Mois de l'histoire des femmes (4 de 5) - Major retraitée Deanna Brasseur

Le major (retraitée) Deanna Brasseur, première femme pilote de chasseur, explique que les changements apportés en 1979 aux lois et aux règles des Forces armées canadiennes lui ont permis de réaliser son rêve d'enfance.

Mois de l'histoire des femmes (4 de 5) – Major retraitée Deanna Brasseur - Transcription

« Un pas, si petit puisse-t-il paraître pour une personne, peut représenter beaucoup pour une autre. Chaque obstacle que nous surmontons nous fait grandir. Je suis tout simplement heureuse d'avoir eu la possibilité, les ressources et le soutien nécessaires pour relever les défis qui se sont dressés sur mon chemin. » (traduction libre) 

Julie Payette, O.C., C.Q., astronaute canadienne et première femme à monter à bord de la Station spatiale internationale.

Je suis l'une des quatre premières femmes à avoir suivi la formation de pilote dans les Forces canadiennes. Ça se passait en 1979, moment où les femmes y étaient admises pour la première fois.

Je suis le major Deanna Brasseur.

À l'écran : Major Deanna Brasseur, retraitée des Forces armées canadiennes

Mon père était dans l'armée de l'air. J'ai grandi sur les bases aériennes et les stations radars. Petite, j'avais l'habitude de rouler à vélo jusqu'à l'extrémité de la piste d'atterrissage et de regarder les pilotes se poser. J'enviais alors les garçons qui étaient vraiment chanceux d'avoir accès aux emplois les plus excitants. C'était au début des années 60, et je me disais que si les femmes y étaient autorisées, je voudrais devenir pilote.

Le premier obstacle à franchir était les lois qu'il fallait changer.

Ensuite, il a fallu convaincre les dirigeants, les gestionnaires que les femmes étaient capables et compétentes et qu'elles méritaient d'avoir la possibilité de montrer qu'elles étaient à la hauteur.

Certains hommes désapprouvaient totalement le fait que les femmes deviennent pilotes et nous le disaient.

Cependant, une fois que nous avions fait nos preuves, que nous avions réussi les mêmes tests qu'eux, la confiance s'établissait. Ce n'était plus une question de sexe. Car, même entre hommes, c'est ainsi. La confiance ne s'installe que lorsqu'on démontre nos capacités et nos compétences. Ce n'est pas une question de couleur, de race, de religion ou de sexe. Le point est que si nous devons voler ensemble, il est dans notre intérêt de bien faire notre travail parce que nos vies en dépendent.

La pression était énorme.

À l'écran : Vos « premières », vos réussites, font de vous un modèle pour celles qui vous suivront. 

Pour plusieurs, nous tracions la route pour toutes les femmes. Je me disais alors que si j'échouais, personne d'autre n'aurait la chance de piloter à cause de moi. Non seulement, je voulais bien faire pour moi, mais je ne voulais surtout pas laisser tomber personne et je souhaitais que d'autres femmes puissent avoir cette chance.

Si je devais recommencer, je referais exactement le même parcours, sauf j'y prendrais plus plaisir et je m'imposerais moins de pression. Bref, je m'amuserais davantage.

Nos plus sincères remerciements au
Major (à la retraite) deanna brasseur

Nous remercions de leur précieuse collaboration
Le musée de l'aviation et de l'espace du canada

Canada

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