Bilan de la séance de consultation à Iqaluit

Le 19 octobre, la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, et des fonctionnaires du ministère du Patrimoine canadien, ont mené une séance de consultation avec les membres des communautés culturelles du Nunavut, des Territoires du Nord‑Ouest et du Yukon. Cette séance s’est tenue au Frobisher Inn, conjointement avec l’ALL Arts Summit organisé par le gouvernement du Nunavut. La ministre et le Ministère sont reconnaissants envers le gouvernement du Nunavut et le personnel du sommet d’avoir organisé l’événement et d’avoir offert un lieu d’échanges au sein de la consultation pour favoriser le dialogue avec des artistes, des créateurs et des organismes culturels du Nord.

Ipsos n’était pas responsable de l’administration de cette séance de consultation; par conséquent, l’information présentée dans ce résumé n’est pas prise en compte dans le rapport de consultation. L’information présentée est un recueil de notes prises par le personnel du ministère du Patrimoine canadien qui était présent lors de ce débat.

Les réflexions, enjeux, recommandations et points soulevés lors de l’événement organisé à Iqaluit comprenaient notamment les éléments suivants :

  • La question d’un accès uniforme et abordable à une connexion Internet stable à haute vitesse pour tous les résidents du Nord a été fréquemment soulevée et citée comme un obstacle à l’accès et aux relations avec leurs concitoyens canadiens et le reste du monde. Certaines questions qui dominent le discours politique au sujet de l’accès, de la consommation et du financement des programmes culturels ne sont guère évocatrices à Iqaluit, car elles sont intrinsèquement exclues de la conversation.
  • Les vidéoconférences entre les artistes et les mentors pourraient donner l’impression que Nunavut est un endroit  plus petit et plus relié. L’absence d’accès au numérique signifie que les citoyens du Nord ne peuvent pas avoir de culture. Sans connectivité, les jeunes sont à la traîne par rapport aux technologies à évolution rapide. Le Nunavut n’est pas concurrentiel ou au diapason du fait de cette absence.
  • L’art permet de rester sain d’esprit dans le Nord. Il faut un soutien pour la connectivité, pas seulement pour les arts, mais pour toutes les facettes de la société.
  • Les sites de réseaux sociaux comme Facebook jouent un rôle clé dans l’établissement de liens entre les collectivités du Nord, mais l’accès aux sites est inconstant en raison de problèmes de connectivité large bande. Facebook a endossé le rôle de la radio communautaire. On l’utilise différemment au Nunavut en comparaison avec partout ailleurs.
  • Le principal moyen de communication utilisé dans le Nord est la radio; c’est le principal outil permettant aux collectivités de communiquer et d’interagir entre elles. Toutefois, l’infrastructure et la capacité des stations de radio du Nord ont désespérément besoin d’être modernisées.
  • Le Programme d’accès des Autochtones du Nord à la radiotélédiffusion doit être révisé et rétabli après avoir été décimé. TV Nunavut continue de prendre de l’ampleur et d’évoluer, et espère devenir bénéficiaire du gouvernement.
  • On veut rendre TV Nunavut accessible sur toutes les plateformes, mais cela nécessite une vitesse et une capacité Internet beaucoup plus grandes.
  • Tout comme pour les règlements sur le contenu canadien, tous les diffuseurs devraient être tenus de diffuser des programmes en langues autochtones (Global, CTV, etc.). Cela pourrait contribuer à la réconciliation au Canada.
  • Un investissement dans une formation technique et professionnelle telle que la radiodiffusion et la production, ainsi que la culture et le codage numériques, sont requis pour que la région puisse se développer conformément au virage numérique.
  • L’infrastructure du capital culturel est également limitée, voire inexistante; des lieux tels que des centres d’arts de la scène qui pourraient inclure des possibilités de formation constitueraient une ressource très précieuse pour les collectivités du Nord. Une idée serait d’intégrer ces initiatives relatives aux stations de radio, car elles occupent déjà une place importante et centrale au sein des collectivités.
  • Les connaissances inuites et nordiques sont principalement transmises de façon orale d’une génération à l’autre. Il est aujourd’hui nécessaire de consigner les connaissances des gardiens du savoir, sinon nous risquons de les perdre par attrition.
  • Un conseil des arts du Nord - dont les décisions en matière de financement et les jurys seraient administrés par des artistes et non des fonctionnaires - est nécessaire pour assurer la croissance de la communauté artistique.
  • Une réforme des droits d’auteur est nécessaire pour aider à protéger/soutenir les produits artistiques du Nord et les artistes et créateurs qui y vivent. Cependant, il existe des défis précis liés aux collectivités possédant une culture orale partagée : qui a le « droit » de partager ces histoires?
  • Il y a énormément d’information erronée qui circule dans les bibliothèques, les écoles et les musées au sujet de l’expérience des Inuits. Des noms historiques et d’autres faits sont incorrects, et cela doit être corrigé; c’est une question de respect.
  • Si vous mettez cela en place, nous l’utiliserons (en ce qui concerne toute amélioration technologique).
  • Les organisations artistiques et les gouvernements devront apprendre à soutenir l’art différemment dans un virage numérique.
  • Avec un aussi grand pourcentage de personnes oeuvrant dans le domaine artistique au Nunavut, on ne voit qu’une minuscule fraction de ce virage. Ce serait tellement utile si les gens pouvaient le voir. Il faut accroître l’accès à l’art du Nord pour les personnes qui ne vivent pas dans le Nord.
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