Canadiens remarquables d'origine asiatique - Mois du patrimoine asiatique

Ces photos et l'histoire personnelle de chacun soulignent certaines des nombreuses et précieuses contributions de Canadiens d'origine asiatique. Elles représentent autant de jalons historiques et culturels qui ont servi à écrire la riche et importante histoire des collectivités asiatiques au Canada.

Payam Akhavan
Photo : Gracieuseté de Peter Bregg

Le professeur Payam Akhavan est un spécialiste reconnu des droits de l'homme, qui enseigne et étudie le droit international public, le règlement des différends internationaux, le droit pénal international, les droits de l'homme et le pluralisme culturel. Né en Iran, il s'est enfui au Canada en tant qu'enfant pour échapper à la persécution du gouvernement iranien. Sa vie a changé quand Mona Mahmudnizhad, 16 ans, du même âge que lui et de la même communauté bahá'íe persécutée en Iran, a été tuée par le Gouvernement iranien pour sa foi. Après cet événement, Akhavan s'est engagé à se battre pour la justice et les droits de l'homme. À l'âge de 26 ans, il est devenu le plus jeune procureur des crimes de guerre de l'histoire des Nations Unies. Il a reçu son doctorat en sciences juridiques (S.J.D.) de la Harvard Law School et a été chercheur senior à la Yale Law School. Aujourd'hui, il est professeur à l'Université McGill. Payam Akhavan est également le fondateur du Centre iranien de documentation sur les droits de l'homme, le procureur du Tribunal populaire iranien, membre du tribunal britannique pour les abus sexuels sur les enfants, et a contribué aux activités de nombreuses organisations non gouvernementales et groupes de survivants à la base.

Patrick Chan
Gracieuseté de Skate Canada

Natif d'Ottawa, Patrick Chan est un patineur artistique canadien et un médaillé d'argent aux Jeux olympiques. Il a grandi à Toronto, où il a commencé à patiner dès l'âge de 5 ans. Il est d'origine chinoise et parle l'anglais, le français et le cantonais. Il est le médaillé d'or olympique 2018 dans l'épreuve par équipe, En plus d'avoir gagné une médaille d'argent à l'épreuve masculine et aux épreuves en équipe des Jeux olympiques en 2014, il est trois fois champion du monde (de 2011 à 2013), deux fois champion de la finale du Grand prix (2010 et 2011), trois fois champion des Championnats des quatre continents (2009, 2012 et 2016), et neuf fois champion national canadien (de 2008 à 2014, 2016 et 2017). En 2011, Chan a été nommé lauréat du prestigieux prix Lou Marsh décerné au meilleur athlète du Canada, pour avoir établi deux records mondiaux. Il a également reçu de nombreux prix à l'extérieur de la patinoire. En 2007, il a remporté le prix du jeune canadien d'origine chinoise de l'année et, en 2008, il a été nommé Asiatique de l'année dans la catégorie des arts et du sport, par la revue Asia Network.

William “Bill” Gun Chong
Photo : Gracieuseté du Chinese Canadian Military Museum

William Chong est né à Vancouver, en Colombie-Britannique. Il est le seul Sino-Canadien à s'être vu remettre la Médaille de l'Empire britannique, la plus haute distinction décernée par le gouvernement britannique à des citoyens non britanniques. En 1941, il est fait prisonnier par les Japonais alors qu'il rend visite à sa sœur, à Hong Kong. Il s'évade et s'enrôle dans le British Army Aid Group des services du renseignement militaire britannique, le MI-9. Il sert alors sous le nom de code « Agent 50 » (« five-oh »). Entre 1942 et 1945, Chong voyage seul en Chine, vêtu en paysan afin de ne pas attirer l'attention des hors-la-loi et des ennemis. Il a pour mission de mener vers la liberté les évadés des territoires occupés et de livrer des fournitures médicales. Il est capturé par l'ennemi à trois reprises, mais il réussit chaque fois à s'échapper. Plus d'une centaine de Chinois, comme Chong, ont été recrutés par l'armée en raison de leurs compétences linguistiques. En participant ainsi à la guerre, ils ont montré leur engagement envers le Canada et affirmé qu'ils étaient des citoyens à part entière.

Jim Chu

Jim Chu est né en 1959 à Shanghai, en Chine, avant d'immigrer au Canada avec ses parents et trois autres frères et sœurs. Il a obtenu un baccalauréat en administration des affaires de l'Université Simon Fraser et une maîtrise en administration des affaires de l'Université de la Colombie-Britannique, tout en poursuivant sa formation policière. Chu a assumé divers rôles dans la police, y compris de sergent, d'inspecteur et de chef adjoint. En mai 2007, le gouverneur général du Canada a décerné à Chu l'Ordre du mérite des corps de police et, en 2015, il a été promu au grade de Commandeur de l'Ordre du mérite pour un service qui dépassait l'appel du devoir. Le 21 juin 2007, Chu a été nommé chef de police et, au cours des huit années suivantes, a dirigé des initiatives visant à réduire la criminalité, à améliorer les relations avec les personnes marginalisées au centre-ville de Vancouver et à défendre les personnes atteintes de maladie mentale. En mai 2015, Chu est reconnu pour ses décennies de service, il est devenu le premier agent de police municipal de la Colombie-Britannique à se voir attribuer une commission provinciale.

Cet honneur reconnaît les membres les plus importants des services de police pour leur grade, leur professionnalisme et leur dévouement à l'égard du maintien de l'ordre. Il s'inspire de la tradition militaire des commissions d'officiers.

La très honorable Adrienne Clarkson
Photo : Gracieuseté de la très honorable Adrienne Clarkson

Adrienne Clarkson était la 26e gouverneure générale du Canada. Elle est arrivée au Canada en 1942 quand sa famille a quitté Hong Kong après la capitulation de la colonie aux mains des Japonais. La très honorable Adrienne Clarkson a également été l'une des premières personnalités féminines à la caméra. Elle a été maintes fois primée au cours de ses dix-huit ans de carrière à Radio Canada (CBC) à titre d'animatrice et d'intervieweuse pour les émissions Take ThirtyAdrienne at Large et The Fifth Estate. De 1982 à 1987, elle occupe le poste d'agente générale de l'Ontario à Paris. Puis, de 1987 à 1989, elle est éditrice chez McClelland & Stewart. En 1989, elle retourne à la radiodiffusion, à la CBC, à titre de productrice déléguée et d'animatrice d'une émission sur les arts intitulée Adrienne Clarkson Presents. Adrienne Clarkson est nommée gouverneure générale le 8 septembre 1999. Les liens plus étroits qu'elle a forgés entre le Canada et la population autochtone du Nord figurent parmi ses réussites en tant que représentante de la reine. Elle a en outre insufflé un vent de modernité à ce rôle traditionnel.

Herb (Harbance) Dhaliwal

Herb (Harbance) Dhaliwal est né au Pendjab en 1952. Il a immigré au Canada à l'âge de six ans avec sa famille et il ne parlait pas un mot d'anglais. Il a grandi à Vancouver et a obtenu son diplôme de l'Université de la Colombie-Britannique où il était actif en politique étudiante. Il a été élu à la Chambre des communes en 1993, représentant Vancouver-Sud. Parmi ses réalisations, Dhaliwal a été secrétaire parlementaire du ministre de Pêches et Océans Canada, membre du Comité directeur de Pêches et Océans Canada, ministre du Revenu national, vice-président du Comité permanent de la santé et du Groupe de travail sur l'aquaculture, et nommé l'un des cent Britanno-Colombiens les plus influents des 100 dernières années par le Vancouver Sun.

Inspecteur Baltej Singh Dhillon
Photo : Gracieuseté du Sikh Museum

Lorsque Baltej Singh Dhillon a été accepté à la GRC, il a dû trouver un moyen de fusionner son sens du devoir envers le Canada avec la religion. Le service à la GRC nécessitait d'être bien rasé et de porter l'uniforme historique, y compris le couvre-chef. En tant que sikh, l'obligation religieuse de Dhillon exigeait une barbe et un turban. Il a choisi de se battre pour ses droits religieux et a déclenché un débat à travers le pays. Certains ont prétendu que la tradition était sacrifiée tandis que d'autres ont soutenu que la Charte canadienne des droits et libertés, en accordant la liberté de religion et le droit à l'égalité, interdit la discrimination fondée sur la religion. Le gouvernement fédéral a levé l'interdiction des turbans le 15 mars 1990.

Après avoir obtenu son diplôme de formation à la GRC, Dhillon a poursuivi une longue carrière. Il a d'abord servi comme gendarme au petit détachement de la GRC à Quesnel, en Colombie-Britannique. Il a ensuite travaillé à Surrey comme spécialiste des interrogatoires et des tests polygraphiques et a aidé à enquêter sur l'affaire d'attentat d'Air India en 1985. En 2016, il était devenu inspecteur et était responsable du programme de préparation et des interventions opérationnelles des forces.

Thomas Fung

Thomas Fung est un Chinois canadien né à Hong Kong, homme d'affaires et philanthrope. Fung a fondé le Fairchild Group, un empire médiatique et immobilier de 350 millions de dollars qui gère des chaînes de télévision et des stations de radio en langue chinoise. Il a également construit des centres commerciaux sur le thème de l'Asie, tels que le Centre Aberdeen. Time Magazine l'a classé parmi les personnes les plus influentes au Canada. Il a immigré au Canada en 1967 et est diplômé de Magee High School à Vancouver. Fung offre un soutien philanthropique à des organismes à but non lucratif comme le Vancouver Symphony Orchestra, le Royal Conservatory of Music, l'Hôpital pour enfants, Centraide, World Vision et bien d'autres.

Sudarshan Gautam

Sudarshan Gautam est né dans le district de Ramechhap au Népal. Il a été le premier individu sans armes à escalader le mont Everest sans l'aide de prothèses. À la suite d'un accident survenu durant son enfance, Gautam a dû être amputé de ses deux bras. Il était déterminé à réussir malgré son handicap physique en ayant son nom dans le Livre des records Guinness. Il a immigré au Canada en 2007 pour montrer ses capacités athlétiques. Avant de conquérir le mont Everest (8848 mètres), il a atteint les sommets du mont Ramdung (5 925 mètres) et du mont Yala (5 732 mètres). En juin 2013, l'organisation nationale de la diaspora népalaise au Canada a rendu hommage à Gautam en tant que membre exceptionnel de la diaspora népalaise. En 2014, il a été intronisé au Temple canadien de la renommée pour les handicapés. De plus, en mai 2017, il a reçu le Prix Trailblazers de l'Asie du Sud.

Margaret Gee
Photo : Gracieuseté du Chinese Canadian Military Museum

Margaret Jean Gee est la première femme sino-canadienne admise au Barreau de la Colombie-Britannique. Née à Vancouver, elle a grandi dans le quartier chinois. Elle obtenu son diplôme de l'Université de la Colombie-Britannique. Gee a été admise au Barreau le 31 mai 1954, fait que signale le Ottawa Citizen le jour suivant et dans le Chitty's Law Journalde 1954. Elle a ouvert son cabinet d'avocat au 510 de la rue West Hastings, à Vancouver. Dans une entrevue qu'elle accordait à la CBC en 1957, Gee a avoué qu'elle aimait entendre dire qu'elle était « une femme avocate » (« lady lawyer »); elle n'avait pas été très souvent victime d'incidents raciaux, que ce soit à l'école, à l'université ou dans sa pratique privée.

Chan Hon Goh
Photo : Gracieuseté de Ballet national du Canada (Photographe : Cylla von Tiedemann)

Chan Hon Goh, née à Beijing, en Chine, était une ballerine et entrepreneure ainsi qu'une ancienne danseuse principale du Ballet national du Canada (1994). En tant que danseuse, elle était reconnue pour sa délicatesse et son charme. Ses débuts en ballet n'étaient pas prometteurs; ses parents, tous deux danseurs, estimaient que le ballet ne lui convenait pas et l'ont encouragée à jouer du piano. À l'âge de neuf ans toutefois, Goh a commencé à étudier le ballet avec sa tante au Vancouver Academy of Music. Elle a fait ses adieux à la scène en 2009 en interprétant pour la dernière fois le rôle principal de Giselle. Elle est la cofondatrice de Principal Shoes, qui offre une collection florissante de chaussons de pointe et de souliers de danse, et est, depuis 2010, la directrice du Goh Ballet Academy et de la Youth Company. On sollicite souvent sa présence à titre de conférencière, surtout dans la communauté asiatique canadienne.

Hiromi Goto

Goto est née à Chiba’ken, au Japon, et a immigré au Canada avec sa famille en 1969. Ils ont vécu en Colombie-Britannique avant de s’installer à Nanton, en Alberta, où son père cultivait des champignons. En 1989, Goto a obtenu son B.A. en anglais de l'Université de Calgary.

Son travail est influencé par les histoires qu’a vécues son père au Japon et les histoires japonaises que sa grand-mère lui a racontées quand elle grandissait. Son écriture explore couramment les expériences de race, de genre et de culture.

Son premier roman, Chorus of Mushrooms, porte sur la découverte de l'identité en pleine aliénation et sur les différences explicites. Elle a été récipiendaire du prix des écrivains du Commonwealth pour le meilleur premier livre Canada et région des Caraïbes en 1995 et co-lauréate du Prix du livre Canada-Japon. En 2001, elle a reçu le prix James Tiptree, Jr. et a été présélectionnée pour le prix régional des écrivains du Commonwealth pour

le prix du meilleur livre, le prix Sunburst et le prix du spectre.

Goto a été écrivaine en résidence pour de nombreux établissements, notamment l'Université Athabasca, l'Université de l'Alberta, l'Université Simon Fraser, la Bibliothèque publique de Vancouver et l'Université d'art et de design Emily Carr de Vancouver.

Naranjan Singh Grewall
Photo : Gracieuseté des Archives de la communauté de Mission

Naranjan Singh Grewall est originaire de l'Inde. Il a été un important propriétaire d'entreprise et un influent fonctionnaire municipal du village de Mission, en Colombie-Britannique. Grewall a déménagé de Toronto à Mission en 1941. En 1951, il a brigué un siège au Conseil des gouverneurs du village de Mission. Il a ensuite été élu président de ce Conseil en 1954, ce qui fit de lui l'un des premiers Canadiens d'origine indienne à être titulaire d'une charge publique au Canada. Grewall avait quitté Toronto pour aller s'installer à Mission en 1941. Il devint propriétaire de six entreprises de scierie dans la vallée du Fraser, devenant ainsi l'un des chefs d'entreprise les plus influents de la région.

Carol Huynh
Photo : Gracieuseté d’Ewan Nicholson

Carol Huynh est la première athlète canadienne à gagner une médaille d'or olympique en lutte. Vers la fin des années 1970, elle fuit le Vietnam avec ses parents. La famille s'installe à Hazelton, en Colombie-Britannique, où elle est parrainée par l'Église Unie locale. Huynh amorce sa carrière de lutte libre à l'école secondaire et continue la pratique de ce sport pendant ses études universitaires. Aux championnats du monde, elle remporte plusieurs médailles sur un certains nombres d'années, dont deux fois la médaille de bronze (en 2000 et 2005) et une fois la médaille d'argent (en 2001). La lutte féminine fait son entrée aux Jeux olympiques en 2004. Elle n'a pas réussi à se qualifier pour faire partie de l'équipe, mais elle est devenue la partenaire d'entraînement de la lutteuse Lyndsay Belisle. La médaille d'or que Hyunh obtient aux Jeux panaméricains de 2007 l'encourage à poursuivre sur sa lancée et elle se rendra aux Jeux olympiques de 2008 à Beijing. Bien qu'elle n'ait pas été pressentie pour la victoire, elle a défait contre toute attente la championne japonaise en titre Chiharu Icho.

Rupi Kaur

Rupi Kaur est une auteure et illustratrice à succès. Elle est née en 1992 au Pendjab, en Inde, et a immigré au Canada avec sa famille à l'âge de quatre ans. En 2009, elle a présenté ses créations pour la première fois au Centre de santé communautaire Punjabi à Malton, Mississauga. Elle a étudié l'écriture professionnelle et la rhétorique à l'Université de Waterloo, en Ontario. Tout le travail de Rupi Kaur (rupi kaur) est écrit exclusivement en minuscules. Son premier livre intitulé Lait et miel (stylisé lait et miel) a été publié en 2014. Son deuxième livre Le Soleil et ses fleurs (stylisé le soleil et ses fleurs) a été publié en octobre 2017. Kaur a exécuté sa poésie partout dans le monde et ses poèmes ont été traduits dans plus de 30 langues.

Douglas Jung
Photo : Gracieuseté The Province/Vancouver/VPL41609

Douglas Jung est né à Vancouver. Il est le premier Canadien d'origine chinoise à siéger au Parlement du Canada. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Jung a servi au sein du service du renseignement de sécurité du Commandement du Pacifique. Après la guerre, il a obtenu un diplôme en droit de l'Université de la Colombie-Britannique, devenant ainsi le premier vétéran sino-canadien à faire des études universitaires sous les auspices du ministère des Anciens Combattants. Il est admis au Barreau en 1954. Le 10 juin 1957, Jung est élu député fédéral de la circonscription de Vancouver Centre. Peu de temps après, le premier ministre John Diefenbaker le désigne pour représenter le pays aux Nations Unies à titre de président de la délégation officielle du Canada. Il travaille à établir de solides liens entre le Canada et les pays côtiers du Pacifique. En 1991, Jung est nommé membre de l'Ordre du Canada. En tant qu'avocat, politicien et délégué international, il a fait tomber de nombreuses barrières culturelles.

Gilmore Junio
Photo : Gracieuseté de la SRC

Le philippin canadien Gilmore Junio ​​est né à Calgary, en Alberta, en 1990. Il est patineur de vitesse sur longue piste, médaillé d'or à la Coupe du monde. Il a commencé le patinage de vitesse sur courte piste à l'âge de 13 ans, grâce aux encouragements de son père. Junio ​​s'est fait connaître internationalement à la suite d'avoir fait montre d'un incroyable esprit sportif aux Jeux olympiques de Sotchi, en Russie en 2014. Il a décidé de donner sa place à Denny Morrison pour la course du 1000 mètres, car Morrison ne s'était pas qualifié pour l'événement suite à sa chute lors des qualifications canadiennes. Après ce geste de gentillesse, Junio ​​a reçu un prix commémoratif financé par la foule. Junio ​​a également été le meilleur Canadien pour l'épreuve du 500 mètres lors des Jeux olympiques de 2014. En 2018, Junio ​​a terminé 17e dans la course du 500 mètres aux Jeux olympiques de PyeongChang, en Corée du Sud

Juliette Kang
Photo : Gracieuseté des Amanda Hall Studios

Née à Edmonton de parents coréens, Juliette Kang, enfant prodige, elle commence l'étude du violon à l'âge de quatre ans. Elle donne son premier concert à Montréal à sept ans. À l'âge de neuf ans, elle a été acceptée comme étudiante au violon au Curtis Institute of Music de Philadelphie et est devenue l'élève de Jascha Brodsky. Lauréate, à l'àge de 11 ans, du premier prix de l'édition 1986 de la « International Youth Violin Competition » de Beijing, en Chine, elle attire l'attention de la communauté internationale. En 1989, elle devient la plus jeune artiste à remporter à l'âge de 13 ans le Young Concert Artists International Auditions à New York. Kang s'est produite avec tous les grands orchestres du Canada et avec de nombreux autres orchestres partout dans le monde. Son répertoire s'étend de la musique baroque à la musique contemporaine et comprend entre autres les œuvres de Bach, Mozart, Beethoven, Mendelssohn, Schumann et Ravel. En 1996, le New York Times prédit que Kang transformera notre culture. Elle a interprété quelques-uns des morceaux les plus difficiles du répertoire, notamment le Concerto pour violon de Beethoven, avec le Reno Chamber Orchestra, et le Concerto pour violon de William Walton, avec l'Orchestre symphonique d'Edmonton.

Larry “King” Kwong

En 1948, Larry « King » Kwong est devenu le premier Canadien d'origine asiatique à jouer dans la Ligue nationale de hockey. Né sous le nom de Eng Kai Geong en Colombie-Britannique de parents chinois, il a grandi en écoutant des parties de hockey à la radio. Jeune garçon, il convainquit sa mère de lui acheter des patins et il joua des joutes de hockey improvisées sur des étangs de son quartier, des catalogues de vente par correspondance attachés à ses jambes en guise de protège-tibias. Sa passion pour le hockey lui a permis d'avoir une brillante carrière comme hockeyeur au niveau amateur, mineur et professionnel ainsi qu'en Grande-Bretagne pendant près de 20 ans, soit de 1939 à 1958.

King Kwong a joué pour les Rangers de New York, mais, malheureusement, seulement une partie.

L’honorable Norman L. Kwong
Photo : Gracieuseté du Bureau du lieutenant-gouverneur de l’Alberta

En janvier 2005, Norman Kwong est devenu le tout premier lieutenant-gouverneur d'origine asiatique de l'Alberta. Mais c'est surtout à titre de premier Sino-Canadien à jouer dans la Ligue canadienne de football qu'il est le mieux connu. Il est né à Calgary après queses parents, originaires de Canton, en Chine, aient immigré au Canada au début des années 1900 malgré la taxe d'entrée de 500 $ qu'ils devaient payer. Kwong a commencé sa carrière professionnelle de footballeur en 1948, soit un an après que les Chinois ont obtenu le droit de vote. Surnommé le « China Clipper », il a joué avec les Stampeders de Calgary pendant trois ans avant de se joindre aux Eskimos d'Edmonton. Il prend sa retraite du football en 1960, après avoir remporté la Coupe Grey à six reprises et avoir été nommé cinq fois joueur étoile canadien à la position de centre-arrière. Il a en outre remporté deux trophées Schenley comme joueur le plus remarquable de la Ligue et a établi 30 records à l'échelle de la Ligue. En 1998, Kong a été fait membre de l'Ordre du Canada en reconnaissance de sa carrière de footballeur.

L’honorable David See-Chai Lam
Photo prise par Glenn Baglo . Gracieuseté du journal The Sun, Vancouver (71106)

L'honorable David See-Chai Lam a été assermenté 25e lieutenant-gouverneur de la Colombie-Britannique en septembre 1988. Il fut la première personne d'origine asiatique à représenter la reine au Canada. Originaire de Hong Kong, il émigre au Canada avec sa famille en 1967. Il choisit de s'établir à Vancouver, émerveillé qu'il avait été par la beauté de la ville au cours d'un voyage d'affaires. Il devient un citoyen canadien en 1972. Il se taille très vite une place dans le secteur de l'immobilier et se lance dans le développement immobilier grâce à des capitaux d'investissement de Hong Kong. Il devient l'un des plus importants promoteurs immobiliers de Vancouver. Il a contribué à susciter l'intérêt des investisseurs de Hong Kong pour la côte ouest du Canada. Pour Lam, l'avenir de Vancouver doit s'inscrire dans le développement de l'ensemble des pays côtiers du Pacifique; aussi a-t-il déployé de grands efforts pour consolider les liens économiques entre Vancouver et les principaux centres de l'Asie. L'immigration est pour lui un outil économique important. Il exerce des activités philanthropiques au profit de la communauté. Il est reçu membre de l'Ordre du Canada en 1988.

Le lieutenant-commandant (retraité) William K. L. Lore
Photo : Gracieuseté du Chinese Canadian Military Museum

William KL Lore est né à Victoria, en Colombie-Britannique, le 28 février 1909. En 1939, il est devenu le premier Canadien d'origine chinoise à se joindre à la fonction publique du Canada, après avoir rejoint le ministère des Transports en tant qu'opérateur de sans fil. E n 1943, i l a été le premier Canadien d'origine chinoise à se joindre à la Marine royale canadienne et plus tard, le premier officier d'origine chinoise à servir dans Les marines du Commonwealth britannique. Il a servi avec les services de renseignement canadiens et britanniques tout au long de la guerre. Lieutenant Lore était officier du renseignement du contre-amiral Sir Cecil Harcourt, commandant de la flotte qui a navigué dans le port de Hong Kong lors de la reddition du Japon en août 1945. Harcourt était conscient du soutien fourni par les Forces canadiennes à Hong Kong en 1940, c'est pourquoi il a ordonné au jeune officier canadien de la marine de mener les Marines à terre. Lore a dirigé un peloton de marines pour prendre le contrôle de la base côtière HMS Tamar. Le contre- amiral Harcourt l'a chargé de libérer les prisonniers canadiens, britanniques et hongkongais du camp de Sham Shui Po. À la suite de la reddition des forces japonaises le 16 septembre 1945 à Hong Kong, le lieutenant Lore a servi dans les forces d'occupation en tant qu'officier du renseignement et lieutenant d'état-major auprès de l'amiral Harcourt. Il a ensuite pris sa retraite de la MRC, a obtenu son diplôme en droit de l'Université d'Oxford et est retourné à Hong Kong pour créer son cabinet d'avocat. Lore est décédé en septembre 2012 à Hong Kong à l'âge de 103 ans.

Jean Lumb
Photo: Gracieuseté du Musée virtuel du patrimoine culturel canadien asiatique

La militante communautaire Jean Lumb a été la premi ère Canadienne d'origine chinoise à recevoir l'Ordre du Canada. Jean Bessie Lumb (née Toy Jin Wong), en 1919, à Nanaimo en Colombie-Britannique déménagea à Toronto en 1935. Elle devint la porte-parole officieuse de la communauté chinoise à Toronto et travaill a à changer les lois sur l'immigration dans les années 1950. On se souviendra peut-être plus de l'énergie derrière les campagnes «Save Chinatown». Lumb possédait un magasin de fruits et le restaurant Kwong Chow avec son mari, Doyle. Le travail communautaire de Jean Lumb a eu une grande portée et lui a valu une reconnaissance considérable, y compris des nominations au conseil des gouverneurs du Women's College Hospital Board of Governors et au Conseil consultatif de l'Ontario sur le multiculturalisme.

Hazel Mae

Hazel Mae est une Canadienne d'origine philippine née en 1970. Elle est bien connue comme animatrice sportive sur plusieurs réseaux sportifs. Elle a débuté sa carrière sur Rogers Sportsnet en 2001 où elle a organisé des spectacles tels que Sportsnetnews et JZone. Plus tard, elle est devenue la cheville ouvrière du SportsDesk du New England Sports Network, du Ultimate Red Sox Show et du Buzz de 2004 à 2008. En août 2009, elle a été journaliste au réseau de la Ligue majeure de baseball et elle a participé aux émissions Hot Stove, MLB Tonight, 30 clubs en 30 jours et Quick Pitch. En 2011, elle devient l'animatrice d'un nouveau programme, The Rundown, aux côtés de Matt Yaloff. Depuis septembre 2011, Mae est de retour avec Sportsnet en tant que reporter.

Shaun Majumder
Gracieuseté de Hess Entertainment

Shaun Majumder est un acteur et humoriste, lauréat d'un prix Gémeau. Né à Burlington, à Terre-Neuve-et-Labrador, Majumder est d'ascendance eurocanadienne et indienne (hindou bengalaise). Il a commencé sa carrière d'artiste à la télévision des jeunes YTV avant de devenir coanimateur de l'émission This Hour Has 22 Minutes en 2003, soit le rôle pour lequel il est le mieux connu. Majumder a animé 15 épisodes télévisés du volet anglophone de Juste pour rire et a également joué dans Cedric the Entertainer Presents. Il a fait l'objet d'un long métrage documentaire de HBOEvery Word is Absolutely True, dans lequel on le suit d'un bout à l'autre du pays lors de sa première tournée pancanadienne de monologuiste comique. En janvier 2013, il a lancé la série de documentaires Majumder Manor, qui relate son rêve de transformer son Burlington natal, Terre-Neuve-et-Labrador pour en faire une destination touristique populaire.

L'honorable Gurbax Singh Malhi
L'honorable Gurbax Singh Malhi

Lorsque l'honorable Gurbax Singh Malhi a été élu en 1993 pour représenter Bramalea-Gore-Malton (Ontario), il est devenu le premier sikh à porter un turban à être élu à la Chambre des communes. Il a été secrétaire parlementaire du ministre du Revenu national, secrétaire parlementaire de la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences et secrétaire parlementaire du ministre d'Industrie Canada, avec un accent particulier sur les entrepreneurs et les nouveaux Canadiens. Il a également agi à titre de porte-parole de l'opposition en matière d'industrie. De plus, l'honorable Gurbax Singh Malhi a siégé à plusieurs comités permanents, dont ceux de la justice, des affaires juridiques et des droits de la personne, ainsi que des activités gouvernementales comme les droits de la personne et la condition des personnes handicapées et le développement des ressources humaines. Il a reçu la Médaille du jubilé de la Reine pour son engagement et sa contribution à la société canadienne.

Le docteur Tak Wah Mak
Photo : Gracieuseté du département de photographie du University Health Network, Toronto

Le docteur Tak Wah Mak est né dans le sud de la Chine. Les travaux en microbiologie et en immunologie de cet illustre scientifique canadien d'origine chinoise ont eu sur la santé publique une influence importante et une portée mondiale. Ses recherches portent sur l'analyse de la biologie élémentaire des cellules afin de déterminer le fonctionnement du système immunitaire et la formation des tumeurs. Il a commencé ses recherches à l'Institut du cancer de l'Ontario à Toronto. En découvrant comment le système immunitaire reconnaît les agents pathogènes, il résout en 1984 l'un des problèmes les plus complexes de l'immunologie. Il se joint par la suite au département de biophysique médicale de la faculté de médecine de l'Université de Toronto. Au cours des 25 années suivantes, les recherches du docteur Mak ont permis d'élucider de nombreux mystères entourant la biologie moléculaire du système immunitaire et du cancer. Depuis 2004, il occupe le poste de directeur au Campbell Family Institute for Breast Cancer Research. Récipiendaire de nombreuses distinctions, dont l'Ordre du Canada, le docteur Mak est célèbre dans le monde entier.

Brian McKeever
Photo : Gracieuseté de CBC

Brian McKeever, un Canadien d'origine japonaise, est un skieur de fond et un biathlète. Ses grands-parents, du côté maternelle, ont immigré au Canada du Japon et ont été propriétaire d'une ferme à Vancouver. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ils ont été emmenés dans un camp d'internement japonais à Sandon, en Colombie-Britannique, mais ils ont plus tard été libérés. McKeever est né le 18 juin 1979 à Calgary, en Alberta, et il a commencé à perdre la vue à l'âge de dix-neuf ans atteint de la maladie de Stargardt. En 2010, il a été le premier athlète canadien à être nommé aux équipes paralympiques et olympiques. En 2018, il devient le paralympien d'hiver le plus décoré, alors qu'il remporte sa quatorzième médaille lors de l'épreuve masculine de ski acrobatique de 20 kilomètres aux Jeux paralympiques de PyeongChang.

Deepa Mehta
Photo : Gracieuseté de Deepa Mehta

Deepa Mehta est une éminente cinéaste, dont l'œuvre, estimée dans le monde entier, se caractérise par son honnêteté, sa beauté et son universalité. Ses films primés ont été projetés dans le cadre des plus grands festivals du film et distribués mondialement. Sa trilogie sur les éléments a été fort bien accueillie, tant au Canada qu'à l'étranger; elle comprend les films Fire (1996), Earth (1998) et Water(2005), qui ont été mis en nomination pour l'oscar du meilleur film en langue étrangère. Son film Water et sa comédie Bollywood Hollywood (2002) demeurent deux des dix films canadiens-anglais ayant récolté le plus de recettes. Parmi ses autres productions cinématographiques mentionnons Sam and Me (1991), Camilla (1993) et A Heaven on Earth (2008). En 2012, Mehta a remporté le Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène, pour l'ensemble de ses réalisations.

Roy Miki

Roy Akira Miki, est un poète, érudit, éditeur et activiste canadien. Il est né à Ste-Agathe, Manitoba (10 octobre 1942) de la deuxième génération de parents canadiens d'origine japonaise. Pendant la Seconde Guerre mondiale, sa famille a été réinstallée de force et internée dans l’Ouest canadien.

Miki a obtenu son B.A. de l'Université du Manitoba, sa maîtrise de l'Université Simon Fraser et son doctorat de l'Université de la Colombie-Britannique. Il a ensuite enseigné la littérature contemporaine à l'Université Simon Fraser avant de prendre sa retraite. En 2002, le livre de poésie Surrender de Miki, a remporté le Prix littéraire du Gouverneur général pour la poésie. Sa poésie se concentre sur des questions d'identité, de citoyenneté, de race et de lieu. Il est l'auteur de l'étude critique Broken Entries: Race, Subjectivity, Writing (1998), de Flux: Transnational Shifts in Asian Canadian Writing (2011), The Prepoetics of William Carlos Williams (1983), et d'une bibliographie annotée du poète et romancier George Bowering (1990).

Dans les années 1980, Miki a joué un rôle « déterminant » dans la lutte que le gouvernement fédéral menait pour obtenir l'internement des Canadiens d'origine japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans le cadre de l'Accord de régression canado-japonais de 1988, le gouvernement a créé un fonds communautaire pour entreprendre des activités ou des programmes éducatifs, sociaux et culturels contribuant à la guérison ou à la promotion des droits de la personne. La Fondation canadienne des relations raciales a été créée au nom des Canadiens d'origine japonaise et en commémoration aux membres de la communauté victimes d'injustices de guerre. La citoyenneté a été rétablie pour les Canadiens d'origine japonaise qui l'avaient perdue suite à une expulsion ou à une révocation et des déclarations de culpabilité ont été acquittées pour une infraction au décret en conseil relatif à la guerre. La Loi sur les mesures de guerre a été abrogée en 1988.

Roy Miki a déclaré que cet accord « resterait un moment important dans l'histoire [du Canada] de la fin du 20e siècle, un exploit inhabituel accompli par un petit groupe de citoyens qui, en raison de la violation de leur citoyenneté, a lancé un mouvement pour négocier un règlement avec le gouvernement fédéral ». 

En 2006, Miki est devenu membre de l'Ordre du Canada et a reçu le 20e prix annuel Gandhi pour la paix, pour la vérité, la justice, les droits de la personne et la non-violence illustrés dans son travail de réparation. La même année, il a également reçu le prix Thakore Visiting Scholar et le prix Sterling pour le soutien à la controverse. En 2007, il a été nommé membre de la Société royale du Canada. En 2009, il est devenu membre de l'Ordre de la Colombie-Britannique.

Masumi Mitsui
Photo : Gracieuseté de David Mitsui

Le soldat canadien d'origine japonaise Masumi Mitsui a fait preuve de bravoure lors de la bataille de la crête de Vimy, en avril 1917, et a mérité pour cela la Médaille militaire. Après la guerre, il retourne en Colombie-Britannique, où il continue sa vie et fonde une famille. Il aide à faire ériger, au parc Stanley, un monument aux morts à la mémoire des Canadiens d'origine japonaise, et devient président de la filiale 9 de la Légion royale canadienne. Avec d'autres anciens combattants, il exerce des pressions sur la législature de la Colombie Britannique pour que celle-ci accorde le droit de vote aux Canadiens d'origine japonaise. Le 7 décembre 1941, le Japon attaque Pearl Harbor : Masumi Mitsui et sa famille, comme tous les autres Canadiens japonais, sont déclarés des ennemis du pays. Ils sont envoyés dans des camps d'internement et le gouvernement confisque leurs maisons et autres possessions. La guerre terminée, Mitsui milite avec d'autres Canadiens japonais pour obtenir des excuses publiques et des réparations. Il décède en 1987, à l'âge de 99 ans, soit un an avant que le gouvernement présente ses excuses; il était le dernier vétéran canadien d'origine japonaise de la Première Guerre mondiale.

Raymond Moriyama
Photo : Gracieuseté du Al Gilbert Studio

Raymond Moriyama est un architecte et un urbaniste canadien d'origine japonaise de renommée internationale. Il définit l'architecture comme une force sociale qui se veut un « processus d'enquête perpétuel ». Son architecture novatrice et fonctionnelle a accru la réputation du Canada en matière d'innovations architecturales. On lui doit entre autres l'ambassade canadienne à Tokyo, qui symbolise l'esprit du Canada, le Metropolitan Toronto Reference Library et le centre Science Nord, à Sudbury. Sa réalisation la plus remarquable demeure le Musée canadien de la guerre, qui explore les thèmes du souvenir et de la renaissance après la guerre. Considéré comme l'un des monuments nationaux emblématiques, il constitue un hommage touchant et hautement symbolique aux Forces canadiennes. Moriyama a décrit le parcours de son projet dans son ouvrage In Search of a Soul (2006). De nombreux diplômes honorifiques lui ont été décernés. Il a entre autres reçu une Médaille du Gouverneur général pour l'architecture ainsi que le Sakura Award 2010 du Japanese Canadian Cultural Centre de Toronto. Il a été désigné Compagnon de l'Ordre du Canada.

Paul Nguyen
Photo : Gracieuseté du ministère ontarien des Affaires civiques et de l’Immigration

Cinéaste et avocat, Paul Nguyen est né à Toronto. Il est issu d'une deuxième génération de Canadiens d'origine vietnamienne. Ses parents font partie des « réfugiés de la mer » qui se sont enfuis au Canada pendant la guerre du Vietnam. Il utilise l'internet et sa passion pour la cinématographie pour promouvoir l'unité entre les personnes de diverses origines. Très jeune, il développe un intérêt insatiable pour la création de films; avec son meilleur ami, il en réalise quelques-uns qu'ils distribuent dans le quartier Jane et Finch de Toronto. S'inspirant de sa propre jeunesse, Nguyen s'interroge sur le fossé qui sépare les enfants de la deuxième génération de Vietnamiens et leurs parents. Il a consacré sa vie à améliorer les relations raciales et à promouvoir la compréhension interculturelle au Canada. Il dénonce la criminalité chez les jeunes, la violence des gangs de rue et les problèmes sociaux auxquels se heurtent les collectivités marginalisées. En 2010, Nguyen a reçu la Médaille du mérite civique de l'Ontario et le Prix Paul Yuzyk pour le multiculturalisme dans la catégorie « Réalisation exceptionnelle ». En 2012, Nguyen a mérité la Médaille du jubilé de la reine Elizabeth II pour son combat contre les stéréotypes et son rôle de mentor et de modèle à suivre auprès des jeunes à risque de sa collectivité.

Emily Nishikawa
Photo : Gracieuseté de Cross Country Canada

Emily Nishikawa, née à Whitehorse, au Yukon, en 1989, est une skieuse canadienne de ski de fond d'origine japonaise. Nishikawa a été inspirée à commencer à skier par son frère, Graham Nishikawa, à l'âge de quatre ans. Elle a été la championne nord-américaine de la Coupe du monde de la Fédération internationale de ski en 2013-14 et 2014-15. Elle a participé aux Jeux Olympiques en 2014 à Sotchi, en Russie, et en 2018 à PyeongChang, en Corée du Sud. Encore, en 2018, elle remporte la 7e place de l'épreuve de vitesse par équipe et la 13e place au relais en ski de fond. Nishikawa étudie également la psychologie à l'Université Athabasca et elle espère devenir enseignante au primaire.

Graham Nishikawa
Photo : Gracieuseté du Comité paralympique canadien

Graham Nishikawa, Canadien d'origine japonaise, est un skieur de fond. Il est né le 19 novembre 1983 à Whitehorse, au Yukon, et il est le frère aîné de l'olympienne canadienne de ski de fond, Emily Nishikawa. Nishikawa a déclaré qu'il était intéressé à faire de la compétition de ski de fond, car il pouvait combiner la camaraderie, l'activité physique et le fait d'être à l'extérieur. Il s'est qualifié pour la première fois en tant que représentant canadien au niveau élite de la Coupe du monde de la Fédération internationale de ski en 2013. Nishikawa a joué le rôle de guide pour le skieur de fond et biathlète olympique et paralympique, Brian McKeever. Ce partenariat leur a permis de remporter trois médailles aux Jeux paralympiques de 2018, trois médailles aux Championnats du monde para-nordiques de 2017, une médaille d'or aux Jeux paralympiques de 2014 dans l'épreuve de vitesse d'un kilomètre ainsi que d'autres titres.

George Nozuka

Le chanteur George Nozuka, un Canadien d'origine japonaise, est né en 1986. Il est le frère d'un certain nombre d'autres musiciens et acteurs à succès, notamment Justin Nozuka, Henry Nozuka et Philip Nozuka. Son premier album s'appelait Believe (2007). Trois de ses albums simples, dont « Talk to Me » , « Lie to Me » et « Last Time » , l'ont aidé à devenir célèbre. En tant que gardien de la paix des Nations Unies au Canada, Nozuka a produit une chanson intitulée « Hurting Child » pour le documentaire, Forgotten Children: L'histoire des Restavecs d'Haïti, réalisé par Craig Goodwill.

Justin Nozuka

Le chanteur canadien d'origine japonaise Justin Nozuka est né en 1988. Il est chanteur et compositeur depuis l'âge de 12 ans. Il a six autres frères et soeurs, dont le musicien George Nozuka, le musicien Henry Nozuka et l'acteur Philip Nozuka. Justin Nozuka a sorti trois albums dont « Holly » (2007), « You, I, Wind, Land and Sea » (2010) et « Ulysees » (2014). En 2010, Nozuka a chanté aux côtés de 50 des meilleurs et des plus brillants artistes canadiens sur une version retravaillée de« Wavin' Flag ». de K'naan.

Sandra Oh
Photo : Gracieuseté du IMDb

Née le 20 juillet 1971, Sandra Miju Oh est une actrice canadienne connue pour son rôle de Dre Cristina Yang dans la série médicale Grey's Anatomy, présentée sur la chaîne ABC. Son interprétation lui vaut un Golden Globe et deux prix de la Screen Actors Guild ainsi que cinq nominations pour le prix Primetime Emmy dans la catégorie d'actrice de soutien exceptionnelle dans une série dramatique.

Wally Oppal
Photo : Gracieuseté du Peter A. Allard School of Law, University of British Columbia

Wally Oppal exploite son propre cabinet d'avocat à Vancouver avant d'exercer les fonctions de juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique, en 1985. En 2005, il se tourne vers la politique provinciale et devient le deuxième procureur général de la Colombie-Britannique indo-canadien en plus d'être ministre responsable du Multiculturalisme jusqu'en 2009. Oppal participe à de nombreuses réformes importantes du système judiciaire, notamment l'établissement du tout premier tribunal communautaire du Canada pour prendre en charge les récidivistes, l'élaboration de nouvelles règles de pratique afin de favoriser la résolution rapide des différends et la mise sur pied de nouvelles initiatives pour gérer les situations de violence à l'égard des femmes.

Dr. D.P. Pandia, Ph.D.
Photo : Gracieuseté du Vancouver Archives

D.P Pandia est une figure de proue de la communauté indo-canadienne de la Colombie-Britannique. Fervent défenseur de la représentation équitable des Indiens d'Asie au Canada, en 1948, il rencontre le directeur de l'Immigration, du ministère des Mines et des Ressources, et le Comité du Cabinet chargé de la politique sur l'immigration pour défendre les droits des Indiens d'Asie.

Jon Kimura Parker
Photo : Gracieuseté de Tara McMullen

La virtuosité du pianiste vancouvérois Jon Kimura Parker est reconnue partout dans le monde. Sa famille est originaire du Japon, par contre il a grandi à Vancouver, en Colombie-Britannique. Comme soliste invité, il a fait des tournées avec plusieurs orchestres partout dans le monde. Il s'est produit devant des dignitaires et des chefs d'État. C'est à l'âge de cinq ans qu'il a fait ses débuts avec le Vancouver Youth Orchestra. Le répertoire éclectique de Parker privilégie les œuvres musicales de l'époque romantique et celles des compositeurs du 20e siècle; il s'étend de Beethoven à la pièce One Hand in my Pocket d'Alanis Morissette. Parker a aussi été l'hôte des séries Whole Notes au réseau Bravo! Canada et Up and Coming de la Canadian Broadcasting Corporation. Il a remporté plus de 200 concours, y compris celui du Prix du Gouverneur général pour les arts. En 1999, il a été nommé Officier de l'Ordre du Canada. Au lendemain du tsunami qui a dévasté le Japon en 2011, Parker a aidé à organiser un concert-bénéfice intitulé « Dear Japan – With Love, 2011 ».

La sénatrice Vivienne Poy
Photo : Gracieuseté de Neville G. Poy

À la fois entrepreneure, auteure, historienne et dessinatrice de mode, la sénatrice Vivienne Poy est la première Canadienne d'origine asiatique à avoir été nommée au Sénat du Canada. Elle est l'instigatrice du Mois du patrimoine asiatique. Poy a fait ses études à Hong Kong, en Angleterre et au Canada. Elle détient également un doctorat en histoire de l'Université de Toronto. En 1981, elle crée sa propre entreprise, Mode Vivienne Poy, et connaît un succès remarquable dans le domaine de la mode et de la vente au détail. Nommée au Sénat en 1998, elle propose en 2001 une motion visant à faire reconnaître le mois de mai comme le « Mois du patrimoine asiatique ». En mai 2002, le gouvernement du Canada donne suite à cette motion et déclare le mois de mai « Mois du patrimoine asiatique » au cours d'une cérémonie officielle. La sénatrice Poy collabore étroitement avec les sociétés du Mois du patrimoine asiatique partout au pays. Elle a été chancelière de l'Université de Toronto de 2003 à 2006. Elle œuvre activement au sein de nombreux organismes communautaires et culturels. Elle est l'auteure de cinq livres et en a coédité un sixième.

Regula Qureshi
Photo : Gracieuseté de Ethnomusicologie

Regula Qureshi est une ethnomusicologue, une spécialiste de la langue et de la littérature ourdou et hindi, et une spécialiste de la musique d'art de l'Inde et du Pakistan. Elle est née en Suisse et est devenue citoyenne canadienne en 1968 pour suivre son mari, politicologue de l'Inde, à l'Université de l'Alberta. Elle a donné de nombreux récitals sur le sarangi, la musique indienne et le chant musulman au Canada, aux États-Unis, au Pakistan, en Inde et en Europe occidentale. Elle a reçu le prix Jaap Kunst de la Society for Ethnomusicology en 1968 pour l'article « Tarannum: The Chanting of Urdu Poetry ». En 1995, elle a reçu une chaire annuelle Killam de l'Université de l'Alberta; et en 1996, elle a reçu un prix des beaux-arts de Citoyenneté et Immigration Canada.

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Kerri Sakamoto

Née à Toronto, en Ontario, en 1960, Kerri Sakamoto est une romancière dont les œuvres traitent généralement de l'expérience canado-japonaise. Son premier roman, The Electrical Field (1998), remporte le prix des écrivains du Commonwealth pour le meilleur premier livre, le prix littéraire biennal Canada-Japon du Conseil des Arts du Canada, et elle a été finaliste du Prix du Gouverneur général. Avec son troisième roman, Floating City, elle a été finaliste du Toronto Book Award et ce roman lui a valu le Prix littéraire Canada-Japon pour la deuxième fois.

Sakamoto a également co-écrit (avec le réalisateur Rea Tajiri) le scénario du film de 1997, Strawberry Fields. Elle collabore souvent avec des cinéastes en tant qu'éditeur d'histoire ou éditeur de scénario pour des documentaires narratifs et expérimentaux et pour du travail sur des documentaires expérimentaux. Elle a également écrit sur les arts visuels pour des musées et des galeries d'art au Canada et aux États-Unis, tels que la galerie Walter Phillips du Banff Fine Arts Center, le musée d'art américain Whitney et le musée d'art contemporain d'Honolulu. En 2004, elle a rédigé un essai de catalogue sur le travail de Kazuo Nakamura, expressionniste abstrait de Painters Eleven, dans le cadre d’une exposition au Musée des beaux-arts de l’Ontario.

En 2005, Sakamoto a été nommée Visiteur distingué de Barker Fairley à l'Université de Toronto et membre du Conseil des arts de Toronto en 2007. Elle a également été membre du jury canadien du Festival international du film de Toronto.

Conrad Santos
Photo : Gracieuseté de Philippine Canadian News

Le 17 novembre 1981, Conrad Santos est le premier Canadien d'origine philippine élu à un poste politique au Canada lorsqu'il devient membre de l'Assemblée du Manitoba pour le Nouveau Parti démocratique (NPD). Il est député à l'Assemblée législative de l'Alberta de 1981 à 1988 et de 1990 à 2007. Né aux Philippines, Santos fait ses études à l'Université Harvard et à l'Université du Michigan, où il obtient un doctorat en science politique. En 1965, il décroche un poste de professeur à l'Université du Manitoba et déménage à Winnipeg. Son premier pari politique, en tant que candidat pour le NPD dans la circonscription de Winnipeg – Fort Garry, reste sans succès. Il échoue également lors de deux élections subséquentes au conseil de ville de Winnipeg, en 1977 et en 1980. En 1990, Santos entre à l'Assemblée et il est réélu en 1995, dans la circonscription de Broadway. Il remporte également les élections du NPD dans la circonscription de Wellington, par une marge considérable. Il est réélu en 2003 et démissionne avant les élections de 2007.

Rana Sarkar
Photo : Gracieuseté du Munk School of Global Affairs, University of Toronto

Rana Sarkar a été nommé consul général du Canada à San Francisco | Silicon Valley en 2017, avec accréditation pour le nord de la Californie et Hawaï. Il est également membre du comité consultatif de l'ALENA du Canada.

Sarkar était auparavant directeur national de High Growth Markets et de l'Inde à KPMG Canada et co-président du conseil consultatif et membre principal de la Munk School of Global Affairs de l'Université de Toronto. De 2009 à 2013, il a été président et chef de la direction du Conseil des affaires Canada-Inde.

En 2005, Sarkar a co-fondé « Content Partners », une agence mondiale de contenu (vendue en 2009) et, en 2001, la firme consultative « Rawlings Atlantic Limited ». Il a commencé sa carrière en tant que consultant chez Roland Berger Strategy Consultants à Londres et à Munich et a aidé à établir Roland Berger en Inde. Il a également été professeur invité à la London School of Economics et à la CASS Business School de l'Université de Londres.

Né à Calcutta, Sarkar a déménagé au Canada avec sa famille lorsqu'il était enfant. Il a fréquenté la London School of Economics, Queen's University à Kingston, Ontario, et le programme exécutif INSEAD en France. Il est actuellement membre du conseil consultatif du « Mowat Center for Policy Innovation » , Canada2020, The Literary Review of Canada and Magic Bus. En 2011, il était candidat au Parlement canadien.

Shyam Selvadurai
Photo : Gracieuseté de Shyam Selvadurai

Né au Sri Lanka, le romancier Shyam Selvadurai est d'origine tamoule et cinghalaise. Les possibilités et les restrictions engendrées par une telle origine « mixte » servent de toile de fond à l'écrivain. À l'âge de 19 ans, il immigre au Canada avec sa famille à la suite des émeutes de 1983 à Colombo. Il possède une remarquable capacité à dépeindre un monde menacé par l'intolérance, mais habité d'une beauté, d'un humour et d'une humanité indéniables. Il a remporté plusieurs prix pour son premier roman Drôle de garçon (Funny Boy), qui raconte crûment le récit de son principal protagoniste et de son passage à l'âge adulte au cours des années tumultueuses précédant les émeutes de 1983. Son deuxième roman, Cinnamon Gardens, nous ramène au Sri Lanka, cette fois en 1920, lorsque le pays était alors connu sous le nom de Ceylan. Les personnages de cet auteur doivent composer avec un monde incertain et leurs propres sentiments d'insécurité. Leur vie personnelle et la scène politique s'entremêlent. En 2005, il a publié un roman pour les jeunes adultes, Swimming in the Monsoon Sea, pour lequel il a remporté le Lambda Literary Award.

Baljit Sethi
Photo : Gracieuseté de Shyam Selvadurai

Originaire de l'Inde, Baljit Sethi immigre au Canada en 1972. Elle est la fondatrice et la directrice administrative de l'Immigrant and Multicultural Services Society of Prince George. Cette société fournit des services d'établissement à des collectivités dans le nord de la Colombie-Britannique. Sethi s'est rendu compte que l'intégration des nouveaux arrivants dans leur nouvelle communauté dépendait des programmes multiculturels et de la promotion de l'harmonie raciale. Elle a encouragé l'interaction des immigrants avec la population de Prince George. Cette initiative a eu un rayonnement dans tout le nord de la Colombie-Britannique. Un grand nombre de programmes conçus par Sethi tout au long de ses quarante ans de carrière continuent d'être utilisés pour promouvoir le multiculturalisme et l'égalité. Elle se porte également à la défense des droits des immigrantes. Elle est devenue une source d'inspiration pour beaucoup de gens. Elle a reçu de nombreux prix, dont l'Ordre de la Colombie-Britannique et le Prix Paul Yuzyk pour le multiculturalisme dans la catégorie « Ensemble des réalisations », en reconnaissance de ses contributions.

Zaib Shaikh
Photo gracieusement fournie par Jamie Hogg

Acteur, auteur et réalisateur, Zaib Shaikh est né au Canada. Il est d'origine pakistanaise. Il a interprété ses premiers rôles dans Metropia et Le Maire Da Vinci. En 2007, il devient célèbre dans le monde entier pour son rôle d'Amaar Rashid, un avocat qui devient imam dans la populaire comédie de la CBCLittle Mosque on the Prairie (La petite mosquée dans la prairie). La série brosse le portrait des habitants musulmans d'une ville imaginaire de la Saskatchewan, qui établissent une mosquée dans la salle paroissiale qu'ils louent à une église anglicane locale. Shaikh apporte une vive intelligence et une naïveté nerveuse à un rôle sans précédent au Canada ou à Hollywood. Ce rôle lui vaut en 2008 le Leo Award de la meilleure prestation dans une série comique. Il travaille beaucoup dans le domaine du théâtre. Il est le cofondateur du Whistler Theatre Project de Whistler, en Colombie-Britannique. Il tient ardemment à apporter une contribution durable à l'art dramatique canadien.

Jagmeet Singh

Jagmeet Singh est né le 2 janvier 1979 à Scarborough, en Ontario, il est l’enfant de Harmeet Kaur et de Jagtaran Singh qui ont immigrés au Canada depuis l'État indien du Punjab, d’où ils sont originaires. Sa famille a vécu à Terre-Neuve avant de déménager à Windsor, en Ontario. Singh a obtenu son diplôme d'études secondaires en 1997, a obtenu un baccalauréat en sciences de l'Université Western Ontario en 2001, puis un baccalauréat en droit de la Osgoode Hall Law School en 2005. Après avoir été admis au Barreau en 2006, Singh a été avocat de la défense pénale dans la région du Grand Toronto avant de se lancer en politique.

Singh a commencé sa carrière politique en 2011, alors qu'il se présentait sans succès en tant que candidat du Nouveau Parti démocratique (NPD) dans la circonscription de Bramalea — Gore — Malton. Cette année-là, Singh se présenta également aux élections provinciales ontariennes en tant que candidat du NPD dans la circonscription qui se chevauchait : il devint le premier député provincial néo-démocrate ontarien à représenter la région de Peel, ainsi que le premier député provincial portant un turban. Singh a finalement été nommé porte-parole du NPD auprès du procureur général de l'Ontario et des Services aux consommateurs. Singh a également occupé le poste de leader parlementaire adjoint de son parti. Le 1 er octobre 2017, Singh est revenu à la politique fédérale ayant été élu chef du NPD fédéral au sein du Nouveau Parti démocratique, et ayant remporté le premier tour de scrutin avec 53,8% des voix. Après avoir remporté la course à la direction du NPD fédéral, Singh a démissionné de son poste de député. Le 25 février 2019, il est devenu député en remportant l'élection partielle de Burnaby South (Colombie-Britannique). Suite à son élection, Singh est devenu la première personne d'un groupe de minorités visibles à diriger de manière permanente un grand parti politique fédéral canadien.

Lilly Singh

Lilly Singh, une Canadienne d'origine pendjabi, est originaire de Scarborough. Elle est également une personnalité bien connue de YouTube, vlogger, auteure et actrice. Elle a commencé sa chaîne Youtube, IISuperwomanII, en octobre 2010. Depuis, sa chaîne a accumulé plus de 2 milliards de visionnement, et plus de 13 millions d'abonnés. Singh a été nommée l'un des influenceurs les plus performants de la liste Forbes Top Influencers 2017 dans la catégorie divertissement. Elle a travaillé sur un certain nombre de campagnes, y compris Girl Love, qui promeut la fin de la haine envers les filles et est devenue une ambassadrice de bonne volonté de l'UNICEF.

Alfred Sung

Alfred Sung est né en 1948 à Shanghai, en Chine, et a grandi à Hong Kong. Il a consacré sa vie à la création de nouvelles modes, vêtements, parfums, accessoires et tenues décontractées pour les femmes et les hommes. Il a étudié la couture et a obtenu sa première place à la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne à Paris. Sung a déménagé à New York pour étudier à la Parsons School of Design et, en 1972, il a décidé de déménager au Canada. En 1985, Sung a cofondé Club Monaco, un détaillant de vêtements confortables haut de gamme, avec Saul et Joseph Mimran.

David Suzuki
Photo : Gracieuseté de Jamie Hogg

David Suzuki est un Canadien d'origine japonaise de troisième génération et il est né en 1936. Il a obtenu un doctorat en zoologie de l'Université de Chicago en 1961 et a été professeur au département de génétique de l'Université de la Colombie-Britannique de 1963 jusqu'à sa retraite en 2001.Suzuki est le lauréat de nombreux prix et distinctions tels que d'avoir été nommé officier de l'Ordre du Canada en 1977, et en 2006, ce titre a été promu à celui de compagnon de l'Ordre du Canada. En 1986, il reçoit le prix de la Banque Royale et le prix Kalinga de vulgarisation scientifique de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et en 2000, l'Université de la Colombie-Britannique lui décerne un prix pour l'ensemble de ses réalisations, en plus des 24 diplômes honorifiques de diverses universités du Canada, des États-Unis et de l'Australie. En 2002, il reçoit cinq prix Gémeaux pour souligner son travail à la télévision canadienne, et le prix John Drainie, pour saluer son excellence dans le domaine de la radiodiffusion. En 2009, il remporte le prix Right Livelihood, considéré comme l'« autre prix Nobel », en reconnaissance d'une vision et d'un travail exceptionnels pour la planète et ses habitants.

Mutsumi Takahashi
Photo : Gracieuseté de CTV News, Montréal

Née à Shiroishi, au Japon, Mutsumi Takahashi commence à étudier le piano au Conservatoire de musique de Toronto à l'âge de six ans. Elle est diplômée du Collège Vanier et de l'Université Concordia, où elle obtient un baccalauréat en arts et une maîtrise en administration des affaires. Au printemps 2013, elle reçoit un doctorat honorifique de son alma mater, l'Université Concordia. Plus récemment, elle a coprésidé la campagne Les meilleurs soins pour la vie du Centre universitaire de santé McGill aux côtés de Jean Béliveau, le légendaire hockeyeur des Canadiens de Montréal. Elle siège actuellement au Beatty Memorial Fund Committee de l'Université McGill, qui supervise la série de conférences annuelles Beatty Memorial.

Kim Thúy
Photo : Gracieuseté de Sarah Scott

Lauréate de plusieurs prix, l'auteure Kim Thúy a quitté son Vietnam natal avec ses parents et ses deux frères en 1978, pour fuir la répression du régime communiste. Leur évasion s'effectue dans des conditions extrêmement pénibles, dans la dégoûtante cale d'un bateau de pêche; ils se retrouvent ensuite dans un camp de réfugiés en Malaisie et seront finalement accueillis au Québec comme « réfugiés de la mer ». L'incroyable parcours des membres de cette famille ainsi que l'adaptation à leur nouveau mode de vie constituent la trame de Ru, le premier roman de Kim Thúy. Il relate les changements que vit une jeune fille alors qu'elle quitte un pays agité pour la sécurité d'une vie paisible. À sa sortie, Ru a fait un tabac au Québec. En 2010, Kim Thúy a remporté le prestigieux Prix littéraire du Gouverneur général dans la catégorie des romans de langue française. Elle a aussi reçu le Grand Prix littéraire Archambault en 2011. Avant de découvrir son talent de romancière, Thúy a travaillé comme cueilleuse de légumes, couturière et caissière. Elle est diplômée en linguistique et traduction (1990) ainsi qu'en droit (1993).

Ai Thien Tran
Photo : Gracieuseté de Ai Thien Tran

Ai Thien Tran a été le premier Canadien d'origine vietnamienne à recevoir le Prix des 25 immigrants les plus remarquables du Canada. Au cours de sa vie, il a su faire preuve de courage et de résilience et a toujours eu comme objectif de réussir. À 20 ans, il fuit le Vietnam sur un bateau de fortune et commence un difficile périple; réfugié apatride, il passera 12 ans aux Philippines. Il arrive enfin au Canada en 2001 et doit encore surmonter non seulement les obstacles propres à tous les nouveaux arrivants, mais aussi les traumatismes psychologiques et émotionnels, séquelles des années qu'il a vécues en isolement.

Tran a fait montre d'une grande force de caractère. Tout en travaillant à temps plein, il a étudié en service social à l'Université McGill et a obtenu son diplôme avec distinction. La Golden Key International Honour Society l'a invité à devenir membre à vie de la société. En 2006, Tran a été l'un des 10 étudiants au monde à recevoir la bourse Golden Key.

Tran a mérité le prix Sadie Aronoff en reconnaissance de son leadership et de sa contribution exceptionnelle à l'École de service social de l'Université McGill. Il a occupé le poste de directeur général de la Fédération vietnamienne du Canada en 2009. Il est actuellement actif dans plusieurs organisations communautaires, notamment les Comités consultatifs de citoyens, le Bureau de libération conditionnelle d'Ottawa et la Fédération nationale ukrainienne d'Ottawa-Gatineau. Il a comme philosophie de vie de relever sans cesse de nouveaux défis et de ne pas craindre de prendre des risques pour venir en aide à autrui.

Yuki Tsubota
Photo : Gracieuseté de Daily Mail

Canadienne d'origine japonaise, la skieuse olympique en slopestyle Yuki Tsubota est née en 1994 à Vancouver, en Colombie-Britannique. Tsubota a commencé à skier de façon compétitive à l'âge de 10 ans et s'est ensuite concentrée sur le ski slopestyle en 2011. Tsubota a été classée quatrième aux Jeux olympiques de 2014 à Sotchi, en Russie, où elle a subi de graves blessures lors de sa deuxième descente.. Malgré ce revers, elle est revenue aux Jeux olympiques de PyeongChang en 2018, se classant sixième au classement général et a été la meilleure Canadienne en ski slopestyle. Parmi ses autres réalisations, notons qu'elle a remporté la première place aux finales de l'AFP World Tour en 2014-2015, la médaille d'or de la Coupe du monde de la Fédération internationale de ski en 2016 et une médaille de bronze aux championnats du monde présentés par l'Association of Freeskiing Professionals en 2012.

Kew Dock Yip

Né à Vancouver, en Colombie-Britannique, en 1906, de parents cantonais, Kew Dock Yip était le 17e sur 19 fils. Bien qu'il ait obtenu un diplôme en pharmacologie de l'Université du Michigan en 1931, il alla travailler comme secrétaire au consulat de Chine à Vancouver dans les années 1930. En 1940, il s'installe à Toronto et alors qu'il sert de réserviste auprès des Queen's Own Rifles, il entre à la Osgoode Hall Law School en 1942. Trois ans plus tard, il devient le premier avocat d'origine asiatique au Canada. Après avoir obtenu son diplôme en droit, il a travaillé avec l'avocat des droits civils juif Irving Himel et des activistes de partout au Canada pour abroger la Loi sur l'immigration chinoise. Kew Dock Yip était un dirigeant de la communauté sino-canadienne de Toronto. Il a travaillé pendant 47 ans dans son bureau de Chinatown jusqu'à sa retraite en 1992. En 1998, il a reçu la médaille du Barreau du Haut-Canada.

L’équipe de soccer des étudiants chinois de 1933
Photo prise par C. B. Wand . Gracieuseté de Robert Yip

Formée en 1920, l'équipe de soccer des étudiants chinois de Vancouver évolua dans un contexte hostile aux Chinois, qui mena à l'adoption, en 1923, de la Loi de l'immigration chinoise. Cette loi interdisait toute immigration chinoise au pays. À cette époque, la communauté chinoise au Canada était constituée en grande partie de jeunes hommes célibataires, dont les familles étaient restées en Chine. Les Chinois n'avaient pas le droit de voter et ne pouvaient pas exercer la plupart des professions.

Comme elle était la seule équipe de soccer de la Colombie-Britannique composée uniquement de joueurs de couleur, elle fut une grande source d'espoir et d'inspiration pour la communauté chinoise de Vancouver, constamment victime de discrimination. Reconnue pour son adresse, sa vitesse et son esprit sportif, l'équipe remporta le championnat provincial de la première division en 1933 et la B.C. Mainland Cup, forçant par le fait même le respect envers la communauté chinoise. L'équipe fut intronisée au Temple de la renommée des sports de la Colombie-Britannique en 2011.

Plusieurs joueurs sont entrés dans l'histoire au cours des années qui ont suivi. En 1943, William K. L. Lore est devenu le premier Sino-Canadien à se joindre à la Marine royale canadienne et le premier officier d'origine chinoise au sein de toutes les marines du Commonwealth britannique. Le milieu de terrain K. Dock Yip est devenu le premier avocat d'origine chinoise au Canada en 1945 et a milité en faveur de l'abolition de la Loi de l'immigration chinoise, qui a finalement été abrogée en 1947.

Équipe de baseball Asahi
Photo : Gracieuseté de Vancouver History

Le club Asahi était une équipe de baseball nippo-canadienne de Vancouver (1914-1942). L'une des équipes d'amateurs les plus dominantes de la ville, le club Asahi a remporté plusieurs titres à Vancouver et le long de la côte Nord-Ouest grâce aux habiletés et au sens de la stratégie de ses joueurs. En 1942, l'équipe est dissoute lorsque ses membres se retrouvent parmi plus de 21 000 Canadiens d'origine japonaise internés par le gouvernement fédéral. Le club Asahi est intronisé au Temple de la renommée du baseball canadien en 2003 et au Temple de la renommée des sports de la Colombie-Britannique en 2005.

Les Canadiens d’origine sikhe durant la Première Guerre mondiale
Photo : Gracieuseté des Bibliothèques de l’Université de Washington, Collection Alice Woodby, PH Coll 171.1-22/UW15673

Peu de Canadiens savent que dix Sikhs ont servi dans le Corps expéditionnaire canadien au cours de la Première Guerre mondiale, avant même qu'ils soient habilités à devenir des citoyens canadiens. Parmi eux, huit ont servi en Europe et deux ont été tués au combat. Buckam Singh, qui a d'abord vécu en Colombie-Britannique avant d'aller s'installer à Toronto, est le plus connu des dix. Il a été blessé à deux reprises et est décédé à son retour au Canada. Il repose dans un cimetière de Kitchener, en Ontario. Il s'agit de la seule tombe au Canada connue d'un soldat canadien d'origine sikhe datant de la Première Guerre mondiale. Parmi ses frères d'armes figuraient John Baboo, de Winnipeg, qui a été blessé à la bataille de la crête de Vimy, Sunter Gougersingh, qui s'est enrôlé à Montréal, Hari Singh, de Toronto, Harnom Singh, de Chilliwack, en Colombie-Britannique, John Singh, de Winnipeg, Lashman Singh et Waryam Singh, qui se sont enrôlés à Smiths Falls, en Ontario, Ram Singh, de Grand Forks, en Colombie-Britannique, et Sewa Singh, de Vancouver.

Les anciens combattants sino-canadiens de la Seconde Guerre mondiale
Photo des anciens combattants sino-canadiens Roy Mah et George Ing. Gracieuseté du Chinese Canadian Military Museum

Le nombre de Sino-Canadiens ayant combattu durant la Seconde Guerre mondiale se compte par centaines. En règle générale, ils avaient le droit de s'enrôler dans l'armée canadienne. Toutefois, pour des motifs raciaux, ils n'ont pas pu s'engager dans l'Aviation royale du Canada jusqu'en octobre 1942 ou dans la Marine royale canadienne jusqu'en mars 1944. De nombreux Sino-Canadiens se sont portés volontaires pour le service actif, même si la Loi de 1940 sur la mobilisation des ressources nationales les en exemptait. Cette loi permettait au gouvernement du Canada de réquisitionner les biens et les services des Canadiens pour la défense du pays. En 1944, le British War Office adressa une requête à Ottawa, lui demandant d'autoriser l'enrôlement des Canadiens d'origine chinoise au sein du Special Operations Executive en Asie du Sud et dans le Pacifique du Sud-Ouest. La Loi de 1940 sur la mobilisation des ressources nationales fut modifiée et les Sino-Canadiens furent appelés à servir sous les drapeaux. Ils jouèrent un rôle actif au cours de la Seconde Guerre mondiale et leur contribution fut précieuse. Forts de leur participation militaire, les anciens combattants canadiens d'origine chinoise exercèrent des pressions pour faire abroger la Loi de l'immigration chinoise, appelée aussi Loi sur l'exclusion des Chinois : leurs démarches furent couronnées de succès.

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