Préface 

Le 1er février 1968, les trois anciennes armées qui, pendant quatre ans, avaient franchi diverses étapes de leur intégration, devinrent une seule armée unifiée, appelée les Forces armées canadiennes (plus souvent appelées simplement les Forces canadiennes). Du jour au lendemain, les entités juridiques connues sous les noms de Marine royale canadienne, Armée canadienne et Aviation royale canadienne, cessèrent d'exister en faveur de la nouvelle armée unique. Pendant les quelques dix ans écoulés depuis cette date, nombre des problèmes que posait l'unification de nos trois anciennes armées ont été résolus, de sorte que cette nouvelle entité fonctionne avec de plus en plus de souplesse et d'efficacité.

Cependant, en procédant à une réorganisation aussi draconienne d'un système plusieurs fois séculaire qui nous avait si bien servi dans le passé, l'état-major de la Défense a reconnu qu'il y avait danger de créer un vide dans le royaume des anciennes armées, — coutumes et traditions, — à moins que des mesures positives ne soient prises pour informer les officiers, les hommes et les femmes de la signification et de la valeur de cet aspect de leur héritage. Ce livre est le résultat de l'une de ces mesures.

Au départ, il m'apparut nettement qu'en traitant d'un sujet aussi vaste soit un outil essentiel à la discussion des origines des coutumes et traditions, il ne fallait pas que je tente de faire l'histoire des Forces canadiennes ou des unités qui les composent. Ce travail allait essentiellement consister à parler des coutumes et des traditions telles qu'elles existent et telles qu'elles sont observées aujourd'hui. Il fut décidé également que certaines rubriques, comme les différents uniformes et les écussons d'unités, bien que se rattachant au sujet de la présente étude, se prêtent à de trop longs développements pour cadrer dans ce volume, de sorte que le lecteur désireux de se documenter là-dessus trouvera des références dans les notes en bas de page.

Quant à la documentation, j'ai cru que le lecteur ordinaire pouvait facilement ne pas tenir compte des notes en bas de page, mais que l'étudiant sérieux pourrait bénéficier de citations intégrales, ici et là dispersées dans ce volume, identifiées par des notes placées, par commodité, non loin du sujet à l'étude.

La plupart des ouvrages de ce genre ont toujours été conçus, dans le passé, à l'intention des officiers. Nous espérons que celui-ci intéressera les militaires de tous grades et le public en général.

Au cours de mes recherches et de la rédaction de cet ouvrage, j'ai bénéficié d'une aide incomparable. Dans leur sagesse, les officiers supérieurs du Quartier général de la Défense nationale ont fait en sorte, à mon grand avantage, que je sois attaché à la Direction du Cérémonial dont le directeur, le lieutenant-colonel N.A. Buckingham (retraité), et le personnel m'ont généreusement prodigué leur connaissance de mon sujet et mis à ma disposition leurs commis et sténos d'une façon vraiment enjouée et coopérative.

Les recherches nécessaires à cette étude auraient été doublement difficiles si je n'avais obtenu la collaboration la plus entière du personnel de la Bibliothèque du ministère de la Défense nationale et de la Direction du service historique.

Outre les livres et autres documents d'archives, une source très importante, à vrai dire indispensable, de documentation de première main est constituée des connaissances et souvenirs des militaires eux-mêmes, tant en activité de service qu'à la retraite. Je suis vivement reconnaissant envers les centaines de personnes, dont les grades s'échelonnent d'officier général à caporal, que j'ai interviewées dans les établissements, unités et navires, et envers ceux qui ont pris le temps et se sont donné le mal de répondre de façon aussi détaillée à mes nombreuses demandes écrites de renseignements.

Je suis également obligé envers ces personnes patientes et intéressées à mon sujet qui ont aimablement lu mon manuscrit à diverses étapes de sa rédaction et qui m'ont ainsi fait éviter de nombreuses défaillances et erreurs : le lieutenant-colonel N.A. Buckingham (retraité); M. P.A.C. Chaplin; le contre-amiral J.A. Fulton; le colonel Strome Galloway; le major-général G.A. MacKenzie; le lieutenant-général H. McLachlan; le capitaine (M) J.W. Russell; et le lieutenant-commander N.J. Russell (retraité). Cependant, afin de protéger mes critiques, je dois avouer que toutes erreurs de fait, conclusions tirées et opinions exprimées relèvent de ma seule responsabilité.

E.C. Russell
QGDN Ottawa
1er juin 1977

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :