Aires protégées et de conservation dans les Territoires du Nord-Ouest

Les Territoires du Nord-Ouest ont établi le fondement pour faire progresser leurs priorités en matière de conservation des terres

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Métadonnées du rapport

Date de dépôt :
Entités vérifiées :
Environnement et Changement climatique Canada
Report type
Rapports aux assemblées législatives du Nord

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La création d’un réseau solide d’aires protégées et de conservation aide les gouvernements à favoriser la santé à long terme de l’environnement naturel, à préserver la biodiversité, ainsi qu’à soutenir les pratiques culturelles et le développement économique. Dans le cadre de son plan de travail « Territoire en santé, population en santé » pour 2023-2028, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a établi des priorités englobant la création de nouvelles aires protégées, le soutien à la gestion efficace des aires existantes et l’obtention d’un financement à long terme nécessaire à ces initiatives.

Nous avons conclu que le gouvernement était en voie d’obtenir un financement durable et à long terme pour les aires protégées, conformément au plan « Territoire en santé, population en santé » renouvelé. Dans une première étape déterminante, le gouvernement avait collaboré avec les gouvernements autochtones pour conclure l’accord de financement de projets pour la permanence des Territoires du Nord-Ouest, qui a établi un modèle de financement à long terme pour les activités de conservation dirigées par les Autochtones. Cela constituera un important soutien pour les gouvernements autochtones dans leurs efforts d’intendance des terres.

Le gouvernement et les autres partenaires seront en meilleure position pour faire avancer les autres priorités du plan de travail « Territoire en santé, population en santé », y compris la planification et la prise de décision concernant la création d’aires protégées, surtout dans les régions de Dınàgà Wek’èhodì et du Dehcho. Cependant, nous avons conclu que le gouvernement devait tout de même élaborer un plan d’action et des échéanciers afin de faire progresser le processus décisionnel pour chaque aire proposée.

Nous avons également constaté que les efforts du gouvernement visant à élaborer des systèmes plus efficaces et plus équitables pour gérer les aires protégées et de conservation étaient toujours en cours. Des progrès ont été réalisés à l’égard de la mise en œuvre des plans, mais nous avons observé des lacunes, dont l’absence de suivi structuré des accords de mise en œuvre et une représentation insuffisante des Autochtones dans les processus de recrutement.

Même si d’importantes mesures ont été prises pour financer les efforts de conservation menés par les gouvernements autochtones, nous avons constaté que le ministère de l’Environnement et du Changement climatique n’avait pas obtenu de financement permanent qui lui permettrait de poursuivre efficacement ses propres activités. Cette situation a nui à la capacité du gouvernement à fournir un effectif stable ainsi que d’autres ressources pour soutenir les efforts de conservation et collaborer avec les gouvernements et organisations autochtones.

Pourquoi avons-nous effectué cet audit?

  • La protection et la conservation de la biodiversité sont essentielles à sa valeur intrinsèque et cruciales pour préserver les services et avantages écosystémiques essentiels, la stabilité climatique et le patrimoine culturel.
  • Il est essentiel de disposer d’un financement fiable et durable pour les aires protégées et de conservation pour soutenir les communautés éloignées sur de grandes distances et surmonter les coûts d’exploitation élevés.
  • L’élargissement du réseau de conservation dans les Territoires du Nord-Ouest renforce la confiance de toute la population du territoire et contribue également à l’atteinte des objectifs nationaux et internationaux en matière de protection de la biodiversité.

Aperçu de nos recommandations

  • Environnement et Changement climatique, soutenu par le ministère de l’Exécutif et des Affaires autochtones, devrait collaborer avec les gouvernements autochtones représentant Dınàgà Wek’èhodì et les quatre aires proposées de la région du Dehcho afin d’élaborer un plan d’action et un calendrier pour faire avancer le processus décisionnel pour chaque aire proposée. Ce travail devrait être achevé dans un délai d’un an.
  • Le ministère de l’Environnement et du Changement climatique, le ministère de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement et le ministère de l’Exécutif et des Affaires autochtones devraient collaborer avec les conseils de gestion et les parties aux ententes de création de chaque aire protégée territoriale.

Les constatations et les données clés

  • En 2023, 15,8 % des aires terrestres des Territoires du Nord-Ouest étaient protégées, contre 13,7 % pour l’ensemble du Canada.
  • Si Dınàgà Wek’èhodì et les aires protégées proposées dans la région du Dehcho deviennent des aires protégées, l’ensemble de ces aires pourrait représenter jusqu’à 23 521 kilomètres carrés supplémentaires d’aires terrestres et d’eaux intérieures protégées dans les Territoires du Nord-Ouest. Cela correspond à 1,7 % de la superficie totale des Territoires du Nord-Ouest.
  • Au cours de l’exercice 2023-2024, environ 41 % du financement des dépenses du réseau de conservation provenait du financement fédéral annuel.

Visuels choisis

Le GTNO est en bonne voie pour atteindre un objectif clé du nouveau plan « Territoire en santé, population en santé », mais il doit mettre en œuvre des changements pour atteindre deux autres objectifs.

La protection et la conservation de la biodiversité sont cruciales pour sa valeur intrinsèque et pour maintenir les services et avantages essentiels des écosystèmes, la stabilité climatique et le patrimoine culturel.

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2026-02-02