Notes d’allocution pour Corinne Charette, dirigeante principale de l’information au gouvernement du Canada – Conférence et exposition sur la technologie dans l’administration gouvernementale (GTEC) de 2014 (le 28 octobre 2014)

Introduction

C'est la sixième année que je participe à la Conférence et exposition sur la technologie dans l'administration gouvernementale ou la GTEC, et je me réjouis de l'occasion qui m'est donnée de préparer le terrain une fois de plus, à la conférence de cette année.

Pour la sixième fois, j'ai le grand plaisir de m'adresser aux dirigeants de la technologie des secteurs public et privé dans le cadre de cette conférence.

Au Canada, cette conférence constitue toujours un « rendez-vous à ne pas manquer » pour les leaders et les praticiens dans le domaine de la technologie dans les administrations fédérale, provinciales et municipales.

J'aimerais remercier tous nos organisateurs et nos commanditaires pour leur travail acharné et le soutien qu'il nous accorde de nouveaux cette année.

Pour ma part, je considère que cette conférence représente une excellente occasion de poursuivre le dialogue sur l'état et le rôle de la technologie au sein du gouvernement du Canada, sur nos progrès en matière de transformation et, naturellement, sur nos plans visant à atteindre notre vision de l'état final, à savoir une fonction publique qui saisit les occasions et incarne les caractéristiques définies dans l'initiative Canada numérique 150, soit la stratégie numérique du Canada.

De toute évidence, nous connaissons actuellement une période de changement au sein de nos organisations, à l'ère d'Internet, des communications ininterrompues, de l'interconnectivité entre tous les particuliers et toutes les organisations, et de l'utilisation accrue du réservoir mondial d'information aussi bien à des fins honnêtes que malhonnêtes.

Notre préoccupation, au gouvernement, consiste à garantir l'accès aux services et à entamer un dialogue en temps réel avec les citoyens, d'autres gouvernements, le milieu universitaire et les entreprises.

Notre défi consiste à atteindre cet objectif dans un contexte de contraintes budgétaires, tout en respectant les niveaux de sécurité et de confidentialité nécessaires. Ouvert, sécurisé et abordable.

Nous devons transformer nos services afin qu'ils soient ouverts et conviviaux, tout en maintenant un niveau de sécurité dans un contexte de restrictions budgétaires. Ouvert et sécurisé… C'est tout un exploit!

Les organisations fédérales ont rationalisé leurs opérations, établi des partenariats en matière de technologie et d'innovation, et poursuivent des solutions novatrices pour répondre aux besoins des citoyens.

Ce travail nous permet de réduire les chevauchements dans le cadre de nos portefeuilles de systèmes, et de réaffecter nos ressources à des priorités essentielles du gouvernement en matière de systèmes.

Tout cela se déroule dans un environnement de plus en plus sensible aux questions de sécurité : un environnement où les cyberattaques sont de plus en plus fréquentes et, à la lumière des événements tragiques survenus la semaine dernière, où des attaques meurtrières sont perpétrées contre des membres de nos forces armées.

En effet, la menace d'une atteinte à notre sécurité fait désormais partie de notre quotidien.

Cette année, j'aborderai donc en premier lieu la question de la sécurité, car c'est un sujet auquel nous pensons tous.

Quelques mots sur les défis auxquels nous sommes confrontés en matière de sécurité.

Parlons des incidents Heartbleed et Shellshock. La cyberattaque contre le Conseil national de recherches du Canada.

Nous dévouons beaucoup de temps et déployons de grands efforts à l'examen de nos mesures de défense afin de veiller à ce que ces cyberattaques ne prennent pas le dessus et qu'Internet demeure un moyen fiable de communiquer et de faire des affaires, tant avec les gouvernements qu'avec le secteur privé.

Permettez-moi cependant d'apporter quelques précisions. Malgré ces menaces, le gouvernement du Canada a été en mesure de réagir rapidement face à chaque incident, de rapidement prendre le dessus de cette situation, et de limiter ainsi les incidences sur nos systèmes.

Nous avons travaillé en étroite collaboration avec tous nos partenaires à l'échelle du gouvernement et du secteur privé pour rapidement mettre en place les mesures nécessaires servant à cerner les systèmes vulnérables, étudier les menaces et prendre des mesures décisives pour les traiter et les neutraliser.

Ainsi, nos systèmes continuent d'être sécuritaires pour les Canadiens, même si nous sommes toujours conscients du fait qu'ils demeurent des cibles attrayantes aux yeux des cyber pirates menaçants.

De ce fait, notre grande priorité est d'apporter des idées fraîches sur la manière de défendre, sécuriser et protéger nos organisations, l'information que nous gérons, nos systèmes et nos autres infrastructures physiques.

C'est la raison pour laquelle nous menons un certain nombre d'activités portant sur les « leçons tirées » de chaque incident. Ces activités nous permettront d'actualiser nos politiques, nos activités en matière d'approvisionnement, la manière dont nous concevons et mettons en œuvre de nouvelles solutions technologiques, et la façon dont nous gérons et utilisons nos systèmes.

Afin de répondre plus efficacement à cet environnement dynamique de menace, nous sommes en train de renouveler notre plan de gestion des incidents en matière de TI.

Nous nous affairons également à renforcer nos mesures de surveillance des menaces en ligne, de manière à maintenir le plus haut niveau de sécurité possible sur les systèmes et les réseaux du gouvernement.

Enfin, afin de veiller à ce que tous les ministères et organismes bénéficient du même niveau de surveillance et de protection, nous envisageons de migrer tous les réseaux étendus ministériels et les points d'accès à Internet régionaux de plus de 55 institutions fédérales qui ne sont pas encore visées par le mandat de Services partagés Canada en matière de gestion centralisée des réseaux étendus.

Ces efforts sont fondés sur l'excellent travail de sécurité de tous les ministères et de Services partagés Canada au cours de la dernière année en matière de sécurité.

Bien entendu, face aux menaces auxquelles nous sommes confrontés aujourd'hui, il est beaucoup plus difficile de sécuriser nos organisations, les actifs de la TI et l'information, à cause de la fréquence et de l'ampleur des menaces, mais aussi en raison de la diversité et de la complexité de l'écosystème de la GI/TI du gouvernement du Canada.

Comme nous avons pu le constater, la sécurité est un défi partagé, qui comporte des responsabilités réparties à tous les niveaux du continuum du système, ce qui implique un partage des responsabilités à l'égard de la sécurité globale de la GI/TI. Ceci commence par le propriétaire du programme, qui doit être convaincu qu'un système est prêt à être mis en production, et que les risques sont gérés de manière appropriée, les utilisateurs finaux, qui sont responsables de la façon dont ils utilisent les systèmes et l'information, les dirigeants principaux de l'information des ministères, qui doivent garantir la sécurité des applications et de leurs répertoires de gestion de l'information, de même que Services partagés Canada, compte tenu de son mandat axé sur l'infrastructure de soutien.

Au cours de la prochaine année, nous informerons la collectivité du gouvernement du Canada sur le continuum de la sécurité pour veiller à ce que tous les intervenants comprennent les risques et leurs rôles dans la chaîne de valeur. Ceci nous permettra d'utiliser les meilleurs outils et des pratiques exemplaires afin de renforcer, en permanence, notre profil de sécurité.

Je suis toutefois persuadée que nous disposons d'une base solide en matière de sécurité.

Progrès

Avant de continuer, j'aimerais présenter brièvement quelques réalisations et jalons importants, comme je le fais chaque année. Je définirai aussi nos objectifs dans chacun de ces domaines, dans le contexte de l'optimisation continue de nos technologies numériques, en vue de mieux servir les Canadiens.

Rationalisation des applications

Nous continuons d'avancer favorablement en ce qui concerne la consolidation et la modernisation de nos systèmes administratifs frontaux et administratifs.

Les ministères abandonnent, renouvellent ou remplacent le patrimoine impressionnant de systèmes de la technologie de l'information mis en œuvre au cours des dernières décennies.

Afin d'appuyer les ministères, nous avons mis en place un régime de gestion du portefeuille des applications qui facilitera la planification des investissements en matière de TI à l'échelle des ministères et la surveillance des applications de TI à l'échelle pangouvernementale. Il s'agit de la première étape de l'atténuation des risques liés aux systèmes de TI vieillissants.

Désormais, le programme de rationalisation des applications à l'échelle pangouvernementale comprend des feuilles de route visant à réduire l'utilisation des applications fondamentales et administratives en matière de TI dans la gestion des ressources humaines, des finances et des documents électroniques, ainsi que dans d'autres solutions ministérielles offertes à plus d'un ministère, comme nos activités touchant les systèmes de gestion des cas.

L'un des principaux aspects sur lequel nous miserons au cours des 12 mois à venir sera l'élaboration d'un plan de TI intégré pour veiller à ce que les initiatives ministérielles et intégrées soient harmonisées avec les travaux menés par Services partagés Canada en vue de transformer notre infrastructure en matière de TI, y compris la consolidation des systèmes de courriel, des centres de données, des dispositifs pour utilisateurs finaux et des télécommunications. Il s'agit d'une tâche complexe nécessitant que l'on harmonise et rajuste nos plans conformément à ces trois secteurs de travail fondamentaux.

Nous mettrons également l'accent sur l'informatique en nuage, comme l'a fait savoir le ministre Clement plus tôt ce mois-ci. Il s'agit d'un élément essentiel de notre vision d'avenir.

Pourquoi l'informatique en nuage?

Comme l'ont démontré nos travaux initiaux en matière de planification intégrée, il est clair que nous avons beaucoup à faire. Nous avons tout simplement plus d'occasions de provoquer des changements transformationnels, compte tenu de la taille du gouvernement fédéral. Nous manquons toutefois de ressources financières, de personnes ou des compétences nécessaires pour faire tout par nous-mêmes, selon nos modèles traditionnels d'opérations et de mise en œuvre de systèmes.

Bien que nous ayons renouvelé un certain nombre de systèmes patrimoniaux au cours des cinq dernières années, de nombreux systèmes vieillissants utilisent toujours une différente architecture, et leurs normes en matière de disponibilité et de sécurité sont variables. Ces systèmes sont répartis dans un environnement de TI que les dirigeants principaux de l'information et Services partagés Canada s'efforcent de consolider et de sécuriser.

Le renouvellement d'une partie de notre portefeuille passe par l'utilisation de services fondés sur l'informatique en nuage, de manière à les transférer vers des plateformes modernes tenues et exploitées par le secteur privé.

Les services fondés sur l'informatique en nuage permettront aux organisations fédérales, dans des domaines définis, de mettre au point de nouvelles capacités sans qu'il soit nécessaire d'investir dans des applications et des infrastructures spécialement conçues pour le gouvernement du Canada. Les ministères pourront compter sur des fournisseurs de services pour offrir des solutions pouvant être mises en œuvre rapidement, avec une personnalisation minimale ou nulle, et à un coût initial minimal.

Les services en nuages permettront aux ministères d'impartir une partie de leurs travaux de TI en les confiant à des ressources du secteur privé qui sont à leur disposition, tout en libérant, des ressources internes pour s'occuper d'autres priorités en matière de systèmes qu'eux seuls peuvent gérer.

Notre adoption prudente et délibérée de l'informatique en nuage offrira également à l'industrie une plateforme lui permettant d'instaurer un important marché national de services fondés sur l'informatique en nuage, dont nos partenaires provinciaux, territoriaux et municipaux pourront également se prévaloir. Grâce à son pouvoir d'achat combiné, le gouvernement fédéral joue un rôle important en tant qu'utilisateur précoce dans certains domaines, ce qui aide à façonner les services canadiens fondés sur l'informatique en nuage en vue de répondre aux besoins précis de notre pays.

De plus, bien qu'il soit important de progresser dans cette direction, nous devons, dans un premier temps, envisager toutes les questions de sécurité, de confidentialité et de respect de la vie privée.

J'anticipe grandement de recevoir les commentaires et les recommandations des dirigeants de l'industrie lors des consultations que nous tiendrons plus tard cet automne.

Hier, notre demande de renseignements sur les services fondés sur l'informatique en nuage a été publiée dans le site Web achatsetventes.gc.ca. Permettez-moi de vous donner un aperçu des questions sur lesquelles nous aimerions recevoir des commentaires.

Ces commentaires devraient porter sur les solutions qui permettront au gouvernement d'utiliser efficacement les services fondés sur l'informatique en nuage, ainsi que sur les façons d'assurer la protection et la confidentialité de l'information, et de traiter des risques d'atteintes à la sécurité et de perte de données.

Nous voulons également savoir quels domaines d'activité seraient mieux servis par des solutions fondées sur l'informatique en nuage, et quels obstacles techniques pourraient limiter l'accessibilité de services fondés sur l'informatique en nuage abordables.

Nous chercherons également à recevoir les avis et les conseils du secteur privé sur l'informatique en nuage.

Nous souhaitons vivement recevoir des commentaires de la part de l'industrie sur la manière dont nous pouvons réduire radicalement, voire éliminer, les investissements initiaux, et accélérer l'approvisionnement pour ce type de services.

Nous avons mis en place un Groupe de travail sur les services axés sur l'informatique en nuage composé de représentants des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux. Il participera au processus de consultation en vue de définir une stratégie d'informatique en nuage claire pour le gouvernement du Canada.

Progrès sur le gouvernement ouvert

Nous avons pris des mesures importantes pour promouvoir la transparence, la responsabilisation et la participation des citoyens grâce à nos nombreuses initiatives visant un gouvernement ouvert. Notre nouvelle Directive sur le gouvernement ouvert exige que les ministères classent leurs données admissibles et leurs banques de données par ordre de priorité en vue d'une publication proactive.

La deuxième itération du Plan d'action sur le gouvernement ouvert est presque prête à être publiée et elle comprend un certain nombre de nouvelles initiatives. Au cours de la dernière année, le gouvernement fédéral a exercé un rôle de leadership dans la promotion d'une ouverture et d'une coopération renforcées, non seulement au sein de nos organisations, mais aussi à l'échelle nationale et internationale. Bien évidemment, nous sommes très fiers que notre Portail de données ouvertes ait remporté le prix de la GTEC hier soir.

Plus particulièrement, nous avons dirigé un groupe de travail pancanadien chargé d'appuyer la collaboration autour d'activités portant sur les données ouvertes et le gouvernement ouvert. Les provinces et les municipalités sont de plus en plus nombreuses à adopter notre Licence du gouvernement ouvert, accordant ainsi une capacité de recherche simultanée à l'échelle des portails de données indépendants de différentes administrations.

En outre, à l'échelle internationale, le Canada a joué un rôle majeur dans l'élaboration de la Charte du G8 sur les données ouvertes.

L'informatique en nuage et le gouvernement ouvert ne sont que quelques exemples qui illustrent comment nous transformons notre manière de travailler, ce qui contribue directement au plan du gouvernement visant à orienter l'avenir numérique du Canada, conformément à l'initiative Canada numérique 150. Cette initiative propose une vision de ce que le Canada pourra réaliser d'ici 2017, l'année de notre 150e anniversaire, et par la suite.

Elle invite les institutions fédérales à saisir les occasions de l'ère numérique dans laquelle nous vivons aujourd'hui.

Cela reflète le fait que les citoyens ont de plus en plus recours à des services électroniques pour demander et recevoir des prestations. Ils s'attendent donc à ce que les services Web soient conviviaux, sécuritaires et confidentiels.

La satisfaction de ces attentes élevées constitue une partie essentielle du défi que nous tentons de relever en matière de renouvellement, grâce à de nouvelles politiques pangouvernementales, à l'utilisation des technologies numériques, et de nouvelles pratiques d'approvisionnement et de mise en œuvre de solutions.

Politique sur les services – Une fois suffit

Plus tôt cette année, nous avons publié une nouvelle Politique sur les services. Elle est entrée en vigueur le 1er octobre et sera mise en œuvre au cours des trois prochaines années.

Son but est de renforcer le nombre et l'utilisation des services électroniques, tout en améliorant la prestation de services grâce à la détermination des services qui devraient être offerts en ligne de façon prioritaire, et à la mise en œuvre progressive de normes sur les service uniformes à l'échelle de tous les canaux de prestation de services ministériels.

Cette Politique permettra non seulement de veiller à ce que les services en ligne offerts par les organisations fédérales soient axés sur les clients, mais aussi à ce qu'ils soient sécuritaires et plus faciles à employer, grâce à la consolidation de l'accès, au fil du temps, au moyen de portails uniques offrant une inscription simplifiée.

Cette Politique encourage également les ministères à évaluer l'efficacité et l'efficience de leurs services, notamment grâce à la création de partenariats sur la prestation de services (dans la mesure du possible), à savoir des partenariats avec d'autres ministères fédéraux, nos partenaires provinciaux, territoriaux et municipaux, et le secteur privé. Il faudra pour cela accroître la fédération des services.

Notre nouvelle Politique sur les services vient définir le cadre dans lequel nous nous élaborons actuellement une nouvelle stratégie de services pour le gouvernement, en étroite collaboration avec Emploi et Développement social Canada, de même qu'avec d'autres ministères qui offrent des services aux Canadiens et aux entreprises. Il s'agit d'une approche qui simplifiera graduellement l'accès.

Notre Initiative de renouvellement de l'authentification électronique a établi une base solide pour la prestation de services en ligne sécurisés grâce à la fédération des justificatifs d'identité, qui est axée sur les clients et sécurisée. En outre, cette base a été établie à un coût moindre pour le contribuable et de manière à respecter la vie privée.

Nous faisons également d'énormes progrès dans nos travaux avec nos 13 partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux (FPT) sur la fédération des justificatifs d'identité. Il existe déjà une norme commune sur l'assurance de l'identité à l'échelle du gouvernement du Canada, qui a été adoptée en principe par nos partenaires FPT. Elle nous aidera à déterminer la fiabilité des justificatifs d'identité provenant d'autres administrations. Ainsi, on pourra effectuer la validation électronique des attributs d'identité des personnes et des entreprises, ce qui est essentiel pour offrir des services en ligne dans un monde où les voleurs d'identité et les imposteurs abondent.

Ce procédé permettra aux Canadiens et aux entreprises de transmettre d'un seul coup leurs renseignements de base à tous les ordres de gouvernements.

De tels partenariats ont donné naissance à de nouveaux services comme le Service intégré d'enregistrement des actes de naissance, annoncé plus tôt cette année. Cet effort conjoint entre le gouvernement fédéral et le gouvernement du Nouveau-Brunswick permet aux parents d'enregistrer les actes de naissance de leurs enfants, de demander pour eux un numéro d'assurance sociale et de s'inscrire aux prestations pour enfants en une seule étape simple. Nous pouvons envisager un avenir dans lequel ce service intégré sera offert dans toutes les administrations canadiennes.

Le soutien à l'amélioration des services en ligne est aussi un objectif principal de notre Initiative de renouvellement du Web.

Renouvellement du Web

L'Initiative de renouvellement du Web est un excellent exemple de nos progrès en vue de consolider notre présence Web grâce à la collaboration entre les ministères gouvernementaux, dans le but de mieux servir les citoyens.

En décembre dernier, nous avons lancé le site canada.ca qui, une fois achevé, regroupera nos 1 500 sites Web ministériels en un seul site axé sur l'utilisateur et fondé sur une unique plateforme technologique.

L'achèvement est prévu en décembre 2016. Je suis persuadée que nous y arriverons, notamment parce nous misons sur des approches souples, une vaste collaboration et des services d'informatique en nuage.

Le travail que nous effectuons afin de renouveler notre site Web mise sur la création d'une expérience plus conviviale pour les gens qui se servent de nos services. Ces derniers seront fondés sur des outils et des services qui sont offerts par le secteur privé.

Nous avons déjà collaboré avec une entreprise canadienne du nom de HootSuite, qui est désormais la solution officielle pour la gestion des comptes de médias sociaux au sein du gouvernement du Canada.

En outre, la semaine dernière, nous avons publié un appel de propositions sur une solution de services Web gérés qui nous permettra de nous procurer une nouvelle plateforme fondée sur l'informatique en nuage fonctionnant en toute sécurité avec canada.ca, et accessible en tout temps par les citoyens et d'autres parties au Canada et à travers le monde.

J'ajouterais que notre nouveau site Web occupe actuellement le premier rang parmi les pays du G8. Le site canada.ca a été récompensé, car il répond à presque tous les besoins de la population générale, et il s'agit de l'interface la plus conviviale et la plus complète parmi ses pairs.

Nous avons connu un important succès au cours de la dernière année grâce à la collaboration que nous avons pu obtenir de la part des ministères.

Quelques remarques sur le réseau de l'Organisation de coopération et de développement économique sur le gouvernement électronique

Je préside le réseau qui appuie l'élaboration et la mise en œuvre de stratégies numériques gouvernementales afin d'offrir des services efficients et efficaces aux citoyens et aux entreprises. Mes collègues des pays de l'OCDE faisant partie de ce réseau, dont certains ont assisté à la conférence ICA (un conseil international sur la TI dans l'administration gouvernementale), considèrent tous la prestation de services numériques comme étant un facteur essentiel pour façonner, améliorer et transformer leurs institutions publiques au XXIe siècle.

C'est la raison pour laquelle le réseau sur le gouvernement électronique a publié un ensemble de recommandations il y a quelques mois, qui forme le premier instrument juridique international sur le gouvernement numérique. Les 12 recommandations sont réparties en trois thèmes que le Canada a adoptés depuis un bon moment déjà : gouvernement ouvert, prestation de services numériques abordables, et collaboration entre les institutions et les administrations. Nous sommes très fiers d'avoir contribué à cet instrument de l'OCDE. Il offre un soutien supplémentaire à la transformation du secteur public canadien.

Objectif 2020

Les médias sociaux ont également joué un rôle essentiel dans la réalisation des principales priorités au sein du gouvernement.

Cela comprend l'initiative Objectif 2020 du greffier portant sur l'avenir de la fonction publique.

L'utilisation de cet outil à source ouverte a été cruciale pour appuyer l'initiative Objectif 2020. L'utilisation de GCconnex a augmenté de 268 % et l'on a pu recueillir des milliers de commentaires et de suggestions. Il s'agit d'un exemple d'outil rentable permettant la conversation et la participation en temps réel de personnes provenant de diverses organisations gouvernementales et régions du pays. Les fonctionnaires collaborent beaucoup entre ministères et régions géographiques, et le feront bientôt entre administrations gouvernementales.

Rôle de la formation des dirigeants principaux de l'information et des employés

Les travaux dans les domaines que j'ai mentionnés ont entraîné un changement profond du rôle des dirigeants principaux de l'information au sein des ministères, et des compétences requises de leurs équipes pour s'adapter aux nouvelles normes en matière de mise en œuvre et de sécurité des systèmes.

Autrefois, la principale préoccupation des dirigeants principaux de l'information était d'assurer le bon fonctionnement des services d'infrastructure de TI, comme les centres de données et les systèmes de messagerie électronique.

Désormais, leur principale préoccupation sera de trouver de nouveaux moyens d'assurer la prestation des services de TI, tant à leurs employés qu'à tous les Canadiens. Il s'agira de réduire le plus possible les investissements initiaux et de maintenir une souplesse permettant d'atteindre progressivement des résultats, tout au long du cycle de vie du projet. Elle est bien finie l'époque où les projets ne produisaient des produits livrables qu'à partir de la quatrième, cinquième ou sixième année. L'informatique en nuage sera toujours envisagée lorsque de nouveaux investissements en matière de TI sont proposés, car elle répond à ces critères.

Pour aider les dirigeants principaux de l'information pendant cette période de transition, nous procédons à la mise à jour de notre Directive sur la gestion de la technologie de l'information. D'autres nouvelles suivront à ce sujet.

Nous reconnaissons également que nous traversons une période de transition pour tous les professionnels de la TI au gouvernement.

Désormais, les professionnels de la TI peuvent s'investir davantage dans la prestation de services et de programmes à l'intention des Canadiens.

En tant que partenaires d'affaires, leur rôle augmente, et l'on sollicite de plus en plus leurs conseils stratégiques.

Les membres de la collectivité de la TI doivent prendre conscience de ce changement. Ils doivent se préparer à approfondir leurs connaissances sur les besoins du gouvernement et de leurs ministères, et obtenir les habiletés et les compétences techniques qui seront nécessaires à l'avenir. Les membres de cette collectivité doivent adopter de nouvelles méthodes de prestation de services souples, et intégrer la sécurité dans chaque étape de la mise en œuvre.

J'invite donc tous les employés de la TI à évaluer leurs compétences, connaissances et expériences actuelles, et à déterminer les secteurs à améliorer.

De même, j'invite tous les gestionnaires de la TI à orienter leurs employés vers la formation et l'apprentissage dont ils auront besoin pour mener une carrière fructueuse dans la fonction publique de l'avenir.

La formation doit être une priorité. Je peux d'ailleurs vous affirmer qu'il s'agit d'une priorité pour moi. Au cours des prochains mois, nous examinerons les formations offertes à la collectivité de la TI, et collaborerons avec l'École de la fonction publique du Canada et d'autres organisations pour garantir la disponibilité des outils et des cours de formation et d'apprentissage appropriés.

Dans certains domaines de compétences, le renforcement de la capacité constitue un vrai défi. C'est le cas pour la gestion de projets, par exemple. Compte tenu du nombre d'initiatives en cours et prévues, nous n'avons pas les effectifs nécessaires pour gérer tous les projets. Bien que nous ayons de nombreux cadres supérieurs brillants à l'échelle du gouvernement, nous avons peu de gestionnaires de projets chevronnés et ayant une expérience pratique dans la gestion réussie de projets complexes et transformationnels de plusieurs millions de dollars. La formation en gestion de projets et la création de bureaux de gestion de projets ministériels pourraient aider à combler les lacunes, mais cela n'est pas suffisant. Par conséquent, au cours de la prochaine année, nous établirons, à l'échelle du gouvernement du Canada, un bassin de gestionnaires de projets qualifiés provenant de l'extérieur du GC. Les ministères pourront ensuite puiser dans ces bassins grâce à des outils comme les postes à durée déterminée et les programmes d'échanges.

Conclusion

Tout en suivant l'évolution de l'économie numérique, le gouvernement doit maintenir la confiance des Canadiens en fournissant des services axés sur les citoyens, sécuritaires et abordables.

En résumé donc, l'année prochaine, nous mettrons l'accent sur les éléments suivants :

  • sécurité tout au long du cycle de vie et de la chaîne de valeur des systèmes;
  • planification intégrée à l'échelle du gouvernement du Canada pour harmoniser les initiatives des ministères, des entreprises et de Services partagés Canada;
  • utilisation de l'informatique en nuage dans la mesure du possible pour renforcer notre capacité de mise en œuvre et de prestation de services, tout en réduisant les coûts et la durée de la mise en œuvre;
  • réalisation des prochaines étapes de la fédération de l'identité avec nos partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux;
  • élaboration de nouvelles politiques permettant de concrétiser et d'accélérer notre transformation de la TI à l'échelle du gouvernement du Canada;
  • développement des capacités internes nécessaires pour effectuer le changement qui s'impose;
  • une plus grande intégration de nos partenaires du secteur privé dans notre solution de mise en œuvre et dans nos initiatives de gestion.

Je suis persuadée que cette période de renouvellement de la fonction publique en est une qui est palpitante pour les membres de la collectivité de la TI de toutes les administrations et du secteur privé. Je sais aussi qu'ils saisiront cette occasion pour actualiser leurs compétences, transformer la manière dont ils travaillent et offrir un meilleur service aux Canadiens.

J'ai confiance que nos équipes de la TI seront en mesure d'établir des partenariats fructueux avec le secteur privé afin de faire face aux défis auxquels nous sommes confrontés pendant cette période de transformation, et pour nous permettre de mieux servir les Canadiens.

Merci beaucoup.

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