Discours du ministre Dion lors d'un panel de haut niveau sur l'inclusion et la diversité

Discours

Le 21 septembre 2016 - New York, New York

Sous réserve de modifications. Ce discours a été traduit en conformité avec la Politique sur les langues officielles et révisé aux fins d’affichage et de distribution conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada.

Merci de vous joindre à nous pour parler des raisons pour lesquelles nous devrions favoriser la diversité, et pourquoi l’inclusion doit l’emporter sur l’exclusion. C’est une question fondamentale pour le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et je vous souhaite la bienvenue en son nom.

Hier, devant l’Assemblée générale, il a affirmé : « Au Canada, nous considérons notre diversité comme une source de force, non comme une faiblesse. Notre pays est fort, non pas en dépit de nos différences, mais bien grâce à elles. Autrement, quelle autre option s’offre à nous? Exploiter cette inquiétude? La transformer en peur et en reproches? Rejeter ceux qui sont différents, qui parlent ou qui prient d’une manière différente de la nôtre? »

Dernièrement, nous avons vu un regain de xénophobie, de discrimination et de la peur de l’« autre ». Le contraire de l’inclusion est la persécution, et il n’y a jamais eu, depuis la Seconde Guerre mondiale, autant de réfugiés — 21 millions — cherchant à fuir cette persécution.

Certains politiciens cherchent à obtenir le soutien populaire en dépeignant ces personnes comme une menace. Justin Trudeau a dit aux Canadiens que leur pays est un des plus diversifiés au monde, et que c’est ce qui le rend fort. Il a dit qu’il ne fallait pas accepter moins de réfugiés, mais plus encore. Il a dit que chaque vague de réfugiés nous rend encore plus forts que la vague précédente.

Grâce à notre leadership, nous pouvons faire passer un message d’inclusion.

La diversité au Canada est un fait. Le Canada est un foyer pour des personnes de toute race, religion, orientation sexuelle, et de toute condition.

L’inclusion est un choix. Ce choix s’appuie sur les nombreux avantages que la diversité peut apporter.

Je crois que la diversité dans nos collectivités et nos pays peut entraîner des taux de croissance économique élevés, une meilleure cohésion sociale et d’énormes avantages culturels et civiques.

Il a fallu de nombreuses années de travail acharné pour que le Canada en arrive là où il est aujourd’hui. L’inclusion ne se réalise pas par magie; elle est le résultat d’une multitude de choix.

  • Il y a plusieurs décennies, le Canada a choisi d’adopter une politique de multiculturalisme et de bilinguisme officiel.
  • Le gouvernement du Canada a choisi d’accueillir plus de réfugiés.
  • Le premier ministre Trudeau a choisi la parité entre les femmes et les hommes dans son cabinet.
  • Et le gouvernement du Canada a choisi d’adopter de nouvelles lois pour protéger les personnes transgenres.

Le choix de l’inclusion exige un leadership de la part de chaque personne, de chaque entreprise et de chaque collectivité.

Bien sûr, la voie de l’inclusion du Canada a été parsemée d’embûches : nous avons dû mener des batailles, et nous continuons à relever des défis.

Il y a des moments sombres dans l’histoire du Canada, et nous ne pouvons pas le nier.

À une occasion, dans les années 1930, les autorités canadiennes ont rejeté un navire rempli de réfugiés juifs fuyant l’Allemagne nazie en disant : « Non, vous n’êtes pas les bienvenus. Aucun, c’est encore trop. »

Il y a quelques années, nous avons mis sur pied une commission de vérité et de réconciliation à l’intention des Autochtones du Canada qui ont été envoyés dans des pensionnats, des lieux où l’on pratiquait activement les pires méthodes d’assimilation. Nous tentons de tirer des leçons de cet épisode douloureux.

Les francophones du Canada ont eux aussi dû se battre. Une majorité anglophone a essayé de les assimiler. Elle a en grande partie échoué, surtout au Québec, et le Canada a dû créer un nouveau modèle. Les Canadiens ont donc appris la tolérance en premier, puis le respect mutuel. Le Canada accueille maintenant de nouveaux arrivants de partout dans le monde. Nous avons fait le choix du bilinguisme et du multiculturalisme, et nous l’avons inscrit dans notre constitution.

Le multiculturalisme fait parfois l’objet de critiques sous prétexte qu’il est synonyme de ghettos où des personnes refermées sur elles-mêmes importent leur culture sans s’adapter. Cela n’est pas le multiculturalisme.

Dans une société multiculturelle, les personnes que vous rencontrez dans la rue sont pratiquement toutes des concitoyens qui possèdent des droits pleins et égaux, que leur famille soit établie au Canada depuis un siècle ou qu’elle vienne de s’y installer.

Lorsque de nouveaux arrivants s’installent au Canada, nous les aidons à s’intégrer dans leurs nouvelles écoles, leurs nouveaux emplois et leurs nouvelles collectivités. La nature universelle de chaque culture est une richesse pour l’ensemble du pays et rend chacun d’entre nous plus complet en tant qu’être humain et mieux outillé dans ce monde unifié.

Le conseil du Canada au reste du monde est le suivant : essayez le multiculturalisme — ça peut marcher.

Bien sûr, je vous dis cela avec humilité, parce que le Canada peut compter sur certains avantages que d’autres pays n’ont pas. Entre autres, nous contrôlons l’immigration. Pour venir au Canada, il faut traverser de vastes océans ou encore arriver de chez notre grand voisin du sud, le pays le plus riche au monde.

Les Canadiens savent parfaitement que d’autres pays sont dans des situations bien moins enviables, et c’est pourquoi nous devons parler de la façon de rendre l’inclusion avantageuse partout. C’est aussi la raison pour laquelle j’écouterai très attentivement les autres parler de leur propre expérience. Le Canada a beaucoup à offrir, mais il a aussi beaucoup à apprendre.

Évidemment, nous n’allons pas prétendre que l’inclusion est chose facile. La peur est une force puissante et persistante, et elle est facilement exploitable. Mais nous devons la vaincre. Nous ne pouvons pas laisser la peur fermer nos esprits et notre cœur. Nous ne pouvons tout simplement pas laisser la peur et la division déchirer les sociétés.

Notre réponse doit être plus percutante encore, et je crois qu’elle doit s’incarner dans le message suivant :

La diversité, c’est la force. Et nous devons choisir l’inclusion.

Contacts

Chantal Gagnon
Attachée de presse
Cabinet du ministre des Affaires étrangères
343-203-1851
chantal.gagnon@international.gc.ca

Le Service des relations avec les médias
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