Le programme Emplois d’été Canada améliore le revenu à long terme des jeunes, mais celles et ceux qui font face à des obstacles étaient sous-représentés

Ottawa, 2 décembre 2024 — Un rapport de la vérificatrice générale du Canada, Karen Hogan, déposé aujourd’hui à la Chambre des communes conclut que le programme Emplois d’été Canada d’Emploi et Développement social Canada a contribué à améliorer le revenu à long terme des jeunes qui y ont eu accès, mais que la représentation était moindre pour les groupes prioritaires qui sont confrontés à des obstacles à l’emploi, comme les jeunes autochtones et les jeunes en situation de handicap. Un des objectifs du Programme est de prioriser les jeunes confrontés à des obstacles pour qu’ils puissent acquérir une expérience de travail.

L’audit a constaté qu’Emploi et Développement social Canada a fait peu d’efforts pour promouvoir le programme et encourager les jeunes sous‑représentés à postuler à des emplois subventionnés. Les actions de sensibilisation actuelles se servent surtout d’Internet, qui n’est pas toujours accessible à ces jeunes. De plus, Emploi et Développement social Canada était limité dans ses actions pour encourager les employeurs à embaucher des jeunes de ces groupes. Par exemple, alors qu’un employeur peut indiquer qu’il souhaite embaucher une jeune personne qui se bute à des obstacles à l’emploi, il n’est pas obligé de le faire pour recevoir la subvention.

L’audit a aussi relevé des lacunes dans la conception et la mise en œuvre du Programme par Emploi et Développement social Canada. Bien que décrit comme un programme de création d’emplois, le Ministère ne recueille pas de données qui permettent de savoir si ces emplois d’été auraient été créés même sans le financement. Dans le cadre de l’audit, une enquête a été menée auprès d’employeurs qui avaient présenté une demande de subvention. L’enquête a constaté que 38 % des répondants qui n’avaient pas reçu de subvention avaient tout de même embauché des jeunes.

« Bien que de nombreux facteurs jouent sur les résultats à long terme en matière d’emploi, notre analyse a fait ressortir qu’après 9 ans, les jeunes qui avaient participé au programme Emplois d’été Canada gagnaient en moyenne presque 6 000 $ de plus par an que ceux qui n’y avaient pas participé », a déclaré Mme Hogan. « Nous avons également constaté que, depuis 2008, les jeunes qui font face à des obstacles étaient sous-représentés dans le Programme, ce qui est préoccupant car il est censé prioriser les possibilités de travail pour ces jeunes. »

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2025-12-02