Canadiens remarquables d’ascendance asiatique – Mois du patrimoine asiatique

Ces courtes biographies soulignent certaines des nombreuses et précieuses contributions de Canadiens d’ascendance asiatique. Elles reflètent des jalons historiques et culturels qui ont su marquerla riche et significative histoire des communautés d’ascendance asiatique au Canada.

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Payam Akhavan
Payam Akhavan
Photo : gracieuseté de Peter Bregg

Le professeur Payam Akhavan est né en Iran et est devenu citoyen canadien en 1980. À l’âge de 26 ans, il est devenu le plus jeune procureur chargé des crimes de guerre de l’histoire des Nations Unies.

Il a reçu son doctorat en sciences juridiques (S.J.D.) de la Harvard Law School et a été agrégé supérieur à la Yale Law School. Payam Akhavan est également le fondateur du Iran Human Rights Documentation Centre (centre de documentation sur les droits de la personne en Iran), procureur du Tribunal populaire d’Iran et membre du UK Child Sex Abuse People’s Tribunal. Il a contribué aux activités de nombreuses organisations non gouvernementales et de groupes de survivants.

Il est avocat spécialisé en droit international et professeur à l’Université McGill. Il est membre de la Cour permanente d’arbitrage à La Haye et arbitre/conciliateur désigné au Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) du Groupe de la Banque mondiale. Il est agrégé supérieur de recherches au Collège Massey de l’Université de Toronto et professeur invité distingué à la faculté de droit de l’Université de Toronto. Il est également agrégé supérieur de recherches au Centre Raoul Wallenberg pour les droits de la personne.

Bardish Chagger
Bardish Chagger

L’honorable Bardish Chagger, est née à Waterloo, en Ontario, et est d’ascendance sud-asiatique. La ministre Chagger a été élue députée de Waterloo en 2015. Elle est la première femme à occuper le poste de leader parlementaire du gouvernement au Canada, et la première ministre de la Diversité et de l’Inclusion.

La ministre Chagger se voue à l’inclusion et au développement communautaire. Qu’il s’agisse de chaperonner des sports récréatifs pour les enfants ou de faire du bénévolat auprès de personnes âgées, elle est déterminée à renforcer les liens de la communauté de Waterloo.

Lorsqu’elle travaillait au centre multiculturel de Kitchener-Waterloo, la ministre Chagger a cherché à favoriser la diversité dans la communauté en fournissant des occasions de participation aux activités socioéconomiques. La ministre Chagger, qui fut adjointe administrative de l’ancien député Andrew Telegdi, connaît très bien les enjeux qui importent aux gens de Waterloo : le secteur manufacturier, les technologies et l’innovation.

Nourrissant une passion pour l’engagement communautaire, la ministre Chagger a prêté main-forte à différentes causes et à divers organismes comme le Rotary Club Waterloo, l’organisme Interfaith Grand River et la Commission de planification de la main-d’œuvre de Waterloo Wellington Dufferin.

La ministre Chagger se considère comme faisant partie de la génération de la Charte des droits et libertés et, lors de divers congrès d’orientation, elle s’est prononcée sur de nombreux sujets comme la progression des droits au mariage entre personnes de même sexe et la stratégie nationale du secteur manufacturier.

Elle est bachelière ès sciences de l’Université de Waterloo. En 2012, le quotidien The Waterloo Region Record l’a reconnu comme l’une des « 40 personnalités de moins de 40 ans » qui contribueront à l’avenir de la région de Waterloo.

Patrick Chan
Patrick Chan
Photo : gracieuseté de Patinage Canada

Patrick Lewis Wai-Kuan Chan est né à Ottawa le 31 décembre 1990. Patineur artistique canadien d’ascendance chinoise, il est médaillé d’or et d’argent aux Jeux olympiques. Il a reçu la médaille d’or olympique 2018 dans l’épreuve par équipe, en plus de gagner une médaille d’argent à l’épreuve masculine et aux épreuves en équipe des Jeux olympiques en 2014. Il est trois fois champion du monde (de 2011 à 2013), deux fois champion de la finale du Grand prix (2010 et 2011), trois fois champion des Championnats des quatre continents (2009, 2012 et 2016) et neuf fois champion national canadien (de 2008 à 2014, 2016 et 2017). En 2011, Patrick Chan s’est vu remettre le prestigieux prix Lou Marsh décerné au meilleur athlète du Canada, pour avoir établi trois records mondiaux. En outre, il a aussi reçu de nombreux prix et nombreuses reconnaissances à l’extérieur de la patinoire. En 2007, il a remporté le prix du jeune canadien d’ascendance chinoise de l’année et, en 2008, il a été nommé personnalité asiatique de l’année dans la catégorie des arts et du sport, par le magazine Asia Network en 2008.

William « Bill » Gun Chong
William « Bill » Gun Chong
Photo : gracieuseté du Chinese Canadian Military Museum

William « Bill » Gun Chong naît à Vancouver le 14 octobre 1950. Il est le seul Canadien d’ascendance chinoise à recevoir la Médaille de l’Empire britannique, la plus haute distinction décernée par le gouvernement britannique à des citoyens non britanniques. En 1941, il est fait prisonnier par les Japonais alors qu’il rend visite à sa sœur à Hong Kong. Il s’évade et s’enrôle dans le British Army Aid Group des services du renseignement militaire britannique, le MI-9. Il sert alors sous le nom de code « Agent 50 » (« five-oh »). De 1942 à 1945, M. Chong voyage seul en Chine, vêtu en paysan afin de ne pas attirer l’attention des hors-la-loi et des ennemis. Il a pour mission de mener vers la liberté les évadés des territoires occupés et de livrer des fournitures médicales. Il est capturé par l’ennemi à trois reprises, mais il réussit chaque fois à s’échapper. Nous ne connaissons pas le nombre exact d’évadés sauvés par William Chong, mais beaucoup doivent leur liberté, ou même leur vie, à l’« agent 50 ». Après la guerre, il s’installe sur l’île de Vancouver, où il opère un café chinois. William Chong décède en 2006 à l’âge de 95 ans.

Jim Chu

Jim Chu est né en 1959 à Shanghai, en Chine. C’est un Canadien d’ascendance chinoise.

Il a obtenu un baccalauréat en administration des affaires de l’Université Simon Fraser et une maîtrise en administration des affaires de l’Université de la Colombie-Britannique, tout en terminant sa formation policière. M. Chu a assumé divers rôles au sein des services de l’ordre, y compris ceux de sergent, d’inspecteur et de chef adjoint. En mai 2007, la gouverneure générale du Canada lui a décerné l’Ordre du mérite des corps policiers et, en 2015, il a été promu au grade de Commandeur de l’Ordre du mérite des corps policiers pour son dévouement exceptionnel. Le 21 juin 2007, M. Chu a été nommé chef du service de police de Vancouver et, au cours des huit années suivantes, il a dirigé des initiatives visant à réduire la criminalité, à améliorer les relations avec les personnes marginalisées du centre-ville de Vancouver et à défendre les droits des personnes atteintes de maladie mentale. En mai 2015, il a été reconnu pour ses décennies de service, devenant ainsi le premier policier municipal de la Colombie-Britannique à recevoir une commission provinciale.

L’Ordre du mérite des corps policiers reconnaît les hauts responsables des services de police pour leur grade, leur professionnalisme et leur dévouement à l’égard du maintien de l’ordre.

La très honorable Adrienne Clarkson
Adrienne Clarkson
Photo : gracieuseté de la très honorable Adrienne Clarkson

Née le 10 février 1939 à Hong Kong, Adrienne Clarkson est une Canadienne d’ascendance chinoise. Elle a immigré au Canada en 1942 quand sa famille a quitté Hong Kong après la capitulation de la colonie aux mains des Japonais.

Adrienne Clarkson a été la 26e gouverneure générale du Canada. De plus, elle été l’une des premières personnalités féminines à la caméra. Elle a été maintes fois primée au cours de ses dix-huit ans de carrière à Radio-Canada (CBC) à titre d’animatrice et d’intervieweuse pour les émissions Take Thirty, Adrienne at Large et The Fifth Estate. De 1982 à 1987, elle occupe le poste d’agente générale de l’Ontario à Paris puis, de 1987 à 1989, elle est présidente de McClelland & Stewart. En 1989, elle retourne à la télédiffusion, à la CBC, à titre de productrice déléguée et d’animatrice d’une émission sur les arts intitulée Adrienne Clarkson Presents. Adrienne Clarkson est nommée gouverneure générale du Canada le 8 septembre 1999. Les liens plus étroits qu’elle a forgés entre le Canada et la population autochtone du Nord figurent parmi ses réussites en tant que représentante de la reine. Elle a en outre insufflé un vent de modernité à ce rôle traditionnel.

L’honorable Harbance Singh (Herb) Dhaliwal

Harbance Singh (Herb) Dhaliwal est né au Pendjab, en Inde, en 1952; il est Canadien d’ascendance indienne. Il a grandi à Vancouver et a obtenu son diplôme de l’Université de la Colombie-Britannique où il a joué un rôle actif en politique étudiante. En 1993, il a été élu député de Vancouver-Sud à la Chambre des communes. Le premier ministre Jean Chrétien a recommandé la nomination de M. Dhaliwal au Cabinet, où il a été le premier Indo-Canadien à devenir ministre du Cabinet fédéral (ministre du Revenu en 1997). En 1999, il est devenu ministre des Pêches et des Océans et, en 2002, il a été nommé ministre des Ressources naturelles et ministre responsable de la politique en Colombie-Britannique. Pour souligner le 150e anniversaire du Canada en 2007, le quotidien Vancouver Sun a présenté M. Dhaliwal comme l’un des 150 Britanno-Colombiens dignes de mention le 14 juin 2017.

Inspecteur Baltej Singh Dhillon
Baltej Singh Dhillon
Photo : gracieuseté du Sikh Museum

Baltej Singh Dhillon est né en Malaisie en 1966 et a immigré au Canada en 1982.

Lorsque Baltej Singh Dhillon a été accepté à la GRC, il a dû trouver un moyen de concilier son sens du devoir envers le Canada et sa religion. À l’époque, le service à la GRC nécessitait d’être bien rasé et de porter l’uniforme historique, y compris le couvre-chef. Or, selon ses croyances religieuses à titre de sikh, M. Dhillon doit porter la barbe et le turban. Il a choisi de se battre pour ses droits religieux, ce qui a déclenché un débat pancanadien. Certains ont prétendu que la tradition était sacrifiée tandis que d’autres ont soutenu que la Charte canadienne des droits et libertés, en accordant la liberté de religion et le droit à l’égalité, interdit la discrimination fondée sur la religion. Le 15 mars 1990, le gouvernement fédéral a levé l’interdiction sur les turbans. Après avoir obtenu son diplôme, Dhillon a poursuivi une longue carrière à la GRC. Sa première affectation en tant que gendarme a eu lieu dans un petit détachement de la GRC à Quesnel, en Colombie-Britannique. Il a ensuite travaillé à Surrey comme spécialiste des interrogatoires et des essais polygraphiques, où il a participé à l’enquête sur l’attentat à la bombe commis contre le vol d’Air India en 1985. En 2016, il a été nommé au grade d’inspecteur et était responsable du programme de préparation et des interventions opérationnelles de la Gendarmerie.

Thomas Fung

Né à Hong Kong en 1951, Thomas Fung est un Canadien d’ascendance chinoise qui a immigré au Canada le 1 juillet 1967.

Homme d’affaires et philanthrope, il a obtenu son diplôme de l’école secondaire Magee à Vancouver. M. Fung a fondé le Fairchild Group, un empire médiatique et immobilier de 350 millions de dollars qui gère des chaînes de télévision et des stations de radio en langue chinoise. Il a également construit des centres commerciaux sur le thème de l’Asie, tel que le Centre Aberdeen. Le Time Magazine a reconnu Fung comme l’une des personnalités les plus influentes au Canada. Fung offre un soutien philanthropique à des organismes sans but lucratif comme l’Orchestre symphonique de Vancouver, le Conservatoire royal de musique, l’Hôpital pour enfants, CentraideVision Mondiale, et bien d’autres encore.

Sudarshan Gautam

Sudarshan Gautam est né dans le district de Ramechhap, au Népal, en 1978, et est un Canadien d’ascendance népalaise. Il est la première personne sans bras à escalader le mont Everest sans l’aide de prothèses, ayant réussi cet exploit le 20 mai 2013. Sudarshan Gautam a dû se faire amputer les deux bras à la suite d’un accident survenu dans son enfance. Il était déterminé à réussir malgré son handicap physique en faisant apparaître son nom dans le Livre des records Guinness. Gautam a immigré au Canada en 2007, déterminé à montrer ses capacités athlétiques. Avant de conquérir le mont Everest (8 848 mètres), il a atteint les sommets du mont Ramdung (5 925 mètres) et du mont Yala (5 732 mètres). En juin 2013, NRN-Canada a rendu hommage à Sudarshan Gautam en tant que membre exceptionnel de la diaspora népalaise. En 2014, il a été intronisé au Temple canadien de la renommée de la Fondation canadienne des personnes ayant un handicap physique. En mai 2017, il a reçu le prix des pionniers canadiens sud-asiatiques.

Margaret Gee
Margaret Gee
Photo : gracieuseté du Chinese Canadian Military Museum

Margaret Jean Gee est née en 1927 à Vancouver, en Colombie-Britannique. C'est une femme aux nombreuses premières. Trois ans après que le Barreau eut levé les restrictions imposées aux femmes d'ascendance chinoise de rejoindre la profession, Gee s'est inscrite à la faculté de droit de l'Université de la Colombie-Britannique et est devenue la première femme d'ascendance chinoise à obtenir un diplôme en droit en 1953. À l'âge de 26 ans, elle a été admise au barreau de la Colombie-Britannique et est devenue la première femme d'ascendance chinoise à être admise au barreau au Canada dans le processus. Ayant ouvert son cabinet privé en 1955 à Vancouver, elle est également devenue la première femme sino-canadienne à devenir avocate en Colombie-Britannique. De plus, Gee a également été la première Canadienne d'ascendance chinoise à avoir servi comme officier pilote dans les réserves de l'Aviation royale canadienne.

Chan Hon Goh
Chan Hon Goh
Photo : gracieuseté du Ballet national du Canada (photographe : Cylla von Tiedemann)

Chan Hon Goh est née en 1969 à Beijing et est d’ascendance chinoise.

Ses débuts en ballet n’étaient pas prometteurs; ses parents, tous deux danseurs, estimaient que le ballet ne lui convenait pas et l’ont encouragée à jouer du piano. À l’âge de neuf ans toutefois, elle a commencé à étudier le ballet avec sa tante à la Vancouver Academy of Music. Chan Hon Goh a été formée à la Goh Ballet Academy, fondée par ses parents, Choo Chiat Goh et Lin Yee Goh, en 1978. Elle est entrée au Ballet national du Canada en 1988, puis a été nommée deuxième soliste en 1990 et comme première soliste en 1992. Elle est devenue citoyenne canadienne en 1994. Elle a fait ses adieux à la scène en 2009 en interprétant pour la dernière fois le rôle principal de Giselle. Elle est la cofondatrice de Principal Shoes, qui offre une collection florissante de chaussons de pointe et de souliers de danse, et est, depuis 2010, la directrice de la Goh Ballet Academy et de la Goh Ballet Youth Company.

Hiromi Goto

Née le 21 décembre 1966 à Chiba, au Japon, Hiromi Goto est une Canadienne d’ascendance japonaise. Hiromi est rédactrice, éditrice et formatrice en création littéraire. Son travail est influencé par les histoires qu’a vécues son père au Japon et les contes japonais que sa grand-mère lui a racontés durant son enfance. Son écriture explore couramment les expériences liées à la race, au genre et à la culture.

Son premier roman, Chorus of Mushrooms, porte sur la découverte identitaire dans un contexte marqué par l’aliénation. Elle a été récipiendaire du prix des écrivains du Commonwealth pour le meilleur premier livre Canada et région des Caraïbes en 1995 et co-lauréate du Prix du livre Canada-Japon. En 2001, elle a reçu le prix James Tiptree, Jr. et a été présélectionnée pour le prix régional des écrivains du Commonwealth pour le prix du meilleur livre, le prix Sunburst et le prix Spectrum.

Hiromi Goto a été écrivaine en résidence pour de nombreux établissements, notamment l’Université Athabasca, l’Université de l’Alberta, l’Université Simon Fraser, la Bibliothèque publique de Vancouver et l’Université d’art et de design Emily Carr de Vancouver.

Shadow Life, le premier roman graphique d’Hiromi Goto, a été publié le 30 mars 2021 et se classe au troisième rang des meilleurs vendeurs internationaux du Vancouver Sun.

Naranjan Singh Grewall
Naranjan Singh Grewall
Photo : gracieuseté des Mission Community Archives

Naranjan Singh Grewall est né au Pendjab oriental. Élu en 1954, il a été le premier maire indo-canadien de Mission, en Colombie-Britannique, et le premier maire indo-canadien de toute ville canadienne. De plus, devenu titulaire d’une charge publique à Mission en 1950, il a été le premier conseiller municipal sikh au Canada, mais aussi de toute l’Amérique du Nord. Cette fonction fait ainsi de lui l’un des premiers Canadiens d’ascendance indienne à occuper une charge publique au Canada. Il devint propriétaire de six scieries dans la vallée du Fraser, devenant ainsi l’un des chefs d’entreprise les plus influents de la région.

Carol Huynh
Carol Huynh
Photo : gracieuseté d’Ewan Nicholson

Carol Huynh est née le 16 novembre 1980 au Vietnam. Elle a fui le Vietnam avec sa famille à la fin des années 1970 en tant que réfugiée. Huynh a commencé la lutte libre au lycée et a continué dans le sport à l'université. Elle a remporté plusieurs médailles aux Championnats du monde pendant plusieurs années: bronze en 2000, 2005, 2010 et argent en 2001.

Bien qu'elle n'ait pas réussi à se qualifier pour les Jeux olympiques de 2004, Huynh a remporté la médaille d'or dans sa catégorie de poids aux Jeux panaméricains de 2007 et a continué à répéter sa performance de médaille d'or aux Jeux olympiques de Pékin en 2008. Huynh a été la première médaillée d’or pour le Canada en lutte féminine et la première médaillée d’or pour Équipe Canada aux Jeux olympiques de 2008 à Beijing. Elle a continué à se produire au plus haut niveau, remportant le titre aux Jeux du Commonwealth de 2010 et défendant avec succès son titre aux Jeux panaméricains de 2011.

Après sa retraite de la lutte de compétition, Huynh a été intronisée au Temple de la renommée de la lutte mondiale et au Temple de la renommée des sports du Canada. Elle a également été présidente de la fédération internationale de lutte et chef de mission adjointe du Canada pour les Jeux olympiques de Rio 2016.

Rupi Kaur

Rupi Kaur est née le 4 octobre 1992 à Hoshiarpur, en Inde. Canadienne d’ascendance indienne, elle a immigré au Canada avec sa famille à l’âge de quatre ans. Rupi est poète, illustratrice et auteure canadienne à succès. En 2009, elle a présenté ses créations pour la première fois au Centre de santé communautaire pendjabi de Malton, à Mississauga. Elle a étudié la rédaction professionnelle et la rhétorique à l’Université de Waterloo, en Ontario. Toute l’œuvre de Rupi Kaur (rupi kaur) est écrite exclusivement en minuscules. Son premier livre intitulé lait et miel a été publié en 2014. Son deuxième livre, le soleil et ses fleurs, est paru en octobre 2017. Elle a récité sa poésie dans le monde entier et ses poèmes ont été traduits dans plus de 40 langues.

Douglas Jung
Douglas Jung
Photo : gracieuseté du quotidien The Province, Vancouver/VPL41609

Douglas Jung est né le 25 février 1924 à Victoria, en Colombie-Britannique; il est d’ascendance chinoise. Douglas est la première personne racisée élue au Parlement du Canada, ainsi que le premier député canadien d’ascendance chinoise et asiatique à la Chambre des communes du Canada. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, M. Jung a servi au sein du service du renseignement de sécurité du Commandement du Pacifique. Après la guerre, il a obtenu un diplôme en droit de l’Université de la Colombie-Britannique, devenant ainsi le premier vétéran sino-canadien à faire des études universitaires sous les auspices du ministère des Anciens Combattants. Il est admis au Barreau en 1954. Le 10 juin 1957, Jung est élu député fédéral de la circonscription de Vancouver-Centre. Peu de temps après, le premier ministre John Diefenbaker le désigne pour représenter le pays aux Nations Unies à titre de président de la délégation officielle du Canada. M. Jung travaille à établir de solides liens entre le Canada et les pays côtiers du Pacifique. En 1991, il est nommé membre de l’Ordre du Canada. En tant qu’avocat, politicien et délégué international, il a fait tomber de nombreuses barrières culturelles.

Gilmore Junio
Gilmore Junio
Photo : gracieuseté de la CBC

Gilmore Junio est né en 1990 à Calgary, en Alberta; il est un Canadien d’ascendance philippine. Il est patineur de vitesse sur longue piste et médaillé d’or à la Coupe du monde. Il a commencé le patinage de vitesse sur courte piste à l’âge de 13 ans, grâce aux encouragements de son père. Gilmore a obtenu une reconnaissance internationale pour son incroyable esprit sportif aux Jeux olympiques de 2014 à Sotchi, en Russie, lorsqu’il a donné sa place pour participer à la course de 1 000 m à Denny Morrison, qui ne s’était pas qualifié pour l’événement après être tombé pendant la ronde de qualification canadienne. À la suite de cet acte de gentillesse, il a reçu un prix commémoratif sociofinancé. Il s’est par ailleurs classé au premier rang des Canadiens dans l’épreuve du 500 m masculin aux Jeux olympiques de 2014. En 2018, Gilmore a terminé 17e à l’épreuve du 500 mètres aux Jeux olympiques de Pyeongchang, en Corée du Sud.

Juliette Kang
Juliette Kang
Photo : gracieuseté des Amanda Hall Studios

Juliette Kang est née le 6 septembre 1975, à Edmonton; elle est une Canadienne d’ascendance coréenne. Violoniste de renommée internationale, elle a remporté la médaille d’or au International Violin Competition of Indianapolis de 1994. Elle occupe le poste de premier violon solo associé à l’Orchestre de Philadelphie depuis 2005.

Jeune prodige, Juliette a commencé son apprentissage du violon à l’âge de quatre ans et a fait ses débuts à Montréal à l’âge de sept ans. À l’âge de neuf ans, elle reçoit une bourse du Curtis Institute of Music de Philadelphie et étudie avec Jascha Brodsky. Lauréate, à l’âge de 11 ans, du premier prix de l’édition 1986 de la International Youth Violin Competition de Beijing, en Chine, elle attire l’attention de la communauté internationale. En 1989, elle devient la plus jeune artiste à remporter à l’âge de 13 ans le Young Concert Artists International Auditions à New York. Juliette s’est produite avec tous les grands orchestres du Canada et de nombreux autres orchestres du monde entier. Son répertoire s’étend de la musique baroque à la musique contemporaine et comprend entre autres les œuvres de Bach, Mozart, Beethoven, Mendelssohn, Schumann et Ravel. En 1996, le quotidien New York Times prédit qu’elle transformera notre culture. Elle a interprété quelques-unes des pièces musicales les plus ambitieuses du répertoire du violon.

Larry « King » Kwong

Larry « King » Kwong est né en 1924 à Vernon, en Colombie-Britannique; il est d’ascendance chinoise. En 1948, Larry « King » Kwong est devenu le premier Canadien d’ascendance asiatique à jouer dans la Ligue nationale de hockey. Né Eng Kai Geong de parents chinois, il a passé son enfance à écouter des parties de hockey à la radio. Jeune garçon, il convainc sa mère de lui acheter des patins et il dispute des joutes de hockey improvisées sur des étangs de son quartier, avec en guise de protège-tibias des catalogues de vente par correspondance attachés à ses jambes. Sa passion pour le hockey l’a mené vers une brillante carrière comme hockeyeur au niveau amateur, mineur et professionnel, et de jouer en Grande-Bretagne pendant près de 20 ans, soit de 1939 à 1958.

King Kwong a joué pour les Rangers de New York, mais, malheureusement, il n’a disputé qu’une seule une partie.

L’honorable Norman L. Kwong
Norman L. Kwong
Photo : gracieuseté du Bureau du lieutenant-gouverneur de l’Alberta

Norman Kwong est né le 24 octobre 1929 à Calgary; il est d’ascendance chinoise.

En janvier 2005, Norman Kwong est devenu le tout premier lieutenant-gouverneur d’ascendance asiatique de l’Alberta. Mais c’est surtout à titre de premier Sino-Canadien à jouer dans la Ligue canadienne de football qu’il est reconnu. Il est né à Calgary où ses parents, originaires de Canton, en Chine, se sont installés après avoir immigré au Canada au début des années 1900 malgré une taxe d’entrée de 500 $ par personne. Norman Kwong a commencé sa carrière professionnelle de footballeur en 1948, soit un an après que les Canadiens d’ascendance chinoise eurent obtenu le droit de vote. Surnommé le « China Clipper », il a joué avec les Stampeders de Calgary pendant trois ans avant de se joindre aux Eskimos d’Edmonton. Il prend sa retraite du football en 1960, après avoir remporté la Coupe Grey à six reprises et avoir été nommé cinq fois joueur étoile canadien à la position de centre-arrière. Il a également remporté deux trophées Schenley comme joueur le plus exceptionnel de la ligue et a établi 30 records de ligue. En 1998, M. Kwong a été désigné membre de l’Ordre du Canada en reconnaissance de sa carrière de footballeur.

L’honorable David See-Chai Lam
David See-Chai Lam
Photo prise par Glenn Baglo. gracieuseté du quotidien le Vancouver Sun (71106)

L’honorable David See-Chai Lam est né le 25 juillet 1923 à Hong Kong; il est d’ascendance chinoise. Il est devenu le 25e lieutenant-gouverneur de la Colombie-Britannique en septembre 1988. Il est la première personne d’ascendance asiatique à avoir exercé des fonctions vice-royales au Canada. Originaire de Hong Kong, il émigre au Canada avec sa famille en 1967. Il choisit alors Vancouver parce qu’il avait été émerveillé par la beauté de la ville à l’occasion d’un voyage d’affaires. Il devient un citoyen canadien en 1972. Il se taille très vite une place dans le secteur de l’immobilier et se lance dans le développement immobilier grâce à des capitaux d’investissement de Hong Kong. Il devient l’un des plus importants promoteurs immobiliers de Vancouver, jouant un rôle déterminant pour attirer des investisseurs de Hong Kong sur la côte Ouest du Canada. Pour David, l’avenir de Vancouver doit s’inscrire dans le développement de l’ensemble des pays côtiers du Pacifique; aussi a-t-il déployé de grands efforts pour consolider les liens économiques entre Vancouver et les principaux centres de l’Asie. L’immigration est pour lui un outil économique important. Il devient membre de l’Ordre du Canada en 1988.

Capitaine de corvette (retraité) William K. L. Lore
William K. L. Lore
Photo : gracieuseté du Chinese Canadian Military Museum

William K. L. Lore est né à Victoria, en Colombie-Britannique, le 28 février 1909; il est d’ascendance chinoise. En 1939, il s’est joint au ministère des Transports à titre d’opérateur de services sans fil, devenant ainsi le premier Canadien d’ascendance chinoise de la fonction publique du Canada. En 1943, il a été le premier Canadien d’ascendance chinoise à venir grossir les rangs de la Marine royale canadienne et plus tard, le premier officier d’ascendance chinoise à servir dans les marines du Commonwealth britannique. Il a servi au sein des services du renseignement canadiens et britanniques tout au long de la guerre. Le lieutenant Lore a été l’officier du renseignement du contre-amiral Sir Cecil Harcourt, commandant de la flotte qui a navigué dans le port de Hong Kong lors de la reddition du Japon en août 1945. Le contre-amiral Harcourt était conscient du soutien fourni par les Forces canadiennes à Hong Kong en 1940, c’est pourquoi il a ordonné au jeune officier canadien de la marine de mener les marines à terre. Lt Lore était à la tête d’un peloton de marines qui avait la mission de s’emparer du NSM Tamar, la base côtière. Le contre-amiral Harcourt l’a chargé de libérer les prisonniers canadiens, britanniques et hongkongais du camp de Sham Shui Po. À la suite de la reddition des forces japonaises le 16 septembre 1945 à Hong Kong, le lieutenant Lore s’est joint aux forces d’occupation en tant qu’officier du renseignement et lieutenant d’état-major auprès de l’amiral Harcourt. Il a gravi les échelons au fil des ans pour atteindre le grade de capitaine de corvette. M. Lore a ensuite pris sa retraite de la Marine royale canadienne, a obtenu son diplôme en droit de l’Université d’Oxford et est retourné à Hong Kong pour fonder son cabinet d’avocat. Il est décédé en septembre 2012 à Hong Kong à l’âge de 103 ans.

Jean Lumb
Jean Lumb
Photo : gracieuseté du Virtual Museum of Asian Canadian Cultural Heritage

Jean Lumb est née en 1919 à Nanaimo, en Colombie-Britannique; elle est d’ascendance chinoise. Jean a été la première Canadienne d’ascendance chinoise à devenir membre de l’Ordre du Canada pour son travail communautaire. Elle devient la porte-parole officieuse de la communauté chinoise à Toronto et contribue à faire changer les lois sur l’immigration dans les années 1950. On se souviendra peut-être plus d’elle comme l’égérie des campagnes « Save Chinatown ». Mme Lumb possédait une fruiterie et le restaurant Kwong Chow avec son mari, Doyle. Le travail communautaire de Jean Lumb a eu une grande portée et lui a valu une reconnaissance considérable, y compris des nominations au conseil des gouverneurs du Women’s College Hospital et au conseil consultatif de l’Ontario sur le multiculturalisme.

Hazel Mae

Hazel Mae est née le 7 avril 1990 à Tagbilaran City, aux Philippines. Elle est une Canadienne d’ascendance philippine. Elle est bien connue comme commentatrice sur plusieurs réseaux sportifs.

Elle a commencé sa carrière en 2001 sur Rogers Sportsnet, où elle a animé diverses émissions, dont Sportsnetnews et JZone. Par la suite, elle est devenue la principale présentatrice de SportsDesk, The Ultimate Red Sox Show et The Buzz du New England Sports Network, de 2004 à 2008. En août 2009, elle a été journaliste au réseau de la Ligue majeure de baseball et elle a participé aux émissions Hot StoveMLB Tonight30 Clubs in 30 Days et Quick Pitch. En 2011, elle devient l’animatrice d’un nouveau programme, The Rundown, aux côtés de Matt Yaloff. Depuis septembre 2011, Hazel Mae est de retour comme journaliste à la chaîne Sportsnet.

Shaun Majumder
Shaun Majumder
Photo : gracieuseté de Hess Entertainment

Shaun Majumder est né le 29 janvier 1972, à Burlington, à Terre-Neuve. Il a commencé sa carrière d’artiste à la chaîne de télévision jeunesse YTV avant de devenir coanimateur de l’émission This Hour Has 22 Minutes en 2003. Shaun a animé 15 épisodes télévisés du volet anglophone de Juste pour rire et a également joué dans Cedric the Entertainer Presents. Il a fait l’objet d’un long métrage documentaire de la chaîne de télévision HBO, Every Word is Absolutely True, dans lequel on le suit d’un bout à l’autre du pays lors de sa première tournée pancanadienne de monologuiste comique. En janvier 2013, il a lancé la série de documentaires Majumder Manor, qui relate son rêve de transformer son Burlington natal, à Terre-Neuve-et-Labrador, pour en faire une destination touristique populaire.

Tak Wah Mak, Ph. D.
Tak Wah Mak
Photo : gracieuseté du département de photographie du Réseau universitaire de santé, à Toronto

M. Tak Wah Mak, Ph. D., est né le 4 octobre 1946 en Chine; il est un Canadien d’ascendance chinoise. Les travaux en microbiologie et en immunologie de cet illustre scientifique ont eu sur la santé publique une influence importante et une portée mondiale. Ses recherches portent sur l’analyse de la biologie élémentaire des cellules afin de déterminer le mode fonctionnement du système immunitaire et le mode de formation des tumeurs. Il a commencé ses travaux de recherche à l’Institut du cancer de l’Ontario, à Toronto. En découvrant comment le système immunitaire reconnaît les agents pathogènes, il résout en 1984 l’un des problèmes les plus complexes de l’immunologie. Il se joint par la suite au département de biophysique médicale de la faculté de médecine de l’Université de Toronto. Au cours des 25 années qui ont suivi, les travaux de M. Mak ont permis d’élucider de nombreux mystères entourant la biologie moléculaire du système immunitaire et du cancer. Depuis 2004, il occupe le poste de directeur au Campbell Family Institute for Breast Cancer Research. Récipiendaire de nombreuses distinctions, dont l’Ordre du Canada, Tak Wah Mak est célèbre dans le monde entier. Par le biais de son entreprise, Agios Pharmaceuticals, il a mis au point l’IDHIFA, le premier médicament homologué capable d’arrêter le métabolisme des enzymes de déhydrogénase isocitrate mutées, qui sont associées à la leucémie myéloïde aiguë.

Brian McKeever
Brian McKeever
Photo : gracieuseté de la CBC

Brian McKeever est né le 18 juin 1979 à Calgary, en Alberta; il est d’ascendance japonaise. Brian est skieur de fond et biathlète. Ses grands-parents maternels ont immigré au Canada du Japon et ont été propriétaires d’une ferme de petits fruits à Vancouver. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ils ont passé du temps dans un camp d’internement canado-japonais à Sandon, en Colombie-Britannique. Brian a commencé à perdre la vue à l’âge de 19 ans en raison de la maladie de Stargardt. En 2010, il devient le premier athlète canadien à être nommé comme membre des équipes paralympiques et olympiques. En 2018, McKeever est devenu le paralympien d’hiver le plus décoré lorsqu’il a terminé les Jeux paralympiques de Pyeongchang 2018, avec un total de 17 médailles en carrière, dont 13 médailles d’or.

Deepa Mehta
Deepa Mehta
Photo : gracieuseté de Deepa Mehta

Deepa Mehta est née le 1er janvier 1950 à Amritsar, en Inde. Elle est une éminente cinéaste, dont l’œuvre, estimée dans le monde entier, se caractérise par son honnêteté, sa beauté et son universalité. Ses films primés ont été projetés dans le cadre des plus grands festivals du film et distribués mondialement. Sa trilogie élémentaire comprend Fire (1996), Earth (1998) et Water (2005); ce dernier a été mis en nomination pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère et connaît un grand succès auprès du public au Canada et dans le monde entier. Son film Water et sa comédie Bollywood Hollywood (2002) demeurent deux des dix films canadiens-anglais ayant récolté le plus de recettes. Parmi ses autres productions cinématographiques mentionnons Sam and Me (1991), Camilla (1993) et A Heaven on Earth (2008). En 2003, elle remporte un prix Génie pour le scénario de son film Bollywood/Hollywood. En mai 2012, Deepa Mehta a reçu le Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle pour ses réalisations artistiques, la plus haute distinction décernée au Canada dans le domaine des arts de la scène. En 2012, elle a aussi remporté le Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène pour l’ensemble de ses réalisations.

Roy Miki
Roy Miki
Photo : gracieuseté de Talonbooks

Roy Akira Miki est né le 10 octobre 1942 à Sainte-Agathe, au Manitoba; c’est un Canadien d’ascendance japonaise. Il est poète, érudit, rédacteur et activiste. Pendant la Seconde Guerre mondiale, sa famille a été relocalisée contre son gré dans un camp d’internement canado-japonais.

Roy Miki détient un baccalauréat de l’Université du Manitoba, une maîtrise de l’Université Simon Fraser et un doctorat de l’Université de la Colombie-Britannique. Il a enseigné la littérature contemporaine à l’Université Simon Fraser avant de prendre sa retraite. En 2002, son livre de poésie intitulé Surrender a remporté le Prix littéraire du Gouverneur général pour la poésie. Son œuvre est axée sur les questions d’identité, de citoyenneté, de race et de lieu. Il est l’auteur de l’étude critique Broken Entries : Race, Subjectivity, Writing (1998), de Flux: Transnational Shifts in Asian Canadian Writing (2011), de The Prepoetics of William Carlos Williams (1983), et d’une bibliographie annotée du poète et romancier George Bowering (1990).

Dans les années 1980, Roy Miki a joué un rôle déterminant dans les négociations avec le gouvernement fédéral afin d’obtenir réparation pour l’internement des Canadiens d’ascendance japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale. Ses efforts ont mené à la signature de l’Entente de redressement à l’égard des Canadiens japonais en 1988. Dans le cadre de l’Entente, le gouvernement a créé un fonds communautaire pour établir des activités ou des programmes éducatifs, sociaux et culturels contribuant à la guérison ou à la promotion des droits de la personne. La Fondation canadienne des relations raciales a été créée au nom des Canadiens d’ascendance japonaise et en mémoire des membres de la communauté qui ont subi des injustices en temps de guerre. La citoyenneté a été rétablie pour les Canadiens d’ascendance japonaise qui l’avaient perdue suite à une expulsion ou à une révocation et des déclarations de culpabilité pour une infraction au décret en conseil relatif à la guerre ont été annulées. La Loi sur les mesures de guerre a été abrogée en 1988.

Selon Roy Miki, l’Entente de redressement à l’égard des Canadiens japonais « resterait un moment important dans l’histoire [du Canada] de la fin du 20e siècle, un exploit inhabituel accompli par un petit groupe de citoyens qui, en raison de la violation de leur citoyenneté, a lancé un mouvement pour négocier un règlement avec le gouvernement fédéral. »

En 2006, Roy Miki est devenu membre de l’Ordre du Canada et a reçu le 20e prix annuel Gandhi pour la paix pour la vérité, la justice, les droits de la personne et la non-violence illustrés dans son travail de réparation. La même année, il s’est vu remettre le prix du chercheur invité de la Fondation Thakore et le prix Ted et Nora Sterling pour la controverse. En 2007, il a été élu membre de la Société royale du Canada. En 2009, il a été décoré de l’Ordre de la Colombie-Britannique.

Masumi Mitsui
Masumi Mitsui
Photo : gracieuseté de David Mitsui

Masumi Mitsui est né le 7 octobre 1887 au Japon; il est un Canadien d’ascendance japonaise.

Masumi Mitsui, soldat d’ascendance japonaise, a reçu la Médaille militaire de la bravoure pour ses actes accomplis à la crête de Vimy en avril 1917. Après la guerre, il retourne en Colombie-Britannique où il continue sa vie et fonde une famille. Il contribue à l’érection, au parc Stanley, d’un monument commémoratif de guerre à la mémoire des Canadiens d’ascendance japonaise, et devient président de la filiale no 9 de la Légion royale canadienne. Avec d’autres anciens combattants, il exerce des pressions sur la législature de la Colombie-Britannique pour que celle-ci accorde le droit de vote aux Canadiens d’ascendance japonaise. Après l’attaque de Pearl Harbour par les Forces japonaises, le 7 décembre 1941, Masumi et sa famille sont déclarés des ennemis de l’État et envoyés dans un camp d’internement canado-japonais, comme tous les gens d’ascendance japonaise au Canada. Le gouvernement confisque alors leurs maisons et autres possessions. La guerre terminée, il milite avec d’autres Canadiens japonais pour obtenir des excuses publiques et des réparations. Il décède en 1987, à l’âge de 99 ans, soit un an avant que le gouvernement présente ses excuses. Il était le dernier vétéran canadien d’ascendance japonaise de la Première Guerre mondiale.

Raymond Moriyama
Raymond Moriyama
Photo : gracieuseté du Al Gilbert Studio

Né le 11 octobre 1929 à Vancouver, Raymond Moriyama est un Canadien d’ascendance japonaise. Raymond Moriyama est un architecte et un urbaniste de renommée internationale. Il définit l’architecture comme une force sociale qui se veut un « processus d’enquête perpétuel ». Son architecture novatrice et fonctionnelle a accru la réputation du Canada en matière d’innovations architecturales. On lui doit, entre autres, l’ambassade canadienne à Tokyo, qui symbolise l’esprit du Canada, la Metropolitan Toronto Reference Library et le centre Science Nord, à Sudbury. Sa réalisation la plus remarquable demeure le Musée canadien de la guerre, qui est consacré à l’exploration des thèmes du souvenir et de la renaissance après la guerre. Considéré comme l’un monument national emblématique, il constitue un hommage touchant et hautement symbolique aux Forces canadiennes. Raymond a décrit le parcours de son projet dans son ouvrage In Search of a Soul (2006). De nombreux diplômes honorifiques lui ont été décernés. Il s’est vu remettre la Médaille du Gouverneur général pour l’architecture ainsi que le Sakura Award 2010 du Japanese Canadian Cultural Centre de Toronto. Il a été désigné Compagnon de l’Ordre du Canada.

Emily Nishikawa
Emily Nishikawa
Photo : gracieuseté de Ski de fond Canada

Emily Nishikawa est née à Whitehorse, au Yukon, en 1989; elle est d’ascendance japonaise. Ancienne skieuse de fond canadienne, Emily a été inspirée par son frère, Graham Nishikawa, à chausser des skis de fond à l’âge de quatre ans. Elle a été la championne nord-américaine de la Coupe du monde de la Fédération internationale de ski en 2013-2014 et 2014-2015. Elle a participé aux Jeux Olympiques en 2014 à Sotchi, en Russie, et en 2018 à Pyeongchang, en Corée du Sud. Encore, en 2018, elle remporte la 7e place de l’épreuve de vitesse par équipe et la 13e place au relais en ski de fond. Emily étudie la psychologie à l’Université Athabasca et elle espère devenir enseignante au primaire.

Graham Nishikawa
Graham Nishikawa
Photo : gracieuseté du Comité paralympique canadien

Graham Nishikawa est né à Whitehorse, au Yukon, le 19 novembre 1983; il est d’ascendance japonaise. Graham est un skieur de fond canadien, le frère aîné de l’olympienne canadienne de ski de fond, Emily Nishikawa Il a déclaré qu’il s’est intéressé à la compétition de ski de fond parce que ce sport combinait la camaraderie, l’activité physique et le plein air. Nishikawa s’est qualifié pour la première fois au niveau élite pour représenter le Canada aux Championnats du monde en 2013. Il a également joué le rôle de guide pour le skieur de fond et biathlète olympique et paralympique, Brian McKeever. Leur partenariat s’est soldé par de nombreuses victoires, notamment aux Jeux paralympiques de 2014 et 2018, aux Championnats du monde paranordiques de 2017, et ils sont sur la bonne voie vers les Jeux de Pékin de 2022.

George Nozuka

George Nozuka est né à New York, le 28 avril 1986; il est d’ascendance japonaise. Chanteur canadien, Nozuka est le frère de plusieurs autres musiciens et acteurs à succès, dont Justin Nozuka, Henry Nozuka et Philip Nozuka. Son premier album s’intitulait Believe (2007). Trois de ses simples, soit Talk to Me, Lie to Me et Last Time, ont contribué à le propulser vers la gloire. En tant que gardien de la paix des Nations Unies au Canada, George a produit une chanson intitulée Hurting Child pour le documentaire Forgotten Children : The Story of Haiti’s Restavecs réalisé par Craig Goodwill.

Justin Nozuka

Justin Tokimitsu Nozuka est un chanteur, auteur-compositeur et acteur canadien né à New York le 29 septembre 1988. d’ascendance japonaise, il chante et compose de la musique depuis l’âge de 12 ans. Il a six frères et sœurs, dont le musicien George Nozuka, musicien Henry Nozuka, et l’acteur Philip Nozuka. Justin Nozuka a lancé trois albums soit Holly (2007), You, I, Wind, Land and Sea (2010) et Ulysees (2014). En 2010, il a contribué en compagnie de 50 des meilleurs et des plus brillants artistes canadiens à une version retravaillée de la chanson Wavin’ Flag de l’artiste K’naan,

Sandra Oh
Sandra Oh
Photo : gracieuseté de l’IMDb

Sandra Miju Oh est une actrice canadienne-américaine née à Nepean, en Ontario, le 20 juillet 1971. d’ascendance coréenne, elle est surtout connue pour ses rôles vedettes comme Cristina Yang (2005-2014) dans la série dramatique médicale Dre Grey, leçons d’anatomie du réseau ABC et d’Eve Polastri dans la série d’espionnage Killing Eve (2018 — aujourd’hui). Elle a reçu de nombreuses distinctions, dont deux prix Golden Globes, quatre prix de la Screen Actors Guild et douze nominations au prix Primetime Emmy.

Sandra Oh a remporté deux prix Génie de la meilleure actrice dans un rôle de premier plan pour Last Night et Double Happiness, et un prix Gemini de la meilleure actrice dans un rôle de premier plan dans une émission dramatique ou une minisérie pour The Diary of Evelyn Lau.

Elle a été l’hôtesse de la 28e cérémonie de remise des Prix Génie en 2008 et la première femme asiatique à animer les Golden Globes lors de la 76e cérémonie en 2019. En mars 2019, elle est devenue la première Canadienne d’ascendance asiatique à animer Saturday Night Live, et la troisième actrice d’ascendance asiatique à le faire. Elle a de plus été la première actrice d’ascendance asiatique à être mise en nomination pour le Primetime Emmy Award de la meilleure actrice dans une série télévisée dramatique, et la première femme asiatique à remporter deux Golden Globes. En 2019, le magazine Time a nommé Sandra Oh parmi les 100 personnes les plus influentes au monde.

Wally Oppal
Wally Oppal
Photo : gracieuseté du Peter A. Allard School of Law de l’Université de la Colombie-Britannique

Wallace Taroo « Wally » Oppal est un avocat canadien, un ancien juge et un politicien provincial. Né à Vancouver, en Colombie-Britannique, en 1940, Oppal est d’ascendance sud-asiatique, l’aîné de deux fils nés de parents immigrants de l’Inde. Wally Oppal exploite son propre cabinet d’avocats à Vancouver avant d’exercer les fonctions de juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique, en 1985. En 2005, il se tourne vers la politique provinciale. Il devient le deuxième procureur général de la Colombie-Britannique indo-canadien en plus d’être ministre responsable du Multiculturalisme jusqu’en 2009. Wally Oppal participe à de nombreuses réformes importantes du système judiciaire, notamment l’établissement du tout premier tribunal communautaire du Canada pour prendre en charge les récidivistes, l’élaboration de nouvelles règles de pratique afin de favoriser la résolution rapide des différends et la mise sur pied de nouvelles initiatives pour gérer les situations de violence à l’égard des femmes.

Dr D. P. Pandia
D. P. Pandia
Photo : gracieuseté des archives de la ville de Vancouver

Le Dr Durai Pal Pandia est arrivé au Canada en 1939; il était d’ascendance sud-asiatique. Dr Pandia était une figure de proue de la communauté sud-asiatique de la Colombie-Britannique, qui a défendu avec succès le droit de vote aux élections municipales pour les Canadiens d’ascendance indienne. Dr Pandia a milité en faveur d’une représentation égale et d’une politique d’immigration plus équitable pour les personnes d’ascendance sud-asiatique au Canada. En 1948, il a rencontré le directeur de l’immigration du ministère des Mines et des Ressources et le Comité du Cabinet sur la politique d’immigration pour défendre les droits des Canadiens d’ascendance sud-asiatique.

Jon Kimura Parker
Jon Kimura Parker
Photo : gracieuseté de Tara McMullen

Jon Kimura Parker est né à Burnaby, en Colombie-Britannique, le 25 décembre 1959. Pianiste canadien d’ascendance japonaise, sa virtuosité est reconnue partout dans le monde. Comme soliste invité, il a fait des tournées avec plusieurs orchestres partout dans le monde. C’est à l’âge de cinq ans qu’il a fait ses débuts avec le Vancouver Youth Orchestra. Le répertoire éclectique de Jon Kimura Parker privilégie les œuvres musicales de l’époque romantique et celles des compositeurs du XXe siècle, allant de Beethoven à la pièce One Hand in my Pocket d’Alanis Morissette. Jon a aussi été l’hôte des séries Whole Notes diffusée sur le réseau Bravo! Canada, et Up and Coming de la Canadian Broadcasting Corporation. Il a remporté plus de 200 concours, y compris celui du Prix du Gouverneur général pour les arts. En 1999, il a été nommé Officier de l’Ordre du Canada. Au lendemain du tsunami qui a dévasté le Japon en 2011, il a participé à l’organisation d’un concert-bénéfice : Ganbare Japan, 2011.

La sénatrice Vivienne Poy
Vivienne Poy
Photo : gracieuseté de Neville G. Poy

La sénatrice Vivienne Poy est née à Hong Kong le 15 mai 1941. Elle est arrivée à Montréal, au Québec, en 1959. Elle est la première Canadienne d’ascendance asiatique à avoir été nommée au Sénat du Canada. Elle est entrepreneure, auteure, historienne et dessinatrice de mode. Elle a joué un rôle essentiel dans la désignation du mois de mai comme Mois du patrimoine asiatique. Mme Poy a fait ses études à Hong Kong, en Angleterre et au Canada. Elle détient un doctorat en histoire de l’Université de Toronto. En 1981, elle crée sa propre entreprise, Mode Vivienne Poy, et connaît un succès remarquable dans le secteur de la mode et de la vente au détail. Nommée au Sénat en 1998, elle propose en 2001 une motion visant à faire reconnaître le mois de mai comme le « Mois du patrimoine asiatique ». En mai 2002, le gouvernement du Canada donne suite à cette motion et déclare le mois de mai « Mois du patrimoine asiatique » au cours d’une cérémonie officielle. La sénatrice Poy collabore étroitement avec les sociétés du Mois du patrimoine asiatique partout au pays. Elle a été chancelière de l’Université de Toronto de 2003 à 2006. Elle est l’auteure de cinq livres et a coédité un autre ouvrage.

Regula Qureshi
Regula Qureshi
Photo : gracieuseté d’Ethnomusicologie

Regula Qureshi est une ethnomusicologue, une spécialiste de la langue et de la littérature ourdoue et hindie, et une spécialiste de la musique d’art de l’Inde et du Pakistan. Elle est née en Suisse le 13 juillet 1929 et est devenue citoyenne canadienne en 1968 lorsqu’elle a suivi son mari, un politicologue d’ascendance indienne, jusqu’à l’Université de l’Alberta. Elle a donné de nombreux récitals sur le sarangi, la musique indienne et le chant musulman au Canada, aux États-Unis, au Pakistan, en Inde et en Europe occidentale. Elle a reçu le prix Jaap Kunst de la Society for Ethnomusicology en 1968 pour l’article Tarannum : The Chanting of Urdu Poetry. En 1995, elle a reçu une chaire annuelle Killam de l’Université de l’Alberta; et en 1996, elle a reçu un prix des beaux-arts de Citoyenneté et Immigration Canada.

Kerri Sakamoto
Kerri Sakamoto
Photo : gracieuseté de la maison d’édition Penguin Random House (Canada)

Kerri Sakamoto est une romancière canadienne née à Toronto, en Ontario, en 1960. Les œuvres de Sakamoto traitent souvent de l’expérience des Canadiens d’ascendance japonaise. Son premier roman, The Electrical Field (1998), lui a valu le prix des écrivains du Commonwealth pour le meilleur premier livre et le prix littéraire Canada-Japon, décerné tous les deux ans par le Conseil des arts du Canada. De plus, elle a été finaliste pour le Prix du Gouverneur général. Avec son troisième roman, Floating City, elle a été finaliste du Toronto Book Award et ce roman lui a valu le Prix littéraire Canada-Japon pour la deuxième fois.

Mme Sakamoto a co-écrit (avec le réalisateur Rea Tajiri) le scénario du film de 1997 Strawberry Fields. Elle collabore souvent avec des cinéastes en tant que lectrice-analyste de scénarios ou chef scénariste pour des documentaires narratifs et expérimentaux et pour du travail sur des documentaires expérimentaux. Elle a également écrit sur les arts visuels pour des musées et des galeries d’art au Canada et aux États-Unis, tels que la galerie Walter Phillips du Banff Fine Arts Center, le musée d’art américain Whitney et le musée d’art contemporain d’Honolulu. En 2004, elle a rédigé un essai de catalogue sur le travail de Kazuo Nakamura, expressionniste abstrait du groupe Painters Eleven, dans le cadre d’une exposition au Musée des beaux-arts de l’Ontario.

En 2005, Mme Sakamoto a été nommée visiteuse distinguée de Barker Fairley à l’Université de Toronto et membre du Conseil des arts de Toronto en 2007. Elle a également été membre du jury canadien du Festival international du film de Toronto.

Conrad Santos
Conrad Santos
Photo : gracieuseté de Philippine Canadian News

Conrad Santos était un politicien canadien né aux Philippines le 26 novembre 1934. Le 17 novembre 1981, Conrad Santos est le premier Canadien d’ascendance philippine élu à un poste politique au Canada, lorsqu’il devient membre de l’Assemblée du Manitoba pour le Nouveau Parti démocratique (NPD). Il est député à l’Assemblée législative de 1981 à 1988 et de 1990 à 2007. Né aux Philippines, Santos fait ses études à l’Université Harvard et à l’Université du Michigan, où il obtient un doctorat en science politique. En 1965, il décroche un poste de professeur à l’Université du Manitoba et déménage à Winnipeg. Son premier pari politique, en tant que candidat pour le NPD dans la circonscription de Winnipeg–Fort Garry, reste sans succès. Il échoue également lors de deux élections subséquentes au conseil de ville de Winnipeg, en 1977 et en 1980. En 1990, Conrad Santos entre à l’Assemblée et il est réélu en 1995, dans la circonscription de Broadway. De plus, il remporte l’élection dans la circonscription de Wellington, par une marge considérable. Il est réélu en 2003 et démissionne avant l’élection de 2007.

Shyam Selvadurai
Shyam Selvadurai
Photo : gracieuseté de Shyam Selvadurai

Shyam Selvadurai est un romancier canadien né au Sri Lanka le 12 février 1965. Il est d’ascendance tamoule et cinghalaise. Les possibilités et les restrictions engendrées par une telle origine « mixte » lui servent de toile de fond. À l’âge de 19 ans, il immigre au Canada avec sa famille à la suite des émeutes de 1983 à Colombo. Il possède une remarquable capacité à dépeindre un monde menacé par l’intolérance, mais habité d’une beauté, d’un humour et d’une humanité indéniables. Il a remporté plusieurs prix pour son premier roman Drôle de garçon (Funny Boy), qui raconte crûment le récit de son protagoniste et de son passage à l’âge adulte au cours des années tumultueuses précédant les émeutes de 1983. Son deuxième roman, Les jardins de Cannelle (Cinnamon Gardens), nous ramène au Sri Lanka, cette fois en 1920, lorsque le pays était connu sous le nom de Ceylan. Les personnages de cet auteur doivent composer avec un monde incertain et leurs propres sentiments d’insécurité. En 2005, il a publié un roman pour les jeunes adultes, Nager dans la mer de la mousson ( Swimming in the Monsoon Sea), qui lui a valu le Lambda Literary Award.

Baljit Sethi
Baljit Sethi
Photo : gracieuseté de Baljit Sethi

Baljit Sethi est née à Sheikhupura Village, dans le Pendjab occidental, en 1943, et a immigré de l’Inde au Canada en 1972. Elle est la fondatrice et la directrice administrative de l’Immigrant and Multicultural Services Society de Prince George. Cette société fournit des services d’établissement à des collectivités dans le nord de la Colombie-Britannique. Mme Sethi s’est rendu compte que l’intégration des nouveaux arrivants dans leur nouvelle communauté dépendait de la présence de programmes multiculturels et de la promotion de l’harmonie raciale. Elle a encouragé l’interaction des immigrants avec la population de Prince George. Cette initiative a eu un rayonnement dans tout le nord de la Colombie-Britannique. Un grand nombre de programmes qu’elle a conçus tout au long de ses quarante ans de carrière continuent d’être utilisés pour promouvoir le multiculturalisme et l’égalité. De plus, Baljit Sethi se porte à la défense des droits des immigrantes. Elle a reçu de nombreux prix, dont l’Ordre de la Colombie-Britannique et le Prix Paul Yuzyk pour le multiculturalisme dans la catégorie Ensemble des réalisations, en reconnaissance de ses contributions.

Zaib Shaikh
Zaib Shaikh
Photo : gracieuseté de Jamie Hogg

Zaib Shaikh est un acteur, écrivain et réalisateur canadien né à Toronto, en Ontario, le 25 mai 1974. Il est d’ascendance pakistanaise. Il a interprété ses premiers rôles dans Metropia et Le Maire Da Vinci. En 2007, il devient célèbre dans le monde entier pour son rôle d’Amaar Rashid, un avocat qui devient imam dans la populaire comédie de la CBC, Little Mosque on the Prairie (La petite mosquée dans la prairie). La série brosse le portrait des habitants musulmans d’une ville imaginaire de la Saskatchewan qui établissent une mosquée dans la salle paroissiale qu’ils louent à une église anglicane locale. Zaib Shaikh apporte une vive intelligence et une naïveté nerveuse à un rôle sans précédent au Canada ou à Hollywood. Ce rôle lui vaut en 2008 le Leo Award de la meilleure prestation dans une série comique. Il travaille beaucoup dans le domaine du théâtre. Il est le cofondateur du Whistler Theatre Project de Whistler, en Colombie-Britannique. Il tient ardemment à apporter une contribution durable à l’art dramatique canadien.

Jagmeet Singh
Jagmeet Singh
Photo : gracieuseté de Wikipédia

Jagmeet Singh Dhaliwal est un avocat et un politicien canadien. Il est né le 2 janvier 1979 à Scarborough, en Ontario. Il est le fils de Harmeet Kaur et de Jagtaran Singh qui ont immigré au Canada depuis l’État indien du Pendjab. Ils ont vécu à Terre-Neuve avant de déménager à Windsor, en Ontario. Jagmeet Singh a obtenu son diplôme d’études secondaires en 1997, un baccalauréat ès sciences de l’Université Western Ontario en 2001, puis un baccalauréat en droit de l’Osgoode Hall Law School en 2005. Après avoir été admis au Barreau en 2006, il a été avocat criminaliste dans la région du Grand Toronto avant de se lancer en politique.

Jagmeet Singh a commencé sa carrière politique en 2011, alors qu’il s’est présenté sans succès aux élections fédérales en tant que candidat du Nouveau Parti démocratique (NPD) dans la circonscription de Bramalea—Gore—Malton. Cette année-là, il s’est également présenté aux élections provinciales ontariennes en tant que candidat du NPD dans la circonscription chevauchante : il devient le premier député provincial néo-démocrate ontarien à représenter la région de Peel, ainsi que le premier député provincial portant le turban. Jagmeet Singh a finalement été nommé porte-parole du NPD auprès du procureur général de l’Ontario et des Services aux consommateurs. Il a en outre occupé le poste de chef adjoint de son parti. Le 1er octobre 2017, il est revenu à la politique fédérale ayant été élu chef du NPD fédéral — il a remporté 53,8 % des voix dès le premier tour de scrutin. Après avoir remporté la course à la direction du NPD fédéral, M. Singh a démissionné de son poste de député provincial. Le 25 février 2019, il est devenu député en remportant l’élection partielle de Burnaby Sud (Colombie-Britannique). Il est ainsi devenu la première personne appartenant à une minorité raciséeà diriger de manière permanente un grand parti politique fédéral canadien.

David Suzuki
David Suzuki
Photo : gracieuseté de Jamie Hogg

David Takayoshi Suzuki est un universitaire canadien, un communicateur scientifique et un activiste environnemental né à Vancouver, en Colombie-Britannique, le 24 mars 1936. Canadien d’ascendance japonaise de troisième génération, il a obtenu un doctorat en zoologie de l’Université de Chicago en 1961. Il a été professeur au département de génétique de l’Université de la Colombie-Britannique de 1963 jusqu’à sa retraite en 2001. M. Suzuki est le lauréat de nombreux prix et distinctions : il a notamment été désigné Officier de l’Ordre du Canada en 1977 (plus tard promu à Compagnon de l’Ordre du Canada en 2006), et a reçu le Prix de la Banque Royale et l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), le prix Kalinga de vulgarisation scientifique (1986) et un prix d’excellence pour l’ensemble de ses réalisations de l’Université de la Colombie-Britannique (2000). Il a également reçu 24 diplômes honorifiques d’universités du Canada, des États-Unis et de l’Australie, cinq prix Gemini pour souligner son travail à la télévision canadienne et le prix John Drainie pour l’excellence en radiodiffusion en 2002. En 2009, il a remporté le prix Right Livelihood, considéré comme l’« autre prix Nobel », en reconnaissance de sa vision et de son travail exceptionnels pour la planète et ses habitants.

Mutsumi Takahashi
Mutsumi Takahashi
Photo : gracieuseté de CTV News (Montréal)

Mutsumi Takahashi est une journaliste canadienne née à Shiroishi, au Japon. Depuis 1986, elle est l’une des principales présentatrices de nouvelles de CFCF-DT, puis de CTV Montréal à MontréalQuébec.

Diplômée du Collège Vanier et de l’Université Concordia, Mutsumi Takahashi est titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en administration des affaires. Au printemps 2013, elle reçoit un doctorat honorifique de son alma mater, l’Université Concordia. Plus récemment, elle a coprésidé la campagne Les meilleurs soins pour la vie du Centre universitaire de santé McGill aux côtés de Jean Béliveau, le légendaire hockeyeur des Canadiens de Montréal. Elle siège actuellement au comité du Beatty Memorial Fund de l’Université McGill, qui supervise la série de conférences annuelles Beatty Memorial Fund.

Kim Thúy
Kim Thúy
Photo : gracieuseté de Sarah Scott

Kim Thúy est une auteure canadienne primée née au Vietnam le 18 septembre 1968. Elle a fui le Vietnam avec ses parents et ses deux frères en 1978 pour échapper au régime communiste oppressif du pays. Leur périple s’effectue dans des conditions extrêmement pénibles, dans la dégoûtante cale d’un bateau de pêche; ils se retrouvent ensuite dans un camp de réfugiés en Malaisie et seront finalement accueillis au Québec comme « réfugiés de la mer ». L’incroyable parcours des membres de cette famille ainsi que l’adaptation à leur nouveau mode de vie constituent la trame de Ru, le premier roman de Kim Thúy. Il relate les changements que vit une jeune fille alors qu’elle quitte un pays agité pour la sécurité d’une vie paisible. À sa sortie, Ru a fait un tabac au Québec, remportant le prestigieux Prix littéraire du Gouverneur général dans la catégorie des romans de langue française, ainsi que le Grand Prix littéraire Archambault en 2011. Avant de découvrir son talent de romancière, Kim Thúy a travaillé comme cueilleuse de légumes, couturière et caissière. Elle est diplômée en linguistique et traduction (1990) ainsi qu’en droit (1993).

Ai Thien Tran
Ai Thien Tran
Photo : gracieuseté de Ai Thien Tran

Ai Thien Tran a été le premier Canadien d’ascendance vietnamienne à recevoir le Prix des 25 immigrants les plus remarquables du Canada. Au cours de sa vie, il a su faire preuve de courage et de résilience et a toujours eu comme objectif de réussir. À 20 ans, il fuit le Vietnam sur un bateau de fortune et commence un difficile périple. Il a passé 12 ans comme réfugié apatride aux Philippines avant de finalement arriver au Canada en 2001. À l’époque, en plus de faire face aux défis typiques d’un nouvel arrivant, il devait composer avec des traumatismes psychologiques et émotionnels découlant de son isolement.

Ai Thien Tran a fait montre d’une grande force de caractère durant ces épreuves. Tout en travaillant à temps plein, il a étudié en service social à l’Université McGill et a obtenu son diplôme avec distinction. La Golden Key International Honour Society l’a invité à devenir membre à vie de la société. En 2006, Ai Thien Tran a été l’un des dix étudiants au monde à recevoir la bourse Golden Key.

Ai Thien Tran s’est vu remettre le prix Sadie Aronoff en reconnaissance de son leadership et de sa contribution exceptionnelle à l’École de service social de l’Université McGill. Il a occupé le poste de directeur général de la Fédération vietnamienne du Canada en 2009. À l’heure actuelle, il participe à plusieurs organisations communautaires, notamment les Comités consultatifs de citoyens, le Bureau de libération conditionnelle d’Ottawa et la Fédération nationale ukrainienne d’Ottawa-Gatineau. Il relève sans cesse de nouveaux défis et s’efforce de toujours venir en aide à autrui.

Yuki Tsubota
Yuki Tsubota
Photo : gracieuseté de Daily Mail

Yuki Tsubota est une skieuse olympique canadienne née à Vancouver, en Colombie-Britannique, le 3 février 1994; elle est d’ascendance japonaise. Yuki a commencé à skier de façon compétitive à l’âge de 10 ans et s’est ensuite concentrée sur le ski slopestyle en 2011. Elle s’est classée quatrième aux Jeux olympiques de 2014 à Sotchi, en Russie, où elle a subi de graves blessures lors de sa deuxième descente. Malgré ce revers, elle est revenue aux Jeux olympiques de Pyeongchang en 2018 et s’est classée sixième au classement général : la meilleure performance canadienne en ski slopestyle à ces Jeux. Parmi ses autres réalisations, notons qu’elle a remporté la première place aux finales de l’AFP World Tour en 2014-2015, la médaille d’or de la Coupe du monde de la Fédération internationale de ski en 2016 et une médaille de bronze aux championnats du monde présentés par l’Association of Freeskiing Professionals en 2012.

Kew Dock Yip
Kew Dock Yip
Photo : gracieuseté de Wikipédia

Kew Dock Yip (1906-2001) était un leader communautaire dans le premier quartier chinois de Toronto et le premier avocat canadien d’ascendance chinoise. Il a joué un rôle essentiel dans l’abrogation de la Loi canadienne d’exclusion des Chinois en 1947. Il est le deuxième avant-dernier fils de Yip Sang, qui était un important marchand chinois et un maître payeur du CP à Vancouver dans les années 1900.

Né à Vancouver, en Colombie-Britannique, en 1906, de parents cantonais, Kew Dock Yip était le 17e sur 19 fils. Bien qu’il ait obtenu un diplôme en pharmacologie de l’Université du Michigan en 1931, il alla travailler comme secrétaire au consulat de Chine à Vancouver dans les années 1930. En 1940, il s’installe à Toronto. En 1942, alors qu’il est réserviste auprès des Queen’s Own Rifles, il s’inscrit à la Osgoode Hall Law School. Trois ans plus tard, il devient le premier avocat d’ascendance asiatique au Canada. Après avoir obtenu son diplôme en droit, il a collaboré avec l’avocat juif défenseur des droits civils Irving Himel et des activistes de partout au Canada à l’abrogation de la Loi de l’immigration chinoise. En 1998, il a reçu la médaille du Barreau du Haut-Canada.

L’équipe de soccer des étudiants chinois de 1933
L’équipe de soccer des étudiants chinois de 1933
Photo prise par C. B. Wand. gracieuseté de Robert Yip

Formée en 1920, l’équipe de soccer des étudiants chinois de Vancouver évolua dans un contexte hostile aux Chinois, qui mena à l’adoption, en 1923, de la Loi de l’immigration chinoise, laquelle interdisait toute immigration chinoise au Canada. À cette époque, la communauté chinoise au Canada était constituée en grande partie de jeunes hommes célibataires, dont les familles étaient restées en Chine. Les Canadiens d’ascendance chinoise n’avaient pas le droit de voter et ne pouvaient pas exercer la plupart des professions.

Comme elle était la seule équipe de soccer de la Colombie-Britannique composée uniquement de joueurs de couleur, elle fut une grande source d’espoir et d’inspiration pour la communauté chinoise de Vancouver, constamment victime de discrimination. Reconnue pour son adresse, sa vitesse et son esprit sportif, l’équipe remporta le championnat provincial de la première division en 1933 et la B.C. Mainland Cup, forçant par le fait même le respect envers la communauté chinoise. L’équipe a été intronisée au Temple de la renommée des sports de la Colombie-Britannique en 2011.

Plusieurs joueurs sont entrés dans l’histoire au cours des années qui ont suivi. En 1943, William K. L. Lore est devenu le premier Sino-Canadien à se joindre à la Marine royale canadienne et le premier officier d’ascendance chinoise au sein de toutes les marines du Commonwealth britannique. Le milieu de terrain Kew Dock Yip est devenu le premier avocat d’ascendance chinoise au Canada en 1945 et a milité en faveur de l’abolition de la Loi de l’immigration chinoise, qui a finalement été abrogée en 1947.

Équipe de baseball Asahi
Équipe de baseball Asahi
Photo : gracieuseté de Vancouver History

L’Asahi était un club de baseball nippo-canadien à Vancouver (1914-1942). L’équipe était basée dans le parc Oppenheimer de Vancouver, dans le quartier japonais de la ville. L’une des équipes d’amateurs les plus dominantes de la ville, le club Asahi a remporté plusieurs titres à Vancouver et le long de la côte Nord-Ouest grâce aux habiletés et au sens de la stratégie de ses joueurs. En 1942, l’équipe est dissoute lorsque ses membres se retrouvent parmi plus de 21 000 Canadiens d’ascendance japonaise internés par le gouvernement fédéral. Le club Asahi est intronisé au Temple de la renommée du baseball canadien en 2003 et au Temple de la renommée des sports de la Colombie-Britannique en 2005. L’équipe a été désignée événement d’importance historique nationale en 2008, et une plaque a été dévoilée dans le parc Oppenheimer le 18 septembre 2011. Le 24 avril 2019, l’équipe a eu l’honneur de figurer sur un timbre-poste émis par Postes Canada.

Les Canadiens d’ascendance sikhe durant la Première Guerre mondiale
Les Canadiens d’ascendance sikhe durant la Première Guerre mondiale
Photo : gracieuseté des Bibliothèques de l’Université de Washington, Collection Alice Woodby, PH Coll 171.1-22/UW15673

Peu de Canadiens savent que dix Sikhs ont servi dans le Corps expéditionnaire canadien au cours de la Première Guerre mondiale, avant même qu’ils soient habilités à devenir des citoyens canadiens. Parmi eux, huit ont servi en Europe et deux sont morts au combat. L’ancien combattant que nous connaissons le mieux est Buckam Singh. Il a d’abord vécu en Colombie-Britannique avant de déménager à Toronto. Il repose dans un cimetière de Kitchener, en Ontario. Sa tombe, située à Kitchener, en Ontario, est la seule tombe connue au Canada d’un soldat canadien d’ascendance sikhe qui a combattu pendant la Première Guerre mondiale. Parmi ses frères d’armes figuraient John Baboo, de Winnipeg, qui a été blessé lors de la bataille de la crête de Vimy, Sunter Gougersingh, qui s’est enrôlé à Montréal, Hari Singh, de Toronto, Harnom Singh, de Chilliwack, en Colombie-Britannique, John Singh, de Winnipeg, Lashman Singh et Waryam Singh, qui se sont tous deux enrôlés à Smiths Falls, en Ontario, Ram Singh, de Grand Forks, en Colombie-Britannique, et Sewa Singh, de Vancouver.

Anciens combattants canadiens d’ascendance chinoise de la Seconde Guerre mondiale
Anciens combattants canadiens d’ascendance chinoise de la Seconde Guerre mondiale
Photo de Roy Mah et George Ing, anciens combattants canadiens d’ascendance chinoise, gracieuseté du Chinese Canadian Military Museum

Les Sino-Canadiens ayant combattu durant la Seconde Guerre mondiale se comptent par centaines. Ils avaient le droit de s’enrôler dans l’Armée canadienne, mais, pour des motifs raciaux, ils n’ont pas pu s’engager dans l’Aviation royale du Canada jusqu’en octobre 1942 ou dans la Marine royale canadienne jusqu’en mars 1944. De nombreux Sino-Canadiens se sont portés volontaires pour le service actif, même s’ils n’étaient pas visés par la Loi de 1940 sur la mobilisation des ressources nationales. Cette loi permettait au gouvernement du Canada de réquisitionner les biens et les services des Canadiens pour la défense du pays. En 1944, le British War Office adressa une requête au gouvernement du Canada, lui demandant d’autoriser l’enrôlement des Canadiens d’ascendance chinoise au sein de la Direction des opérations spéciales en Asie du Sud et dans le Pacifique du Sud-Ouest. La Loi de 1940 sur la mobilisation des ressources nationales fut modifiée et les Sino-Canadiens furent appelés à servir sous les drapeaux. Ils jouèrent un rôle actif au cours de la Seconde Guerre mondiale et leur contribution fut précieuse. Les anciens combattants canadiens d’ascendance chinoise exercèrent des pressions pour faire abroger la Loi de l’immigration chinoise, appelée aussi la Loi sur l’exclusion des Chinois : leurs démarches furent couronnées de succès.

Won Alexander Cumyow
Won Alexander Cumyow
Photo : gracieuseté du Ballet national du Canada

Won Alexander Cumyow (溫 金 有) était un activiste et un interprète né en 1861 à Port Douglas, en Colombie-Britannique. Il est décédé le 6 octobre 1955 à Vancouver. Won Cumyow fut la première personne d’ascendance chinoise née en Amérique du Nord britannique, qui est devenue plus tard le Canada. Il parlait plusieurs langues dans le cadre de son travail de dirigeant de la communauté chinoise et d’interprète judiciaire. Malgré sa formation d’avocat, Won Cumyow n’a pas pu passer l’examen du Barreau et devenir avocat parce qu’il ne figurait pas sur la liste électorale. C’est parce que les Canadiens d’ascendance chinoise se voyaient en grande partie refuser le droit de vote. Dès 1871, la Colombie-Britannique a commencé à priver les Sino-Canadiens du droit de vote. Won Cumyow a milité pour les droits des Canadiens d’ascendance chinoise pendant une bonne partie de sa vie. La communauté chinoise a été confrontée à de nombreuses injustices et restrictions racistes que Won Cumyow et d’autres se sont battus pour surmonter. Ces politiques comprenaient la taxe d’entrée imposée aux immigrants chinois au Canada, la privation du droit de vote des Canadiens d’ascendance chinoise et la ségrégation raciale.

Symbole du gouvernement du Canada
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