Personnages historiques remarquables - Mois du patrimoine asiatique

Ces photos et l’histoire personnelle de chacun soulignent certaines des nombreuses et précieuses contributions de Canadiens d’origine asiatique. Elles représentent autant de jalons historiques et culturels qui ont servi à écrire la riche et importante histoire des collectivités asiatiques au Canada.

Patrick Chan
Gracieuseté de Skate Canada

Natif d’Ottawa, Patrick Chan est un patineur artistique canadien et un médaillé d’argent aux Jeux olympiques. Il a grandi à Toronto, où il a commencé à patiner dès l’âge de 5 ans. Il est d’origine chinoise et parle anglais, français et cantonais. En plus d’avoir gagné une médaille d’argent à l’épreuve masculine et aux épreuves en équipe des Jeux olympiques en 2014, il est trois fois champion du monde (de 2011 à 2013), deux fois champion de la finale du Grand prix (2010 et 2011), trois fois champion des Championnats des quatre continents (2009, 2012 et 2016), et neuf fois champion national canadien (de 2008 à 2014, 2016 et 2017). En 2011, Chan a été nommé lauréat du prestigieux prix Lou Marsh décerné au meilleur athlète du Canada, pour avoir établi deux records mondiaux. Il a également reçu de nombreux prix à l’extérieur de la patinoire. En 2007, il a remporté le prix du jeune canadien d’origine chinoise de l’année et, en 2008, il a été nommé Asiatique de l’année dans la catégorie des arts et du sport, par la revue Asia Network.

William “Bill” Gun Chong
Photo : Gracieuseté du Chinese Canadian Military Museum

William Chong est né à Vancouver, en Colombie‑Britannique. Il est le seul Sino‑Canadien à s’être vu remettre la Médaille de l’Empire britannique, la plus haute distinction décernée par le gouvernement britannique à des citoyens non britanniques. En 1941, il est fait prisonnier par les Japonais alors qu’il rend visite à sa sœur, à Hong Kong. Il s’évade et s’enrôle dans le British Army Aid Group des services du renseignement militaire britannique, le MI‑9. Il sert alors sous le nom de code « Agent 50 » (« five‑oh »). Entre 1942 et 1945, M. Chong voyage seul en Chine, vêtu en paysan afin de ne pas attirer l’attention des hors‑la‑loi et des ennemis. Il a pour mission de mener vers la liberté les évadés des territoires occupés et de livrer des fournitures médicales. Il est capturé par l’ennemi à trois reprises, mais il réussit chaque fois à s’échapper. Plus d’une centaine de Chinois, comme M. Chong, ont été recrutés par l’armée en raison de leurs compétences linguistiques. En participant ainsi à la guerre, ils ont montré leur engagement envers le Canada et affirmé qu’ils étaient des citoyens à part entière.

La très honorable Adrienne Clarkson
Photo : Gracieuseté de la très honorable Adrienne Clarkson

Journaliste et auteure, Adrienne Clarkson a été la première néo-canadienne à devenir gouverneure générale du Canada. Elle est arrivée au pays en 1942 alors qu’elle était enfant, sa famille ayant quitté Hong Kong par suite de la reddition de la colonie au Japon. Mme Clarkson a été l’une des premières vedettes féminines de la télévision. Elle a été maintes fois primée au cours de ses dix-huit ans de carrière à la Canadian Broadcasting Corporation (CBC) à titre d’animatrice et d’intervieweuse pour les émissions Take Thirty, Adrienne at Large et The Fifth Estate. De 1982 à 1987, elle occupe le poste d’agente générale de l’Ontario à Paris. Puis, de 1987 à 1989, elle est éditrice chez McClelland & Stewart. En 1989, elle retourne à la radiodiffusion, à la CBC, à titre de productrice déléguée et d’animatrice d’une émission sur les arts intitulée Adrienne Clarkson Presents. Mme Clarkson est nommée gouverneure générale le 8 septembre 1999. Les liens plus étroits qu’elle a forgés entre le Canada et la population autochtone du Nord figurent parmi ses réussites en tant que représentante de la reine. Elle a en outre insufflé un vent de modernité à ce rôle traditionnel.

Herb (Harbance) Dhaliwal

Herb (Harbance) Dhaliwal, est né en 1952 au Pendjab. Il est venu au Canada avec sa famille à l’âge de six ans, et il ne parlait pas un mot d’anglais. Il a grandi à Vancouver et il a fait ses études universitaires à l’Université de la Colombie-Britannique, où il participait activement à la vie politique étudiante. Il a été élu comme député de la circonscription de Vancouver-Sud en 1993. Les réalisations de M. Dhaliwal comprennent entre autres :

  • Secrétaire parlementaire au ministre des Pêches et des Océans;
  • Membre du Comité directeur sur les pêches et les océans;
  • Ministre du Revenu national;
  • Vice-président du Comité permanent de la santé et du Groupe de travail sur l’aquaculture;
  • Personnalité figurant sur la liste du Vancouver Sun comme étant l’une des cent personnes les plus influentes de la Colombie-Britannique au cours des 100 dernières années.

M. Dhaliwal a atteint ce rare degré de distinction en devenant le premier Asiatique du Sud à occuper un poste ministériel dans toute la démocratie occidentale.

Inspecteur Baltej Singh Dhillon
Photo : Gracieuseté du Sikh Museum

Lorsque Baltej Singh Dhillon est recruté par la Gendarmerie royale du Canada, il doit choisir entre le devoir et la religion. Pour être en service à la GRC, il faut avoir le visage bien rasé et porter l’uniforme traditionnel, y compris le couvre-chef attribué. Toutefois, selon ses obligations religieuses sikhes, M. Dhillon est tenu de porter la barbe et un turban. Fort de son choix de faire valoir ses droits religieux, il lance un débat à l’échelle du pays. Bon nombre laissent entendre que l’on sacrifie la tradition, alors que d’autres soutiennent que la Charte canadienne des droits et libertés, qui accorde la liberté de religion ainsi que le droit à l’égalité, interdit la discrimination fondée sur la religion. Le 15 mars 1990, le gouvernement fédéral lève l’interdiction de porter le turban.

Margaret Gee
Photo : Gracieuseté du Chinese Canadian Military Museum

Margaret Jean Gee est la première femme sino‑canadienne admise au Barreau de la Colombie‑Britannique. Née à Vancouver, elle a grandi dans le quartier chinois. Elle a fréquenté l’école secondaire, puis a obtenu son diplôme de l’Université de la Colombie‑Britannique. Mme Gee a été admise au Barreau le 31 mai 1954, fait que signale le Ottawa Citizen le jour suivant et qui est relevé dans le Chitty’s Law Journal de 1954. Elle a ouvert son cabinet d’avocat au 510 de la rue West Hastings, à Vancouver. Dans une entrevue qu’elle accordait à la CBC en 1957, Mme Gee a avoué qu’elle aimait entendre dire qu’elle était « une femme avocate » (« lady lawyer »); elle n’avait pas été très souvent victime d’incidents raciaux, que ce soit à l’école, à l’université ou dans sa pratique privée.

Chan Hon Goh
Photo gracieusement fournie par le Ballet national du Canada (Photographe : Cylla von Tiedemann)

Chan Hon Goh, née à Beijing, en Chine, est une ballerine et entrepreneure ainsi qu’une ancienne danseuse principale du Ballet national du Canada (1994). En tant que danseuse, elle était reconnue pour sa délicatesse et son charme. Ses débuts en ballet n’étaient pas prometteurs; ses parents, tous deux danseurs, estimaient que le ballet ne lui convenait pas et l’ont encouragée à jouer du piano. À l’âge de neuf ans toutefois, Goh a commencé à étudier le ballet avec sa tante au Vancouver Academy of Music. Elle a fait ses adieux à la scène en 2009 en interprétant pour la dernière fois le rôle principal de Giselle. Elle est la cofondatrice de Principal Shoes, qui offre une collection florissante de chaussons de pointe et de souliers de danse, et est, depuis 2010, la directrice du Goh Ballet Academy et de la Youth Company. On sollicite souvent sa présence à titre de conférencière, surtout dans la communauté asiatique canadienne.

Naranjan Singh Grewall
Photo : Gracieuseté des Archives de la communauté de Mission

Naranjan Singh Grewall est originaire de l’Inde. Il a été un important propriétaire d’entreprise et un influent fonctionnaire municipal du village de Mission, en Colombie‑Britannique. En 1951, il a brigué un siège au Conseil des gouverneurs du village de Mission. Il a été élu président de ce Conseil en 1954, ce qui fit de lui l’un des premiers Canadiens d’origine indienne à être titulaire d’une charge publique au Canada. M. Grewall avait quitté Toronto pour aller s’installer à Mission en 1941. Il fut par la suite propriétaire d’une scierie dans la vallée du Fraser.

Carol Huynh
Photo : Gracieuseté d’Ewan Nicholson

Carol Huynh est la première athlète canadienne à gagner une médaille d’or olympique en lutte. Vers la fin des années 1970, elle fuit le Vietnam avec ses parents. La famille s’installe à Hazelton, en Colombie‑Britannique, où elle est parrainée par l’Église Unie locale. Mme Huynh amorce sa carrière de lutte libre à l’école secondaire et continue la pratique de ce sport pendant ses études universitaires. Aux championnats du monde, elle remporte deux fois la médaille de bronze (en 2000 et 2005) et une fois la médaille d’argent (en 2001). La lutte féminine fait son entrée aux Jeux olympiques en 2004. Mme Hyunh vit alors sa première expérience olympique, mais pas en tant que lutteuse : elle n’a pas réussi à se qualifier pour faire partie de l’équipe, mais elle est la partenaire d’entraînement de la lutteuse Lyndsay Belisle. La médaille d’or que Mme Hyunh obtient aux Jeux panaméricains de 2007 l’encourage à poursuivre sur sa lancée et elle se rendra aux Jeux olympiques de 2008 à Beijing. Bien qu’elle n’ait pas été pressentie pour la victoire, elle a défait contre toute attente la championne japonaise en titre Chiharu Icho.

Douglas Jung
Photo : Gracieuseté The Province , Vancouver/VPL41609

Douglas Jung est né à Vancouver. Il est le premier Canadien d’origine chinoise à siéger au Parlement du Canada. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, M. Jung a servi au sein du service du renseignement de sécurité du Commandement du Pacifique. Après la guerre, il a obtenu un diplôme en droit de l’Université de la Colombie‑Britannique, devenant ainsi le premier vétéran sino‑canadien à faire des études universitaires sous les auspices du ministère des Anciens Combattants. Il est admis au Barreau en 1954. Le 10 juin 1957, M. Jung est élu député fédéral de la circonscription de Vancouver Centre. Peu de temps après, le premier ministre John Diefenbaker le désigne pour représenter le pays aux Nations Unies à titre de président de la délégation officielle du Canada. Il travaille à établir de solides liens entre le Canada et les pays côtiers du Pacifique. En 1991, M. Jung est nommé membre de l’Ordre du Canada. En tant qu’avocat, politicien et délégué international, il a fait tomber de nombreuses barrières culturelles.

Juliette Kang
Photo : Gracieuseté des Amanda Hall Studios

Née à Edmonton de parents coréens, Juliette Kang, enfant prodige, commence l’étude du violon à l’âge de quatre ans. Elle donne son premier concert à Montréal à sept ans. Lauréate, à 11 ans, du premier prix de l’édition 1986 de la « International Youth Violin Competition » de Beijing, en Chine, elle attire l’attention de la communauté internationale. En 1989, elle devient la plus jeune artiste à remporter à 13 ans le Young Concert Artists International Auditions à New York. Mme Kang s’est produite avec tous les grands orchestres du Canada et avec de nombreux autres orchestres partout dans le monde. Son répertoire s’étend de la musique baroque à la musique contemporaine et comprend entre autres les œuvres de Bach, Mozart, Beethoven, Mendelssohn, Schumann et Ravel. En 1996, le New York Times prédit que Mme Kang transformera notre culture. Elle a interprété quelques‑uns des morceaux les plus difficiles du répertoire, notamment le Concerto pour violon de Beethoven, avec le Reno Chamber Orchestra, et le Concerto pour violon de William Walton, avec l’Orchestre symphonique d’Edmonton.

Larry “King” Kwong

En 1948, Larry « King » Kwong est devenu le premier Asiatique à jouer dans la Ligue nationale de hockey. Né sous le nom de Eng Kai Geong en Colombie-Britannique de parents chinois, il a grandi en écoutant des parties de hockey à la radio. Jeune garçon, il convainquit sa mère de lui acheter des patins et il joua des joutes de hockey improvisées sur des étangs de son quartier, des catalogues de vente par correspondance attachés à ses jambes en guise de protège-tibias. Sa passion pour le hockey lui a permis d’avoir une brillante carrière comme hockeyeur au niveau amateur, mineur et professionnel ainsi qu’en Grande-Bretagne pendant près de 20 ans, soit de 1939 à 1958.

King Kwong a joué pour les Rangers de New York, mais, malheureusement, seulement une partie.

L’honorable Norman L. Kwong
Photo : Gracieuseté du Bureau du lieutenant-gouverneur de l’Alberta

En janvier 2005, Norman Kwong est devenu le tout premier lieutenant‑gouverneur d’origine asiatique de l’Alberta. Mais c’est surtout à titre de premier Sino‑Canadien à jouer dans la Ligue canadienne de football qu’il est le mieux connu. Il est né à Calgary. Ses parents, originaires de Canton, en Chine, ont immigré au Canada au début des années 1900 et ont dû payer une taxe d’entrée de 500 $. M. Kwong a commencé sa carrière professionnelle de footballeur en 1948, soit un an après que les Chinois ont obtenu le droit de vote. Surnommé le « China Clipper », il a joué avec les Stampeders de Calgary pendant trois ans avant de se joindre aux Eskimos d’Edmonton. Il prend sa retraite du football en 1960, après avoir remporté la Coupe Grey à six reprises et avoir été nommé cinq fois joueur étoile canadien à la position de centre‑arrière. Il a en outre remporté deux trophées Schenley comme joueur le plus remarquable de la Ligue et a établi 30 records à l’échelle de la Ligue. En 1998, M. Kong a été fait membre de l’Ordre du Canada en reconnaissance de sa carrière de footballeur.

L’honorable David See-Chai Lam
Photo prise par Glenn Baglo . Gracieuseté du journal The Sun , Vancouver (71106)

L’honorable David See‑Chai Lam a été assermenté 25e lieutenant‑gouverneur de la Colombie‑Britannique en septembre 1988. Il fut la première personne d’origine asiatique à représenter la reine au Canada. Originaire de Hong Kong, il émigre au Canada avec sa famille en 1967. Il choisit de s’établir à Vancouver, émerveillé qu’il avait été par la beauté de la ville au cours d’un voyage d’affaires. Il devient un citoyen canadien en 1972. Il se taille très vite une place dans le secteur de l’immobilier et se lance dans le développement immobilier grâce à des capitaux d’investissement de Hong Kong. Il devient l’un des plus importants promoteurs immobiliers de Vancouver. Il a contribué à susciter l’intérêt des investisseurs de Hong Kong pour la côte ouest du Canada. Pour M. Lam, l’avenir de Vancouver doit s’inscrire dans le développement de l’ensemble des pays côtiers du Pacifique; aussi a-t-il déployé de grands efforts pour consolider les liens économiques entre Vancouver et les principaux centres de l’Asie. L’immigration est pour lui un outil économique important. Il exerce des activités philanthropiques au profit de la communauté. Il est reçu membre de l’Ordre du Canada en 1988.

Le capitaine de corvette (retraité) William K. L. Lore
Photo : Gracieuseté du Chinese Canadian Military Museum

William K. L. Lore, de Victoria, en Colombie‑Britannique, s’est enrôlé dans la marine en 1943. Il devint alors le premier Chinois à se joindre à la Marine royale canadienne et le premier officier d’origine chinoise au sein de toutes les marines du Commonwealth britannique. Il a servi dans plusieurs pays et, en dernier lieu, à Hong Kong. Il a travaillé comme officier du renseignement pour le contre‑amiral sir Cecil Harcourt, le commandant de la flotte qui a fait son entrée dans le port de Hong Kong après la reddition du Japon en août 1945. Sir Harcourt était au courant de la participation des Forces canadiennes à la défense de Hong Kong en 1940; c’est pourquoi il a ordonné au jeune officier de marine canadien de diriger les marines lors du débarquement. M. Lore était à la tête d’un peloton de marines qui avait la mission de s’emparer du HMS Tamar, la base côtière. Le contre-amiral Harcourt lui confia la tâche de libérer les prisonniers du Canada, de l’Angleterre et de Hong Kong du camp Sham Shui Po. Le capitaine de corvette Lore fut témoin de la rétrocession officielle de la colonie et de la reddition des Japonais, laquelle fut acceptée par le contre‑amiral Harcourt le 16 septembre 1945 à Hong Kong. Monsieur Lore est décédé, à l’âge de 103 ans, en septembre 2012 à Hong Kong

Jean Lumb

La militante communautaire Jean Lumb est la première Canadienne d’origine chinoise à recevoir l’Ordre du Canada. Nommée Joy Tin Wong à sa naissance, en Colombie-Britannique, elle déménage à Toronto en 1935. Elle y devient la porte-parole non officielle de la communauté chinoise et s’emploie à faire changer les lois sur l’immigration dans les années 1950, mais c’est surtout pour l’énergie qu’elle déploie lors des campagnes visant à sauver le quartier chinois qu’on se souviendra d’elle. Copropriétaire du restaurant Kwong Chow avec son mari, Doyle, elle possède également une fruiterie. Ses travaux communautaires de grande envergure lui valent une reconnaissance considérable, notamment des nominations au conseil des gouverneurs du Women’s College Hospital et au conseil consultatif de l’Ontario sur le multiculturalisme.

Shaun Majumder
Gracieuseté de Hess Entertainment

Shaun Majumder est un acteur et humoriste, lauréat d’un prix Gémeau. Né à Burlington, à Terre-Neuve-et-Labrador, M. Majumder est d’ascendance eurocanadienne et indienne (hindou bengalaise). Il a commencé sa carrière d’artiste à la télévision des jeunes YTV avant de devenir coanimateur de l’émission This Hour Has 22 Minutes en 2003, soit le rôle pour lequel il est le mieux connu. M. Majumder a animé 15 épisodes télévisés du volet anglophone de Juste pour rire et a également joué dans Cedric the Entertainer Presents. Il a fait l’objet d’un long métrage documentaire de HBO, Every Word is Absolutely True, dans lequel on le suit d’un bout à l’autre du pays lors de sa première tournée pancanadienne de monologuiste comique. En janvier 2013, il a lancé la série de documentaires Majumder Manor, qui relate son rêve de transformer son Burlington natal, Terre-Neuve-et-Labrador pour en faire une destination touristique populaire.

Gurbax Singh Malhi

Gurbax Singh Malhi, député de Bramalea-Gore-Malton, en Ontario, est devenu le premier sikh enturbanné à être élu à la Chambre des communes en 1993.

Les réalisations de M. Malhi comprennent entre autres :

  • Secrétaire parlementaire au ministre du Revenu national;
  • Secrétaire parlementaire au ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences;
  • Secrétaire parlementaire au ministre de l’Industrie particulièrement chargé de l’entreprenariat et des nouveaux Canadiens;
  • Porte-parole de l’opposition en matière d’industrie;
  • Membre de divers comités permanents portant notamment sur la justice, les affaires juridiques et les droits de la personne, la situation des personnes handicapées et le développement des ressources humaines;
  • Lauréat de la médaille commémorative du Jubilé de la Reine pour son engagement et ses contributions à la société canadienne.
Le docteur Tak Wah Mak
Photo : Gracieuseté du département de photographie du University Health Network , Toronto

Le docteur Tak Wah Mak est né dans le sud de la Chine. Les travaux en microbiologie et en immunologie de cet illustre scientifique canadien ont eu sur la santé publique une influence importante et une portée mondiale. Ses recherches portent sur l’analyse de la biologie élémentaire des cellules afin de déterminer le fonctionnement du système immunitaire et la formation des tumeurs. Il a commencé ses recherches à l’Institut du cancer de l’Ontario à Toronto; en découvrant comment le système immunitaire reconnaît les agents pathogènes, il résout en 1984 l’un des problèmes les plus complexes de l’immunologie. Il se joint par la suite au département de biophysique médicale de la faculté de médecine de l’Université de Toronto. Au cours des 25 années suivantes, les recherches du docteur Mak ont permis d’élucider de nombreux mystères entourant la biologie moléculaire du système immunitaire et du cancer. Depuis 2004, il occupe le poste de directeur au Campbell Family Institute for Breast Cancer Research. Récipiendaire de nombreuses distinctions, dont l’Ordre du Canada, le docteur Mak est célèbre dans le monde entier.

Deepa Mehta
Photo : Gracieuseté de Deepa Mehta

Deepa Mehta est une éminente cinéaste, dont l’œuvre, estimée dans le monde entier, se caractérise par son honnêteté, sa beauté et son universalité. Ses films primés ont été projetés dans le cadre des plus grands festivals du film et distribués mondialement. Sa trilogie sur les éléments a été fort bien accueillie, tant au Canada qu’à l’étranger; elle comprend les films Fire (1996), Earth (1998) et Water(2005), qui ont été mis en nomination pour l’oscar du meilleur film en langue étrangère. Son film Water et sa comédie Bollywood Hollywood (2002) demeurent deux des dix films canadiens-anglais ayant récolté le plus de recettes. Parmi ses autres productions cinématographiques mentionnons Sam and Me (1991), Camilla (1993) et A Heaven on Earth (2008). En 2012, Mme Mehta a remporté le Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène, pour l’ensemble de ses réalisations.

Masumi Mitsui
Photo : Gracieuseté de David Mitsui

Le soldat canadien d’origine japonaise Masumi Mitsui a fait preuve de bravoure lors de la bataille de la crête de Vimy, en avril 1917, et a mérité pour cela la Médaille militaire. Après la guerre, il retourne en Colombie-Britannique, où il continue sa vie et fonde une famille. Il aide à faire ériger, au parc Stanley, un monument aux morts à la mémoire des Canadiens d’origine japonaise, et devient président de la filiale 9 de la Légion royale canadienne. Avec d’autres anciens combattants, il exerce des pressions sur l’Assemblée législative de la Colombie Britannique pour que celle-ci accorde le droit de vote aux Canadiens d’origine japonaise. Le 7 décembre 1941, le Japon attaque Pearl Harbor : Masumi Mitsui et sa famille, comme tous les autres Canadiens japonais, sont déclarés des ennemis du pays. Ils sont envoyés dans des camps d’internement et le gouvernement confisque leurs maisons et autres possessions. La guerre terminée, M. Mitsui milite avec d’autres Canadiens japonais pour obtenir des excuses publiques et des réparations. Il décède en 1987, à l’âge de 99 ans, soit un an avant que le gouvernement présente ses excuses; il était le dernier vétéran canadien d’origine japonaise de la Première Guerre mondiale.

Raymond Moriyama
Photo : Gracieuseté du Al Gilbert Studio

Raymond Moriyama est un architecte et un urbaniste canadien d’origine japonaise de renommée internationale. Il définit l’architecture comme une force sociale qui se veut un « processus d’enquête perpétuel ». Son architecture novatrice et fonctionnelle a accru la réputation du Canada en matière d’innovations architecturales. On lui doit entre autres l’ambassade canadienne à Tokyo, qui symbolise l’esprit du Canada, le Metropolitan Toronto Reference Library et le centre Science Nord, à Sudbury. Sa réalisation la plus remarquable demeure le Musée canadien de la guerre, qui explore les thèmes du souvenir et de la renaissance après la guerre. Considéré comme l’un des monuments nationaux emblématiques, il constitue un hommage touchant et hautement symbolique aux Forces canadiennes. M. Moriyama a décrit le parcours de son projet dans son ouvrage In Search of a Soul (2006). De nombreux diplômes honorifiques lui ont été décernés. Il a entre autres reçu une Médaille du Gouverneur général pour l’architecture ainsi que le Sakura Award 2010 du Japanese Canadian Cultural Centre de Toronto. Il a été désigné Compagnon de l’Ordre du Canada.

Paul Nguyen
Photo : Gracieuseté du ministère ontarien des Affaires civiques et de l’Immigration

Cinéaste et avocat, Paul Nguyen est né à Toronto. Il est issu d’une deuxième génération de Canadiens d’origine vietnamienne. Ses parents font partie des « réfugiés de la mer » qui se sont enfuis au Canada pendant la guerre du Vietnam. Il utilise Internet et sa passion pour la cinématographie pour promouvoir l’unité entre les personnes de diverses origines. Très jeune, il développe un intérêt insatiable pour la création de films; avec son meilleur ami, il en réalise quelques-uns qu’ils distribuent dans le quartier Jane et Finch de Toronto. S’inspirant de sa propre jeunesse, M. Nguyen s’interroge sur le fossé qui sépare les enfants de la deuxième génération de Vietnamiens et leurs parents. Il a consacré sa vie à améliorer les relations raciales et à promouvoir la compréhension interculturelle au Canada. Il dénonce la criminalité chez les jeunes, la violence des gangs de rue et les problèmes sociaux auxquels se heurtent les collectivités marginalisées. En 2010, M. Nguyen a reçu la Médaille du mérite civique de l’Ontario et le Prix Paul Yuzyk pour le multiculturalisme dans la catégorie « Réalisation exceptionnelle ». En 2012, M. Nguyen a mérité la Médaille du jubilé de la reine Elizabeth II pour son combat contre les stéréotypes et son rôle de mentor et de modèle à suivre auprès des jeunes à risque de sa collectivité.

Sandra Oh
Photo : Gracieuseté du IMDb

Née le 20 juillet 1971, Sandra Miju Oh est une actrice canadienne connue pour son rôle de Dre Cristina Yang dans la série médicale Grey's Anatomy, présentée sur la chaîne ABC. Son interprétation lui vaut un Golden Globe et deux prix de la Screen Actors Guild ainsi que cinq nominations pour le prix Primetime Emmy dans la catégorie d’actrice de soutien exceptionnelle dans une série dramatique.

Wally Oppal
Photo : Gracieuseté du Peter A. Allard School of Law, University of British Columbia

Wally Oppal exploite son propre cabinet d’avocat à Vancouver avant d’exercer les fonctions de juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique, en 1985. En 2005, il se tourne vers la politique provinciale et devient le deuxième procureur général de la Colombie-Britannique indo-canadien en plus d’être ministre responsable du Multiculturalisme jusqu’en 2009. M. Oppal participe à de nombreuses réformes importantes du système judiciaire, notamment l’établissement du tout premier tribunal communautaire du Canada pour prendre en charge les récidivistes, l’élaboration de nouvelles règles de pratique afin de favoriser la résolution rapide des différends et la mise sur pied de nouvelles initiatives pour gérer les situations de violence à l’égard des femmes.

Dr. D.P. Pandia, Ph.D.
Photo : Gracieuseté du Vancouver Archives

D.P Pandia est une figure de proue de la communauté indo-canadienne de la Colombie-Britannique. Fervent défenseur de la représentation équitable des Indiens d’Asie au Canada, en 1948, il rencontre le directeur de l’Immigration, du ministère des Mines et des Ressources, et le Comité du Cabinet chargé de la politique sur l’immigration pour défendre les droits des Indiens d’Asie.

Jon Kimura Parker
Photo : Gracieuseté de Tara McMullen

La virtuosité du pianiste vancouvérois Jon Kimura Parker est reconnue partout dans le monde. Sa famille est originaire du Japon. Comme soliste invité, il a fait des tournées avec plusieurs orchestres partout dans le monde. Il s’est produit devant des dignitaires et des chefs d’État. C’est à l’âge de cinq ans qu’il a fait ses débuts avec le Vancouver Youth Orchestra. Le répertoire éclectique de M. Parker privilégie les œuvres musicales de l’époque romantique et celles des compositeurs du 20e siècle; il s’étend de Beethoven à la pièce One Hand in my Pocket d’Alanis Morissette. M. Parker a aussi été l’hôte des séries Whole Notes au réseau Bravo! Canada et Up and Coming de la Canadian Broadcasting Corporation. Il a remporté plus de 200 concours, y compris celui du Prix du Gouverneur général pour les arts. En 1999, il a été nommé Officier de l’Ordre du Canada. Au lendemain du tsunami qui a dévasté le Japon en 2011, M. Parker a aidé à organiser un concert‑bénéfice intitulé « Dear Japan – With Love, 2011 ».

La sénatrice Vivienne Poy
Photo : Gracieuseté de Neville G. Poy

À la fois entrepreneure, auteure, historienne et dessinatrice de mode, la sénatrice Vivienne Poy est la première Canadienne d’origine asiatique à avoir été nommée au Sénat du Canada. Elle est l’instigatrice du Mois du patrimoine asiatique. Mme Poy a fait ses études à Hong Kong, en Angleterre et au Canada. Elle détient un doctorat en histoire de l’Université de Toronto. En 1981, elle crée sa propre entreprise, Mode Vivienne Poy, et connaît un succès remarquable dans le domaine de la mode et de la vente au détail. Nommée au Sénat en 1998, elle propose en 2001 une motion visant à faire reconnaître le mois de mai comme le « Mois du patrimoine asiatique ». En mai 2002, le gouvernement du Canada donne suite à cette motion et déclare le mois de mai « Mois du patrimoine asiatique » au cours d’une cérémonie officielle. La sénatrice Poy collabore étroitement avec les sociétés du Mois du patrimoine asiatique partout au pays. Elle a été chancelière de l’Université de Toronto de 2003 à 2006. Elle œuvre activement au sein de nombreux organismes communautaires et culturels. Elle est l’auteure de cinq livres et en a coédité un sixième.

Regula Qureshi
Photo : Gracieuseté de Ethnomusicologie

Regula Qureshi est une ethnomusicologue et une érudite des langues et de la littérature ourdous et hindis et de l’art musical de l’Inde et du Pakistan. Elle donne de nombreux récitals-causeries sur le sarangi, la musique indienne et le chant musulman au Canada, aux États-Unis, au Pakistan, en Inde et en Europe de l’Ouest. Née en Suisse, elle est naturalisée canadienne en 1968, lorsqu’elle suit son mari, un politologue de l’Inde, à l’Université de l’Alberta. Elle étudie le sarangi et, en 1968, la Society for Ethnomusicology lui décerne le prix Jaap Kunst pour son article intitulé « Tarannum : The Chanting of Urdu Poetry ». En 1995, elle reçoit la récompense annuelle du Professorat Killam de l’Université de l’Alberta et, en 1996, Citoyenneté et Immigration Canada lui octroie une bourse des beaux-arts.

Conrad Santos
Photo : Gracieuseté de Philippine Canadian News

Le 17 novembre 1981, Conrad Santos est le premier Canadien d’origine philippine élu à un poste politique au Canada lorsqu’il devient membre de l’Assemblée du Manitoba pour le Nouveau Parti démocratique. Il est député à l'Assemblée législative de l'Alberta de 1981 à 1988 et de 1990 à 2007. Né aux Philippines, M. Santos fait ses études à l’Université Harvard et à l’Université du Michigan, où il obtient un doctorat en science politique. En 1965, il décroche un poste de professeur à l’Université du Manitoba et déménage à Winnipeg. Son premier pari politique, en tant que candidat pour le NPD dans la circonscription de Winnipeg – Fort Garry, reste sans succès. Il échoue également lors de deux élections subséquentes au conseil de ville de Winnipeg, en 1977 et en 1980. En 1990, M. Santos entre à l’Assemblée et il est réélu en 1995, dans la circonscription de Broadway. Il remporte également les élections du NPD dans la circonscription de Wellington, par une marge considérable. Il est réélu en 2003 et démissionne avant les élections de 2007.

Rana Sarkar
Photo : Gracieuseté du Munk School of Global Affairs, University of Toronto

Rana Sarkar exerce les fonctions de directeur national des marchés à forte croissance à KPMG Canada. Il est également coprésident du conseil consultatif et agrégé supérieur de l’École Munk des affaires internationales. De 2009 à 2013, il occupe le poste de président et chef de la direction du Conseil de commerce Canada – Inde. Il donne de nombreuses conférences et présente beaucoup d’idées sur les changements mondiaux et l’innovation. De 2001 à 2009, M. Sarkar est copropriétaire de Content Partners (Royaume-Uni/États-Unis) et de la société mondiale d’experts-conseils de Londres Rawlings Atlantic Limited. Il agit aussi à titre d’investisseur et de conseiller auprès d’un certain nombre de sociétés à forte croissance, d’entreprises à vocation sociale et de membres de groupes de réflexion en Europe et aux États-Unis. Il amorce sa carrière de conseiller au sein de Roland Berger Strategy Consultants à Londres, à Munich et à New Delhi, et il est chargé de cours invité à la London School of Economics et à la Cass Business School. Il est également membre du conseil consultatif du Mowat Centre for Policy Innovation, du magazine Literary Review of Canada et de la Toronto Rehab Foundation. À Toronto, il siège au comité d’examen des mandats pour la GTMA et copréside le groupe de travail sur le marché du travail pour l’action citoyenne. M. Sarkar étudie à la London School of Economics, à l’Université Queen’s, à Kingston et à l’INSEAD (programme de perfectionnement des cadres).

Shyam Selvadurai
Photo : Gracieuseté de Shyam Selvadurai

Né au Sri Lanka, le romancier Shyam Selvadurai est d’origine tamoule et cinghalaise. Les possibilités et les restrictions engendrées par une telle origine « mixte » servent de toile de fond à l’écrivain. À l’âge de 19 ans, il immigre au Canada avec sa famille à la suite des émeutes de 1983 à Colombo. Il possède une remarquable capacité à dépeindre un monde menacé par l’intolérance, mais habité d’une beauté, d’un humour et d’une humanité indéniables. Il a remporté plusieurs prix pour son premier roman Drôle de garçon (Funny Boy), qui raconte crûment le récit de son principal protagoniste et de son passage à l’âge adulte au cours des années tumultueuses précédant les émeutes de 1983. Son deuxième roman, Cinnamon Gardens, nous ramène au Sri Lanka, cette fois en 1920, lorsque le pays était alors connu sous le nom de Ceylan. Les personnages de cet auteur doivent composer avec un monde incertain et leurs propres sentiments d’insécurité. Leur vie personnelle et la scène politique s’entremêlent. En 2005, il a publié un roman pour les jeunes adultes, Swimming in the Monsoon Sea, pour lequel il a remporté le Lambda Literary Award.

Baljit Sethi
Photo : Gracieuseté de Shyam Selvadurai

Originaire de l’Inde, Baljit Sethi arrive au Canada en 1972. Elle est la fondatrice et la directrice administrative de l’Immigrant and Multicultural Services Society of Prince George. Cet organisme fournit des services d’établissement à des collectivités dans le nord de la Colombie‑Britannique. Mme Sethi s’est rendu compte que l’intégration des nouveaux arrivants dans leur nouvelle communauté dépendait des programmes multiculturels et de la promotion de l’harmonie raciale. Elle a encouragé l’interaction des immigrants avec la population de Prince George. Cette initiative a eu un rayonnement dans tout le nord de la Colombie‑Britannique. Un grand nombre de programmes conçus par Mme Sethi tout au long de ses quarante ans de carrière continuent d’être utilisés pour promouvoir le multiculturalisme et l’égalité. Elle se porte également à la défense des droits des immigrantes. Elle est devenue une source d’inspiration pour beaucoup de gens. Elle a reçu de nombreux prix, dont l’Ordre de la Colombie‑Britannique et le Prix Paul Yuzyk pour le multiculturalisme dans la catégorie « Ensemble des réalisations », en reconnaissance de ses contributions.

Zaib Shaikh
Photo gracieusement fournie par Jamie Hogg

Acteur, auteur et réalisateur, Zaib Shaikh est né au Canada. Il est d’origine pakistanaise. Il a interprété ses premiers rôles dans Metropia et Le Maire Da Vinci. En 2007, il devient célèbre dans le monde entier pour son rôle d’Amaar Rashid, un avocat qui devient imam dans la populaire comédie de la CBC, Little Mosque on the Prairie (La petite mosquée dans la prairie). La série brosse le portrait des habitants musulmans d’une ville imaginaire de la Saskatchewan, qui établissent une mosquée dans la salle paroissiale qu’ils louent à une église anglicane locale. M. Shaikh apporte une vive intelligence et une naïveté nerveuse à un rôle sans précédent au Canada ou à Hollywood. Ce rôle lui vaut en 2008 le Leo Award de la meilleure prestation dans une série comique. M. Shaikh travaille beaucoup dans le domaine du théâtre. Il est le cofondateur du Whistler Theatre Project de Whistler, en Colombie‑Britannique. Il tient ardemment à apporter une contribution durable à l’art dramatique canadien.

David Suzuki
Photo gracieusement fournie par La Presse

David Suzuki est le lauréat de nombreux prix et distinctions. Parmi ceux-ci, mentionnons cinq prix Gemini, pour souligner son travail à la télévision canadienne, et le prix John Drainie, qu’il reçoit en 2002, pour saluer son excellence dans le domaine de la radiodiffusion. En 2000, l’Université de la Colombie-Britannique lui décerne un prix pour l’ensemble de ses réalisations. Il compte 24 diplômes honorifiques de diverses universités du Canada, des États-Unis et de l’Australie. En 1977, M. Suzuki est nommé officier de l’Ordre du Canada, puis il devient compagnon de l’Ordre du Canada en 2006. En 1986, il reçoit à la fois le prix de la Banque Royale et le prix Kalinga de vulgarisation scientifique de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). En 2009, il remporte le prix Right Livelihood, considéré comme l’« autre prix Nobel », en reconnaissance d’une vision et d’un travail exceptionnels pour la planète et ses habitants.

Mutsumi Takahashi
Photo gracieusement fournie par CTV News, Montreal

Née à Shiroishi, au Japon, Mutsumi Takahashi commence à étudier le piano au Conservatoire de musique de Toronto à l’âge de six ans. Elle est diplômée du Collège Vanier et de l’Université Concordia, où elle obtient un baccalauréat ès arts et une maîtrise en administration des affaires. Au printemps 2013, elle reçoit un doctorat honorifique de son alma mater, l’Université Concordia. Plus récemment, elle copréside la campagne Les meilleurs soins pour la vie du Centre universitaire de santé McGill aux côtés de Jean Béliveau, le légendaire hockeyeur des Canadiens de Montréal. Elle siège actuellement au Beatty Memorial Fund Committee de l’Université McGill, qui supervise la série de conférences annuelles Beatty Memorial.

Kim Thúy
Photo : Gracieuseté de Sarah Scott

Lauréate de plusieurs prix, l’auteure Kim Thúy a quitté son Vietnam natal avec ses parents et ses deux frères en 1978, pour fuir la répression du régime communiste. Leur évasion s’effectue dans des conditions extrêmement pénibles, dans la dégoûtante cale d’un bateau de pêche; ils se retrouvent ensuite dans un camp de réfugiés en Malaisie et seront finalement accueillis au Québec comme « réfugiés de la mer ». L’incroyable parcours des membres de cette famille ainsi que l’adaptation à leur nouveau mode de vie constituent la trame de Ru, le premier roman de Kim Thúy. Il relate les changements que vit une jeune fille alors qu’elle quitte un pays agité pour la sécurité d’une vie paisible. À sa sortie, Ru a fait un tabac au Québec. En 2010, Kim Thúy a remporté le prestigieux Prix littéraire du Gouverneur général dans la catégorie des romans de langue française. Elle a aussi reçu le Grand Prix littéraire Archambault en 2011. Avant de découvrir son talent de romancière, Mme Thúy a travaillé comme cueilleuse de légumes, couturière et caissière. Elle est diplômée en linguistique et traduction (1990) ainsi qu’en droit (1993).

Ai Thien Tran
Photo : Gracieuseté de Ai Thien Tran

Ai Thien Tran a été le premier Canadien d’origine vietnamienne à recevoir le Prix des 25 immigrants les plus remarquables du Canada. Au cours de sa vie, ce travailleur social a su faire preuve de courage et de résilience et a toujours eu comme objectif de réussir. À 20 ans, il fuit le Vietnam sur un bateau de fortune et commence un difficile périple; réfugié apatride, il passera 12 ans aux Philippines. Il arrive au Canada en 2001 et doit encore surmonter non seulement les obstacles propres à tous les nouveaux arrivants, mais aussi les traumatismes psychologiques et émotionnels, séquelles des années qu’il a vécu en isolement.

M. Tran a fait montre d’une grande force de caractère. Tout en travaillant à temps plein, il a étudié en service social à l’Université McGill et a obtenu son diplôme avec distinction. La Golden Key International Honour Society l’a invité à devenir membre à vie de la société. En 2006, M. Tran a été l’un des 10 étudiants au monde à recevoir la bourse Golden Key.

M. Tran a mérité le prix Sadie Aronoff en reconnaissance de son leadership et de sa contribution exceptionnelle à l’École de service social de l’Université McGill. Il a occupé le poste de directeur général de la Fédération vietnamienne du Canada en 2009. Il est actuellement actif dans plusieurs organisations communautaires, notamment les Comités consultatifs de citoyens, le Bureau de libération conditionnelle d’Ottawa et la Fédération nationale ukrainienne d’Ottawa‑Gatineau. Il a comme philosophie de vie de relever sans cesse de nouveaux défis et de ne pas craindre de prendre des risques pour venir en aide à autrui.

L’équipe de soccer des étudiants chinois de 1933
Photo prise par C. B. Wand . Gracieuseté de Robert Yip

Formée en 1920, l'équipe de soccer des étudiants chinois de Vancouver évolua dans un contexte hostile aux Chinois, qui mena à l'adoption, en 1923, de la Loi de l'immigration chinoise. Cette loi interdisait toute immigration chinoise au pays. À cette époque, la communauté chinoise au Canada était constituée en grande partie de jeunes hommes célibataires, dont les familles étaient restées en Chine. Les Chinois n'avaient pas le droit de voter et ne pouvaient pas exercer la plupart des professions.

Comme elle était la seule équipe de soccer de la Colombie-Britannique composée uniquement de joueurs de couleur, elle fut une grande source d'espoir et d'inspiration pour la communauté chinoise de Vancouver, constamment victime de discrimination. Reconnue pour son adresse, sa vitesse et son esprit sportif, l'équipe remporta le championnat provincial de la première division en 1933 et la B.C. Mainland Cup, forçant par le fait même le respect envers la communauté chinoise. L'équipe fut intronisée au Temple de la renommée des sports de la Colombie-Britannique en 2011 (en anglais seulement).

Plusieurs joueurs sont entrés dans l'histoire au cours des années qui ont suivi. En 1943, William K. L. Lore est devenu le premier Sino-Canadien à se joindre à la Marine royale canadienne et le premier officier d'origine chinoise au sein de toutes les marines du Commonwealth britannique. Le milieu de terrain K. Dock Yip est devenu le premier avocat d'origine chinoise au Canada en 1945 et a milité en faveur de l'abolition de la Loi de l'immigration chinoise, qui a finalement été abrogée en 1947.

Équipe de baseball Asahi

Le club Asahi était une équipe de baseball nippo-canadienne de Vancouver (1914‑1942). L’une des équipes d’amateurs les plus dominantes de la ville, le club Asahi a remporté plusieurs titres à Vancouver et le long de la côte Nord-Ouest grâce aux habiletés et au sens de la stratégie de ses joueurs. En 1942, l’équipe est dissoute lorsque ses membres se retrouvent parmi plus de 21 000 Canadiens d’origine japonaise internés par le gouvernement fédéral. Le club Asahi est intronisé au Temple de la renommée du baseball canadien en 2003 et au Temple de la renommée des sports de la Colombie-Britannique en 2005.

Les Canadiens d’origine sikhe durant la Première Guerre mondiale
Photo : Gracieuseté des Bibliothèques de l’Université de Washington, Collection Alice Woodby , PH Coll 171.1-22/UW15673

Peu de Canadiens savent que dix Sikhs ont servi dans le Corps expéditionnaire canadien au cours de la Première Guerre mondiale, avant même qu’ils soient habilités à devenir des citoyens canadiens. Parmi eux, huit ont servi en Europe et deux ont été tués au combat. Buckam Singh, qui a d’abord vécu en Colombie‑Britannique avant d’aller s’installer à Toronto, est le plus connu des dix. Il a été blessé à deux reprises et est décédé à son retour au Canada. Il repose dans un cimetière de Kitchener, en Ontario, et, au Canada, c’est la seule tombe connue d’un soldat canadien d’origine sikhe de la Première Guerre mondiale. Parmi ses frères d’armes figuraient John Baboo, de Winnipeg, qui a été blessé à la bataille de la crête de Vimy, Sunter Gougersingh, qui s’est enrôlé à Montréal, Hari Singh, de Toronto, Harnom Singh, de Chilliwack, en Colombie‑Britannique, John Singh, de Winnipeg, Lashman Singh et Waryam Singh, qui se sont enrôlés à Smiths Falls, en Ontario, Ram Singh, de Grand Forks, en Colombie‑Britannique, et Sewa Singh, de Vancouver.

Les anciens combattants sino canadiens de la Seconde Guerre mondiale
Photo des anciens combattants sino-canadiens Roy Mah et George Ing. Gracieuseté du Chinese Canadian Military Museum

Le nombre de Sino‑Canadiens ayant combattu durant la Seconde Guerre mondiale se compte par centaines. En règle générale, ils avaient le droit de s’enrôler dans l’armée canadienne. Toutefois, pour des motifs raciaux, ils n’ont pas pu s’engager dans l’Aviation royale du Canada jusqu’en octobre 1942 ou dans la Marine royale canadienne jusqu’en mars 1944. De nombreux Sino‑Canadiens se sont portés volontaires pour le service actif, même si la Loi de 1940 sur la mobilisation des ressources nationales les en exemptait. Cette loi permettait au gouvernement du Canada de réquisitionner les biens et les services des Canadiens pour la défense du pays. En 1944, le British War Office adressa une requête à Ottawa, lui demandant d’autoriser l’enrôlement des Canadiens d’origine chinoise au sein du Special Operations Executive en Asie du Sud et dans le Pacifique du Sud‑Ouest. La Loi de 1940 sur la mobilisation des ressources nationales fut modifiée et les Sino‑Canadiens furent appelés à servir sous les drapeaux. Ils jouèrent un rôle actif au cours de la Seconde Guerre mondiale et leur contribution fut précieuse. Forts de leur participation militaire, les anciens combattants canadiens d’origine chinoise exercèrent des pressions pour faire abroger la Loi de l’immigration chinoise, appelée aussi Loi sur l’exclusion des Chinois : leurs démarches furent couronnées de succès.

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez cocher toutes les réponses pertinentes :

Déclaration de confidentialité

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :