Guide d’introduction à la carboneutralité pour les entreprises de fabrication textiles

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Section 1 - Audience visée par ce guide

Ce guide est conçu pour aider les entreprises et les organisations du secteur de la fabrication textile à atteindre la carboneutralité d'ici 2050. Il peut être utilisé par celles qui commencent tout juste leur démarche vers la carboneutralité. Il peut être aussi utilisé par les entreprises et les organisations qui sont déjà bien avancées dans le processus et qui recherchent des conseils plus concrets sur les étapes à suivre.

Ce guide se concentre principalement sur les usines de textiles et les usines de produits textiles (SCIAN 313–314). Cependant, certains éléments de son contenu peuvent également concerner des entreprises issues d'industries connexes, dans lesquelles la production textile est un élément clé de la fabrication de biens « d'utilisation finale », notamment :

1.1 Aperçu du sous-secteur

Les entreprises du sous-secteur de la fabrication textile produisent divers produits textiles, allant des vêtements et articles pour la maison à des biens spécialisés tels que les textiles médicaux, les équipements de protection et les matériaux de construction.

La liste complète des codes pertinents du Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN) pour ce sous-secteur est fournie à l’Annexe 1.

Au Canada, ce sous-secteur compte environ 850 entreprises, dont la plupart sont des petites et moyennes entreprises (PME) employant de quelques personnes à plusieurs centaines d'employés.

Dans la plupart des cas, les entreprises de fabrication textile ne sont pas des émetteurs importants à titre individuel et n'auront pas à apporter de changements significatifs à leur modèle d'affaires à mesure que l'économie passera à la carboneutralité. Cependant, les émissions totales du sous-secteur restent importantes et doivent être réduites si le Canada veut atteindre son objectif de carboneutralité.

Section 2 - La transition vers la carboneutralité

Cette section a pour objectif de fournir de l’information générale et contextuelle pertinente sur la transition vers la carboneutralité, afin d'aider les entreprises de textiles à comprendre leur rôle dans cette transition et à se préparer à élaborer leur stratégie et leur plan de carboneutralité.

Elle décrit à quoi ressemblera la transition vers la carboneutralité pour les entreprises et les organisations du sous-secteur de la fabrication textile au Canada. Elle présente également comment mesurer les émissions à l'aide des méthodes de comptabilisation des GES reconnues à l’échelle internationale.

2.1 L'importance de la planification vers la carboneutralité d'ici 2050

Pour le sous-secteur de la fabrication textile, il est important d'atteindre la carboneutralité, car ses émissions globales sont importantes, même si celles des entreprises, prises individuellement, sont généralement faiblesNote de bas de page 1. Le sous-secteur dans son ensemble a un rôle à jouer dans la transition mondiale vers la carboneutralité.

Pour chacune des entreprises du sous-secteur, il est important de planifier la transition vers la carboneutralité, car cela leur permet de se préparer pour l'avenir. Les entreprises peuvent :

Cela peut également être utile pour se conformer aux normes réglementaires en évolution et participer à des programmes volontaires de réduction des émissions (tel que le Défi carboneutre du gouvernement canadien).

2.2 La transition vers la carboneutralité pour le sous-secteur de la fabrication textile au Canada

Cette section décrit à quoi ressemblera la transition vers le carboneutralité pour l'ensemble du sous-secteur de la fabrication textile au Canada (ce à quoi cela pourrait ressembler pour votre entreprise en particulier est abordé dans la Section 3).

2.2.1 D'où proviennent les émissions du sous-secteur de la fabrication textile

Les activités des entreprises de ce sous-secteur impliquent la transformation de matières premières en produits finis à travers des procédés énergivores tels que :

Les émissions associées à ces opérations proviennent à la fois de la combustion directe de combustibles sur site et d’émissions indirectes tout au long de la chaîne de valeur, incluant :

Vous trouverez ci-dessous des informations détaillées sur l'origine habituelle de ces émissions.

Catégorie : Procédés de fabrication thermiques

Description : Utilisation de chaleur pour la production (teinture, séchage, fixation thermique, collage).

Explication : Émissions directes provenant de l'utilisation d'énergie, notamment le gaz naturel, le pétrole ou l'électricité pour chauffer les machines textiles et produire de la vapeur.

Importance relative des émissions : Élevée

Degré de contrôle de l’entreprise : Moyen à élevé

Catégorie : Chauffage et climatisation des installations

Description : Chauffage des locaux et de l'eau pour les bâtiments et les bureaux.

Explication : Émissions directes provenant de l’utilisation de combustibles fossiles (gaz naturel, pétrole) ; émissions indirectes liées à l'électricité utilisée pour les systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation (CVC) et de chauffage de l'eau.

Importance relative des émissions : Moyenne

Degré de contrôle de l’entreprise : Moyen

Catégorie : Machines et équipements électriques (hors CVC)

Description : Alimentation des moteurs, des métiers à tisser, de l'éclairage et des systèmes de contrôle.

Explication : Émissions indirectes liées à la consommation d'électricité, y compris le fonctionnement des machines, l'éclairage et les systèmes de contrôle au sein de l'installation.

Importance relative des émissions : Faible à moyenne

Degré de contrôle de l’entreprise : Faible à moyen

Catégorie : Transport et expédition

Description : Transport des matières premières et des produits finis (entrants et sortants).

Explication : Émissions provenant du transport de marchandises (camions, navires, trains) pour l'approvisionnement en matières premières et la distribution des produits textiles finis.

Importance relative des émissions : Moyenne à élevée

Degré de contrôle de l’entreprise : Faible à moyen

Catégorie : Déplacements et trajets domicile-travail des employés

Description : Déplacements domicile-travail des employés, livraisons, voyages d'affaires.

Explication : Émissions provenant des déplacements des employés en voiture pour se rendre aux installations de fabrication, ainsi que des voyages liés à l’entreprise pour des réunions ou des besoins logistiques.

Importance relative des émissions : Faible à moyenne

Degré de contrôle de l’entreprise : Moyen

Catégorie : Cycle de vie des fibres

Description : Émissions liées à la production de fils et de fibres et à leur gestion en fin de vie.

Explication : Émissions indirectes liées à la production de fibres synthétiques vierges (polyester, nylon). Émissions plus faibles provenant des matériaux recyclés ou d'origine biologique.

Importance relative des émissions : Moyenne à élevée

Degré de contrôle de l’entreprise : Faible à moyen

2.2.2 Comment réduire les émissions dans le sous-secteur de la fabrication textile

Plusieurs mesures peuvent être prises pour réduire les émissions. Certaines relèvent du contrôle de l'entreprise, tandis que d'autres doivent être mises en œuvre à l'échelle de l'économie dans son ensemble. Les principales mesures d'atténuation qui doivent être mises en œuvre pour que le sous-secteur de la fabrication textile atteigne la carboneutralité sont énumérées ci-dessous.

Catégorie : Procédés de fabrication thermiques

Mesures que les entreprises pourraient prendre :

Mesures à l’échelle de l’économie :

Catégorie : Chauffage et climatisation des installations

Mesures que les entreprises pourraient prendre :

Mesures à l’échelle de l’économie :

Catégorie : Machines et équipements électriques (hors CVC)

Mesures que les entreprises pourraient prendre :

Mesures à l’échelle de l’économie :

Catégorie : Transport et expédition

Mesures que les entreprises pourraient prendre :

Mesures à l’échelle de l’économie :

Catégorie : Déplacements et trajets domicile-travail des employés

Mesures que les entreprises pourraient prendre :

Mesures à l’échelle de l’économie :

Catégorie : Cycle de vie des fibres

Mesures que les entreprises pourraient prendre :

Mesures à l’échelle de l’économie :

Les mesures d’atténuation des émissions énumérées ci-dessus couvrent des sources d'émissions quantifiables dans le sous-secteur de la fabrication textile, qui peuvent être calculées conformément à des normes de comptabilisation reconnues à l’échelle mondiale telles que le Protocole des GES et les normes ISO 14064. Les entreprises de fabrication textile peuvent également contribuer en :

2.3 Mesure des émissions de GES

Déterminer avec précision le profil d'émissions d'une entreprise ou d'une organisation est essentiel pour identifier où orienter les mesures d’atténuation. Il existe plusieurs ressources internationales largement reconnues qui peuvent être utilisées pour calculer les émissions de GES d'une entreprise. Les deux principales ressources sont le Protocole des GES et les normes ISO 14064.

2.3.1 Le Protocole des GES

Le GHG Protocol (le « Protocole des GES ») est le cadre le plus largement utilisé pour la comptabilisation des GES. Il définit, explique et présente différentes options pour appliquer les pratiques exemplaires en matière d'inventaire des émissions de GES. Il est largement utilisé dans de nombreuses initiatives volontaires en matière de GES, notamment le Défi carboneutre du gouvernement du Canada et l'initiative Science Based Targets (SBTi).

Le Protocole des GES utilise des catégories de comptabilisation normalisées que les entreprises peuvent utiliser pour communiquer efficacement leurs données d'émissions aux parties prenantes, aux investisseurs et aux autorités réglementaires.

La catégorisation du Protocole offre une vision globale de l’ensemble de la chaîne de valeur d'une entreprise ou d'une organisation, permettant ainsi une compréhension approfondie des sources d'émissions et des domaines potentiels de réduction des coûts et des émissions de carbone. Ces catégories d'émissions seront mentionnées tout au long de ce guide, et sont les suivantes :

Émissions de portée 3

Le Protocole distingue quinze catégories d'émissions de portée 3 :

2.3.2 Organisation internationale de normalisation

Les normes14064 de l’Organisation internationale de normalisation (ISO) peuvent être utilisées pour quantifier, surveiller, déclarer et vérifier les émissions de GES. Les normes pertinentes sont :

La série ISO 14064 est complémentaire au Protocole des GES et les entreprises peuvent tirer avantage de l'utilisation des deux ensembles de références.

Plus précisément, si une entreprise souhaite faire vérifier son inventaire des émissions de GES par un tiers accrédité, il est recommandé d’utiliser la norme ISO 14064-1. Cela garantit que l’inventaire des émissions de GES est élaboré de manière à pouvoir être facilement vérifié et comparé aux inventaires d'autres organisations.

Section 3 - Stratégie et planification vers la carboneutralité pour les entreprises de la fabrication textile

L'objectif de cette section est d'aider les entreprises de fabrication textile à élaborer une stratégie et un plan pour atteindre la carboneutralité d'ici 2050 ou avant. Elle vise également à renforcer leur position concurrentielle dans un monde carboneutre. Cette section s'adresse aux entreprises qui comprennent le contexte et les informations fournis dans la Section 2 et qui sont prêtes à passer à l'action.

Veuillez noter que ce guide est basé sur les activités types d'une entreprise du sous-secteur de la fabrication textile. Bien qu'il fournisse des indications pour simplifier le processus de planification de la carboneutralité, votre entreprise ou organisation doit l'adapter à sa propre situation pour définir la voie à suivre.

3.1 Stratégie d'entreprise dans un monde carboneutre

Avant d'élaborer un plan de carboneutralité détaillé, votre entreprise doit définir une stratégie d'entreprise qui détermine de manière générale comment elle souhaite se positionner dans un monde carboneutre. Votre entreprise doit étudier et évaluer à la fois le paysage concurrentiel externe et ses forces et faiblesses internes afin de déterminer la meilleure voie à suivre.

Voici quelques questions que vous pourriez vous poser :

3.1.1 Modèle d’affaires carboneutre

Ensuite, vous devriez réfléchir à la nécessité pour votre entreprise d’apporter des changements à son modèle d’affaires.

Pour de nombreuses entreprises du sous-secteur de la fabrication textile, atteindre la carboneutralité ne modifiera peut-être pas radicalement les opérations quotidiennes, puisque les activités de fabrication principales resteront centrales.

Cependant, les matériaux utilisés, les sources d'énergie alimentant les équipements et les attentes des clients ainsi que des partenaires de la chaîne d'approvisionnement évoluent. Cette transition représente une occasion non seulement de décarboner, mais aussi de repositionner stratégiquement l'entreprise pour assurer son succès à long terme. Les entreprises qui :

seront mieux placées pour prospérer dans une économie à faible émission de carbone.

3.1.2 L'avantage concurrentiel de la carboneutralité

Passer à la carboneutralité ne consiste pas seulement à gérer les risques, cela offre également de réelles opportunités de croissance et de différenciation.

Au Canada, les industries en pleine croissance telles que la construction écologique, le transport propre et le développement de bioproduits devraient accroître la demande pour des textiles durables et performants. Les entreprises peuvent envisager de fournir des textiles spécialisés à faible empreinte carbone destinés à être utilisés dans :

Par ailleurs, les acheteurs nationaux et internationaux recherchent des fournisseurs capables de les aider à atteindre leurs propres objectifs climatiques.

Les fabricants canadiens qui font preuve de leadership en matière de réduction des émissions et d'innovation dans le domaine des matériaux auront un avantage concurrentiel pour obtenir des contrats à long terme et des partenariats de marque.

C'est également l'occasion de repenser la façon dont votre entreprise se positionne sur le marché: présenter votre entreprise comme un fournisseur de textiles écologique – avec des certifications tierces, des objectifs climatiques clairs et une transparence dans l’approvisionnement – peut attirer des acheteurs soucieux de l'environnement. Il pourrait aussi constituer un signal fort de crédibilité, d'innovation et de leadership tourné vers l’avenir.

3.2 Planification vers la carboneutralité pour les entreprises de la fabrication textile

Une fois que vous aurez une idée de ce que pourrait être la transition vers la carboneutralité à l'échelle mondiale et dans votre secteur, et que vous aurez réfléchi à la stratégie de votre entreprise dans un monde carboneutre, vous serez prêts à élaborer un plan de carboneutralité qui définira les mesures concrètes possibles.

Cette section passe en revue les étapes que votre entreprise devra suivre pour élaborer un plan de carboneutralité crédible et réalisable, notamment :

Étape 1 : Créer un inventaire des GES pour l'année de référence
Étape 2 : Identifier les mesures d'atténuation des GES
Étape 3 : Évaluer et hiérarchiser les mesures d'atténuation des GES
Étape 4 : Fixer des objectifs et établir un calendrier de mise en œuvre
Étape 5 : Surveiller la mise en œuvre et réviser périodiquement le plan

Vous trouverez ci-après des précisions sur la manière de réaliser chacune de ces étapes.

Pour certaines entreprises de fabrication textile, il est possible d’élaborer un plan simple de carboneutralité à l’interne.

Cependant, certaines entreprises peuvent avoir des situations plus complexes ou manquer de ressources internes nécessaires pour créer un plan de carboneutralité crédible. Dans ces cas, elles peuvent faire appel à une expertise externe en technologies propres, en transition énergétique, en politique énergétique et climatique, ainsi qu’en finance.

Pour les grandes entreprises, l'élaboration et la mise en œuvre d'un plan de carboneutralité robuste nécessitent généralement la mobilisation de plusieurs services. La planification est grandement facilitée par un engagement solide et une orientation claire de la part de la haute direction, afin d’assurer une collaboration interfonctionnelle et un alignement sur les objectifs de durabilité.

3.2.1 Étape 1 : Créer un inventaire des GES pour l'année de référence

La première étape de l'élaboration d'un plan de carboneutralité consiste à dresser un inventaire de vos émissions de GES pour une période d'un an, ce qui constituera votre année de référence. Pour créer l'inventaire de l'année de référence, vous devrez :

Définir les limites de l'inventaire pour votre organisation

Définir les limites de l'inventaire vous permet de déterminer quelles sont les sources d'émissions résultant de vos activités et, par conséquent, quelles émissions devront être réduites pour atteindre la carboneutralité.

En général, les limites de l'inventaire peuvent être définies selon trois critères : l’action participative, le contrôle financier, et le contrôle opérationnel. Veuillez consulter les ressources suivantes pour plus de détails sur la manière de définir les limites de l’inventaire pour votre organisation :

Identifier les sources d'émissions

La liste ci-dessous répertorie les sources d'émissions courantes des entreprises de fabrication textile. Identifiez celles qui s'appliquent à votre organisation.

Sources courantes d'émissions liées aux procédés de fabrication thermiques :

Sources courantes d'émissions liées au chauffage et la climatisation des installations :

Sources courantes d'émissions liées aux machines et aux équipements électriques (hors CVC) :

Sources courantes d'émissions liées au transport et l’expédition :

Sources courantes d’émissions liées aux déplacements et trajets domicile-travail des employés :

Sources courantes d'émissions liées au cycle de vie des fibres :

Une fois que vous avez identifié les sources d'émissions, vous devez déterminer à quelle catégorie appartient chaque source (c'est-à-dire de portée 1, 2 ou 3), comme le décrit le Protocole des GES.

La liste ci-dessus identifie les sources d'émissions les plus courantes pour les entreprises de fabrication textile. Il convient de consulter la liste complète des émissions de portée 3 afin de déterminer s'il existe d'autres sources susceptibles d'être pertinentes pour votre entreprise.

Quantifier vos émissions

Une fois les sources d'émissions identifiées, vous devez quantifier vos émissions. Pour ce faire, vous devez collecter des données d'activité et des facteurs d'émission qui quantifient les émissions de GES associées à chaque type d'activité.

Les données d'activité sont des mesures quantitatives des activités qui entraînent des émissions de GES. En voici quelques exemples :

Les facteurs d'émission sont des ratios calculés qui précisent la quantité de GES émise par unité d'activité. En multipliant les données d'activité par le facteur d'émission approprié, on obtient une estimation des émissions totales associées à cette activité.

Plusieurs organismes réputés fournissent des facteurs d'émission accessibles au public. ECCC met à disposition les ressources suivantes pour trouver des facteurs d'émission :

Voici d'autres ressources utiles pour créer votre inventaire des GES :

3.2.2 Étape 2 : Identifier les mesures d'atténuation des GES

Une fois l'inventaire des GES de l'année de référence terminé, la deuxième étape consiste à identifier les mesures que votre entreprise pourrait prendre pour réduire ces émissions. Les mesures d'atténuation possibles pour chaque catégorie d'émissions sont présentées dans les sections ci-dessous.

Si aucune de ces mesures d’atténuation n'est réalisable pour votre entreprise, vous pouvez envisager l’achat de crédits de compensation carbone.

Procédés de fabrication thermiques

Les principales mesures d'atténuation des émissions de GES provenant des procédés de fabrication thermiques sont énumérées ci-dessous, selon les informations disponibles pour le secteur et les études existantes. Plus d’information peuvent être trouvées à :

Atteindre la carboneutralité dans les processus de fabrication thermiques dépendra principalement de l'électrification des systèmes qui reposent actuellement sur les combustibles fossiles. L'électrification offre le plus grand potentiel de réduction des émissions. Sur la durée de vie des équipements, l’électrification peut également permettre de réaliser des économies opérationnelles. Plus d’information peuvent être trouvées à :

Les mesures d'efficacité énergétique, en particulier dans les processus déjà électrifiés, sont également essentielles, car elles contribuent à maximiser les réductions d'émissions et à réduire encore davantage les coûts énergétiques. Cependant, l'efficacité énergétique et la récupération de chaleur ne peuvent à elles seules permettre d'atteindre la carboneutralité.

Mesures d’atténuation possibles pour les chaudières à vapeur pour la teinture, décapage et le finissage :

Mesures d’atténuation possibles pour les séchoirs à gaz et rames de séchage :

Mesures d’atténuation possibles pour l’eau de traitement chauffée et bains chimiques :

Chauffage et refroidissement des installations

Les principales mesures d'atténuation des émissions de GES provenant du chauffage et du refroidissement des installations sont énumérées ci-dessous. Ces mesures d'atténuation possibles sont présentées approximativement par ordre d'importance, de la plus à la moins efficace et pratique.

Mesures d’atténuation possibles pour le chauffage au gaz naturel (chaudières, chaudières à mazout) :

Mesures d’atténuation possibles pour chauffage de l'eau pour l'assainissement et les processus (chaudières, systèmes de réservoirs) :

Mesures d’atténuation possibles pour la climatisation et la ventilation mécanique :

Mesures d’atténuation possibles pour la consommation d'électricité pour les systèmes CVC et l'éclairage :

Mesures d’atténuation possibles pour les réfrigérants libérés par les climatiseurs et les thermopompes :

Machines et équipements électriques (hors CVC)

Les principales mesures d'atténuation des émissions de GES liées aux machines et équipements électriques non CVC sont énumérées ci-dessous.

Mesures d’atténuation possibles pour le fonctionnement électrique des métiers à tisser, des machines à tricoter, à coudre et à filer :

Mesures d’atténuation possibles pour les systèmes auxiliaires tels que compresseurs, pompes à vide et moteurs :

Mesures d’atténuation possibles pour l’éclairage, les panneaux de commande, les systèmes informatiques et les appareils électroniques :

Transport et expédition

Les principales mesures d'atténuation des émissions de GES liées au transport et à l’expédition sont énumérées ci-dessous.

Mesures d’atténuation possibles pour les camions diesel utilisés pour le transport de matières premières et de produits finis :

Mesures d’atténuation possibles pour le transport ferroviaire ou maritime pour les mouvements de la chaîne d'approvisionnement sur de longues distances :

Mesures d’atténuation possibles pour le transport aérien pour les expéditions urgentes ou à l'étranger :

Mesures d’atténuation possibles pour les émissions liées à l'emballage :

Déplacements et trajets domicile-travail des employés

Les principales mesures d'atténuation des émissions de GES liées aux déplacements et aux trajets domicile-travail des employés sont énumérées ci-dessous.

Mesures d’atténuation possibles pour les déplacements quotidiens des employés en véhicules à essence ou diesel :

Mesures d’atténuation possibles pour les déplacements professionnels en voiture ou en avion pour les réunions avec les fournisseurs, les salons professionnels, etc. :

Cycle de vie des fibres

Les principales mesures d'atténuation des émissions de GES liées au cycle de vie des fibres sont énumérées ci-dessous.

Mesures d’atténuation possibles pour les émissions provenant de la culture du coton (machines diesel, utilisation d'engrais, irrigation) :

Mesures d’atténuation possibles pour les émissions de méthane provenant des animaux utilisés dans la production de laine :

Mesures d’atténuation possibles pour la consommation de combustibles fossiles et émissions liées à la fabrication de fibres synthétiques (par exemple, le polyester) :

Crédits compensatoires de carbone

L'achat de crédits de compensation carbone est une mesure d'atténuation qui peut être prise lorsqu'aucune autre option n'est envisageable.

Les crédits compensatoires représentent les réductions ou les suppressions d'émissions de GES générées par des activités supplémentaires à ce qui se serait produit en l'absence du projet de compensation. Ces crédits proviennent d’activités allant au-delà des exigences légales et des normes habituelles. Chaque crédit généré par un projet de compensation représente une tonne d’éq. CO2 réduite ou retirée de l'atmosphère.

Aujourd'hui, la plupart des projets de compensation sont des projets de réduction des émissions. Cependant, à mesure que l'économie se rapproche de la carboneutralité, les possibilités de compensation par la réduction des émissions diminueront, car les émissions baisseront dans tous les secteurs de l'économie. Les entreprises qui ont recours à la compensation devraient donc, au fil du temps, augmenter la part de leurs compensations provenant de l'élimination du carbone.

3.2.3 Étape 3 : Évaluer et hiérarchiser les mesures d'atténuation des GES

Maintenant que plusieurs mesures d'atténuation possibles ont été identifiées, les entreprises devront les évaluer et les hiérarchiser.

Chaque entreprise aura un cadre d'évaluation différent en fonction de divers facteurs, notamment son niveau d'ambition, sa situation financière, ses ressources et le soutien de sa direction. Les entreprises devraient également envisager de soutenir les entreprises canadiennes lorsqu'elles choisissent des stratégies d'atténuation.

Les facteurs communs que les entreprises doivent prendre en compte lors de l'évaluation et de la hiérarchisation des mesures d'atténuation des émissions sont énumérés ci-dessous.

Impact sur les émissions

Avantages possibles :

Inconvénients possibles :

Maturité technologique

Avantages possibles :

Inconvénients possibles :

Coût d’investissement

Avantages possibles :

Inconvénients possibles :

Coûts de fonctionnement et d’entretien

Avantages possibles :

Inconvénients possibles :

Disponibilité

Avantages possibles :

Inconvénients possibles :

Calendrier

Avantages possibles :

Inconvénients possibles :

Considérations liées au mode de vie

Avantages possibles :

Inconvénients possibles :

Une fois cette analyse des mesures d'atténuation terminée et les ressources disponibles et les priorités stratégiques de votre entreprise identifiées, vous serez en mesure d’identifier les mesures d'atténuation principales à entreprendre.

Vous effectuerez cet exercice en vous basant sur la situation actuelle, mais tous ces facteurs évoluent constamment. Il sera donc nécessaire de répéter régulièrement cet exercice au fur et à mesure que le contexte changera.

3.2.4 Étape 4 : Fixer des objectifs et établir un calendrier de mise en œuvre

Maintenant que vous avez identifié vos principales sources d'émissions ainsi que les mesures potentielles pour décarboner vos activités, il est temps d'évaluer ce qui est réalisable dans des délais spécifiques, et de fixer vos objectifs.

Tâche 1 : Envisager des objectifs intermédiaires pour atteindre la carboneutralité d'ici 2050

Les objectifs constituent une base essentielle pour les efforts de décarbonation. Ils communiquent l'ambition d'une entreprise, permettent à l'organisation de coordonner sa réponse et fournissent un point de référence pour mesurer les progrès accomplis.

De nombreuses initiatives volontaires, dont le Défi carboneutre du gouvernement du Canada, exigent que les entreprises participantes planifient leur trajectoire vers la carboneutralité d'ici 2050 ou avant. Cela est conforme aux engagements législatifs du Canada en matière de carboneutralité et aux recommandations de l'initiative Science Based Targets.

Les objectifs intermédiaires sont essentiels pour concentrer l'attention sur ce qui est possible de réaliser à court terme et pour garantir des progrès. Certaines entreprises ont adopté des objectifs à court terme afin d’affirmer leur ambition d’être des chefs de file dans leur secteur ou de s'harmoniser avec l'objectif national du Canada visant une réduction des émissions de 40 à 45 % d'ici 2030.

Les objectifs intermédiaires ont plus de chances d'être atteints lorsqu'ils sont alignés sur vos objectifs stratégiques et fondés sur une analyse solide des coûts, du calendrier et de l'efficacité des mesures d'atténuation proposées.

Tâche 2 : Préparer un calendrier de mise en œuvre

Les mesures d'atténuation devraient être inscrites dans un calendrier afin d'établir ou de confirmer les objectifs intermédiaires et de servir de base à un plan de décarbonation progressif.

À l'étape 3, vous avez évalué plusieurs mesures d'atténuation possibles, ce qui peut vous aider à déterminer un calendrier de mise en œuvre réaliste.

Les facteurs qui influencent le calendrier incluent :

Tâche 3 : Additionner vos réductions d'émissions au fil du temps

Chacune des mesures que vous avez décidé de prendre peut être intégrée à votre plan, accompagnée des réductions prévues au fil du temps. En additionnant les réductions projetées à des dates intermédiaires clés (par exemple, 2030, 2035, etc.), vous pourrez ensuite valider (ou établir) des objectifs intermédiaires appropriés.

Il est important de se rappeler que la carboneutralité ne peut être atteinte que si les autres organisations de votre chaîne de valeur décarbonent également leurs activités en même temps. Par conséquent, la trajectoire vers une décarbonation complète demeure incertaine.

Au fil du temps, à mesure que la fabrication, le transport et la production d'énergie se décarboneront, l'intensité carbone des biens et services dont votre entreprise a besoin diminuera. La carboneutralité deviendra alors plus accessible.

Favoriser la collaboration et maintenir une communication ouverte avec les partenaires de votre chaîne de valeur seront essentiels pour accélérer la transition et accroître la clarté entourant votre propre plan de carboneutralité.

3.2.5 Étape 5 : Surveiller la mise en œuvre et réviser périodiquement le plan

La décarbonation complète de l'économie prendra du temps. Il est difficile d'anticiper les avancées qui prendront place au cours des cinq prochaines années, et encore moins d’ici 30 ans. La planification vers la carboneutralité sera nécessairement un processus itératif. Les plans devront être ajustés périodiquement pour refléter l'évolution des circonstances – qu’elles soient technologiques, économiques, sociales ou géopolitiques – et à mesure que l’ensemble de l’économie progressera vers la carboneutralité.

Vous devriez mettre en place un processus régulier pour assurer le suivi de la mise en œuvre de votre plan, par exemple :

Prochaines étapes

Si vous êtes prêt à passer à l'étape suivante, apprenez-en davantage sur la façon d’adhérer au Défi carboneutre du gouvernement du Canada.

Glossaire

Année de référence :
année historique par rapport à laquelle les émissions d'une entreprise sont suivies dans le temps afin de les comparer aux émissions futures. Il doit s'agir d'une période consécutive de douze mois, correspondant soit à une année civile complète, soit à une période chevauchant deux années civiles.
Carboneutralité :
atteindre la carboneutralité signifie que les émissions anthropiques de gaz à effet de serre dans l'atmosphère sont compensées par les éliminations anthropiques de gaz à effet de serre dans l'atmosphère sur une période donnée; pour les organisations, la carboneutralité est généralement considérée comme la condition dans laquelle les émissions ont été réduites de telle sorte qu'il ne reste que des émissions résiduelles et que la compensation est limitée aux crédits d'élimination uniquement (ISO 14068).
Chaîne de valeur :
ensemble des processus ou activités d’une entreprise menant à la production d'un bien ou d'un service destiné au marché, de la conception à l'utilisation finale et au-delà. Une chaîne de valeur simplifiée comprendrait les services d'entreprise (par exemple, le marketing et la logistique), la recherche et le développement, les intrants, l'assemblage, la distribution, les ventes et le service après-vente.
Coefficient d'émission :
valeur qui quantifie la quantité moyenne d'émissions associées à une activité. Pour plus de détails sur les coefficients d'émission propres au Canada, consultez le dernier Rapport d'inventaire national du Canada.
Crédits compensatoires :
représentent les réductions ou les éliminations d'émissions de GES générées par des activités qui s'ajoutent à ce qui se serait produit en l'absence du projet de compensation (c'est-à-dire, générées par des activités qui vont au-delà des exigences légales et d'une norme habituelle). Chaque crédit compensatoire généré par un projet de compensation représente une tonne d'équivalent dioxyde de carbone (éq. CO2) réduite ou éliminée de l'atmosphère.
Décarbonation :
processus de réduction des émissions de dioxyde de carbone d'un produit, d'un processus, d'une installation ou d'un secteur.
Défi carboneutre :
programme volontaire du gouvernement du Canada qui encourage les entreprises à élaborer et à mettre en œuvre des plans crédibles et efficaces pour faire passer leurs installations et leurs activités à la carboneutralité d'ici 2050.
Efficacité énergétique :
mesure de l'efficacité avec laquelle l'énergie est utilisée à des fins données. Il s'agit d'un rapport ou d'une autre relation quantitative entre un extrant de rendement, de service, de biens, de marchandises ou d'énergie, et un intrant d'énergie. 
Émissions :
rejet de gaz à effet de serre (ou d'autres substances) dans l'atmosphère.
Émissions de la chaîne de valeur :
émissions indirectes qui peuvent exister en amont ou en aval des activités d'une entreprise. Les émissions de la chaîne de valeur sont également appelées émissions de portée 3.
Émissions de portée 1 :
émissions directes d'une entreprise, principalement la production d'électricité, de chaleur ou de vapeur, le traitement physique ou chimique, le transport et les émissions fugitives (Protocole des GES 2004 : 101).
Émissions de portée 2 :
émissions indirectes d'une entreprise liées à l'achat d'électricité, de chauffage/refroidissement et de vapeur pour sa propre consommation (Protocole des GES 2004 : 101).
Émissions de portée 3 :
émissions indirectes d'une entreprise, à l'exclusion de celles couvertes par les émissions de portée 2. Également appelées émissions de la chaîne de valeur (Protocole des GES : 101).
Émissions directes :
émissions provenant de sources détenues ou contrôlées par une entreprise ou une organisation (Protocole des GES 2004 : 97).
Émissions en amont :
émissions provenant des activités en amont liées aux activités d'une entreprise, y compris les biens et services achetés, les biens d'équipement, les activités liées au carburant et à l'énergie, le transport et la distribution en amont, les déchets générés par les activités, les voyages d'affaires et les déplacements des employés.
Émissions en aval :
émissions provenant d'activités en aval associées aux activités d'une entreprise, y compris le traitement des produits vendus, l'utilisation des produits vendus, les investissements, les franchises, le transport et la distribution en aval, le traitement en fin de vie des produits vendus et les actifs loués en aval.
Émissions indirectes :
émissions qui résultent des activités d'une entreprise, mais qui proviennent de sources détenues ou contrôlées par une autre entreprise (Protocole des GES 2004 : 99).
Équivalent dioxyde de carbone (éq. CO2) :
unité de mesure permettant de comparer les gaz à effet de serre (GES) ayant des potentiels de réchauffement planétaire (PRP) différents. Cette unité de mesure permet d'exprimer d’autres GES en fonctions du PRP d'une unité de CO2. Pour exprimer les émissions de GES en unités d’éq. CO2, la quantité d'un GES donné est multipliée par son PRP.
Gaz à effet de serre (GES) :
gaz qui absorbe et réémet le rayonnement, provoquant l'effet de serre, qui contribue au réchauffement climatique. Aux fins du présent guide et du Défi carboneutre, les GES comprennent tous ceux qui sont soumis à déclaration dans le cadre du Programme de déclaration des gaz à effet de serre. Cela comprend le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), l'oxyde nitreux (N2O), l'hexafluorure de soufre (SF6), 13 hydrofluorocarbures (HFC) différents et 7 perfluorocarbures (PFC) différents.
Inventaire des émissions :
liste quantifiée des émissions et des sources d'émissions d'une entreprise, d'une organisation, d'une municipalité, d'une région, d'une province/territoire ou d'un pays.
Limites de l'inventaire :
permettent à un participant de déterminer quelles sources d'émissions résultent de ses activités et, par conséquent, quelles émissions devront être traitées afin d'atteindre la carboneutralité d'ici 2050. En général, les limites de l'inventaire comprennent les limites géographiques et les limites organisationnelles.
Limites organisationnelles :
limites qui déterminent les activités détenues ou contrôlées par une entreprise, en fonction de l'approche de consolidation adoptée (action participative, contrôle opérationnel ou contrôle financier).
Plan de carboneutralité :
un plan de carboneutralité comprend un inventaire des émissions et une année de référence, des objectifs intermédiaires, une description des scénarios envisagés, des trajectoires et des stratégies d'atténuation, ainsi qu'une description générale de la manière dont la planification vers la carboneutralité sera intégrée dans la gouvernance et les divulgations de l'entreprise.
Portée :
définit les limites opérationnelles par rapport aux émissions directes et indirectes (Protocole des GES : 101).
Potentiel de réchauffement planétaire (PRP) :
permet de comparer l’impact de différents gaz ou de différentes particules (tels que le carbone noir) sur le réchauffement climatique. Il s'agit d'une mesure de la quantité d'énergie que les émissions d'une tonne d'un gaz ou d'une particule absorberont sur une période donnée, par rapport aux émissions d'une tonne de dioxyde de carbone. Aux fins de la planification vers la carboneutralité, il est recommandé d'utiliser le PRP sur 100 ans.
Stratégie d'atténuation :
pratique, processus ou technologie qui contribue à l'atténuation, par exemple, l'amélioration de l'efficacité énergétique et l'adoption de sources d'énergie renouvelables.

Annexe 1 : Système de classification des industries de l'Amérique du Nord

Selon le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN), les entreprises et organisations du secteur de la fabrication textile comprennent :

313 – Usines de textiles

3131 – Usines de fibres, de filés et de fils

31311 – Usines de fibres, de filés et de fils

3132 – Usines de tissus

31321 – Usines de tissus larges

31322 – Usines de tissus étroits et de broderie schiffli

31323 – Usines de non-tissés

31324 – Usines de tricots

3133 – Finissage de textiles et de tissus et revêtement de tissus

31331 – Finissage de textiles et de tissus

31332 – Revêtement de tissus

314 – Usines de produits textiles

3141 – Usines de textiles domestiques

31411 – Usines de tapis et de carpettes

31412 – Usines de rideaux et de linge de maison

3149 – Usines d'autres produits textiles

31491 – Usines de sacs en textile et de grosse toile

31499 – Usines de tous les autres produits textiles

Annexe 2 : Alternatives électriques pour les procédés de fabrication thermiques

Cette section présente un aperçu des alternatives électrifiées aux procédés de fabrication thermiques dans le secteur de la fabrication textile. Elle vise uniquement à offrir des indications générales.

La pertinence et les performances de chaque technologie varieront selon le contexte opérationnel, la configuration des équipements et les besoins propres à chaque installation. Il est recommandé aux entreprises d’évaluer la pertinence et la faisabilité de chaque option en fonction de leurs exigences techniques, financières et opérationnelles avant de prendre des décisions d'investissement.

Technologie : Chaudières à vapeur électriques

Description : Utilisent l'électricité (par résistance ou électrode) pour produire de la vapeur destinée au chauffage des procédés.

Idéale pour : Tout procédé utilisant actuellement des chaudières à vapeur, notamment pour la teinture, le lavage et la finition.

Considérations : Haute efficacité, propre et fiable, intégration simple dans les systèmes à vapeur.

Technologie : Chaudières électriques à huile thermique

Description : Systèmes électrifiés qui chauffent les huiles thermiques utilisées dans des applications à haute température (par exemple, le thermofixage).

Idéal pour : Les procédés nécessitant des températures élevées et stables, notamment le thermofixage, le collage et le revêtement.

Considérations : Évite les problèmes de pression liés à la vapeur; permet un chauffage à haute température (jusqu'à 400 °C).

Technologie : Thermopompes industrielles

Description : Utilisent des cycles frigorifiques pour extraire la chaleur des flux de déchets ou de sources ambiantes, puis en augmenter la température.

Idéal pour : Les procédés à basse et à moyenne température, tels que le préchauffage, le lavage, la teinture et le séchage.

Considérations : Très efficaces et peuvent réduire considérablement les coûts énergétiques.

Technologie : Chauffage par induction

Description : Utilise des champs électromagnétiques pour chauffer les matériaux conducteurs directement et avec précision.

Idéal pour : Le collage de couches, activation d'adhésifs, chauffage de moules.

Considérations : Excellent pour le chauffage localisé; haute précision; idéal pour les tâches sur de petites surfaces ou à haute vitesse.

Technologie : Chauffage par radiofréquence (RF)

Description : Utilise des champs électriques alternatifs pour générer un chauffage interne uniforme dans les matériaux diélectriques.

Idéal pour : Le séchage de non-tissés, de tissus épais, d'adhésifs.

Considérations : Efficace pour les matériaux à faible conductivité ; équipements spécialisés ; coût d'investissement moyen.

Technologie : Chauffage électrique infrarouge (IR)

Description : Convertit l'électricité en chaleur rayonnante pour un chauffage en surface.

Idéal pour : Le séchage de tissus, la finition de surface, la polymérisation de revêtements.

Considérations : Faible entretien; réponse rapide; peut être ajouté en modernisation ou en modules; coût relativement faible.

Technologie : Chauffage ultraviolet (polymérisation UV)

Description : Utilise la lumière UV pour polymériser instantanément les adhésifs, les encres et les revêtements.

Idéal pour : La polymérisation de revêtements et d’adhésifs sur les textiles techniques.

Considérations : Nécessite des matériaux réactifs aux UV; aucune énergie thermique requise.

Technologie : Chauffage par micro-ondes

Description : Utilise le chauffage diélectrique pour chauffer les matériaux de manière volumique de l'intérieur.

Idéal pour : Le séchage de tissus volumineux ou épais qui retiennent l'humidité.

Considérations : Séchage très uniforme; adapté aux produits sensibles à la chaleur; coût d'investissement plus élevé, mais un rendement plus rapide.

Technologie : Stockage d'énergie thermique

Description : Stocke la chaleur électrique excédentaire ou produite hors pointe (par exemple, dans des réservoirs d'eau ou des lits de sel) pour une utilisation ultérieure.

Idéal pour : Complémentaire à tout système thermique électrique ; gestion des charges de pointe.

Considérations : Utile pour la gestion de la charge du réseau; complément aux chaudières et thermopompes; coût modéré ; dépend de la tarification du réseau électrique.

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2026-04-22