Examen spécial de 2025 — Administration de pilotage de l’Atlantique
Ottawa, le 20 novembre 2025 — L’Administration de pilotage de l’Atlantique a publié le rapport d’un examen spécial effectué par le Bureau du vérificateur général du Canada. Cet examen portait sur la façon dont la Société avait mis en œuvre ses méthodes de gestion organisationnelle et géré ses services de pilotage entre le 1er janvier 2024 et le 30 novembre 2024.
La Société fournit des services de pilotage maritime dans les eaux et les eaux limitrophes des quatre provinces de l’Atlantique ainsi que la baie des Chaleurs au Québec. Certains navires doivent soit avoir à leur bord une personne titulaire d’un certificat de pilotage valide, soit recourir aux services d’une pilote maritime canadienne ou d’un pilote maritime canadien affecté au navire.
L’audit a révélé que la Société disposait de bons moyens et méthodes de gestion des services de pilotage (par exemple, en ce qui concerne la planification, les certificats de pilotage et l’affectation des pilotes), mais que les mesures visant à atténuer les risques pour la sécurité des pilotes et des membres d’équipage des bateaux-pilotes présentaient un défaut grave. Ainsi la Société n’avait pas mis en œuvre certains exercices d’urgence, et certaines inspections mensuelles et activités d’entretien quotidien de routine des bateaux-pilotes. L’audit a également révélé des faiblesses dans la formation de certains pilotes et dans l’évaluation du rendement des membres d’équipage occasionnels des bateaux-pilotes et de certains pilotes à l’emploi de la Société.
L’examen des méthodes de gestion organisationnelle dans le cadre de l’audit a permis de constater que la Société disposait de bons moyens et méthodes en matière de planification stratégique et de gestion des risques, mais qu’il y avait des faiblesses dans les moyens et méthodes liés à la gouvernance de la Société, à la mesure du rendement et à l’atténuation des risques.
Aux termes de la Loi sur la gestion des finances publiques, les sociétés d’État fédérales doivent faire l’objet d’un examen spécial par la vérificatrice générale ou le vérificateur général au moins une fois tous les 10 ans. Un tel audit vise à déterminer si les moyens et méthodes d’une société d’État lui fournissent l’assurance raisonnable que ses actifs sont protégés et contrôlés, que ses ressources sont gérées avec efficience et économie et que ses activités sont menées de manière efficace. Les rapports d’examen spécial sont donc une source de renseignements importants que les parlementaires peuvent utiliser pour demander des comptes aux sociétés d’État.