Chapitre 3 : Rapport d'étape sur le VIH/sida et les populations distinctes : Femmes – Le VIH/sida chez les femmes

Chapitre 3 - Le VIH/sida chez les femmes au Canada

3.1 Information sur les données de surveillance

Le présent chapitre résume les données les plus récentes dont nous disposons sur les cas diagnostiqués d’infection au VIH et de sida chez les femmes canadiennes. On y présente également de l’information sur les rapports de tests positifs pour le VIH, les cas de sida signalés, les voies de transmission, l’âge, la grossesse et la transmission périnatale, ainsi que des données sur le VIH/sida dans des groupes précis de femmes au Canada et sur la présence concomitantes d’autres infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS).

L'ASPC utilise divers types de données épidémiologiques, y compris des données de surveillance, des données de recherche et des estimations, pour surveiller les infections au VIH et les cas de sida au Canada. Il y a des avantages et des limites associés à chacun de ces types de données, mais il faut recourir à de multiples sources pour brosser un portrait complet de la situation du VIH/sida au Canada.

Les données de surveillance sont fournies volontairement à l'ASPC par les provinces et les territoires, et comprennent les résultats positifs des tests de dépistage du VIH et les cas de sida. Étant donné que le VIH et le sida sont des maladies à déclaration obligatoire dans l’ensemble des provinces et territoires du Canada, l’ASPC a élaboré des normes relatives à leur déclaration afin de faciliter le partage des données à l’échelon national. Bien que les données fournies au sujet de chacun des casNote de bas de page 30 soient minimales, la quantité de données supplémentaires varie d'une province et d'un territoire à l'autre [1]. Les données supplémentaires peuvent comprendre le pays de naissance, l'origine ethnique et la catégorie d’exposition. Les données supplémentaires sur l'origine ethnique sont importantes, car elles aident à établir les modes d’infection chez les Autochtones, les personnes provenant de pays où le VIH est endémiqueNote de bas de page 31 et d’autres groupes ethnoculturels. Les données supplémentaires sur la catégorie d’exposition sont également importantes, car elles permettent de découvrir la voie la plus probable par laquelle une personne a pu contracter l’infection.

La plupart des cas de VIH et des diagnostics de sida sont associés à un ou à plusieurs facteurs de risque. Aux fins de la déclaration nationale, les cas de VIH/sida doivent être attribués qu'à une seule des catégories d'exposition recensées (présentées dans la figure 4), selon une hiérarchie préétablie des facteurs de risque. La figure 4 présente une liste des six principales catégories d’exposition selon cette hiérarchie, qui sont les suivantes : 1) Transmission périnatale; 2) HARSAH-UDI : hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes et qui sont également des utilisateurs de drogues par injection; 3) HARSAH : hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes; 4) UDI : utilisateurs de drogues par injection; 5) Sang/produits sanguins : personnes ayant reçu du sang ou des facteurs de coagulation; 6) Contact hétérosexuel (incluant les sous-catégories « Provenance d'un pays où le VIH est endémique », « Contact sexuel avec une personne à risque » et « Aucun risque signalé-hétérosexuel »). Les catégories d’exposition restantes sont Exposition professionnelle, Autres et Aucun risque signalé (ARS).

Si plus d’un facteur de risque est déclaré, le cas est classé dans la catégorie d’exposition apparaissant en premier (ou dont le rang est le plus élevé) dans cette hiérarchie. À titre d’exemple, si on signale un cas pour lequel sont cités les facteurs de risque UDI et Contact hétérosexuel, ce cas sera imputé à la catégorie d’exposition UDI aux fins de la collecte de données nationales, car cette catégorie est une activité à risque qui occupe le rang le plus élevé des deux [3].

Figure 4 : Catégories d’exposition aux infections au VIH

Figure 4 : Catégories d'exposition aux infections à VIH
Équivalent textuel - Figure 4

Figure 4 : Catégories d’exposition aux infections au VIH

La figure 4  montre six catégories d'exposition à l'infection au VIH. Celles-ci indiquent la voie d'infection au VIH la plus probable, telle qu'elle est définie par une hiérarchie de facteurs de risque. Voici les six catégories d'exposition énumérées (de haut en bas) dans la figure :

  • Transmission périnatale
  • Hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes et utilisant des drogues injectables (HARSAH-UDI)
  • Hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HARSAH)
  • Utilisateurs de drogues injectables (UDI)
  • Receveurs de sang ou de produits sanguins
  • Contact hétérosexuel

Dans le bas de la figure, dans la catégorie contact hétérosexuel, trois sous-catégories sont définies : personne originaire d'un pays où le VIH est endémique (HET–endémique), relations sexuelles avec une personne à risque (HET–à risque) et contact hétérosexuel sans aucun risque signalé (HET–ARS).

Au Canada, les trois voies d'exposition au VIH les plus courantes signalées par les femmes sont les trois voies d'exposition au bas de la figure : UDI (utilisateurs de drogues par injection), receveurs de sang ou de produits sanguins et contact hétérosexuel.

Les trois catégories d’exposition suivantes, selon la hiérarchie, n’ont pas été incluses dans le schéma : Exposition professionnelle, Autres et Aucun risque signalé (ARS).

En raison des considérations énumérées ci-dessus, des retards de déclaration, de la réticence des gens à signaler les facteurs de risque et de l’absence de tests de dépistage de routine du sida dans la population générale canadienne, les données de surveillance à elles seules ne reflètent pas les nombres absolus de cas d’infection au VIH et du sida au pays à un moment donné. On a donc recours à la modélisation mathématique pour estimer ces chiffres au Canada. L'utilisation de formules statistiques faisant appel à des sources de données secondaires permet d'obtenir des estimations du nombre de nouvelles infections (incidenceNote de bas de page 32) et du nombre de personnes vivant avec le VIH (prévalenceNote de bas de page 33) L’ASPC est chargée de communiquer au Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA)[5] les estimations canadiennes des taux nationaux d’incidence et de prévalence du VIH.

Toutes les formes disponibles et pertinentes de données, y compris les données de surveillance nationale, les estimations et les études provinciales, territoriales ou locales, seront utilisées dans ce chapitre pour présenter l’information pertinente sur le VIH/sida chez les femmes au Canada.

3.2 Souches de VIH

Le virus de l’immunodéficience humaine, appelé communément le VIH, s’attaque au système immunitaire et peut provoquer l’apparition du syndrome de l’immunodéficience acquise, appelé communément le sida. Le VIH détruit les cellules sanguines CD4, qui aident l'organisme à lutter contre la maladie.

Deux types de souches de VIH (VIH-1 et VIH-2) provoquent une maladie chez l'humain. Le type VIH-1, est responsable de la majorité des cas de VIH/sida à l'échelle mondiale. Le type VIH-2 est beaucoup plus rare, beaucoup moins meurtrier et touche actuellement surtout l'Afrique occidentale. On a découvert différents sous-types ou « clades » du type VIH-1 qui existent partout dans le monde. La souche de VIH la plus répandue au Canada est le type VIH-1, groupe M, sous-type B, qui représente 88,3 % des infections (figure 5).

Figure 5 : Souches de VIH

Figure 5 : Souches de VIH
Équivalent textuel - Figure 5

Figure 5 : Souches de VIH

La figure 5 montre diverses souches et sous-types de VIH. Il existe 2 souches de VIH : VIH-1 et VIH-2. La souche VIH-1 peut être subdivisée en 3 groupes de VIH : le groupe principal (groupe M), le groupe souche nouvelle, non aberrant, autre que principal (groupe N), et le groupe aberrant (groupe O). Le groupe M est subdivisé en 10 sous-types : A, B, C, D, F, G, H, J, K, et formes recombinantes en circulation comme les sous-types AB, BD ou AG. Au Canada, 88,3 % des infections sont de la souche VIH-1, du groupe M et du sous-type B.

Figure 6 : Nombre et répartition des sous-types du VIH-1 en fonction du sexe

Figure 6 : Nombre et répartition des sous-types du VIH-1 en fonction du sexe
Équivalent textuel - Figure 6

Figure 6 : Nombre de cas de VIH-1 et distribution des cas de VIH-1, selon le sexe

La figure 6 consiste en deux graphiques circulaires : un pour les hommes et un pour les femmes. Chaque cercle contient deux sections de dimensions différentes qui correspondent à la distribution relative des cas de VIH-1 du sous-type B et des sous-types autres que B.

La figure montre que 8 % des hommes ayant contracté la souche VIH-1 ont un sous-type autre que B comparativement à 92 % qui ont le sous-type B. La figure montre aussi que 22,2% des femmes ayant contracté la souche VIH-1 ont un sous-type autre que B comparativement à 77,8 % qui ont le sous-type B.

La répartition des souches du VIH-1 n'est pas la même chez les hommes et les femmes. La figure 6 illustre la répartition de sous-types de VIH-1 en fonction du sexe.

Bien qu'il n'y ait pas d'écarts importants dans les sous-types de VIH-1 entre les deux sexes, les données obtenues par les rapports de surveillance des souches du VIH-1 semblent indiquer que la prévalence des sous-types non-B est un peu plus élevée chez les personnes de sexe féminin (22,2 %) que chez les personnes de sexe masculin (8 %). La catégorie d’exposition par contact hétérosexuel est associée à des proportions plus élevées de sous-types non-B du VIH-1 (à cause de la sous-catégorie HÉT-VIH endémique). Cela n’est pas surprenant, compte tenu du pourcentage plus élevé de femmes se situant dans la catégorie d’exposition principale du contact hétérosexuel [2]. Les sous-types viraux influent grandement sur les efforts de prévention futurs, notamment la mise au point de vaccins et de microbicides, car de tels produits seront probablement actifs contre une souche spécifique [2].

3.3 Vue d’ensemble du VIH/sida chez les femmes canadiennes

Lorsque les cas d’infection au VIH et du sida ont commencé à être déclarés, la majorité des cas d’infection au VIH ont été attribués à la catégorie d’exposition des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HARSAH). Bien que la majeure proportion de nouveaux cas de VIH continue d’être attribuée à la catégorie HARSAH, le nombre de cas rapportés chez les femmes adultes a considérablement augmenté depuis le début de l’épidémie de VIH au Canada.

Les données de surveillance nous indiquent que de 1985 à 2009, 11 403 tests positifs pour le VIH au total chez les adultes (âgés de 15 ans et plus) comportant une indication du sexe biologique ont été imputés aux femmes. Cela équivaut à 17,7 % du total national cumulatif (n = 64 335) des cas adultes dont le sexe biologique est connu. En 2009 seulement, 609 rapports de tests positifs pour le VIH ont été imputés aux femmes, soit 25,7 % du total national des tests positifs avec sexe connu (n = 2 368) pour l'année en question.

Comme l’indique la figure 7, la proportion des infections au VIH attribuées aux femmes adultes est demeurée relativement stable au cours des 10 dernières années, représentant environ le quart des nouveaux cas de VIH. Par conséquent, bien que le nombre annuel de rapports de tests positifs pour le VIH chez les femmes ait affiché des fluctuations mineures au cours des dernières années, la tendance globale indique que le nombre de cas d'infection au VIH rapportés n’est pas en déclin.

Figure 7 : Nombre de rapports de tests positifs pour le VIH chez les adultes (≥ 15 ans) et proportion (%) attribuée aux femmes, 2000-2009 (N = 23 763)

Figure 7 : Nombre de rapports de tests positifs pour le VIH chez les adultes (≥ 15 ans) et proportion (%) attribuée aux femmes, 2000-2009
Équivalent textuel - Figure 7

Figure 7 : Nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les adultes (≥ 15 ans) avec la proportion (%) de femmes, de 2000 à 2009 (N = 23 763)

La figure 7 est un diagramme à barres qui montre le nombre total de déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les adultes (de 15 ans et plus), avec la proportion de femmes, selon l'année du test, pour les années 2000 à 2009, au Canada. De 2000 à 2009, on a recensé 23 763 déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les adultes de 15 ans et plus.

En 2000, on a recensé 2 015 déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les adultes et 23 % des cas étaient des femmes.

En 2001, on a recensé 2 143 déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les adultes et 25,2 % des cas étaient des femmes.

En 2002, on a recensé 2 407 déclarations de résultats positifs au test du VIH et 25,5 % des cas étaient des femmes.

En 2003, on a recensé 2 439 déclarations de résultats positifs au test du VIH et 25,5 % des cas étaient des femmes.

En 2004, on a recensé 2 473 déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les adultes et 26,2 % des cas étaient des femmes.

En 2005, on a recensé 2 437 déclarations de résultats positifs au test du VIH et 25,4 % des cas étaient des femmes.

En 2006, on a recensé 2 494 déclarations de résultats positifs au test du VIH et 27,7 % des cas étaient des femmes.

En 2007, on a recensé 2 400 déclarations de résultats positifs au test du VIH et 25,1 % des cas étaient des femmes.

En 2008, on a recensé 2 587 déclarations de résultats positifs au test du VIH et 25,8 % des cas étaient des femmes.

En 2009, on a recensé 2 368 déclarations de résultats positifs au test du VIH et 25,7 % des cas étaient des femmes.

Si le nombre de nouveaux cas déclarés de sida a chuté ces dernières années, la proportion (%) des cas attribuée aux femmes ne reflète pas cette tendance. Les femmes ne représentaient que 11,7 % des cas de sida déclarés en 2000, mais ce taux s'élevait à 23,2 % en 2008 (figure 8). Cumulativement, de 1979 à 2009, 2 050 femmes adultes ont été déclarées atteintes du sida, ce qui représente 9,6 % du nombre total de cas de sida déclarés chez les adultes pour lesquels le sexe biologique est connu au Canada (n = 21 433) [6].

Figure 8 : Nombre de cas de sida déclarés chez les adultes (≥ 15 ans) et proportion (%) attribuée aux femmes, 2000-2009 (N = 3 571)

Figure 8 : Nombre de cas de sida déclarés chez les adultes (= 15 ans) et proportion (%) attribuée aux femmes, 2000-2009
Équivalent textuel - Figure 8

Figure 8 : Nombre de cas de sida déclarés chez les adultes (≥ 15 ans) avec la proportion (%) de femmes, de 2000 à 2009 (N = 3 571)

La figure 8 est un diagramme à barres illustrant le nombre total de cas de sida déclarés chez les adultes (de 15 ans et plus), au Canada. Le diagramme montre la proportion de femmes, selon l'année de diagnostic, pour les années 2000 à 2009. De 2000 à 2009, 3 571 cas de sida ont été répertoriés chez les adultes.

En 2000, 497 cas de sida ont été répertoriés chez les adultes, dont 11,7 % de cas chez les femmes.  

En 2001, 423 cas de sida ont été répertoriés chez les adultes, dont 16,8 % de cas chez les femmes.

En 2002, 411 cas de sida ont été répertoriés chez les adultes, dont 15,3 % de cas chez les femmes.

En 2003, 378 cas de sida ont été répertoriés chez les adultes, dont 20,6 % de cas chez les femmes, ce qui représente 20,6 % de tous les cas de sida répertoriés chez les adultes.

En 2004, 322 cas de sida ont été répertoriés chez les adultes, dont 18,9 % de cas chez les femmes.

En 2005, 375 cas de sida ont été répertoriés chez les adultes, dont 21,1 % de cas chez les femmes.

En 2006, 325 cas de sida ont été répertoriés chez les adultes, dont 21,2 % de cas chez les femmes.

En 2007, 307 cas de sida ont été répertoriés chez les adultes, dont 16,3 % de cas chez les femmes.

En 2008, 310 cas de sida ont été répertoriés chez les adultes, dont 23,2 % de cas chez les femmes.

En 2009, 223 cas de sida ont été répertoriés chez les adultes, dont 18,8 % de cas chez les femmes.

Compte tenu du recours accru aux antirétroviraux (ARV) pour traiter les personnes vivant avec le VIH, l’interprétation des statistiques utilisées pour décrire les cas de sida devient de plus en plus difficile. Bien qu’il semble y avoir une proportion croissante de femmes parmi les cas de sida au Canada, la prudence s’impose pour interpréter ces données, car elles ne tiennent pas compte de facteurs susceptibles de rendre les femmes vulnérables au sida, par exemple l’accès aux traitements ou l’échec de la thérapie.

D'après les estimations de la prévalence nationale du VIH, à la fin de 2008, 14 300 (12 200-16 400) femmes vivaient avec le VIH ou le sida, ce qui correspond à une augmentation de 17,2 % par rapport à l’estimation de 12 200 (10 400 - 14 000) cas d’infections par le VIH chez les femmes au Canada à la fin de 2005 [7].

3.4 Répartition géographique

La répartition du nombre de femmes infectées par le VIH n’est pas uniforme d’une région à l’autre du Canada (voir la figure 9). C’est en Ontario que l’on enregistre le nombre le plus élevé de femmes atteintes du VIH, selon le nombre cumulatif de rapports de tests positifs pour le VIH chez les femmes, ce qui représente 38,5 % du nombre total de rapports de tests positifs pour les femmes au Canada. Viennent ensuite le Québec (25,3 %) et la Colombie-Britannique (17,0 %). Ces chiffres n'ont rien de surprenant, puisque c'est dans ces provinces que l'on retrouve les trois principaux centres urbains du Canada (Toronto, Montréal et Vancouver).

Bien que l’on observe les nombres les plus élevés de femmes vivant avec le VIH en Ontario, au Québec et en Colombie-Britannique, les femmes qui vivent dans d’autres régions du Canada sont plus susceptibles d’être infectées. Ainsi, la Saskatchewan affiche la proportion la plus élevée de rapports de tests positifs pour le VIH chez les femmes, soit 39,6 % de tous les rapports dans cette province. En d’autres termes, pour les rapports de cas de VIH, le ratio entre hommes et femmes approche de 1:1 en Saskatchewan. Ensuite, ce sont les femmes du Manitoba qui sont atteintes de manière disproportionnée, représentant 26,4 % des rapports de cas de VIH de la province. La moyenne combinée des trois territoires révèle que les femmes représentent 25,3 % des rapports de cas de VIH. Sur le plan géographique, c'est au Nouveau-Brunswick (13,7 %) et en Nouvelle-Écosse (13,9 %) que les femmes sont le moins représentées dans les rapports de tests positifs pour le VIH. La proportion de rapports de cas de VIH chez les femmes reflète les tendances observées dans les catégories d’exposition : la catégorie d’exposition HARSAH est celle qui est le plus souvent signalée en Colombie-Britannique et en Ontario, tandis que les catégories d’exposition UDI et Contact hétérosexuel sont celles qui sont le plus souvent mentionnées en Saskatchewan, au Manitoba et dans les territoires.

Figure 9 : Répartition des rapports de tests positifs de dépistage pour les deux sexes et les femmes seulement par province/territoire (données cumulatives jusqu'à décembre 2009) (N = 65 674)

Figure 9 : Répartition des rapports de tests positifs de dépistage pour les deux sexes et les femmes seulement par province/territoire (données cumulatives jusqu'à décembre 2009)

Source : DSÉR, communication personnelle (2010)

Légende :

H :
Hommes;
F :
Femmes;
I :
Inconnu

Nota : Les pourcentages correspondent au nombre total de cas rapportés par sexe, moins celui des rapports pour lesquels le sexe n’a pas été indiqué ou a été indiqué comme étant « transgenre ».

Équivalent textuel - Figure 9

Figure 9 : Distribution des déclarations de résultats positifs au test du VIH liées au sexe, chez les femmes seulement, par province ou territoire, cumulées jusqu'au mois de décembre 2009 (N = 65 674)

La figure 9 représente une carte du Canada illustrant le nombre total cumulatif de déclarations de résultats positifs au test du VIH pour chaque province et territoire jusqu'au 31 décembre 2009, ainsi que le nombre et la proportion des déclarations de résultats positifs au test du VIH associés aux femmes dans chaque province et territoire. Au Canada, le nombre total cumulatif de déclarations de résultats positifs au test du VIH jusqu'au 31 décembre 2009 était de 65 674.

Le nombre total cumulatif de déclarations de résultats positifs au test du VIH au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut était de 99. Parmi les déclarations de résultats positifs au test du VIH, 25 cas étaient des femmes, ce qui représente 25,3 % du nombre total cumulatif de déclarations de résultats positifs au test du VIH pour la région.

Le nombre total cumulatif de déclarations de résultats positifs au test du VIH en Colombie-Britannique était de 13 584. Parmi les déclarations de résultats positifs au test du VIH, 1 940 cas étaient des femmes, ce qui représente 14,7 % du nombre total cumulatif de déclarations de résultats positifs au test du VIH dans la province.

En Alberta, le nombre total cumulatif de déclarations de résultats positifs au test du VIH était de 5 213. Parmi les déclarations de résultats positifs au test du VIH, 1 066 cas étaient des femmes, ce qui représente 20,4 % du nombre total cumulatif de déclarations de résultats positifs au test du VIH dans la province.

En Saskatchewan, le nombre total cumulatif de déclarations de résultats positifs au test du VIH était de 1 166. Parmi les déclarations de résultats positifs au test du VIH, 461 cas étaient des femmes, ce qui représente 39,6 % du nombre total cumulatif de déclarations de résultats positifs au test du VIH dans la province.

Au Manitoba, le nombre total cumulatif de déclarations de résultats positifs au test du VIH était de 1 616. Parmi les déclarations de résultats positifs au test du VIH, 426 cas étaient des femmes, ce qui représente 26,4 % du nombre total cumulatif de déclarations de résultats positifs au test du VIH dans la province.

En Ontario, le nombre total cumulatif de déclarations de résultats positifs au test du VIH était de 28 146. Parmi les déclarations de résultats positifs au test du VIH, 4 387 cas étaient des femmes, ce qui représente 16 % du nombre total cumulatif de déclarations de résultats positifs au test du VIH dans la province.

Au Québec, le nombre total cumulatif de déclarations de résultats positifs au test du VIH était de 14 501. Parmi les déclarations de résultats positifs au test du VIH, 2 890 cas étaient des femmes, ce qui représente 20,4 % du nombre total cumulatif de déclarations de résultats positifs au test du VIH dans la province.

Au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard et à Terre-Neuve-et-Labrador, le nombre total cumulatif de déclarations de résultats positifs au test du VIH était de 1 349. Parmi les déclarations de résultats positifs au test du VIH, 208 cas étaient des femmes, ce qui représente 15,4 % du nombre total cumulatif de déclarations de résultats positifs au test du VIH dans ces provinces.

3.5 Catégories d’exposition

Comme nous l’avons mentionné précédemment, les catégories d’exposition servent à identifier la voie la plus probable de transmission de l’infection au VIH. Les deux catégories d’exposition les plus courantes pour les femmes sont le contact hétérosexuel et l’utilisation de drogues par injection (UDI). [6]. Se reporter à la figure 10.

Figure 10 : Pourcentage des tests positifs au VIH chez les femmes adultes (> 15 ans) par catégorie d'exposition, 1985-2009 (N = 5 643)

Équivalent textuel - Figure 10

Figure 10 : Proportion des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes adultes (≥ 15 ans) selon la catégorie d'exposition, de 1985 à 2009 (N = 5 643)

La figure 10 est un graphique circulaire composé de sections de dimensions différentes. Celles-ci correspondent à la proportion relative des déclarations de résultats positifs au test du VIH selon la catégorie d'exposition au VIH, chez les femmes de 15 ans et plus, de 1985 à 2009. Le graphique compte 4 sections au total. Le nombre total de déclarations de résultats positifs pour cette période était de 5 643.

La proportion la plus importante des déclarations de résultats positifs au test du VIH était liée à la catégorie d'exposition par contact hétérosexuel. Elle représentait 53,9 % de toutes les déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes adultes de 15 ans et plus, de 1985 à 2009. Par comparaison, 37,3 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes de 15 ans et plus étaient liées à la catégorie d'exposition par utilisation de drogues injectables, 3,8 % de toutes les déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes de 15 ans et plus étaient liées à la catégorie d'exposition par le sang ou les produits sanguins et 4,9 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes de 15 ans et plus étaient liées à la catégorie d'exposition « autre ». Cette catégorie comprend les déclarations de résultats positifs au test du VIH pour lesquelles le mode de transmission du VIH est connu, mais ne peut être classé dans aucune des principales catégories d'exposition énumérées précédemment.

* La catégorie Contact hétérosexuel inclut les sous-catégories suivantes :

  1. Provenant de pays où le VIH est endémique (11,1%),
  2. Contact sexuel avec une personne à risque (25,3 %), et
  3. Aucun risque signalé (ARS) - Hétérosexuel (17,5 %). La sous-catégorie Autres inclut les rapports de tests positifs pour le VIH pour lesquels la voie de transmission est connue, mais ne peut être classée dans aucune des principales catégories susmentionnées.

3.5.1 Transmission hétérosexuelle

La transmission hétérosexuelle est la voie de transmission la plus courante de l’infection au VIH parmi la population féminine, comptant pour 53,9 % du nombre cumulatif d’infections au VIH (pour lesquelles la catégorie d’exposition est connue) chez les femmes adultes [6]. Pour permettre de préciser davantage les risques et les voies de transmission, les données sont recueillies et colligées à partir des trois sous-catégories suivantes : Provenant de pays où le VIH est endémique (Hét-endémique), Contact sexuel avec une personne à risque (Hét-risque), et Aucun risque signalé (ARS-Hét). Il ressort des données que la sous-catégorie d’exposition hétérosexuelle la plus souvent signalée chez les femmes est le contact sexuel avec une personne à risque, avec un taux de prévalence de 46,9 % entre 1985 et 2009. Se reporter à la figure 11 pour la répartition cumulative par sous-catégorie d'exposition du contact hétérosexuel de 1985 à 2009.

Figure 11 : Pourcentage des rapports de tests positifs chez les femmes attribué aux catégories d'exposition du contact hétérosexuel, 1985-2009 (N = 3 041)

Équivalent textuel - Figure 11

Figure 11 : Pourcentage des positifs chez les femmes attribué aux catégories d'exposition du contact hétérosexuel, 1985-2009 (N = 3 041)

La figure 11 est un graphique circulaire composé de sections de dimensions différentes. Celles-ci correspondent à la proportion relative des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes de 15 ans et plus liées à la catégorie d'exposition par contact hétérosexuel, de 1985 à 2009. Le graphique compte 3 sections au total. Celles-ci représentent les sous-catégories d'exposition par contact hétérosexuel avec une personne à risque (HET–à risque), par contact hétérosexuel avec une personne originaire d'un pays où le VIH est endémique (HET–endémique) et par contact hétérosexuel sans aucun risque signalé (HET–ARS).

Le nombre total de déclarations de résultats positifs au test du VIH lié à l'ensemble de la catégorie d'exposition par contact hétérosexuel pour la période s'échelonnant de 1985 à 2009 était de 3 041.

La sous-catégorie d'exposition par contact hétérosexuel avec une personne à risque représentait 46,9 % de toutes les déclarations de résultats positifs au test du VIH liées à la catégorie d'exposition par contact hétérosexuel pour cette période, tandis que la sous-catégorie d'exposition par contact hétérosexuel sans aucun risque signalé représentait 32,5 % des déclarations de résultats positifs et la sous-catégorie d'exposition par contact hétérosexuel avec une personne originaire d'un pays où le VIH est endémique 20,6 %.

a) Contact sexuel avec une personne à risque

Les femmes peuvent indiquer qu’un partenaire sexuel séropositif ou ayant des comportements à risque, par exemple l’utilisation de drogues par injection ou les relations sexuelles avec d’autres hommes, est leur voie de transmission la plus probable. Dans la catégorie d’exposition de contact hétérosexuel, la sous-catégorie « Hét-risque » a souvent représenté le nombre le plus élevé de rapports de cas de VIH chez les femmes du Canada. En 2009, le contact sexuel avec une personne à risque était responsable de 36,2 % des rapports de cas de VIH pour la catégorie d’exposition de contact hétérosexuel et de 21,6 % de toutes les infections au VIH chez les femmes pour lesquelles la catégorie d’exposition était connue [6]. Se reporter à la figure 12 pour les proportions de rapports de tests positifs de dépistage du VIH, attribuées aux six- les plus courantes- consulter SRAD  catégories d'exposition les plus courantes (y compris les sous-catégories) chez les femmes par année.

Figure 12 : Pourcentage des tests positifs rapportés au VIH attribué à certaines catégories choisies d'exposition chez les femmes (> 15 ans), par année

Équivalent textuel - Figure 12

Figure 12 : Pourcentage des tests positifs rapportés au VIH attribué à certaines catégories choisies d'exposition chez les femmes (> 15 ans), par année

La figure 12 est un diagramme à barres illustrant la proportion des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes de 15 ans et plus, selon la catégorie d'exposition et l'année. Le diagramme compte 7 barres. Chaque barre représente une période différente et montre la proportion des déclarations de résultats positifs au test du VIH pour 6 catégories d'exposition : utilisation de drogues injectables, sang ou produits sanguins, contact hétérosexuel avec une personne originaire d'un pays où le VIH est endémique, contact hétérosexuel avec une personne à risque, contact hétérosexuel sans aucun risque signalé et autres catégories d'exposition non mentionnées précédemment.

Le diagramme montre que 38,7 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes étaient liées à la catégorie d'exposition par utilisation de drogues injectables (UDI) de 1985 à 2003, comparativement à 32,8 % en 2004, 38,5 % en 2005, 30,9 % en 2006, 38 % en 2007, 33,7 % en 2008 et 35,4 % en 2009. De 1985 à 2003, 5,2 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes étaient liées à catégorie d'exposition par le sang ou les produits sanguins comparativement à 1,8 % en 2004, 2,4 % en 2005, 1,1 % en 2006, 1,2 % en 2007, 1,2 % en 2008 et 0,9 % en 2009. De 1985 à 2003, 7,6 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes étaient liées à la catégorie d'exposition par contact hétérosexuel avec une personne originaire d'un pays où le VIH est endémique (HET–endémique) comparativement à 18,4 % en 2004, 16,7 % en 2005, 22,7 % en 2006, 15,2 % en 2007, 16,4 % en 2008 et 15 % en 2009. De 1985 à 2003, 26,8 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes étaient liées à la catégorie d'exposition par contact hétérosexuel avec une personne à risque (HET–à risque) comparativement à 27,1 % en 2004, 21,2 % en 2005, 20,4 % en 2006, 21 % en 2007, 23,6 % en 2008 et 21,6 % en 2009. De 1985 à 2003, 16,8 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes étaient liées à la catégorie d'exposition par contact hétérosexuel sans aucun risque signalé (HET–ARS) comparativement à 16,6 % en 2004, 15,8 % en 2005, 17,8 % en 2006, 18,8 % en 2007, 21,2 % en 2008 et 23,1 % en 2009. De 1985 à 2003, 5 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes étaient liées à la catégorie d'exposition « autre » comparativement à 3,3 % en 2004, 5,5 % en 2005, 7,1 % en 2006, 5,8 % en 2007, 3,9 % en 2008 et 3,9 % en 2009.

* La sous-catégorie Autre inclut les rapports de tests positifs pour le VIH pour lesquels la voie de transmission est connue, mais ne peut être classée dans aucune des principales catégories susmentionnées.

** La catégorie Sang/produits sanguins inclut les données regroupées des sous-catégories

  1. Ayant reçu du sang et
  2. Ayant reçu des facteurs de coagulation.
b) Aucun risque signalé-Hétérosexuel (ARS-Hét)

Comme l’indiquent les figures 11 et 12, la sous-catégorie Aucun risque signalé - hétérosexuel (ARS-Hét) constitue une catégorie de risque très importante pour les femmes au Canada. Cette catégorie englobe les personnes chez qui le contact hétérosexuel est le seul facteur de risque rapporté et pour lesquelles on ne connaît rien des facteurs liés au VIH associés au partenaire sexuel ou au pays d’origine. En 2009, cette sous-catégorie d’exposition représentait 38,7 % de tous les cas de VIH attribués à la catégorie d’exposition de contact hétérosexuel chez les femmes et 23,1 % de tous les cas de chez les femmes pour lesquelles la catégorie d’exposition est connue [6].

c) Provenant de pays où le VIH est endémique

Si le Canada impose un test de dépistage du VIH lors de l’examen médical réglementaire (EMR) prévu dans le cadre de la procédure d’immigration, un diagnostic de VIH n’empêche pas automatiquement un immigrant d’entrer au Canada [8]. Les résultats positifs au test de dépistage du VIH administré lors de l’EMR effectué au Canada sont déclarés aux provinces et aux territoires et sont compilés à l’échelon national comme tous les autres rapports de tests positifs pour le VIH [6]. Par conséquent, les données présentées sous la rubrique Provenant de pays où le VIH est endémique dans les rapports de surveillance regroupent les rapports de tests effectués dans le cadre des examens médicaux de routine (p. ex. test prénatal), des EMR et d’autres sources. En raison des caractéristiques du système de déclaration, il n’est pas toujours possible de déterminer si les infections attribuées à la sous-catégorie Provenant de pays où le VIH est endémique ont été contractées dans un autre pays avant que l’immigrant n’arrive au Canada, ou après son arrivée au pays.

En 2009, la sous-catégorie d’exposition Provenant de pays où le VIH est endémique représentait 5,5 % de toutes les infections chez les adultes, 15,0 % des infections au VIH chez les femmes et 25,1 % des infections dans la catégorie d’exposition du contact hétérosexuel [6]. Les femmes provenant de pays où le VIH est endémique sont principalement exposées au VIH par le contact hétérosexuel et, de manière cumulative (de 1985 à 2009), représentent approximativement la moitié (51,8 %) des rapports de tests positifs pour le VIH attribués à la sous-catégorie d'exposition Provenant de pays où le VIH est endémique [6]. Depuis 2004, on a observé des fluctuations d'une année à l'autre de la proportion annuelle de cas attribués à cette sous-catégorie, avec un pic à 22,7 % en 2006 et un creux à 15,0% en 2009. Se reporter à la figure 13.

Figure 13 : Nombre de rapports de tests positifs pour le VIH chez les femmes adultes (≥ 15 ans) et proportion (%) attribuée à la sous-catégorie d'exposition Hét-Endémique, 2004-2009 (N = 3 838)

Figure 13 : Nombre de rapports de  tests positifs pour le VIH chez les femmes   adultes (≥ 15 ans) et  proportion (%) attribuée à la sous-catégorie   d'exposition Hét-Endémique,  2004-2009
Équivalent textuel - Figure 13

Figure 13 : Nombre de rapports de tests positifs pour le VIH chez les femmes adultes (≥ 15 ans) et proportion (%) attribuée à la sous-catégorie d'exposition Hét-Endémique, 2004-2009 (N = 3 838)

La figure 13 est un diagramme à barres comparant le nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes de 15 ans et plus et la proportion liée à la sous-catégorie d'exposition par contact hétérosexuel avec une personne originaire d'un pays où le VIH est endémique, de 2004 à 2009. Au total, au cours de cette période, on a recensé 3 838 déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes adultes de 15 ans et plus.

En 2004, on a recensé 648 déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes adultes, dont 18,4 % étaient liées à la sous-catégorie d'exposition par contact hétérosexuel avec une personne originaire d'un pays où le VIH est endémique.

En 2005, on a recensé 619 déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes adultes, dont 16,7 % étaient liées à la sous-catégorie d'exposition par contact hétérosexuel avec une personne originaire d'un pays où le VIH est endémique.

En 2006, on a recensé 692 déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes adultes, dont 22,7 % étaient liées à la sous-catégorie d'exposition par contact hétérosexuel avec une personne originaire d'un pays où le VIH est endémique.

En 2007, on a recensé 602 déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes adultes, dont 15,2 % étaient liées à la sous-catégorie d'exposition par contact hétérosexuel avec une personne originaire d'un pays où le VIH est endémique.

En 2008, on a recensé 668 déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes adultes, dont 16,4 % étaient liées à la sous-catégorie d'exposition par contact hétérosexuel avec une personne originaire d'un pays où le VIH est endémique.

En 2009, on a recensé 609 déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes adultes, dont 15 % étaient liées à la sous-catégorie d'exposition par contact hétérosexuel avec une personne originaire d'un pays où le VIH est endémique.

Au Canada, la vaste majorité des individus (95,8 %) associés à la sous-catégorie d'exposition Provenant de pays où le VIH est endémique se déclarent d'origine ethnique noire [6]Note de bas de page 34. Comme la surveillance du VIH et la recherche sont deux des quelques disciplines qui prévoient expressément la collecte de données sur les individus provenant de pays où le VIH est endémique, l’information sur les Canadiens noirs est utilisée, lorsqu’elle est disponible, pour aider à situer les données épidémiologiques dans le contexte canadien. Cet aspect sera approfondi dans le chapitre 4.

d) Industrie du sexe

Chez les femmes travaillant dans l’industrie du sexe, le risque de contracter ou de transmettre une infection au VIH est plus élevé. Le fait de travailler dans l’industrie du sexe n’étant pas une catégorie d’exposition au VIH dont font état les provinces ou les territoires au Canada, il n’est pas inclus à titre de catégorie d’exposition dans les rapports de surveillance nationaux sur le VIH/sida. Cependant, la prévalence du VIH et les facteurs de risque qui y sont associés (p. ex. les comportements très dangereux à l'égard des drogues injectables) chez les femmes travaillant dans l'industrie du sexe au Canada ont fait l'objet de nombreuses études.

Dans la Vancouver Injection Drug Use Study (VIDUS), on a constaté que dans une cohorte de jeunes UDI (≤ 24 ans), le taux de prévalence du VIH s’élevait à 10 %. Sur un total de 117 jeunes filles utilisant des drogues par injection, 20 étaient séropositives au début de l’étude, ce qui donne un taux de prévalence de 17,1 %. Les jeunes filles séropositives étaient plus susceptibles de travailler dans l’industrie du sexe, d’avoir eu plus de 20 partenaires au cours de leur vie et de s’injecter quotidiennement un cocktail d’héroïne et de cocaïne (ou « speed-ball »). [10]

Dans le cadre d'une autre étude, le projet Maka, on s’est penché sur la prévalence du VIH et les facteurs de risque qui y sont associés par l’intermédiaire d’un questionnaire administré durant une entrevue avec des femmes travaillant dans l’industrie du sexe à Vancouver. La prévalence du VIH au début de l’étude était de 26 % et l’infection au VIH était associée à un âge plus précoce du début du travail dans l’industrie du sexe (<18 ans), aux origines autochtones, à l’injection quotidienne de cocaïne, à la consommation intensive ou quotidienne de crack et aux relations sexuelles non protégées avec un partenaire intime [11].

3.5.2 Utilisatrices de drogues par injection

L’utilisation de drogues par injection représente par ordre d’importance décroissante la deuxième catégorie d’exposition au VIH chez les femmes au Canada. Dans les cas où l’information sur la catégorie d’exposition a été fournie, la proportion de rapports de tests positifs pour le VIH chez les utilisatrices adultes de drogues par injection se chiffrait à 32,8 % en 2004. Cette proportion a augmenté pour atteindre 38,5 % en 2005 avant de diminuer jusqu'à 33,7 % en 2008 [6]. En 2009, la catégorie d’exposition UDI représentait 35,4 % des rapports de cas de VIH chez les femmes.

Les utilisateurs de drogues par injection sont plus à risque de contracter le virus de l’hépatite C (VHC), car le partage de seringues et de matériel d’injection ayant déjà servi est une voie de transmission des infections tant au VIH qu’au VHC. Par conséquent, l’infection au VHC peut être utilisée comme marqueur pour indiquer les comportements à risque chez les UDI. Dans bon nombre d’études sur les personnes utilisant des drogues par injection, on recueille des données épidémiologiques pour ces deux catégories d’infection.

Depuis 2002, l'ASPC a mis en œuvre I-Track, un système national de surveillance améliorée des comportements à risque associés au VIH chez les utilisateurs de drogues par injection au Canada dans des centres sentinelles. Par l’intermédiaire d’enquêtes administrées dans le cadre d’une entrevue et de la prise d’un échantillon de sang ou de salive, les chercheurs recueillent de l’information au sujet des pratiques en matière d’utilisation et d’injection de drogues et de relations sexuelles, des tendances en matière de dépistage des infections au VIH et au VHC et de la prévalence du VIH et du VHCNote de bas de page 35.

Les résultats de la phase 1 de l’enquête I-Track (2003-2005) ont révélé que 12,2 % des participantes étaient séropositives pour le VIH, comparativement à 16,3 % des participants de sexe masculin. De plus, 11,1 % des participantes avaient obtenu des résultats positifs aux tests de dépistage du VIH et du VHC, alors que 14,9 % des hommes étaient co-infectés [12]. Les données montrent également que la co-infection VIH/VHC était plus de deux fois plus fréquente chez les participantes ayant déclaré être Autochtones (Premières nations, Inuites ou Métisses) que chez celles qui se disaient non Autochtones (17,1 % comparativement à 7,4 %, respectivement) [12].

De même, les résultats de la phase 2 de l’enquête I-Track (2005-2008) ont révélé que 11,4 % des participantes étaient séropositives pour le VIH, comparativement à 13,9 % des participants de sexe masculin. De plus, 9,9 % des participantes avaient obtenu des résultats positifs aux tests de dépistage du VIH et du VHC, alors que 12,0 % des hommes étaient co-infectés [12]. Les données ont également montré que la co-infection VIH/VHC était plus fréquente chez les participantes ayant déclaré être Autochtones (Premières nations, Inuites ou Métisses) que chez celles qui se disaient non-Autochtones (12,3 % comparativement à 8,5 %,) [13].

3.6 L’âge

Le VIH touche les femmes à tout âge. Les données de surveillance cumulatives recueillies de 1985 à 2009 indiquent que la proportion la plus élevée de rapports de tests pour le VIH – 37,6 % du nombre total de cas touchant des femmes adultes (n = 11 403) – correspondait aux femmes âgées de 30 à 39 ans (lorsque le groupe d’âge était mentionné) [6]. Les femmes âgées de 20 à 29 ans représentaient le deuxième groupe de rapports de tests positifs pour le VIH par ordre d’importance décroissante (32,5 %) (figure 14) [6]. Sans nier l’utilité de ces données, il est important de ne pas oublier que la nature latente de l’infection au VIH peut retarder le moment où le test est effectué et que l’âge au moment du diagnostic n’est pas nécessairement un indicateur de celui auquel le virus a été contracté.

Les femmes tendent à recevoir un diagnostic d'infection au VIH à un âge plus jeune que les hommes. La figure 14 indique les proportions cumulatives des rapports de tests positifs pour le VIH stratifiés en fonction du sexe. On observe une plus grande proportion de rapports de tests positifs pour le VIH chez les femmes que chez les hommes dans les groupes d’âge de 15-19 ans et de 20-29 ans [6]. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette tendance. Certains font valoir que les femmes utilisent plus souvent les services de santé que les hommes (p. ex. pour des soins de santé en matière de sexualité ou des soins prénataux), si bien que la probabilité de recevoir un résultat positif à un âge plus précoce est plus élevée pour elles. D’autres sont d’avis que cette tendance est plutôt attribuable à la plus grande vulnérabilité des femmes au VIH, laquelle s’explique par des différences de pouvoir liées à l'âge dans les relations sexuelles ou par la dynamique du pouvoir entre les sexes chez les personnes qui s’injectent des drogues (c.-à-d. que les femmes sont plus susceptibles de demander de l’aide pour les injections) [14;15]. Ces facteurs de vulnérabilité sont examinés dans le chapitre 4.

Figure 14 : Proportion (%) des rapports de tests positifs pour le VIH imputés aux hommes et aux femmes par catégorie d'âge, 1985-2009

Figure 14 : Proportion (%) des  rapports de tests positifs pour le VIH imputés aux hommes et aux femmes par  catégorie d'âge, 1985-2009
Équivalent textuel - Figure 14

Figure 14 : Proportion (%) des rapports de tests positifs pour le VIH imputés aux hommes et aux femmes par catégorie d'âge, 1985-2009

La figure 14 est un diagramme à barres illustrant la proportion des déclarations de résultats positifs au test du VIH de 1985 à 2009, selon le sexe et la catégorie d'âge. Le diagramme compte 5 groupes de barres. Ceux-ci représentent les catégories d'âge suivantes : de 15 à 19 ans, de 20 à 29 ans, de 30 à 39 ans, de 40 à 49 ans, et de 50 ans et plus. Chaque groupe compte 2 barres, une pour les hommes et une pour les femmes. Le diagramme montre que chez les femmes, de 1985 à 2009, 4 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH étaient liées au groupe des 15 à 19 ans comparativement à 32,5 % au groupe des 20 à 29 ans, 37,6 % au groupe des 30 à 39 ans, 17,4 % au groupe des 40 à 49 ans et 7,6 % au groupe des 50 ans et plus. Le diagramme montre que chez les hommes, de 1985 à 2009, 1 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH étaient liées au groupe des 15 à 19 ans comparativement à 23,5 % au groupe des 20 à 29 ans, 39,7 % au groupe des 30 à 39 ans, 23,8 % au groupe des 40 à 49 ans et 10,2 % au groupe des 50 ans et plus.

Comme la majorité des femmes vivant avec le VIH au Canada sont en âge de procréer, il est important de prendre en considération leur désir d’avoir des enfants et les questions liées à la fertilité, la transmission mère-enfant (TME) et les risques de transmission verticale après la grossesse (p. ex. risques liés à l’allaitement).

3.7 Transmission périnatale

Le VIH peut être transmis verticalement, de la mère à l’enfant, durant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement au sein. Depuis 1994, les avancées technologiques réalisées en matière de dépistage et de traitement ont entraîné un déclin marqué des taux de TME [16]. Ainsi, en 2009, il y a eu 3 cas d'infection confirmés sur 177 nourrissons (1,7 %) exposés au VIH [16].

On dispose de données sur les taux de transmission périnatale au Canada, mais celles-ci ne peignent pas nécessairement un tableau fidèle de la situation. Les chiffres déclarés à l’ASPC ne tiennent compte que des nouveau-nés qui ont été exposés au VIH durant la période périnatale et qui reçoivent actuellement des soins [6]. Comme les femmes ne savent pas toutes qu’elles sont infectées, ne passent pas toutes un test de dépistage du VIH durant leur grossesse ou ne savent pas toutes comment se présente l’infection au VIH chez les nouveau-nés, certains cas peuvent ne pas être déclarés. Cependant, les données de surveillance nous apprennent que chaque année depuis 2000, entre 140 et 240 nouveau-nés canadiens ont été exposés au VIH durant la période périnatale. En 2009, 177 nouveau-nés avaient été exposés au VIH pendant la période périnatale; toutefois, tous ne se sont pas avérés séropositifs par la suite. En 2009, les 15 nouveau-nés n’ayant pas reçu de traitement prophylactique antirétroviral en 2009, un a obtenu des résultats positifs confirmés au test de dépistage du VIH. Sur les 162 nouveau-nés exposés au VIH durant la période périnatale et venus au monde sans avoir reçu de traitement prophylactique antirétroviral, deux cas confirmés de séropositivité ont été rapportés [6]. D'après les données du rapport de surveillance, si le nombre de nouveau-nés exposés au VIH a augmenté au fil du temps, la proportion de cas dont la séropositivité a été confirmée a chuté de 10,7 % en 2001 à 1,7 % en 2009 [6].

Les provinces et les territoires ont élaboré des stratégies au sujet de la grossesse et du dépistage du VIH visant à réduire les risques de TME au Canada. Tous les soins prénataux de routine au Canada comprennent l'une de deux stratégies de dépistage pour le VIH. L’approche « avec option d’adhésion » prévoit des services de counseling avant et après le test de dépistage du VIH; le test doit obligatoirement être offert, mais la femme peut accepter ou refuser de le subir. Dans l’approche « avec option de retrait », le test de dépistage du VIH fait partie de la procédure prénatale standard, sauf si la femme le refuse expressément [16]. Actuellement, cinq provinces et territoires utilisent l’approche avec option d’adhésion (Colombie-Britannique, Yukon, Ontario, Québec, Nouvelle-Écosse), tandis que les autres ont adopté le système avec option de retrait.

Figure 15 : Prévalence des taux d’infection au VIH et de dépistage de celle-ci chez les femmes enceintes dans certaines provinces et certains territoires choisis et selon les stratégies de dépistage prénatal du VIH Figure 15 - Footnote *
  Stratégie avec option d’adhésion Stratégie avec option de retrait
*Référence : DSÉR, Actualités en épidémiologie 2010
Province / Territoire C.-B. Ont. Alb.
Pourcentage des femmes ayant subi un test de dépistage du VIH 83.4 % 97.6 % 97.0 %
Année 2003 2009 2006
Équivalent textuel - Figure 15

Figure 15 : Prévalence des taux d’infection au VIH et de dépistage de celle-ci chez les femmes enceintes dans certaines provinces et certains territoires choisis et selon les stratégies de dépistage prénatal du VIH

La figure 15 est un tableau qui indique le pourcentage de femmes enceintes ayant fait l'objet d'un test de dépistage du VIH, caractérisé par une stratégie de dépistage prénatal avec option de participation ou de non-participation, dans certaines provinces, en une année. La Colombie-Britannique a adopté une stratégie de dépistage prénatal du VIH avec option de participation dans le cadre de laquelle 83,4 % des femmes enceintes ont subi un test de dépistage du VIH en 2003. L'Ontario a aussi adopté une stratégie de dépistage prénatal du VIH avec option de participation dans le cadre de laquelle 97,6 % des femmes enceintes ont subi un test de dépistage du VIH en 2009. L'Alberta a adopté une stratégie de dépistage prénatal du VIH avec option de non-participation dans le cadre de laquelle 97 % des femmes enceintes ont subi un test de dépistage du VIH en 2006.

Comme l'indique la figure 15, les deux stratégies de dépistage, « avec option d’adhésion » et « avec option de retrait », donnent lieu à des taux élevés de test de dépistage du VIH chez les femmes enceintes (il convient de noter que les données ne sont disponibles que pour certaines régions). De plus, la prévalence du VIH chez les femmes enceintes qui reçoivent des soins prénataux et subissent des tests de dépistage du VIH est peu élevée (inférieure à 1 %). Toutefois, ces données ne prennent pas en compte les femmes qui ne reçoivent pas de soins prénataux et ne subissent pas le dépistage, ce qui est préoccupant parce que ce groupe de femmes pourrait être celui qui est le plus à risque d'infection au VIH.

Il est à noter que l’Association médicale canadienne [17], ainsi que la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, le Collège des médecins de famille du Canada et la Société canadienne de pédiatrie [18] préconisent l’offre systématique d’un test de dépistage du VIH aux femmes enceintes et la possibilité pour celles-ci de se prévaloir de l’option de retrait.

3.8 Le VIH/sida au sein de différentes populations de femmes au Canada

Des études ont démontré que les femmes qui font face à une discrimination fondée sur des motifs multiplesNote de bas de page 36, dont les femmes appartenant à certains groupes ethnoculturels, celles qui utilisent des drogues par injection et celles qui sont incarcérées sont plus à risque d'infection au VIH/sida [19-24]. Nous présentons dans ce chapitre les données les plus récentes décrivant les cas d’infection au VIH et au sida dans certaines populations féminines (les raisons pour lesquelles certaines populations de femmes présentent un risque accru d’infection au VIH sont examinées de plus près dans le chapitre 4).

3.8.1 Femmes autochtones

Comme nous l’avons mentionné précédemment, les femmes ont représenté de façon constante entre 23 et 28 % des rapports de tests positifs pour le VIH au cours des 10 dernières années. Toutefois, dans le cas des Autochtones, la fraction représentée par la population féminine est beaucoup plus élevée. Selon les données de surveillance du VIH, les femmes et les hommes sont représentés dans des proportions presque équivalentes des rapports de tests positifs pour le VIH pour lesquels une origine ethnique autochtone a été indiquée. La proportion moyenne des tests positifs pour le VIH chez les Autochtones touchant des femmes a été de 48,6 % de 1998 à 2009 (figure 16). La proportion équivalente pour les rapports de tests chez les personnes non autochtones était de 20,4 %.

Figure 16 : Proportion (%) des rapports de tests positifs pour le VIH selon le sexe et l'origine ethnique autochtone ou non autochtone, 1998-2009

Figure 16 : Proportion (%) des rapports de tests positifs pour le VIH en fonction du sexe et de l'origine ethnique autochtone ou non autochtone, 1998-2009
Équivalent textuel - Figure 16

Figure 16 : Proportion (%) des rapports de tests positifs pour le VIH selon le sexe et l'origine ethnique autochtone ou non autochtone, 1998-2009

La figure 16 est un diagramme à barres illustrant la proportion des déclarations de résultats positifs au test du VIH de 1998 à 2009, selon le sexe et l'origine ethnique (autochtone ou non autochtone).

Chez les femmes, de 1998 à 2009, le graphique montre que 48,6 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH étaient associées à des femmes autochtones comparativement à 20,4 % à des femmes d'origine ethnique non autochtone. Chez les hommes, de 1998 à 2009, le graphique montre que 51,4 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH étaient associées à des hommes autochtones comparativement à 79,6 % à des hommes d'origine ethnique non autochtone.

La proportion des cas de sida déclarés chez les Autochtones et attribués aux femmes a été de 29,5 % de 1979 à 2009, avec un maximum de 50,0 % en 2008. Durant la même période, les femmes non autochtones représentaient 14,3 % des cas de sidaNote de bas de page 37. Se reporter à la figure 17, qui indique la ventilation des cas de sida entre les femmes appartenant aux Premières nations, les Inuites et aux Métisses.

Figure 17 : Répartition des cas de sida signalés en 1979-2009 chez les femmes ayant déclaré être une membre des Premières nations, une Inuite, une Métisse ou avoir une origine autochtone non précisée (N = 208)

Équivalent textuel - Figure 17

Figure 17 : Répartition des cas de sida signalés en 1979-2009 chez les femmes ayant déclaré être une membre des Premières nations, une Inuite, une Métisse ou avoir une origine autochtone non précisée (N = 208)

La figure 17 est un graphique circulaire composé de sections de dimensions différentes qui correspondent à la distribution relative des cas de sida déclarés de 1979 à 2009 chez les femmes des Premières nations, inuites et métisses s'étant identifiées comme telles ou d'origine ethnique autochtone non précisée.

Le graphique montre que 76,4 % des cas de sida déclarés de 1979 à 2009 étaient des femmes des Premières nations s'étant identifiées comme telles comparativement à 15,4 % des femmes d'origine ethnique autochtone non précisée, 4,3 % des femmes inuites s'étant identifiées comme telles et 3,8 % des femmes métisses s'étant identifiées comme telles.

Comme l'indique la figure 18, entre 1998 et 2009, la principale catégorie d'exposition au VIH pour les femmes autochtones était celle des UDI, qui représentait 66,3 % du nombre total de rapports de tests positifs pour le VIH. Venait ensuite la catégorie Contact hétérosexuel, qui comptait pour 32,4 % de tous les rapports. Les catégories Sang ou produits sanguins et Autres ne représentaient qu'un faible pourcentage du nombre total de rapports de tests positifs pour le VIH chez les femmes autochtones [6].

Figure 18 : Répartition des catégories d'exposition pour les rapports de tests positifs pour le VIH chez les femmes autochtones, 1998-2009 (N = 1 044)

Équivalent textuel - Figure 18

Figure 18 : Répartition des catégories d'exposition pour les rapports de tests positifs pour le VIH chez les femmes autochtones, 1998-2009 (N = 1044)

La figure 18 est un graphique circulaire composé de sections de dimensions différentes. Celles-ci correspondent à la distribution relative des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes autochtones, de 1998 à 2009, selon 4 catégories d'exposition : utilisation de drogues injectables, contact hétérosexuel, receveur de sang ou de produits sanguins et autres catégories d'exposition. Le nombre total de déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes autochtones de 1998 à 2009 était de 1 044.

De 1998 à 2009, 66,3 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les femmes autochtones étaient liées à la catégorie d'exposition par utilisation de drogues injectables (UDI) comparativement à 32,4 % à la catégorie d'exposition par contact hétérosexuel, 1,1 % à la catégorie d'exposition par le sang ou les produits sanguins et 0,3 % à d'autres catégories d'exposition.

Sur le nombre total de nouveau-nés exposés au VIH durant la période périnatale entre 1984 et 2009 dont l'origine ethnique est connue (N = 3 053), 16,2 % étaient Autochtones. Ce pourcentage est disproportionné étant donné que les Autochtones représentent environ 3,8 % de la population canadienne [25]. Une étude de trois ans réalisée à Vancouver indique que les femmes autochtones seraient sept fois plus susceptibles d’être séropositives au VIH que les femmes non autochtones [26]. Une séropositivité au VIH a été confirmée chez 10,4 % des nourrissons autochtones exposés entre 1984 et 2009 [6].

Il convient de noter certaines limites de la déclaration de l’origine ethnique à l’échelon national. Plus précisément, les deux plus grandes provinces du Canada, l’Ontario et le Québec, ne donnent aucune information sur l’origine ethnique à l’ASPC lorsqu'elles rapportent leurs données. Cela a pour effet de nuire à la planification des politiques nationales, de la prévention et des programmes centrés sur les Autochtones, car ces deux provinces représentent plus des deux tiers de tous les rapports de tests positifs pour le VIH au Canada et comptent trois grands centres urbains (Toronto, Montréal et Ottawa) où vivent un grand nombre de personnes appartenant à des populations multiculturelles et d’Autochtones hors réserve [6]. Toutefois, le rapport de surveillance provincial du Québec contient des données qui indiquent que les femmes autochtones représentent 2,7 % des nouveaux diagnostics chez les femmes au Québec et que la majorité d'entre elles (1,8 %) sont membres des Premières nations [27].

3.8.2 Les femmes incarcéréesNote de bas de page 38

La population féminine vivant en établissement carcéral au Canada n’est pas statique. Le mouvement constant des femmes entrant en prison ou en sortant rend difficile le suivi des données épidémiologiques. Cependant, les données à notre disposition indiquent que les taux d’infection au VIH et au VHC sont plus élevés dans les prisons que dans la population générale [4].

Le Sondage national de 2007 auprès des détenu(e)s sur les maladies infectieuses et les comportements à risque réalisé par le Service correctionnel du Canada a permis de constater un taux de VIH auto-déclaré chez les femmes de 7,9 %. Le taux de prévalence du VIH auto-déclaré chez les hommes incarcérés pendant la même période était de 4,5 % [28]. Un examen plus poussé des données sur les femmes incarcérées révèle que c’est chez les femmes autochtones que l’on retrouvait les taux les plus élevés d’infection au VIH dans les prisons (11,7 %) [28]. 

Les données de surveillance de 2002-2004 du SCC sur les détenus nouvellement admis dans un établissement fédéral et ayant subi un test de dépistage volontaire ont permis de constater que, si la prévalence du VIH estimée chez les femmes a chuté, passant de 5,0 % en 2000 à 3,4 % en 2004, elle était toujours plus élevée chez les femmes que chez les hommes. De plus, selon les mêmes données, la prévalence régionale la plus élevée a été observée au Québec et dans la région du Pacifique chez les femmes incarcérées dans des établissements fédéraux [29].

Les études mentionnées ci-après fournissent également de l’information sur les taux d’infection dans les pénitenciers fédéraux, provinciaux et territoriaux :

  • Dans une étude sur les établissements de détention provisoire de l’Ontario en 2007, on a observé chez les femmes un taux de prévalence de 1,8 % pour le VIH et de 30,2 % pour le VHC, ainsi qu’un taux de co-infection de 1,5 % [30].
  • Les résultats d'une étude effectuée au Québec révèlent que les femmes dans les pénitenciers fédéraux ont un taux de prévalence du VIH de 4,7 %, comparativement à 1,7 % chez les hommes [31].
  • En 2007, dans une étude réalisée dans les prisons provinciales du Québec, on a observé que le taux de prévalence du VIH était significativement plus élevé chez les femmes (8,8 %) que chez les hommes (2,4 %). Le taux d’infection au VHC s’élevait à 18,5 % chez les femmes [32].
  • Dans une enquête effectuée auprès des femmes incarcérées au Centre correctionnel pour femmes de Burnaby, en Colombie-Britannique, le taux de prévalence des infections de VIH auto-déclarées était de 7,7 %. Le taux de prévalence des infections de VHC auto-déclarées était de 51,9 % [33].

3.8.3 Femmes transgenresNote de bas de page 39

Selon des données limitées, les taux de prévalence du VIH sont particulièrement élevés chez les femmes transgenres. Si aucune donnée concernant spécifiquement le Canada n'a été trouvée, une méta-analyse récente estimait cependant à 27,7 % le taux de prévalence du VIH chez les femmes transgenres en Amérique du Nord [34]. D’autres études révèlent que les personnes transgenres vivant dans certaines régions du Canada, en particulier à Vancouver (Downtown Eastside) et à Montréal, affichent un taux de prévalence d’infection au VIH plus élevé [35]. En outre, certains groupes de personnes transgenres ont des taux de prévalence plus élevés que d’autres, notamment les personnes transgenres appartenant à des minorités ethniques, les travailleuses du sexe et les personnes qui utilisent des drogues par injection [35]. Toutefois, il est difficile de faire un suivi des données épidémiologiques concernant cette population, car dans les rapports des tests de dépistage du VIH, le sexe indiqué est probablement le sexe féminin des femmes, étant donné que ces personnes s'identifient à des femmes et vivent comme des femmes.

3.8.4 Femmes ayant des relations sexuelles avec d'autres femmes Note de bas de page 40

Un corpus de plus en plus important de données probantes montre que les femmes qui ont des relations sexuelles avec d’autres femmes (FRSF) sont exposées à un risque plus élevé de contracter une infection au VIH [36-40]. Bien que la transmission sexuelle du VIH d’une femme à une autre soit en théorie possible (le VIH a été isolé dans des sécrétions vaginales, du sang menstruel et des biopsies cervicales), les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis n’avaient encore déclaré aucun cas confirmé en 2005 Note de bas de page 41.

La Colombie-Britannique considère les FRSF comme une catégorie d’exposition pour la transmission du VIH et a fait état au total de 21 rapports de tests positifs pour le VIH chez les FRSF entre 1985 et 2007 [41]. Si cette province recueille systématiquement de l'information sur les FRSF dans les rapports sur les tests de dépistage du VIH, ni ces données, ni les renseignements supplémentaires (c'est-à-dire d'autres catégories d'exposition et de comportements à risque) ne sont transmis à l'ASPC. Il faudrait disposer de davantage de données à l’échelle nationale afin de pouvoir repérer les tendances et les vulnérabilités dans cette population de femmes.

3.9 Co-infections VIH/autres pathogènes

D’autres infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) sont souvent présentes en concomitance avec le VIH étant donné que ces maladies ont les mêmes modes de transmission et que les populations qui en sont atteintes ont des facteurs de vulnérabilité et des comportements à risque en commun [42;43]. Les co-infections influencent également le traitement, les options de prise en charge et les résultats éventuels. Par exemple, les femmes qui sont co-infectées par le VIH et une autre ITSS peuvent présenter des résultats cliniques moins favorables ou une évolution accélérée de la maladie.

3.9.1 Tuberculose

La tuberculose (TB) est une infection bactérienne qui, lorsqu’elle est active, se manifeste généralement par des symptômes touchant la poitrine et les poumons et pouvant atteindre les ganglions lymphatiques, les organes ou le cerveau de l’hôte. L'affaiblissement du système immunitaire engendré par le VIH a pour effet d'accroître la probabilité d'apparition d'une TB active après exposition à un microbe responsable de la transmission de cette maladie [43]. Il semble que chez les adultes présentant une tuberculose latente, la probabilité que celle-ci devienne active au cours de leur vie est de 10 % [43]. De plus, si elles sont exposées, les personnes vivant avec le VIH/sida ont un risque plus élevé de contracter la tuberculose.

Selon les estimations de l'Organisation mondiale de la santé, le taux de prévalence du VIH chez les nouveaux cas de tuberculose s'élevait à 5,7 % en 2007 [43]. Par ailleurs, on estime que 2 à 6 % des personnes vivant avec le VIH/sida sont atteintes d'une tuberculose active [44]. Il ressort des taux que les populations vulnérables à l'infection par la tuberculose chevauchent celles des individus vulnérables à l'infection au VIH, notamment en ce qui concerne les individus provenant de pays affichant des taux plus élevés de tuberculose et d'infection au VIH, les Autochtones, les personnes itinérantes et celles qui sont incarcérées [44].

En relation avec le sexe, les données canadiennes de surveillance mettent en évidence les résultats suivants [45] :

  • Les femmes représentent 44,1 % (N = 683) du nombre total de cas de tuberculose (N = 1 547) au Canada;
  • les femmes nées à l’étranger représentent 77,6 % (N = 510) du nombre total de cas de tuberculose chez les femmes;
  • dans le cas où les données sur la séropositivité sont connues, 2,5 % (N = 17) des femmes atteintes de la tuberculose sont infectées par le VIH;
  • dans le cas où les données sur la séropositivité sont connues, 2 % (N = 10) des femmes nées à l’étranger atteintes de la tuberculose sont infectées par le VIH.

Si ces données donnent certains renseignements au sujet de la co-infection tuberculose/VIH parmi les femmes au Canada, ils ne dépeignent pas la « réalité » de la co-infection au sein de cette population, puisque 77,6 % (N = 530) des femmes atteintes de tuberculose se retrouvent dans la catégorie « séropositivité au VIH inconnue », ce qui entraîne une sous-estimation de la prévalence du VIH chez les femmes également infectées par la tuberculose au Canada.

3.9.2 Infections transmises sexuellement

Des études ont démontré que les femmes sont plus susceptibles que les hommes de contracter une infection transmise sexuellement (ITS) et que la présence d’une ITS peut accroître le risque de contracter une infection au VIH. La probabilité de contracter l'infection tient en partie aux hormones féminines, qui peuvent modifier l'épaisseur de l'endomètre et rendre les femmes plus vulnérables aux ITS que les hommes [46]. Ainsi, les femmes sont quatre fois plus susceptibles que les hommes de contracter le VHS-2 (herpès simplex 2) et il a été démontré que le fait d’avoir contracté le VHS-2 augmentait la susceptibilité à l’infection au VIH de deux à huit fois, selon la fréquence et la gravité de l’éclosion [47].

L’infection à la Chlamydia est l’ITS à déclaration obligatoire la plus répandue au Canada. En 2008, les femmes représentaient plus des deux tiers (n = 54 967) des 82 919 cas de cette infection déclarés au Canada [48;49]. Les jeunes femmes sont touchées dans une mesure disproportionnée par l'infection à la Chlamydia. Entre 1999 et 2008, l'augmentation absolue la plus importante du taux d'infection à la Chlamydia déclaré a été observée dans la catégorie des femmes âgées de 20 à 24 ans, où il est passé de 1 064,6 à 1 824,3 pour 100 000 [48;49].

Au Canada, les infections à la Chlamydia ont connu une hausse constante. Or, l’augmentation des taux d’infections à la Chlamydia indique que les relations sexuelles non protégées chez les jeunes femmes sont plus répandues. Or ce type de relations est associé à un risque accru de VIH et d'autres ITS. Une infection non traitée peut engendrer les complications suivantes : atteinte inflammatoire pelvienne, pouvant entraîner douleurs pelviennes chroniques, grossesse ectopique et la stérilité; transmission de la mère au nouveau-né durant l'accouchement, provoquant une pneumonie ou une conjonctivite néonatale; acquisition accrue du VIH en raison d’une inflammation des voies génitales, qui augmente la susceptibilité au VIH; transmission accrue du VIH par augmentation de l’élimination des cellules infectées par le virus [50]. 

Si les statistiques indiquent qu’au Canada, les hommes sont plus touchés par la gonorrhée et la syphilis, le nombre de cas déclarés de ces deux infections chez les femmes, tout comme celui des cas d’infections à la Chlamydia, est cependant en hausse depuis la fin des années 1990 [50].

Dans l'étude de surveillance accrue des jeunes de la rue (étude SAJR) portant sur les jeunes de la rue âgés de 15 à 24 ans, on a fait état en 2005 d'un taux de prévalence de 1,2 % pour le VIH, de 11,3 % pour l’infection à la Chlamydia, de 2,4 % pour la gonorrhée, de 0,7 % pour la syphilis et de 24,5 % pour le VHS-2 chez les jeunes femmes [51].

L'infection par le virus du papillome humain (VPH), si elle n’est pas à maladie à déclaration obligatoire au Canada, est cependant décrite comme l'ITS la plus répandue [51]. On sait que le VPH accroît le risque d’une infection au VIH et que, chez les femmes atteintes, il facilite l’évolution de l’infection au VPH jusqu’au stade du cancer de l’utérus [51]. Si les études sur le VPH dans la population générale canadienne dont les résultats ont été publiés font défaut, il ressort cependant que la prévalence du VPH dans une population donnée au Canada se situe entre 10,8 % et 29,0 % [51]. Toutes les études épidémiologiques canadiennes dont les résultats ont été publiés portaient sur les femmes présentant différents taux de prévalence selon l’âge, l’origine ethnique et le lieu de résidence. Le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) recommande la vaccination contre le VPH des personnes séropositives pour le VIH; le CCNI souligne également que la réaction immunitaire au vaccin peut être moins importante que chez les individus séronégatifs, puisqu'on ignore l'ampleur de la réaction immunitaire engendrée par le vaccin et l'efficacité de celui-ci chez les personnes séropositives [52].

3.9.3 Hépatite B et hépatite C

Les virus de l’hépatite B (VHB) et de l’hépatite C (VHC) étant transmis par le sang, ils empruntent les mêmes voies de transmission que le VIH. Dans le cas du VHB, les activités présentant un risque élevé sont notamment le partage du matériel d’injection des drogues et les relations sexuelles non protégées avec plusieurs partenaires. Les données sur les co-infections VIH/VHB sont peu nombreuses; toutefois, depuis la disponibilité d’un vaccin contre le VHB, les taux d’infection par ce virus sont en diminution. Globalement, pour l’ensemble du pays, les taux déclarés d’infection au VHB ont chuté de manière significative, passant de 10,8 pour 100 000 (IC à 95 % 6,0-18,1) en 1990 à 3,3 pour 100 000 (IC à 95 % 1,6-4,8) en 2007. Les diminutions les plus marquées ont été observées dans la cohorte des enfants pour lesquels la recommandation d'une vaccination systématique contre le VHB avait été suivie [53]. Toutefois, tout au long de cette période, les taux déclarés d'infection au VHB ont été deux fois plus élevés chez les hommes que chez les femmes [53]. D’après les données fournies par l’étude SAJR, globalement, 65,2 % des jeunes de la rue qui y ont participé avaient l’âge requis pour bénéficier du programme de vaccination contre le VHB mis en œuvre dans le milieu scolaire. Dans cette population de jeunes, 63,8 % seulement étaient vaccinés contre le VHB [54].

Les femmes qui proviennent de pays où le VHB est endémiqueNote de bas de page 42 sont également considérées comme exposées à un risque d'infection ou de co-infection par le VIH; toutefois, les données concernant cette sous-population sont rares. Comme cela a été mentionné dans la section 3.5.2, les femmes qui utilisent des drogues par injection sont particulièrement vulnérables à la co-infection VIH/VHC. L'utilisation d'aiguilles de tatouage contaminées peut également accroître le risque de contracter le VHB et le VHC, ce qui rend les femmes encore plus vulnérables.

Lors de l’enquête I-Track (phase 2, effectuée entre 2005 et 2008), on a obtenu les taux de prévalence du VIH et de séropositivité du VHC suivants chez les participantes utilisatrices de drogues par injection [12] :

  • 9,9 % des participantes affichaient un résultat positif pour les anticorps du VIH/VHC (comparativement à 12 % des participants de sexe masculin);
  • 12,3 % des participantes autochtones affichaient un résultat positif pour les anticorps du VIH/VHC (comparativement à 8,5 % pour les participantes non autochtones).

D’après les résultats obtenus dans le cadre de l’étude de surveillance accrue des jeunes de la rue (étude SAJR), chez les participants séropositifs pour le VIH, 37,1 % étaient co-infectés par le VHC, tandis que chez les participants séropositifs pour le VHC, 6,5 % étaient co-infectés par le VIH [51].

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[50] Agence de la santé publique du Canada. SAJR faits rapides : la chlamydiose : une épidémie cachée chez les jeunes de la rue au Canada. 2006 [consulté jan. 2010]. Disponible : http://www.phac-aspc.gc.ca/sti-its-surv-epi/qf-fr/pdf/chlamid_f.pdf

[51] Agence de la santé publique du Canada. Données non-publiées de SAJR : surveillance accrue des jeunes de la rue au Canada. Ottawa : Centre de la lutte contre les maladies transmissibles et les infections, Agence de la santé publique du Canada. 2010.

[52] Comité consultative national de l'immunisation (CCNI). Déclaration sur le vaccin contre le virus du papillome humain. RMTC. 2007; 33 (DCC-2) : 1-32.

[53] Agence de la santé publique du Canada. Rapport sommaire : l'hépatite B au Canada. 2009 [consulté jan. 2010]. Disponible : http://www.phac-aspc.gc.ca/hep/pdf/reportrapport-hepb-fra.pdf

[54] Huang L, Gilbert M-L, Rossi M, et al. Trends in vaccine-induced immunity to Hepatitis B among Canadian street-involved youth. Urban Health 2010; 87 (2) : 337-48. 


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