L’Armée canadienne poursuit sa modernisation avec un jeu de guerre divisionnaire

Article / Le 19 mai 2026 / Défense nationale

Rédigé par : La Direction des affaires publiques de l’Armée canadienne

L’Armée canadienne continue d’accélérer sa modernisation afin de s’assurer qu’elle puisse combattre et vaincre dans un environnement de sécurité de plus en plus complexe et contesté. Du 2 au 13 février 2026, l’Armée a mené un jeu de guerre de niveau divisionnaire à la Base des Forces canadiennes Kingston pour tester la façon dont une force modernisée pourrait opérer dans un conflit de haute intensité contre un adversaire de niveau comparable. Ce jeu de guerre marque une progression délibérée, passant de l’expérimentation au niveau de la brigade en 2025 à une meilleure compréhension de la manière dont l’Armée canadienne générera et emploiera la puissance de combat au niveau divisionnaire — l’échelle requise pour la guerre moderne de haute intensité.

Ce jeu de guerre marque une progression délibérée, passant de l’expérimentation au niveau de la brigade en 2025 vers une compréhension de la manière dont l’Armée générera et emploiera la puissance de combat au niveau divisionnaire — l’échelon requis pour les conflits modernes de  haute intensité. 

Le jeu de guerre avait pour principale question : comment l’Armée canadienne peut‑elle demeurer efficace, adaptable et capable de délivrer de la puissance de combat lors d’opérations de haute intensité contre un adversaire de niveau comparable? Le défi central consistait à explorer la capacité de l’Armée à générer, intégrer et soutenir la puissance de combat à grande échelle, tout en opérant dans plusieurs domaines face à un adversaire capable. Les participants ont examiné plusieurs concepts d’emploi des forces et ont analysé la manière dont le renseignement, les feux, le génie, l’aviation, la guerre électronique, le soutien logistique et les opérations doivent évoluer afin d’appuyer des opérations de combat majeures.

« Le jeu de guerre est un élément essentiel de tout processus de planification », a déclaré le colonel Cedric Aspirault, directeur – Équipe de modernisation de l’Armée. « Nous devons être en mesure de tester le plan dans un environnement neutre dans lequel les planificateurs ne participent pas pleinement ni directement. »

Le jeu de guerre visait également à explorer les moyens par lesquels une division peut façonner le « combat en profondeur », soit la zone dans laquelle les tirs à longue portée, les capteurs et les éléments de reconnaissance influencent l’adversaire avant le début des combats rapprochés. Les planificateurs ont évalué la mesure dans laquelle les capacités existantes et futures peuvent s’intégrer aux cadres conjoints de défense antiaérienne et antimissile. Un autre aspect important qui était à l’étude était la protection et le maintien en puissance de la zone arrière divisionnaire, notamment la façon dont les systèmes d’approvisionnement nationaux et ceux de l’OTAN soutiennent les opérations en cours.

« La grande question est celle de savoir quel est le meilleur moyen d’intégrer toutes ces capacités au niveau de la division en vue d’un [...] combat », a déclaré le lcol Max Riopelle, commandant de l’École du Régiment royal de l’Artillerie canadienne.

Les constats tirés du jeu de guerre contribueront directement à l’élaboration du concept de combat de l’Armée, dirigée par le Centre de guerre terrestre de l’Armée canadienne. Les résultats influenceront également divers concepts de soutien, y compris le renseignement, la surveillance et la reconnaissance (RSR), la conduite des opérations dans l’environnement informationnel, la guerre électronique, le soutien logistique du combat et les tirs indirects. L’ensemble des leçons tirées de cet exercice nous permettra de nous assurer que nos efforts de modernisation demeurent fondés sur une analyse et des exigences opérationnelles pratiques réelles.

« La clé du succès d’une division dans [le champ de bataille pandomaine en 2035] reposera sur la superposition des effets », selon le lcol Matt Johns, commandant de l’École du Corps blindé royal canadien. « Il est également essentiel d’établir comment le Corps blindé pourra jouer le rôle si crucial d’intégrateur du champ de bataille de manière à recueillir l’information voulue et à permettre à la division d’avoir les « yeux sur le terrain » et ainsi d’aider le [...] commandant à prendre les décisions critiques en ce qui concerne l’affectation des ressources. »

Les données et les leçons tirées de ce jeu de guerre seront vitales pour aider l’Armée à devenir une force moderne à quatre divisions. Elles guideront tout particulièrement l’établissement de la Division de manœuvre, laquelle sera apte à combattre au niveau divisionnaire dans un environnement opérationnel pandomaine. Ces renseignements contribueront à garantir que la force est prête à faire face à la rapidité, à la complexité et aux exigences des conflits de demain.

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Le Centre de la guerre terrestre de l’Armée canadienne a organisé, en février, un jeu de guerre au niveau divisionnaire, réunissant plusieurs intervenants, afin de cerner les lacunes, les défis et les concepts d’emploi des forces pour une division de combat canadienne engagée dans des opérations de combat majeures.

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2026-05-20