Sommet national des jeunes sur les changements climatiques

Compte rendu du sommet

Le 23 novembre 2016, la ministre de l’Environnement et du Changement climatique du Canada, Catherine McKenna, a tenu le Sommet national des jeunes sur les changements climatiques à Ottawa. Elle a lancé un appel aux jeunes canadiens pour les inciter à participer à la lutte contre les changements climatiques. Plus de 100 jeunes de la région de la capitale nationale ont assisté au sommet, plusieurs autres ont participé à la conversation en ligne, et le nombre de Canadiens rejoints sur les réseaux sociaux grâce au mot-clic #ActionClimatJeunesse va bien au-delà de 500 000.

Les participants ont pu entendre des conférenciers et des experts inspirants du domaine des changements climatiques. Ils ont également discuté de sujets comme les choix alimentaires durables, les modes de transport, l’énergie propre et la communication des données scientifiques sur le climat. De plus, ils ont fait part de solutions novatrices qui peuvent être mises en place dans leur foyer et au sein de leur collectivité.

Regardez les vidéos du sommet :

La ministre McKenna au Sommet national des jeunes sur les changements climatiques

La ministre McKenna souhaite la bienvenue aux participants du premier Sommet national des jeunes sur les changements climatiques qui s’est tenu le 23 novembre 2016 à Ottawa.

Transcription

Hon. Catherine McKenna : Eh bien, au nom du premier ministre Justin Trudeau, qui comme vous le savez sans doute, est notre ministre des Jeunes. C’est tellement important qu’il ait assumé ce poste.

Alors au nom du premier ministre du Canada, Justin Trudeau, qui est aussi notre ministre de la Jeunesse, je veux seulement vous accueillir ici.

Je vous souhaite à tous la bienvenue. C'est une journée excitante. Nous avons travaillé très, très dur pour vous rassembler tous ensemble. Je tiens à remercier les employés d’Environnement et Changement climatique Canada. Où sont ces employés? Levez la main. C’est extraordinaire. Je ne me rendais pas compte à quel point vous êtes jeunes. C'est excellent.

Je veux remercier aussi toutes les différentes organisations qui sont représentées ici. Nous avons des expositions remarquables. Allez jeter un coup d’œil.

Alors vous pouvez aller sur la bicyclette si vous voulez faire recharger votre téléphone.

Si vous voulez charger votre téléphone, vous devez monter sur la bicyclette. Je pense que vous devez pédaler cinq minutes pour obtenir 10 minutes de chargement sur votre téléphone. Ça vous fera un peu d’exercice.

Oui, c'est extraordinaire d’être présent ici. Nous avons une journée pleine et bien remplie et je suis très excitée car je reviens tout juste du Maroc.

Alors je viens de retourner de Marrakech, à Morocco, où j’étais aux négociations sur les changements climatiques.

Je reviens tout juste des négociations sur le changement climatique. Je vois Meredith, je vois Jen. Et est-ce que vous avez suivi ces discussions? J’espère que vous l’avez fait. Peut-être que vous avez vu cela sur Twitter ou dans les journaux. Mais ce qui est extraordinaire c'est que le monde entier s’est rassemblé là-bas pour discuter de changement climatique et quand je dis le monde entier, je ne veux pas dire seulement les gouvernements nationaux qui sont évidemment importants, les gouvernements nationaux. Près de 200 pays se sont réunis pour discuter du changement climatique et des mesures concrètes qu’on va mettre en œuvre dans les pays.

Mais nous avons aussi, nous avions des gens d’affaires, des environnementalistes, les provinces et territoires, les dirigeants autochtones, la société civile et des jeunes. Et ça m’a rendue très fière parce que le seul moyen de réussir à s’attaquer au changement climatique c'est si tous mettent l’épaule à la roue et je suis très heureuse de voir que tous les Canadiens se rassemblent pour prendre des mesures sérieuses pour s’attaquer au changement climatique.

Alors quand je regarde dans la chambre ici, je vois beaucoup de jeunes qui sont passionnés pour leur futur, qui sont passionnés pour s’attaquer au changement climatique. C’est dommage que pour toute votre vie vous avez toujours su l’impact des changements climatiques.

Ça me rend un peu triste de savoir que depuis le début de votre vie vous avez toujours été au courant des changements climatiques et vous ignorez à quoi va ressembler l’avenir. Il suffit de voir l’impact dans l’Arctique pour en avoir une idée. Alors j’étais au Maroc et j’ai eu l’honneur d’être là-bas accompagnée d’une jeune femme nommée Maatalii. Elle est Inuit et pour la première fois elle a livré l’allocution d’ouverture au nom du Canada et elle a parlé du changement climatique qu’elle voit de ses propres yeux chez elle dans l’Arctique. On sait que dans l’Arctique les changements sont le double. L’augmentation des températures est plus du double parfois par rapport au sud. Et c’est en train de changer les traditions, le mode de vie, la capacité de chasser et d’obtenir de la nourriture. Ce sont des chasseurs, des chasseurs experts. Ils doivent toujours chasser sur la glace, mais ils ne sont plus capables de dire, de prédire les conditions climatiques.

Et ce n’est pas être exagérément pessimiste. Nous devons être réalistes. Et Maatalii m’a vraiment demandé mais qu'est-ce que vous allez faire? Qu’allez-vous faire pour les jeunes? Qu’allez-vous faire pour les autochtones? Qu’allez-vous faire pour s’assurer que nous ayons un endroit où vivre, où nous pourrons pratiquer notre culture, nos traditions qui sont un élément tellement important de notre pays qui est littéralement en train de fondre?

Alors c’est un grand défi, mais on est tous ensemble avec ça et j’ai l’espoir. Hier j’étais, il y a deux jours, j’étais à Halifax où je devais faire une annonce et j’étais sur l’avion. Et j’ai rencontré deux jeunes du Nouveau-Brunswick. Ils avaient peut-être, je pense qu’ils avaient huit et six ans. Ils étaient assis devant moi sur l’avion et ils m’ont dit : Ah, excuse-moi, la ministre, la ministre? Et j’ai dit: Oui? Ils m’ont dit : Merci pour ton travail pour sauver la planète. Et ça m’a vraiment touchée.

C’est un travail difficile mais ce que je leur ai dit, je leur ai dit je veux que vous me promettiez que vous allez faire tout ce que vous pouvez pour aider à sauver notre environnement et s’assurer que nous ayons un avenir plus prometteur. Mais convainquez aussi vos amis, vos parents et vos grands-parents parce que c'est de cela qu’il s’agit. Il faut travailler ensemble. Il faut entendre votre voix. Vous devez vous engager. Vous avez une foule d’idées. Parce que vous êtes tous jeunes, ça ne veut pas dire que vous serez tous pareils. Mais vous devez vous engager et vous devez trouver des solutions qui feront une véritable différence.

Sommet national des jeunes sur les changements climatiques la ministre McKenna répond aux questions

La ministre McKenna répond aux questions des jeunes de partout au Canada qui participaient au Sommet national des jeunes sur les changements climatiques le 23 novembre 2016.

Transcription

Jen Collette (directrice exécutive intérimaire, Politiques et Partenariats, Service météorologique du Canada) : Bienvenue aux participantes et aux participants des quatre coins du Canada. Je suis ici aujourd’hui en compagnie de la ministre McKenna, et nous sommes prêtes à entamer ce dialogue avec vous tous sur Facebook Live. Durant la prochaine heure, la ministre McKenna répondra à vos questions. Au cours de cette période, certains invités se joindront à elle, dont Peter Schiefke, secrétaire parlementaire du premier ministre pour la jeunesse; et Alex Benay, président et directeur général de la Société du Musée des sciences et de la technologie du Canada.

Après qu’on a lancé l’invitation pour le sommet vous avez été nombreux à nous répondre et nous envoyer des questions. Alors sans plus tarder.

Bonjour madame la ministre.

L’Honorable Catherine McKenna (ministre de l’Environnement et du Changement climatique)

Jen Collette : Nous avons reçu une foule de questions de partout au Canada et nous en recevons encore beaucoup en ce moment même. Alors, commençons dès maintenant.

Notre première question nous vient de Kevin Shale. Comment le gouvernement fédéral aidera-t-il les entrepreneurs à démarrer des entreprises qui appuieront la lutte contre les changements climatiques?

L’hon. Catherine McKenna : Wow! Merci beaucoup, Jen. C’est vraiment une excellente question, car nous savons que nous avons besoin d’innovations, mais aussi de solutions. Et en fait, c’était incroyable ce matin : Geoff Green, du programme Students on Ice, donnait des exemples de jeunes entrepreneurs canadiens. Un des entrepreneurs proposait une solution qui consiste à utiliser l’énergie solaire pour assainir l’eau, ce qui pourrait être utilisé dans l’Arctique ou dans les pays en développement. Nous avons besoin de plus de solutions comme celle-là. En fait, nous offrons déjà du financement dans le cadre de divers programmes, du financement de démarrage pour que les jeunes entrepreneurs puissent avoir accès à de l’argent, afin de les aider à concrétiser leurs solutions initiales. Nous savons aussi qu’une fois que l’on a une bonne solution et qu’elle est mise en œuvre, il faut plus d’argent pour vraiment s’assurer, comment dire, de l’amener à un niveau supérieur. Donc, comment finançons-nous l’innovation? Nous y réfléchissons, et je travaille très fort sur la question avec le ministre Bains.

Un très bon gars qui a le dossier sur l’innovation. Mais nous savons qu'on a besoin des innovations. Alors on regarde comment est-ce qu'on peut supporter les jeunes, les entrepreneurs, les scientifiques qui ont des solutions pratiques pour s’attaquer au changement climatique.

Jen Collette : Super. Merci beaucoup. Alors, notre prochaine question nous est posée par Martin McGraw. Le gouvernement du Canada essaie-t-il de protéger notre économie ou notre environnement? Selon moi, on ne peut se concentrer que sur l’un ou sur l’autre, et monsieur Trudeau s’évertue clairement à offrir aux gens des emplois et tout plein d’autres choses…

Il est clair que Trudeau donne des emplois aux jeunes. Est-ce que l’environnement est moins important aux yeux de notre premier ministre?

L’hon. Catherine McKenna : C’est une bonne question. J’ai toujours dit que l’environnement et l’économie vont de pair. L’un ne va pas sans l’autre. On ne peut pas avoir une économie durable si on n’a pas un environnement sain et on ne peut pas faire ce qu’il faut pour l’environnement si on n’a pas une économie en santé. C'est pourquoi nous prenons des mesures sérieuses.

Je vais vous donner un exemple. Mettre un prix pour la pollution. Nous voulons que les gens polluent moins. Donc quand les gens polluent, eh bien on les fait payer. On obtient ainsi des revenus. Les gens polluent plus. S’ils polluent plus, et moins s’ils polluent moins. Et l’argent que les provinces obtiennent du prix de la pollution peut être réinvesti dans l’économie. En Ontario et au Québec la priorité c’est l’électrification des véhicules, l’efficience énergétique. Il y a différentes solutions et je crois que nous devons être sérieux dans les deux cas.

Pendant longtemps c’était l’un ou l’autre. Et moi je tiens à faire en sorte que nous ayons un avenir prospère pour nos enfants.

Jen Collette : Merci beaucoup. Pierre Paré a une question plus brève mais vraiment importante. Il demande : Comment pouvons-nous nous engager?

L’hon. Catherine McKenna : Mais alors merci Pierre. Mais vous êtes déjà engagé.

Vous êtes déjà engagé puisque vous nous envoyez des questions. Alors merci. C'est important que tout le monde fasse partie de cela. À la conférence des parties j’ai vu des gens d’affaires et des environnementalistes et des représentants des provinces et je pense qu’il y a différentes manières de s’engager. Il y a beaucoup d’organisations de lutte pour l’environnement. Beaucoup d’organisations mettent l’accent sur l’eau. Nous avons des gens à Ottawa par exemple qui font en sorte que l’eau soit saine. Vous pouvez vous engager au niveau des écoles. Nous avons besoin d’innovation, alors je ne sais pas comment vous êtes engagé mais si vous êtes... si vous étudiez en science, vous pouvez étudier comment utiliser l’énergie solaire. Il y a l’énergie marée motrice qu’on commence à utiliser en Nouvelle-Écosse et vous pouvez mettre à profit vos compétences. Vos inventions dans le domaine scientifique, il y a de nombreuses manières de s’engager et je pense que tout le monde peut contribuer.

Jen Collette : Excellent. Ça nous rappelle que chacun d’entre nous est responsable de prendre les mesures pour le changement climatique.

Notre question suivante vient de Grayson Bart. Il demande : Le Canada s’est-il engagé à éliminer les combustibles fossiles d’ici 2050? Pourquoi et pourquoi pas?

L’hon. Catherine McKenna : C’est une autre question. Nous savons que nous devons faire la transition. Nous ne pouvons pas fermer les lumières. Nous avons besoin d’éclairage. Nous devons nous assurer de chauffer nos maisons et de conduire nos véhicules mais il faut opérer la transition et c'est clair que c'est une transition.

À Marrakech à la conférence des parties 22 nous avons annoncé le plan 2050. Ça a l’air très loin 2050, mais si on ne commence pas à planifier tout de suite, si on n’a pas de plan, on est sûr d’échouer. Il était question de réduire notre dépendance de 80 pour cent et c'est vrai qu’on aimerait en faire plus. L’innovation en fait partie. Il faut envoyer des signaux comme de mettre un prix pour la pollution. Donc, on va continuer de faire tout ce que nous pouvons faire pour nous mettre sur la voie d’un environnement plus vert.

Jen Collette : Merci pour cette réponse. Notre question suivante provient de Abby Murphy et elle demande : Y a-t-il des moyens pour les étudiants? Je pense que vous en avez parlé déjà. Comment moi, étudiante, puis-je faire une différence dans ma vie quotidienne?

L’hon. Catherine McKenna : C’est une autre excellente question. Je viens de rencontrer une extraordinaire jeune femme et elle fait une liste. Elle a dit voilà, qu'est-ce que vous pouvez faire? Qu'est-ce que je peux faire pour réduire mon incidence environnementale? Elle a une longue liste. Et il y a une chose. Elle mettait l’accent sur les sacs de plastique. Nous savons que c’est un problème énorme. Nous avons d’immenses quantités de sacs de plastique qui s’amassent dans les océans. Parfois c'est toxique et les animaux, il y a des animaux qui meurent après avoir ingéré ces sacs. Ce n’est qu’un petit exemple. Comment cesser d’utiliser des sacs en plastique. Les jeunes sont très bons pour cela. Mais nous pouvons aussi encourager les personnes plus âgées, les parents et les grands-parents, à recycler. C'est quelque chose que l’on peut faire. Utiliser plus souvent votre bicyclette, par exemple. Moi j’adore utiliser, rouler à bicyclette. C'est bon pour la santé mais ça réduit l’incidence environnementale.

Jen Collette : Et Geoff a mentionné plus tôt ce matin le mentorat inverse, et vous pouvez avoir un impact sur ceux d’entre nous qui vivons depuis plus longtemps.

L’hon. Catherine McKenna : Oui, il y a des jeunes et même souvent des enfants qui disent qu'est-ce que je peux faire? Alors, je leur dis allez parler à vos parents et vos grands-parents. Dites-leur que c'est votre avenir qui est en jeu.

Jen Collette : Bon, je pense que nous avons le temps de poser une autre question avant que nos invités arrivent. Cette question émane d’Olivia Desroches, et elle demande : Comment pouvons-nous inspirer d’autres qui veulent faire une différence également pour qu’on ait une incidence plus grande tous ensemble?

L’hon. Catherine McKenna : Réponse: Je pense que le meilleur moyen c’est d’inspirer des choix. Alors, j’ai parlé de cette jeune femme Inuit tout à l’heure qui parle de sa terre natale, de l’impact qu’elle constate de ses propres yeux sur sa terre. Elle a vu, nous avons vu des vidéos de l’Association des femmes autochtones du Canada. Il y est question des inondations. Une jeune femme qui parle de l’inondation de sa communauté. Elle sait que le changement climatique provoque des événements climatiques météorologiques qui sont un impact sur sa communauté. Donc il faut parler de choses concrètes que les gens peuvent comprendre. Les gens comprennent alors l’impact. Il faut bâtir un Canada plus durable et prendre des mesures concrètes.

Jen Collette : Merci. Voilà, vous êtes inspirante vous-même. Merci beaucoup. Maintenant, nous allons souhaiter la bienvenue à notre premier invité.

L’hon. Catherine McKenna : C’est Alex Benay, qui est p.d.g. du Musée des sciences et de la technologie, le musée favori de mes enfants. Nous savons qu’il est en rénovation. C'est très excitant.

Alex Benay (président et directeur général, Société des musées de sciences et technologies du Canada): Oui, dès 2017.

L’hon. Catherine McKenna : Il faut marquer ça sur le calendrier. Bon, c'est bien de vous avoir parmi nous.

Jen Collette : Alors, Alex, j’ai une question pour lancer la conversation. J’espérais que vous nous en feriez part. Quel rôle envisagez-vous pour des institutions publiques comme les musées pour inspirer les jeunes à prendre des mesures pour lutter contre les changements climatiques?

Alex Benay : Historiquement, je pense que les musées ont une incidence marquante sur la culture. Mais de nos jours c'est plutôt un endroit de dialogue. C’est le co-développement de la culture et des idées. Dans un dossier comme le changement climatique qui est tellement polarisant, qui est chargé d’émotion pour bien des gens, les musées offrent un havre de paix où l’on peut favoriser le dialogue en tout respect l’un de l’autre d’une manière inclusive. Je pense que nous avons un rôle important à jouer dans ce dialogue sur le changement climatique et si l’on veut extrapoler cela sur la scène nationale, il y a des choses que j’ai mentionnées – l’inclusion, le dialogue, le respect – ce sont des valeurs canadiennes. Donc nous avons un rôle encore plus important à jouer sur la scène mondiale.

Donc pour nous les musées reflètent les valeurs du Canada. Nous croyons être un élément important du dialogue et nous avons beaucoup de programmes d’un bout à l’autre du Canada. Par exemple, Discutons d’énergie. Nous avons des expositions un peu partout au Canada. Nous en entendons parler tous les jours. Ça fait partie de notre tissu social et nous ne prenons pas position. Nous voulons simplement aider les gens à comprendre la situation et éduquer les gens sur le changement climatique et essayer de rassembler les gens parce qu’évidemment c'est la solution.

L’hon. Catherine McKenna : Il y a un élément dans Discutons d’énergie. Vous avez une exposition ici au Centre d’Ottawa, au parc Lansdowne et ça raconte votre histoire. Il y a des photos de l’Arctique, des scientifiques qui discutent de l’incidence du changement climatique sur les oiseaux et des solutions canadiennes. Et je vous ai entendu dire oui, nous avons amené cette exposition partout dans le monde, y compris au Mexique. Et quelle est la réaction des gens? Moi, je trouve ces photos extraordinaires et qu’en dites-vous?

Alex Benay : Oui, cette exposition reflète la nature du problème en ce sens que c'est un partenariat avec National Géographique, nos amis au sud de la frontière et ça voyage partout dans le monde parce que c’est un problème mondial. Ces photos sont saisissantes. (Inaudible).

Vous avez posé une question tout à l’heure sur l’économie et l’environnement. Mais ça va de pair. Bon, je ne sais pas ce qui se passe mais disons que l’environnement et l’économie sont inter reliés. Donc nous voulons montrer que le problème a de multiples facettes. Nous avons sillonné le Canada mais les gens du Mexique ont été très intéressés et c'est actuellement à Mexico. Ça sera à Washington ensuite. Beaucoup de gens sont allés voir cette exposition à Mexico. C'est une réaction extraordinaire. C'est une manière d’amener les gens à participer au dialogue.

L’hon. Catherine McKenna : Bon, je suis montée sur la bicyclette tout à l’heure. Alors j’ai pédalé pour charger mon téléphone.

Alex Benay : Oui.

L’hon. Catherine McKenna : Je trouve que c’est une solution pour mes enfants. Quand vous avez besoin d’électronique, montez sur la bicyclette. Bon, donc il s’agit de trouver des solutions attrayantes. Avez-vous d’autres exemples?

Alex Benay : Oui, il y a des choses qui ne sont peut-être pas aussi exigeantes. Oui, cette bicyclette a été extrêmement populaire. Nous l’avons installée dans des centres commerciaux et bien des endroits où les gens se trouvent en grand nombre. C'est un exemple. Nous faisons beaucoup de conférences aussi. On ira bientôt sur un glacier pour examiner l’impact du changement climatique sur ce glacier avec Red Bull. Oui, il s’agit de ramasser des fonds aussi dans le cours, le processus. Parfois il y a un stigmate associé aux musées. Ce n’est pas vraiment réaliste. Alors on s’amuse et nous sommes respectueux en tentant d’engager le dialogue et on essaie de susciter des réactions chez les gens.

L’hon. Catherine McKenna : C’est merveilleux. Je tiens à vous remercier pour le travail que vous faites. Non seulement vous parvenez à mobiliser les gens de façon amusante mais vous leur permettez de raconter des histoires.

Jen Collette : Merci, Alex. Maintenant on va passer aux questions. Il y en a beaucoup. Ça se bouscule. Nous sommes très heureux de voir la participation de gens partout au pays. Une question pour la ministre. Tyler Fougère, et il nous demande : Quelles sortes de technologies utilise-t-on pour élaborer un processus afin de réduire les gaz à effet de serre?

L’hon. Catherine McKenna : Bonne question, Tyler. Il y a tellement d’innovations différentes. Vous savez, je suis allée dans les universités, partout au pays, en Alberta, à l’Université de Calgary, et il y a beaucoup de solutions pour réduire les émissions dans le secteur pétrolier et gazier. Il faut exploiter ces secteurs de façon plus propre. Il y a toutes sortes de solutions technologiques. Pour ce qui est des produits renouvelables, ce serait merveilleux d’en utiliser plus mais il faut avoir plusieurs sources de pouvoirs.

En Nouvelle-Écosse dans la baie de Fundy, on a installé une turbine qui va utiliser le pouvoir des marées et donc déjà cela permet d’alimenter des entreprises en électricité. Et on sait qu’il est possible d’avoir des maisons qui sont plus éco énergétiques et donc il y a beaucoup de solutions dans toutes sortes de secteurs.

Jen Collette : Oui, et on peut rénover des choses qui existent déjà, utiliser des sources de pouvoir différentes et être plus efficace.

L’hon. Catherine McKenna : Oui, et je suis heureuse d’annoncer que nous allons utiliser des produits renouvelables dans notre programme Bâtissons le Canada.

Jen Collette : Oui, merci. Nous allons maintenant plutôt que de poser des questions vous demander vos réactions à ce qu’on a entendu ce matin de Verna, de Geoff, de Dominique. Qu'est-ce que vous avez pensé quand vous les avez écoutés ce matin?

L’hon. Catherine McKenna : Eh bien c’était très intéressant parce qu’ils avaient des perspectives fort différentes. Les jeunes femmes autochtones qui ont parlé de l’impact des changements climatiques sur leur collectivité. Alors c’était très impressionnant de les entendre. Ils n’avaient pas suffisamment de nourriture à cause de cela. Et donc la sécurité alimentaire c’est un gros problème surtout pour les populations autochtones.

Dominique et Meredith, avec lesquelles j’ai pu travailler au Maroc, s’efforcent d’obtenir du gouvernement qu’il travaille plus avec la jeunesse. Il s’agit d’obtenir que les jeunes puissent participer aux négociations pour qu’on entende ce qu’ils ont à dire et que ce que le gouvernement ratifie représente vraiment ce que les générations futures veulent avoir à l’avenir. Et on a entendu parler de changement dans l’Arctique. Et quand on voit les photos, qu’on voit les animaux, la faune sauvage, on se rend compte que c'est un bien précieux qu’on ne peut pas perdre. Et Geoff réunit des jeunes de partout au Canada. Il a dit qu’il y avait plus de la moitié des étudiants qui étaient des jeunes autochtones. C'est incroyable quand les gens voient par eux-mêmes ce qui arrive dans l’Arctique où il y a des changements énormes, ils se rendent compte que ce qu’ils font chez eux a beaucoup d’impact dans le nord.

Quand j’étais au Maroc j’étais avec des chefs Inuit et on a parlé des dirigeants de petits états îliens et il y en a dont les îles seraient complètement recouvertes par les eaux et il faut y réfléchir. Tout est interconnecté et nos actions peuvent avoir des impacts négatifs mais aussi positifs.

Jen Collette : Très bien. Je pense qu’on peut poser encore une question avant de passer à notre invité suivant. C’est en français. Je n’ai pas la source, mais enfin ça va. Il y a quelqu'un qui a posé cette question.

Alors, la prochaine question: Quels sont vos plans dans les prochaines années à propos de l’accord de Paris?

L’hon. Catherine McKenna : Alors c’est une très bonne question. Bien, l’accord de Paris c’était très bien qu’on a eu un accord ambitieux. Le Canada a travaillé très fort pour avoir cet accord. Mais c'est maintenant le temps d’avoir l’action. On doit avoir l’action au Canada. Alors c’est pourquoi on va avoir notre plan sur les changements climatiques qui va être annoncé avec le premier ministre et les premiers ministres des provinces et territoires. Mais aussi on veut les actions dans tous les pays du monde. Alors c'est pourquoi nous avons annoncé l’argent et un montant historique pour aider les pays en voie de développement pour qu’ils puissent s’attaquer aux changements climatiques et aussi on veut avoir la transparence dans les actions. Nous voulons voir, faire certain que les peuples autochtones sont reconnus dans l’accord, qu’on regarde les solutions avec les peuples autochtones, qu’on regarde comment les changements climatiques ont un impact sur les femmes, surtout dans les pays en voie de développement. Alors on va continuer de travailler très fort, on va jouer un rôle de leadership parce que je pense qu’on a une position unique et on va travailler avec tout le monde parce qu’on doit tous faire certain qu’on fait mieux. On doit être plus ambitieux parce qu’on sait qu’on a beaucoup de travail à faire et on va faire ça ensemble.

Jen Collette : Alors très intéressant que le Canada se positionne comme leader, mais également aide aux autres pays de créer leurs propres capacités pour devenir leaders eux-mêmes.

Je vais maintenant vous présenter notre prochaine invitée. Vous l’avez peut-être vue sur Facebook. Elle est très connue. Nous sommes très heureux de l’avoir avec nous. Vous étiez dans la vidéo. Est-ce que vous avez rencontré la ministre auparavant?

Ember Sarazin (Première nation Pikwàkanagàn, femme autochtone, étudiant et mère) : Non, aujourd’hui c'est la première fois.

L’hon. Catherine McKenna : J’ai été vraiment estomaquée d’entendre votre histoire dans la vidéo. Il y en a peut-être qui n’ont pas pu entendre quand vous avez parlé de l’impact du changement climatique sur votre collectivité, sur la nourriture et la faune.

Ember Sarazin : Eh bien, je suis d’une nation, d’une première nation qui se trouve à une heure et demie à l’ouest d’Ottawa et dans ma vidéo, j’ai parlé des traditions que m’a enseignées mon père, comment vivre de la terre. Et on a parlé des médicaments qu’il recueille. On a parlé du changement climatique. On n’est plus capable de trouver ses herbes aussi facilement qu’auparavant. Et avant, il était capable de voir ses herbes, même dans les villes. Mais maintenant il ne peut plus du tout. Et il pouvait simplement marcher le long de la route et trouver ce qu’il lui fallait. Mais maintenant il est obligé de rentrer dans la brousse ni plus ni moins.

Et également le poisson qu'on mange maintenant, je commence à être très anxieuse quand j’en mange parce que je ne sais pas trop ce qu’il contient.

L’hon. Catherine McKenna : Alors cela a beaucoup d’impact sur vous, sur votre vie. Et comme vous l’avez dit, ça l’a un impact sur votre père qui n’est plus capable de trouver facilement des herbes nécessaires pour ses médicaments.

Jen Collette : Et on a vu ce vidéo ce matin et vous vous êtes levée. Alors qu'est-ce que vous pensez des jeunes canadiens qui s’intéressent à votre histoire et qui voudraient faire quelque chose?

Ember Sarazin : Moi, j’aime beaucoup que les jeunes participent. C'est comme ça qu’on va avoir du changement. Nous devons prendre des décisions et changer la façon dont nous vivons. Nos moyens de transport, et cesser de gaspiller. Quand on obtient la participation des jeunes, cela a beaucoup d’impact sur l’avenir. Et ce sont eux qui vont vraiment pouvoir faire une différence. Et c’est à nous de mieux utiliser les ressources naturelles.

Jen Collette : Merci beaucoup, Ember. Merci, Madame la ministre, de vous être engagée à ce que les autochtones aient leur place à la table de négociations et puissent raconter leurs histoires. C’est très important. On l’a vu dans vos activités à l’échelle internationale.

L’hon. Catherine McKenna : Oui, il ne s’agit pas simplement de raconter leurs histoires et de relater l’impact que cela a sur eux. Il s’agit de proposer des solutions. Les connaissances traditionnelles ont un rôle à jouer également. On peut écouter les anciens, les grands-mères, les jeunes autochtones. C'est très intéressant. On apprend beaucoup de choses.

Prenez cette histoire au sujet des chasseurs qui sont capables de voir que l’environnement change et ils savent maintenant que c'est beaucoup plus difficile de dire quelle est l’épaisseur de la glace. Ce sont des signes avant-coureurs qu’on ne remarquait pas auparavant et auxquels il faut porter plus d’attention maintenant. Et donc on peut combiner les connaissances traditionnelles avec la science.

Et à COP21 quand on était là j’étais accompagnée de chefs autochtones et de jeunes autochtones et on s’est efforcé de faire reconnaître dans l’entente l’impact que les changements climatiques avaient sur les communautés autochtones. Ce ne sont pas tous les pays qui sont représentés mais cela a quand même eu je pense un impact qu’on soit là avec les chefs autochtones qu’ils aient été inclus dans notre délégation. Ils étaient présents dans la salle quand le premier ministre a fait sa déclaration. C’était très important qu’ils soient là, qu’ils participent aux discussions et contribuent aux solutions.

Jen Collette : Merci beaucoup. Merci, Ember, d’être venue et d’avoir participé à notre session sur Facebook.

Maintenant il y a les questions en ligne pour la ministre. Cette question vient de Kate Ménard, en 12e année, à Red Lake dans le nord-ouest de l’Ontario. Elle a demandé : Quelle sorte de recherche et de développement a-t-on fait pour limiter les émissions des usines au charbon et pourquoi est-ce que c'est important de cesser de s’en servir?

L’hon. Catherine McKenna : Une bonne question. Nous venons d’annoncer le retrait du charbon d’ici 2030. Il y a une certaine souplesse. Quatre provinces actuellement utilisent du charbon: l’Alberta, la Saskatchewan, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick. Et c’est important pour plusieurs raisons. D’abord, ça réduit les émissions de gaz à effet de serre parce que le charbon pollue beaucoup. Deuxièmement, un impact sur la santé. Nous savons qu’il y a 1 000 décès prématurés dus au charbon d’ici 2030 et aussi l’asthme, les jeunes et les personnes âgées sont les plus durement touchés. Nous avons des solutions propres et nous savons que nous devons adapter l’énergie à l’avenir. Ça ne se fera pas du jour au lendemain. Mais si l’on fait cela d’ici 2030, ça créera aussi des occasions économiques et c’est la possibilité de rassembler le Canada.

Donc certaines provinces utiliseront du charbon et c'est certain que nous devons avoir des lignes de transmission d’électricité d’une province à l’autre pour qu’elles puissent partager l’électricité. Nous devons devenir plus renouvelables. Que ce soit l’éolien, le solaire ou l’énergie marée motrice, tout cela fait partie de la solution. Des solutions existent et nous devons nous assurer de créer les stimulants voulus pour aller dans la direction d’un meilleur environnement, d’une meilleure santé et aussi ça crée des possibilités économiques en même temps.

Jen Collette : C’est bien. Merci beaucoup. Et maintenant, je pense que j’ai une question que les gens en ligne attendaient. Veuillez me parler des pipelines. Je sais que les jeunes sont très inquiets quand il s’agit d’intégrer les pipelines et le changement climatique. Nous avons souvent ce message dans les médias. Quelles sont vos réflexions là-dessus?

L’hon. Catherine McKenna : Je dois d’abord rassurer tout le monde, tous les grands projets qu’il s’agisse de pipeline ou de développement des ressources, donc tous les projets passent par un processus d’évaluation environnemental. Et nous avons introduit des nouvelles mesures pour s’assurer que ces évaluations soient plus rigoureuses, qu’on tienne compte des émissions de gaz à effet de serre, qu’on s’occupe, qu’on se penche sur le sort des autochtones, qu’on s’assure de respecter nos obligations et aussi nous voulons entendre la voix des particuliers, des communautés, nous assurer que les décisions soient prises en fonction des données scientifiques. Et je pense que tout cela est très important.

En matière de développement des ressources naturelles nous savons que nous devons faire mieux. Nous savons que nous devons nous diriger vers un avenir plus faible en carbone. Ça ne se fera pas évidemment du jour au lendemain. Il faut toujours se rappeler cela et nous devons nous assurer de prendre des mesures qui vont créer des incitatifs pour le renouvelable. C’est pourquoi nous avons créé un prix pour la pollution. Ça incite les gens parce que si on pollue plus on va payer plus cher et nous savons que l’élimination du pétrole ça va réduire considérablement les émissions de même que dans le domaine du pétrole et du gaz et nous devons nous assurer d’avoir un plan pour 2030 et un plan pour 2050 parce qu’on ne peut pas faire tout du jour au lendemain. Et nous allons nous assurer d’agir le plus rapidement possible pour réduire les émissions tout en s’assurant de travailler avec les communautés d’un bout à l’autre du pays et d’entendre toutes les voix. Et quand je dis toutes les voix, je parle des environnementalistes, des jeunes, des gens d’affaires, tous les Canadiens en fait.

Souvent on entend des voix qui hurlent plus fort que les autres mais il faut bien entendre tous les Canadiens car je veux m’assurer que tout le monde embarque quand on prend les mesures pour contrer le changement climatique et pour réduire les émissions. Certains ont agi rapidement mais de façon erronée. Ce n’est pas ce que nous voulons faire. C’est difficile parce qu’évidemment les gens ont des points de vue différents et le changement climatique peut faire peur à bien des gens. Mais nous devons aller de l’avant. Nous devons être réfléchis mais pratique et nous devons travailler fort pour que tous les Canadiens soient à bord.

Jen Collette : Merci. Nous revenons maintenant aux questions en ligne. Zack a une question sur la nourriture et l’empreinte carbone des aliments que nous mangeons. Alors c'est une excellente question. Comment pouvons-nous faire les changements simples dans notre vie en commençant par la nourriture que nous mangeons et nos habitudes d’achat?

L’hon. Catherine McKenna : C’est une bonne question. Ce serait vraiment bien si on voyait l’empreinte carbone des aliments que nous mangeons. On pourrait être étonné. Il y a des choses qui pourraient être produites plus, de manière plus efficiente. Parfois en achetant localement, par exemple. Les producteurs locaux. Ce sont souvent des choix que l’on doit faire, des choix en matière d’aliments. Et ce qu’on achète par exemple des aliments emballés dans des sacs en plastique. J’ai eu une bonne question, une bonne conversation avec des jeunes qui ont des solutions. Ils m’ont dit pourquoi dans un... au super marché tout doit être emballé dans différentes couches de plastique, des emballages d’aluminium? Pourquoi ne pas acheter nos aliments et les emballer nous-mêmes dans nos propres contenants? Ainsi on aurait beaucoup moins d’emballage. Et je pense que ça se fait déjà. Les gens commencent à intégrer cela dans leurs choix de consommation.

Nous devons tous nous serrer les coudes et voir comment nous pouvons laisser moins de traces. Nous savons que l’emballage, par exemple, a une empreinte carbone. Donc ça prendrait un certain temps pour tirer tout cela au clair. Mais la bonne nouvelle c'est que les Canadiens commencent à prendre des mesures eux-mêmes.

Jen Collette : Il y a une chose que nous voyons à Ottawa. Je ne dirais pas que c'est une recrudescence. Je ne dirais pas que c'est une recrudescence mais l’agriculture, les marchés locaux deviennent de plus en plus populaires et ça peut aider beaucoup à réduire notre empreinte carbone.

L’hon. Catherine McKenna : Absolument.

Jen Collette : Il y a plusieurs marchés dans votre quartier.

L’hon. Catherine McKenna : Oui, souvent les gens qui habitent en appartement peuvent avoir un jardin dans un jardin communautaire, par exemple, pour faire pousser leur propre nourriture et aussi acheter localement. Souvent la nourriture ainsi cultivée va aux banques alimentaires.

Jen Collette : Merci, et maintenant nous aurons une discussion un peu plus intime avec nos participants d’aujourd'hui. Alors merci beaucoup.

Est-ce que je peux vous demander vos noms et l’école avec laquelle vous êtes? Pourriez-vous me dire votre nom et à quelle école vous allez?

Hans Poitras : Alors, moi je m’appelle Hans Poitras et puis je viens du cégep Gabrielle Roy du côté de Gatineau.

Jen Collette : Merci beaucoup. Et?

Rachel : Je suis Rachel. Je fréquente le collège Algonquin au programme environnemental.

Jen Collette : Eh bien, merci beaucoup. C'est bien de voir toutes les écoles qui sont représentées ici. Vous avez entendu des intervenants extraordinaires ce matin, y compris notre ministre. Pouvez-vous me donner vos impressions ou vos réflexions sur la session de ce matin?

Hans Poitras : Bien, si je me permets de commencer.

Jen Collette : Absolument.

Hans Poitras : J’ai trouvé que les présentations étaient de vraiment très bonne qualité ce matin, surtout la présentation sur les Étudiants de glace. C’était vraiment très fascinant puis c’était intéressant de voir toute la mondialisation puis le fait qu’on travaille ensemble.

L’hon. Catherine McKenna : Les photos étaient vraiment beaux, oui. C’était vraiment impressionnant.

Hans Poitras : C’était très, très beau.

Rachel : J’ai trouvé que les présentations étaient excellentes parce qu’elles couvraient une vaste gamme de sujets pour l’ensemble du Canada, pas nécessairement seulement la recherche scientifique. C'est souvent empreint de tristesse et de désespoir quand on voit les chiffres mais on voit la manière dont ça touche les Canadiens dans leur vie quotidienne.

Jen Collette : Eh bien, merci beaucoup. Avez-vous des questions que vous voudriez poser à notre ministre?

Rachel : Oui, à ma table de discussion on discute actuellement du rôle de la diffusion des données scientifiques auprès du grand public. Je voudrais savoir comment vous en tenez compte dans vos mesures? Comment on fait la diffusion et la communication des données scientifiques dans ce domaine?

L’hon. Catherine McKenna : C’est une question forte importante. J’ai passé tellement de temps à me demander comment discuter du changement climatique parce qu’il est souvent question de cibles, d’objectifs, de prix du carbone. Tout cela est un peu du jargon. Ça ne veut pas dire grand-chose. Ça n’inspire pas vraiment les gens à passer à l’action et ça ne montre pas non plus quelles sont les solutions.

Alors c’est très important de choisir la bonne manière d’en parler. Donc quand on parle du prix du carbone, du prix de la pollution, les gens disent oui, si l’on veut polluer il faut payer. Ça, c'est une manière de le dire qui rejoint les gens. Alors il faut aussi expliquer la science du changement climatique de manière que les gens puissent comprendre. Et souvent c'est visuel.

Alors vous avez parlé, Hans, des images avec Students on Ice. Et c'est vraiment impressionnant quand... Lorsqu’on voit des animaux qui sont menacés de disparition, on voit des glaciers en train de fondre, je pense que ça a vraiment un impact.

Les jeunes sont vraiment plus bons sur la technologie, mais on essaie toujours. Je suis maintenant sur Snapchat et il y a Twitter et Facebook. Mais je pense que c’est faire certain qu’on fait la communication avec les gens où ils sont.

Il faut s’assurer de rejoindre les gens là où ils sont. C'est sûr que ce n’est pas tout le monde qui lit le journal. Il y a des gens qui ont leur information en ligne, alors il faut trouver le moyen de parler de façon concrète. Les gens pensent que je passe ma journée à parler de choses ennuyeuses, et c'est souvent le cas.

Plusieurs fois j’ai des réunions qui sont importantes. J’ai des discussions qui sont importantes. Je vais dans les labos pour voir les solutions avec les scientifiques. Et je pense que c'est vraiment important d’avoir une conversation avec les gens, de parler, OK, ça c'est qu'est-ce qui se passe.

Alors, c'est ce qu’ils essaient de faire, mais aussi je vous écoute et j’écoute d’autres personnes parler de ce qui se passe, de ce qui leur tient à cœur, ce qui est prioritaire pour eux et il faut promouvoir le travail des autres personnes.

Jen Collette : Hans, une question pour la ministre?

Hans Poitras : Oui, une petite question rapide.

L’hon. Catherine McKenna : Je pense que ça marche, oui.

Hans Poitras : Je pense que ça marche. En fait c'est ça, à ma table de discussion on parlait beaucoup d’éducation. On voulait savoir qu'est-ce qui va être implémenté dans les prochaines années pour améliorer le système d’éducation, non seulement au Québec mais dans tout le Canada? Quand on parle d’environnement, quand on parle, mais pas juste de se concentrer, on veut surtout pas se concentrer sur comme juste le CO2 mais aussi le méthane puis tous les aspects globaux.

L’hon. Catherine McKenna : Alors maintenant qu'est-ce que vous trouvez parce que moi je suis pas tellement jeune mais qu'est-ce que vous trouvez à l’école? Est-ce que c'est quelque chose, c’est seulement un petit sujet puis c'est pas dans tous les sujets? Qu'est-ce que vous voyez?

Hans Poitras : Bien, en fait c’est exactement comme elle a dit. C’est pas on se concentre souvent trop sur mettons le pétrole, sur le gaz naturel puis oui, c'est des facteurs très importants, sauf qu’on se concentre pas aussi sur l’alimentation, sur l’impact de certaines choses qu’on va manger, comment qu’ils vont interagir avec d’autres. Puis on dirait qu’on se concentre seulement sur le pétrole. Ça fait que c'est ça, juste d’élargir les branches puis d’en avoir pour tout le monde puis d’avoir de l’accessibilité à toutes sortes de ressources.

L’hon. Catherine McKenna : Alors je pense que c'est vrai que c'est pas – comment est-ce qu'on dit ça en français – mainstream dans tous les sujets, que l’environnement c'est pas dans le sujet où il y a le lien plus fort, que c'est dans tous les sujets alors qu’on peut voir, bien oui, il y a des problèmes et des solutions dans l’alimentation, dans la science, il y a des solutions. On peut faire des expérimentations pour trouver des solutions. Moi, j’aimerais voir ça parce que je pense que c’est beaucoup plus efficace parce que si on dit seulement on va avoir un test sur ça puis après on met ça de côté, bien on retient, on ne le retient pas aussi bien.

Alors, ça c’est qu’est-ce qu'on, c’est surtout aux provinces et comment est-ce qu'on dit ça en français, school boards.

Hans Poitras: Oui.

L’hon. Catherine McKenna : Mais on essaie d’avoir plus de ressources pour qu’on puisse avoir une discussion plus grande et que pour les professeurs c'est facile d’avoir des ressources qui parlent de tous les aspects, des solutions, des problèmes, de tout ce qui se passe dans le grand domaine des changements climatiques.

Hans Poitras : Merci beaucoup.

Jen Collette : Merci beaucoup pour vos perspectives et j’espère que vous, bon, j’espère que vous vous amusez à cette conférence. Pouvez-vous nous parler de l’atmosphère? Quel est l’atmosphère des conversations?

Rachel : C’est excellent, c’est très positif. Il y a différents points de vue aux diverses tables. Les gens ont des bagages différents et des points de vue différents. C'est extraordinaire. Et il y a beaucoup de discussions très intéressantes qui sont en cours.

Hans Poitras : Comme elle a mentionné on a vraiment des belles conversations. Il y a beaucoup de gens qui amènent tout plein de points très intéressants que ça soit sur la consommation de la viande, que ce soit sur l’étiquetage de la nourriture. C’est vrai que moi, à table, on est seulement concentré sur l’alimentation, mais c'est ça, on s’en va dans toutes les branches puis c'est vraiment intéressant.

Jen Collette : Et c’est rare d’avoir l’occasion de se réunir avec des étudiants de toutes sortes de différentes écoles. Alors je pense que ça fait du bien partager les idées et d’entendre les différentes perspectives.

Alors maintenant on va passer encore, on va retourner aux questions qui nous viennent du web.

Hans Poitras : Merci beaucoup.

L’hon. Catherine McKenna : Merci beaucoup. Bonne fin de journée et amusez-vous!

Jen Collette : Merci beaucoup.

La prochaine question vient de Ja Minkan (ph) de Mississauga, en Ontario. C'est une question très populaire. Plusieurs autres personnes voudraient peut-être la poser. Quels sont les plans du gouvernement pour prendre les mesures pour contrer les changements climatiques?

L’hon. Catherine McKenna : Eh bien c’est une question vraiment générale. Je devrai parler vite pour y répondre. Quand on parle de changement climatique nous savons d’où viennent les émissions. Les émissions viennent de l’énergie comme le pétrole, le gaz, le charbon. On en a parlé. Nous savons que les émissions viennent des immeubles. Il faut des immeubles plus efficients énergiquement parlant. Il faut consacrer les ressources nécessaires si on veut améliorer sa maison pour la rendre plus efficiente. Les transports, beaucoup d’émissions viennent des transports. Les véhicules hybrides et électriques, c'est très important. Il faut installer des stations de recharge pour véhicules électriques. Il faut discuter du camionnage aussi. Il faut réglementer pour minimiser les émissions quant au type de carburant utilisé, par exemple. Et puis aussi et nous connaissons généralement les domaines où il faut réduire les émissions.

Donc quand on va annoncer le plan en décembre vous verrez l’ensemble des mesures qui seront prises pour réduire les émissions. Mais au-delà de cela il y a l’innovation. On en a déjà parlé. Comment favoriser l’innovation? Comment s’assurer d’obtenir l’appui des Canadiens et des entrepreneurs, des scientifiques, des technologies? Il y a peut-être des grandes idées comment les appuyer.

C’est une bonne chose. Les entrepreneurs souvent trouvent des solutions et créent aussi de bons emplois. Et c'est la possibilité ensuite d’exporter ces solutions dans l’autre pays. Et puis il y a des stratégies d’adaptation. Nous voyons des inondations, des incendies de forêt. L’Île-du-Prince-Édouard rétrécit en moyenne de 43 centimètres par année. Nous savons que dans l’Arctique la mer de glace est en train de fondre. Les immeubles ne sont plus stables parce que le pergélisol est en train de fondre. Donc nous devons faire des investissements pour lutter contre les changements qui se produisent déjà à cause du changement climatique. Donc dans le domaine de l’adaptation il faut voir aussi comment appuyer les provinces à contrer l’impact du changement climatique et l’impact additionnel que nous verrons dans un avenir rapproché.

Jen Collette : Merci beaucoup. La question suivante vient de Aiden Thompson qui est étudiant d’école secondaire. Je veux savoir comment aider à bâtir un avenir durable pour ma génération et les futures générations.

L’hon. Catherine McKenna : Merci, Aiden. Je me suis posé la question moi-même. Comment puis-je aider? J’aime ça parce que tout le monde veut mettre l’épaule à la roue. Alors qu'est-ce qui m’intéresse? Quelles sont mes habiletés, mes compétences? Alors moi j’aime aider les gens à avoir des conversations sur les problèmes. Donc éduquer les gens, avoir des conversations. Il faut avoir des discussions sur le changement climatique ou organiser vos amis pour faire des opérations de nettoyage dans les communautés ou des campagnes de financement pour les organisations qui font du bon travail dans le domaine du changement climatique. Les questions par exemple d’utiliser moins de sacs de plastique, de faire plus de bicyclette, de réduire le chauffage à la maison, mettre des chandails au lieu... Donc il y a des éléments de base que chacun peut faire et puis on peut aussi se joindre à d’autres jeunes qui se soucient et qui s’intéressent à la question pour travailler ensemble. Je le dis, je le répète, il faut travailler ensemble, se serrer les coudes. Il y a dans vos écoles, les clubs environnementaux. C'est une bonne manière de contribuer, par exemple Étudiants sur la glace, c’est un projet qui permet de voir de ses propres yeux.

Et puis bien sûr il faut penser à l’avenir. Si c'est quelque chose qui vous passionne si vous êtes dans le domaine scientifique et soyez devenu un scientifique, joignez-vous à Changement climatique Canada. Ce sont des gens extraordinaires. Parcs Canada aussi fait du travail extraordinaire dans le domaine scientifique. Et puis voyez les manières de contribuer et d’obtenir les compétences requises. Il y a donc une foule d’options différentes pour contribuer. Oui, merci.

Jen Collette : Notre prochaine question vient de Connor Child. À titre de quelqu'un qui fait des études scientifiques je trouve que c'est une question intéressante. Comment parler à quelqu'un qui ne croit pas au changement climatique? Comment l’amener à embarquer?

L’hon. Catherine McKenna : C’est une bonne question. C'est facile de s’imaginer que chacun comprend que le changement climatique est réel. Mais ce n’est pas le cas. Il y en a qui n’y croient pas. Nous devons nous assurer de faire l’éducation des gens. Mais ça revient à ce que je disais tout à l’heure. Il faut rejoindre les gens où ils sont. On peut avoir une excellente présentation scientifique faite par d’éminents scientifiques de calibre mondial mais ça n’aura pas nécessairement un impact. On peut montrer des photos avant et après dans l’article et les changements qui se produisent réellement dans l’article. On peut montrer des graphiques qui montrent que mois après mois, année après année, décennies après décennies les températures changent. Nous avons beaucoup de ressources sur le site web d’Environnement Canada et Changement climatique, on peut y puiser des graphiques, des photos, des faits.

Il faut essayer de savoir, de rejoindre la personne, de quoi cette personne se soucie. Eh bien la plupart des gens se soucient de l’avenir. Ils s’intéressent aux possibilités de profiter des magnifiques régions du Canada. La plupart, beaucoup de gens vont à la pêche. Ils veulent s’assurer de pouvoir continuer d’aller, je ne sais pas, d’aller faire du ski, par exemple. Si nous ne prenons pas de mesures il y a des gens qui vont perdre tout cela. Et même si ce n’est pas votre première préoccupation le changement climatique, la plupart des gens s’intéressent à l’emploi et à l’économie. Or les jeunes souvent se demandent où se trouvent les emplois qui m’attendent? Quel est mon avenir dans le monde professionnel?

Et quand on voit les négociations sur le climat au Maroc cette année, on constate que les gens d’affaires sont là. Il y a tellement de possibilités de faire de bonnes affaires, de créer de nouveaux emplois pour les jeunes, que ce soit dans le solaire, dans l’éolien, des compagnies qui produisent des produits plus durables, et pour les seules raisons économiques nous devons nous orienter dans cette direction. Bien sûr qu’il faut le faire et que tout le monde doit le faire parce que c'est la chose à faire pour notre planète. Mais peu importe pourquoi les gens veulent lutter contre le changement climatique, est-ce que c'est parce qu’ils veulent économiser en dépensant moins pour chauffer leur maison? C'est une bonne raison. Et c'est pourquoi je me demande toujours comment parler aux gens pour les rejoindre, pour avoir vraiment un impact sur le changement climatique. Il ne s’agit pas seulement de sermonner les gens parce que je le sais, j’ai été un enfant et sermonner les gens, ça ne marche pas.

Nous avons un nouvel invité.

Jen Collette : Oui, on va présenter cet invité. Je pense qu’il s’appelle Peter, n’est-ce pas? Bonjour, Peter. Nous ne nous sommes jamais rencontrés. Peter Schiefke est secrétaire parlementaire pour le Conseil de la jeunesse du premier ministre. Avez-vous rencontré la ministre McKenna?

L’hon. Catherine McKenna : Non, nous n’avons jamais travaillé ensemble. Le premier ministre n’aurait pu choisir une meilleure personne pour le représenter et représenter le Canada dans le domaine de la jeunesse. S’il y a quelqu'un qui est extrêmement passionné pour les jeunes mais également pour le changement climatique. Depuis combien de temps travaillez-vous au changement climatique?

Peter Schiefke (secrétaire parlementaire pour le Conseil de la jeunesse du premier ministre): Depuis 10 ans, plus de 10 ans. J’ai dirigé la section canadienne d’une fondation et avant j’ai travaillé en Afrique de l’Est. Ce qui m’a amené à m’intéresser au changement climatique, c'est d’avoir été témoin de l’effet du changement climatique notamment en Ouganda qui venait de sortir d’une guerre civile pour être confrontés à la pire sécheresse dans plus de 75 ans. Et ça a créé 600 000 nouveaux réfugiés. C'est la première fois de ma vie que j’ai entendu l’expression « réfugié climatique ». Et je suis revenu au Canada pour faire l’éducation des Canadiens pour leur apprendre à jouer un rôle positif.

Jen Collette : Eh bien merci beaucoup de vous joindre à nous aujourd'hui. Quelles sont vos réflexions sur la convocation par le ministre McKenna d’une réunion comme celle d’aujourd'hui? Que pensez-vous d’événements comme aujourd'hui?

Peter Schiefke : Je suis en faveur de cela. D’abord je vous remercie de faire cela. C'est extraordinaire. Oui, c'est amusant aussi mais c'est extraordinaire pour nous et c'est passionnant pour la centaine et plus d’étudiants qui sont présents ici. Évidemment le premier ministre est résolument engagé à faire participer les jeunes aux discussions que nous avons au plus haut niveau. C’est un reflet de cet engagement.

Il croit à cela pour plusieurs raisons. Premièrement, le changement climatique est un de ces dossiers qui sont tellement importants pour les jeunes parce que ce sont eux qui ont le plus à gagner ou à perdre de nos décisions d’aujourd'hui. Mais en plus ils ont cette extraordinaire mobilité. Ils peuvent voir le monde pas seulement tel qu’il est mais comme il pourrait être. Et la plupart des idées qu’ils proposent sont originales et créatrices et ils ont une énergie qui est précieuse pour nous, pour les différents ministres. Et beaucoup de ce que nous apprenons vient directement des jeunes. Donc ce que nous entendons aujourd'hui et à la fin de la journée nous allons compiler les données et nous aurons une idée des idées extraordinaires que nous pourrons mettre en œuvre. Espérons-le.

Jen Collette : Parfait. Alors ce que je vais faire…

L’hon. Catherine McKenna : Et il y a une centaine de gens ici mais nous avons des milliers et des milliers de jeunes qui sont en ligne aussi.

Peter Schiefke : Merci à tous d’être en ligne.

Jen Collette : Nous avons reçu des questions de l’ensemble de partout au Canada et comme le ministre l’a dit, il faut rejoindre les gens là où ils sont. Alors peut-être pourriez-vous nous parler de cette optique? Comment amener les jeunes à diffuser le changement, le message sur le changement climatique?

Peter Schiefke : Le premier ministre a créé ce conseil pour le conseiller directement. L’idée était de créer un groupe de jeunes Canadiens de l’ensemble du Canada, de différents bagages, différentes expériences pour discuter des questions qui les intéressent au plus haut point et pour mettre sur la table un vaste éventail d’idées. C’est très semblable à ce qui se fait ici. Moi j’ai pu avoir des discussions au sujet de la communication, du changement climatique, comment mettre en place des mesures qui créent des solutions pour le secteur agricole, par exemple. Tout cela pour dire que ces jeunes viennent de différents milieux un peu partout au Canada et ils avaient tous quelque chose de différent à apporter à la table.

Quelqu'un venait de l’est de la Saskatchewan et il cherchait vraiment des solutions à proposer aux agriculteurs parce que les agriculteurs veulent faire partie de la solution. Ils comprennent que les émissions sont importantes pour eux. Comment s’assurer qu’ils embarquent les agriculteurs. Et il y a une autre étudiante qui a dit qu'elle est du Nunavut, originaire du Nunavut. Et elle a dit nous avons nos propres problèmes là-haut. Nous devons nous assurer de communiquer cela aux Canadiens d’un océan à l’autre pour vraiment discuter des impacts de la manière de communiquer. Et elle diffusait des... Tout cela pour dire que le fait que nous ayons rassemblé ces jeunes de l’ensemble du pays nous permet d’avoir une meilleure compréhension de ce qui se passe.

Jen Collette : Eh bien nous commençons à voir le début d’une tendance de l’engagement des jeunes, et ce que nous avons entendu ce matin en est un indice. Les jeunes veulent faire entendre leur voix et participer à notre processus de décision démocratique.

Peter Schiefke : Et d’après les réactions que j’ai reçues, c'est très populaire. La plupart des gens à qui on demande quelles sont leurs priorités, ils répondent toujours en tête de liste le changement climatique.

Jen Collette : Donc rapidement, les jeunes étaient libres mais ils se sont branchés très rapidement sur notre événement. Alors merci beaucoup d’avoir pris le temps d’être avec nous.

Peter Schiefke : Merci. Je retourne discuter avec les jeunes aux tables.

L’hon. Catherine McKenna : Bon, alors il a insisté sur le fait que les jeunes viennent de milieux différents et nous voulons entendre tout le monde, notamment les agriculteurs, les gens de l’Arctique. Nous sommes un grand pays et les gens sont excités à l’idée de faire partie de la solution. Alors merci pour votre travail.

Peter Schiefke : Merci.

Jen Collette : Bon, je regarde maintenant sur l’écran. Est-ce que nous avons le temps d’une dernière question? Une dernière question rapidement.

L’hon. Catherine McKenna : Elle n’est pas en français?

Jen Collette : Non, malheureusement. Elle vient de Liam Ragan (ph) et voici ce qu’il dit. Je veux essayer de traduire cela.

Peux-tu nous donner un exemple d’un moment quand le gouvernement fédéral a travaillé avec des communautés pour travailler sur les enjeux de durabilité et pourquoi est-ce que c'est si important de travailler avec les différents niveaux du gouvernement?

L’hon. Catherine McKenna : Alors, c’est une très bonne question. Bien, je pense à chaque jour on travaille avec des communautés. Dans mon portfolio. Je travaille tous les jours avec les diverses communautés, que ce soit dans le domaine des parcs, examiner la recherche qui a été faite, comment protéger les parcs et les communautés qui en bénéficient. Il y a un modèle extraordinaire par exemple parmi les Inuits. Il y a des évaluations environnementales. Vous devez absolument travailler avec les communautés parce que ce sont elles qui vivent l’impact. Et il faut aussi trouver des solutions.

Donc c'est quelque chose de très pratique dans mon travail. Bon, il y a des gens qui ressentent l’impact des changements climatiques. Ils veulent des possibilités dans leur communauté. Donc il faut travailler avec les communautés, il faut voir comment les appuyer et nous avons beaucoup de discussions notamment avec des communautés autochtones du Nord qui dépendent du diésel. Et ils veulent se débarrasser du diésel. Comment trouver des solutions locales, créant des emplois et vraiment attrayantes pour les communautés? One ne peut pas partir toujours du haut. C’est très important de rejoindre la base dans les communautés et de comprendre leurs préoccupations. Et souvent ce n’est pas ce que les gens pensent. Les gens s’intéressent à l’environnement mais ils s’intéressent aussi à l’emploi et à la manière dont tout cela est relié. Il ne faut pas imposer ses idées et dire bon, il n’y aura par exemple pas de développement ou bien on fera telle solution. Il faut vraiment avoir l’écoute, de l’écoute et il faut des solutions gagnant/gagnant.

Jen Collette : Eh bien je pense que c'est un excellent point pour mettre fin à cette question, à cette portion questions et réponses. J’espère que les gens qui sont en ligne ont bénéficié de tout cela. Vous avez un avant-goût de ce qui se passe dans cet extraordinaire immeuble ici. C'est une façon assez unique, une occasion unique d’avoir une discussion en tête à tête avec un ministre.

Les discussions et les questions ne s’arrêtent pas ici. Il faut continuer à parler du changement climatique, de trouver des solutions et de les partager et de les partager les efforts et nos actions. So we hope that today was also a learning experience.

Nous espérons qu’aujourd'hui a été une expérience enrichissante. Veuillez rejoindre vos amis sur Facebook ou autres médias sociaux pour discuter de votre expérience d’aujourd'hui et relancer, utilisez le mot clique.

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