Contexte opérationnel et risques principaux

Contexte opérationnel

Savoir polaire Canada (POLAIRE) est né lors de l’entrée en vigueur, le 1er juin 2015, de la Loi sur la Station canadienne de recherche dans l’Extrême-Arctique (SCREA). POLAIRE exploite et entretient le campus de calibre mondial de la Station canadienne de recherche dans l’Extrême-Arctique (SCREA) à Cambridge Bay, Nunavut, et y a son siège social. Un conseil d’administration de neuf membres supervise les activités de POLAIRE. POLAIRE a pour mandat :

  • d’approfondir les connaissances sur l’Arctique canadien en vue d’améliorer les perspectives économiques, la gérance environnementale et la qualité de vie des personnes qui y résident et de tous les autres Canadiens;
  • de promouvoir le développement et la diffusion des connaissances relatives aux autres régions circumpolaires, y compris l’Antarctique;
  • de renforcer le leadership du Canada relativement aux enjeux touchant l’Arctique;
  • d’établir un centre névralgique de recherche scientifique dans l’Arctique canadien.

POLAIRE est un petit organisme relativement jeune qui s’attache à renforcer ses capacités dans une collectivité nordique éloignée et des influences internes et externes peuvent avoir des répercussions sur l’exécution du programme et l’atteinte des résultats escomptés pour 2018-2019 et au-delà. À l’interne, POLAIRE affine sa capacité d’exécution de ses programmes, de fonctionnement et d’entretien du campus de la SCREA, tout en s’acquittant des exigences de surveillance et de rapports du gouvernement du Canada. En 2018-2019, POLAIRE continuera à renforcer les capacités de ses services internes à s’acquitter efficacement de ces activités.

Maintenant qu’est terminée la construction du campus de la SCREA, POLAIRE se consacre aussi à l’établissement d’une capacité en ressources humaines à Cambridge Bay. Puisque nous sommes un organisme gouvernemental dont les activités se déroulent au Nunavut, la préférence est accordée au recrutement de personnes qui se désignent comme Inuits conformément à l’article 23 de l’Accord du Nunavut et aux engagements du gouvernement du Canada dans l’accord connexe de règlement avec la Nunavut Tunngavik Inc. POLAIRE a préparé un plan d’emploi des Inuits où est dégagée la façon dont l’organisme œuvrera vers l’augmentation du nombre d’Inuits employés au campus de la SCREA par la formation et le renforcement des capacités. Parmi les priorités clés de l’organisme, mentionnons l’élimination des obstacles à l’emploi des Inuits et la mise en place de mesures pour recruter et maintenir plus facilement à l’effectif des Inuits du Nunavut.

Il existe d’autres influences externes susceptibles de se répercuter sur les possibilités de POLAIRE d’accroître sa capacité à Cambridge Bay et de mener des recherches efficaces dans le Nord, principalement en raison de l’éloignement du lieu. Étant donné le manque actuel de logements à Cambridge Bay, POLAIRE pourrait devoir retarder le recrutement et le déménagement de membres du personnel tant que des logements supplémentaires ne seront pas disponibles. De plus, les coûts et la logistique concernant le transport de l’équipement et des fournitures dans le Nord peut avoir des effets sur les activités de recherche de POLAIRE.

Risques principaux

Voici les deux risques principaux dégagés par POLAIRE et qu’il devra affronter dans l’exécution de son mandat et de ses responsabilités et le maintien de ses priorités en 2018-2019 :

  • POLAIRE pourrait ne pas être à même d’exécuter entièrement la portée polaire et pan-nordique de son mandat;
  • les recherches subventionnées par POLAIRE dans le Nord canadien pourraient ne pas coïncider entièrement avec les priorités locales et nordiques.

Les conditions environnementales et socioéconomiques et les priorités de recherche afférentes ne sont pas uniformes dans l’ensemble du Nord canadien. Les constatations de la recherche dans telle ou telle région géographique pourraient, par conséquent, ne pas s’appliquer à d’autres régions. La situation environnementale diffère également entre l’Arctique et l’Antarctique, qui font tous deux partie du mandat de POLAIRE. Compte tenu des limites en matière de capacité organisationnelle et de ressources, il existe un risque que POLAIRE ne puisse s’acquitter entièrement de la portée pan-nordique et polaire de son mandat. Pour atténuer ce risque, POLAIRE maximisera le rayonnement et les répercussions de ses ressources en renforçant la coordination et la collaboration avec la collectivité de recherche polaire canadienne et étrangère. De plus, POLAIRE continuera à compiler des données sur les emplacements liés aux recherches qu’il subventionne afin de mieux connaître la distribution géographique de sa programmation.

Il est essentiel de mener des recherches pour mieux comprendre les grands changements environnementaux et socioéconomiques dans l’ensemble du Nord canadien, afin de s’y préparer et de s’y adapter. Par contre, compte tenu de la capacité limitée des gens du Nord, et des Autochtones, de prendre part à des activités de mobilisation valables il existe un risque que la recherche de POLAIRE ne corresponde pas entièrement aux priorités des personnes et des collectivités les plus touchées par ces changements. De manière à atténuer ce risque, POLAIRE favorisera et appuiera la participation des membres des collectivités nordiques et autochtones dans la planification des recherches subventionnées par POLAIRE et dans l’élaboration du projet du prochain plan de science et technologie de POLAIRE. POLAIRE sollicitera également les conseils des groupes autochtones sur la façon d’incorporer à la recherche le savoir autochtone et local. De plus, par son plan d’emploi des Inuits et les projets subventionnés, POLAIRE donnera son appui aux initiatives liées au renforcement des capacités et aux perspectives de formation des membres des collectivités autochtones et nordiques. POLAIRE continuera aussi à travailler de concert avec ses partenaires fédéraux, territoriaux, provinciaux et autochtones afin d’élaborer conjointement un cadre stratégique du Canada pour l’Arctique.

Nous présentons au tableau qui suit les risques susmentionnés et donnons des précisions sur la stratégie de réponse au risque, le lien avec la responsabilité principale de POLAIRE et les liens avec engagements pris dans les lettres de mandat ministérielles et les autres priorités ministérielles ou pangouvernementales.

Risques principaux

Risques Stratégie de réponse au risque Lien avec les respon-sabiltés de base du Ministère Lien avec les engagements pris dans les lettres de mandat ministérielles et autres priorités ministérielles (le cas échéant)

POLAIRE pourrait ne pas pouvoir s’acquitter entièrement de la portée pan-nordique et polaire de son mandat.
Il existe un risque découlant d’une capacité et de ressources financières limitées pour mener des recherches en sciences et technologie et appuyer les initiatives de mobilisation des connaissances, de formation et de renforcement des capacités dans l’ensemble du Nord canadien.

  • Continuer à renforcer la coordination et la collaboration avec la collectivité canadienne et étrangère de recherche polaire et tirer parti des ressources pour maximiser le rayonnement et les répercussions de ses ressources.
  • Continuer à compiler des données sur les emplacements liés aux recherches que POLAIRE subventionne afin de mieux connaître la répartition géographique de la programmation.

Science et savoir polaires

  • Lettre de mandat de la ministre des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord : « Être à la tête d’une démarche pangouvernementale ayant pour objectif de renouveler la relation de nation à nation, la relation de la Couronne avec les Inuits et la relation de gouvernement à gouvernement entre le Canada et les peuples autochtones » et « … avancer le travail sur un modèle de leadership partagé dans l’Arctique et sur une nouvelle politique canadienne pour l’Arctique, en plus d’appuyer les programmes, les institutions dirigeantes et les initiatives scientifiques dans le Nord ».
  • Ministre des Sciences : « soutenir la recherche scientifique ainsi que l’intégration des considérations scientifiques dans nos choix d’investissement et de politique ».”

La recherche subventionnée par POLAIRE dans le Nord canadien pourrait ne pas coïncider entièrement avec les priorités locales et nordiques.
C’est un risque réel, compte tenu de la capacité limitée des groupes nordiques et autochtones de participer de façon valable aux questions de recherche et autres.

  • Appuyer la participation des membres des collectivités nordiques et autochtones à la planification de la recherche polaire et à l’élaboration du plan des sciences et de la technologie de POLAIRE.
  • Solliciter des opinions de ces collectivités concernant l’intégration du savoir autochtone et local dans la recherche de POLAIRE.
  • Appuyer le renforcement des capacités et les initiatives de formation pour les membres des collectivités autochtones et nordiques.
  • Continuer d’œuvrer en collaboration avec les partenaires fédéraux, territoriaux, provinciaux et autochtones afin d’élaborer conjointement le cadre stratégique pour l’Arctique du Canada.

Science et savoir polaires

  • Lettre de mandat de la ministre des Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord : « Être à la tête d’une démarche pangouvernementale ayant pour objectif de renouveler la relation de nation à nation, la relation de la Couronne avec les Inuits et la relation de gouvernement à gouvernement entre le Canada et les peuples autochtones » et « … avancer le travail sur un modèle de leadership partagé dans l’Arctique et sur une nouvelle politique canadienne pour l’Arctique, en plus d’appuyer les programmes, les institutions dirigeantes et les initiatives scientifiques dans le Nord ».
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