur fœtus; pourtant, ces renseignements revêtent une importance critique car les concentrations efficaces essentielles au maintien de la santé de la mère pourraient causer du tort au fœtus. Le placenta agit à titre de barrière protégeant le fœtus; plusieurs transporteurs de cassette de liaison à l’ATP (protéines ABC) sont en effet fortement exprimés dans le placenta, et il a été établi qu’ils réduisent le passage de nombreux agents antirétroviraux dans le sang du fœtus, régulant ainsi l’exposition fœtale à ces médicaments. Des études menées dans notre laboratoire ont révélé que la réponse inflammatoire caractérisant de nombreuses maladies réduit l’expression et l’activité des protéines ABC présentes dans de nombreux tissus dont le placenta. L’infection maternelle de même que de nombreuses complications obstétriques fréquentes (p. ex. diabète gestationnel) sont associées à une réponse inflammatoire; or, on ne connaît pratiquement pas leurs répercussions sur la régulation et l’activité des transporteurs d’efflux placentaires. C’est pourquoi la présente étude vise avant tout à explorer l’influence des complications obstétriques de prévalence élevée sur les protéines ABC et à déterminer comment les changements observés peuvent influer sur le transfert placentaire des médicaments antirétroviraux administrés aux femmes enceintes et sur l’exposition du fœtus à ces médicaments. À ces fins, nous étudierons l’expression des protéines ABC dans des tissus placentaires prélevés chez des femmes de même que dans des modèles animaux présentant ces complications obstétriques; nous utiliserons aussi des modèles animaux afin d’étudier l’élimination des antirétroviraux chez la mère et le fœtus. Les résultats obtenus permettront aux professionnels de la santé de déterminer de manière judicieuse les médicaments et les doses à administrer aux femmes séropositives en cours de grossesse, et ils pourront éventuellement aider à prévenir l’exposition du fœtus à ces médicaments.

Durée : octobre 2005 – septembre 2010

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Subvention de fonctionnement

Référence : IRSC

Sujet : femmes enceintes séropositives, recherche biomédicale sur le VIH/sida (d’intérêt pour le Canada)

Projet R60

Exposition périnatale aux antirétroviraux chez les nourrissons nés de mères séropositives : évaluation de la toxicité fondée sur la concentration d’ADN mitochondrial et d’acide lactique

Chercheur principal : Dr Susan King, Hospital for Sick Children (Toronto)

Résumé : Bien que l’administration de traitements antirétroviraux hautement actifs (TAHA) en cours de grossesse ait entraîné une réduction significative du taux de transmission mère-enfant du VIH, beaucoup de questions relatives à l’innocuité du traitement et à ses répercussions potentielles pour le nourrisson séronégatif demeurent sans réponses. Nous emploierons donc une nouvelle méthode de dosage quantitatif de l’ADN mitochondrial (ADNmt) comparée à une étude des signes cliniques et de la concentration veineuse d’acide lactique afin d’évaluer les effets de l’exposition périnatale aux antirétroviraux chez les nourrissons nés de mères séropositives. Nous croyons que l’exposition périnatale aux ARV présente un risque potentiel de toxicité mitochondriale pour le nourrisson.

Durée : juin 2003 – octobre 2006

Bailleur de fonds : Réseau ontarien de traitement du VIH

Référence : Recherche VIH

Sujet : transmission verticale (traitement), exposition au traitement

Projet R61

Étude des résultats périnatals auprès d’une cohorte provinciale formée de mères séropositives et de leurs nourrissons

Chercheur principal : Tessa Chaworth-Musters

Résumé : Chaque année, 2,4 millions de femmes séropositives donnent naissance partout dans le monde. Au Canada, des traitements antirétroviraux hautement actifs (TAHA) de plus en plus complexes sont couramment prescrits aux femmes enceintes afin d’améliorer la santé maternelle et de réduire la transmission du virus aux fœtus; cependant, les complications maternelles et fœtales qui pourraient être attribuables aux antirétroviraux soulèvent certaines inquiétudes. La Oak Tree Clinic, centre de recours provincial de la Colombie-Britannique en matière de soins mère-enfant œuvrant auprès des femmes séropositives et de leurs familles, tient depuis longtemps une base de données périnatales de grande envergure. Nous analyserons, mettrons à jour et enrichirons cette base de données afin d’être en mesure de déterminer les taux de complication des grossesses au cours desquelles il y a eu prise d’un TAHA. Nous ajouterons aussi de nouveaux champs à la base de données en fonction des sujets abordés dans la littérature actuelle, et, dans la mesure du possible, nous comparerons les données recueillies aux données provinciales compilées dans le cadre du BC Reproductive Care Program et utiliserons des modèles statistiques afin de déterminer l’influence potentielle de variables précises sur les résultats. Les conclusions tirées de notre étude guideront les médecins de Oak Tree dans le traitement des femmes enceintes séropositives et contribueront à améliorer les lignes directrices et les pratiques à l’échelle provinciale et nationale en matière de traitement antirétroviral et de grossesse. Nous avons aussi comme objectif de clarifier certaines incohérences observées dans la littérature; de plus, notre étude pourra entraîner une meilleure connaissance des traitements antirétroviraux optimaux, sûrs, efficaces et non toxiques qui pourront être administrés aux femmes séropositives durant la grossesse.

Durée : janvier 2007 – décembre 2007

Bailleur de fonds : Michael Smith Foundation for Health Research

Référence : Le site web Michael Smith Foundation for Health Research

Sujet : femmes enceintes séropositives (effets du traitement) (C.-B.)

Projet R62

Phase II – Soutien à la création de services à l’intention des femmes vivant avec le VIH à Scarborough, East York, York, North York et Etobicoke

Chercheur principal : Dr. Kathryn van der Horden, Casey House

Résumé : not available

Durée : septembre 2007 – juillet 2008

Bailleur de fonds : Réseau ontarien de traitement du VIH

Référence : Recherche VIH

Sujet : soutien des femmes vivant avec le VIH (GTA)

Projet R63

Planification et évaluation de la formation provinciale des intervenants ayant à implanter « Pouvoir partager », un programme à l'intention des femmes vivant

Chercheur principal : Caroline Racicot, Université du Québec à Montréal

Résumé : non accessible

Durée : septembre 2008 – août 2009

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Programme de recherche communautaire sur le VIH/sida – Général – Bourse à la maîtrise

Référence : base de données des IRSC

Sujet : femmes vivant avec le VIH (Montréal)

Projet R64

Le projet carte postale : approche fondée sur l’art et portant sur le discours, la théorie et l’humiliation secrète en matière de VIH/sida

Chercheur principal : Sarah Switzer, Université de Toronto

Résumé : non accessible

Durée : janvier 2007-janvier 2008

Bailleur de fonds : Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH)

Référence : Moteur de recherche des attributions du CRSH

Sujet : genre, études féministes

Projet R65

Prédicteurs de la pharmacocinétique des antirétroviraux chez les femmes séropositives présentant une suppression de la charge virale attribuable à la polythérapie antirétrovirale

Chercheur principal : Mona Loutfy, Women’s College Hospital (Toronto)

Résumé : Les femmes forment la population à risque de contracter le VIH/sida qui croît le plus rapidement au Canada : aujourd’hui, au pays, environ 20 % des personnes infectées par le VIH sont des femmes. À cette statistique alarmante s’ajoute le fait que les femmes ont jusqu’à présent été sous-représentées dans la recherche, et ce, aussi bien dans les essais cliniques évaluant les traitements à base d’antirétroviraux (ARV) que dans les études portant sur le VIH en général. Certains sujets de recherche liés au VIH chez les femmes en particulier ont jusqu’à présent été sous-évalués, bien qu’ils revêtent une grande importance en ce qui concerne les soins offerts aux femmes et le maintien de leur qualité de vie. Plus précisément, il serait primordial de répondre aux questions suivantes :

  1. quelles sont les différences entre les hommes et les femmes sur le plan des besoins en matière de traitement antirétroviral et de la réponse à celui-ci et
  2. quels sont les événements indésirables (EI) associés aux ARV observés chez les femmes, et dans quelle mesure diffèrent-ils de ceux observés chez les hommes?

Selon de nombreuses études de petite envergure, les EI seraient plus fréquents chez les femmes séropositives suivant un traitement antirétroviral que chez les hommes. L’apparition de ces EI et leur prise en charge sont actuellement des questions de première importance dans le traitement du VIH. Il est maintenant impératif d’acquérir une compréhension des différences observées chez les femmes séropositives sur le plan des EI, puisque cet aspect n’a jusqu’à présent jamais été étudié auprès d’une cohorte de grande envergure. Par ailleurs, d’autres études ont révélé que les concentrations plasmatiques d’antirétroviraux sont plus élevées chez les femmes, phénomène qui entraîne une augmentation de la toxicité. Nos objectifs seront donc d’établir les paramètres pharmacocinétiques des ARV (Cmin et Cmax) chez les femmes séropositives et de déterminer s’ils sont plus élevés que les concentrations moyennes présentées dans la littérature et mesurées dans la population générale (principalement constituée d’hommes). Nous souhaitons aussi déterminer si la concentration plasmatique d’ARV (en particulier la Cmin) est associée à la masse corporelle chez les femmes et si des concentrations plus élevées (en particulier la Cmax) sont associées à une hausse de la fréquence et de la gravité des événements indésirables. La subvention demandée nous permettra de réaliser la plus grande étude à ce jour sur le sujet de la pharmacocinétique des ARV chez les femmes séropositives.

Durée : avril 2006 – mars 2008

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – VIH/sida Financement provisoire – Volet biomédical/clinique

Référence : IRSC

Sujet : femmes vivant avec le VIH, traitement

Projet R66

Combler les lacunes en matière de prévention du VIH et d’accès aux soins chez les femmes travaillant dans l’industrie du sexe afin d’assurer leur survie

Chercheur principal : Kate Shannon, Université de la Colombie-Britannique

Résumé : Ce supplément pour l’application des connaissances nous permettra dans le cadre du projet Maka de nous concentrer sur la correction des lacunes en matière de prévention du VIH et d’accès aux soins chez les femmes pratiquant la prostitution de rue. Nous réaliserons principalement des rencontres en groupes de travail qui seront une rare occasion pour les travailleuses du sexe, les organismes communautaires, les décideurs et les chercheurs d’échanger d’une manière qui profite à tous. Les groupes de travail joueront un rôle clé dans la planification de la diffusion des résultats de même que dans la détermination et la rédaction de messages concrets à l’intention des principaux publics cibles (décideurs travaillant à l’élaboration de politiques et de programmes). En matière d’application des connaissances, les stratégies et réalisations principales des groupes de travail seront la création de ressources accessibles fondées sur des messages concrets axés sur l’action (documents imprimés et site Internet interactif) et la mise sur pied d’un forum communautaire, qui sera associé à la tenue d’une soirée de promotion de la santé (Health Night) à la halte-accueil WISH. De plus, nous organiserons des ateliers regroupant des pairs pour favoriser la participation active aux groupes de travail des femmes travaillant dans l’industrie du sexe. Notre stratégie d’application des connaissances visera principalement deux groupes clés : les décideurs-gestionnaires (organismes communautaires et autorités sanitaires) et les décideurs participant à l’élaboration de politiques (autant à l’échelon local qu’à l’échelon fédéral). Elle facilitera le dialogue continu avec les travailleuses du sexe, qui influeront activement sur les changements apportés aux politiques et programmes en plus d’en être les bénéficiaires. Même si notre stratégie d’application des connaissances ne ciblera pas directement la population générale, nous estimons que l’influence que nous exercerons sur les décideurs fédéraux en alimentant les discussions et les débats au sujet des politiques nous permettra de communiquer les résultats de notre recherche à un vaste public.

Durée : janvier 2008 – décembre 2008

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Subvention pour réunions, planification et dissémination : supplément pour l’application des connaissances

Référence : base de données des IRSC

Sujet : travailleurs du sexe (Vancouver), accès aux soins

Projet R67

Les racines du risque : influence des habitudes sexuelles, de la consommation de drogues et du genre sur le risque de contracter le VIH chez les travailleuses du sexe de Vancouver, en Colombie-Britannique

Chercheur principal : Dr. Treena Orchard, Centre d’excellence de la Colombie-Britannique sur le VIH/sida

Résumé : non accessible

Durée : janvier 2006 – janvier 2008

Bailleur de fonds : Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH)

Référence : Recherche VIH

Sujet : travailleurs du sexe (Vancouver)

Projet R68

Distinction entre VIH et santé sexuelle et génésique : perception sociale de la citoyenneté sexuelle

Chercheur principal : Erin Connell, Université Carleton

Résumé : non accessible

Durée : 2005-2006; 2006-2007 (année financière)

Bailleur de fonds : Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH)

Référence : Moteur de recherche des attributions du CRSH

Sujet : genre (genre non spécifié, mot clé : genre)

Projet R69

Échapper à la violence : étude qualitative sur le rôle de la violence sexuelle dans la vie des femmes autochtones vivant avec le VIH/sida

Chercheur principal : J.K. Barlow, Réseau canadien autochtone du sida (Ottawa)

Résumé : Le Réseau canadien autochtone du sida emploiera une méthodologie visuelle et réalisera des entrevues en profondeur afin de se pencher sur la question de la violence sexuelle dans le contexte de la prestation de services liés au VIH/sida, et ce, dans le but de répondre aux questions de recherche suivantes : 1) À l’aide de moyens visuels, comment les femmes représentent-elles puis interprètent-elles l’effet de la violence sexuelle dans leur vie en lien avec le VIH/sida? La méthodologie visuelle est une approche unique en recherche, qui est souvent utilisée afin d’explorer des questions de nature délicate que les participants pourraient être incapables de verbaliser. 2) Comment le genre, la culture et le statut VIH/sida des femmes autochtones transparaissent-ils lorsqu’elles reçoivent des services? 3) Quels outils ou méthodes propres à leur culture les femmes autochtones vivant avec le VIH/sida emploient-elles pour prendre en charge leur santé? 4) Quelles sont les répercussions sur l’élaboration de politiques et de programmes des questions liées à la violence sexuelle, au genre, à la culture et au VIH/sida?

Durée : avril 2006 – mars 2009

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Programme de recherche communautaire sur le VIH/sida – Autochtones – Subvention de fonctionnement

Référence : IRSC

Sujet : femmes autochtones, violence sexuelle

Projet R70

Sexualité, santé publique et citoyenneté

Chercheur principal : Dr Robert R. Lorway, Université McGill (Montréal)

Résumé : non accessible

Durée : janvier 2005 – janvier 2007

Bailleur de fonds : Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH)

Référence : Recherche VIH

Sujet : lesbianisme, santé génésique féminine

Projet R71

Facteurs sociaux, structuraux et environnementaux modulant l’accès et l’adhésion au traitement antirétroviral chez les femmes séropositives de pays à faible revenu, à revenu intermédiaire et à revenu élevé

Chercheur principal : Kate Shannon, Université de la Colombie-Britannique

Résumé : En dépit de grands efforts mondiaux visant à freiner l’épidémie de VIH, le nombre de nouveaux cas d’infection par le virus ne cesse d’augmenter, particulièrement chez les femmes, et seulement 30 à 40 % des personnes séropositives remplissant les critères médicaux d’admissibilité au traitement ont actuellement accès aux antirétroviraux (ARV) qui pourraient leur sauver la vie. Les femmes représentent aujourd’hui plus de la moitié des 33 millions de personnes vivant avec le VIH dans le monde, et la « féminisation » de la pandémie de VIH attribuable à la hausse de la susceptibilité à l’infection, autant biologique que sociale, est appuyée par de solides preuves scientifiques. Dans ce contexte, il est primordial sur le plan de la santé publique d’assurer l’accès et l’adhésion des femmes séropositives au traitement antirétroviral. Malheureusement, un nombre croissant de données indiquent que, même lorsque les ARV sont distribués gratuitement, les coûts cachés liés au traitement (déplacements, garde des enfants) sont fortement associés au genre. En outre, en plus des prédicteurs cliniques et comportementaux individuels de l’accès et de l’adhésion au traitement qui ont déjà été répertoriés dans le cadre d’un nombre croissant d’études, il y a maintenant tout lieu de croire que des facteurs sociaux (dynamique de la relation entre partenaires), environnementaux et structuraux (inégalités sur les plans culturel et économique et du genre) connus pour leur rôle dans l’augmentation du risque d’infection par le VIH chez les femmes de milieux défavorisés et de populations marginalisées pourraient aussi participer à la réduction de l’accès et de l’adhésion au traitement antirétroviral. Dans le cadre de notre projet de recherche, nous souhaitons donc associer épidémiologie sociale, cartographie SIG et méthodes qualitatives afin d’examiner les facteurs sociaux, structuraux et environnementaux qui modulent l’accès et l’adhésion aux programmes de traitement antirétroviral chez les femmes séropositives. Fondée sur les données relatives à trois cohortes séropositives obtenues du Centre d’excellence de la Colombie-Britannique sur le VIH/sida, notre recherche comprendra une analyse comparative de la nature et de la prévalence des obstacles à l’accès et à l’adhésion au traitement antirétroviral rencontrés par les femmes de milieux caractérisés par une faible prévalence ou par des épidémies concentrées (Canada, Argentine) ou généralisées (Afrique du Sud) d’infection par le VIH. Nous estimons être en mesure de contribuer grandement à l’orientation d’interventions communautaires et structurelles fondées sur le genre, qui auront pour effet d’améliorer la santé et la survie des femmes séropositives.

Durée : août 2008 – juillet 2011

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Bourse de recherche Bisby

Référence : base de données des IRSC

Sujet : femmes vivant avec le VIH (d’intérêt pour le Canada), accès aux soins

Projet R72

Renforcement des approches communautaires en matière de sensibilisation au VIH/sida, de dépistage et de traitement auprès des jeunes inuits du Canada

Chercheur principal : Dr. Jeanette Doucet, Pauktuutit Inuit Women of Canada

Co-principals: Dr. Jacqueline Gahagan, Dr. Aideen Reynolds, Dr. Audrey Steenbeek

Co-chercheurs : Dr. Chris Archibald, Dr. Pitsulala Lyta

Résumé : Dans le cadre de ce projet, nous entreprendrons l’analyse de l’interrelation complexe de la culture, de la santé des jeunes et de l’habilitation des femmes en ce qui concerne le risque de contracter le VIH/sida dans les collectivités inuites, et nous déterminerons les priorités de recherche en vue d’une étude pluriannuelle. Il est impératif de dresser un tableau précis de la dynamique et de l’épidémiologie du risque de contracter le VIH chez les Inuits du Canada. En effet, les données actuelles sur le VIH chez les Inuits sont généralement intégrées aux données autochtones ou même canadiennes, ce qui entraîne une sous-représentation de la réalité des Inuits du Canada. Nous souhaitons contribuer à une meilleure compréhension de cette réalité de même que guider la mise sur pied d’options participatives et communautaires durables qui ouvriront la voie à des interventions en matière de VIH/sida adaptées aux défis posés par la promotion de la santé et la prestation de soins de santé dans les collectivités du Nord. Nous emploierons à ces fins une méthodologie de recherche communautaire prévoyant la participation directe des organismes inuits et des membres de ces collectivités. En raison des obstacles liés à la réalisation d’études auprès de petites collectivités isolées (manque d’anonymat, stigmatisation et discrimination, manque d’accès aux soins en cas de résultat positif, faible nombre d’organismes de services liés au sida dans le Nord), cette méthodologie facilitera aussi le renforcement des capacités des fournisseurs de soins de santé et l’amélioration de l’accès à l’information, au dépistage (test anonyme de dépistage accompagné de counseling pré et post-test), au diagnostic, aux soins, au traitement et au soutien.

Durée : avril 2007 – mars 2008

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Programme de recherche communautaire sur le VIH/sida – Autochtones – Subvention catalyseur

Référence : Recherche VIH

Sujet : interrelation entre la culture, la santé des jeunes et l’habilitation des femmes en matière de VIH/sida; résultats présentés selon le genre

Projet R73

Étude d’un vaccin à VLP contre le VPH auprès d’une cohorte de filles et de femmes séropositives

Chercheur principal : Deborah M. Money, Université de la Colombie-Britannique

Résumé : Un vaccin conférant une protection contre le virus du papillome humain (VPH), qui cause les cancers du col utérin et les verrues génitales, a été autorisé pour la première fois au Canada en 2006. Les femmes séropositives sont plus touchées par l’infection par le VPH que la population générale, et, dans leur cas, l’infection évolue plus rapidement vers un cancer du col utérin. Bien que le vaccin contre le VPH ait fait l’objet de nombreuses études chez les jeunes femmes en santé, son efficacité chez les filles et les femmes séropositives demeure méconnue. Nous souhaitons donc évaluer la réponse au vaccin contre le VPH auprès de cette population, au Canada, afin de recueillir des données importantes sur la réponse immunitaire, les effets secondaires et la protection à long terme contre le VPH. Ces données sont nécessaires à l’élaboration de programmes de vaccination canadiens appropriés, qui seront offerts à ce groupe vulnérable; elles revêtiront aussi une importance particulière dans la mise sur pied de programmes de vaccination dans les pays en développement, où l’infection par le VIH est très répandue. Bien que l’on réussisse au Canada à prévenir la plupart des cancers du col de l’utérus en effectuant un dépistage régulier à l’aide du test Pap, la réalité est tout autre dans les pays en développement, car l’accès au test y est limité. Ce vaccin a donc le potentiel non seulement de prévenir l’infection par le VPH et ses conséquences graves au Canada, mais aussi, à grande échelle, de sauver de nombreuses vies dans les pays en développement, où le cancer du col de l’utérus représente la première cause de décès chez les femmes.

Durée : avril 2008 – mars 2013

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Subvention de fonctionnement

Référence : base de données des IRSC

Sujet : femmes vivant avec le VIH

Projet R74

Étude des facteurs liés à l’hôte et des déterminants de l’infection par le VIH-1 en cours de grossesse

Chercheur principal : Dr. Hugo Soudeyns, Hôpital Sainte-Justine (Montréal)

Résumé : Les femmes vivant avec le VIH sont aux prises avec des défis uniques liés à leur genre, et l’évolution de l’infection par le VIH vers une maladie chronique et cyclique rend nécessaire la compréhension des facteurs qui leur permettront de participer pleinement à toutes les sphères de la société. Dans le cadre de notre projet de recherche, nous utiliserons des méthodes qualitatives afin de répertorier les facteurs qui favorisent ou entravent la participation des femmes vivant avec le VIH à la société canadienne. Nous réaliserons des entrevues en profondeur auprès de 30 femmes séropositives recrutées dans la collectivité, puis, au cours du processus d’interprétation, nous reverrons les résultats obtenus avec six informateurs clés afin de déterminer comment les conclusions pourraient guider les priorités futures en vue d’améliorer la situation. L’identification des facteurs favorisants et des obstacles à la participation rencontrés par les femmes permettra la mise sur pied de services sanitaires et sociaux adaptés au genre, qui pourront optimiser la participation des femmes à la société.

Durée : avril 2005 – mars 2009

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Subvention de fonctionnement – Annonce de priorités : Initiative de recherche sur le VIH/sida – Recherche biomédicale et clinique

Référence : Recherche VIH

Sujet : femmes vivant avec le VIH (grossesse)

Projet R75

Enquête sur le désir d’avoir des enfants et les besoins des femmes séropositives de l’Ontario en âge de procréer

Chercheur principal : Dr Mona Loutfy, Maple Leaf Medical Clinic (Toronto)

Co-investigator: Dr. Gina Ogilvie

Résumé : non accessible

Durée : mars 2006 – mars 2008

Bailleur de fonds : Fondation canadienne de recherche sur le sida

Référence : Recherche VIH

Sujet : femmes vivant avec le VIH (fertilité, âge de procréer) (Ontario)

Projet R76

Capacité de survie et besoins perçus en matière de soins de santé chez les travailleuses du sexe qui s’injectent des drogues

Chercheur principal : Victoria A. Bungay, Université de la Colombie-Britannique

Résumé : Ce projet de recherche nous permettra d’étudier les comportements liés à la santé et la capacité de survie des travailleuses du sexe du Downtown Eastside de Vancouver qui s’injectent des drogues. Ces femmes sont exposées à un risque élevé de contracter le VIH/sida, d’être victimes de violence, de décéder des suites d’une surdose et de présenter de nombreux autres problèmes de santé. Or, jusqu’à présent, les programmes visant la réduction de ces risques (application plus stricte de la loi et échange de seringues, par exemple) n’ont connu qu’un succès mitigé. Les facteurs suivants pourraient expliquer les échecs : 1) les femmes n’ont pas été consultées au sujet de leurs besoins en matière de services de santé au cours du processus décisionnel, et 2) les programmes ont été axés sur les comportements à risque qu’elles adoptent plutôt que sur les comportements qui leur permettraient d’assurer leur sécurité et de promouvoir leur propre santé. Dans le cadre de notre étude qualitative, nous emploierons une approche écologique afin d’explorer les facteurs personnels, organisationnels et sociaux systémiques qui influencent les comportements liés à la santé chez les travailleuses du sexe qui s’injectent des drogues. Nous réaliserons en personne des entrevues en profondeur auprès de 40 travailleuses du sexe du Downtown Eastside de Vancouver de même qu’auprès de 20 infirmières de rue offrant leurs services à cette population. Les deux ensembles de données recueillis nous permettront de comprendre les comportements des femmes liés à la santé et leur perception de leurs propres besoins en matière de promotion de la santé, de même que de comparer ces facteurs avec les services sanitaires et sociaux qui leur sont offerts. Cette compréhension des comportements liés à la santé des travailleuses du sexe qui s’injectent des drogues et des ressources qui leur sont actuellement accessibles pourra guider l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies améliorées de réduction des méfaits, et, par le fait même, mener à la réduction potentielle de la morbidité et de la mortalité chez la population à l’étude.

Durée : août 2004 – juillet 2007

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Bourse d’études supérieures du Canada Frederick Banting et Charles Best – Bourse au doctorat

Référence : IRSC

Sujet : UDI, travailleurs du sexe (Vancouver)

Projet R77

Synthèse systématique des preuves scientifiques établissant un lien entre la violence sexuelle et le VIH/sida

Chercheur principal : Beverley J. Shea, CIET Canada (Ottawa)

Résumé : Malgré l’évolution des connaissances sur le VIH/sida, on en sait toujours peu au sujet de la relation entre l’infection et les interventions de prévention de la violence sexuelle. Les personnes séropositives disent être victimes de violence en raison de leur infection; cependant, jusqu’à présent, aucune synthèse systématique de qualité portant sur le sujet n’a été publiée. Dans le cadre de notre projet, nous 1) procéderons à une synthèse systématique et à une méta-analyse de toutes les études portant sur les interventions de prévention de la violence sexuelle et le VIH/sida, 2) appliquerons les conclusions tirées et élaborerons des recommandations en collaboration avec des décideurs, qui participeront au processus de synthèse, et 3) mettrons au point des outils fondés sur les conclusions applicables à l’élaboration de politiques et à la prévention de première ligne du VIH/sida et de la violence sexuelle. Plan d’étude : le titre de cette synthèse systématique a été enregistré auprès du Review Group on HIV/AIDS de la Collaboration Cochrane. Nous emploierons les méthodes établies par le Cochrane Collaborative Review Group on HIV Infection, qui ont été publiées dans le Cochrane Collaboration Handbook for Systematic Reviews of Interventions, et nous soumettrons un protocole d’étude qui présentera la stratégie de recherche qui sera employée de même que les sources de données, les critères d’inclusion et d’exclusion et les méthodes d’analyse. Des décideurs de l’Agence de la santé publique du Canada et du Réseau canadien autochtone du sida participeront à toutes les étapes de la synthèse, à commencer par la formulation de la question étudiée. En effet, ils contribueront à la détermination de la forme que prendra la synthèse systématique en conseillant les chercheurs relativement à la pertinence des politiques, aux critères d’inclusion, au contexte politique dans lequel s’inscrit la synthèse et à la priorisation des résultats analysés. Ils participeront aussi à l’interprétation des conclusions applicables en évaluant la force et l’applicabilité des preuves scientifiques de même que les différentes considérations (coûts et pratiques actuelles, par exemple) et en mettant en parallèle les bienfaits de l’intervention par rapport à ses effets négatifs et aux coûts attendus. Enfin, ils élaboreront et mettront en œuvre un plan d’application des connaissances de fin de subvention, qui garantira l’accessibilité et l’utilité des conclusions de la synthèse

Durée : octobre 2008 – septembre 2009

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Subvention sur la synthèse des connaissances

Référence : base de données des IRSC

Sujet : violence sexuelle (d’intérêt pour le Canada)

Projet R78

La théorie du comportement planifié : effet des facteurs socioculturels liés au genre sur une intervention de promotion du port du préservatif

Chercheur principal : Jeffrey Eng, Université McMaster

Résumé : non accessible

Durée : 2005-06 (année financière)

Bailleur de fonds : Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH)

Référence : Moteur de recherche des attributions du CRSH

Sujet : facteurs liés au genre (genre non spécifié)

Projet R79

Tous les goûts sont dans la nature : typologies du travail du sexe, relations intimes et leur effet sur le risque de contracter le VIH chez les travailleuses du sexe du Downtown Eastside de Vancouver

Chercheur principal : Dr. Treena Orchard, Université du Manitoba

Résumé : Les quelque 1 000 travailleuses du sexe du Downtown Eastside de Vancouver (DTES) vivent dans le quartier le plus pauvre du Canada, caractérisé par des conditions de logement déplorables et une prévalence élevée de l’hépatite C et de l’infection par le VIH. Une récente étude menée auprès de 198 travailleuses du sexe du DTES révélait en effet que la prévalence du VIH y est de 26 %, ce qui est alarmant. Bien que la violence, la pauvreté et la marginalisation sociale soient des facteurs de risque reconnus chez les travailleuses du sexe, nous connaissons fort peu deux facteurs qui définissent le travail du sexe et rendent ces femmes vulnérables à l’infection par le VIH, à savoir le type de travail qu’elles exercent et les relations intimes qu’elles nouent avec leurs copains et leurs clients réguliers. Nous chercherons donc à déterminer s’il existe un lien entre certains types particuliers de travail du sexe et les structures relationnelles, lien qui augmenterait le risque de contracter le VIH pour certains groupes de femmes. Notre hypothèse est que les femmes dont le statut de travailleuse du sexe est établi sont plus sujettes à avoir des relations durables et donc à éviter les pratiques sexuelles à haut risque. Nous examinerons comment s’identifient et s’organisent les travailleuses du sexe des différents types et comment elles perçoivent leurs relations intimes et leur donnent un sens, particulièrement en ce qui concerne les questions de la sexualité, de la santé et de la confiance. À ces fins, nous réaliserons des entrevues individuelles et des entrevues en groupes de discussion et emploierons les techniques de la cartographie sociale afin de déterminer les processus sociaux globaux et les déterminants de la santé qui structurent le risque de contracter le VIH chez ces travailleuses du sexe. L’étude de l’organisation sociale du travail du sexe et des relations établies dans ce contexte revêt une importance critique dans l’amélioration de l’état de santé des femmes et dans l’élaboration de programmes de prévention du VIH adaptés à la population et au genre. En tant que l’une des seules études qualitatives sur le sujet réalisées auprès de travailleuses du sexe canadiennes, notre étude sera utile pour les autres chercheurs, les autorités sanitaires et, par le biais de leur participation, pour les femmes elles-mêmes.

Durée : janvier 2006 – décembre 2006

Bailleur de fonds : Michael Smith Foundation for Health Research

Référence : Recherche VIH

Sujet : travailleurs du sexe (Vancouver)

Projet R80

Forum de recherche sur la prévention du VIH et la vaccination chez les femmes noires de Toronto

Chercheur principal : Charmaine C. Williams, Université de Toronto

Résumé : Le Forum de recherche sur la prévention du VIH et la vaccination chez les femmes noires de Toronto donnera l’occasion à des chercheurs, à des fournisseurs de services, à des intervenants issus de la collectivité et à des utilisateurs de services de réseauter, de partager leurs connaissances et de mettre au point des stratégies. Le Forum fait suite à la publication des conclusions tirées du projet SMDA (Sisters, Mothers, Daughters and Aunties), dans le cadre duquel les facteurs favorisant ou entravant l’utilisation future de vaccins contre le VIH ont été étudiés. Le succès de la vaccination dépend de l’utilisation efficace des mesures existantes de prévention du VIH, qui comprennent la sensibilisation, le dépistage et les pratiques sexuelles sécuritaires. Il faudra donc, pour préparer les femmes noires, renforcer les bienfaits des technologies et des mesures de prévention déjà en place, afin d’aplanir les obstacles à l’utilisation des services existants. Notre projet contribuera à l’atteinte de ces objectifs en diffusant les résultats du projet SMDA et des projets de recherche menés par nos collaborateurs relativement à la stigmatisation liée au VIH et à l’accès aux soins de santé chez les femmes noires. Tout d’abord, nous mettrons à jour le site Internet du projet SMDA afin d’y présenter les conclusions de l’étude, d’y faire la publicité du Forum et d’assurer l’exactitude des liens dirigeant les visiteurs vers des ressources connexes, de l’information pertinente au sujet des services et des projets de recherche et projets communautaires menés par nos collaborateurs. Ensuite, nous rédigerons des feuillets d’information qui seront distribués dans le cadre du Forum de même qu’aux membres des réseaux des groupes intéressés. Nous y aborderons les sujets suivants : les conclusions de la recherche concernant les facteurs pouvant favoriser ou entraver les mesures de prévention du VIH et la vaccination; les stratégies de sensibilisation visant à lutter contre la stigmatisation et la communication d’informations erronées concernant le VIH; la recherche communautaire sur le VIH (comment et pourquoi y participer et comment joindre les collectivités). Enfin, dans le cadre du Forum, nous réunirons les parties intéressées afin d’élaborer des solutions stratégiques en réponse aux enjeux relevés lors du projet SMDA et d’autres projets, d’établir les priorités des recherches et des interventions communautaires futures, et de créer des liens qui pourront faciliter l’exécution de projets de sensibilisation et de recherche permettant de prévenir efficacement le VIH chez les femmes noires. Nous publierons un résumé des résultats de notre processus sur le site Internet du projet SMDA.

Durée : septembre 2008 – août 2009

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – subvention pour réunions, planification et dissémination : supplément de fin de subvention pour l’application des connaissances

Référence : base de données des IRSC

Sujet :prévention

Projet R81

Connaissances et sentiments : l’engagement personnel dans la difficile transmission du savoir lié au sida

Chercheur principal : Alyson Hoy, Université de la Colombie-Britannique

Résumé : non accessible

Durée : 2006-2007, 2007-2008 (année financière)

Bailleur de fonds : Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH)

Référence : Moteur de recherche des attributions du CRSH

Sujet : genre, féminisme

Projet R82

Projet Trans PULSE : exploration de la vulnérabilité au VIH des communautés trans de l’Ontario

Chercheur principal : Greta R. Bauer

Résumé : Le VIH ne touche pas également tous les groupes; en effet, selon des études réalisées dans toute l’Amérique du Nord, les taux d’infection par le VIH seraient plus élevés que prévu dans les communautés trans. Cette conclusion n’a rien de surprenant, sachant que de nombreuses personnes trans sont victimes de violence et de discrimination en plus d’avoir de la difficulté à satisfaire certains besoins fondamentaux, notamment en matière d’emploi, de soins de santé et d’hébergement. Il est primordial de tenir compte de ces facteurs connexes dans l’étude du VIH chez des groupes marginalisés comme les communautés trans de l’Ontario; c’est pourquoi des membres de ces communautés ont décidé d’entreprendre un projet de recherche communautaire appelé Trans PULSE en collaboration avec des partenaires du Réseau ontarien de traitement du VIH, du Sherbourne Health Centre, du 519 Community Centre, de l’Université de Western Ontario et de TGStation.com. Dans le cadre du projet, nous emploierons des méthodes qualitatives et quantitatives afin d’acquérir la compréhension la plus exhaustive possible du rôle que peut jouer la marginalisation sociale dans la vulnérabilité des communautés trans à l’infection par le VIH, de même que de la manière dont les facteurs sociaux, comme la source et la stabilité du revenu et l’accès aux soins de santé, peuvent influencer la qualité de vie des personnes trans vivant avec le VIH. Trans PULSE comblera un manque flagrant d’information pertinente et reflétera le désir des membres de la communauté d’aborder la question du VIH dans une perspective tenant compte des différents aspects de la vie et des expériences des personnes trans. Le comité de recherche est composé de huit personnes, dont cinq sont trans, qui ont travaillé ensemble à la détermination des objectifs et de la méthodologie de la recherche ainsi qu’à la mobilisation de la communauté afin de faire en sorte que l’étude réponde aux besoins des communautés trans. Les consultations, qui ont permis aux membres de trois communautés trans de l’Ontario de partager leurs expériences liées à la santé, aux soins et au risque de contracter le VIH, ont grandement contribué à la direction prise par le projet.

Durée : avril 2007 – mars 2010

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Programme de recherche communautaire sur le VIH/sida – Général – Subvention de fonctionnement

Référence : base de données des IRSC

Sujet : transsexualité

Projet R83

Femmes bispirituelles, homophobie et prestation de services liés au VIH/sida

Chercheur principal : J. Kevin Barlow, Randy Jackson, Réseau canadien autochtone du sida (Ottawa)

Résumé : En empruntant une approche de recherche communautaire, le Réseau canadien autochtone du sida mènera une étude qualitative sur l’homophobie vécue par les femmes bispirituelles dans le cadre de la prestation de services liés au VIH/sida. Cette étude se fonde sur une enquête que le Réseau a récemment réalisée, qui a mis en lumière la nécessité de se concentrer sur des questions de recherche précises. Nous chercherons donc à répondre aux questions suivantes :

  1. D’un point de vue subjectif, comment les femmes bispirituelles vivent-elles les situations où elles sont confrontées à de l’homophobie lorsqu’elles accèdent à des soins? Quelle est leur perception de l’interrelation entre leur statut bispirituel, le VIH/sida et leur identité féminine?
  2. Quel est l’effet de l’homophobie et de l’hétérosexisme sur l’accès aux services liés au VIH/sida? En d’autres termes, comment les femmes bispirituelles réagissent‑elles et quelles raisons avancent-elles pour justifier leur décision?
  3. Quelles sont les pratiques exemplaires et les dispositions prévues par les politiques nécessaires à l’atténuation de l’homophobie vécue par les femmes bispirituelles accédant aux services? Le respect des principes PCAP sous-jacents à l’étude jouera un rôle essentiel dans la maximisation de tout bénéfice potentiel.

Durée : avril 2006 – mars 2009

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Programme de recherche communautaire sur le VIH/sida – Autochtones – Subvention de fonctionnement

Référence : IRSC

Sujet : FSF

Projet R84

Compréhension des facteurs favorisant et entravant la participation des femmes vivant avec le VIH

Chercheur principal : Dr. Patricia Ellen Solomon, Université McMaster (Hamilton)

Résumé : Les femmes vivant avec le VIH sont aux prises avec des défis uniques liés à leur genre, et l’évolution de l’infection par le VIH vers une maladie chronique et cyclique rend nécessaire la compréhension des facteurs qui leur permettront de participer pleinement à toutes les sphères de la société. Dans le cadre de notre projet de recherche, nous utiliserons des méthodes qualitatives afin de répertorier les facteurs qui favorisent ou entravent la participation des femmes vivant avec le VIH à la société canadienne. Nous réaliserons des entrevues en profondeur auprès de 30 femmes séropositives recrutées dans la collectivité, puis, au cours du processus d’interprétation, nous reverrons les résultats obtenus avec six informateurs clés afin de déterminer comment les conclusions pourraient guider les priorités futures en vue d’améliorer la situation. L’identification des facteurs favorisants et des obstacles à la participation rencontrés par les femmes permettra la mise sur pied de services sanitaires et sociaux adaptés au genre, qui pourront optimiser la participation des femmes à la société. 

Durée : octobre 2004 – septembre 2006

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Subvention de fonctionnement

Référence : Recherche VIH

Sujet : femmes vivant avec le VIH

Projet R85

Compréhension de l’interaction entre les virus transmissibles sexuellement dans les voies génitales féminines

Chercheur principal : Charu Kaushic, Université McMaster

Résumé : Les infections transmissibles sexuellement (ITS) représentent l’une des causes de morbidité les plus importantes à l’échelle mondiale en plus d’imposer un lourd fardeau aux systèmes de santé des pays en développement et des pays développés. Selon des données cliniques et épidémiologiques, les femmes seraient plus susceptibles de contracter des pathogènes transmissibles sexuellement que les hommes. La conception de vaccins représente la seule solution rentable permettant le contrôle de ces maladies, et, éventuellement, leur éradication. Cependant, les nombreux efforts déployés au cours des deux dernières décennies pour mettre au point des vaccins efficaces contre les ITS (attribuables, notamment, au virus herpès simplex de type 2 (HSV-2), au virus de l’immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1) et à Chlamydia trachomatis) sont demeurés sans succès. À la fin de 2004, pour la première fois, les données publiées par l’OMS indiquaient que les femmes représentaient à l’échelle mondiale 50 % des cas d’infection par le VIH‑1. La première étape de la transmission hétérosexuelle des ITS, à savoir l’interaction initiale entre les pathogènes et les voies génitales féminines, demeure à ce jour largement méconnue. De nombreux facteurs propres aux voies génitales féminines modulent la qualité de la réponse immunitaire dirigée contre ces pathogènes et l’apparition d’une infection locale. Nous nous concentrerons donc, dans le cadre de notre étude, sur la compréhension du microenvironnement des voies génitales féminines et de son interaction avec les virus transmissibles sexuellement et le système immunitaire. Les résultats que nous obtiendrons revêtiront une importance particulière en ce qui concerne la santé génésique des femmes et l’hormonothérapie, et ils pourront guider les stratégies de conception de vaccins contre les ITS.

Durée : septembre 2007 – août 2012

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Bourse nouveau chercheur pour la recherche biomédicale/clinique sur le VIH/sida

Référence : base de données des IRSC

Sujet : recherche biomédicale sur le VIH/sida (d’intérêt pour le Canada)

Projet R86

Transmission verticale du VIH-1 : entrée et cheminement du virus dans les trophoblastes

Chercheur principal : Michel J. Tremblay

Résumé : Les virus emploient de nombreux processus cellulaires pour infecter les cellules hôtes et s’y répliquer. Jusqu’à présent, on croyait que l’entrée du VIH‑1 dans la cellule devait se produire après fusion avec la membrane plasmique cellulaire pour qu’il y ait infection productive; cependant, des données récentes indiquent que l’infection véritable de la cellule hôte peut, dans certains cas, se produire à la suite de l’entrée du virus par endocytose. À ce sujet, nous avons récemment découvert que, dans les cellules trophoblastiques humaines polarisées, le VIH‑1 est retrouvé en majorité dans des vésicules intracellulaires à la suite de son entrée, ce qui laisse croire que l’internalisation du virus se produit principalement par voie endocytaire dans ces cellules. Dans le cadre du présent projet de recherche, nous souhaitons recueillir davantage de données au sujet des mécanismes par lesquels le VIH‑1 pénètre dans les trophoblastes humains polarisés; plus précisément, nous définirons le ou les modes d’endocytose du VIH‑1 et analyserons le cheminement intracellulaire du virus à la suite de son internalisation dans ce type de cellules. Notre projet de recherche nous permettra de recueillir des données utiles au sujet de la biologie du VIH‑1 dans les trophoblastes retrouvés dans le placenta, qui joueraient un rôle clé dans la transmission mère-enfant du virus.

Durée : mars 2007 – mars 2010

Bailleur de fonds : Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) – Subvention de fonctionnement – Annonce de priorités : Initiative de recherche sur le VIH/sida – Recherche biomédicale et clinique

Référence : base de données des IRSC

Sujet : recherche biomédicale sur le VIH/sida (d’intérêt pour le Canada)

Projet R87

Les femmes et le VIH au Canada

Chercheur principal : Janelle Hippe, Université Queen’s

Résumé : non accessible

Durée : 2007-2008; 2008-2009 (année financière)

Bailleur de fonds : Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH)

Référence : Moteur de recherche des attributions du CRSH

Sujet : femmes

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