De l’Ukraine à un sentiment d’urgence
Le 31 janvier 2023
Temps de lecture : 21 min contenu de Canadian Army Today
Pour le lieutenant général Jocelyn (Joe) Paul, la guerre de la Russie en Ukraine a permis de confirmer de nombreux préceptes qui guident l’Armée canadienne. Elle a notamment validé l’importance des forces terrestres et du simple fait que, bien que les ressources de la Marine et des Forces aériennes et spatiales soient essentielles à la réussite d’une mission, seules les armées peuvent tenir le terrain. Cette guerre est venue confirmer les principes fondamentaux du concept d’opérations adaptables et dispersées (OAD) de l’Armée et des équipes de combat réseautées, qui se regroupent et se séparent au besoin dans l’espace de bataille. Elle a renforcé les lignes d’effort de la Stratégie de modernisation de l’Armée canadienne (SMAC). Qui est plus, la guerre a fait ressortir le caractère impératif de la transformation numérique.
Le conflit a également démontré l’urgence de combler les écarts au niveau des capacités de l’Armée, de la défense aérienne, de la lutte contre les UAS et des tirs de précision à longue portée, en autres choses. De plus, ce conflit a exercé une pression supplémentaire sur une organisation qui jongle avec des problèmes de recrutement et de pénurie de personnel – estimé à environ 10 000 dans les Forces armées canadiennes (FAC) – alors qu’elle se prépare à assumer un rôle accru à l’OTAN. En plus de continuer à diriger un groupement tactique de la présence avancée renforcée (GT PAR) en Lettonie, le Canada s’est engagé auprès de ses partenaires de la Lettonie et de l’OTAN à mettre sur pied une brigade apte au combat – soit une brigade de présence avancée renforcée (PAR).
Tous ces éléments devraient être plus que suffisants pour attirer l’attention du nouveau commandant. Or, lorsque le Lgén Paul a assumé le commandement de l’Armée en juin, il a agi de façon tout à fait inhabituelle. Plutôt que de diffuser une philosophie ou une directive du commandant, de visiter les bases de l’Armée et le quartier général ou de se joindre aux militaires lors d’exercices d’entraînement, il a passé les trois premiers mois de son mandat à Ottawa à écouter. Après avoir occupé pendant un an le poste de commandant adjoint du Commandement allié des Forces interarmées de Naples et d’avoir occupé des postes en dehors de l’Armée pendant deux ans, il était conscient qu’il avait beaucoup de choses à assimiler et à réapprendre.
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