La gestion fédérale-autochtone des aires protégées

Les organisations fédérales et les partenaires autochtones ont collaboré pour protéger des aires écologiquement importantes

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Métadonnées du rapport

Date de dépôt :
Entités vérifiées :
Pêches et Océans Canada
Environnement et Changement climatique Canada
Parcs Canada
Report type
Rapports du commissaire à l’environnement et au développement durable

Survol

Dans l’ensemble, Environnement et Changement climatique Canada, Pêches et Océans Canada et Parcs Canada ont établi et maintenu des relations avec les gouvernements et les organisations autochtones afin d’assurer la gestion coopérative des aires terrestres (terres et eaux intérieures) et des aires marines et côtières protégées d’une manière qui favorise la réconciliation. La protection des aires écologiquement importantes contribue à préserver la biodiversité, à protéger les écosystèmes, à garantir la sécurité alimentaire et à soutenir la continuité culturelle.

Les trois organisations fédérales ont soutenu l’atteinte d’objectifs communs à long terme concernant les aires protégées gérées de manière coopérative en fournissant aux partenaires autochtones un financement annuel et d’autres ressources, comme de la formation. Elles ont collaboré étroitement pour intégrer les connaissances, les valeurs et les priorités autochtones dans la gestion des aires protégées. Elles ont aussi soutenu les programmes des gardiens, soit des initiatives d’intendance des terres, des glaces et des eaux dirigées par des Autochtones qui contribuent à la surveillance et à la protection des écosystèmes.

Plusieurs risques pourraient entraver la capacité des trois organisations de continuer à renforcer leurs relations avec les partenaires autochtones. Il existe un risque que les affectations de fonds actuelles ne soutiennent pas les besoins à long terme des programmes et des politiques qui favorisent une gestion coopérative des aires protégées. De plus, la législation fédérale existante confère aux décisionnaires, comme la ou le ministre responsable, le pouvoir de trancher les questions relevant de leur compétence dans les aires protégées. Ainsi, il peut être difficile pour les trois organisations de répondre aux attentes des peuples autochtones en matière de prise de décisions partagée et de faire progresser l’autodétermination autochtone conformément à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Pour réaliser son objectif d’établir un réseau résilient d’aires protégées couvrant 30 % du Canada d’ici 2030, le gouvernement fédéral devra continuer à prioriser la gestion coopérative des aires protégées. Le renforcement de la gestion coopérative fédérale-autochtone augmente la probabilité que les méthodes de conservation autochtones soient maintenues et qu’elles portent leurs fruits. Les progrès mentionnés dans le présent rapport d’audit soutiendront les futurs travaux de protection de l’environnement, permettront d’accroître la certitude pour des économies durables et favoriseront la réconciliation avec les peuples autochtones.

Pourquoi avons-nous effectué cet audit?

  • Les gouvernements autochtones ont négocié des ententes et des mesures de soutien pour assurer la gestion coopérative des aires protégées en tant que voie vers l’autodétermination.
  • Conformément aux principes de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, des changements transformateurs sont essentiels à l’amélioration des relations entre le gouvernement fédéral et les peuples autochtones.
  • Le gouvernement fédéral s’est engagé publiquement à accroître le pourcentage des aires terrestres (terres et eaux intérieures) et des aires marines et côtières protégées et conservées pour qu’elles atteignent 30 % d’ici 2030.

Aperçu de nos recommandations

  • Pêches et Océans Canada devrait collaborer avec les gouvernements et les organisations autochtones avec lesquels il a conclu des ententes de gestion coopérative afin d’élaborer conjointement des solutions à court, moyen et long terme aux principaux obstacles et défis à surmonter pour harmoniser les mandats de conservation du milieu marin et de gestion des pêches du Ministère avec les objectifs de protection et de conservation des peuples autochtones. Ce travail devrait être éclairé et guidé par le Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, en accordant une attention particulière aux mesures du plan attribuées au Ministère qui concernent la protection, la conservation et la gestion coopérative.
  • Dans les cas où des pratiques établies ne sont pas déjà en place, les trois organisations devraient donner aux partenaires autochtones la possibilité de collaborer de façon significative aux processus de recrutement lorsqu’ils estiment que ces postes sont importants pour assurer une gestion coopérative.

Les constatations et les données clés

  • Le présent audit fait partie d’une série de trois rapports axés sur les aires protégées et de conservation au Canada. Les deux autres audits sont intitulés « L’établissement des aires protégées terrestres » et « L’établissement des aires protégées marines ».
  • L’audit s’est concentré sur 34 aires terrestres et aires marines et côtières, sélectionnées du fait de leur gestion coopérative par le gouvernement fédéral et des partenaires autochtones depuis au moins quatre ans.
  • Le gouvernement fédéral s’est engagé à accroître le pourcentage des aires terrestres et des aires marines et côtières protégées et de conservation à 30 % d’ici 2030, et ce, à l’échelle du pays.
  • De façon générale, les trois organisations ont réussi à embaucher et à soutenir des candidates et candidats ayant des compétences culturelles.
  • Chaque année entre 2022‑2023 et 2025‑2026, quatre ou cinq des sept unités de gestion de Parcs Canada que nous avons examinées ont soulevé des préoccupations concernant les pressions financières exercées sur leur budget global, qui comprenait des fonds permanents et temporaires.
Logo des objectifs de développement durable des Nations Unies

La manière dont les trois organisations, à titre de partenaires, soutiennent la gestion coopérative aura une incidence sur la façon dont les aires futures seront établies et gérées. Sans soutien à la gestion coopérative des aires protégées, le Canada est peu susceptible de respecter ses engagements internationaux à l’égard de la biodiversité, comme celui de faire passer les aires terrestres et les aires marines et côtières protégées et de conservation du Canada à au moins 30 % d’ici 2030. Ces engagements appuient les Objectifs de développement durable des Nations Unies.

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2026-02-02