Réduction des concentrations de mycotoxines dans l’avoine au moyen de la transformation

La consommation d’avoine contaminée par des mycotoxines peut être dangereuse pour la santé humaine et animale. Une étude récente réalisée par le Laboratoire de recherches sur les grains de la Commission canadienne des grains a confirmé que le décorticage de l’avoine entière peut réduire considérablement la quantité de mycotoxines, ce qui peut avoir une incidence importante sur la salubrité de l’avoine destinée à la consommation humaine.

L’avoine, comme d’autres céréales, est sensible aux infections fongiques, et de nombreuses espèces fongiques produisent des mycotoxines. Pour garantir une consommation sûre, il est important de réduire l’exposition aux mycotoxines en les retirant de l’avoine et d’autres céréales.

Sheryl Tittlemier (Ph. D.) et son équipe ont confirmé que les mycotoxines sont en grande partie associées aux glumes de l’avoine et que le fait de décortiquer l’avoine entière contaminée élimine de 60 à 100 % des mycotoxines. Le processus de traitement à la vapeur et de touraillage de l’avoine décortiquée permet également de réduire les concentrations de désoxynivalénol (DON ou « vomitoxine »), une mycotoxine, de 27 % en moyenne.

Grâce à cette étude, l’équipe a en outre démontré que le type d’équipement de meulage utilisé pour préparer les échantillons influerait sur l’analyse des mycotoxines et qu’il serait préférable d’utiliser de l’équipement qui produit des particules de plus petite taille. Cette étape est importante pour la surveillance et la salubrité des aliments, car elle garantit l’uniformité et l’exactitude des résultats des procédures d’analyse

Citation

« Les résultats de cette étude guideront l’établissement de nos procédures de transformation et d’échantillonnage de l’avoine. Il est important de nous doter d’un moyen uniforme et efficace de déterminer les concentrations de mycotoxines et d’être en mesure de les éliminer de l’avoine entière, car nous devons veiller à ce que les produits d’avoine demeurent salubres. »

Sheryl Tittlemier, Ph. D.
Gestionnaire de programme, Substances organiques et éléments à l’état de trace, Laboratoire de recherches sur les grains
Sheryl Tittlemier

Complément d’information

Tittlemier, S.A., Blagden, R., Chan, J., McMillan, T.L., Pleskach, K., Izydorczyk, M.S. et al. World Mycotoxin Journal (2020). https://doi.org/10.3920/WMJ2019.2530 (en anglais seulement)

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2020-09-08