Rapports du printemps 2026 Déclaration d’ouverture de la conférence de presse Karen Hogan Vérificatrice générale du Canada

Déclaration telle que prononcée

 

Bonjour. Good afternoon and thank you for joining me.

I would like to acknowledge that we are on the traditional, unceded territory of the Algonquin Anishinaabe people.

Je me joins à vous aujourd’hui pour discuter des constatations de 3 audits que mon bureau a présentés au Parlement ce matin.

 

Ces audits ont examiné comment des organisations gouvernementales ont géré d’importantes initiatives fédérales, y compris le remplacement du système de paye du gouvernement, les réformes du Programme des étudiants étrangers et les efforts de la GRC pour recruter du personnel policier.

 

I will begin with our audit of the federal government’s project to modernize its pay system.

Overall, we found that the Treasury Board of Canada Secretariat and Public Services and Procurement Canada were managing the project to ensure that federal public servants’ pay will be accurate and on time once the new Dayforce system is launched.

 

While the audit identified risks, the secretariat and the department have an opportunity to address them because the project is in its early stages.

The need to simplify and standardize pay rules before introducing a new system was a core lesson learned from the transition to the Phoenix pay system.

 

It is concerning to me that, a decade later, there has been little progress made to simplify these rules. As a result, the department is customizing Dayforce, at an estimated additional cost of almost 4 million dollars per year.

We also found limited progress in clearing the backlog of requests to fix employees’ pay.

 

As of last September, more than 233,000 pay transactions remained outstanding, affecting more than 133,000 employees served by the Miramichi Pay Centre.

This creates a risk of transferring existing pay errors into the Dayforce system, which could undermine its effectiveness from the start.

 

In January of this year, Public Services and Procurement Canada shortened the schedule by 3 years to onboard departments to Dayforce.

Although this decision is intended to reduce the complexity and cost of running 2 systems in parallel, it means less time to clear the backlog and prepare departments for the transition.

 

Nous avons conclu que le Secrétariat du Conseil du Trésor et Services publics et Approvisionnement Canada ont géré le projet de modernisation de la paye de façon à assurer aux fonctionnaires fédéraux une paye exacte et versée à temps.

 

L’audit a relevé certains risques. Comme le projet est à ses débuts, le Secrétariat et le Ministère ont la possibilité d’agir pour les corriger.

Je demeure toutefois préoccupée par 3 éléments. 

 

D’abord, les progrès faits pour simplifier les règles de paye étaient limités, ce qui entraîne une personnalisation du système Dayforce, avec un coût additionnel évalué à près de 4 millions de dollars par an.

Ensuite, l’arriéré de 233 000 opérations de paye persistait, créant un risque de transférer des erreurs dans le nouveau système.

 

Enfin, l’échéancier écourté de 3 ans réduit le temps disponible pour éliminer l’arriéré et bien préparer les ministères pour la transition.

Le gouvernement devra donc maintenir une attention soutenue et prendre des décisions rapides à mesure que ce projet avance.

 

Passons maintenant à notre deuxième audit, dans lequel nous concluons qu’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada a mis en œuvre les réformes du Programme des étudiants étrangers pour réduire le nombre de nouveaux permis d’études, mais avec des lacunes importantes à d’autres égards.

 

Le gouvernement fédéral a annoncé en janvier 2024 qu’il plafonnait les demandes de permis d’études.

La même année, le Ministère a délivré un peu moins de 150 000 nouveaux permis, soit beaucoup moins que le nombre prévu de presque 350 000.

 

Nous avons constaté que les provinces moins peuplées avaient été touchées de façon disproportionnée par ces changements.

Par exemple, Terre-Neuve-et-Labrador et la Saskatchewan ont connu une diminution d’au moins 59 % du nombre de permis approuvés par rapport à 2023, et non une augmentation prévue de 10 %.

 

La situation s’explique par la baisse du nombre de demandes et par l’approche du Ministère pour établir combien de permis seraient traités dans chaque province.

En réponse à des préoccupations connues au sujet de l’intégrité du programme, le Ministère a mis en place un outil pour valider les lettres d’acceptation émises par les établissements d’enseignement.

 

Cependant, le Ministère n’a pas fait d’enquête ou de suivi efficace dans le cas d’étudiantes et d’étudiants déjà au Canada qui avaient été signalés comme étant susceptibles de ne pas respecter les conditions de leur permis d’études. Environ 153 000 cas de ce type ont été signalés pendant 2023 et 2024, mais en raison de son financement, le Ministère a enquêté sur environ 4 000 cas.

 

L’audit a aussi révélé que le Ministère n’avait pas donné suite à 800 demandes de permis d’études comportant des documents frauduleux ou des fausses informations découverts après l’approbation de la demande. Dans la plupart de ces cas, les personnes en cause avaient ensuite demandé d’autres permis d’immigration alors qu’elles se trouvaient au Canada, et plus de la moitié de ces demandes avaient été approuvées.

Le Ministère doit utiliser l’information dont il dispose pour régler les problèmes d’intégrité qui touchent ce programme.

Our second audit concluded that Immigration, Refugees and Citizenship Canada reduced the number of new study permits issued but fell short in other key areas.

 

In 2024, the department issued just under 150,000 permits, well below the forecast of 350,000.

Some provinces, particularly those with smaller populations, were disproportionately affected. For example, Newfoundland and Labrador and Saskatchewan were both expected to see an increase of 10 percent in approved study permits compared to 2023 but instead experienced a decrease of at least 59 percent.

While the department introduced a tool to verify acceptance letters, it did not effectively investigate or follow up on high-risk cases.

Over 153,000 potential cases of non-compliance with study permits were identified, but the department investigated only a small number.

 

It also did not pursue 800 cases involving fraud discovered after permits were approved.

Overall, the department needs to act on the information it has to address integrity concerns in the program.

 

Our final audit looked at whether the Royal Canadian Mounted Police recruited enough officers to meet operational needs.

This is important because the RCMP has faced a growing shortage of police officers.

 

Although the force made recruitment a top priority, the targets it set fell well short of actual staffing needs and it failed to meet them.

As of September 2025, we found that the RCMP needed at least 3,400 additional officers.

Shortages of front-line officers in Contract and Indigenous Policing were widespread across Canada.

 

As of September 2025, vacancy rates were above the force’s critical threshold in 9 of the 11 provinces and territories it serves.

These high vacancy rates pose a clear risk to the RCMP’s ability to maintain capacity to deliver policing services.

 

Slow application processing was a key factor impacting recruitment efforts.

The RCMP missed its target processing time for 97 percent of applications received.

This made it harder to fill training classes.

Some were cancelled and fewer cadets were trained than expected, further contributing to the shortage.

 

In 2023, the RCMP introduced a flexible posting plan that allowed new officers to choose the province or territory of their first assignment.

The plan succeeded in attracting thousands more applicants. However, it also increased chronic vacancies in some areas.

In July 2025, the RCMP began phasing out the use of this plan.

 

Chronic shortages of front-line police officers make it difficult to deliver policing services across Canada.

The RCMP must determine how many police officers it needs and set recruitment targets to fully staff the force and reduce impacts on existing police officers.

 

En ce qui concerne le recrutement de la Gendarmerie royale du Canada, l’audit a conclu que la GRC n’a pas réussi à recruter suffisamment de policiers et policières pour répondre à ses besoins.

 

Les cibles de recrutement fixées par la GRC étaient inférieures aux besoins réels et n’ont pas été atteintes.

Des délais importants dans le traitement des candidatures ont freiné le recrutement. La GRC n’a pas respecté le temps de traitement prévu pour 97 % des candidatures.

En septembre 2025, il manquait au moins 3 400 policiers et policières.

 

Les pénuries de personnel de première ligne étaient généralisées au Canada, surtout dans les services de police contractuelle et autochtone. Les taux de postes vacants étaient critiques dans 9 sur 11 des provinces et territoires desservis.

Un plan d’affectation flexible a attiré des milliers de candidatures, mais a aggravé les pénuries dans certaines régions.

La GRC doit définir ses besoins d’effectif et fixer des cibles pour les atteindre.

En conclusion, ces 3 audits soulignent l’importance d’une planification rigoureuse et de mesures prises en temps opportun pour gérer les risques.

Sans ces éléments, il peut y avoir des retards et des conséquences imprévues qui nuisent à l’atteinte de résultats positifs pour le Canada.

 

Together, these 3 audits highlight the importance of careful planning and timely action to address risks.

Without these elements, there can be delays and unintended impacts that stand in the way of positive outcomes for Canada.

Thank you, merci. I am now ready to answer your questions.

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Déclaration d'ouverture
Publishing date

Détails de la page

2026-03-23