Événements de l’histoire des Canadiens d’origine asiatique

Depuis la fin des années 1700, des personnes d'origine asiatique ont apporté une contribution importante au patrimoine et à l'identité du Canada. Chaque année, dans le cadre de sa campagne annuelle du Mois du patrimoine asiatique, le gouvernement du Canada encourage les Canadiens à apprendre comment les Canadiens d'origine asiatique ont contribué à façonner le Canada tel que nous le connaissons aujourd'hui. Il s'agit, entre autres, des :

Canadiens d'origine chinoise

En mai 1788, le capitaine John Meares, commerçant de fourrures britannique, arrive à Nootka Sound, sur l'île de Vancouver, avec 50 artisans chinois qui ont aidé à construire un comptoir commercial. L'année suivante, 70 autres ouvriers chinois sont arrivés pour aider à construire un fort et une goélette. Avec la découverte d'or en Colombie-Britannique en 1858, des immigrants chinois de San Francisco ont commencé à arriver dans la vallée du Fraser l'année suivante. Plus tard, Barkerville, en Colombie-Britannique, a été établie en tant que première communauté chinoise au Canada.

Entre 1881 et 1884, plus de 17 000 Chinois sont venus au Canada pour construire le chemin de fer Canadien Pacifique et, plus tard, pour l'entretenir. Plusieurs milliers sont venus des régions côtières des États-Unis où ils ont aidé à construire le chemin de fer transcontinental américain, mais la majorité est arrivée directement du sud de la Chine. À ce moment, la province de la Colombie-Britannique avait déjà une population chinoise importante et le racisme envers les Chinois était répandu. Les médias de l'époque ont souvent dépeint de façon négative les pratiques culturelles chinoises dans des domaines tels que l'habillement, les conditions de vie et même les rites funéraires.

Depuis le début du XXe siècle, les Canadiens d'origine chinoise se sont principalement installés dans les régions urbaines et les grandes villes. Des quartiers chinois se sont développés au 19e et au 20e siècle et ils ont servi de centres importants pour les entreprises et la vie de famille de nombreux Canadiens d'origine chinoise. Malheureusement, dans certaines villes, des lois restrictives ont empêché les Canadiens d'origine chinoise d'investir dans des propriétés à l'extérieur de Chinatown jusque dans les années 1930.

Lois visant les immigrants chinois

En vertu de la Loi de l'immigration chinoise de 1885, un droit d'entrée de 50 $ était imposé à toute personne d'origine chinoise désireuse d'entrer au Canada, marquant une période de racisme législatif anti-chinois. L'imposition du droit d'entrée a suivi la construction et l'achèvement du chemin de fer Canadien Pacifique (1881-85) qui avait amené un flot d'ouvriers chinois au Canada. Ces ouvriers étaient nécessaires en tant que force de travail mais pas jugés souhaitables en tant que citoyens, à cause de leurs origines. Le droit d'entrée a été augmenté à 100 $ en 1900 et à 500 $ en 1903, lors de tentatives pour rendre l'immigration prohibitive pour les Chinois. De plus, l'Acte du cens électoral de 1885 refusait explicitement aux Canadiens d'origine chinoise le droit de voter aux élections fédérales.

Malgré le droit d'entrée, l'immigration chinoise au Canada s'est poursuivie. En 1923, le Parlement canadien a adopté la Loi de l'immigration chinoise, en date du 1er juillet (Fête du Dominion). Cette loi est communément appelée « loi d'exclusion des Chinois » car elle restreint pratiquement toute immigration chinoise au Canada en définissant de manière étroite les catégories acceptables d'immigrants chinois et en empêchant de nombreux résidents de se réunir avec leur famille. Comme le Parlement a adopté cette loi le jour de la Fête du Dominion, la communauté chinoise au Canada a appelé ce jour le « Jour de l'humiliation ». En effet, pour eux, cette loi était la forme ultime d'humiliation.

La Loi de l'immigration chinoise de 1923 a été abrogée en 1947. Durant les années où la Loi a été en vigueur, moins de cinquante Chinois ont pu entrer au Canada.

Excuses à la Chambre des communes

De fait, le 22 juin 2006, le gouvernement du Canada présente des excuses à la Chambre des communes aux personnes survivantes ayant payé la taxe d'entrée imposée aux immigrants chinois, à leur famille et à l'ensemble de la communauté sino-canadienne.

Hôpital chinois de Montréal

L'Hôpital chinois de Montréal a vu le jour en 1918. La Mère (supérieure) Marie du Saint-Esprit, des Sœurs de l'Immaculée Conception a mis en place un établissement temporaire pour répondre aux besoins médicaux de la communauté chinoise pendant l'épidémie de grippe. Un an plus tard, la communauté chinoise, avec le soutien des Sœurs de l'Immaculée Conception, acquit une ancienne synagogue et la transforma en un hôpital qui ouvra officiellement ses portes en 1920. En 1962, le bâtiment de l'hôpital était devenu obsolète et à la suite d'une campagne de financement réussie, un nouvel établissement a ouvert ses portes en 1965. En 1971, l'Hôpital chinois de Montréal est devenu public et a servi d'hôpital de soins de longue durée avec une clinique externe offrant une variété de services médicaux. En 1999, l'Hôpital chinois de Montréal a ouvert son hôpital de 128 lits, qui offre présentement des services particulièrement adaptés aux personnes d'origine chinoise ou d'Asie du Sud-Est.

Canadiens d'origine philippine

Les Philippins ont commencé à immigrer au Canada en 1931. Toutefois, ce n'est que dans les années 1990 que l'immigration au Canada a augmenté alors que de plus en plus de Philippins sont venus au Canada pour combler les lacunes du marché du travail canadien.

Au cours des dernières décennies, les Canadiens d'origine philippine se sont établis comme membres à part entière de centres urbains comme Toronto, Vancouver, Winnipeg, Montréal, Calgary et Edmonton. Aujourd'hui, il existe une variété d'associations philippines à travers le Canada qui favorisent et participent aux festivals communautaires et aux célébrations civiques. Les Canadiens d'origine philippine ont également mis sur pied des journaux, des magazines, ainsi que des stations de télévision et de radio.

Canadiens d'origine japonaise

Manzo Nagano, le premier Japonais à s'installer au Canada, s'installe à Victoria en 1877. Les deux principales vagues d'immigration japonaise au Canada remontent à 1877-1928, puis à 1967. De nombreux Canadiens d'origine japonaise s'établissent dans la vallée du Fraser et le long de la côte Ouest, tandis que d'autres se sont installés dans des villes en Alberta. Dans les années 1930, environ 23 000 Canadiens d'origine japonaise vivaient au Canada.

Internement des Japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale

Peu après l'entrée du Japon dans la Deuxième Guerre mondiale, le 7 décembre 1941, les Canadiens d'origine japonaise ont été expulsés de la côte Ouest. L'argument de la « nécessité militaire » fut invoqué comme justification pour leur déplacement et incarcération en masse, en dépit du fait que qu'il y avait très peu de preuve qui donnait à penser que les Canadiens d'origine japonaise posaient une menace à la sécurité du Canada.

En 1942, l'ordre de quitter la « zone interdite » et de s'installer dans les terres, à 100 miles (160 km) de la côte Ouest, a été donné en vertu de la Loi sur les mesures de guerre touchant plus de 21 000 Canadiens d'origine japonaise. Plusieurs ont d'abord été détenus dans les étables pour bétail du parc Hastings (les lieux de la Pacific National Exhibition de Vancouver), avant d'être déménagés dans des camps construits à la hâte, ce qu'on appelle des « centres résidentiels intérieurs » en Colombie-Britannique. Au début, plusieurs hommes étaient séparés de leur famille et envoyés dans des camps de route en Ontario et à la frontière de la Colombie-Britannique et de l'Alberta. De petites villes intérieures en Colombie-Britannique — comme Greenwood, Sandon, New Denver et Slocan — devinrent des quartiers d'internement principalement pour les femmes, les enfants et les personnes âgées. Pour éviter d'être séparées, de nombreuses familles acceptèrent de travailler dans des fermes de betteraves à sucre de l'Alberta et du Manitoba, où il y avait une pénurie de main-d'œuvre. Ceux qui défiaient les ordres du gouvernement canadien ou qui y résistaient étaient rassemblés par la GRC et incarcérés dans un camp de prisonniers de guerre ceint d'une clôture barbelée, situé à Angler, en Ontario.

Malgré ses promesses du contraire, en vertu de la règle du « séquestre des biens d'ennemis étrangers », le gouvernement vendit les propriétés confisquées des Canadiens d'origine japonaise et les recettes furent utilisées pour payer les encanteurs et les agents immobiliers, ainsi que les coûts d'entreposage et de manutention. Le reste de l'argent servit à payer les petites allocations versées aux personnes internées dans les camps. Contrairement aux prisonniers de guerre de pays ennemis qui étaient protégés par la Convention de Genève, les Canadiens d'origine japonaise furent forcés de payer pour leur propre internement. Leurs déplacements étaient restreints et leur courrier était censuré.

À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, les Canadiens d'origine japonaise ont été fortement encouragés de prouver leur « loyauté envers le Canada » en « déménageant à l'est des Rocheuses » immédiatement ou en signant des documents acceptant d'être « rapatriés » au Japon dès la fin de la guerre. Plusieurs personnes ont déménagé dans les provinces des Prairies, tandis que d'autres ont choisi d'élire domicile en Ontario et au Québec. Environ 4 000 personnes, dont la moitié d'entre elles étaient nées au Canada et un tiers étaient des enfants à charge de moins de 16 ans, ont été exilées au Japon en 1946.

Excuses dans la Chambre des communes

En septembre 1988, le gouvernement du Canada a présenté des excuses officielles, dans la Chambre des communes et a offert une indemnisation pour l'incarcération injustifiée, la saisie de propriété et la privation du droit de vote des Canadiens d'origine japonaise qui ont eu lieu pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Canadiens d'origine coréenne

Bien que certains Coréens aient immigré au Canada à partir des années 1890, malgré les liens avec des missionnaires canadiens travaillant en Corée, ce n'est que dans les années 1940 qu'un plus grand nombre de Coréens commencèrent à venir au Canada. Au cours des dernières décennies, les communautés coréennes canadiennes ont aidé à transformer des centres urbains tels que Toronto, Vancouver, Edmonton et Calgary. Encore à ce jour, d'autres communautés commencent à se développer dans de plus petits centres à travers le Canada.

Aujourd'hui, des journaux quotidiens en langue coréenne sont publiés au Canada et des émissions de télévision et de radio coréennes sont diffusées dans tout le pays. La danse coréenne, la musique et les arts visuels, ainsi que les arts martiaux et la cuisine coréenne, sont également des éléments florissants du patrimoine et de l'identité canadienne.

Canadiens d'origine sud-asiatique

Les Canadiens d'origine sud-asiatique reflètent la diversité culturelle de l'Asie du Sud. Les langues et les dialectes des régions ainsi que la diversité religieuse, y compris l'hindouisme, le sikhisme, le judaïsme, le christianisme, l'islam et le jaïnisme font maintenant partie de l'identité canadienne. L'immigration de l'Asie du Sud vers le Canada a commencé à la fin du 19e siècle lorsque plusieurs Sikhs de la région du Pendjab sont arrivés en Colombie-Britannique pour travailler dans les industries du bois, des mines et des chemins de fer et plus tard dans l'agriculture. Au début des années 1900, ces communautés nouvelles et en expansion ont suscité l'hostilité et le ressentiment raciaux similaires à ceux qui étaient dirigés vers d'autres communautés minoritaires. Les gouvernements de l'époque ont commencé à prendre des mesures qui limitaient les droits et les privilèges des minorités au Canada.

Règlement sur le voyage continu

En 1908, le gouvernement du Canada a adopté le Règlement sur le voyage continu. Il s'agissait en fait d'une disposition à la Loi sur l'immigration qui interdisait l'immigration de toute personne qui n'arrivait pas au Canada après un voyage sans interruption de son pays natal ou son pays de citoyenneté.

Cette mesure a constitué un obstacle de taille aux immigrants provenant de l'Asie du Sud, puisque la plupart des voyages comprenaient des arrêts. Pour ceux qui étaient également des sujets britanniques, ce règlement les empêchait d'entrer au Canada en tant qu'immigrants.

L'incident du Komagata Maru a mené au changement de cette loi.

Incident du Komagata Maru

Le 4 avril 1914, le bateau Komagata Maru a quitté Hong Kong. Après des escales à Shanghai et dans les ports japonais de Moji et de Yokohama, en mai 1914, il est entré dans le port de Vancouver, en Colombie-Britannique. Les passagers à bord, principalement des sikhs du Pendjab, en Inde, ainsi que tous les sujets britanniques, contestaient la disposition sur le passage sans escale que le Canada avait appliquée à la Loi sur l'immigration en partie pour restreindre l'immigration en provenance de pays non européens.

La loi stipulait que : « les immigrants peuvent être empêchés de débarquer ou de venir au Canada à moins qu'ils n'arrivent de leur pays natal ou de leur pays de citoyenneté, à la suite d'un voyage ininterrompu et à l'aide de billets achetés avant de quitter leur pays de naissance ou leur pays de citoyenneté ». Comme la majorité des passagers ne répondaient pas à ce critère, le Komagata Maru n'a pas été autorisé à amarrer. Seuls vingt résidents de retour au pays et le médecin du navire ainsi que les membres de sa famille ont obtenu la permission d'entrer au Canada. Après être restés dans le port pendant deux mois dans des conditions difficiles, le navire de même que la plupart de ses passagers furent obligés de retourner en Inde, où un affrontement avec des militaires britanniques se solda par le décès de 19 passagers.

Réforme de l'immigration

Bien que la réglementation des voyages continus soit demeurée en vigueur jusqu'en 1947, les restrictions raciales et nationales ont été retirées de la réglementation canadienne en matière d'immigration au cours des années 1950 et 1960. Au cours de cette période, la taille et la diversité des communautés sud-asiatiques du Canada se sont élargies, les immigrants venus de l'Inde et du Pakistan ont profité du fait que la société canadienne était de plus en plus industrialisée et urbanisée.

Excuses dans la Chambre des communes

Le 28 mai 2016, le gouvernement du Canada, a présenté des excuses officielles dans la Chambre des communes pour l'incident du Komagata Maru aux victimes et à leur famille.

Canadiens d'origine vietnamienne

L'établissement de réfugiés de l'Asie du Sud-Est au Canada

À la fin des années 1970 et dans les années 1980, le Canada a participé à la réinstallation d'Asiatiques du Sud-Est en provenance de pays comme le Vietnam, le Cambodge et le Laos.

Après la fin de la guerre du Vietnam, les troubles dans la région ont conduit plusieurs à émigrer depuis leurs pays d'origine. En 1975, les personnes qui fuyaient un certain nombre de pays d'Asie du Sud-Est étaient souvent qualifiées de boat people parce que les Vietnamiens utilisaient des bateaux pour fuir leur pays. Le terme boat people est inexact et insensible, car ceux qui ont quitté le Cambodge et le Laos l'ont fait par voie terrestre.

Pendant ce temps, le gouvernement du Canada réformait ses politiques sur l'immigration et les réfugiés. En 1969, le Canada a signé la Convention des Nations Unies relative au statut des réfugiés qui obligeait le pays à participer à la protection internationale des réfugiés. En outre, la nouvelle Loi sur l'immigration, entrée en vigueur en 1978, a facilité l'immigration des réfugiés au Canada. Finalement, le Canada a accepté environ 200 000 Vietnamiens, Cambodgiens et Laotiens comme réfugiés - le taux le plus élevé per capita par rapport aux autres nations.

L'incident de Hai Hong

En octobre 1978, le Hai Hong quittait le Vietnam avec 2 500 réfugiés à bord lorsqu'il a été dévié et frappé par un typhon. Comme le navire était trop endommagé pour continuer à naviguer et que les passagers manquaient rapidement de vivres, les gouvernements du Canada et du Québec furent les premiers à offrir des refuges à des centaines de passagers du Hai Hong, et d'autres pays emboîtèrent le pas rapidement.

Journée du parcours vers la liberté

Le 13 novembre 1986, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a décerné la Médaille Nansen au Canada. En 2015, le Parlement du Canada a adopté la Loi sur la Journée du Parcours vers la liberté, qui a désigné le 30 avril comme une journée nationale de commémoration de l'exode des réfugiés vietnamiens et de leur acceptation au Canada.

Le chemin de fer : raccorder un pays

En 1871, la Colombie-Britannique devint la sixième province du Canada. Un des arguments majeurs pour persuader cette colonie de joindre le Canada fut la promesse de construire un chemin de fer reliant la côte du Pacifique au reste du pays. Or, la section présentant le plus de difficultés de construction était le passage des montagnes Rocheuses.

On embaucha des ouvriers chinois pour plusieurs raisons. La plus importante était que, avant la construction du chemin de fer, la meilleure façon d'amener un grand nombre d'ouvriers en Colombie-Britannique était par bateau à travers l'océan Pacifique, ou à partir de la Californie. Le besoin croissant d'ouvriers en Colombie-Britannique rendait les ouvriers chinois indispensables. De plus, ils étaient payés moins cher que les ouvriers blancs, même s'ils étaient plus efficaces.

Parmi ces ouvriers chinois, plusieurs avaient de l'expérience, ayant déjà travaillé à la construction de chemins de fer aux États-Unis. Ils préparaient le tracé du chemin de fer, coupaient les arbres et nettoyaient le sous-bois. Ils sortaient la roche des tunnels percés sous les montagnes et nivelaient les collines. Ils préparaient la plate-forme du chemin de fer en creusant des fossés de chaque côté du tracé et en empilant de la roche concassée et du gravier. Les dormants et les rails étaient ensuite posés sur cette plate-forme.

La construction dura de 1880 à 1885. Pendant cette période, environ 7 000 ouvriers chinois arrivèrent en Colombie-Britannique, mais plusieurs n'y restèrent pas jusqu'à la fin des travaux. En moyenne, ils étaient plus ou moins 3 500, formant les trois quarts de la main-d'œuvre affectée au chemin de fer dans la province.

Plusieurs ouvriers ont perdu la vie suite à des explosions de dynamite, des glissements de terrain, des éboulements, des noyades. Le scorbut (à cause de la mauvaise qualité de la nourriture), la fatigue excessive, et d'autres maladies, en l'absence de soins médicaux, en emportèrent aussi plusieurs. On estime qu'entre 600 et 2 200 Chinois sont morts au cours de ces cinq années de construction.

Le droit de vote

Tout au long du 19e siècle et de la première moitié du 20e siècle, la plupart des Canadiens d'origine asiatique se sont vu refuser le droit de voter aux élections fédérales et provinciales. Alors que l’Acte du cens électoral de 1885, prive les Canadiens d'origine chinoise du droit de vote, une nouvelle loi de 1898 permet aux autres Canadiens d'origine asiatique de voter. En 1920, la Loi sur les élections fédérales supprimait le droit de vote fédéral aux personnes à qui était refusé le droit de vote provincial pour des raisons de race. En conséquence, le vote a été refusé aux personnes d'origine chinoise, japonaise et sud-asiatique en Colombie-Britannique. En Saskatchewan, les personnes d'origine chinoise étaient également privées de leurs droits.

En 1948, cet article de la Loi sur les élections fédérales fut abrogé. L'année suivante, ce changement est entré en vigueur et les Canadiens d'origine japonaise ont également retrouvé le droit de vivre n'importe où au Canada. Cette année-là également, en Colombie-Britannique, la Loi sur les élections provinciales a été modifiée pour permettre à tous les groupes raciaux, à l'exception des doukhobors, de voter à l'échelle provinciale.

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