Ottawa, 10 juin 2025 — Un rapport publié aujourd’hui par le commissaire à l’environnement et au développement durable, Jerry V. DeMarco, au nom de la vérificatrice générale du Canada, conclut qu’un manque d’information et une surveillance insuffisante ont nui au travail effectué par Environnement et Changement climatique Canada, Pêches et Océans Canada et Parcs Canada pour identifier et surveiller les habitats essentiels à la protection des espèces en péril. La perte d’habitat est la plus grande des menaces pesant sur les espèces en péril.
L’audit a permis de constater que les 3 organisations désignaient les habitats essentiels, dans la mesure du possible, en se fondant sur la meilleure information alors disponible. Cependant, elles tardaient souvent à recueillir les renseignements supplémentaires nécessaires à la désignation complète des habitats essentiels – par exemple, où une espèce se déplace pendant son cycle de vie. Les retards augmentent la probabilité que les habitats soient endommagés ou détruits et peuvent faire augmenter les coûts de rétablissement.
L’audit a aussi permis de constater qu’Environnement et Changement climatique Canada et Pêches et Océans Canada assuraient une surveillance limitée des mesures de conservation des habitats essentiels se trouvant sur des terres fédérales. Par conséquent, les organisations ne savaient pas vraiment, voire pas du tout, si ces activités contribuaient à l’atteinte de leurs objectifs et avaient peu d’occasions de corriger le tir.
Dans des situations où il n’y a aucun autre moyen d’éviter ou de réduire les répercussions sur les habitats, Pêches et Océans Canada peut autoriser une mesure de compensation pour contrebalancer les effets néfastes. Toutefois, l’audit a permis de constater que Pêches et Océans Canada n’avait effectué aucune analyse de l’efficacité globale des plans de compensation – comme la création d’un habitat de rechange ailleurs.
« Cet audit est le dernier d’une série qui a examiné la mise en œuvre de la Loi sur les espèces en péril, de l’évaluation du statut des espèces à la protection de leurs habitats. Ces audits ont tous révélé des délais et des lacunes d’information qui nuisaient à la protection et au rétablissement des espèces en péril », a déclaré M. DeMarco. « Les ministères responsables doivent recueillir davantage de données et améliorer la surveillance afin de respecter l’engagement pris par le Canada en 2022, par le biais du Cadre mondial pour la biodiversité, de stopper et d’inverser la perte de biodiversité, ce qui comprend prévenir l’extinction des espèces en péril. »
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Le rapport du commissaire à l’environnement et au développement durable de 2025 intitulé « L’habitat essentiel des espèces en péril » peut être consulté sur le site Web du Bureau du vérificateur général du Canada.
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