Construire une base solide pour l’évaluation d’impact : Étude de cas de la Nation des Anishinabes
Les évaluations d’impact fédérales doivent trouver un équilibre entre l’évaluation des avantages économiques des grands projets proposés et la protection de l’environnement, des communautés et des droits des populations autochtones. De nombreuses communautés des Premières Nations à travers le Canada participent activement aux évaluations d’impact et encouragent une participation significative des communautés dans les processus d’évaluation d’impact. Par exemple, les communautés des Premières Nations s’associent à d’autres organisations pour développer leurs compétences et font appel à des experts techniques pour répondre à leurs préoccupations en matière d’évaluation d’impact.
La Nation des Anichinabes (lien en anglais seulement) améliore l’état de préparation des Premières Nations, la mobilisation auprès des chefs et les capacités techniques en matière d’évaluation d’impact dans les territoires des Anishinabes de l’Ontario grâce à six initiatives stratégiques :
- Adapter les boîtes à outils de la Coalition des Premières Nations pour les grands projets (FNMPC) afin qu’elles soient culturellement appropriées pour les Nations des Anishinabes de l’Ontario.
- Proposer des séances de formation sur des sujets liés à l’évaluation d’impact, notamment en établissant des liens avec la FNMPC pour tirer parti des séances préparées pour les communautés autochtones et enseigner le processus d’évaluation d’impact et la manière d’utiliser les applications de la boîte à outils, les applications de données et la gestion des données.
- Mettre en place un système de notification rapide pour aviser les communautés lorsque des projets se situent sur des territoires traditionnels ou faisant l’objet d’un traité.
- Organiser des tables rondes pour échanger des informations sur des sujets liés aux évaluations d’impact.
- Inventorier les terres et les ressources des communautés afin de mettre en évidence, de documenter et de hiérarchiser les questions liées aux évaluations d’impact dans les communautés.
- Créer une base de données d’experts techniques et de ressources humaines qui peuvent être utilisées pour fournir une expertise pour les évaluations d’impact et les recherches futures dans les communautés des Anishinabes.
Ces activités reflètent l’engagement général de la Nation des Anishinabes en faveur d’une gouvernance proactive, d’une prise de décision éclairée et d’une participation significative de la communauté aux processus de développement de l’environnement et des ressources.
Saviez-vous?
La Nation des Anishinabes a reçu une aide financière du Programme de soutien des capacités autochtones (PSCA) de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada pour renforcer les capacités des Premières Nations en matière d’évaluation d’impact. Le PSCA contribue à renforcer la mobilisation significative et le leadership des peuples autochtones au cours des consultations actuelles et futures sur les évaluations. Pour en savoir plus sur le programme, y compris sur la façon de présenter une demande, cliquez ici.
À propos
La Nation des Anishinabes est la plus ancienne organisation politique de l’Ontario. Ses racines remontent à la Confédération des Trois Feux, qui existait bien avant le contact avec les Européens. Elle représente 39 Premières Nations membres de la Première Nation algonquine de Pikwàkanagàn à l’est, de la Première Nation d’Aamjiwnaang au sud et de la Première Nation ojibwée du lac Nipigon au nord. La population de la Nation des Anishinabes compte environ 70 000 citoyens, soit un tiers de la population des Premières Nations de l’Ontario. La Nation des Anishinabes compte quatre régions stratégiques : sud-ouest, sud-est, lac Huron et nord du lac Supérieur.
La Nation des Anishinabes propose un large éventail de programmes et de services, notamment dans les domaines de la santé, du développement social, de l’éducation, de la communication, du développement économique, des terres et des ressources, du développement de l’emploi et du marché, de l’infrastructure, de la gouvernance, de la réconciliation et du droit.