Perspectives autochtones : Histoires de fonctionnaires autochtones Enjeu 8 - Les soutiens

La baladodiffusion Perspectives autochtones d’EDSC traite des réalités des employés autochtones dans la fonction publique ainsi que de la signification de la réconciliation pour eux et de ce qu’elle pourrait représenter pour le Canada. Des fonctionnaires y témoignent de leurs expériences en tant qu’Autochtones et des difficultés qu’ils doivent surmonter à cet égard.

la durée : 39:53 minutes

Transcription

(Extrait sonore : Daniel Jette)

« Il arrive parfois qu’un changement de culture en milieu de travail soit très difficile à réaliser. On doit demander aux gens de désapprendre beaucoup de choses, dont des pratiques et des politiques coloniales solidement ancrées. En tant qu’employé autochtone, il peut être très difficile d’aller au travail si le milieu n’offre pas un soutien adéquat pour ce type de changement. »

(Musique : « Hoka » de Boogey The Beat)

Perspectives Autochtones. Récits des employé(e)s Autochtones.

« Tansi. »

Ceci est Perspectives Autochtones, un programme dans le cadre duquel nous comptons explorer les expériences et les points de vue de fonctionnaires autochtones, en plus de découvrir ce que la réconciliation signifie pour eux et ce qu’elle peut représenter pour le Canada.

(Musique : « New Women Song » de Cris Derksen)

Lorsque la série « Perspectives autochtones » était à l’étape de la planification, je percevais mon rôle comme celui de directeur technique, d’ingénieur aux enregistrements et de monteur. J’estimais que la série devrait être animée par un Autochtone. Une personne reconnue. Pas moi.

Cependant, je n’ai trouvé personne pour remplir le rôle, et cela m’a forcé à confronter les raisons pour lesquelles je ne me sentais pas à la hauteur pour le jouer moi-même.

Voyez-vous, l’un des secrets bien gardés dans ma famille est que ma mère est métisse.

Elle était un bébé malade et elle a éventuellement été jugée trop vulnérable pour rester sous la garde de sa mère adolescente. En bas âge, elle a été retirée à sa mère et prise en charge par le système de placement en famille d’accueil; elle a fini par être adoptée par une famille non-autochtone vivant dans une collectivité rurale du Nord.

Il s’agissait d’une petite ville minière où la population était composée en grande partie de blancs. Le racisme y était à la fois ouvert et dissimulé, et les blagues étaient le moyen le plus souvent utilisé pour répandre le message selon lequel le fait d’avoir des origines autochtones n’était pas quelque chose dont on pouvait être fier.

Ma mère semblait déchirée par le malaise qui l’habitait. Elle était d’humeur inégale; parfois douce et gentille, mais souvent maussade ou stoïque. Elle pouvait également se mettre très en colère, et la rage qu’elle ressentait était alors effrayante.

Elle était portée vers la couture et le perlage, et elle a même travaillé dans une boutique locale qui vendait des œuvres d’art, des vêtements et de l’artisanat autochtones. Toutefois, elle parlait rarement de ses origines et elle n’a jamais reconnu ouvertement que cet intérêt lui venait de celles-ci.

Comme j’étais son fils, je suivais son exemple. Elle soutenait qu’il fallait entretenir le mystère quant à nos origines, mais que nous pouvions quand même exister parallèlement à la culture métisse et même l’apprécier, en prenant soin de garder une certaine distance. Mes copains d’école étaient métis, ma petite amie était métisse, mais moi… j’étais ce que les gens pensaient que j’étais.

J’ai été accepté au sein du Northern Social Work Program, où je semblais faire partie de la minorité, car la plupart des étudiants provenaient des Premières Nations. Toutefois, au fond de moi-même, je ne me sentais pas comme un étranger. J’aimais être immergé quotidiennement dans les cultures qui m’entouraient et fréquenter des gens comme ceux avec qui j’ai grandi, mais j’avais hérité de la honte de ma mère.

Avec le recul, je constate que j’étais trop immature pour composer avec tout ce que je ressentais à ce moment-là, c’est à dire que je passais pour un blanc, que je ne serais jamais accepté en tant que Métis et que j’étais trop déconnecté de ces racines pour les réclamer comme faisant partie de mon héritage. Au-delà de cela, je tirais de nombreux avantages de mon intégration au monde blanc. Il me semblait plus avantageux de m’accrocher au privilège blanc que d’affirmer ma véritable identité.

Toutefois, au fil des ans, j’ai insisté auprès de ma mère pour qu’elle me révèle plus de renseignements sur nos origines, mais elle s’est toujours contentée de me dire que son père était cri, c’est tout.

À ce jour, elle refuse d’en parler, ce qui est frustrant pour moi, car je n’ai aucun moyen d’en savoir plus. Le dossier d’adoption de ma mère est scellé et ne peut être divulgué tant qu’elle est en vie.

Le seul moyen que j’avais d’en savoir plus sur la moitié manquante de ma lignée était l’analyse d’ADN, que j’ai envisagée pendant des années, mais que j’ai toujours trouvé des raisons d’éviter.

Ce qui me ramène à ce balado, et aux sentiments très partagés que j’avais à l’idée de mener le projet et de participer à la création du contenu comme je l’ai fait. Depuis le début, je ne cesse de m’interroger à savoir si je suis la bonne personne pour assumer ce rôle. N’y aurait-il pas quelqu’un de mieux placé que moi pour le faire?

Travailler avec d’autres personnes dans le but de raconter leur parcours m’a ouvert les yeux sur mon propre cheminement. Cela m’a donné l’élan nécessaire pour régler une fois pour toutes la question de mon identité en faisant appel à la science.

Et ce que j’ai appris au sujet de mes frères et sœurs – et à mon propre sujet – a validé bien des choses. Le fait d’avoir en main des résultats de laboratoire m’a donné un sentiment de paix et de confiance. J’étais la bonne personne pour présenter cette série. Je suis un narrateur légitime pour ces différentes histoires. J’avais peut être besoin de mener ce projet pour donner à ma vie l’orientation qui lui manquait de façon à pouvoir m’épanouir pleinement; je me suis demandé pendant trop longtemps qui je suis et cela m’a beaucoup ralenti.

Il me manque encore la moitié de mon arbre généalogique. Je ne suis membre à part entière d’aucune communauté, et aucune communauté ne peut soutenir que j’en fais pleinement partie, mais je me rapproche d’un sentiment de plénitude que je n’ai jamais ressenti auparavant, et j’en suis reconnaissant.

Et maintenant, des fonctionnaires canadiens nous font part de leurs réflexions et de leurs sentiments, dans leurs propres mots, au sujet du rôle de la culture dans la fonction publique.

(musique: Greg Reiter)

TODD :

Si c’était votre propre baladodiffusion – si tous les Canadiens et l’ensemble de la fonction publique étaient à votre écoute – y a-t-il des histoires, des observations, des expériences ou encore des déclarations générales dont vous aimeriez nous faire part et qui devraient faire partie des renseignements que nous allons partager dans le cadre de cette baladodiffusion?

TIM :

L’une des choses que je voudrais bien aborder, c’est tout ce qui entoure la déclaration volontaire. Beaucoup de gens… je discutais de cette question ce matin, et j’ai eu de nombreuses discussions sur le même sujet au cours des derniers mois, à propos d’Autochtones qui ne désirent pas faire de déclaration volontaire lorsqu’ils sont priés de faire une déclaration. Les gens sentent une véritable stigmatisation entourant la déclaration volontaire, qui se fait sentir dès que vous vous déclarez Autochtone, par exemple, dans notre système de ressources humaines, ou dès que vous le faites dans une réunion ou lors d’un travail d’équipe ou dans toute autre situation. Il y a une stigmatisation, vous avez une cible dans le dos. Si vous avez l’emploi, c’est seulement parce que vous êtes Autochtone. Vous n’êtes pas vraiment aussi qualifié que les autres; c’est parce que vous êtes Autochtone que vous avez reçu un coup de pour obtenir l’emploi. Premièrement, cela n’est pas vrai. Vous savez, j’ai discuté de la difficulté d’obtenir ces emplois en partant. Nous qui sommes ici, nous sommes passés par là, et si nous sommes ici, c’est grâce à notre connaissance et à notre expérience, et aussi grâce à notre capacité de vendre nos capacités. Nous sommes ici en fonction de nos mérites, et nous faisons tous le travail que l’on nous demande de faire; nous sommes nombreux à exceller dans ce que nous faisons. Donc premièrement, cela n’est pas vrai. Deuxièmement, ce n’est pas seulement à propos de nous à titre d’individus. C’est une question de savoir ce que l’on peut faire avec cette information. Non pas avec votre nom en particulier, mais avec le nombre. Ainsi, plus nous avons de gens qui font une déclaration volontaire, plus nous avons de poids dans la balance – comme en a le Cercle des employés autochtones, par exemple – plus nous avons de poids dans la balance pour pouvoir défendre les gens et collaborer avec les décideurs aux ressources humaines et avec la haute gestion du ministère. Nous avons plus de poids lorsque vient le moment de faire de ce milieu de travail un meilleur endroit où travailler. Un processus de recrutement et des résultats plus appropriés. De meilleurs résultats en matière de maintien en poste. De meilleurs processus de perfectionnement professionnel pour l’ensemble de notre peuple. Ainsi, ce n’est pas seulement une chose à l’échelle individuelle. C’est pour tout le monde, et c’est là vraiment la façon de voir le monde des Autochtones. Nous n’abordons pas les choses à titre d’individus; nous les abordons à titre de communauté. Pour nous, tout est une question de collectivité. Tout est une question de famille. L’individu est seulement une partie de ces choses. J’espère que nous encouragerons les gens à faire une déclaration volontaire. Pas seulement pour nous aider relativement au Cercle des employés autochtones, pour travailler avec les gens et défendre nos intérêts, et pour créer un meilleur milieu de travail, mais aussi pour être fiers de ce que nous sommes et pour ne pas avoir honte de se déclarer Autochtone. Et maintenant que j’y pense, nous devrions être fiers de ce que nous sommes et faire la déclaration volontaire, c’est probablement là la chose la plus importante. L’autre avantage du processus de déclaration volontaire, c’est une chose pour laquelle nous luttons en ce moment, et nous savons qu’il y a des répercussions sur les gens à l’échelle individuelle. Mais si nous considérons la situation dans son ensemble, on peut aider beaucoup de gens – tous les gens qui sont ici – et plus nous serons nombreux, et j’espère élargir le nombre de personnes.

DANIEL :

Parfois, un changement de culture en milieu de travail est la chose la plus difficile à faire. Il y a beaucoup de choses à désapprendre. Il faut désapprendre les pratiques coloniales, désapprendre les politiques coloniales. Pour un employé autochtone, il peut être difficile de se résoudre à venir travailler si l’environnement n’apporte pas d’appui. Ainsi, est utile tout ce qui appuie ce type de changement de culture dans un milieu de travail. Vous êtes témoin de beaucoup de frustration et d’impatience relativement à la façon dont le gouvernement se penche sur ces sujets, au fait que le gouvernement travaille mal ou ne travaille pas assez rapidement sur certains changements; le gouvernement passe peut-être à côté de l’essentiel, il répète peut-être les mêmes erreurs, encore et encore. Il y a beaucoup de rancune, beaucoup de méfiance. Si je peux parler franchement de la façon dont les choses se sont passées relativement à l’approche du gouvernement pour les questions autochtones au cours des dernières années, ajoutant à cela l’incidence de la réduction du déficit sur la fonction publique et ainsi de suite, un grand nombre de choses qui étaient nécessaires pour avoir ce type de relations et de discussions saines ont été coupées ou découragées. Donc encore une fois, les Autochtones, hors de la fonction publique, ont poursuivi leurs efforts. Nous avons poursuivi nos efforts et notre travail, nous avons continué à renforcer nos collectivités tout en faisant progresser nos idées. En ce moment, le gouvernement prend part à ces questions à nouveau et essaie de renouer des liens avec les intervenants et les collectivités. Toutefois, il n’y a pas de connaissance organisationnelle au sein du gouvernement. Il y a eu un changement de génération. Nombre de mentors et de gens avec qui j’ai travaillé au début de ma carrière – ce sont là des gens que j’aurais pu rencontrer, soit dans les débuts de ma carrière au gouvernement, soit dans des circonstances en lien avec le travail de ma mère. Et au début de ma carrière, il est souvent arrivé que ces univers se soient recoupés, si je peux dire. Il y a un changement de génération. Les gens partent à la retraite. Les gens transmettent leurs connaissances et de nouvelles personnes occupent leurs postes, occupent des postes de leader dans les collectivités autochtones, et ils n’ont pas de relations avec le gouvernement. Et la nouvelle génération de chefs de file au sein du gouvernement n’a pas nécessairement ces relations à l’extérieur. Ainsi, il est très important de corriger cette lacune, de créer de nombreux liens entre les générations alors qu’il est encore possible de le faire, et de créer des occasions où les gens peuvent développer des trucs et des relations de mentorat au sein du gouvernement et à l’extérieur de celui-ci. C’est à nous d’être des agents de changement et je crois que nous accueillons positivement cette idée. Ce sera intéressant de voir comment tout cela se déroulera. Pour revenir à ce que nous disions sur le message du premier ministre entourant le fait que la responsabilité de changer les institutions reposait sur les gouvernements, il ne peut, d’un point de vue pratique, appartenir uniquement aux employés autochtones d’être les agents de changement en milieu de travail. Tous doivent porter cette responsabilité, et plus particulièrement ceux qui jouent un rôle en ce qui a trait au contrôle des politiques, aux discussions sur les politiques, les valeurs et l’éthique, pour réfléchir sur la façon de changer leurs pratiques de façon à élargir les discussions et à faire du milieu de travail un environnement plus sécuritaire et accueillant où les gens auront envie de se rendre. En passant, cela ne serait pas seulement à l’avantage des employés autochtones. Ça ne serait pas seulement avantageux pour les discussions sur les enjeux autochtones dans la fonction publique. Selon moi, si nous capables d’apporter ces changements aux valeurs, à l’éthique et aux cadres, et d’apporter ces changements aux processus, on pourrait vraiment enrichir les discussions que nous menons sur un large éventail d’enjeux. La fonction publique pourrait tirer grand profit des discussions actuelles sur la réconciliation et voir comment cela peut changer ses pratiques. Ce n’est pas chose facile; ça prend beaucoup de temps. Il y aurait beaucoup de résistance à certains endroits. Je crois qu’on peut affirmer que le statu quo est inadéquat à bien des endroits.

TODD :

Au cours des quelque 10 années pendant lesquelles j’ai travaillé pour la fonction publique fédérale, en commençant par EDSC, j’ai observé des petits changements en ce qui a trait à la visibilité accrue et à la reconnaissance et à l’intégration du fait autochtone. Par exemple, le centre culturel de la Phase IV où je travaille, le fait de reconnaître que les réunions se tiennent sur des terres traditionnelles. Où voyez-vous des occasions de faire un peu plus de place à la culture autochtone? Comment fait-on pour qu’elle soit encore plus répandue, pour qu’elle soit sentie et vécue dans notre travail au quotidien?

PAMELA :

Ce que je comprends, c’est que chaque ministère du gouvernement joue désormais un rôle dans les collectivités autochtones. Alors je crois qu’il devrait y avoir à l’échelle du ministère des Cercles consultatifs autochtones dans chaque secteur – ou peu importe comment ils veulent procéder dans le ministère – et que les Cercles consultatifs autochtones devraient être responsables d’apporter un point de vue autochtone sur toutes les nouvelles politiques, plans et programmes. C’est ce que j’aimerais voir dans tous les ministères du gouvernement fédéral. Savez-vous ce qui se produit lorsque vous ajoutez un point de vue autochtone et lorsqu’il y a un point de vue autochtone? Les gens du ministère se mettent à l’écoute des peuples Autochtones. Si vous voulez apporter des changements dans les collectivités pour les Autochtones, vous devez écouter votre personnel autochtone à l’interne. Ainsi, il faudrait créer un mécanisme qui permettrait aux Autochtones d’avoir voix au chapitre. Pour que cela se produise, il faut poursuivre dans la même direction et travailler avec un comité consultatif autochtone. Vous savez, d’un point de vue culturel, dans nos Cercles consultatifs autochtones, nous travaillons de façon à inclure nos jeunes et nos aînés. Donc les jeunes sont généralement les étudiants, ou bien il n’y a personne de moins de trente ans. Nous attachons une grande valeur à l’opinion de ces personnes même si elles sont très gênées de s’exprimer parce qu’elles sont nouvelles au gouvernement et ont encore peu d’expérience dans la vie. Elles ont un peu gênées. Et vous savez, si vous êtes jeune et que vous êtes un Autochtone, vous vous faites trahir plusieurs fois au cours de votre vie, à cause du racisme, le fait qu’il y a toujours des lacunes en matière d’histoire autochtone dans les écoles primaires et secondaires, c’est seulement au cours des études postsecondaires que vous en entendez vraiment parler. Mais bon, tout ça pour dire que je pense que ce serait l’un des mécanismes, et que ce mécanisme ne serait pas seulement lié à votre sous-ministre adjoint. J’ignore comment ça va se faire, mais dans notre ministère, nous avec un CEA, c’est-à-dire un comité pour l’emploi autochtone, et il a un lien direct avec le sous-ministre. Ainsi, ils amènent directement au sous-ministre le rapport de ce comité. Afin que nous puissions faire un lien. Ce que nous essayons de faire en ce moment, c’est de lier tous les cercles des employés autochtones et de travailler horizontalement avec le CEA, et d’avoir ensuite ce mécanisme de rapports jusqu’au sous-ministre.

LEESIE :

On pourrait peut-être augmenter le nombre de séances de sensibilisation culturelle inuite. Nous avons bien la Semaine de sensibilisation aux cultures autochtones. Selon moi, ceux qui ont les portefeuilles Au nord du 60e parallèle devraient obligatoirement suivre une formation de sensibilisation à la culture inuite afin qu’ils soient tous en accord.

DON :

J’apprécie de voir cette reconnaissance de… certains appellent ça le territoire non cédé, mais nous appelons ça plutôt le territoire algonquin qui n’a pas été abandonné, au moins pour les bâtiments fédéraux de la région de la capitale nationale. Mais en général à l’échelle du pays il y a une plus grande reconnaissance, dans certains milieux de travail on en a fait davantage pour inclure des lieux propres aux Autochtones. Je sais que Santé Canada l’a fait, qu’Affaires autochtones l’a fait, qu’un certain nombre de ministères l’ont reconnu, que l’on a créé des salons des aînés ou des lieux de rencontre. Lorsque j’étais à la Défense, nous avions vécu des changements en ce qui a trait aux politiques relatives aux militaires autochtones qui voulaient se laisser pousser les cheveux et les tresser ou suivre certaines traditions, que ce soit la chasse, la pêche ou le trappage traditionnels, ou le temps accordé, qui étaient importants pour certaines allocations et la reconnaissance respectueuse de ces différences. Je sens que d’une certaine façon, pas tous les Autochtones – et l’autre chose, c’est qu’il y a plus de 600 Premières Nations connues au Canada – et je ne dirais pas que nous sommes tous différents, mais il y a des différences significatives dans les perspectives, l’histoire, la structure, la gouvernance, les croyances et les comportements. Je présume que certains de mes collègues de l’espace autochtone ont un avis très sérieux sur l’importance de ce pays et de son image, et il en est de même pour les fonctionnaires. Vous savez, c’est le genre de chose que vous voulez voir chez un collègue. Vous voulez le voir comme une personne qui s’est engagée à comprendre les avantages qu’ils apportent au pays tout entier, ou leur contribution au système. Donc encore une fois, je ne crois que ce soit différent. Ça peut dépendre de l’endroit où travaillerait cette personne. Je crois qu’il s’agit tout simplement d’une question de diversité accrue. Ce que je veux dire, c’est que c’est ça que nous voulons célébrer. C’est essentiellement le message. Donc, est-ce que cela a une prise plus forte dans d’autres cultures en milieu de travail? Eh bien, vraisemblablement oui, à cause de l’histoire. Et à part le respect des deux langues officielles, je dirais que c’est bien la seule qui soit saine et qui soit un regain en ce qui a trait à l’histoire autochtone, et qui mène à des relations positives en milieu de travail. Je ne vous apprends rien, mais encore une fois ça dépend de la perspective de chacun et de la façon qu’on a élevé ces personnes, et si leurs points de vue sont politiques ou personnels. Vous savez, ça dépend vraiment de la personne.

TOONEEJOULEE :

Selon moi il y a un aspect physique et visuel dans la création d’un espace qui invite les Premières Nations, les Inuits, les Métis et les autres employés non autochtones à utiliser cet espace pour en apprendre davantage sur les peuples autochtones. J’étais membre du Cercle des employés autochtones au ministère lorsque nous l’avons lancé il y a sept ans environ, et pour la création du Cercle, nous avons reçu le Prix du Premier ministre, prix de la fonction publique. On a donc reconnu les efforts qui ont été déployés pour la création d’un espace culturel sécuritaire et d’un comité qui aiderait à faire croître la sensibilisation et avancer la promotion en ce qui a trait à l’intégration de la culture autochtone en milieu de travail. La salle de conférence, en soi, est un exemple. Un autre exemple : la distribution de matériel promotionnel et d’outils d’apprentissage sur les Premières Nations, les Inuits et les Métis qui permettent de favoriser la sensibilisation culturelle et qui permettent aux employés d’acquérir des connaissances et d’avoir une meilleure compréhension. Une autre chose que j’ai toujours dite, c’est qu’une personne qui travaille sur un dossier concernant les Autochtones devrait toujours avoir l’occasion de se rendre dans la réserve, la collectivité ou la ville avec laquelle elle travaille. Donc avec la création de cet espace, je crois qu’il y a des occasions d’avancement. En ce qui a trait au point de vue des employés autochtones, selon mon propre point de vue et celui des autres employés, la création de ce type d’espace permet de faire progresser non seulement le programme de réconciliation, mais aussi le changement de culture dans l’organisme. Cela peut s’avérer un peu difficile, donc s’assurer qu’il y a un solide partenariat avec les employés autochtones et créer des communautés d’Autochtones, comme les Cercles, est important pour que tous les bons joueurs soient là et discutent de la façon de mettre en œuvre un changement culturel. Alors c’est là l’occasion de s’assurer, de manière créative, qu’il existe un espace physique et des occasions d’apprentissage. Aussi un espace dans un immeuble du gouvernement pour une réunion où les Autochtones et les organismes autochtones peuvent se rendre et voir qu’il existe un espace pour les gens de leur peuple. Par exemple, nous avons rencontré ITK il y a une ou deux semaines, et je me suis assuré de faire la réunion dans le centre culturel d’EDSC. On prévoit entre autres de créer un espace qui comprend des œuvres d’art dédiées aux Premières Nations, aux Inuits et aux Métis. Et selon moi, le fait d’au moins inviter les partenaires ou les intervenants externes dans un espace gouvernemental qui est dédié à leur peuple fait que l’on respecte ce que nous faisons pour mettre en œuvre certains changements culturels. Car un changement culturel est un changement organisationnel, un changement physique, et un changement culturel permet aussi de s’assurer que tous les employés sont conscients de certains de ces processus de réconciliation et des voies sur lesquelles nous travaillons. Donc il y a des communications au sein du ministère sur ce que nous faisons pour aider à bâtir la confiance et créer des relations à l’interne et à l’externe.

DANIEL :

En tant qu’Autochtone travaillant dans la fonction publique, j’ai été probablement été très chanceux dans l’ensemble, en ce sens que j’ai pu travailler sur des enjeux qui me tiennent à cœur, dans un environnement où je me sens appuyé dans mon travail. Mais en même temps, il faut reconnaître que ce n’est pas toujours comme ça. Et vous lisez des histoires, consultez des statistiques tirées du Sondage auprès des fonctionnaires fédéraux ou tirées d’autres sources à propos des employés autochtones ou des minorités visibles qui subissent de la discrimination ou du harcèlement, ou qui tout simplement ressentent de la gêne en étant eux-mêmes et à s’exprimer de manière authentique. Et à ce propos, je crois qu’il faut avoir de nombreuses discussions au sein de la fonction publique. J’étais très actif au cours des discussions entourant Objectif 2020 – dans les débuts lorsqu’il y avait beaucoup de discussions en ligne sur GCconnex, à l’extérieur du gouvernement, sur les processus sur Twitter et ailleurs, où nous discutions de l’éthique de la fonction publique et comment les employés ayant des antécédents différents peuvent venir travailler de manière authentique dans la fonction publique et s’ils sont supposés agir ainsi. Et une chose qui a toujours piqué ma curiosité, c’est que faisons le serment de respecter les lois et les valeurs du gouvernement canadien, y compris la constitution. Où il y a des dispositions sur la discrimination et la protection des droits de la personne et sur le respect de l’égalité et du point de vue qu’apportent à la fonction publique les personnes différentes qui viennent de secteurs différents, qui viennent d’un milieu pauvre, de collectivités d’immigrants, qui sont issues des Premières Nations, qui viennent d’une ville qui comprend des minorités linguistiques qui viennent d’endroits différents. Elles y apportent beaucoup de perspectives riches et elles peuvent enrichir les discussions en matière de politiques qui se tiennent au sein du gouvernement, les discussions sur la conception et la mise en œuvre des programmes et sur la prestation de services. Toutefois, pour que cette profusion de connaissances et d’expérience puisse être mise de l’avant, il faut que les gens se sentent à l’aise d’apporter ces idées et se sentent habilitées à le faire. C’est un défi continu, surtout lorsque vous êtes toujours pressé pour atteindre le prochain objectif ou respecter le prochain échéancier. On ne dispose pas toujours de beaucoup de temps pour entendre la voix de tous, et c’est là quelque chose sur laquelle il faut travailler.

JEANNETTE :

Il y a 15 ans lorsque j’ai commencé, ce n’était d’abord pas reconnu. J’ai commencé avec une présentation de livres, j’ai invité des conférenciers. J’étais l’une des organisatrices du cercle des employés autochtones. Désormais, c’est différent, très très différent. Maintenant, nous avons même des rencontres en personne et du financement pour aller partout au Canada. Les gens qui étaient dans la haute gestion pouvaient venir à Ottawa. J’aimerais voir des inscriptions dans le corridor indiquant qu’il s’agit d’un territoire algonquin non cédé. J’aimerais voir ça quelque part dans tous les bâtiments de l’université, où il y a une grande affiche où on reconnaît que lorsque vous entrez, c’était traditionnellement… que c’était un territoire autochtone. Ils ont un tipi à Carleton. Maintenant à uOttawa, ils ont un aîné. Mais nous avons besoin de choses plus visibles que ça : une plaque, quelque chose d’affiché sur le bâtiment, surtout pour le gouvernement. Nous ne voyons pas ça, et maintenant au moins, du directeur général jusqu’au premier échelon, nous reconnaissons au début des réunions que nous sommes dans un territoire non cédé. C’est peut-être un geste purement symbolique, mais c’est quand même un geste. Vous savez, nous avons besoin de cette reconnaissance. Les nouveaux arrivants au Canada ont besoin de savoir ça. Il n’y avait pas seulement les Anglais ou les Français ici. Il y a des gens ici, bien bien bien avant l’ère chrétienne. Vous savez, lorsqu’ils ont commencé à ajouter des choses au calendrier. Ils étaient ici; nous avons été ici. Grand-père Commanda disait : « Nous avons toujours été ici et de plus en plus de recherches le prouvent. Nous n’avons pas tout simplement traversé le détroit de Béring. Comment auraient-ils pu se nourrir alors que la terre était gelée? » Vous savez, il y a des choses contradictoires dans tout ça. Je suis chanceux d’être où je suis […] maintenant ils sont assez bien informés. J’ai invité des conférenciers. Ils ont beaucoup de livres dans lesquels chercher. Nous discutons beaucoup. Ce groupe en particulier est sensibilisé. Je suis chanceux et ils sont d’un grand soutien pour mon projet. J’ai dit que j’allais participer aux séries avec l’École de la fonction publique. C’était un « félicitations! » Ils sont passés à mon bureau. Lorsque je l’ai appris ils sont passés à mon bureau. Quel groupe superbe nous avons ici. Ce sont mes collègues. Vraiment, ils sont corrects. Et ils feront une lecture approfondie et ils verront l’article et ils passeront pour jaser. Mes collègues, ils sont tout simplement super, j’ai des directeurs merveilleux, comme M. Simoni et Dave Thompson en particulier, qui a été d’un grand soutien. Je le connais depuis 20 ans, et il a toujours été d’un grand soutien, alors je suis tout simplement chanceux.

PAMELA :

Ma gestionnaire actuelle s’assure que les comités auxquels je siège, qui est le comité consultatif autochtone, et je suis aussi une ambassadrice pour le ministère pour le recrutement d’Autochtones au ministère. Je suis aussi bénévole pour un autre comité, le comité Kumik Lodge. Je participe donc en sélectionnant tous les aînés qui viennent au Kumik Lodge. Alors ma gestionnaire s’est assuré que j’inscrive tous ces comités dans mon entente de rendement, ce que je fais plus particulièrement et s’assurer que j’atteigne mes résultats afin que ça soit reconnu. Elle fait ça parce qu’elle veut s’assurer que c’est reconnu, car en ce moment, tout est fait bénévolement, et nous faisons tout cela sur le coin d’une table. Nous essayons d’avoir au moins un poste pour commencer dans chaque comité consultatif autochtone. Donc un équivalent temps plein à un niveau élevé, parce que cette personne serait responsable du comité et aussi de rencontrer le sous-ministre adjoint, ainsi que tout le secteur, ainsi que le comité de direction de la politique et le comité des ressources humaines de direction pour le secteur.

TIM :

Vous avez, reconnaître le territoire traditionnel autochtone sur lequel se trouvent nos bureaux, c’est quelque chose de possible. C’est prévu que ça soit reconnu partout au pays. Et nous espérons mettre ça en œuvre à très court terme. Et nous voulons comprendre – nous tenons à inclure – des cérémonies, comme faire participer ensemble les aînés, les chefs autochtones et les chefs des collectivités à ces cérémonies. Et reconnaître ces territoires et le fait que les Autochtones avaient un point de vue bien avant l’arrivée des Européens, que les premiers traités étaient des traités de paix et d’amitié. Et les traités étaient signés entre nations. Et la proclamation royale a reconnu la relation de nation à nation lors de la création des traités, et a reconnu chaque nation autochtone comme une nation souveraine ayant des droits autochtones et étant autorisée à utiliser les terres. Donc nous devons revenir au but premier de ces relations et de ces traités. Il s’agissait de partager la terre, non de la posséder. Les Autochtones, depuis très longtemps et même encore aujourd’hui, ne voient pas la terre comme une chose que l’on possède. C’est une chose que nous utilisons tous, et nous avons l’obligation d’en prendre soin. Du point de vue des Européens, il s’agit de prendre le contrôle. Vous possédez la terre. Vous pouvez acheter ou vendre la terre. Ce n’est pas là le point de vue des Autochtones. On prévoit la reconnaissance de ces territoires traditionnels partout au Canada où se trouvent nos bureaux, et j’espère que nous verrons cela dans un avenir rapproché. Encore une fois, le centre culturel de la Phase IV, qui a vu le jour après une rencontre avec le Cercle des employés autochtones et notre sous-ministre Louise Levonian, pendant laquelle nous lui avons dit que nous avions vraiment besoin… Nous avions de la difficulté à avoir un espace de rencontre à la Phase IV, comme c’est le cas pour toutes les directions générales et les groupes de la Phase IV. C’est une chose très recherchée. Mais nous avons senti que nous avions besoin de plus qu’une salle de réunion. Nous avions besoin d’un centre culturel. Nous avions besoin d’un endroit où pouvoir partager notre savoir traditionnel et notre matériel et d’autres trucs dans le même genre avec tous les employés d’EDSC, un endroit spécial où nous pouvons nous rencontrer et se sentir à l’aide de discuter, d’avoir des discussions difficiles ou planifier des discussions ou ce genre de trucs. Elle a vraiment trouvé que c’était une bonne idée et elle a dit qu’elle ferait tout en son pouvoir pour arriver à ce résultat, ce qu’elle a réussi d’ailleurs, et nous l’apprécions beaucoup. Mais nous pensons que nous verrons plus de ce genre de choses, non seulement dans la région de la capitale nationale – c’est comme ça que nous l’appelons – mais aussi dans les quatre autres régions du pays, où les hauts dirigeants, les sous-ministres adjoints dans les régions que je connais se sont véritablement engagés à l’égard les Autochtones… en créant un meilleure sensibilisation à l’égard Autochtones et des milieux de travail plus respectueux, en respectant la culture et les traditions des Autochtones et les employés qui y travaillent. Je crois que l’on verra ça plus souvent dans les régions également.

PAMELA :

Je me sens libre d’exprimer mes besoins. Je me sens libre d’accroître la sensibilisation à l’égard des Autochtones. Je me sens libre de dire ce qui est juste et d’exprimer mon désaccord et lorsque je parle, cette vérité vient droit du cœur. Je parle du fond du cœur et beaucoup de collègues ne le font pas, peu importe la raison, ils ne sont tout simplement pas capables de le faire. Alors si vous travaillez à Affaires autochtones et que vous ne pouvez pas parler du fond du cœur… Vous savez, l’un des sous-ministres ou l’un des sous-ministres délégués ou l’un des sous-ministres adjoints qui me dit : vous n’avez pas la moindre idée de ce que vous voulez vraiment faire, à part ce que faites toujours et que vous avez toujours connu, qui a trait au patriarche, la façon de faire des choses à partir des différents niveaux comme dans une hiérarchie. C’est encore dans le système de notre gouvernement. Mais si vous demandiez ce qu’est la réconciliation, plus particulièrement dans notre ministère aux relations avec les Autochtones et aux services aux Autochtones, ce serait de décomposer ces structures et de mieux les utiliser – des structures comme dans la structure militaire du sous-ministre et du sous-ministre adjoint, et ensuite les directeurs généraux, puis les directeurs et les gestionnaires. Vraiment, je ne sais même pas à quoi ça ressemblerait d’un point de vue autochtone. Vous savez, nous avons toujours discuté dans le cadre de cercles. Au Cercle consultatif autochtone du secteur, lors de la réunion de tout le personnel, nous avons mis les gens au défi de commencer à avoir des cercles à la place de réunions et de cercles, vous savez, nous tenons la plume – la plume de l’aigle – la plume de l’aigle qui vous fait dire la vérité, et je ne n’ai pas vu encore une telle chose. Vous savez, où les gens font ça. C’est trop étranger. Et ils n’en savent pas assez sur la culture, mais c’est correct. Ils vont y arriver. Mais si nous ne parlons pas dans le cadre de cercles, j’aimerais seulement que l’on ait un débat ouvert et que l’on obtienne un consensus avant de prendre une décision. Alors qu’avant, vous savez, c’est toujours ceux qui se trouvent au sommet de l’échelle qui prennent les décisions pour les Autochtones. Je vois que c’est en train de changer dans notre secteur, et je vois ce changement dans d’autres secteurs, mais d’autres secteurs ne sont pas encore à la même étape que nous.

DANIEL :

En tant que jeune employé autochtone, j’ai été très chanceux d’avoir eu accès à un incroyable éventail de mentors. Lorsque j’ai commencé à travailler pour la direction de la recherche à Affaires autochtones et du Nord Canada, j’étais l’un des six employés autochtones principaux – chercheurs de niveau doctoral, des chercheurs ayant plus de 25 ans d’expérience au gouvernement qui travaillent sur l’analyse statistique du bien-être et le langage. C’était une expérience incroyablement unique d’avoir autant de gens issus d’une communauté de gens qui travaillent ensemble. Et encore, tellement d’autres employés autochtones avec qui j’ai travaillé, pour qui j’ai travaillé et de qui j’ai appris. Aussi, en partie parce que j’avais accès au travail de ma mère, et aussi grâce aux partenariats et aux relations que l’équipe a créés, j’ai pu rencontrer un certain nombre d’universitaires autochtones qui travaillaient dans différents domaines de recherche et dans le domaine des politiques partout au pays, interagir avec eux et apprendre d’eux. Alors c’était un privilège très spécial pour un jeune fonctionnaire autochtone qui venait à Ottawa en espérant changer le monde. Je crois que c’est une chose que je n’avais pas vraiment appréciée à l’époque, jusqu’à ce que je parte et que je revienne quelques années plus tard, et que soudainement, plusieurs personnes étaient à la retraite, étaient passées à autre chose, et soudainement le noyau de six ou sept personnes était composé de deux ou trois personnes, et j’étais l’un de ceux qui avaient le plus d’expérience. C’était un contexte très différent. Vous savez, il y avait encore de l’appui, mais ça m’a fait comprendre combien c’est une expérience rare de venir travailler au gouvernement pour les employés autochtones, surtout s’ils viennent de loin pour venir travailler à Ottawa. Ils n’auraient pas nécessairement ce réseau d’appui et ce réseau de pairs et de mentors en tant qu’employés autochtones. Alors je pense que c’était une partie très importante de mes connaissances de base de la fonction publique – de croire que je pouvais être là, m’occuper de ces enjeux et y travailler de façon authentique, et de ne pas cacher qui j’étais, ni cacher ce qui me tenait à cœur.

Perspectives Autochtones : Récits des employé(e)s Autochtones est une production d’Emploi et Développement social Canada.

Toutes les opinions exprimées dans le cadre de la série sont strictement celles des personnes qui les expriment et ne sont pas nécessairement partagées par leur employeur.

Les fonctionnaires que vous avez entendus dans cet épisode sont : Don Bilodeau, Jeannette Fraser, Daniel Jette, Tooneejoulee Kootoo-Chiarello, Pamela Kupeuna, Tim Low et Leesie Naqitarvik.

Notre musique thème est signée Boogey the Beat, et vous avez également entendu la musique de Cris Derksen et Greg Reiter.

Mon nom est Todd Lyons. Je suis animateur, auteur et directeur technique pour la série Perspectives Autochtones.

Merci de votre écoute.

Lien de téléchargement

Lien de téléchargement (MP3, 39,53 Mo) Enjeu 8 - Les soutiens Perspectives autochtones : Histoires de fonctionnaires autochtones

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