Événements importants de l’histoire des Canadiens d’origine asiatique

Renseignez-vous sur les événements historiques et importants de l’histoire des Canadiens d’origine asiatique qui ont contribué à façonner le Canada d’aujourd’hui.
Sur cette page :

Règlement sur le voyage continu

En 1908, le gouvernement du Canada a adopté le Règlement sur le voyage continu. Il s’agissait en fait d’une disposition à la Loi sur l’immigration qui interdisait l’immigration de toute personne qui n’arrivait pas au Canada après un voyage sans interruption de son pays natal ou de citoyenneté.

Cette mesure a constitué un obstacle de taille à l’immigration provenant de l’Asie, puisque les voyages en provenance de la plupart des pays asiatiques exigeaient des escales. Pour les Indiens, qui étaient aussi des sujets britanniques, cette loi faisait en sorte qu’il était impossible pour eux d’entrer au Canada à titre d’immigrants.

Cette loi avait été créée en réponse aux craintes de nombreux Canadiens qui caractérisaient « d’invasion indienne » ou « d’invasion hindoue » l’arrivée d’immigrants provenant de l’Inde. Les premiers Asiatiques du Sud à immigrer au Canada étaient des sikhs de la province indienne du Pendjab. Leur présence entraîna des hostilités raciales et du ressentiment qui étaient aussi dirigés vers d’autres communautés de minorités visibles. L’incident du Komagata Maru a mené au changement de cette loi.

Incident du Komagata Maru

Le 4 avril 1914, le vapeur Komagata Maru a quitté Hong Kong. Après des escales à Shanghai et dans les ports japonais de Moji et de Yokohama, il est entré dans le port de Vancouver, en Colombie‑Britannique, en mai 1914. Les passagers à son bord, principalement des sikhs du Pendjab, en Inde, et tous des sujets britanniques, contestaient la disposition sur le passage sans escale que le Canada avait appliquée à la Loi sur l’immigration en partie pour restreindre l’immigration en provenance de pays non européens.

La loi stipulait que : « les immigrants peuvent être empêchés de débarquer ou de venir au Canada à moins qu’ils n’arrivent de leur pays natal ou de citoyenneté, à la suite d’un voyage ininterrompu et à l’aide de billets achetés avant de quitter leur pays de naissance ou de citoyenneté ». Comme la majorité des passagers ne répondaient pas à ce critère, le Komagata Maru n’a pas été autorisé à amarrer. Seuls vingt résidents de retour au pays et le médecin du navire et les membres de sa famille ont obtenu la permission d’entrer au Canada. Après être restés dans le port pendant deux mois dans des conditions difficiles, le navire et la plupart de ses passagers furent obligés de retourner en Inde, où un affrontement avec des militaires britanniques se solda par le décès de 19 passagers.

Le Règlement sur le voyage continu est resté en vigueur jusqu’en 1947.

Le 28 mai 2016, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a présenté des excuses officielles dans la Chambre des communes pour l’incident du Komagata Maru aux victimes et à leur famille.

Loi de l’immigration chinoise

Bien qu’une taxe d’entrée de plus en plus prohibitive ait existé pendant plus de 35 ans, la Loi de l’immigration chinoise de 1923 a marqué une période de racisme législatif. Les travailleurs chinois n’étaient plus requis, car le chemin de fer Canadien Pacifique était maintenant terminé et, à cette époque, seuls les marchands, les diplomates, les étudiants et ceux qui avaient reçu une exemption pour « circonstances exceptionnelles » du ministre de l’Immigration avaient le droit d’entrer.

Malgré la taxe d’entrée, les immigrants chinois ont continué de venir au Canada. Le 1er juillet 1923 (fête du Dominion), le Parlement canadien a adopté la Loi de l’immigration chinoise qui interdisait à presque tous les immigrants chinois d’entrer au Canada. La Loi de l’immigration chinoiseest couramment appelée la « loi d’exclusion » puisqu’elle empêchait la réunification de nombreux résidents avec leur famille. Comme le Parlement a adopté cette loi le jour de la fête du Dominion, la communauté chinoise au Canada a appelé ce jour le « Jour de l’humiliation ». En effet, pour eux, cette loi était la forme ultime d’humiliation.

La Loi de l’immigration chinoise a été abrogée en 1947. Durant les années où la Loi a été en vigueur, moins de 50 Chinois ont pu entrer au Canada.

Internement des Japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale

Peu après l’entrée du Japon dans la Deuxième Guerre mondiale le 7 décembre 1941, les Canadiens d’origine japonaise ont été expulsés de la côte Ouest. L’argument de la « nécessité militaire » fut invoqué comme justification pour leur déplacement et incarcération en masse, en dépit du fait que rien ne donnait à penser que les Canadiens d’origine japonaise posaient une menace à la sécurité du Canada. L’exclusion de la côte Ouest se poursuivit jusqu’en 1949. Cette grave injustice fut le point culminant d’un mouvement visant à éliminer les Asiatiques de la côte Ouest amorcé plusieurs dizaines d’années auparavant en Colombie-Britannique.

Traitement des Canadiens d’origine japonaise

En 1942, l’ordre de quitter la « zone interdite » et de s’installer dans les terres, à 100 miles (160 km) de la côte Ouest, a été donné en vertu de la Loi sur les mesures de guerre. Cet ordre touchait plus de 21 000 Canadiens d’origine japonaise. Plusieurs ont d’abord été détenus dans les étables pour bétail du parc Hastings (les lieux de la Pacific National Exhibition de Vancouver), puis ils ont été déménagés dans des camps construits à la hâte à l’intérieur de la Colombie-Britannique. Au début, plusieurs hommes étaient séparés de leur famille et envoyés dans des camps de routes en Ontario et à la frontière de la Colombie-Britannique et de l’Alberta. De petites villes à l’intérieur de la Colombie-Britannique — comme Greenwood, Sandon, New Denver et Slocan — devinrent des quartiers d’internement principalement pour les femmes, les enfants et les personnes âgées. Pour éviter d’être séparées, de nombreuses familles acceptèrent de travailler dans des fermes de betteraves à sucre de l’Alberta et du Manitoba, où il y avait pénurie de main-d’œuvre. Ceux qui défiaient les ordres du gouvernement canadien ou qui y résistaient étaient rassemblés par la GRC et incarcérés dans un camp de prisonniers de guerre ceint d’une clôture barbelée, situé à Angler, en Ontario.

Malgré ses promesses du contraire, en vertu de la règle du « séquestre des biens d’ennemis étrangers », le gouvernement vendit les propriétés confisquées des Canadiens d’origine japonaise. Les recettes furent utilisées pour payer les encanteurs et les agents immobiliers, ainsi que pour couvrir les coûts d’entreposage et de manutention. Le reste de l’argent servit à payer les petites allocations versées aux personnes internées dans les camps. Contrairement aux prisonniers de guerre de pays ennemis qui étaient protégés par la Convention de Genève, les Canadiens d’origine japonaise furent forcés de payer pour leur propre internement. Leurs déplacements étaient restreints et leur courrier était censuré.

À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, les Canadiens d’origine japonaise ont été fortement encouragés de prouver leur « loyauté envers le Canada » en « déménageant à l’est des Rocheuses » immédiatement ou en signant des documents acceptant d’être « rapatriés » au Japon dès la fin de la guerre. Plusieurs personnes ont déménagé dans les provinces des Prairies, tandis que d’autres ont choisi d’élire domicile en Ontario et au Québec. Environ 4 000 personnes, dont la moitié d’entre elles étaient nées au Canada et un tiers étaient des enfants à charge de moins de 16 ans, ont été exilées au Japon en 1946.

Excuses de la Chambre des communes

En septembre 1988, le gouvernement du Canada a présenté des excuses officielles dans la Chambre des communes et a offert une indemnisation pour l’incarcération injustifiée, la saisie de propriété et la privation du droit de vote des Canadiens d’origine japonaise pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Année de la Corée au Canada

L’année 2013 a été importante pour les Canadiens d’origine coréenne. En décembre 2012, le premier ministre de Canada, a annoncé que 2013 serait désignée l’Année de la Corée au Canada dans le but de mettre en valeur la culture, les traditions et la diversité de la Corée, ainsi que de célébrer les contributions de la communauté coréenne à la société canadienne.

Armistice de la guerre de Corée

Des activités ont été organisées en Corée pour commémorer le 60e anniversaire de l’armistice de la guerre de Corée en 2013. La guerre de Corée a débuté le 25 juin 1950, et les combats ont pris fin le 27 juillet 1953 avec la signature de la Convention d’armistice en Corée. Quelque 7 000 Canadiens ont continué à servir sur le théâtre des opérations, dans un climat de forte tension, entre la signature de l’armistice et la fin de l’année 1955. Certaines troupes canadiennes sont restées en Corée jusqu’en 1957.

Année des vétérans de la guerre de Corée

L’année 2013 a également été désignée l’Année des vétérans de la guerre de Corée. Les vétérans de la guerre de Corée ont travaillé avec empressement pour commémorer dans le respect le sacrifice d’un si grand nombre de leurs concitoyens canadiens. Plus de 26 000 Canadiennes et Canadiens en uniforme se sont portés au secours Sud-Corée durant la guerre. Les noms des 516 Canadiens qui sont morts en service durant la guerre, y compris des quelque 400 Canadiens qui reposent en paix en République de Corée, figurent dans le Livre du Souvenir de la guerre de Corée, qui est exposé dans la Tour de la Paix, à Ottawa.

Anniversaire des relations diplomatiques entre la Corée et le Canada

Enfin, c’est en 2013 qu’a lieu le 50e anniversaire des relations diplomatiques entre la Corée et le Canada. Nous jouissons d’excellentes relations grâce à nos 50 années de dialogue diplomatique, à nos liens personnels étroits et à notre importante relation commerciale.

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s’appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :