Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires : Examen exhaustif des dépenses
Déclaration d’ouverture
Scott Davis
Dirigeant principal des finances et sous-ministre adjoint
Services partagés Canada
Ottawa (Ontario)
Le 23 avril 2026
Salutations
Merci, Monsieur le Président, de me donner l’occasion d’expliquer comment Services partagés Canada réalisera des économies dans le cadre de l’Examen exhaustif des dépenses.
Avant de commencer, je tiens à rappeler que nous sommes réunis sur le territoire traditionnel et non cédé de la Nation algonquine Anishinaabe.
Le rôle de SPC
Services partagés Canada (SPC) a pour mission principale de fournir l’infrastructure de TI commune du gouvernement du Canada, ce qui englobe les réseaux, les centres de données, les services infonuagiques, les outils numériques et la cybersécurité, afin que les ministères puissent offrir leurs programmes et services de manière fiable et sécurisée.
Depuis 2016, le financement accordé à SPC est resté relativement stable, malgré une augmentation de la demande, des exigences en matière de fiabilité et de la complexité. Le ministère a absorbé les pressions inflationnistes et la demande croissante en tirant parti des gains d’efficacité et des économies d’échelle.
Les crédits alloués à SPC pour l’exercice 2026-2027 sont supérieurs de 25 % à ceux de l’exercice 2016-2017, mais cette augmentation est due à des mesures de financement ponctuelles et ciblées. En fait, si on tient compte des postes budgétaires ajustés et de l’initiative « Recentrer les dépenses gouvernementales », le financement de base de SPC est inférieur à ce qu’il était en 2016–2017.
Économies
Combinées aux économies déjà réalisées dans le cadre de l’initiative « Recentrer les dépenses gouvernementales », les réductions prévues par l’Examen exhaustif des dépenses réduiront considérablement les fonds à la disposition de SPC par rapport aux années précédentes.
Pour mettre en œuvre ces changements, à la place de nous demander « Comment arriver à ce chiffre? », nous nous sommes plutôt demandé « Que devrions-nous arrêter de faire? »
Cet examen ne se résume pas à une recherche d’économies pour SPC. Il s’agit d’une occasion d’accélérer les gains d’efficience à l’échelle de l’entreprise grâce à des solutions pangouvernementales et au pouvoir d’achat collectif du ministère au bénéfice de l’ensemble du gouvernement.
Réductions
Dans le cadre de l’Examen exhaustif des dépenses, SPC réalisera des économies de 15 % sur trois ans — soit une diminution permanente de 318,5 millions par année.
Pour ce faire, nous allons harmoniser nos outils, acheter et gérer les technologies à grande échelle, et améliorer la manière dont nous fournissons nos services.
SPC uniformise les plateformes et réoriente l’offre de logiciels d’entreprise afin de répondre aux besoins actuels; supprime les lignes téléphoniques fixes non essentielles dans les immeubles gouvernementaux; et déploie des téléphones logiciels économiques pour l’ensemble des employés.
Le ministère poursuit l’examen et la consolidation des contrats afin de réduire le dédoublement, d’améliorer les prix et de mieux harmoniser les dépenses avec les besoins de l’entreprise. Tout ceci en renforçant les capacités internes afin de réduire la dépendance à l’égard des consultants et des entrepreneurs externes pour les opérations courantes.
Des efforts visant à simplifier l’empreinte infonuagique du gouvernement en regroupant plus de 287 environnements infonuagiques dans le nuage d’entreprise de SPC sont en cours. Nous poursuivons également la consolidation des centres de données en réduisant les 190 centres de données vieillissants.
SPC a mis en place un dispositif de gouvernance rigoureux pour l’examen afin d’assurer une supervision, de suivre les progrès et de garantir la responsabilité quant aux résultats.
Services professionnels
En ce qui concerne les services professionnels, SPC a eu besoin de plus de ressources pendant la pandémie, alors que nous avons agi rapidement pour faciliter le télétravail. Nous sommes désormais revenus aux niveaux d’avant la pandémie et la situation se stabilise.
Dans le cadre de l’initiative « Recentrer les dépenses gouvernementales », SPC a dépassé son objectif d’économies en réduisant de 81 millions de dollars ses dépenses en services professionnels depuis l’exercice 2022-2023. Nous prévoyons poursuivre ces réductions autant que possible.
Conclusion
En conclusion, les mesures d’économie que nous comptons mettre en œuvre garantiront une saine gestion financière dans un contexte budgétaire de plus en plus serré, en éliminant le dédoublement, en mettant fin aux activités à faible valeur ajoutée et en améliorant l’efficience.
Merci, Monsieur le Président. Je serai heureux de répondre à vos questions.
Examen exhaustif des dépenses
Objet
L’examen exhaustif des dépenses (EED) est un exercice à l’échelle du gouvernement visant à réduire les dédoublements d’efforts et les inefficacités ainsi qu’à réorienter les activités en fonction du mandat fédéral central. Il permettra de réduire l’effectif de la fonction publique de 10 % par rapport à son point culminant, qui a été atteint en 2023-2024, et de réaliser des économies de 9 milliards de dollars en 2026-2027, de 10 milliards de dollars en 2027-2028 et de 13 milliards de dollars en 2028-2029.
Faits saillants
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Dans le cadre de l’EED, Services partagés Canada (SPC) réduira ses dépenses de :
- 159,3 millions de dollars en 2026-2027
- 212,4 millions de dollars en 2027-2028
- 318,5 millions de dollars en 2028-2029 (et les années subséquentes)
- Ces cibles comprendront les économies prévues découlant de l’initiative visant à recentrer les dépenses gouvernementales du budget de 2024.
Messages clés
- Dans le cadre de l’EED, SPC atteindra jusqu’à 15 % d’objectifs d’économie sur trois ans, ce qui permettra de réaliser des économies permanentes de 318,5 millions de dollars.
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Plus précisément, SPC :
- normalisera les plateformes et réalignera les offres de logiciels d’entreprise pour répondre aux besoins actuels
- éliminera les licences peu utilisées ou redondantes
- éliminera les lignes téléphoniques fixes non essentielles dans tous les immeubles du gouvernement du Canada (GC), ce qui réduira les dépenses, et déploiera des téléphones logiciels économiques à tous les employés
- examinera, consolidera et renégociera les contrats afin d’éliminer les chevauchements, d’obtenir de meilleurs prix et d’aligner les dépenses aux besoins de l’entreprise
- tirera parti des technologies émergentes pour automatiser les tâches répétitives, utilisera des outils d’intelligence artificielle (IA) pour optimiser les activités et la prestation des services, et automatisera les demandes courantes de soutien informatique afin de réduire le volume d’appels et les coûts, tout en améliorant l’expérience utilisateur
- renforcera sa capacité et son expertise internes pour réduire la dépendance aux experts-conseils et entrepreneurs externes pour ses opérations courantes
- simplifiera son empreinte infonuagique en consolidant plus de 287 environnements infonuagique de partenaires dans le nuage d’entreprise de SPC (Service infonuagique unifié du GC)
- réduira et rationalisera les 190 vieux centres de données restants à travers le Canada en les regroupant en quatre centres de données d’entreprise, un centre de calcul de haute performance (CHP), cinq centres de regroupements et environ 50 sites d’informatique en périphérique.
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En outre, SPC rationalisera sa structure organisationnelle et ses processus, simplifiant la surveillance et réduisant les niveaux d’approbation.
- Environ 31 % des réductions d’effectifs concerneront les postes de gestion
- L’EED donnera lieu à une réduction de 5 % du nombre d’employés à SPC.
Si l’on insiste sur les répercussions sur les opérations :
- Il pourrait y avoir une pression à court terme sur la prestation de services, mais SPC l’atténuera grâce à l’établissement des priorités, à l’automatisation et à la requalification professionnelle, dans le but de maintenir ou d’améliorer les niveaux de service à long terme.
- La capacité opérationnelle en matière de TI est largement préservée, puisque moins de 3 % des réductions touchent le personnel de TI de première ligne.
Si l’on insiste sur les employés :
- SPC a invoqué le réaménagement des effectifs et la transition de carrière des cadres supérieurs afin d’atteindre ses objectifs de réduction des dépenses et de réaliser son ambitieux programme numérique.
- Le 13 janvier 2026, 1 339 employés, dont 49 cadres supérieurs, ont été avisés que leur poste pourrait être touché. SPC vise à réduire ses effectifs d’environ 477 postes pour atteindre les objectifs de l’EED.
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Le but est d’atteindre cette réduction en examinant toutes les options disponibles, y compris l’initiative de retraite anticipée, le programme de départs volontaires, la sélection d’employés qui seront maintenus en poste ou à mettre en disponibilité, et le réaménagement des effectifs. La priorité demeure de minimiser les répercussions sur les employés.
- 1 898 employés de SPC ont été informés qu’ils étaient admissibles au programme d’incitation à la retraite anticipée. Ce programme est en attente d’approbation parlementaire.
- SPC s’engage à soutenir les employés pendant la transition. Des programmes et des ressources sont disponibles pour aider les employés à gérer les transitions de carrière et à préserver leur bien-être, y compris un portail interne (la Passerelle de mobilité) veillant à ce que la priorité est donnée aux employés touchés de SPC lors de la dotation en personnel.
- SPC collabore activement avec les intervenants, y compris avec les membres de la direction et les agents négociateurs, pour assurer une transparence concernant les plans de réduction des effectifs.
- SPC est conscient que les répercussions de l’EED peuvent être une source de stress et s’engage à soutenir ses employés. Les employés de SPC sont encouragés à s’adresser à leur gestionnaire, au Bureau de l’ombuds de SPC ou au Programme d’aide aux employés pour obtenir du soutien.
Contexte
Dans le budget de 2025, il est indiqué que :
Pour réaliser les économies visées pouvant atteindre 15 % sur trois ans, Services partagés Canada (SPC) réalisera des gains d’efficacité à l’échelle pangouvernementale grâce à la normalisation de ses plateformes, notamment le réajustement des solutions logicielles intégrées afin de répondre aux besoins actuels, et l’élimination des licences redondantes ou peu utilisées et des lignes fixes non essentielles.
De plus, SPC éliminera les technologies, les systèmes et les infrastructures désuets qui sont coûteux à exploiter, difficiles à sécuriser et qui limitent l’innovation. Cela comprend la migration des charges de travail et du matériel des anciens centres de données restants vers des installations modernes afin de réduire les risques d’interruption des services essentiels et l’empreinte coûteuse de TI vieillissantes du gouvernement. SPC examinera, regroupera et renégociera des contrats afin d’éliminer le double emploi, d’obtenir un meilleur prix et d’aligner les dépenses sur les besoins du gouvernement. SPC réalisera des économies importantes grâce à l’adoption de solutions modernes et économiques et à l’élimination ou à la réduction du soutien pour les systèmes vieillissants, qui sont souvent coûteux à entretenir et à exploiter en raison de technologies obsolètes et de risques plus élevés de défaillance.
Pour moderniser les flux de travail, réduire les efforts manuels et optimiser la prestation des services, SPC tirera parti des technologies émergentes pour automatiser les tâches répétitives, utilisera des outils d’intelligence artificielle pour optimiser les activités et la prestation des services, et automatisera les demandes de soutien informatique courantes pour réduire le volume d’appels et les coûts, tout en améliorant l’expérience utilisateur.
De plus, SPC renforcera sa capacité et son expertise interne afin de réduire les dépenses liées aux services d’experts-conseils externes et d’entrepreneurs pour ses activités en cours. Grâce au perfectionnement des compétences internes, à la requalification professionnelle et à une affectation optimale des ressources, SPC sera en mesure de réduire les coûts liés aux contrats de service, tout en renforçant le savoir-faire institutionnel.
Souveraineté numérique
Objet
La souveraineté numérique désigne la capacité du gouvernement du Canada à exercer un contrôle autonome sur ses actifs et services numériques, afin d’assurer la gestion et la protection de ses systèmes numériques, ses données et ses informations, peu importe où les technologies sont développées, hébergées ou soutenues. Cela protège la sécurité nationale, soutient la compétitivité économique et permet au gouvernement du Canada d’opérer de manière indépendante tout en réduisant les risques d’ingérence étrangère à l’ère numérique.
Elle se compose des éléments suivants :
- Souveraineté des données : Veiller à ce que les données soient conformes aux lois nationales et restent sous l’autorité et le contrôle du pays
- Souveraineté opérationnelle : Garder le contrôle sur la manière dont les services numériques sont déployés et empêcher la dépendance à l’égard d’entités étrangères ou l’ingérence par ces dernières
- Souveraineté technologique : Maintenir la capacité de prendre des décisions indépendantes en matière de technologie sans être trop dépendant de fournisseurs en situation de monopole ou sous contrôle étranger
Faits saillants
- Conformément à la Directive sur le service et le numérique, les ministères et organismes doivent donner la priorité aux installations informatiques situées au Canada ou dans les locaux du gouvernement du Canada à l’étranger pour le stockage ou le traitement d’informations électroniques sensibles, telles que les données protégées B, C ou classifiées. Cette approche permet de protéger les données importantes et de les garder sous contrôle canadien.
- Conformément à la Politique sur la protection de la vie privée, les ministères et les organismes doivent protéger correctement les renseignements personnels, réduire les risques pour la vie privée et agir de manière responsable et transparente, même lorsque les renseignements sont traités ou stockés par des entreprises tierces.
- Le document Souveraineté numérique du SCT: Un cadre pour améliorer la préparation numérique du gouvernement du Canada examine les défis liés à la complexité juridictionnelle, à la dépendance envers les fournisseurs mondiaux, à l’évolution des risques de cybersécurité et à la capacité interne. Il souligne la nécessité d’interopérabilité à travers le gouvernement du Canada et avec des partenaires internationaux de confiance. Le cadre aborde les questions juridiques, la chaîne d’approvisionnement et les contrôles techniques qui renforcent l’autorité du Canada sur les systèmes gouvernementaux.
- Services partagés Canada applique la politique « Achetez canadien » dans ses achats afin de renforcer la résilience économique et la capacité industrielle du Canada. Cette politique soutient les entreprises et les travailleurs canadiens en priorisant les fournisseurs, matériaux et contenus canadiens partout où cela est possible.
- Les obligations en matière de protection des données sont intégrées dans les contrats avec les fournisseurs de services par le biais de clauses de sécurité normalisées, de restrictions d’accès et d’exigences en matière de signalement des incidents.
Messages clés
- La souveraineté numérique est une priorité essentielle pour le gouvernement du Canada. Elle doit permettre de protéger les données sensibles, de réduire les risques d’ingérence étrangère et de renforcer les capacités nationales en matière de technologies de l’information. Services partagés Canada s’efforce activement de renforcer la diversification des technologies de l’information en réduisant la concentration et l’influence des fournisseurs dans des domaines stratégiques, tout en promouvant des solutions faites au Canada.
- Services partagés Canada élaborera également une plateforme d’intelligence artificielle souveraine « conçue au Canada » qui pourra être déployée à l’échelle du gouvernement, en partenariat avec des entreprises canadiennes d’intelligence artificielle de premier plan, et qui permettra un meilleur accès à la capacité de calcul souverain pour l’intelligence artificielle.
- Services partagés Canada investit dans les capacités technologiques nationales et renforce les politiques pour protéger les infrastructures critiques.
- Dans le but d’établir des capacités infonuagiques souveraines canadiennes, Services partagés Canada a lancé un processus d’approvisionnement qui donne la priorité aux fournisseurs de services infonuagiques détenus et contrôlés par des intérêts canadiens. Ces efforts permettront de garantir la capacité canadienne au sein de l’écosystème infonuagique du gouvernement du Canada.
Si l’on insiste sur les mesures de protection :
- Le gouvernement du Canada utilise une série de mesures de protection techniques pour protéger les données, maintenir la fiabilité du service et assurer le fonctionnement continu de ses systèmes. Il s’agit notamment de la conception de systèmes sécurisés, du cryptage pour protéger les informations stockées et en transit, de la gestion des accès et des identités ainsi que la surveillance continue pour détecter les incidents et y répondre.
Si l’on insiste sur la façon dont Services partagés Canada renforce la souveraineté numérique :
- Services partagés Canada travaille avec des entreprises de télécommunications canadiennes pour fournir au gouvernement du Canada un réseau rapide et fiable qui est exploité sur des actifs détenus par des intérêts canadiens et qui achemine le trafic à l’intérieur du Canada. Cela permet de protéger les données gouvernementales sensibles et de les garder sous le contrôle du Canada.
- Services partagés Canada utilise une infrastructure d’entreprise de pointe et de multiples couches de mesures de défense, y compris des capteurs conçus pour repérer et éliminer les cybermenaces.
- Services partagés Canada propose des modèles d’hébergement hybrides pour répondre aux besoins du gouvernement du Canada en matière de sécurité, d’évolutivité et de souveraineté. Les modèles d’hébergement vont des centres de données appartenant entièrement détenus par le gouvernement du Canada (souveraineté maximale) aux services infonuagiques publics (moins de contrôle, plus d’évolutivité).
- Les centres de données d’entreprise de Services partagés Canada sont situés au Canada et fonctionnent sur des actifs appartenant à des intérêts canadiens. Cette approche permet de protéger les données importantes et de les garder sous contrôle canadien.
Contexte
En raison de la domination mondiale des fournisseurs de technologies basés aux États-Unis et de la taille relativement petite du secteur des technologies de l’information (TI) au Canada, des interventions ciblées sont essentielles pour développer les capacités canadiennes. L’infonuagique, en particulier, est dominée par Amazon Web Services, Google Cloud et Microsoft Azure, ce qui pose des problèmes de souveraineté opérationnelle et technologique.
Les auteurs de cybermenaces avancées utilisent de plus en plus les chaînes d’approvisionnement pour contourner les mesures de défense traditionnelles en introduisant des vulnérabilités. Depuis 2012, Services partagés Canada (SPC) a atténué ce risque en procédant à des examens de l’intégrité de la chaîne d’approvisionnement (ICA) au moment de faire l’acquisition d’équipements, de logiciels et de services. Ces évaluations aident les ministères et les organismes à repérer et possiblement à atténuer les vulnérabilités en matière de sécurité avant qu’elles n’aient un impact sur les activités.
Le gouvernement canadien a effectué des investissements stratégiques dans des entreprises canadiennes du secteur des TI. Notamment, en mars 2025, Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE) a annoncé un financement pouvant atteindre 240 millions de dollars pour l’entreprise torontoise Cohere Inc. Cet investissement fait de Cohere le premier bénéficiaire du Défi de la capacité de calcul pour l’intelligence artificielle (IA), qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie canadienne en matière de puissance de calcul pour l’IA, dont la valeur s’élève à 2 milliards de dollars. En août 2025, le gouvernement du canada (GC) a signé un protocole d’entente avec Cohere afin d’explorer les possibilités de déploiement des technologies d’IA au sein du gouvernement pour améliorer les opérations du service public et renforcer les capacités commerciales du Canada en matière d’utilisation et d’exportation de l’IA.
Transformation gouvernementale
Objet
En tant que fournisseur de services communs de technologie de l’information du gouvernement du Canada, Services partagés Canada joue un rôle central dans la transformation du gouvernement et la création de gains d’efficacité à l’échelle du gouvernement, en étroite collaboration avec le Bureau du dirigeant principal de l’information du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada et Services publics et approvisionnement Canada.
Faits saillants
Sans objet
Messages clés
- Le gouvernement du Canada est déterminé à effectuer une transformation et à accroître la productivité du gouvernement tout en réduisant le coût des activités. En améliorant l’efficacité et l’efficience du gouvernement, on améliorera la prestation de programmes et de services à la population canadienne et aux entreprises.
- Services partagés Canada joue un rôle clé dans la transformation numérique au sein du gouvernement du Canada, en facilitant l’adoption et la mise à l’échelle de l’intelligence artificielle dans l’ensemble de la fonction publique. Services partagés Canada réalisera également 318,5 millions de dollars d’économies permanentes grâce à des gains d’efficacité dans ses activités internes.
- Conformément à la priorité du gouvernement de moderniser la manière dont il achète des biens et des services, Services partagés Canada examine tous les éléments de ses approvisionnements de technologies de l’information, notamment en réalisant des analyses comparatives, en donnant la priorité aux fournisseurs canadiens ainsi qu’aux infrastructures et services souverains, et en s’assurant d’obtenir la meilleure valeur pour le Canada.
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Services partagés Canada met en œuvre l’intelligence artificielle à l’échelle du gouvernement en :
- élaborant une plateforme d’intelligence artificielle souveraine conçue au Canada, pouvant être déployée dans l’ensemble du gouvernement, en partenariat avec des entreprises canadiennes de premier plan dans le domaine de l’intelligence artificielle, le ministère de la Défense nationale et le Centre de la sécurité des télécommunications
- dirigeant un processus d’approvisionnement concurrentiel pour les outils de productivité fondés sur l’intelligence artificielle générative destinés aux fonctionnaires, qui comprend trois fournisseurs canadiens présélectionnés
- permettant l’accès à une capacité de puissance de calcul pour l’intelligence artificielle souveraine pour la recherche publique et privée, en collaboration avec le Conseil national de recherche du Canada
- appliquant l’intelligence artificielle et l’automatisation dans les activités internes pour automatiser les demandes d’assistance informatique courantes et réduire les volumes d’appels et les coûts, tout en améliorant l’expérience utilisateur
- Services partagés Canada transforme l’infrastructure d’hébergement du gouvernement en la faisant passer d’un vaste ensemble de systèmes cloisonnés et désuets à des solutions d’hébergement modernes. Ce nouveau modèle combine des services infonuagiques et des centres de données traditionnels sur site afin d’optimiser la performance, réduire les coûts et offrir une flexibilité accrue.
- Services partagés Canada proposera une solution de bureau commune à l’ensemble du gouvernement afin d’assurer la transition des ministères vers un service de bureau normalisé et géré dans le nuage. Cette approche réduira la complexité, uniformisera la sécurité informatique, augmentera la portabilité et entraînera des économies importantes pour la population canadienne.
- Services partagés Canada soutient également le programme plus vaste de transformation numérique du gouvernement par le biais de projets et d’initiatives menés par des partenaires, notamment en permettant l’accès à la capacité de calcul de l’intelligence artificielle souveraine en collaboration avec le Conseil national de recherche du Canada, en poursuivant les travaux visant à améliorer les ressources humaines et la rémunération des fonctionnaires fédéraux et en permettant au ministère de la Défense nationale de moderniser ses systèmes pour soutenir les Forces armées canadiennes au pays et à l’étranger.
Si l’on insiste sur les économies :
- Dans le cadre de l’examen exhaustif des dépenses, Services partagés Canada atteindra des objectifs d’économies de 15 % sur trois ans, ce qui permettra de réaliser des économies permanentes de 318,5 millions de dollars.
-
Plus précisément, Services partagés Canada :
- normalisera les plateformes, notamment en réalignant les offres de logiciels d’entreprise pour répondre aux besoins actuels
- éliminera les licences peu utilisées ou redondantes
- éliminera les lignes téléphoniques fixes non essentielles dans tous les immeubles du gouvernement du Canada, ce qui réduira les dépenses, et déploiera des téléphones logiciels plus économiques pour tous les employés
- examinera, consolidera et renégociera les contrats pour éliminer les chevauchements, obtenir de meilleurs prix et harmoniser les dépenses aux besoins de l’entreprise
- tirera parti des technologies émergentes pour automatiser les tâches répétitives, utilisera des outils alimentés par l’intelligence artificielle pour optimiser les opérations et la prestation de services, et automatisera les demandes d’assistance informatique courantes pour réduire les volumes d’appels et les coûts tout en améliorant l’expérience des utilisateurs
- augmentera sa capacité et expertise internes afin de réduire la dépendance à l’égard des consultants et des entrepreneurs externes pour les opérations courantes
- simplifiera l’empreinte informatique en nuage du gouvernement en regroupant plus de 287 environnements d’infonuagique de partenaires ministériels dans le nuage d’entreprise de Services partagés Canada (Service infonuagique unifié du gouvernement du Canada)
- réduira et rationalisera les 190 centres de données existants restant au Canada pour obtenir 4 centres de données d’entreprise, 1 centre de calcul de haute performance, 5 centres de données regroupés et environ 50 sites d’informatique de périphérie
Contexte
Services partagés Canada est responsable de moderniser, de sécuriser et de gérer l’infrastructure informatique qui soutient les ministères et les organismes. Ces activités permettent d’assurer une prestation de services fiable et efficace pour la population canadienne, tant au niveau national qu’à l’étranger. Le Bureau du dirigeant principal de l’information du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada définit les orientations du gouvernement en matière de données, de technologies de l’information, de cybersécurité et de gestion des services, tandis que les différents ministères et organismes sont responsables de leurs propres applications et données.