Chapitre 3 : Rapport d'étape sur le VIH/sida et les populations distinctes : Hommes gais, bisexuels, bispirituels et ayant des relations sexuelles avec des hommes – État de l'épidémie de VIH/sida

Chapitre 3 – État de l'épidémie de VIH/sida chez les hommes gais, bisexuels, bispirituels et ayant des relations sexuelles avec des hommes

3.1 Introduction

Ce chapitre résume les données épidémiologiques les plus récentes sur le VIH/sida chez les hommes gais, bisexuels, bispirituels et les autres hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HARSAH) au Canada. Il débute par une description générale de l'épidémiologie des cas de VIH/sida attribuables à la catégorie d'exposition chez les HARSAH au Canada, élaborée à partir de données de la surveillance de routine du VIH et du sida, des conclusions de la phase 1 de l'enquête M-TrackFootnote 7 et de données provenant des dernières estimations nationales sur le VIH au Canada. Des données spécifiques relatives au VIH/sida chez les HARSAH qui consomment des drogues injectables, des données géographiques et ethniques sur la répartition du VIH/sida chez les HARSAH, et des données sur la souche virale du VIH et sa résistance aux médicaments sont également présentées. En conclusion du chapitre, les co-infections par le VIH et d'autres infections transmissibles sexuellement et par le sang chez les HARSAH sont rapidement abordées.

Comme nous l'avons vu dans le chapitre 1, le terme épidémiologique « HARSAH » est utilisé dans ce chapitre pour désigner une voie de transmission particulière du VIH. Étant donné que ce chapitre se concentre sur l'épidémiologie de l'infection au VIH, « HARSAH » est le principal terme employé par souci de cohérence avec les sources initiales des données, qui examinent des comportements plutôt qu'une identité personnelle. Cependant, les termes utilisés dans les sources initiales des données sont conservés par souci d'exactitude (par exemple, M-Track est une enquête portant sur les hommes gais, les bisexuels et les autres HARSAH); par conséquent, la terminologie employée dans ce chapitre peut changer en fonction de la source des données.

3.1.1 Types de données de surveillance

L'Agence de la santé publique du Canada utilise les trois principaux types de données épidémiologiques suivants pour surveiller les infections au VIH et les cas de sida au Canada : la surveillance de routine, la surveillance améliorée (données d'enquête comportementales et biologiques) et les estimations mathématiques. Chaque type de données présente des avantages et des inconvénients. Une approche complémentaire est donc adoptée pour dresser un tableau plus complet de l'épidémiologie du VIH/sida au Canada.

L'Agence de la santé publique du Canada collecte et analyse des données de surveillance de routine sur les tests VIH positifs et les cas de sida enregistrés au Canada. Des données de surveillance de routine, constituées des tests VIH positifs et des cas de sida déclarés, sont fournies volontairement à l'Agence de la santé publique du Canada par les provinces et les territoires. Des données sur les décès associés au sida sont également recueillies. Si un ensemble minimum de renseignements est fourni pour chaque test VIH positif et chaque cas de sida – en général, l'âge et le sexe –, la quantité de données supplémentaires fournies varie, car toutes les provinces ne déclarent pas le pays de naissance, l'origine ethnique et la catégorie d'exposition.

La plupart des tests VIH positifs et des cas de sida comprennent un ou plusieurs facteurs de risque déclarés, tels que les relations sexuelles avec un homme, les relations sexuelles avec une femme, l'usage de drogues injectables ou la réception d'une transfusion sanguine. Aux fins de la production de rapports nationaux, les tests VIH positifs et les cas de sida déclarés sont classés dans une seule catégorie d'exposition déterminée en fonction des facteurs de risque indiqués.

Les données de la surveillance de routine sont sujettes à plusieurs limites, notamment les retards de déclaration, la sous-déclaration, les renseignements manquants et les infections au VIH non diagnostiquées. De ce fait, les données de la surveillance de routine minimisent l'ampleur de l'épidémie de VIH et, par conséquent, ne représentent pas l'incidence et la prévalence totales du VIH au Canada. En particulier, les renseignements nationaux sur les catégories d'exposition des personnes séropositives pour le VIH ne sont pas disponibles à l'échelle nationale pour le Québec et sont incomplets pour d'autres régions. Malgré ces limites, les données de surveillance de routine donnent des renseignements importants sur l'impact du VIH/sida chez les hommes gais, les bisexuels, les bispirituels et les autres hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes.

L'Agence de la santé publique du Canada surveille également les tendances de la prévalence du VIH et les comportements à risque qui y sont associés dans certaines populations vulnérables clés au Canada au moyen de systèmes de surveillance améliorée (comportementale et biologique). La surveillance améliorée du VIH et des autres infections transmissibles sexuellement et par le sang combine la surveillance comportementale et biologique pour aider à expliquer les changements dans l'incidence et la prévalence du VIH et des autres infections transmissibles sexuellement et par le sang dans ces populations particulières. L'objectif de ces systèmes de surveillance améliorée du VIH (appelés systèmes « Track ») consiste à décrire l'évolution de la prévalence du VIH, des comportements à risque et des tendances en matière de dépistage du VIH, du virus de l'hépatite C (VHC) et d'autres infections transmissibles sexuellement et par le sang dans chacune des populations. L'Agence de la santé publique du Canada a mis en œuvre un système de surveillance améliorée qui se concentre sur les utilisateurs de drogues injectables, appelé I-Track,Footnote 8 et un autre ciblant les hommes gais, les bisexuels et les autres HARSAH, appelé M-Track.Footnote 9 Un système de surveillance améliorée qui se concentre sur les Autochtones au Canada, appelé A-Track, est actuellement en phase pilote.

M-Track a été mis en œuvre pour la première fois en 2005. Il s'appuie sur les efforts locaux réalisés auparavant et se concentre sur les hommes gais, les bisexuels, les bispirituels et les autres HARSAH. M-Track a pour but de surveiller les tendances de l'infection au VIH, à VHC et de la syphilis chez HARSAH, et surveiller les changements dans les comportements associés à l'acquisition et à la transmission de ces infections. (3)

Les données disponibles grâce à la surveillance de routine et améliorée sont complétées par la modélisation statistique (c.-à-d. l'estimation), qui est utilisée pour estimer le nombre d'infections au VIH au Canada. L'Agence de la santé publique du Canada estime la prévalence et l'incidence du VIH au moyen de méthodologies statistiques combinées tous les trois ans environ. L'Agence de la santé publique du Canada est également responsable de déclarer les estimations canadiennes de l'incidence et de la prévalence nationales du VIH à ONUSIDA. (4)

Enfin, le Programme canadien de surveillance des souches et de la résistance aux médicaments ayant trait au VIH surveille la répartition des sous types du VIH et la pharmacorésistance du VIH transmise chez les personnes recevant un nouveau diagnostic d'infection au VIH au Canada. Ce type de données est utilisé pour détecter différents sous-types du VIH circulant au Canada, donner des renseignements sur le développement de vaccins et les lignes directrices de traitement à l'échelle de la population, et contribue à notre compréhension de la transmission du VIH, à la pathogenèse et à l'évolution des maladies liées au VIH. (5)

3.2 Aperçu de l'épidémiologie du VIH/sida chez les HARSAH au Canada

Les hommes gais, bisexuels, bispirituels et les autres HARSAH au Canada continuent à être touchés de façon disproportionnée par le VIH/sida. Ce groupe représente la majorité des cas de VIH avec des renseignements sur l'exposition depuis le premier cas de VIH déclaré au Canada. Même si beaucoup de choses ont changé depuis les années 1980, la catégorie d'exposition des HARSAH reste la catégorie d'exposition la plus fréquemment signalée parmi les nouveaux diagnostics de VIH, et le VIH reste une préoccupation importante liée à la santé pour les hommes gais, bisexuels, bispirituels et autres HARSAH. La section suivante présente un aperçu des dernières données épidémiologiques disponibles au moyen des systèmes de surveillance nationaux et des estimations pour la catégorie d'exposition des HARSAH.

3.2.1 Surveillance de routine

Par l'intermédiaire des rapports annuels, l'Agence de la santé publique du Canada donne un aperçu des dernières données épidémiologiques disponibles au moyen des systèmes de surveillance nationaux. Il convient de noter, comme il a été mentionné précédemment, que les données des catégories d'exposition sont incomplètes en ce qui concerne les cas de VIH/sida à l'échelle nationale; les renseignements suivants doivent être pris en compte en fonction des limites imposées en matière de données et l'interprétation des tendances nationales au fil du temps doit être faite avec précautions.

Depuis le début de la déclaration des cas de VIH au Canada en 1985, un total de 74 162 cas de séropositivité ont été signalés à l'Agence jusqu'au 31 décembre 2011. Parmi ceux-ci, 69 856 cas concernaient des adultes (au moins 15 ans), avec 37 133 cas (53,2 %) qui comprenaient des données sur les catégories d'exposition. Parmi ces cas, la catégorie d'exposition des HARSAH représentait la plus grande partie des cas de séropositivité par rapport aux autres catégories d'exposition, avec un total cumulé de 20 326 (54,7 %). La catégorie d'exposition des HARSAH et utilisant des drogues injectables a représenté 876 tests VIH positifs déclarés supplémentaires (2,4 %). (6)

Une chute importante dans la proportion de nouveaux tests positifs au VIH classés dans la catégorie des HARSAH a été observée entre 1986 (89,7 % de tous les cas de VIH) et 1998 (36,0 % de tous les cas de VIH). Une augmentation de 8,1 % a été observée entre 2002 et 2011, et un pic décennal a été atteint en 2011 avec 48,1 % des tests positifs au VIH déclarés chez les adultes dans la catégorie d'exposition des HARSAH (se reporter à la figure 9).

Figure 9 : Proportion de déclarations de résultats positifs au test du VIH parmi les adultes (15 ans et plus) classées dans la catégorie d'exposition des HARSAH, par année, de 1985 à 2011 (n = 20 326)

Figure 9

Source: (6)

Équivalent textuel - Figure 9

Description longue - Figure 9 : Proportion des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les adultes (≥ 15 ans) attribuée à la catégorie d'exposition des HARSAH par année, 1985-2011 (n = 20 326)

La figure 9 est un graphique linéaire qui montre le pourcentage annuel de déclarations de résultats positifs au test du VIH de 1985 à 2011 chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH) et qui sont âgés de 15 ans et plus.

En 1985, environ 82 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 1986, environ 90 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 1987, environ 87 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 1988, environ 82 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 1989, environ 78 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 1990, environ 74 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 1991, environ 74 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 1992, environ 67 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 1993, environ 58 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 1994, environ 51 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 1995, environ 44 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 1996, environ 38 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 1997, environ 37 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 1998, environ 36 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 1999, environ 36 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 2000, environ 40 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 2001, environ 36 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 2002, environ 39 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 2003, environ 38 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 2004, environ 41 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 2005, environ 38 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 2006, environ 37 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 2007, environ 37 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 2008, environ 42 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 2009, environ 38 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 2010, environ 45 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

En 2011, environ 48 % des nouveaux tests VIH positifs ont eu lieu dans la catégorie d'exposition des HARSAH.

Il y a eu une baisse constante dans les nouveaux tests VIH positifs attribuée à la catégorie d'exposition des HARSAH de 1986 à 1997. La baisse s'est résorbée progressivement et est demeurée relativement stable entre 1998 et 1999. Il y a eu un sommet dans les cas observés en 2000 (40 %) et une hausse relativement constante dans les cas observés entre 2001 (36 %) et 2011 (48 %).

En 2011, la catégorie d'exposition des HARSAH représentait également le plus grand nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH, et représentait 531 cas (48,1 %) parmi tous les résultats positifs au test du VIH déclarés chez les adultes avec une catégorie d'exposition connue cette année-là (se reporter à la figure 10). La catégorie d'exposition des HARSAH et utilisant des drogues injectables a représenté 23 tests VIH positifs déclarés supplémentaires (2,1 %) en 2011. (6)

Figure 10 : Nombre total de déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les adultes (≥ 15 ans) avec une catégorie d'exposition connue*, par rapport à la catégorie des HARSAH, de 2002 à 2011 (n = 12 966)

Source: (6) Pourcentage calculé d'après le nombre total moins les déclarations pour lesquelles la catégorie d'exposition n'était pas indiquée ou pour lesquelles il n'y avait aucun risque signalé.

Équivalent textuel - Figure 10

Description longue - Figure 10 : Nombre total de déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les adultes (≥ 15 ans) appartenant à une catégorie d'exposition connue*; comparaison avec les HARSAH, 2002-2011 (n = 12 966)

La figure 10 est un graphique à barres empilées qui compare le nombre total de déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les adultes âgés de 15 ans et plus appartenant à une catégorie d'exposition connue avec un nombre approximatif de déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH) âgés de 15 ans et plus par année de dépistage.

En 2002, environ 1 250 adultes avec une catégorie d'exposition connue ont obtenu un résultat positif au test de dépistage du VIH en comparaison avec 500 hommes dans la catégorie des HARSAH.

En 2003, environ 1 250 adultes avec une catégorie d'exposition connue ont obtenu un résultat positif au test de dépistage du VIH en comparaison avec 500 hommes dans la catégorie des HARSAH.

En 2004, environ 1 400 adultes avec une catégorie d'exposition connue ont obtenu un résultat positif au test de dépistage du VIH en comparaison avec 600 hommes dans la catégorie des HARSAH.

En 2005, environ 1 360 adultes avec une catégorie d'exposition connue ont obtenu un résultat positif au test de dépistage du VIH en comparaison avec 550 hommes dans la catégorie des HARSAH.

En 2006, environ 1 360 adultes avec une catégorie d'exposition connue ont obtenu un résultat positif au test de dépistage du VIH en comparaison avec 500 hommes dans la catégorie des HARSAH.

En 2007, environ 1 370 adultes avec une catégorie d'exposition connue ont obtenu un résultat positif au test de dépistage du VIH en comparaison avec 500 hommes dans la catégorie des HARSAH.

En 2008, environ 1 410 adultes avec une catégorie d'exposition connue ont obtenu un résultat positif au test de dépistage du VIH en comparaison avec 600 hommes dans la catégorie des HARSAH.

En 2009, environ 1 360 adultes avec une catégorie d'exposition connue ont obtenu un résultat positif au test de dépistage du VIH en comparaison avec 500 hommes dans la catégorie des HARSAH.

En 2010, environ 1 340 adultes avec une catégorie d'exposition connue ont obtenu un résultat positif au test de dépistage du VIH en comparaison avec 550 hommes dans la catégorie des HARSAH.

En 2011, environ 1 075 adultes avec une catégorie d'exposition connue ont obtenu un résultat positif au test de dépistage du VIH en comparaison avec 500 hommes dans la catégorie des HARSAH.

Le nombre d'adultes appartenant à une catégorie d'exposition connue qui ont obtenu un résultat positif au test de dépistage du VIH entre 2002 et 2011 était relativement stable comme l'a été le nombre d'hommes dans la catégorie HARSAH qui ont obtenu un résultat positif au test de dépistage du VIH.

Comme pour les données sur le VIH, il convient de noter qu'il y a des limites relatives aux données disponibles sur le sida à l'échelle nationale; les renseignements suivants doivent être pris en compte en fonction de ces limites, et l'interprétation des tendances nationales au fil du temps doit être faite avec précautions.

De 1979 au 31 décembre 2011, 22 473 cas de sida ont été déclarés à l'Agence. Depuis 1979, parmi tous les cas de sida déclarés chez les adultes (≥ 15 ans) avec une catégorie d'exposition connue, la catégorie des HARSAH a représenté la plus grande partie des diagnostics de sida, avec un total de 13 616 cas, soit 67,2 % (se reporter à la figure 11). (6) La catégorie d'exposition des HARSAH et utilisant des drogues injectables a représenté 5 % de plus (920 cas). (6)

Figure 11 : Proportion (%) des cas de sida déclarés chez des hommes adultes (≥ 15 ans) attribués à la catégorie d'exposition des HARSAH, 1979-2011 (n = 13 616)

Source: (6)

Équivalent textuel - Figure 11

Long Description - Figure 11: Proportion (%) of reported AIDS cases among adults (≥15 years) attributed to the MSM exposure category, 1979-2011 (n=13,616)

Figure 11 is a bar chart that shows the percentage of reported AIDS cases from 1979 to 2011 among adults aged 15 years and over that were attributed to the men who have sex with men (MSM) exposure category.

In 1979, there were no reported AIDS cases in adults attributed to the MSM exposure category.

In 1980, approximately 34% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 1981, approximately 28% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 1982, approximately 56% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 1983, approximately 57% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 1984, approximately 75% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 1985, approximately 79% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 1986, approximately 83% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 1987, approximately 82% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 1988, approximately 81% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 1989, approximately 79% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 1990, approximately 78% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 1991, approximately 76% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 1992, approximately 75% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 1993, approximately 73% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 1994, approximately 71% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 1995, approximately 69% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 1996, approximately 58% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 1997, approximately 53% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 1998, approximately 47% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 1999, approximately 45% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 2000, approximately 49% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 2001, approximately 43% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 2002, approximately 43% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 2003, approximately 33% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 2004, approximately 37% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 2005, approximately 28% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 2006, approximately 28% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 2007, approximately 29% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 2008, approximately 38% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 2009, approximately 27% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 2010, approximately 22% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

In 2011, approximately 29% of reported AIDS cases in adults occurred in the MSM exposure category.

The percentage of reported AIDS cases attributed to MSM exposure category doubled from 1981 to 1982, increasing from approximately 28% to 56% of all reported cases. Another significant increase occurred from 1983 to (57%) to 1984 (75%). The percentage of reported AIDS cases attributed to MSM exposure category declined fairly steadily from 1986 to 2011.

Dans l'ensemble, le nombre de nouveaux diagnostics de sida déclarés à l'Agence a diminué de plus de 56,4 % au cours des dix dernières années. (6) En 2011, 188 nouveaux cas de sida ont été déclarés à l'Agence. Une catégorie d'exposition a été indiquée pour 95 de ces cas, dont 29 (30,5 %) ont été attribués aux HARSAH. (6)

a) Répartition géographique de l'épidémie du VIH/sida chez les HARSAH au Canada

Comme nous l'avons mentionné au chapitre 2, les données démographiques disponibles semblent indiquer que, comme l'ensemble de la population canadienne, les hommes gais, bisexuels, bispirituels et les autres HARSAH au Canada résident en majorité en Ontario, au Québec et en Colombie-Britannique.

La proportion des tests VIH positifs cumulés dans le temps attribués aux catégories d'exposition des HARSAH et des HARSAH et utilisant des drogues injectables varie selon la province ou le territoire. Comme cela a été mentionné précédemment, les données sur les catégories d'exposition des personnes séropositives pour le VIH ne sont pas disponibles pour le Québec. Parmi tous les tests VIH positifs déclarés attribués à la catégorie d'exposition des HARSAH et des HARSAH et utilisant des drogues injectables à l'échelle nationaleFootnote 10, la majorité des tests positifs déclarés ont été enregistrés en Ontario (HARSAH : 48,9 %; HARSAH et utilisant des drogues injectables : 32,4 %) et en Colombie-Britannique (HARSAH : 31,0 %; HARSAH et utilisant des drogues injectables : 42,4 %) (se reporter aux figures 12 et 13). (6) Cette répartition correspond à l'emplacement des centres urbains au Canada et aux données démographiques disponibles concernant la répartition géographique des hommes gais et des autres HARSAH au Canada.

Figure 12 : Répartition nationale des déclarations de résultats positifs au test du VIH parmi les adultes (≥ 15 ans) attribués à la catégorie d'exposition des HARSAH, par province/territoire, de 1985 à 2011 (n = 20 326)

Figure 12
Équivalent textuel - Figure 12

Description longue - Figure 12 : Répartition nationale des déclarations de résultats positifs au test du VIH attribuées à la catégorie d'exposition des HARSAH chez les adultes (≥ 15 ans) par province ou territoire, 1985-2011 (n = 20 326)

La figure 12 est un graphique circulaire qui montre la répartition nationale des déclarations de résultats positifs au test du VIH de 1985 à 2011 chez les adultes âgés de 15 ans ou plus qui étaient attribuées à la catégorie d'exposition des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH).

Le graphique indique que 48,9 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH attribuées à la catégorie d'exposition des HARSAH ont eu lieu en Ontario, à comparer à 31 % en Colombie-Britannique, à 12,3 % en Alberta, à 3,8 % à Terre-Neuve-et-Labrador, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à l'Île-du-Prince-Édouard, à 2,8% au Manitoba, à 0,9 % en Saskatchewan et à 0,1 % à Yellowknife, au Nunavut et dans les Territoires du Nord-Ouest. Les données du Québec n'étaient pas disponibles à l'échelle nationale.

Le graphique indique que les déclarations de résultats positifs au test du VIH attribuées à cette catégorie d'exposition sont beaucoup plus élevées en Ontario (48,9 %) et en Colombie-Britannique (31 %) que dans toutes les autres provinces et tous les territoires combinés (19,9 %).

Figure 13 : Répartition nationale des déclarations de résultats positifs au test du VIH parmi les adultes (≥ 15 ans) attribués à la catégorie d'exposition des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et utilisant des drogues injectables, par province/territoire, de 1985 à 2011 (n = 876)

Figure 13

Source: 66

Équivalent textuel - Figure 13

Description longue - Figure 13 : Répartition nationale des déclarations de résultats positifs au test du VIH attribuées à la catégorie d'exposition des HARSAH-UDI chez les adultes (≥ 15 ans) par province ou territoire, 1985-2011 (n = 20 326)

La figure 13 est un graphique circulaire qui montre la répartition nationale des déclarations de résultats positifs au test du VIH de 1985 à 2011 chez les adultes âgés de 15 ans ou plus qui étaient attribuées à la catégorie d'exposition des hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes et utilisant des drogues par injection (HARSAH-UDI) par province ou territoire.

Le graphique indique que chez les HARSAH-UDI, 32,4 % des déclarations de résultats positifs au test du VIH ont eu lieu en Ontario comparativement à 42,2 % en Colombie-Britannique, à 7,0 % au Manitoba, à 6,3 % en Saskatchewan, à 6,1 % en Alberta, à 5,6 % à Terre-Neuve-et-Labrador, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à l'Île-du-Prince-Édouard et à 0,5 % à Yellowknife, au Nunavut et dans les Territoires du Nord-Ouest.

La prévalence des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les HARSAH-UDI en Colombie-Britannique (42,2 %) est environ sept fois plus élevée que celle du Manitoba (7,0 %), de la Saskatchewan (6,3 %), de l'Alberta (6,1 %) et de Terre-Neuve-et-Labrador, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l'Île-du-Prince-Édouard (5,6 %). La prévalence des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les HARSAH-UDI en Ontario (32,4 %) est environ cinq fois plus élevée que celle du Manitoba (7,0 %), de la Saskatchewan (6,3 %), de l'Alberta (6,1 %) et de Terre-Neuve-et-Labrador, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l'Île-du-Prince-Édouard (5,6 %).

D'après les données provinciales et territoriales de surveillance, il est également possible d'examiner la proportion des tests VIH positifs attribués aux catégories d'exposition des HARSAH et des HARSAH-UDI au sein de chaque province et territoire. Les épidémies localisées de VIH peuvent être concentrées dans différentes populations et causées par différents comportements à risqueFootnote 11. Les provinces et territoires où la majorité des tests VIH positifs déclarés sont attribués à la catégorie d'exposition des HARSAH sont l'Ontario (64,4 %), la Nouvelle-Écosse (62,1 %), la Colombie-Britannique (53,0 %), Terre-Neuve-et-Labrador (50,8 %) et le Nouveau-Brunswick (50,5 %). En ce qui concerne la catégorie d'exposition des HARSAH et utilisant des drogues injectables, les proportions les plus importantes sont observées au Nouveau-Brunswick (5,7 %) et au Yukon (5,6 %). Dans les autres provinces et territoires, la proportion varie entre 0 % et 4,0 % (se reporter à la figure 14).

Figure 14 : Proportion et nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH parmi les adultes (≥ 15 ans) attribués aux catégories d'exposition des HARSAH et des HARSAH-UDI, dans chaque province et territoire de 1985 à 2011

Figure 14

Source: (6)

Équivalent textuel - Figure 14

Description longue - Figure 14 : Proportion et nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH attribués aux catégories d'exposition des HARSAH et des HARSAH-UDI chez les adultes (≥ 15 ans) au sein de chaque province ou territoire de 1985 à 2011.

La figure 14 est une carte du Canada qui montre le nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les adultes de 15 ans ou plus par province ou territoire attribué aux catégories d'exposition des hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH) et des hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes et utilisant des drogues par injection (HARSAH-UDI) au sein de chaque province ou chaque territoire entre 1985 et 2011.

Le nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH attribué aux HARSAH au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut au cours de cette période est de 30 cas, soit 28,6 %.

Le nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH attribué aux HARSAH-UDI au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut au cours de cette période est de 4 cas, soit 3,8 %.

Le nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH attribué aux HARSAH en Colombie-Britannique au cours de cette période est de 6 322 cas, soit 53,0 %.

Le nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH attribué aux HARSAH-UDI en Colombie-Britannique au cours de cette période est de 370 cas, soit 3,0 %.

Le nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH attribué aux HARSAH en Alberta au cours de cette période est de 2 505 cas, soit 47,4 %.

Le nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH attribué aux HARSAH-UDI en Alberta au cours de cette période est de 53 cas, soit 1,0 %.

Le nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH attribué aux HARSAH en Saskatchewan au cours de cette période est de 580 cas, soit 35,3 %.

Le nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH attribué aux HARSAH-UDI en Saskatchewan au cours de cette période est de 61 cas, soit 3,7 %.

Le nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH attribué aux HARSAH au Manitoba au cours de cette période est de 186 cas, soit 13,4 %.

Le nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH attribué aux HARSAH-UDI au Manitoba au cours de cette période est de 55 cas, soit 4,0 %.

Le nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH attribué aux HARSAH en Ontario au cours de cette période est de 9 922 cas, soit 64,4 %.

Le nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH attribué aux HARSAH-UDI en Ontario au cours de cette période est de 284 cas, soit 1,8 %.

Les données du Québec ne sont pas disponibles.

Le nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH attribué aux HARSAH au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard, à Terre-Neuve-et-Labrador au cours de cette période est de 781 cas, soit 56,3 %.

Le nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH attribué aux HARSAH-UDI au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard, à Terre-Neuve-et-Labrador au cours de cette période est de 49 cas, soit 3,5 %.

b) Âge

Il est important de noter la nature latente de l'infection au VIH, qui peut ne pas être détectée pendant des années. Cela peut retarder la décision d'une personne de faire un dépistage; par conséquent, l'âge au moment du diagnostic ne correspond pas nécessairement à l'âge auquel le VIH a été contracté.

Les données de surveillance du VIH indiquent que le nombre de déclarations positives au test du VIH attribué à la catégorie d'exposition des HARSAH varie beaucoup selon la tranche d'âge, bien qu'il semble demeurer constant d'une année à l'autre. Le plus grand nombre de cas est généralement signalé parmi les tranches d'âge de 20 à 49 ans. En 2011, les personnes âgées de 20 à 29 ans (147 cas), de 30 à 39 ans (167 cas) et de 40 à 49 ans (141 cas) représentaient 86 % de tous les cas positifs au test du VIH déclarés et attribués aux HARSAH. En 2011, le plus grand nombre de tests VIH positifs déclarés dans la catégorie d'exposition des HARSAH-UDI appartenait aux tranches d'âge de 20 à 29 ans et de 30 à 39 ans (9 cas chacun), suivies par celle de 40 à 49 ans (4 cas) (se reporter à la figure 15). (6)

Figure 15 : Nombre de tests VIH positifs déclarés attribués aux catégories d'exposition des HARSAH (n = 531) et des HARSAH-UDI (n = 23), par tranche d'âge, 2011

Figure 15

Source: (6)

Équivalent textuel - Figure 15

Description longue - Figure 15 : Nombre de déclarations de résultats positifs au test du VIH attribué aux catégories d'exposition des HARSAH (n = 531) et des HARSAH-UDI (n = 23), par tranche d'âge, 2011

La figure 15 est un diagramme à barres présentant une comparaison côte à côte des déclarations de résultats positifs au test du VIH attribuées aux catégories d'exposition des hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH) et des hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes et utilisant des drogues par injection (HARSAH-UDI), ventilée selon le groupe d'âge en 2011.

Dans le groupe d'âge de 15 à 19 ans, il y avait environ 10 déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les HARSAH et aucune déclaration chez les HARSAH-UDI.

Dans le groupe d'âge de 20 à 29 ans, il y avait environ 150 déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les HARSAH et environ 10, chez les HARSAH-UDI.

Dans le groupe d'âge de 30 à 39 ans, il y avait environ 170 déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les HARSAH et environ 12, chez les HARSAH-UDI.

Dans le groupe d'âge de 40 à 49 ans, il y avait environ 145 déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les HARSAH et environ 5, chez les HARSAH-UDI.

Dans le groupe d'âge de 50 ans et plus, il y avait environ 70 déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les HARSAH et environ 1, chez les HARSAH-UDI.

Les données sur le sida cumulées au fil du temps, de 1979 à décembre 2011, montrent que, parmi les 13 616 cas attribués à la catégorie d'exposition des HARSAH, la plus forte proportion de cas était signalée dans la tranche d'âge de 30 à 44 ans (8 585, soit 63,1%). Pour la même période, parmi les 919 cas attribués à la catégorie d'exposition des HARSAH-UDI, les plus fortes proportions de cas étaient observées dans les tranches d'âge suivantes : 30 à 34 ans (235 cas), 35 à 39 ans (184 cas) et 25 à 29 ans (181 cas) (se reporter à la figure 16).

Figure 16 : Proportion de cas de sida déclarés attribués aux catégories d'exposition des HARSAH (n = 13 616) et des HARSAH-UDI (n = 919), par tranche d'âge, 1979-2011

Source: (6)

Équivalent textuel - Figure 16

Description longue - Figure 16 : Proportion des cas de sida déclarés attribuée aux catégories d'exposition des HARSAH (n = 13 616) et des HARSAH-UDI (n = 919), par tranche d'âge, 1979-2011

La figure 16 est un graphique linéaire qui compare le pourcentage de cas de sida déclarés attribué aux catégories d'exposition des hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH) et des hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes et utilisant des drogues par injection (HARSAH-UDI), par tranche d'âge de 1979 à 2011.

Dans le groupe d'âge de 15 à 19 ans, le pourcentage de déclarations de cas de sida attribué aux HARSAH et aux HARSAH-UDI était inférieur à 1 %.

Dans le groupe d'âge de 20 à 24 ans, les HARSAH représentaient 2 % des déclarations de cas de sida environ et les HARSAH-UDI, 7 % environ.

Dans le groupe d'âge de 25 à 29 ans, les HARSAH représentaient 12 % des déclarations de cas de sida environ et les HARSAH-UDI, 20 % environ.

Dans le groupe d'âge de 30 à 34 ans, les HARSAH représentaient 23 % des déclarations de cas de sida environ et les HARSAH-UDI, 26 % environ.

Dans le groupe d'âge de 35 à 39 ans, les HARSAH représentaient 24 % des déclarations de cas de sida environ et les HARSAH-UDI, 20 % environ.

Dans le groupe d'âge de 40 à 44 ans, les HARSAH représentaient 17 % des déclarations de cas de sida environ et les HARSAH-UDI, 13 % environ.

Dans le groupe d'âge de 45 à 49 ans, les HARSAH représentaient 12 % des déclarations de cas de sida environ et les HARSAH-UDI, 9 % environ.

Dans le groupe d'âge de 50 à 54 ans, les HARSAH représentaient 6 % des déclarations de cas de sida environ et les HARSAH-UDI, 4 % environ.

Dans le groupe d'âge de 55 à 59 ans, les HARSAH représentaient 4 % des déclarations de cas de sida environ et les HARSAH-UDI, 3 % environ.

Dans le groupe d'âge de 60 ans et plus, les HARSAH représentaient 3 % des déclarations de cas de sida environ et les HARSAH-UDI, 1 % environ.

c) Répartition par race/origine ethnique des tests VIH positifs et des cas de sida déclarés

Comme nous l'avons vu dans la section 3.1.1, les renseignements sur la catégorie d'exposition sont utilisés dans la surveillance de routine du VIH/sida pour surveiller les voies de transmission du VIH. Les renseignements recueillis sur la race et l'origine ethnique dans le cadre de la surveillance de routine, combinés aux renseignements sur la catégorie d'exposition, aident à décrire plus en détail le VIH et le sida au Canada. La collecte de données sur la race et l'origine ethnique au Canada a commencé en 1998; toutefois, en ce qui concerne les données relatives aux catégories d'exposition, la collecte et la soumission de ces renseignements varient en fonction de la régionFootnote 12. Jusqu'en 2011, dans 81,8 % de tous les cas de test positif au VIH déclarés, il manquait des renseignements sur la race et l'origine ethnique; par conséquent, les renseignements suivants doivent être pris en compte en fonction des limites imposées en matière de données, et l'interprétation des tendances nationales au fil du temps doit être faite avec précautions.

En cumulé (de janvier 1998 à décembre 2011), parmi les cas de tests positifs au VIH déclarés attribués à la catégorie d'exposition des HARSAH, les hommes blancs représentaient la majorité (78,0 %). Les autres tests VIH positifs déclarés attribués à la catégorie d'exposition des HARSAH provenaient des groupes raciaux/ethniques suivants : Asiatiques (7,4 %), Autochtones (5,2 %), Latino-américains (5,2 %), Asiatiques du Sud/Arabes/Asiatiques de l'Ouest (1,8 %), Noirs (1,6 %) et autres (0,8 %). (6)

La catégorie d'exposition a tendance à varier en fonction de la catégorie raciale/ethnique. Entre 1998 et 2011, parmi les cas positifs de tests du VIH déclarés qui incluaient des données raciales/ethniques, la catégorie d'exposition des HARSAH était la plus souvent signalée parmi les catégories suivantes : Latino-américains (69,3 %), Asiatiques (58,4 %) et Blancs (46,5 %) (figure 17). Les catégories raciales/ethniques Autres, Blancs et Autochtones présentaient les proportions les plus élevées de tests VIH positifs attribués à la catégorie d'exposition des HARSAH-UDI, avec 4,3 %, 3,5 % et 3,2 % respectivement.

Figure 17 : Proportion des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les adultes (≥ 15 ans) selon l'origine raciale ou ethnique et par catégorie d'exposition, de 1998 à 2011 (n = 10 039)

Source: (6)

Équivalent textuel - Figure 17

Description longue - Figure 17 : Proportion des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les adultes (≥ 15 ans), par race ou origine ethnique et par catégorie d'exposition, 1998-2011 (n = 10 039)

La figure 17 est un diagramme à barres illustrant la proportion des déclarations de résultats positifs au test du VIH chez les adultes âgés de 15 ans et plus, par race ou origine ethnique et par catégorie d'exposition de 1998 à 2011.

La répartition du pourcentage des personnes de race blanche ayant des déclarations de résultats positifs au test du VIH est comme suit : contacts hétérosexuels à 21 %, sang ou coagulation sanguine à 1 %, utilisation de drogues par injection (UDI) à 28 %, hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes, utilisation de drogues par injection (HARSAH-UDI) à 2 %, et hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH) à 48 %.

La répartition du pourcentage de personnes de race noire ayant des déclarations de résultats positifs au test du VIH est comme suit : autre à 1 %, contacts hétérosexuels à 89 %, sang ou coagulation sanguine à 1 %, utilisation de drogues par injection (UDI) à 3 %, hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes, utilisation de drogues par injection (HARSAH-UDI) à moins de 1 %, et hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH) à 6 %.

La répartition du pourcentage de personnes asiatiques ayant des déclarations de résultats positifs au test du VIH est comme suit : autre à 1 %, contacts hétérosexuels à 33 %, sang ou coagulation sanguine à 1 %, utilisation de drogues par injection (UDI) à 5 %, hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes, utilisation de drogues par injection (HARSAH-UDI) à 1 %, et hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH) à 59 %.

La répartition du pourcentage de personnes autochtones ayant des déclarations de résultats positifs au test du VIH est comme suit : autre à 1 %, contacts hétérosexuels à 30 %, sang ou coagulation sanguine à 1 %, utilisation de drogues par injection (UDI) à 56 %, hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes, utilisation de drogues par injection (HARSAH-UDI) à 2 %, et hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH) à 8 %.

La répartition du pourcentage de personnes latino-américaines ayant des déclarations de résultats positifs au test du VIH est comme suit : autre à 1 %, contacts hétérosexuels à 23 %, sang ou coagulation sanguine à 2 %, utilisation de drogues par injection (UDI) à 4 %, hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes, utilisation de drogues par injection (HARSAH-UDI) à 0 %, et hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH) à 70 %.

La répartition du pourcentage de personnes de l'Asie du Sud-Ouest ou asiatiques ayant des déclarations de résultats positifs au test du VIH est comme suit : autre à 1 %, contacts hétérosexuels à 57 %, sang ou coagulation sanguine à 3 %, utilisation de drogues par injection (UDI) à 10 %, hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes, utilisation de drogues par injection (HARSAH-UDI) à 1 %, et hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH) à 28 %.

La répartition du pourcentage de toutes les autres personnes ayant des déclarations de résultats positifs au test du VIH est comme suit : autre à 3 %, contacts hétérosexuels à 30 %, sang ou coagulation sanguine à 2 %, utilisation de drogues par injection (UDI) à 24 %, hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes, utilisation de drogues par injection (HARSAH-UDI) à 4 %, et hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH) à 37 %.

Depuis 1979, parmi les cas de sida chez les adultes attribués à la catégorie d'exposition des HARSAH, 91,7 % étaient blancs. Aucun autre groupe racial ou ethnique n'a représenté plus de 2,0 % de l'exposition attribuée aux HARSAH. Dans la catégorie des HARSAH-UDI, les blancs représentaient 88,7 % de tous les cas adultes avec des renseignements sur la race et l'ethnicité, tandis que 7,2 % étaient des Autochtones.

d) Hommes bispirituels, gais, bisexuels et autres HARSAH autochtones

Entre janvier 1998 et décembre 2011, 2 647 tests VIH positifs ont été déclarés chez des hommes autochtones, dont 6,4 % ont été attribués à la catégorie d'exposition des HARSAH. La catégorie d'exposition des HARSAH est la troisième catégorie d'exposition la plus courante chez les hommes autochtones, après l'utilisation de drogues injectables, qui représentait 59,8 % du nombre de tests VIH positifs déclarés, et le contact hétérosexuel, qui représentait 29,4 % du nombre de tests VIH positifs déclarés. La catégorie d'exposition des HARSAH-UDI représentait en plus 3,2 % de tous les tests VIH positifs déclarés chez des Autochtones adultes sur cette période. (6)

Les données sur les cas de sida déclarés dressent un tableau similaire. De novembre 1998 à décembre 2011, 503 cas de sida ont été déclarés chez les Autochtones adultes. La plus grande proportion de cas a été attribuée à la catégorie d'exposition de l'utilisation de drogues injectables (58,6 %). En revanche, les catégories d'exposition des HARSAH et des HARSAH-UDI ont représenté 10,3 % et 4,8 % respectivement.

3.3 Données de surveillance améliorée (biologique et comportementale) et de surveillance d'une population particulière : Aperçu des données de la phase 1 de M-Track

M-Track est un système de surveillance améliorée du VIH et des autres infections transmissibles sexuellement et par le sang chez les hommes gais, les bisexuels et les autres HARSAH au Canada au moyen d'enquêtes transversales menées périodiquement dans des sites sentinelles choisis dans tout le pays. Les participants sont principalement recrutés à l'aide de méthodologies d'échantillonnage selon le lieu. La participation à M-Track est volontaire, anonyme, et requiert le consentement éclairé des sujets. Un questionnaire de base autoadministré permet de recueillir de l'information sur les caractéristiques démographiques, sur les comportements sexuels, sur la consommation de drogues, sur le dépistage du VIH et d'autres infections transmissibles sexuellement et par le sang, et sur les points de vue concernant le VIH, le VHC et les autres infections transmissibles sexuellement et par le sang.Footnote 16

À ce jour, six sites ont participé à M-Track dans tout le Canada. La phase 1 de M-Track a tout d'abord été mise en œuvre à Montréal en 2005. Entre 2006 et 2007, quatre autres sites se sont ajoutés au système : Toronto, Ottawa, Winnipeg et Victoria. Le site de Vancouver est le dernier site à avoir mis en œuvre M-Track, en participant à la phase 2, qui a commencé en 2008 et s'est achevée en 2010. Montréal a également participé à la phase 2 de M-Track. Certains sites ont choisi de créer une image de marque locale autour de l'enquête M-Track, notamment en donnant un nom à l'enquête au niveau local; ainsi, l'enquête s'appelle Lambda à Ottawa et à Toronto, Argus à Montréal, et ManCount à Vancouver. Les quatre provinces qui ont participé à M-Track jusqu'à présent représentent près de 90 % de tous les tests VIH positifs déclarés à l'Agence de la santé publique du Canada depuis que les déclarations ont commencé en 1985.

Voici quelques données sélectionnées tirées de la phase 1 de M-Track.

Plus de 4 500 hommes ont participé à la phase 1 de M-Track entre 2005 et 2007 dans les cinq villes participantes dans tout le Canada : Montréal, Ottawa, Toronto, Winnipeg et Victoria. La plupart des hommes qui ont participé à M-Track ont déclaré avoir fait au moins un test de dépistage du VIH (86 %). Parmi les hommes ayant déclaré que leur dernier test VIH était négatif, une proportion importante avait fait un dépistage du VIH au cours des deux années précédant leur participation à l'enquête (75 %). (3)

Parmi les participants qui ont fourni un échantillon biologiqueFootnote 14 suffisant pour les analyses et qui ont rempli un questionnaire, la prévalence du VIH était de 15,1 % (figure 18). Chez les hommes dont l'échantillon biologique a produit un test positif pour le VIH, 19 % ne connaissaient pas leur état sérologique. (3) À titre de comparaison, aux États-Unis, 44 % des HARSAH qui ont participé au National HIV Behavioral Surveillance System (NHBS) ne savaient pas qu'ils étaient infectés par le VIH. (8) Le chiffre de l'enquête M-Track soutient favorablement la comparaison avec les États-Unis et est inférieur au pourcentage global estimé de Canadiens ignorant qu'ils sont séropositifs (26 %). (9) Néanmoins, il indique que 91 participants à M-Track ignoraient qu'ils étaient séropositifs pour le VIH.

Étant donné que le système de surveillance M-Track est anonyme, les répondants n'ont pas reçu les résultats de leurs analyses biologiques. Toutefois, les participants ont été encouragés à faire un test de dépistage du VIH et d'autres infections transmissibles sexuellement et par le sang dans une clinique locale ou chez un médecin. Les coordonnées de fournisseurs de soins de santé et de centres de dépistage locaux étaient disponibles à chaque site, et les assistants de recherche s'en sont servis pour orienter les répondants.

Figure 18 : Prévalence (%) du VIH chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes qui ont participé à la phase 1 de l'enquête M-Track, de 2005 à 2007 (n = 3 309a)

Figure 18

aSur les 4 793 hommes qui ont rempli un questionnaire pendant la phase 1 de l'enquête M-Track, 3 309 ont fourni un échantillon de sang séché suffisant pour effectuer un test de dépistage du VIH.

Équivalent textuel - Figure 18

Description longue - Figure 18 : Prévalence (%) du VIH chez les HARSAH qui ont participé à la phase 1 de l'enquête M-Track, 2005-2007 (n = 3 309)

La figure 18 est un diagramme à barres illustrant le pourcentage du VIH chez les homosexuels et les autres hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes qui ont participé à la phase 1 de l'enquête de surveillance M-Track entre 2005 et 2007 dans l'une des cinq villes participantes dans tout le Canada : Montréal, Ottawa, Toronto, Winnipeg et Victoria. Sur les 4 793 hommes qui ont rempli un questionnaire pendant la phase 1 de l'enquête M-Track, 3 309 ont fourni un échantillon de sang séché suffisant pour effectuer un test de dépistage du VIH.

À Montréal, la prévalence du VIH chez les hommes qui ont participé pendant cette période était de 12,5 %.

À Ottawa, la prévalence du VIH chez les hommes qui ont participé pendant cette période était de 11,1 %.

À Toronto, la prévalence du VIH chez les hommes qui ont participé pendant cette période était de 23,1 %.

À Winnipeg, la prévalence du VIH chez les hommes qui ont participé pendant cette période était de 18,9 %.

À Victoria, la prévalence du VIH chez les hommes qui ont participé pendant cette période était de 13,6 %.

La prévalence totale du VIH chez les hommes qui ont participé pendant cette période était de 15,1 %.

Comme nous l'avons mentionné ci-dessus, les systèmes de surveillance Track utilisent principalement des méthodologies d'échantillonnage selon le lieu afin de surmonter certains des obstacles inhérents à l'accès aux populations difficiles à atteindre. Par conséquent, les conclusions de la surveillance ne sont pas représentatives de tous les HARSAH au Canada. Une sous-déclaration de certains comportements à risque peut se produire à cause des biais liés à la désirabilité sociale.

Pour obtenir des renseignements plus détaillés sur les résultats de la phase 1 de M-Track, veuillez consulter le rapport de l'Agence de la santé publique du Canada M-Track : Surveillance améliorée de l'infection au VIH, des infections transmissibles sexuellement et par le sang et des comportements à risque associés chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes au Canada. (10)

3.4 Estimations nationales de l'incidence et de la prévalence du VIH

3.4.1 Estimations nationales de la prévalence du VIH en 2011

Les dernières estimations nationales indiquent que les hommes gais et les autres HARSAH continuent à être les plus touchés par le VIH, puisqu'ils représentent, selon les estimations, 46,7 % (33 300) de tous les cas prévalents en 2011 attribués à la catégorie d'exposition des HARSAH. Cette proportion globale estimée était identique à la proportion estimée en 2008 (46,9 %). (8;91) De plus, la catégorie d'exposition combinée des HARSAH-UDI représentait, selon les estimations, 3 % supplémentaires (2 160) des cas prévalents au Canada en 2011, alors que le taux estimé en 2008 était de 3,2 %. (9)

Sur les 71 300 personnes vivant avec le VIH au Canada en 2011 selon les estimations, 25 % (17 980, entre 14 500 et 21 500) ignoraient qu'ils étaient infectés par le VIH. Cela représente une légère baisse par rapport à 2008, où l'on estimait que 26 % des personnes vivant avec le VIH au Canada ignoraient qu'ils étaient séropositifs. (91) Toutefois, selon les estimations, moins de personnes séropositives dans la catégorie d'exposition des HARSAH ignoraient leur infection au VIH par rapport à toutes les personnes vivant avec le VIH au Canada (20 % dans la catégorie d'exposition des HARSAH contre 25 % de toutes les personnes infectées par le VIH). Concrètement, environ 6 700 (de 5 100 à 8 300) individus vivant avec le VIH dans la catégorie d'exposition des HARSAH ignoraient qu'ils étaient séropositifs pour le VIH. (9) En comparaison, une proportion plus élevée, selon les estimations, des personnes infectées par le VIH dans la catégorie d'exposition des hommes utilisant des drogues injectables (24 %) et dans la catégorie d'exposition des hétérosexuels (34 %, en regroupant les personnes originaires de pays où le VIH est endémique et celles originaires d'autres pays) ignorait qu'elles étaient infectées par le VIH. (9)

3.4.2 Estimations nationales de l'incidence du VIH en 2011

Les hommes gais et les autres HARSAH continuaient à représenter la plus forte proportion des nouvelles infections au VIH estimées en 2011 (46,6 %, soit 1 480 cas attribués à la catégorie des HARSAH, de 1 060 à 1 900). Cette proportion était légèrement supérieure aux 44,1 % estimés des nouvelles infections attribuées à la catégorie d'exposition des HARSAH en 2008. (91) La catégorie d'exposition combinée des HARSAH-UDI représentait 2,5 % de plus (80 cas, de 50 à 110) de nouvelles infections au VIH en 2011. (9)

Au fil du temps, les nouvelles infections au VIH estimées parmi les hommes gais et les autres HARSAH ont considérablement varié. Aux premiers stades de l'épidémie, la majorité des nouvelles infections étaient attribuées à la catégorie d'exposition des HARSAH. Cette tendance a atteint un pic en 1984-1985. Les nouvelles infections attribuées à la catégorie d'exposition des HARSAH ont ensuite diminué d'un rapidement jusqu'en 1996, puis ont augmenté de nouveau entre 1999 et 2005. Elles sont demeurées stables depuis 2005. La figure 19 illustre les tendances des estimations du nombre de nouvelles infections au VIH au Canada dans les catégories d'exposition sélectionnées. (11)

Figure 19 : Nombre estimé de nouvelles infections au VIH au Canada par année au fil du temps et par catégorie d'exposition (étendue d'incertitude omise)

Source: (11)

Équivalent textuel - Figure 19

Description longue - Figure 19 : Nombre estimé de nouvelles infections à VIH par année au Canada au fil du temps, par catégorie d'exposition (étendue de l'incertitude omise)

La figure 19 est un graphique linéaire qui compare le nombre estimé d'infections à VIH par année au Canada de 1981 à 2011 par quatre catégories d'exposition différentes. L'étendue de l'incertitude a été omise.

Durant la période de 1981 à 1983, le nombre de nouvelles infections à VIH était d'environ 2 000 pour la catégorie des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes et de moins de 100 cas combinés dans les catégories hétérosexuel – région non endémique, hétérosexuel – région endémique et utilisateurs de drogues par injection (UDI).

Durant la période de 1984 à 1986, le nombre de nouvelles infections à VIH était d'environ 3 100 pour la catégorie des HARSAH, d'environ 490 pour la catégorie des UDI, d'environ 100 pour la catégorie hétérosexuel – région non endémique et d'environ 100 pour la catégorie hétérosexuel – région endémique.

Durant la période de 1987 à 1990, le nombre de nouvelles infections à VIH était d'environ 2 400 pour la catégorie des HARSAH, d'environ 1 100 pour la catégorie des UDI, d'environ 230 pour la catégorie hétérosexuel – région non endémique et d'environ 200 pour la catégorie hétérosexuel – région endémique.

En 1996, le nombre de nouvelles infections à VIH était d'environ 1 000 pour la catégorie des HARSAH, d'environ 950 pour la catégorie des UDI, d'environ 250 pour la catégorie hétérosexuel – région non endémique et d'environ 230 pour la catégorie hétérosexuel – région endémique.

En 1999, le nombre de nouvelles infections à VIH était d'environ 990 pour la catégorie des HARSAH, d'environ 800 pour la catégorie des UDI, d'environ 480 pour la catégorie hétérosexuel – région non endémique et d'environ 230 pour la catégorie hétérosexuel – région endémique.

En 2002, le nombre de nouvelles infections à VIH était d'environ 1 200 pour la catégorie des HARSAH, d'environ 930 pour la catégorie des UDI, d'environ 510 pour la catégorie hétérosexuel – région non endémique et d'environ 450 pour la catégorie hétérosexuel – région endémique.

En 2005, le nombre de nouvelles infections à VIH était d'environ 1 450 pour la catégorie des HARSAH, d'environ 490 pour la catégorie des UDI, d'environ 520 pour la catégorie hétérosexuel – région non endémique et d'environ 490 pour la catégorie hétérosexuel – région endémique.

En 2008, le nombre de nouvelles infections à VIH était d'environ 1 450 pour la catégorie des HARSAH, d'environ 495 pour la catégorie des UDI, d'environ 525 pour la catégorie hétérosexuel – région non endémique et d'environ 495 pour la catégorie hétérosexuel – région endémique.

En 2011, le nombre de nouvelles infections à VIH était d'environ 1 450 pour la catégorie des HARSAH, d'environ 495 pour la catégorie des UDI, d'environ 480 pour la catégorie hétérosexuel – région non endémique et d'environ 490 pour la catégorie hétérosexuel – région endémique.

3.5 Souche virale et pharmacorésistance

La surveillance des souches virales et des sous-types du VIH est importante pour comprendre la répartition des sous-types du VIH au Canada. Cela permet de s'assurer que les tests de dépistage du VIH continuent à détecter de façon fiable toutes les souches et tous les sous-types. Les données de surveillance guident la mise au point d'un vaccin, permettent l'évaluation des marqueurs génétiques de pharmacorésistance et éclairent notre compréhension de la transmission du VIH, de sa pathogenèse et de sa progression vers le sida.

Les résultats du Programme de surveillance des souches et de la résistance aux médicaments ayant trait au VIH de l'Agence de la santé publique du Canada indiquent que la souche virale VIH-1 de sous-type B prédomine chez les hommes infectés à cause de relations sexuelles avec des hommes. Sur les échantillons reçus par le Programme de surveillance des souches et de la résistance aux médicaments ayant trait au VIH entre 1984 et 2005, 97,7 % (785 sur 803) des infections au VIH attribuées à la catégorie d'exposition des HARSAH correspondaient à la souche VIH-1 de sous-type B. Les cas attribués aux HARSAH et utilisant des drogues injectables sont aussi principalement infectés par le sous-type B, cette souche virale étant présente dans 92,3 % (84 sur 91) des échantillons. Les données tirées d'une comparaison entre les catégories d'exposition semblent indiquer que les sous-types non-B du VIH-1 sont plus prévalents chez les personnes infectées par contact hétérosexuel (y compris les personnes originaires de pays où le VIH est endémique). (5)

Les traitements antirétroviraux ont abouti à des schémas thérapeutiques simplifiés et réduit les taux de mortalité dus à des maladies définissant le sida pour de nombreuses personnes vivant avec le VIH/sida au Canada. On craint toutefois que l'utilisation accrue et répandue des traitements antirétroviraux et un nombre croissant d'échecs des traitements aboutisse à la transmission de souches pharmacorésistantes du VIH. Dans l'ensemble, la prévalence de la pharmacorésistance primaire chez les personnes séropositives pour le VIH n'ayant jamais été traitées était de 8,9 % parmi les échantillons reçus par le Programme national de surveillance des souches et de la résistance aux médicaments entre 1996 et 2005. La prévalence du VIH présentant une résistance pléiotrope (résistance à plus de deux classes de traitements antirétroviraux) était de 1,4 % parmi les échantillons reçus pendant la même période. (5) Les échantillons attribués à la catégorie d'exposition des HARSAH présentaient un taux de prévalence de pharmacorésistance primaire de 9,2 % pour la période de 1996 à 2005, tandis que les échantillons attribués à la catégorie d'exposition des HARSAH et utilisant des drogues injectables présentaient un taux de prévalence de pharmacorésistance primaire de 8,6 % pendant la même période. (5)

3.6 Co-infections du VIH

La co-infection par le VIH et d'autres agents pathogènes, tels que la tuberculose et les infections transmissibles sexuellement et par le sang, présente des dangers particuliers pour la santé des sujets co-infectés et constitue un risque supplémentaire de transmission du VIH à l'échelle d'une population.

Les données sont limitées sur les co-infections et sur les tendances des infections transmissibles sexuellement et par le sang autres que le VIH chez les HARSAH à l'échelle nationale. D'après les données qui sont disponibles, les co-infections du VIH représentent un problème de santé important chez les HARSAH, et les données probantes provenant d'autres pays développés indiquent que la co-infection par le VIH et d'autres infections transmissibles sexuellement est fréquente dans cette population. (12;17) Les données sur la prévalence des infections transmissibles sexuellement chez les HARSAH proviennent d'activités de surveillance améliorée et d'études épidémiologiques ciblées. Les co-infections réunissant le VIH et d'autres infections transmissibles sexuellement ont des conséquences importantes sur la progression de la maladie et sur le traitement et les soins à administrer. Il existe toutefois des données probantes limitées au Canada sur l'hépatite virale et la tuberculose, provenant de systèmes de surveillance et d'études de recherche ciblées portant sur les HARSAH.

3.6.1 Infections transmissibles sexuellement

Les infections transmissibles sexuellement sont associées à un risque accru d'acquisition et de transmission du VIH. (12;18-27) La similitude entre les modes de transmission et les comportements à risque pour le VIH et les infections transmissibles sexuellement, ainsi que plusieurs facteurs biologiques liés aux infections transmissibles sexuellement, augmentent la vulnerabilité à l'infection. (18) Les infections transmissibles sexuellement telles que la gonorrhée, la chlamydia, le virus de l'herpès simplex (VHS) et la syphilis peuvent provoquer des lésions et des inflammations génitales, ce qui augmente le risque de transmission du VIH pendant les rapports sexuels. (18;25;28) Les infections transmissibles sexuellement déclenchent également des réponses immunitaires, qui entraînent des augmentations locales des cellules immunitaires qui sont les cibles du VIH. (18;23;25) La co-infection par le VIH et une autre infection transmissible sexuellement peut également accroître le risque de transmission du VIH à un partenaire sérodifférent. (18;23;29-32)

La relation entre le VIH et les autres infections transmissibles sexuellement va au-delà des risques de transmission. La co-infection par le VIH et une autre infection transmissible sexuellement peut accélérer la progression du VIH et avoir des effets considérables sur l'évolution de l'infection transmissible sexuellement co-existante. (12;18;23;26;32;33) Par exemple, une personne infectée par le VIH et la syphilis peut courir un risque plus important de contracter la neurosyphilis. (34;35) La co-infection par la syphilis est également associée à une augmentation de la charge virale du VIH et à une baisse de la numération des lymphocytes T-CD4, qui sont toutes deux des marqueurs de la progression de la maladie chez les personnes séropositives pour le VIH. (29) Les co-infections par le VIH et une autre infection transmissible sexuellement constituent donc un fardeau considérable qui pèse sur les communautés touchées et peut, collectivement, alourdir le fardeau de chaque infection individuelle.

Bien que la connaissance de la relation entre le VIH et les autres infections transmissibles sexuellement ait évolué, il est nécessaire de poursuivre les recherches pour mieux comprendre la relation synergétique entre les infections transmissibles sexuellement et le VIH. (19;25) D'autres facteurs, comme l'utilisation de drogues injectables ou les déterminants sociaux de la santé (p. ex. faible revenu, conditions de vie en logement surpeuplé, mauvais accès aux soins de santé), peuvent constituer pour les HARSAH un risque de contracter d'autres infections transmissibles par le sang, telles que l'hépatite B et l'hépatite C.

a) Syphilis

Il n'existe pas de données recueillies à l'échelle nationale sur la co-infection par la syphilis et le VIH chez les HARSAH. Cependant, les données recueillies sur les vagues de syphilis dans tout le Canada ont permis de déterminer que les HARSAH constituaient la principale communauté touchée. (32;36;37) En Ontario, avoir des relations sexuelles avec un partenaire du même sexe était le facteur de risque le plus fréquemment déclaré pour la syphilis infectieuse chez les hommes et représentait 84 % des cas (532 sur 630) en 2009. (38) Les HARSAH représentent également plus de 90 % des cas de syphilis infectieuse au Québec. (39) En Colombie-Britannique, 66,2 % des cas de syphilis infectieuse ont été enregistrés chez des HARSAH en 2009. (40) Plus d'un tiers (37,0 %) des cas de syphilis dans la province ont été observés chez des HARSAH vivant avec le VIH. (40)

Il existe également des données de M-Track sur la co-séropositivité pour le VIH et la syphilis. Dans la description des résultats biologiques pour l'hépatite C et la syphilis provenant de M-Track, le terme « co-séropositivité » est utilisé à la place du terme « infection », car les analyses des gouttes de sang séché (GSS) ne peuvent détecter que la prévalence au cours de la vie et ne peuvent pas faire la distinction entre les infections par la syphilis passées et présentes (c.-à-d. les anticorps à une infection passée ou présente). Parmi les participants à la phase 1 de M-Track qui ont fourni un échantillon biologique suffisant pour le dépistage du VIH et de la syphilis, 12 % étaient séropositifs uniquement pour le VIH, 3,4 % étaient séropositifs uniquement pour la syphilis, et 2,9 % étaient séropositifs à la fois pour le VIH et pour la syphilis (c.-à-d. co-séropositifs pour le VIH et la syphilis). (10)

Bien que la surveillance de routine des infections transmissibles sexuellement au Canada ne fournisse pas de données identifiant les relations sexuelles entre personnes de même sexe, les rapports des taux entre hommes et femmes peuvent également être utilisés en remplacement pour déterminer les tendances de la transmission des infections transmissibles sexuellement entre hommes. Une augmentation du rapport du taux entre hommes et femmes pour la syphilis infectieuse (8:1 en 2004 par rapport à 1,3:1 en 1997) suggère une augmentation de la transmission chez les HARSAH. (41) Deux études récentes menées aux États-Unis ont également montré que les HARSAH présentaient un risque plus élevé de co-infection par le VIH et la syphilis. (42;43)

b) Gonorrhée

Il n'existe pas dans l'immédiat de données canadiennes sur la co-infection par le VIH et la gonorrhée. Toutefois, des études internationales montrent que la blennorragie rectale est associée à des taux supérieurs de co-infection avec le VIH et de séroconversion avec le temps. (44-48) De plus, une méta-analyse de l'effet des infections des voies génitales sur l'élimination du VIH-1 dans le tractus génital a fourni des données probantes démontrant une augmentation de l'élimination du VIH-1 chez les personnes séropositives pour le VIH co-infectées par la gonorrhée ou la chlamydia. (49)

c) Chlamydia

Il n'existe pas dans l'immédiat de données canadiennes sur la co-infection par le VIH et la chlamydia. Néanmoins, des études internationales ont trouvé des données probantes démontrant une augmentation du VIH dans le sperme des hommes séropositifs co-infectés par la chlamydia. (49-51)

d) Lymphogranulome vénérien

Jusqu'à récemment, le lymphogranulome vénérien (LGV) était rare dans les pays industrialisés. Toutefois, des vagues de cette infection transmissible sexuellement dans les communautés d'HARSAH ont été observées en Europe, aux États-Unis et au Canada. Tous les cas de lymphogranulome vénérien enregistrés au Canada touchaient des hommes, dont la majorité déclarait avoir eu des rapports sexuels avec un ou plusieurs partenaires de sexe masculin. Un examen systématique international réalisé récemment a constaté une association significative entre le lymphogranulome vénérien et le VIH chez les HARSAH, avec une prévalence du VIH chez les HARSAH atteints de lymphogranulome vénérien comprise entre 67 % et 100 %. (52) Au Canada, en 2009, la co-infection avec le VIH a été enregistrée dans 72,4 % (42 sur 58) des cas de LGV chez des hommes dont l'état sérologique vis-à-vis du VIH était connu. (53)

e) Papillomavirus

Les données internationales semblent indiquer que la prévalence de l'infection à papillomavirus anale est significativement plus élevée chez les HARSAH (54) et que les HARSAH infectés par le VIH présentent des taux d'infection à papillomavirus de plus de 95 %. (55-58) Le papillomavirus a été associé à l'apparition du cancer de l'anus. (59-61)

Au Canada, l'étude Toronto Research for Anal Cancer Evaluation (TRACE) menée sur 224 HARSAH séropositifs pour le VIH a constaté que 93 % des participants étaient infectés par le papillomavirus. (62) Certaines données sur le papillomavirus sont également disponibles sur le site de M-Track à Vancouver (appelé ManCount au niveau local). À titre d'initiative propre à ce site, dans le cadre de l'enquête ManCount, on a demandé à un sous-échantillon d'hommes de participer à une étude supplémentaire, limitée à Vancouver, en procédant à un écouvillonnage anal à des fins de dépistage du papillomavirus, ainsi que de la chlamydia, de la gonorrhée et du cancer de l'anus. Parmi les échantillons qui étaient adéquats pour l'analyse (environ les deux tiers des 239 écouvillonnages), 62 % étaient positifs pour le papillomavirus. (63)

3.6.2 Hépatites virales

a) Hépatite A

L'hépatite A est une infection virale aiguë du foie, transmissible d'une personne à une autre par la voie oro-fécale, par l'ingestion de nourriture ou d'eau contaminée ou par contact direct (y compris sexuel) avec une personne infectée. (64) Des études européennes ont permis d'observer que la prévalence de l'hépatite A était significativement plus élevée chez les HARSAH (64), et des vagues d'hépatite A ont également été signalées aux États-Unis et en Australie. (64;65) Les données probantes sur l'effet de l'infection par l'hépatite A sur le VIH ne concordent pas. Certaines études semblent indiquer qu'elle n'a aucun effet (64;66), tandis que d'autres portent à croire que l'infection au VIH peut prolonger l'infection par le virus de l'hépatite A et accroître la probabilité que l'hépatite A devienne symptomatique, et que l'hépatite A peut augmenter la charge virale du VIH. (64;67)

b) Hépatite B

Dans la plupart des pays occidentaux où la prévalence de l'hépatite B est faible, y compris au Canada, la transmission de l'hépatite B est principalement limitée à certains groupes à risque, notamment les utilisateurs de drogues injectables, les travailleurs du sexe et les HARSAH. Au Canada, la transmission sexuelle, en particulier entre hommes, est la principale voie d'infection par le virus de l'hépatite B.

Malgré la disponibilité de vaccins sécuritaires et efficaces, de nombreux HARSAH n'ont pas été vaccinés correctement contre l'hépatite B. Entre 2005 et 2010, sur 262 patients atteints d'hépatite B aiguë au Canada interrogés dans le cadre du Système de surveillance accrue des souches de l'hépatite, 9,9 % (26 sur 262) ont déclaré avoir eu des relations sexuelles avec des hommes au cours des six mois précédant l'apparition de la maladie. (68) Une autre étude a indiqué qu'environ 21,9 % de toutes les nouvelles infections par le virus de l'hépatite B à Vancouver étaient enregistrées chez des HARSAH. (69)

Du fait des modes de transmission communs, la co-infection par l'hépatite B chez les personnes vivant avec le VIH est relativement fréquente. Parmi les hommes qui sont infectés par le virus de l'hépatite B, 6 à 10 % sont co-infectés par le VIH. (70) L'hépatite B progresse plus rapidement chez les patients séropositifs pour le VIH. Les épisodes d'activation de l'hépatite B sont plus fréquents, la cirrhose du foie se produit plus rapidement et le carcinome hépatocellulaire est plus fréquent chez ces patients que chez ceux qui sont uniquement infectés par le virus de l'hépatite B. (71) De plus, la mortalité d'origine hépatique chez les patients co-infectés par le virus de l'hépatite B et le VIH est 14 fois supérieure à celle observée chez les patients infectés par un seul de ces virus. (70;71) Les options de traitement de l'hépatite B sont également limitées, et la co-infection des patients par le VIH nuit aux résultats du traitement. La monothérapie pour le traitement du VIH et de l'hépatite B est inappropriée à cause de la forte possibilité de pharmacorésistance. (71)

c) Hépatite C

Les co-infections par une autre infection transmissible sexuellement et le VIH ont aussi des répercussions sur la progression, le traitement, la prise en charge et la transmission de la maladie. À l'heure actuelle, les données canadiennes sur les co-infections par le virus de l'hépatite C (VHC) et le VIH chez les HARSAH sont limitées.

Le principal facteur de risque pour la transmission du VHC est l'exposition au sang infecté, notamment par l'utilisation d'équipement contaminé pour l'utilisation de drogues injectables, qui constitue la cause de la majorité des infections à VHC à l'échelle nationale. (72;73)

La transmission sexuelle du VHC est controversée; certains considèrent que la transmission sexuelle est rare. (74;75) D'autres ont présenté des données probantes démontrant la transmission sexuelle du VHC et considèrent qu'elle constitue un risque pour les HARSAH. (76-80) Entre 2002 et 2007, sur les 8 389 patients de sexe masculin infectés par le VHC au Canada qui ont été interrogés dans le cadre du Système de surveillance accrue des souches de l'hépatite, 707 patients (8 %) ont déclaré avoir déjà eu des rapports sexuels avec des hommes au cours de leur vie. Les HARSAH et utilisant des drogues injectables, avec leur potentiel d'exposition par contact sexuel et par voie percutanée (c.-à-d. par l'utilisation de drogues injectables), constituent une population particulière à risque pour l'infection à VHC, ainsi que pour la co-infection avec le VIH en raison des voies de transmission communes de ces infections. (79)

La co-infection par le VIH et le VHC a des conséquences sur la santé des personnes atteintes et présente des difficultés pour les fournisseurs de soins de santé. La co-infection par le VHC et le VIH est associée à des taux plus élevés de maladie hépatique (81;82), ce qui entraîne une baisse de la numération des lymphocytes T-CD4. (83) Avec des taux élevés de co-infection par le VIH et le VHC et une espérance de vie plus longue chez les personnes infectées par le VIH, le VHC est devenu l'une des principales causes de morbidité et de mortalité dans la population séropositive pour le VIH, et cette tendance devrait se poursuivre à mesure que les traitements pour le VIH s'améliorent. (84-86) Les services de soins et de soutien aux personnes co-infectées sont importants pour améliorer et maintenir leur état de santé à cause des interactions médicamenteuses et des toxicités associées au traitement. (84)

Il n'existe pas non plus de données de l'Agence sur la co-infection par le VIH et le VHC chez les HARSAH; toutefois, des données sont disponibles sur la co-séropositivité.Footnote 15 Les données de la phase 1 de M-Track indiquent que, parmi les hommes qui ont fourni un échantillon biologique suffisant pour le dépistage du VIH et du VHC, 12,9 % étaient séropositifs pour le VIH seulement, 3,1 % étaient séropositifs pour le VHC seulement, et 2,2 % étaient co-séropositifs pour le VIH et le VHC. (10)

3.6.3 Tuberculose

Il existe peu de données nationales ou internationales sur la co-infection par la tuberculose et le VIH chez les HARSAH.

Jusqu'en 2007, seulement 12 % des patients atteints de tuberculose dans l'ensemble de la population avaient effectué un test de dépistage du VIH dans les 202 pays relevant du système de surveillance de l'Organisation mondiale de la Santé. (87) Au Canada, le nombre de cas de tuberculose déclarés pour lesquels l'état sérologique vis-à-vis du VIH était également indiqué a augmenté lentement, mais régulièrement. En 2009, l'état sérologique vis-à-vis du VIH était indiqué pour 39 % des cas de tuberculose déclarés, soit une augmentation par rapport à 16 % en 2000. Parmi les cas pour lesquels l'état sérologique vis-à-vis du VIH était indiqué, 9,9 % des patients étaient séropositifs pour le VIH; toutefois, cela ne reflète pas nécessairement la prévalence du VIH parmi les cas de tuberculose, car un certain nombre d'autres facteurs de risque peuvent avoir incité les patients à effectuer un test de dépistage du VIH. Par conséquent, la prévalence du VIH parmi les cas de tuberculose est estimée entre 3,9 % et 9,9 %, et cette estimation doit être interprétée avec prudence. (88) La consignation et la déclaration améliorées des cas de tuberculose pour les personnes infectées par le VIH ainsi que la déclaration du VIH pour les personnes infectées par la tuberculose sont encouragées.

L'infection latente par la tuberculose est une préoccupation importante en ce qui concerne la co-infection avec le VIH. On estime qu'un tiers de la population totale est atteint d'une infection tuberculeuse latente et que, chez 5 % à 10 % des personnes atteintes d'une infection latente, la maladie progressera jusqu'à devenir active à un moment de leur vie. Néanmoins, parmi les personnes co-infectées par le VIH et la tuberculose, il existe un risque annuel de 10 % de progression vers une tuberculose active. (89) Comme c'est le cas pour les autres co-infections, le traitement de la co-infection par le VIH et la tuberculose présente des difficultés pour les fournisseurs de soins de santé en raison de la nécessité de gérer plusieurs traitements. (90)

3.7 Conclusion

Malgré certaines limites en ce qui concerne la collecte et la déclaration des données, des conclusions importantes peuvent être tirées des renseignements présentés dans ce chapitre. Il est clair que, depuis le début de l'épidémie, les hommes gais et les HARSAH ont été et continuent à être la population la plus touchée par le VIH et le sida au Canada. Cette population représente la plus grande portion des nouvelles infections et des infections prévalentes, ainsi que le plus grand nombre de cas de sida. Ce fait, en plus du fait que de nouvelles infections continuent à survenir chez les HARSAH, montre qu'il est nécessaire d'adopter une approche durable et renouvelée en matière de prévention, de dépistage, de diagnostic et de soutien parmi les hommes gais et les HARSAH.

3.8 Références

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