Évaluation sommative : Programme Partenariat pour les compétences et l'emploi des Autochtones, juin 2009
Titre officiel : Évaluation sommative du programme Partenariat pour les compétences et l'emploi des Autochtones - juin 2009
Liste des abréviations
- AE - Assurance-emploi
- AR - Aide au revenu (aussi appelée soutien du revenu ou aide sociale)
- ARC - Agence du revenu du Canada
- CCC - Connecting to Colleges and Careers
- CEM - Comité d'évaluation ministériel
- CORE - Construction Orientation and Retention Employment
- CPO - Programme d'agent de protection certifié
- DGCE - Direction générale des compétences et de l'emploi
- DSP - Division du soutien à la prestation
- EDMT - Entente sur le développement du marché du travail
- EDRHA - Entente de développement des ressources humaines autochtones
- EPA - Équivalent de plan d'action
- ERA - Évaluation et reconnaissance des acquis
- FDU - Fichier de données uniformisées
- ITA - Industry Training Authority
- JBET - James Bay Employment & Training
- MCTP - Programme de préparation des mécaniciens et ouvriers de la construction
- MHNTEI - Initiative de Manitoba Hydro en matière de formation et d'emploi dans le Nord
- MTS - Mine Training Society
- NAS - Numéro d'assurance sociale
- NFTC - Nunavut Fisheries Training Consortium
- PACE - Préparation au Programme de formation professionnelle et en milieu scolaire
- PCEA - Partenariat pour les compétences et l'emploi des Autochtones
- RH - Ressources humaines
- RHDCC - Ressources humaines et Développement des compétences Canada
- SAE - Services d'aide à l'emploi
- SAGD - Système automatisé de gestion des dossiers
- SDRHA - Stratégie de développement des ressources humaines autochtones
- TDA - Test différentiel d'aptitudes
- TOWES - Test des compétences essentielles dans le milieu de travail
- TWSTS - Trade Winds to Success Training Society
- WBPAT - Wood Buffalo Partners in Aboriginal Training
- WKTC - Wuskwatim and Keeyask Training Consortium
Sommaire
Contexte
L'initiative quinquennale de Partenariat pour les compétences et l'emploi des Autochtones (PCEA) de 85 millions de dollars est un programme de perfectionnement des compétences des Autochtones visant à offrir à ces derniers un taux d'emploi optimal dans les grands projets de développement économique au moyen d'une approche de collaboration, afin de procurer aux particuliers, aux familles et aux communautés autochtones des avantages durables. Cette initiative répond à un vaste éventail de besoins en matière de compétences et d'apprentissage et rend les emplois accessibles. Le programme PCEA a été conçu dans la foulée de l'engagement qu'a pris le gouvernement du Canada, dans le discours du Trône de 2002, d'aider les Autochtones à participer aux perspectives de développement économique.
Le programme PCEA a subventionné neuf projets différents dans les secteurs des ressources, notamment l'exploitation minière, la foresterie, l'extraction pétrolière et gazière, les aménagements hydroélectriques, la pêche et la construction. Chaque projet se déroule dans une communauté ou dans un groupe de communautés différent, et leur portée varie. Le financement attribué va d'environ 3 millions à 22 millions de dollars. Ces neuf projets sont répartis dans l'ensemble du Canada, que ce soit dans les régions rurales ou urbaines, dans le Nord ou le Sud.
Dans le Budget de 2009, le gouvernement du Canada a annoncé un investissement supplémentaire de 100 millions de dollars sur trois ans dans le programme PCEA. Ce supplément s'ajoute à l'investissement de 105 millions de dollars annoncé dans le budget de 2007.
Enjeux et méthodologie de l'évaluation
L'évaluation sommative porte sur les enjeux touchant les résultats du programme, leurs impacts nets et leur coût efficacité. Voici les principales sources de données utilisées dans le cadre de l'évaluation sommative :
- la mise à jour de la description des activités et des dépenses des projets du programme PCEA;
- un sondage téléphonique auprès de 625 clients du programme PCEA;
- une analyse de l'état d'avancement des mesures visant à combler les lacunes observées lors du processus d'évaluation formative des données, et la comparaison des données administratives des projets du PCEA avec les données du Fichiers de données uniformisées (FDU) et les rapports sur les activités et les dépenses des projets de Ressources humaines et Développement des compétences Canada (RHDCC);
- une analyse statistique des données administratives de RHDCC, notamment le couplage des données d'intervention et des clients du FDU avec les données de sondage et les données administratives de RHDCC et de l'Agence du revenu du Canada (ARC) (profil vectoriel et données des T1/T4).
Limites de l'évaluation
La plupart des activités de programme du PCEA ont été réalisées dans la dernière année de la période couverte par l'évaluation, ce qui limite la période post-programme et la portée de l'évaluation sommative et empêche une évaluation à long terme des résultats et des impacts du programme.
Principales constatations
Mise en œuvre du programme
L'examen des données pour l'évaluation sommative se fonde sur les données reçues avant septembre 2007. Dans l'ensemble, les démarches visant à combler les lacunes décelées dans l'examen des données de l'évaluation formative sont très peu avancées. Les données sont incomplètes, inexactes et généralement d'une utilité restreinte aux fins de l'évaluation et de la reddition de comptes. Sur les neuf projets examinés, seulement un contenait des données de gestion des cas que l'on pouvait utiliser en toute confiance aux fins de reddition de comptes et d'évaluation.
Les lacunes les plus importantes des données de gestion des cas demeurent les suivantes :
- Pour une grande proportion des clients, il n'existe pas de données électroniques sur la gestion des cas. Aussi est-il impossible d'obtenir facilement des données complètes sur la gestion des cas sur place, ou à partir du Fichier de données uniformisées (FDU) de RHDCC.
- Les données stockées dans les systèmes de gestion des cas sont mal codées dans la majorité des cas, si bien que l'information qui existe sur les types d'interventions offertes aux participants du programme PCEA est inexacte.
- Les coordonnées des clients sont absentes dans 19,4 % des cas.
Les données financières de la plupart des projets sont plus complètes, sauf que pour l'ensemble des projets, il faut travailler à l'établissement d'un lien entre les coûts des projets et chacun des clients.
La majorité des participants au sondage ont déclaré avoir pris part à un programme de formation ou d'amélioration de leurs compétences aux études (76 %). C'est dans une faible mesure qu'ils ont eu recours ou accès à un programme d'expérience en milieu de travail (30 %). Dans l'ensemble, les participants ont jugé que les services et les programmes avaient donné de meilleurs résultats sur le plan de l'acquisition de compétences que sur celui de l'acquisition d'expérience de travail ou de la recherche d'emploi. Une forte majorité des répondants au sondage se sont dits satisfaits ou très satisfaits des programmes et services d'emploi que leur a procurés le PCEA (88 %).
La grande majorité des participants au PCEA sont des Indiens inscrits, qui vivent soit dans des réserves (38 %) ou hors-réserves (42 %), de sexe masculin (70 %), de moins de 35 ans (63 %) et célibataires (66 %). La faible participation des femmes est fréquente dans les projets du secteur des ressources, sauf que dans certains projets du programme PCEA, on a recruté presque autant de femmes que d'hommes. Le ciblage et le recrutement des participants au PCEA se sont traduits par la participation de clients qui avaient besoin d'aide. Dans l'ensemble, les participants au PCEA avaient un faible niveau de scolarité et peu d'expérience de travail et n'avaient pas eu d'emploi stable à temps plein avant de prendre part au programme. Plus de la moitié des participants n'avaient pas terminé leur secondaire (51 %). Le revenu moyen des participants au PCEA était assez bas, à un peu moins de 9 000 $. En moyenne, les participants avaient consacré seulement 39 % de leur temps à un emploi à temps plein dans les 12 mois précédant leur participation au PCEA.
Résultats de la participation
Dans l'ensemble, on remarque une très faible évolution des revenus des participants au PCEA au cours de l'année où le programme a débuté. L'année suivante, la rémunération moyenne qui leur était versée par un employeur a augmenté de 2 700 $, passant de 7 100 $ un an avant la participation au programme et à 9 800 $ un an après la participation à un programme. Cette augmentation moyenne est légèrement supérieure à la hausse des revenus des participants des années antérieures. Cependant, la période sur laquelle les résultats de rémunération ont été mesurés est trop courte pour nous permettre d'évaluer les résultats postérieurs au programme, étant donné que la plupart des participants n'avaient pas terminé leur programme ou venaient tout juste de le terminer.
Environ quatre participants au PCEA sur dix (43 %) s'étaient trouvé un emploi dans le secteur ciblé par le projet. Sur ces 43 %, environ un sur quatre (26 %) a indiqué avoir trouvé un poste dans le secteur grâce aux études ou aux compétences acquises en participant à un programme, et 9 % des participants ont décroché un poste qui n'exigeait ni de scolarité ni de compétences particulières dans ce même secteur. Une forte majorité des participants (76 %) qui s'étaient trouvé un emploi dans le secteur ciblé ont indiqué que les programmes et services dont ils avaient bénéficié avaient eu de l'importance dans leur capacité de décrocher un emploi. En tout, 80 % des emplois trouvés par les répondants au sondage dans l'industrie ciblée exigeaient une scolarité ou des compétences particulières. Les participants avaient trois fois plus de chances de se trouver du travail dans le secteur ciblé après avoir pris part à un programme qu'ils en avaient de se trouver un emploi exigeant une scolarité ou des compétences précises qu'ils avaient déjà avant de prendre part au programme.
Huit participants sur dix (81 %) avaient occupé un quelconque emploi dans les 12 mois précédant le sondage. En moyenne, ils avaient passé 6,6 mois à travailler avant le sondage. La période consacrée à l'exercice d'un emploi à temps plein avait augmenté de 15 points de pourcentage par rapport à l'année ayant précédé la participation à un programme, tandis que le temps passé à occuper un poste à temps partiel ou au chômage et à la recherche d'un emploi avait diminué. Au moment du sondage, moins du quart (23 %) des participants ont déclaré qu'ils travaillaient toujours dans le secteur ciblé.
Comparaison des coûts
En raison des limites de données mentionnées précédemment, il a été impossible de calculer la rentabilité du programme PCEA jusqu'à présent. Une simple analyse des coûts a révélé que le coût moyen par participant s'établissait à 12 800 $. Le coût moyen variait de 6 900 $ à 26 600 $; toutefois, ces derniers sont surestimés puisque les données démographiques excluent certains clients.
Reddition de comptes
Les résultats tirés de l'évaluation des données montrent que, pour de nombreux projets, il faudra travailler à l'élaboration de leur système financier et de leur système de gestion des cas pour bien faire en sorte qu'il n'y ait pas de dédoublement ni d'effet de déplacement des investissements non fédéraux et veiller à ce que nous disposions de renseignements précis pour surveiller et évaluer les dépenses. L'analyse des données administratives a révélé un dédoublement pratiquement nul des interventions du programme PCEA et des prestations d'emploi d'une Entente sur le développement du marché du travail (3 %).
Si on exclut les services d'emploi, un client du programme PCEA sur quatre a également bénéficié d'une intervention des ententes de développement des ressources humaines autochtones (EDRHA). Bien qu'il soit impossible de déterminer à l'aide des données administratives si ces interventions faisaient partie du même plan de retour au travail, ou s'il s'agissait de personnes ayant demandé des services indépendamment dans le cadre de chacun des programmes, le fait que la plupart des projets du programme PCEA fonctionnent de concert avec les EDRHA nous incite à croire qu'il s'agissait effectivement d'activités complémentaires.
Réponse de la direction
La Direction générale des compétences et de l'emploi (DGCE) de RHDCC aimerait remercier tous les intervenants qui ont participé à la réalisation de la présente évaluation sommative du programme PCEA. La DGCE et les gestionnaires du programme PCEA prennent bonne note des observations et des constatations reposant sur les données de sondage recueillies entre 2007 et janvier 2008, de même que sur les données administratives pour les cohortes de 2004, 2005 et 2006.
Le programme PCEA a pris des mesures afin d'améliorer l'application et la reddition de compte du programme PCEA sur la base de cette évaluation et d'autres sources de données. Les constatations et les observations ont renseigné la direction et influencé la mise en œuvre du programme lors des prolongations subséquentes du programme en 2007 et en 2009.
Lancé officiellement en 2003 avec un budget de 85 millions de dollars, le programme PCEA est une initiative pluriannuelle liée au marché du travail visant à favoriser le plus possible la formation et les occasions d'emploi en ce qui a trait aux grands projets de développement économique à l'échelle du Canada et à produire des avantages à long terme pour les collectivités, les familles et les personnes autochtones. Neuf projets ont été financés à même les fonds accordés en 2003. Ils ont été amorcés à différentes dates entre août 2004 et février 2006. L'un d'eux s'est terminé le 31 mars 2008, un autre le 30 septembre 2008 et les autres le 31 mars 2009, à la suite d'une prolongation d'un an du programme.
Au moment de l'évaluation, le PCEA représentait une approche novatrice à l'égard de la formation et du maintien de l'emploi. Tirant profit d'importantes leçons en cours de route, le PCEA a réglé les problèmes concernant la gestion des cas, la compatibilité des systèmes de données et la collecte des numéros d'assurance sociale (NAS) qui avaient retardé la saisie initiale des données.
Les neuf projets ont dépassé les attentes en matière d'emploi et de formation. À la fin de cette phase du programme, plus de 3 500 personnes étaient inscrites dans le système comme étant au travail, soit au-delà de 300 de plus que l'objectif visé. Plus de 7 500 Autochtones ont été formés, ce qui signifie que l'objectif de 6 245 a été dépassé par près de 1 300 personnes. Les neuf projets ont en outre réuni plus de 90 partenaires, notamment des organisations autochtones, des chefs de file d'industries du secteur privé, de même que des représentants provinciaux et territoriaux. Quelques-uns des partenariats ainsi établis ont poursuivi leurs activités après la fin de ces projets.
Principaux constats - Mise en œuvre du programme
L'évaluation a révélé qu'une forte majorité des répondants se sont dits satisfaits ou très satisfaits des programmes et services d'emploi et que les mécanismes ayant servi à cibler et à recruter les participants au PCEA se sont traduits par la participation de clients qui avaient besoin d'aide.
En ce qui concerne la mise en œuvre du programme, l'évaluation a mis au jour plusieurs problèmes à l'égard des systèmes de gestion de l'information.
- Les données sont incomplètes, inexactes et généralement d'une utilité restreinte aux fins de l'évaluation et de la reddition de comptes.
- Il n'y a pas de données électroniques sur la gestion des cas pour un important pourcentage de clients.
- Les données stockées dans les systèmes de gestion des cas sont mal codées dans la majorité des cas.
- Les coordonnées des clients sont absentes dans 19,4 % des cas.
- Il faut travailler à l'établissement d'un lien entre les coûts des projets et chacun des clients, bien que les données financières de la plupart des projets soient plus complètes.
- Dans l'ensemble, les démarches visant à combler les lacunes décelées dans l'examen des données de l'évaluation formative sont très peu avancées.
Le programme PCEA prend bonne note de ces questions liées à la gestion des données. En ce qui concerne les projets du programme PCEA, la gestion des cas et les données financières jouent un rôle déterminant dans la façon dont les projets sont mis en œuvre, dans l'atteinte de résultats et dans le succès de l'ensemble du programme PCEA.
Les questions soulevées dans le cadre de l'évaluation formative ont été réglées en grande partie dans le programme à la suite de la publication en 2007 des conclusions préliminaires. Plus particulièrement en 2007-2008, un examen exhaustif des besoins en ressources humaines a été effectué dans le but d'améliorer l'exécution du programme PCEA en :
- renforçant la gestion des ressources humaines;
- augmentant la capacité des ressources humaines par le recrutement de gestionnaires de projet très expérimentés qui connaissent bien la gestion des cas et les systèmes financiers, et par la formation au besoin;
- en renforçant les responsabilités touchant la gestion du programme par la création d'une unité spécialisée en responsabilités de gestion vouée à l'amélioration et à la gestion de la qualité des données, et au compte rendu des résultats à l'aide des systèmes de RHDCC.
Un soutien officiel est maintenant apporté aux projets sur une base régulière dans le choix et la gestion de systèmes appropriés de gestion des cas. Tous les projets utilisent une forme de système électronique de gestion de l'information compatible avec les systèmes de RHDCC.
Pour pouvoir saisir des renseignements de clients, la passerelle de données de RHDCC a besoin d'identifiants du NAS. En raison des délais concernant l'approbation de la collecte des NAS, les projets du programme PCEA ont accusé du retard en ce qui a trait à la saisie des renseignements des clients dans un système de gestion des cas et au téléchargement des données dans le Système d'uniformisation des données du RHDCC. C'est ce qui explique l'absence de données électroniques sur la gestion des cas pour une partie des clients au début du programme.
De plus, deux projets ont connu des difficultés techniques parce que les systèmes de gestion des données de RHDCC ont changé. Plus particulièrement, les deux utilisateurs du Système automatisé de gestion des dossiers (SAGD) utilisaient à l'origine l'ARO Suite, un système élaboré par RHDCC, mais abandonné par le Ministère au cours de la période visée par cette évaluation. Durant la transition de système, des données se sont perdues et les données des participants ont du être saisies de nouveau (manuellement) dans le " nouveau " SAGD. RHDCC a collaboré avec les deux utilisateurs du SAGD pour veiller à ce que les données disponibles des participants soient téléchargées.
Les énoncés suivants résument le soutien ciblé que RHDCC a fourni pour régler les problèmes soulevés à l'égard des systèmes de gestion de l'information mis au jour dans cette évaluation. Il est important de noter que beaucoup de ces mesures ont été prises à la suite de la présentation des conclusions préliminaires :
- Depuis juin 2008, des agents de la reddition de compte et des données ont été nommés pour travailler avec des proposants de projet afin de mettre en œuvre une stratégie en matière de gestion des données, notamment la surveillance et la formation sur place.
- En ce qui concerne les neuf projets initiaux, les agents des données ont effectué une visite sur place de tous les projets, sauf le projet Trade Winds, qui avait déjà dépassé ses objectifs, afin d'examiner les dossiers papier et les systèmes de gestion des cas, de corriger les renseignements mal codés et de donner de la formation sur les systèmes au besoin.
- Dans les cas où des dossiers papier ont été utilisés, les renseignements ont été saisis de façon électronique et téléchargés dans le système de RHDCC.
- Les agents ont conçu des mesures d'intervention propres au PCEA concernant le système Contact IV et le SAGD pour faire en sorte que les données soient correctement codées.
- RHDCC a également apporté un soutien supplémentaire en maintenant des communications continues et en offrant son aide pour le téléchargement de données.
- Tous les projets utilisent maintenant des systèmes compatibles avec les systèmes de RHDCC.
En ce qui concerne l'amélioration du contrôle financier, les frais liés à la formation ont été consignés d'une manière générale, et ont été comptabilisés dans les rapports trimestriels, les vérifications et les rapports annuels de projet. Dans tous les projets, on a tenu à jour des dossiers de financement afin d'assurer le suivi des coûts des participants. Il est important de noter que le système Contact IV de RHDCC ne prend pas en charge les rapports financiers (p. ex. le lien entre les coûts des projets et chacun des clients). La majorité des projets ont opté pour le SAGD qui permet d'établir de façon électronique un lien entre les coûts des projets et chacun des clients.
Dans plusieurs cas, on a constaté que des coordonnées de clients étaient manquantes ou inexactes. La population autochtone a tendance à migrer, et les clients changent souvent d'adresse, surtout après avoir trouvé un emploi. Il demeure difficile de maintenir à jour les coordonnées des clients. Toutefois, des agents de la reddition de compte et des données travaillent maintenant avec les gestionnaires de projets en cours pour s'assurer que les renseignements figurant dans le dossier des participants sont complets. En particulier, la collecte des coordonnées fait l'objet d'une vérification par les analystes du programme PCEA qui veillent à ce que les renseignements nécessaires sur les participants soient recueillis et téléchargés en temps opportun.
Principaux constats - Résultats de la participation
Dans l'ensemble, on a remarqué une très faible évolution des revenus des participants au PCEA au cours de l'année où le programme a débuté, et une légère augmentation au cours de l'année suivante - hausse légèrement supérieure aux années antérieures à leur participation au programme.
La Direction de l'évaluation a reconnu que la période était trop courte pour pouvoir évaluer les résultats obtenus postérieurement au programme, puisque les participants viennent à peine de terminer leur programme. L'examen des projets a eu lieu vers le milieu de leur cycle de vie : un des neuf projets initiaux a pris fin le 31 mars 2008, et les autres le 31 mars 2009. Dans l'ensemble, les objectifs initiaux de formation et d'emploi des projets ont été dépassés.
Le PCEA finance des stratégies pluriannuelles de formation débouchant sur des emplois ciblés. Le programme est ainsi conçu que la majorité des activités et des résultats finals des clients ne seront pris en compte qu'à la fin des activités de projet, étant donné qu'un grand nombre de clients suivent et continueront de suivre leur formation et leur mise à niveau jusqu'à la fin du projet. Les données continueront d'être consignées après la période d'évaluation pour les projets à l'étude.
Environ quatre participants au PCEA sur dix avaient trouvé un emploi dans le secteur ciblé par le projet, et parmi tous les participants au programme, environ un sur quatre a indiqué avoir trouvé un poste dans le secteur grâce aux études ou aux compétences acquises en participant à un programme.
Huit participants sur dix avaient occupé un quelconque emploi dans les 12 mois qui ont précédé l'enquête et, en moyenne, avaient passé 6,6 mois à travailler avant le sondage.
Une forte majorité de participants qui s'étaient trouvé un emploi dans le secteur ciblé ont indiqué que les programmes et services dont ils avaient bénéficié avaient eu de l'importance dans leur capacité de décrocher un emploi.
Le programme a été conçu pour accepter un plus grand nombre participants à la formation que le nombre ciblé pour obtenir les emplois à long terme. Le PCEA appuie des stratégies pluriannuelles de formation menant à l'emploi qui comportent des engagements à l'égard d'objectifs relatifs au nombre de personnes évaluées, formées et susceptibles d'obtenir un emploi. Dans le cadre de leurs accords de contribution, les partenaires garantissent qu'un certain nombre de personnes seront évaluées, formées et employées à la fin du programme. Les stratégies pluriannuelles menant à l'emploi se fondent sur l'atteinte de ces objectifs avant la fin du cycle de vie du projet. La formation dispensée en vue de d'accéder à l'emploi fonctionne généralement par présélection et ne garantit pas un emploi à toutes les personnes évaluées ou participant à la formation.
Les partenaires du secteur privé garantissent un certain nombre d'emplois durables à long terme que les participants obtiendront à la fin du projet. Pour y arriver, on évalue un grand nombre de personnes en vue d'une participation au projet et on forme en général plus de personnes que nécessaire, pour tenir compte du phénomène d'attrition. Comme nous l'avons mentionné précédemment, dans bon nombre de cas, les objectifs de formation et d'emploi ont été dépassés à la fin des projets, de sorte que les objectifs généraux de formation et d'emploi fixés pour le programme ont été dépassés.
Le fait que quatre participants au PCEA sur dix s'étaient trouvé un emploi au moment où s'est déroulée le sondage reflète le succès précoce qu'ont connu les projets en ce qui concerne l'obtention d'un emploi, mais il faut reconnaître que les principaux résultats dans ce domaine ne sont pas prévus avant la fin des stratégies pluriannuelles de formation menant à l'emploi, lesquelles ont pris fin après la période d'évaluation.
Le tableau 1 ci-dessous fait état des résultats présentés dans la passerelle de RHDCC au 5 octobre 2009.
Principaux constats - Comparaison des coûts
En raison des limites de données mentionnées précédemment, il a été impossible de calculer le rapport coût-efficacité du programme PCEA jusqu'à présent. Une simple analyse des coûts a révélé que le coût moyen par participant s'établissait à 12 800 $. Le coût moyen variait de 6 900 $ à 26 600 $, mais ces coûts sont surestimés puisque les données démographiques excluent certains clients.
L'évaluation a démontré que les données étaient insuffisantes pour effectuer une comparaison des coûts. L'écart des coûts entre les projets reflète leur complexité et la variation qui existe entre les régions et les collectivités. Les résultats et les coûts varient considérablement étant donné le nombre et la diversité des obstacles auxquels font face les participants, la complexité des emplois, les compétences et les interventions requises, l'éloignement des collectivités et les coûts de la formation. Chaque projet est conçu en fonction d'une situation unique comportant différentes variables.
Principaux constats - Reddition de comptes
Les résultats tirés de l'évaluation des données montrent que, pour de nombreux projets, il faudra travailler à l'élaboration de leur système financier et de leur système de gestion des cas pour bien faire en sorte qu'il n'y ait pas de dédoublement ni d'effet de déplacement des investissements non fédéraux et veiller à ce que nous disposions de renseignements précis pour surveiller et évaluer les dépenses. L'analyse des données administratives a révélé un dédoublement pratiquement nul des interventions du programme PCEA et des prestations d'emploi sous le régime des Ententes sur le développement du marché du travail (EDMT). Si on exclut les services d'emploi, une intervention du programme PCEA sur quatre chevauchait une intervention en vertu de l'Entente sur le développement des ressources humaines autochtones (EDRHA). Bien qu'il soit impossible de déterminer à l'aide des données administratives si ces interventions faisaient partie du même plan de retour au travail, ou s'il s'agissait de personnes ayant demandé des services indépendamment dans le cadre de chacun des programmes, le fait que la plupart des projets fonctionnent de concert avec l'EDRHA nous incite à croire qu'il 's'agissait effectivement d'activités complémentaires.
À la suite des observations notées lors de l'évaluation formative et de la vérification interne effectuée au cours de la même période, d'importants travaux ont été entrepris pour régler les problèmes concernant le système financier et le système de gestion des cas décrits précédemment.
À la suite de la directive en matière de spécialisation et concentration et de la dernière vérification de la répartition des tâches, des changements ont aussi été apportés à la structure de la DGCE, ce qui a donné lieu à la création de la Division du soutien à la prestation (DSP). La DSP offre un soutien en matière de gestion des subventions et contributions à des secteurs de programme de la DGCE, y compris le programme PCEA. La vérification et le traitement des réclamations et le suivi financier seront assurés par le personnel de la DSP, en collaboration avec celui du programme PCEA.
En ce qui concerne la relation entre le programme, d'une part, et les EDMT et les EDRHA, d'autre part, le PCEA se veut le complément de la Stratégie de développement des ressources humaines autochtones (SDRHA). Dans tous les projets du programme PCEA, les gouvernements provinciaux ou territoriaux et les EDRHA - ou les tiers exécutants d'EDRHA - participent aux partenariats qui élaborent, mettent en œuvre et gèrent les ententes pluriannuelles de formation. Tous les partenaires doivent apporter une contribution aux projets et, dans le cas des neuf premiers projets du programme PCEA, ils étaient tenus d'apporter une contribution correspondant à au moins 25 % du coût total des projets. Par leur participation et leur contribution, les gouvernements provinciaux et territoriaux, les EDRHA et les autres ministères font en sorte que les programmes soient complémentaires et ne se chevauchent pas.
Les neuf projets ont permis de réunir plus de 90 partenaires provenant notamment d'organisations autochtones, d'employeurs du secteur privé, des provinces et des territoires. Plusieurs de ces partenariats se sont poursuivis après la fin du projet, ce qui constitue une retombée imprévue du programme.
|
Date de début Date de fin |
Organisation/projet | Secteur | Personnes formées | Emplois | Contribution totale du projet | Contribution PCEA | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Objectif | Résultat | Objectif | À ce jour | |||||
| 23-08-2004 31-03-2009 |
Wood Buffalo Partners in Aboriginal Training (Alb.) | Sables bitumineux | 120 | 185 | 104 | 77 | 4 759 609 | 7 870 958 |
| 13-09-2004 31-03-2009 |
Stratégie de développement des compétences pour l'industrie minière des Territoires du Nord-Ouest - Mine Training Society (T.N.-O.) | Mines | 1 100 | 628 | 380 | 327 | 39 990 000 | 3 869 893 |
| 27-09-2004 31-03-2009 |
People Land and Opportunities - ASEP-NB (N.-B.) | Foresterie | 500 | 443 | 220 | 253 | 5 463 081 | 7 800 000 |
| 30-09-2004 31-03-2008 |
PCEA pour l'exploitation pétrolière et gazière dans les Territoires du Nord-Ouest - Aboriginal Futures(T.N.-O.) | Pétrole et gaz | 1 366 | 1 238 | 598 | 606 | 13 300 000 | 3 239 185 |
| 04-01-2005 31-03-2009 |
Initiative de Manitoba Hydro en matière de formation et d'emploi dans le Nord - Wuskwatim and Keeyask Training Consortium Inc (Man.) | Construction | 1 115 | 2 439 | 894 | 954 | 62 000 000 | 7 800 000 |
| 14-02-2005 31-03-2009 |
Nunavut Fisheries Training Consortium - Nunavut Training Coalition (Nt) | Pêches | 200 | 133 | 75 | 63 | 5 413 402 | 3 239 185 |
| 15-03-2005 31-03-2009 |
Projet de carrières en construction VanASEP - VanASEP Training Society (C.-B.) | Construction | 600 | 1 323 | 550 | 787 | 21 624 800 | 7 800 000 |
| 19-09-2005 30-09-2008 |
Trade Winds to Success Training Society (Alb.) | Métiers / Construction | 224 | 422 | 108 | 239 | 5 467 965 | 3 869 893 |
| 06-02-2006 31-03-2009 |
James Bay Employment and Training Society (Ont.) | Mines | 1 020 | 722 | 343 | 269 | 10 925 032 | 7 870 958 |
| TOTAL | 6 245 | 7 533 | 3 272 | 3 575 | 168 944 789 | 75 811 855 | ||
Addenda au rapport d'évaluation
Les membres du Comité d'évaluation ministériel (CEM) se sont réunis le 23 novembre 2010 pour étudier et approuver le rapport d'évaluation sommative du programme Partenariat pour les compétences et l'emploi des Autochtones ( PCEA ).
Le Comité s'est penché sur la portée et le calendrier de l'évaluation, ses constatations et ses conclusions, ainsi que sur les engagements pris par la direction. Le CEM a demandé que les principaux points de discussion et les leçons tirées de l'évaluation sommative du PCEA soient consignés aux fins de consultation ultérieure et annexés au rapport d'évaluation.
Portée de l'évaluation
Le CEM appuie l'utilisation continue d'approches méthodologiques d'avant-garde dans la réalisation des évaluations de RHDCC, particulièrement des approches utilisées avec succès dans l'évaluation de programmes axés sur le marché du travail.
Toutefois, le CEM a aussi demandé au chef de l'évaluation de veiller à ce que les approches utilisées pour l'évaluation soient sensibles et adaptées au caractère unique du programme autochtone et de la clientèle visée. Il est souvent difficile d'établir des partenariats pour l'exécution de programmes autochtones. Par ailleurs, les clients autochtones sont souvent confrontés à de multiples obstacles liés à l'emploi et à des possibilités limitées de travail salarié. Ainsi, dans certains cas, un retour rapide au travail peut être irréaliste et ne constitue donc pas un indice optimal de réussite. D'autres aspects du contexte socio-économique, tels que le niveau élevé de mobilité et l'éloignement des collectivités, peuvent créer des difficultés supplémentaires tant pour la réalisation que l'évaluation des résultats escomptés du programme autochtone.
Le Comité a confirmé l'importance de cerner, dès le début du cycle de vie du programme, le contexte et les défis uniques que présentent des programmes particuliers. Une évaluation réaliste des résultats attendus du programme et des délais requis pour leur réalisation est une importante condition préalable pour concevoir et entreprendre des travaux d'évaluation et pour fixer un point de repère approprié auquel le rendement réel peut être comparé.
Date de réalisation de l'évaluation
Il est mentionné qu'il n'a pas été possible, dans l'évaluation sommative du PCEA, d'analyser les effets à moyen et à long terme en raison de la durée limitée de la période post- programme.
Les membres du Comité se sont penchés sur le choix de la date de réalisation des évaluations de RHDCC et ont convenu qu'il devait tenir compte des exigences en matière de rapports (p. ex. les engagements envers le Conseil du Trésor) et du temps nécessaire pour atteindre les objectifs du programme. Le Comité soutient la nouvelle approche mise en œuvre au printemps 2010 par la Direction de l'évaluation, selon laquelle il faut examiner les rapports d'études de faisabilité avant de procéder aux évaluations afin de s'assurer que le calendrier et les conditions permettront le succès de l'évaluation. Il a été précisé que le prochain cycle des travaux d'évaluation du PCEA comprendra un suivi des résultats à long terme de ces projets du PCEA qui en sont à un stade précoce.
Données administratives
Les membres du Comité ont reconnu l'importance des données administratives pour appuyer la réalisation des évaluations de programme. Des discussions ont porté sur les leçons tirées concernant le renforcement des capacités et les systèmes rigoureux de données sur la gestion dans le cadre de partenariats, et sur l'importance d'assurer un suivi relativement aux questions soulevées dans les évaluations préliminaires ou formatives.
Considérations concernant la conception et la mise en œuvre du programme
Les membres du CEM ont convenu que les leçons tirées des évaluations précédentes devraient être utilisées pour documenter l'élaboration de programmes et, surtout, l'élaboration de stratégies de mesure du rendement. Les objectifs du programme et les résultats attendus à court, moyen et long terme devraient être clairement définis. La mise en œuvre des dispositions concernant les données et des instruments de collecte de données devraient tenir compte des leçons tirées par le Ministère.
1. Introduction et contexte
Le présent document contient les résultats de l'évaluation sommative du programme de Partenariat pour les compétences et l'emploi des Autochtones ( PCEA ) réalisée par Aboriginal Employment Services Inc. pour le compte de Ressources humaines et Développement des compétences Canada (RHDCC). Il s'articule ainsi :
- l'introduction présente les grandes lignes du programme PCEA et de ses neuf projets, de même qu'un aperçu des enjeux et des questions se rapportant à l'évaluation;
- la section 2 traite de la méthodologie d'évaluation sommative;
- la section 3 présente les résultats d'évaluation en fonction des principaux enjeux et des principales questions se rapportant à l'évaluation sommative;
- la section 4 propose un aperçu des principales constatations et conclusions découlant de l'évaluation sommative.
1.1 Aperçu du programme PCEA
L'initiative quinquennale du programme PCEA de 85 millions de dollars est un programme de perfectionnement des compétences des Autochtones visant à offrir à ces derniers un taux d'emploi optimal dans les grands développements économiques au moyen d'une approche de collaboration, afin de procurer aux particuliers, aux familles et aux communautés autochtones des avantages durables. Cette initiative répond à un vaste éventail de besoins en matière de compétences et d'apprentissage et rend les emplois accessibles. Le programme PCEA a été conçu dans la foulée de l'engagement qu'a pris le gouvernement du Canada, dans le discours du Trône de 2002, d'aider les Autochtones à participer aux perspectives de développement économique.
Le programme PCEA a subventionné neuf projets différents dans les secteurs des ressources, notamment l'exploitation minière, la foresterie, l'extraction pétrolière et gazière, les aménagements hydroélectriques, la pêche et la construction. Chaque projet se déroule dans une communauté ou dans un groupe de communautés différent, et leur portée varie. Le financement attribué va d'environ 3 millions de dollars à 22 millions de dollars. Ces neuf projets sont répartis dans l'ensemble du Canada, que ce soit dans les régions rurales ou urbaines, dans le Nord ou au Sud.
Voici les objectifs immédiats du programme PCEA :
- favoriser la collaboration, les partenariats, les alliances et l'établissement de réseaux entre le gouvernement, le secteur privé, les organismes non gouvernementaux et les groupes autochtones pour optimiser les perspectives d'emploi offertes aux Autochtones dans les régions caractérisées par un important développement économique, en misant sur l'investissement de ressources, financières et concrètes, de la part des partenaires de projet du programme PCEA;
- rendre les communautés capables de répondre aux besoins de développement des ressources humaines liés à leurs perspectives économiques;
- accroître l'offre de formation en compétences propres à l'emploi à la disposition des Autochtones dans les régions caractérisées par un important développement économique, et ce, au delà du niveau rendu possible par le seul financement des ententes de développement des ressources humaines autochtones (EDRHA).
Les objectifs à long terme du programme PCEA sont les suivants :
- augmenter le nombre d'Autochtones présents sur le marché du travail au Canada;
- réduire les obstacles à l'emploi des Autochtones, comme le faible niveau de scolarité et le manque de possibilités;
- combler un grand nombre de besoins en matière de compétences et d'apprentissage et rendre les emplois accessibles.
Si on se fie au modèle logique du programme, les principales activités du programme sont l'élaboration et le soutien de partenariats pour l'emploi autochtone et la gestion d'accords de contribution. Les principaux résultats découlant de ces activités sont les accords de partenariats pour l'élaboration de plans de RH, les accords de contribution, et une capacité accrue à remédier aux problèmes d'emploi des Autochtones. Les résultats prévus sont les suivants :
- adaptation sur mesure des possibilités d'expérience de travail et d'acquisition de compétences (résultat immédiat);
- amélioration de l'employabilité des Autochtones (résultat intermédiaire);
- emploi viable à long terme pour les Autochtones (résultat ultime).
Dans le Budget de 2009, le gouvernement du Canada a annoncé un investissement supplémentaire de 100 millions de dollars sur trois ans dans le programme PCEA. Ce supplément s'ajoute à l'investissement de 105 millions de dollars annoncé dans le budget de 2007.
1.2 Résumé des projets du programme PCEA
L'envergure, la portée et les activités des neuf projets du programme PCEA sont variables. Les objectifs, le processus de gestion et les programmes de chacun des neuf projets sont résumés ci-après au tableau 1.1. L'annexe A fournit d'autres détails sur les projets; il s'agit en quelque sorte d'une version plus détaillée du tableau 1.1.
Tableau 1.1 : Description des programmes et services par projet du programme PCEA
Projets du programme PCEA
Aboriginal Mine Works
Justification/objectif
Ce projet est centré sur la formation visant des emplois dans le secteur des sables bitumineux en Alberta.
Principales caractéristiques des processus de gestion et d'évaluation
Haut niveau de participation des signataires de l'EDRHA à la sélection des participants.
L'évaluation comprend l'administration de tests formels.
Programmes
Cours préparatoires offerts avant la formation professionnelle.
Cours conçus pour les métiers d'apprentissage.
La formation dans les métiers d'apprentissage comprend un certificat et une expérience de travail.
On offre aussi une formation pour d'autres emplois particuliers, y compris une expérience en milieu de travail.
Projet du programme PCEA
Compétences pour l'industrie minière des Territoires du Nord-Ouest
Justification/objectif
Ce projet est centré sur la formation visant des emplois dans le secteur des mines de diamants dans les Territoires du Nord-Ouest.
Principales caractéristiques des processus de gestion et d'évaluation
Les clients ne font pas l'objet d'une gestion de cas, le recrutement des participants se fait par les formateurs.
Les partenaires de l'industrie jouent un rôle essentiel dans la conception et la mise en place des ateliers de formation.
Programmes
Cours préparatoires offerts avant la formation.
Possibilités de formation par l'apprentissage, de stages coopératifs et d'autres programmes de formation professionnelle.
Projet du programme PCEA
People, Land and Opportunities
Justification/objectif
Ce projet est centré sur la formation pour satisfaire à la demande de travailleurs spécialisés dans le secteur forestier au Nouveau-Brunswick.
Principales caractéristiques des processus de gestion et d'évaluation
Haut niveau de participation des signataires de l'EDRHA à la sélection et à l'évaluation des participants.
Programmes
Offre immédiate de placement et de mesures de soutien, notamment par le couplage des compétences des participants aux besoins des employeurs, les subventions de formation et les subventions salariales.
Offre de formation, de certification et de subventions salariales pour les travailleurs actuels du secteur forestier afin de favoriser leur maintien en poste.
Recrutement et formation de travailleurs ayant une expérience en foresterie.
Réalisation d'activités de recrutement et de sensibilisation à une carrière en foresterie dans les écoles.
Projet du programme PCEA
Exploitation pétrolière et gazière dans les Territoires du Nord-Ouest
Justification/objectif
Ce projet est centré sur la promotion de l'emploi, de la formation et de l'apprentissage dans l'industrie pétrolière et gazière dans les Territoires du Nord-Ouest (p. ex. pipeline Mackenzie).
Principales caractéristiques des processus de gestion et d'évaluation
Haut niveau de participation des signataires de l'EDRHA à la sélection et à l'évaluation des participants.
Un établissement scolaire local (collège Aurora) joue un rôle prépondérant dans la conception et la coordination du cheminement scolaire et de la formation. Cours préparatoires offerts avant la formation.
Programmes
Conception d'ateliers de formation spécifiques, notamment la formation par l'apprentissage en milieu de travail deux par deux.
Formation d'aide au travail indépendant offerte.
Formation en renforcement des capacités - disponibilité des formateurs.
Projet du programme PCEA
Initiative de Manitoba Hydro en matière de formation et d'emploi dans le Nord
Justification/objectif
Ce projet est centré sur la formation en vue des possibilités d'emploi dans les projets hydro-électriques du Nord du Manitoba.
Principales caractéristiques des processus de gestion et d'évaluation
Sept partenaires autochtones s'occupent de la conception, de la mise en place et de la prestation de la formation.
L'évaluation comprend l'administration de tests formels visant l'évaluation des acquis scolaires et des préalables à l'apprentissage.
Programmes
Cours préparatoires offerts avant la formation.
Offre de programmes de formation par l'apprentissage et d'autres types de formation professionnelle.
Participants affectés à des postes pour suivre une formation en cours d'emploi et acquérir de l'expérience de travail comme apprentis.
Projet du programme PCEA
Initiative de formation à long terme dans le domaine de la pêche au Nunavut
Justification/objectif
Ce projet est centré sur la formation en vue des possibilités d'emploi dans le secteur de la pêche au Nunavut.
Principales caractéristiques des processus de gestion et d'évaluation
Un organisme subventionné par le PCEA (signataire d'un accord de contribution) s'occupe de la sélection des participants.
Programmes
Cours préparatoires offerts avant la formation.
Formation offerte pour les postes exigeant des compétences approfondies (postes supérieurs au niveau d'entrée).
Projet du programme PCEA
Projet de carrières en construction VanASEP
Justification/objectif
Le projet VanASEP est centré sur la formation en vue d'obtenir un emploi dans le domaine de la construction dans le cadre des grands projets de la région de Vancouver.
Principales caractéristiques des processus de gestion et d'évaluation
Relations de travail étroites avec les collectivités et les signataires de l'EDRHA pour trouver des participants.
Exécution des programmes à l'échelle locale.
L'évaluation comprend l'administration de tests formels.
Conseillers en emploi prenant part à tous les aspects des programmes, y compris le processus d'évaluation.
Programmes
Formation propre à un secteur ou pour gens de métier de niveau d'entrée, y compris le placement.
Formation agréée axée sur les compétences offerte après un stage donnant droit aux certificats reconnus d'une province à l'autre (Sceau rouge).
Encadrement en cours d'emploi par un compagnon agréé.
Projet du programme PCEA
Trade Winds to Success
Justification/objectif
Ce projet est conçu pour offrir la formation en vue d'un emploi dans les métiers ciblant les Autochtones qui habitent dans les villes d'Edmonton et de Calgary.
Principales caractéristiques des processus de gestion et d'évaluation
Haut niveau de participation des signataires de l'EDRHA au recrutement et à l'évaluation des participants.
Programmes
Orientation pour gens de métier.
Formation préalable à l'apprentissage offerte, notamment un examen d'entrée à l'école des métiers.
« Ateliers pratiques » offerts dans les centres de formation du syndicat.
Les apprentis doivent obtenir un emploi pour terminer leur apprentissage.
Projet du programme PCEA
Mine de diamants Victor
Justification/objectif
Ce projet est conçu pour offrir des programmes de formation aux membres des Premières nations qui habitent dans les cinq localités côtières cries le long de la Baie James et dans la municipalité de Moosonee, en Ontario, pour répondre aux besoins en main-d'œuvre du projet de la mine de diamants Victor.
Principales caractéristiques des processus de gestion et d'évaluation
Examen préliminaire réalisé par des équipes constituées de membres des Premières nations et de partenaires de l'industrie.
Participants soumis à une gestion de cas par un organisme subventionné par le PCEA (James Bay Employment and Training, signataire d'un accord de contribution).
L'évaluation comprend l'administration de tests formels.
Programmes
Formation et expérience de travail offertes en fonction des besoins connus du secteur.
Programmes et coordonnateurs pour maintenir en poste les participants et les diplômés du secteur.
Établissement d'un système de référence pour faciliter les stages.
Centré sur la formation à l'échelle locale.
Secteur offrant des possibilités de formation continue.
Source : Rapports d'activités des projets du programme PCEA
1.3 Enjeux et questions de l'évaluation
1.3.1 Objectifs de l'évaluation
Le cadre de gestion et de reddition de comptes axé sur les résultats conçu pour le programme PCEA oriente le processus continu de suivi et d'évaluation. L'évaluation et le suivi continus du programme PCEA correspondent à une condition énoncée à la section 1 (annexe E : Conditions générales) de chaque accord de contribution conclu entre le ministre de RHDCC et le partenaire de projet du programme PCEA, qui prévoit que
Le Canada procédera à une évaluation pendant la période visée par l'Accord pour déterminer la réussite des activités de la proposition soutenues par l'Accord. Le proposant doit collaborer avec le Canada à la réalisation de cette évaluation en recueillant et en fournissant l'information nécessaire en vertu d'une demande raisonnable de la part du Canada dans le cadre des activités de la Stratégie.
Le processus de suivi et d'évaluation sera mis en place dans le cadre des évaluations menées par le gouvernement fédéral pendant la période visée par l'entente, y compris les évaluations formative et sommative.
Le processus d'évaluation et de suivi continus vise à mesurer la réussite des projets sur les plans de la mise en œuvre et de l'efficacité. Il existe des indicateurs mesurables précis des résultats pour les particuliers, les employeurs, les partenariats et les collectivités.
Particuliers
- Résultats positifs sur le marché du travail, comme l'amélioration de l'employabilité et la hausse du revenu, amélioration des compétences en demande (comme l'alphabétisation et les notions de calcul) pour améliorer les perspectives d'emploi et réduire la pénurie de compétences au sein des collectivités autochtones locales.
- Impact positif sur la qualité de vie des particuliers, comme une amélioration de la confiance en soi, ainsi qu'un sentiment de progression, d'accomplissement et de satisfaction.
- Impact positif relativement à l'équité en matière d'emploi, comme l'amélioration des perspectives d'emploi des femmes, des jeunes et des personnes handicapées autochtones, pour améliorer l'efficience et l'équité de l'accès au marché du travail.
Employeurs
- Hausse de l'offre de main-d'œuvre compétente dans un marché du travail local pour améliorer l'économie de la région.
Communautés
- Plus grande autosuffisance des communautés autochtones et amélioration de la qualité de vie de leurs membres.
Partenariats
- Bonification du nombre, de la solidité et de la nature des partenariats à l'intérieur du programme PCEA.
L'évaluation sommative s'intéresse avant tout aux questions de résultats des programmes, à leur apport différentiel et à leur efficacité.
1.3.2 Enjeux et questions d'évaluation
Les enjeux et questions d'évaluation proviennent du Cadre de gestion et de reddition de comptes axé sur les résultats pour le PCEA. Cette liste d'enjeux et de questions a été réduite de manière à refléter l'orientation de l'évaluation sommative vers les résultats des programmes ainsi que les sources de données de l'évaluation sommative décrite précédemment. Voici les questions de l'évaluation sommative classées selon l'enjeu d'évaluation.
Tableau 1.2 : Enjeux et questions de l'évaluation
Enjeu : Mise en œuvre du programme
Q4 - La structure de reddition de comptes a-t-elle été établie telle que prévue dans le Cadre de gestion et de reddition de comptes axé sur les résultats?
Q5 - Les services offerts étaient-ils adaptés à la clientèle cible?
Q8 - A-t-on réussi à joindre les clients et les communautés cibles?
Enjeu : Réussite du programme
Q11 - Le PCEA a-t-il contribué à améliorer la capacité de remédier aux problèmes d'emploi auxquels se heurtent les Autochtones?
Q13 - Dans quelle mesure le programme PCEA a-t-il procuré aux Autochtones une capacité accrue de participer à la vie de la communauté, d'être concurrentiels sur le marché du travail ainsi que d'obtenir et de conserver un emploi?
Enjeu : Rentabilité
Q14 - Les projets du PCEA ont-ils un bon rapport coût-efficacité? Si oui, lesquels sont les plus efficaces?
Q15 - En quoi les projets subventionnés par le PCEA se comparent-ils à d'autres programmes semblables dans ce domaine?
Enjeu : Reddition de comptes
Q16 - A-t-on mis en place de bonnes mesures de protection pour que les investissements du gouvernement fédéral ne viennent pas empiéter sur les investissements provenant d'ailleurs ou les dédoubler?
Q17 - Le programme PCEA a-t-il entraîné des investissements supplémentaires de la part des partenaires des projets?
Q18 - Les investissements du programme PCEA représentent-ils un ajout aux actuels investissements non fédéraux?
2. Méthodologie de l'évaluation sommative
2.1 Méthodologie d'évaluation
L'évaluation sommative portait sur la mesure des résultats des programmes, leur apport différentiel et leur rentabilité. Voici les principales méthodes utilisées dans le cadre de l'évaluation sommative :
- la mise à jour de la description des activités et des dépenses des projets du programme PCEA ;
- un entretien téléphonique avec 625 clients du programme PCEA;
- une analyse de l'état d'avancement des démarches visant à combler les lacunes soulevées par l'exercice d'évaluation formative des données, ainsi que la comparaison des données administratives des projets du programmes PCEA avec les données du Fichier de données uniformisées (FDU) et les rapports sur les activités et les dépenses des projets de RHDCC Note de bas de page 1 ;
- une analyse statistique des données administratives de RHDCC Note de bas de page 2 , notamment le couplage des données d'intervention et de celles des clients du FDU avec les données d'enquête Note de bas de page 3 , et les données administratives de RHDCC et de l'Agence du revenu du Canada (ARC) (profil vectoriel et données des T1/T4).
2.2 Limites
2.2.1 Taux de réponse au sondage
Les résultats de l'enquête sont présentés dans le tableau 2.1. Environ 57,5 % de l'échantillon était inutilisable en raison de coordonnées manquantes ou inexactes. Dans quelques cas, les répondants que nous recherchions ont été rejoints, mais lors de notre première communication avec eux, ils ne se souvenaient pas d'avoir pris part à des programmes ou services offerts par les responsables des projets du programme PCEA et ont refusé de répondre à l'enquête pour cette raison. Au total, 2 178 des 3 692 participants figurant dans la base de données ont été exclus de l'enquête, ce qui nous laissait 1 514 personnes dont on pouvait utiliser les réponses. De ce nombre, un total de 625 personnes ont répondu à l'enquête, soit 42,1 % de toute la liste des participants figurant dans la base de données, et 106 ont refusé. Les autres personnes n'ont pas pu être rejointes après de multiples tentatives (577), avaient déménagé (173), ou n'ont pas pu être rejointes pour d'autres raisons (21).
Le taux de réponse à cette enquête s'appuie donc sur la méthodologie de calcul utilisée pour l'Enquête par panel auprès des chômeurs canadiens de RHDCC. Selon ce calcul, on divise le nombre de personnes qui ont collaboré par le nombre total de personnes admissibles. Le nombre total de personnes admissibles est égal au nombre total de participants figurant dans la base de données moins celles dont on n'a pas les coordonnées, celles pour lesquelles on a des coordonnées invalides, ou celles qui avaient déménagé (3 692 - 717 - 1 407 - 173 = 1 395). Le nombre total de personnes qui ont accepté de collaborer correspond aux répondants à l'enquête et aux personnes qui n'étaient pas admises à y répondre (637 + 54 = 691). D'après cette méthode, le taux de réponse de cette enquête menée auprès des participants est de 691/1 395, ou 49,5 %. Ce taux de réponse est élevé pour cette population, compte tenu du fait que nous tentons de rejoindre des personnes qui ont pris part à des programmes et des services peut-être quatre ans avant l'année où l'enquête a été menée et que, souvent, les participants habitaient dans des endroits éloignés où l'accès au téléphone était limité.
| Résultat de l'enquête | Nombre | Pourcentage |
|---|---|---|
| Absence de coordonnées | 717 | 19,4 % |
| Mauvais numéro / numéro désactivé | 1 407 | 38,1 % |
| Déménagé | 173 | 4,7 % |
| Refus | 106 | 2,9 % |
| Communication impossible après plusieurs tentatives | 577 | 15,6 % |
| Autre | 21 | 0,6 % |
| Non admissible (ne se souvenait pas d'avoir participé) | 54 | 1,5 % |
| A répondu au sondage La note1se situe à la suite du tableau | 637 | 17,3 % |
| Nombre total de participants dans la base de données | 3 692 | 100,0 % |
- Référence provenant du tableau ci-dessus 1 Un total de 12 cas ont été éliminés du fichier d'analyse final parce que les réponses qu'ils contenaient étaient incomplètes.
2.2.2 Données limitées pour l'analyse des impacts
Le fait qu'une bonne partie des activités de programme des projets du programme PCEA soient relativement récentes limite les données administratives dont nous disposons pour évaluer les impacts du programme. Les données de l'ARC sur la rémunération et l'aide au revenu (AR) ne sont disponibles que jusqu'à 2006. Le profil des participants selon la date de fin de leur équivalent de plan d'action (EPA) révèle que très peu d'entre eux avaient terminé leurs activités du programme PCEA avant 2006 - seulement 10 % faisaient état d'une date de fin d'EPA en 2004 ou en 2005. Bien que 48 % aient terminé leur EPA Note de bas de page 4 en 2006, ces données couvrent tout de même une partie considérable du temps qu'ils ont passé à suivre leur programme et comportent des résultats postérieurs au programme qui sont limités.
Compte tenu de la répartition des dates de fin des EPA, il nous faudrait des données de l'ARC qui se terminent en 2008 et en 2009 pour avoir suffisamment de données chronologiques afin d'analyser les résultats postérieurs au programme. En raison du nombre très limité de cas pour lesquels nous avons des détails relatifs aux résultats postérieurs au programme, il n'est pas possible, pour l'instant, de mener une analyse de l'incidence postérieure au programme en fonction des données administratives. Les données d'enquête fourniront quelques détails supplémentaires sur les résultats postérieurs au programme, mais le nombre limité d'observations sur les neuf projets et le manque de données historiques détaillées ne nous permettent pas d'analyser rigoureusement les répercussions à partir des données d'enquête. Par conséquent, l'analyse des données administratives se concentrera sur les résultats des participants au PCEA pendant le programme.
Ce faisant, comme l'analyse ne donnera pas de renseignements permettant d'évaluer les résultats postérieurs au programme des participants au PCEA, il ne sera pas possible de réaliser une analyse coût-efficacité. Nous avons des données agrégées sur le coût par participant, mais aucune sur les impacts nets pour nous permettre de procéder aux calculs de rentabilité. Aussi l'analyse coût-efficacité a-t-elle été remplacée par une simple analyse comparative des coûts.
3. Constatations
La présente section fait état des constatations sur les enjeux et les questions d'évaluation. Après chaque série de constatations, on énumère les données probantes à l'appui extraites de toutes les sources d'enquête.
3.1 Mise en œuvre du programme
Q4 - La structure de reddition de comptes a-t-elle été établie telle que prévue dans le Cadre de gestion et de reddition de comptes axé sur les résultats?
Dans l'ensemble, les progrès vers l'élimination des écarts révélés au cours du processus d'évaluation formative des données sont très limités. Les données sont incomplètes, inexactes et généralement d'une utilité restreinte aux fins de l'évaluation et de la reddition de comptes. Sur les neuf projets examinés, seulement un contenait des données de gestion des cas que l'on pouvait utiliser sans crainte aux fins de reddition de comptes et d'évaluation.
Les plus importantes lacunes observées dans les données sur la gestion des cas sont les suivantes :
- Pour une grande proportion des clients, il n'existe pas de données électroniques sur la gestion des cas. Aussi est-il impossible d'obtenir facilement des données complètes sur la gestion des cas sur place, ou à partir du Fichier de données uniformisées de RHDCC.
- Les données stockées dans les systèmes de gestion des cas sont mal codées dans la majorité des cas, si bien que l'information qui existe sur les types d'interventions offertes aux participants du programme PCEA est inexacte.
- Les coordonnées des clients sont absentes dans 19,4 % des cas.
Les données financières de la plupart des projets sont plus complètes, sauf que pour l'ensemble des projets, il faut travailler à l'établissement d'un lien entre les coûts des projets et chacun des clients.
L'évaluation des données à l'étape formative de l'évaluation du programme PCEA a révélé que, pour la plupart des projets, il faudra travailler très fort pour que les données financières et les données sur la gestion des cas atteignent un niveau acceptable à l'appui de l'évaluation et de la reddition de comptes. L'évaluation des données réalisée en vertu de l'évaluation sommative du programme PCEA se fonde sur les données reçues avant septembre 2007.
L'exercice de mise en correspondance des données a démontré que, dans la plupart des cas, les divers systèmes financiers et systèmes de gestion des cas utilisés dans les neufs projets comportent les champs de données nécessaires pour répondre aux exigences de suivi et d'évaluation. Les principaux problèmes de ces données ont été répertoriés pendant l'exercice d'évaluation des données, au moment où les données réelles sur la gestion des cas contenues dans les systèmes ont fait l'objet d'une évaluation relative à leur champ d'application, ont été validées à partir de dossiers papier, évaluées en fonction des interventions, et associées aux données accessibles dans les systèmes financiers.
Les analyses des lacunes menées pour les neuf projets ont permis de relever des problèmes communs aux systèmes de gestion des cas des projets Note de bas de page 5 :
- Clients qui ont reçu une prestation d'emploi ou ont bénéficié d'une mesure de soutien, mais qui ne font pas partie des fichiers électroniques versés dans le FDU de RHDCC - Puisque ces personnes n'apparaissent pas dans les systèmes Contact IV et ARO Suite Note de bas de page 6 , leur dossier n'est pas versé dans le FDU de RHDCC, si bien qu'elles ne sont pas incluses dans le processus interne de reddition de comptes. Cela signifie qu'elles sont exclues de toute analyse des clients, ce qui se traduit par une sous-évaluation du nombre de personnes qui tirent parti du programme PCEA et des profils imprécis. Le manque d'information sur les participants au programme risque de créer une distorsion dans certaines méthodes d'évaluation. En particulier, l'analyse des données administratives et des données d'enquête sur les participants pencherait vers les participants dont le dossier fait effectivement partie du FDU de RHDCC. Ceux-ci peuvent être représentatifs ou non de la population générale de participants au PCEA. L'orientation de cette distorsion serait difficile à déterminer en l'absence de données sur la population globale.
- Clients qui ont reçu une prestation d'emploi, mais qui n'ont pas de dossier papier de gestion des cas - Dans le cas de certaines personnes, les systèmes financiers indiquent que des paiements leur ont été versés sans qu'aucun dossier papier de gestion des cas n'ait été établi. Il est important, aux fins de la reddition de comptes et de l'évaluation, qu'il existe un dossier papier pour chaque personne.
- Manque de données de gestion des cas sur les caractéristiques des clients ou l'imprécision des données existantes - Lorsque les dossiers de Contact IV ont été comparés avec les dossiers papier, on a constaté que certaines données manquantes dans Contact IV existaient dans les dossiers papier. Les données manquantes relatives aux caractéristiques des clients influent sur l'exactitude du profil des clients et sur toute stratégie d'échantillonnage aux fins d'évaluation. Cette lacune serait comblée si les employés affectés au projet entraient des données supplémentaires.
- Manque de renseignements ou renseignements inexacts sur les interventions des clients - Lorsque les dossiers de Contact IV ont été comparés avec les dossiers papier, on a constaté que de nombreuses interventions avaient été mal codées. Par exemple, les interventions du Développement des compétences avaient souvent été inscrites dans les dossiers de Contact IV comme des Partenariats pour la création d'emplois ou des programmes autochtones - Autres. Cette lacune entraîne le téléchargement en amont de données inexactes et prêtant à confusion dans le FDU de RHDCC, qui est ensuite utilisé aux fins de reddition de comptes et d'évaluation.
- Omission de clore les plans d'action - Dans certains cas, de larges proportions de plans d'action dans Contact IV ou ARO Suite avaient été laissés ouverts. Si certains plans d'action pouvaient légitimement être laissés ouverts parce que les clients participaient alors à des interventions, on en a trouvé pour lesquels il n'y avait pas eu d'activité pendant plus d'un an. Il est important de clore les plans d'action une fois que les interventions sont terminées, de manière à saisir les résultats des plans d'action aux fins de reddition de comptes et d'évaluation.
La lacune la plus courante relevée dans les systèmes financiers des projets est la suivante :
- Non-réaffectation des coûts aux clients - Les coûts de formation, les montants accordés aux apprenants, etc. doivent être réaffectés à raison d'un montant par client, de manière à ce que des résultats individuels puissent être reliés aux coûts des interventions et aux dépenses totales du programme ayant permis d'atteindre ces résultats.
Dans l'ensemble, les résultats qui précèdent révèlent qu'il y a eu très peu d'amélioration de la qualité de ces données par rapport aux conclusions tirées de l'évaluation formative. Les données sont incomplètes, inexactes et d'une utilité généralement restreinte sur le plan de l'évaluation et de la reddition de comptes.
Il n'y avait généralement pas de différences marquantes entre les données de gestion des cas des projets du programme PCEA et le FDU de RHDCC. La seule exception se trouvait dans les services d'emploi. Il arrive parfois que les évaluations des clients en particulier soient saisies dans les données de gestion des cas des projets du programme PCEA, mais qu'elles ne soient pas téléchargées en amont dans le FDU. Les interventions en counseling d'emploi font généralement partie de ces téléchargements, mais ce n'est pas le cas des évaluations des clients.
Les lacunes au chapitre des données financières, décelées à l'étape de l'évaluation formative du programme PCEA, n'ont pas été comblées de façon satisfaisante. Sur les neuf projets, seulement deux ont été en mesure de fournir des données financières en ce qui concerne les clients, et aucune de ces données ne contenait d'identifiants uniques permettant de les rattacher aux données de gestion des cas.
Voici quelques problèmes qui ont nui à la qualité des données :
- Manque de soutien et de formation - Le personnel des projets a souvent soulevé cette question. L'accès à la formation en Contact IV a été jugé particulièrement problématique, tout comme le soutien continu après la formation initiale. De façon générale, le soutien et la formation posaient également problème dans d'autres domaines.
- Roulement de personnel - Ce problème était particulièrement important pour un grand nombre de projets du programme PCEA où le taux de roulement était élevé. Cette situation est particulièrement problématique lorsqu'elle est combinée à un manque de soutien et de formation.
- Limites des logiciels - RHDCC a été incapable de dicter l'utilisation d'une base de données uniformisée. Les limites des logiciels de gestion des cas (en particulier Contact IV) se répercutent souvent sur la qualité des données :
- Dans Contact IV, l'utilisateur ne peut entrer une intervention dont la date de départ est antérieure à un an avant la date actuelle. Cela empêche le nettoyage des données.
- L'incapacité de modifier les données une fois qu'un plan d'action est terminé cause des problèmes du même genre.
- Contact IV est un système indépendant qui doit être installé sur chaque ordinateur ou réseau où s'effectue la saisie des données. Cette mesure crée d'importants problèmes de mise en application et de soutien de logiciels avec lesquels bon nombre de bureaux administratifs du programme PCEA ont du mal à composer.
- Certains projets du programme PCEA sont mis en œuvre avant qu'un processus efficace de collecte des données ne soit mis en place - les processus de collecte des données doivent être conçus, validés et documentés avant la mise en application par souci d'efficacité et pour qu'ils soient clairement compris des employés. Les processus de collecte des données doivent être uniformisés, mais à la fois assez souples pour répondre aux besoins de divers modes de prestation.
- Le manque de compréhension des définitions des codes d'intervention du FDU - bon nombre de problèmes relatifs aux données sont le résultat du codage de la formation sous les catégories « Autochtones - Autres » ou « Partenariats pour la création d'emplois »; une meilleure formation et des définitions plus claires devraient aider à remédier à la situation.
- Manque de suivi - les données de gestion des cas font rarement l'objet d'un suivi équivalent à celui qu'on exerce à l'égard des données financières. Il faudrait suivre de plus près les données de gestion des cas. Par exemple, les données du FDU peuvent être validées en fonction des accords et des rapports sur les activités. Un téléchargement mensuel plutôt que trimestriel rendrait le suivi plus opportun.
- Absence de lien clair entre les données financières et les données de gestion des cas - les données financières seraient meilleures si les coûts d'intervention étaient documentés au même moment qu'une intervention est saisie.
Q5 - Les services offerts étaient-ils adaptés à la clientèle cible?
La majorité des répondants à l'enquête ont déclaré qu'ils avaient pris part à un programme de formation et de perfectionnement des compétences scolaires (76 %), et 30 % ont indiqué posséder une expérience en milieu de travail. Dans l'ensemble, les participants ont jugé que les services et programmes étaient plus utiles pour acquérir des compétences que pour gagner de l'expérience de travail ou se trouver un emploi.
Une forte majorité de répondants étaient satisfaits ou très satisfaits des programmes et services d'emploi que leur avait procurés le PCEA.
La majorité des participants ont déclaré qu'ils avaient pris part à un programme de formation ou de perfectionnement des compétences scolaires, mais certains ont aussi acquis de l'expérience en milieu de travail ou obtenu des services d'accès au milieu de travail. Une forte majorité des répondants ont indiqué qu'ils avaient pris part à un programme de formation - 76 %. Un pourcentage beaucoup plus faible ont fait état d'une expérience en milieu de travail : environ 30 % des répondants ont mentionné qu'ils avaient acquis de l'expérience de travail parce qu'ils avaient pris part au PCEA. Dans l'ensemble des projets, l'expérience en milieu de travail variait de 87 % à moins de 20 %.
Environ un répondant sur trois (33 %) a déclaré avoir reçu des services d'emploi comme un atelier ou des conseils en matière de recherche d'emploi, des conseils ou de l'aide à la rédaction d'un curriculum vitae, des techniques de préparation à l'entrevue ou de simulation d'entrevue, ou encore de l'aide pour élaborer un plan de carrière ou de formation. Cette statistique semble sous-estimée puisque tous les projets, dans le cadre de leur processus d'admission, offraient des services d'évaluation et de préparation à l'entrevue, et que la plupart offraient également de l'aide à la recherche d'emploi à leurs participants.
Selon les résultats de l'enquête, la majorité des participants ont reçu des services d'aide à l'emploi - 51 % ont déclaré qu'ils avaient reçu de l'aide pour s'acheter du matériel, comme des gants et des bottes de travail, ou pour couvrir les coûts de logement, de garde d'enfants, de transport et autres. Parmi ces participants, 42 % ont déclaré avoir reçu de l'aide pour s'acheter des bottes de travail, des vêtements ou autres accessoires, 17 % ont dit avoir reçu de l'aide pour payer leurs frais de transport, 10 % pour les coûts de logement, et 4 % ont reçu de l'aide pour payer les frais de garde d'enfants.
Dans l'ensemble, une forte majorité (88 %) des répondants se sont dits satisfaits ou très satisfaits des programmes et services d'emploi que leur avait procurés le PCEA. Un peu plus de 35 % étaient très satisfaits et 53 % étaient satisfaits, comparativement à 7 % de répondants insatisfaits ou très insatisfaits. Les répondants ont indiqué avoir eu du mal à se prévaloir des programmes et services dont ils avaient besoin dans une proportion de 8 %, ce qui est cohérent avec le taux élevé de satisfaction.
Dans l'ensemble, les répondants ont déclaré que les services et programmes d'acquisition de compétences étaient meilleurs que ceux qui sont axés sur l'acquisition d'expérience de travail ou la recherche d'emploi (tableau 3.1). Voici les résultats en ce qui concerne l'acquisition des compétences :
- très utiles pour l'acquisition de compétences à utiliser dans l'industrie ciblée - 70 %;
- très utiles pour acquérir des compétences propres à un emploi - 67 %;
- très utiles pour acquérir des compétences à utiliser à l'extérieur de l'industrie ciblée - 54 %.
Les résultats de même nature concernant l'expérience de travail et l'emploi étaient les suivants :
- très utiles pour acquérir de l'expérience en milieu de travail - 39 %;
- très utiles pour obtenir de l'aide à l'emploi ou au travail indépendant - 35 %.
| Inutiles | Légèrement utiles | Assez utiles | Très utiles | Total | Nombre de répondants | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Acquisition de compétences propres à un emploi | 3,7 % | 8,7 % | 21,0 % | 66,7 % | 100,0 % | 519 |
| Acquisition de compétences utiles dans l'industrie ciblée | 5,8 % | 6,4 % | 18,0 % | 69,8 % | 100,0 % | 517 |
| Acquisition de compétences utiles ailleurs que dans l'industrie ciblée | 8,1 % | 15,2 % | 22,4 % | 54,3 % | 100,0 % | 514 |
| Acquisition d'expérience en milieu de travail | 31,2 % | 11,4 % | 18,0 % | 39,4 % | 100,0 % | 505 |
| Recherche d'emploi ou aide au travail indépendant | 31,7 % | 15,2 % | 18,3 % | 34,8 % | 100,0 % | 514 |
Les répondants à l'enquête ont également jugé que les programmes et services étaient plus utiles pour accroître la confiance et la motivation que pour aider à la planification de carrière ou à la formation et aux études (tableau 3.2). Voici les résultats en ce qui concerne les mesures visant à accroître la confiance et la motivation :
- très utiles pour accroître la confiance en soi - 59 %;
- très utiles pour accroître l'optimisme vis-à-vis des perspectives de travail - 42 %;
- très utiles pour accroître la motivation à atteindre des objectifs personnels et de carrière - 40 %.
Voici les résultats en ce qui concerne la planification de carrière et la formation ou les études plus poussées :
- très utiles pour clarifier le genre de carrière qui conviendrait le mieux - 33 %;
- très utiles pour poursuivre sa formation ou ses études - 33 %.
| Inutiles | Légèrement utiles | Assez utiles | Très utiles | Total | Nombre de répondants | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Amélioration de la confiance en soi | 6,6% | 5,6% | 28,9% | 59,0% | 100,0% | 519 |
| Amélioration de la motivation à atteindre des objectifs personnels et de carrière | 6,2% | 15,6% | 38,2% | 40,0% | 100,0% | 520 |
| Amélioration du niveau d'optimisme vis-à-vis des perspectives d'emploi | 9,8% | 15,1% | 32,8% | 42,3% | 100,0% | 514 |
| Clarification du genre de carrière qui conviendrait le mieux | 12,9% | 16,8% | 37,1% | 33,2% | 100,0% | 509 |
| Aide à la poursuite d'un autre programme de formation ou d'enseignement | 30,1% | 17,0% | 20,4% | 32,6% | 100,0% | 517 |
Q8 - A-t-on réussi à joindre les clients et les communautés cibles?
La forte majorité des participants au PCEA étaient des Indiens inscrits Note de bas de page 7 (participants vivant dans les réserves ou hors des réserves) de sexe masculin, de moins de 35 ans et célibataires. Le faible taux de participation des femmes est chose courante dans les projets du secteur des ressources, sauf que, dans certains projets du programme PCEA, on a réussi à recruter presque autant de femmes que d'hommes.
Le mécanisme ayant servi à cibler et à recruter les participants au PCEA s'est traduit par la participation de clients qui avaient besoin d'aide. Dans l'ensemble, les participants au PCEA montraient un faible niveau de scolarité et peu d'expérience de travail, et ils n'occupaient pas d'emploi à temps plein stable avant leur participation au programme.
La majorité des clients du programme PCEA étaient :
- des hommes - 70 %
- jeunes - 30 % avaient moins de 25 ans, et les deux tiers (63 %) avaient moins de 35 ans;
- célibataires - 66 %.
Il n'est pas rare que le taux de participation des femmes dans les projets du secteur des ressources soit faible, sauf que, dans certains projets, on a réussi à recruter presque autant de femmes que d'hommes. C'est le cas de la mine de diamants Victor (49 % de femmes) et d'Aboriginal Mine Works (47 % de femmes).
D'après les données administratives dont on dispose, 42 % des participants aux projets du programme PCEA étaient des Indiens inscrits vivant en dehors des réserves, et 38 % étaient des Indiens inscrits vivant dans les réserves. Le reste était composé d'Indiens non inscrits (2 %), de Métis (9 %) et d'Inuits (9 %).
Le ciblage et le recrutement des participants au PCEA s'est traduit par la participation de clients qui avaient besoin d'aide. Dans l'ensemble, les participants au PCEA affichaient un faible niveau de scolarité et peu d'expérience de travail, et ils n'occupaient pas d'emploi à temps plein stable avant leur participation au programme. Plus de la moitié des participants n'avaient pas terminé leur secondaire (51 %), dont 8 % n'avaient que des études primaires. Environ 42 % avaient terminé leur secondaire et seulement 7 % avaient poursuivi des études postsecondaires partielles. Le revenu gagné moyen des participants au PCEA avant le programme était assez bas, à un peu moins de 9 000 $. Une grande majorité des participants gagnaient en-deçà de 10 000 $ (74 %), dont 38 % qui ne déclaraient pas de revenu gagné pour le compte d'un employeur. Seulement 15 % gagnaient plus de 20 000 $. Dans trois projets du programme PCEA, le revenu gagné moyen pour le compte d'un employeur était inférieur à 4 000 $ pour la période précédant le programme.
La majorité des participants n'avaient pas eu d'emploi à temps plein stable dans l'année ayant précédé leur participation au programme. Le nombre moyen de mois passés à occuper un emploi à temps plein se situait à 4,7. Autrement dit, les participants avaient consacré seulement 39 % de leur temps à travailler à temps plein sur les 12 mois qui ont précédé leur participation au PCEA (un pourcentage légèrement supérieur si nous incluons l'aide au travail indépendant).
Les participants au PCEA bénéficiaient de l'assurance-emploi (AE) et de l'aide au revenu (AR) de façon limitée. En moyenne, les participants au PCEA avaient reçu 1 400 $ de prestations d'AE dans l'année ayant précédé le début de leur participation au programme. Environ 22 % des participants avaient reçu de l'AE dans l'année ayant précédé le début de leur participation. Le versement de prestations d'AR était encore plus faible. En moyenne, la somme d'AR reçue au cours de l'année précédente était de 500 $. Seulement 15 % des participants avaient reçu des prestations d'AR l'année précédente.
3.2 Résultats de la participation
Q11 - Le PCEA a-t-il contribué à améliorer la capacité de remédier aux problèmes d'emploi auxquels se heurtent les Autochtones?
Q13 - Dans quelle mesure le programme PCEA a-t-il procuré aux Autochtones une capacité accrue de participer à la vie de la communauté, d'être concurrentiels sur le marché du travail ainsi que d'obtenir et de conserver un emploi?
Dans l'ensemble, on a observé très peu d'évolution de la rémunération des participants au PCEA au cours de la première année de leur participation au programme, et une augmentation modeste dans la deuxième année de participation - rémunération légèrement supérieure à celle des années qui ont précédé la participation au programme. Cependant, l'échéancier de la mesure des résultats de rémunération est trop court et nous empêche d'évaluer les résultats postérieurs au programme, étant donné que la plupart des participants n'avaient pas terminé leur programme ou venaient tout juste de le terminer.
Environ quatre participants au PCEA sur dix s'étaient trouvé un emploi dans le secteur ciblé par le projet, et parmi tous les participants au programme, environ un sur quatre a indiqué avoir trouvé un poste dans le secteur grâce aux études ou aux compétences acquises en participant à un programme.
Une forte majorité de participants qui ont décroché un emploi dans l'industrie ciblée ont déclaré que les programmes et services dont ils avaient bénéficié avaient eu de l'importance pour leur permettre d'obtenir un emploi. En tout, 80 % des emplois trouvés dans l'industrie ciblée par les répondants à l'enquête exigeaient des études ou une compétence particulière. Les participants étaient trois fois plus susceptibles de se trouver du travail dans l'industrie ciblée à la suite de leur participation au programme.
Huit participants sur dix occupaient un emploi au cours des 12 mois précédant l'enquête, et avaient passé, en moyenne, 6,6 mois à travailler avant que ne débute l'enquête. La période consacrée à un emploi à temps plein avait augmenté de 15 points de pourcentage par rapport à l'année précédant la participation au programme, tandis que la période passée à occuper un emploi à temps partiel ou au chômage et en recherche d'emploi était plus courte. En dépit de la hausse de l'emploi, moins du quart des participants ont déclaré qu'ils travaillaient toujours dans l'industrie ciblée.
L'analyse du succès des programmes n'a examiné que les résultats de programme, et non les impacts nets de la participation au programme, puisqu'il n'était pas possible de mener cette analyse à l'aide de méthodes traditionnelles comme l'analyse " avant et après " avec groupe de comparaison et traitement. Voici les raisons pour lesquelles il a été impossible de procéder à l'analyse ou au calcul des impacts nets :
- données de programme sur les participants limitées ou inexactes, notamment en ce qui a trait au type d'intervention dont ils ont bénéficié;
- peu de cas comportaient des données sur les résultats pour la période qui a suivi la fin de la participation au PCEA;
- les limites des données du programme PCEA empêchaient l'élaboration d'un groupe de comparaison valable.
Résultats sur le plan de la rémunération
Dans l'ensemble, on observe très peu d'évolution de la rémunération au cours de la première année du programme pour les participants au PCEA (tableau 3.3). La rémunération moyenne a augmenté de 700 $, étant passée de 7 900 $ l'année précédente à 8 600 $ au cours de la première année du programme. La hausse de rémunération variait beaucoup entre les projets du programme PCEA. La plus forte hausse moyenne est celle qu'a procurée le projet de mines industrielles dans les Territoires du Nord-Ouest, à 6 000 $, la rémunération étant passée de 17 000 $ pour l'année précédant le début du programme à 23 000 $ au cours de la première année du programme.
| Rémunération avant la première année du programme | 7 933 $ |
|---|---|
| Rémunération pendant la première année du programme | 8 639 $ |
| Évolution en un an | 706 $ |
| Nombre de participants | 3 277 |
Dans l'année qui a suivi la première année du programme, la rémunération moyenne versée par les employeurs a augmenté de 2 700 $, étant passée de 7 100 $ l'année précédant le début du programme à 9 800 $ un an après la participation au programme (tableau 3.4). Cette augmentation moyenne est légèrement supérieure à l'augmentation de la rémunération dont avaient bénéficié les participants au cours des années précédentes, soit avant le programme. L'augmentation moyenne entre la situation telle qu'elle était trois ans avant le début du programme et la première année du programme s'est établie à 1 200 $, étant passée de 5 900 $ à 7 100 $. Comme pour les résultats de la première année du programme dont il était question précédemment, la hausse de la rémunération touchée par les participants au projet de mines industrielles dans les Territoires du Nord-Ouest a été beaucoup plus marquée que les hausses obtenues dans n'importe quel autre projet. La rémunération moyenne s'établissant à 16 400 $ un an avant le début du programme est passée à 38 000 $ un an après la première année, ce qui constitue une hausse moyenne de 21 600 $. Le pourcentage de participants qui gagnaient plus de 40 000 $ est passé de 13 % à 41 %.
| Rémunération avant la première année du programme | 7 101 $ |
|---|---|
| Rémunération pendant la première année du programme | 7 705 $ |
| Rémunération un an après le début du programme | 9 840 $ |
| Première année - un an avant | 604 $ |
| Un an après - un an avant | 2 739 $ |
| Nombre de participants | 1 974 |
Emplois trouvés dans l'industrie ciblée
Moins de la moitié des participants au PCEA s'étaient trouvés du travail dans l'industrie ciblée par le projet au moment où a été réalisée l'enquête. Depuis le début de leur participation au programme, 43 % des répondants ont indiqué qu'ils avaient travaillé dans l'industrie ciblée par le projet du programme PCEA. Si on tient compte de la note de zéro attribuée aux répondants qui n'avaient pas d'emploi dans l'industrie ciblée, les répondants ont déclaré, en moyenne, 4,3 mois d'emploi à temps plein dans l'industrie ciblée.
La majorité des participants qui avaient trouvé un emploi dans l'industrie ciblée jugeaient que les programmes et services avaient été importants dans l'obtention de leur emploi. Environ 76 % des répondants ont indiqué que les programmes et services avaient été importants ou très importants, 47 % ayant attribué la mention très important. Seulement 13 % ont déclaré que les programmes et services avaient eu une importance nulle ou à peu près nulle.
Dans l'ensemble, 26 % des répondants à l'enquête se sont trouvé un emploi dans l'industrie qui exigeait une scolarité et des compétences particulières, et les répondants les avaient obtenues en prenant part au PCEA. Une autre tranche de 9 % des participants s'étaient trouvé du travail n'exigeant ni scolarité ni compétences particulières dans l'industrie.
Environ 80 % des emplois trouvés dans l'industrie ciblée par les répondants à l'enquête exigeaient une scolarité ou une compétence particulières, et les participants étaient trois fois plus susceptibles de se trouver du travail dans l'industrie ciblée à la suite de leur participation au programme que de se trouver un emploi exigeant une scolarité ou des compétences particulières qu'ils possédaient déjà avant de prendre part au programme.
Pour mesurer le maintien en emploi dans l'industrie ciblée, nous avons demandé aux répondants qui s'étaient trouvé du travail dans l'industrie ciblée à un moment ou à un autre après leur participation au PCEA s'ils travaillaient toujours dans cette industrie. Dans l'ensemble, le pourcentage de répondants qui travaillaient dans l'industrie ciblée au moment de l'entrevue est relativement faible, à 23 %. Ce pourcentage est en grande partie le résultat du nombre de répondants qui ont été incapables de se trouver du travail dans l'industrie depuis le début de leur participation au programme. Plus de la moitié de ceux qui avaient trouvé un emploi (43 %, soit 23 % qui ont conservé leur emploi dans l'industrie ciblée et 20 % qui avaient occupé un emploi dans l'industrie ciblée, mais qui n'y travaillaient plus au moment de l'entrevue) travaillaient toujours dans l'industrie ciblée au moment de l'entrevue.
| Depuis [date de début du programme], avez-vous occupé un emploi dans [industrie ciblée]? | |
|---|---|
| Oui | 42,9 % |
| Non | 57,1 % |
| Total | 100,0 % |
| Nombre de répondants | 623 |
| Nombre de mois d'emploi à temps plein (30 heures par semaine ou plus) | 4,3 |
| Nombre de répondants | 603 |
| Dans l'ensemble, quelle a été l'importance des programmes et services que vous a offerts [agent de prestation] dans l'obtention d'un emploi dans [industrie ciblée]? | |
| Pas du tout importants | 5,4 % |
| Peu importants | 7,3 % |
| Assez importants | 11,9 % |
| Importants | 28,4% |
| Très importants | 47,1 % |
| Total | 100,0 % |
| Nombre de répondants | 263 |
| Obtention d'un emploi grâce à la scolarité et aux compétences acquises par l'intermédiaire d'un agent de prestation | |
| Scolarité et compétences nécessaires pour l'emploi dans l'industrie ciblée obtenues grâce au programme | 26,1 % |
| Scolarité et compétences nécessaires pour un emploi dans l'industrie ciblée obtenues autrement que grâce au programme | 7,7 % |
| Aucune exigence de scolarité ou de compétences pour l'emploi dans l'industrie ciblée | 9,0 % |
| 57,2 % | |
| Total | 100,0 % |
| Nombre de répondants | 623 |
| Travaillez-vous toujours dans [industrie ciblée]? | |
| Oui | 22,6 % |
| Non | 20,1 % |
| N'a pas travaillé dans l'industrie ciblée | 57,3 % |
| Total | 100,0 % |
| Nombre de répondants | 620 |
Emploi
En tout, 81 % des participants avaient travaillé dans les 12 mois qui ont précédé l'enquête (tableau 3.6). Le pourcentage des répondants qui ont déclaré avoir occupé un emploi s'établissait à 80 % et plus pour l'ensemble des projets, à une exception près. Environ 67 % des répondants de l'Initiative d'Hydro Manitoba ont déclaré avoir travaillé dans les 12 mois précédant l'enquête.
Une majorité de répondants qui s'étaient trouvé du travail dans les 12 mois qui ont précédé l'enquête jugeaient que les programmes et services du programme PCEA qu'ils avaient reçus de la part d'un agent de prestation avaient été importants ou très importants dans l'obtention de leur emploi - environ 53 % (dont 35 % qui ont donné une évaluation " très importante ") contre 36 % qui estimaient que les programmes et services avaient été d'une importance nulle ou à peu près nulle.
Sur le plan de leur situation d'emploi actuelle (au moment de l'entrevue), 45 % des répondants travaillaient, dont 37 % à temps plein (30 heures par semaine ou plus). En tout, 28 % des répondants ont déclaré qu'ils étaient au chômage et à la recherche d'un emploi au moment où l'enquête a été menée, et 5 % étaient au chômage et ne se cherchaient pas de travail. Un nombre considérable de participants étaient toujours aux études ou en formation (10 %).
| Emploi au cours des 12 mois qui ont précédé l'enquête? | |
|---|---|
| Emploi au cours des 12 mois qui ont précédé l'enquête? | 80,7 % |
| Sans emploi au cours des 12 mois qui ont précédé l'enquête | 19,3 % |
| Total | 100,0 % |
| Nombre de répondants | 622 |
| (S'il y a eu emploi au cours des 12 mois précédents) Dans l'ensemble, quelle a été l'importance des programmes et services qui vous ont été offerts par [agent de prestation] dans l'obtention de cet emploi? | |
| Pas du tout importants | 28,5 % |
| Peu importants | 7,8 % |
| Assez importants | 10,2 % |
| Importants | 18,0 % |
| Très importants | 35,4 % |
| Total | 100,0 % |
| Nombre de répondants | 468 |
| Quel énoncé décrit le mieux ce que vous faites actuellement? | |
| Salarié pour un employeur à raison de 30 heures par semaine ou plus | 36,5 % |
| Salarié pour un employeur à moins de 30 heures par semaine | 6,3 % |
| Travailleur indépendant/autonome | 2,4 % |
| Aux études/en formation/à l'université/au collège | 10,6 % |
| En congé - maternité/maladie | 2,2 % |
| Retraité | 0,6 % |
| Au foyer à temps plein | 3,5 % |
| Ne travaille pas et cherche du travail | 28,0 % |
| Ne travaille pas et ne cherche pas de travail | 5,0 % |
| Autre | 4,8 % |
| Total | 100,0% |
| Nombre de répondants | 624 |
Douze mois avant de prendre part au programme, les répondants avaient passé 6,6 mois à travailler (à temps plein, à temps partiel, comme travailleurs autonomes, à temps partiel et aux études à temps partiel), soit 58 % (6,6/12) de leur temps (tableau 3.7). La majeure partie de cette période, soit 5,5 mois, avait été passée à occuper un emploi à temps plein. La deuxième moyenne mensuelle en importance correspond aux répondants qui ont déclaré avoir passé quelques mois au chômage et à la recherche d'un emploi, ou aux études ou en formation. Dans l'ensemble, environ 2,3 mois ont été passés au chômage et à la recherche d'un emploi, et 1,3 mois aux études ou en formation.
Dans l'ensemble, par rapport aux 12 mois qui ont précédé la participation au programme, l'emploi à temps plein avait augmenté en moyenne de 0,7 mois, étant passé d'une moyenne de 4,8 mois à 5,5 mois, soit 15 points de pourcentage de plus. Parallèlement à cela, on a observé une baisse statistiquement significative de l'emploi à temps partiel, qui est passé de 1,2 à 0,7 mois, soit une baisse moyenne de 0,5 mois.
| Activités sur le marché du travail au cours des 12 mois précédant l'enquête | |
|---|---|
| Mois au travail à temps plein | 5,5 |
| Mois au travail à temps partiel | 0,7 |
| Mois comme travailleur indépendant | 0,3 |
| Mois aux études ou en formation à temps plein | 1,3 |
| Mois aux études et au travail à temps partiel | 0,1 |
| Mois au chômage et à la recherche d'un emploi | 2,2 |
| Mois en attente de rappel pour un emploi saisonnier | 0,3 |
| Mois au chômage sans recherche d'emploi | 1,0 |
| Mois consacrés à d'autres activités* | 0,6 |
| Total de mois | 12,0 |
| Nombre de répondants | 522 |
| Activités sur le marché du travail au cours des 12 mois précédant le programme | |
| Mois au travail à temps plein | 4,8 |
| Mois au travail à temps partiel | 1,2 |
| Mois comme travailleur indépendant | 0,2 |
| Mois aux études ou en formation à temps plein | 1,3 |
| Mois aux études et au travail à temps partiel | 0,0 |
| Mois au chômage et à la recherche d'un emploi | 2,5 |
| Mois en attente de rappel pour un emploi saisonnier | 0,4 |
| Mois au chômage sans recherche d'emploi | 0,8 |
| Mois consacrés à d'autres activités* | 0,7 |
| Total de mois | 12,0 |
| Nombre de répondants | 522 |
| Hausse ou baisse du taux d'activité (12 mois avant l'enquête - 12 mois avant le programme) | |
| Mois au travail à temps plein | 0,7** |
| Mois au travail à temps partiel | -0,5* |
| Mois comme travailleur indépendant | 0,1 |
| Mois aux études ou en formation à temps plein | 0,0 |
| Mois aux études et au travail à temps partiel | 0,0 |
| Mois au chômage et à la recherche d'un emploi | -0,3 |
| Mois en attente de rappel pour un emploi saisonnier | 0,0 |
| Mois au chômage sans recherche d'emploi | 0,2 |
| Mois consacrés à d'autres activités* | -0,1 |
| Nombre de répondants | 522 |
| * p<,05 ** p<,01 *** p<,001 | |
Assurance-emploi (AE) et aide au revenu (AR)
La somme moyenne des prestations d'AE est demeurée pour ainsi dire inchangée entre l'année qui a précédé le début du programme et la première année du programme (tableau 3.8). En moyenne, les prestations d'AE n'avaient augmenté que de 34 $, la somme moyenne de prestations d'AE reçue ayant été d'environ 1 500 $ au cours des deux années. Il y a eu aussi évolution très faible du versement moyen de prestations d'AE lorsqu'on compare les prestations d'AE reçues l'année précédente avec le montant moyen de prestations d'AE reçues un an après le début du programme, soit une baisse de seulement 19 $ (tableau 3.9).
| Prestations d'AE avant la première année du programme | 1 467 $ |
|---|---|
| Prestations d'AE pendant la première année du programme | 1 501 $ |
| Évolution en un an | 34 $ |
| Nombre de participants | 3 279 |
| Prestations d'AE avant la première année du programme | 1 507 $ |
|---|---|
| Prestations d'AE pendant la première année du programme | 1 414 $ |
| Prestations d'AE un an après la première année | 1 488 $ |
| Première année - un an avant | -$93 $ |
| Un an après - un an avant | -$19 $ |
| Nombre de participants | 1 975 |
Pour ce qui est de l'AR, les participants au PCEA ont reçu, en moyenne, un montant peu élevé, et celui-ci est demeuré pratiquement inchangé entre l'année qui a précédé le début du programme et la première année du programme (tableau 3.10). En moyenne, les prestations d'AR n'ont augmenté que de 75 $, la somme moyenne de prestations d'AR reçue ayant été d'environ 500 $ au cours des deux années. De plus, il y a eu très peu de changements au revenu moyen d'AR lorsqu'on compare le revenu d'AR reçu au cours de l'année précédente et le revenu d'AR moyen reçu un an après le début du programme, soit une baisse de seulement 11 $ (tableau 3.11).
| Revenu d'AR avant la première année du programme | 572 $ |
|---|---|
| Revenu d'AR pendant la première année du programme | 497 $ |
| Évolution en un an | -75 $ |
| Nombre de participants | 2 677 |
| Revenu d'AR avant la première année du programme | 546 $ |
|---|---|
| Revenu d'AR pendant la première année du programme | 498 $ |
| Revenu d'AR un an après la première année | 535 $ |
| Première année - un an avant | -48 $ |
| Un an après - un an avant | -11 $ |
| Nombre de participants | 1 517 |
3.3 Comparaison des coûts
Q14 - Les projets du programme PCEA ont-ils un bon rapport coût-efficacité? Si oui, lesquels sont les plus rentables?
Q15 - En quoi les projets subventionnés par le PCEA se comparent-ils à d'autres programmes semblables dans ce domaine?
En raison des limites de données mentionnées précédemment, il a été impossible de calculer le rapport coût-efficacité du programme PCEA jusqu'à présent. Une simple analyse des coûts a révélé que le coût moyen par participant s'établissait à 12 800 $. Le coût moyen variait de 6 900 $ à 26 600 $, mais ces coûts sont surestimés puisque les données démographiques excluent certains clients.
On remarque que, pour l'instant, pratiquement aucun des projets ne compte suffisamment de participants (et dans la plupart des cas aucun participant) pour lesquels nous avons un an ou plus de données administratives sur les résultats postérieurs au programme. Au mieux, la rémunération et les résultats connexes mesurés dans le présent rapport reflètent leurs résultats obtenus pendant le programme. Il ne serait pas indiqué de procéder à une analyse coût-efficacité pour l'instant, compte tenu de la courte durée des résultats observés. Aussi l'analyse coût-efficacité a-t-elle été remplacée par une simple analyse comparative des coûts.
Les données administratives ont fourni les renseignements détaillés nécessaires au calcul des coûts par participant pour l'analyse comparative des coûts. Les données sur les dépenses et le nombre de participants reflétaient l'état des projets au 30 septembre 2007. Selon les données administratives fournies, les dépenses totales des projets (frais d'administration compris) se sont élevées à 54 677 887 $ pour 4 261 participants, soit un coût total moyen du programme de 12 800 $. On observe une grande variation des coûts moyens du programme selon le projet. Les coûts moyens varient de 6 900 $ à 26 600 $. Cet écart s'explique peut-être en partie par l'inscription des participants qui n'ont reçu que des Services d'aide à l'emploi (SAE).
3.4 Reddition de comptes
Q16 - A-t-on mis en place de bonnes mesures de protection pour que les investissements du gouvernement fédéral ne viennent pas empiéter sur les investissements provenant d'ailleurs ou les dédoubler?
Q17 - Le programme PCEA a-t-il entraîné des investissements supplémentaires de la part des partenaires des projets?
Q18 - Les investissements du programme PCEA représentent-ils un ajout aux actuels investissements non fédéraux?
Les résultats tirés de l'évaluation des données indiquent que, pour de nombreux projets, il faudra travailler à l'élaboration de leur système financier et de leur système de gestion des cas pour bien faire en sorte qu'il n'y ait pas de dédoublement ni d'empiètement des investissements non fédéraux et veiller à ce que nous disposions de renseignements précis pour surveiller et évaluer les dépenses. L'analyse des données administratives a révélé un dédoublement pratiquement nul des interventions du programme PCEA et des prestations d'emploi sous le régime des Ententes sur le développement du marché du travail (EDMT). Si on exclut les services d'emploi, une intervention du programme PCEA sur quatre chevauchait une intervention en vertu de l'Entente sur le développement des ressources humaines autochtones (EDRHA). Bien qu'il soit impossible de déterminer, à l'aide des données administratives, si ces interventions faisaient partie du même plan pour le retour au travail ou s'il s'agissait de personnes ayant demandé des services indépendamment dans le cadre de chacun des programmes, le fait que la plupart des projets fonctionnent de concert avec l'EDRHA nous incite à croire qu'il 's'agissait effectivement d'activités complémentaires.
Les résultats tirés de l'évaluation des données indiquent que, pour de nombreux projets, il faudra travailler à l'élaboration de leur système financier et de leur système de gestion des cas pour bien faire en sorte qu'il n'y ait pas de dédoublement ni d'empiètement des investissements non fédéraux et veiller à ce que nous disposions de renseignements précis pour surveiller et évaluer les dépenses. Pour huit des neuf projets, les systèmes de gestion des cas ne reflètent pas avec précision les diverses activités de programme entreprises dans le cadre des projets.
Les données administratives ont fourni une mesure directe du dédoublement entre les clients du programme PCEA et ceux des EDMT et des EDRHA. À cet égard, la date de début des interventions des EDMT et des EDRHA auxquelles les clients du programme PCEA ont pris part a été comparée à la date de début et à la date de fin des EPA du programme PCEA. Les interventions des EDMT et des EDRHA ont été classées comme étant des SAE seulement ou des interventions comprenant au moins une prestation d'emploi, comme le Développement des compétences, les Subventions salariales ciblées, les Prestations pour activité indépendante et les Partenariats pour la création d'emplois. Nous nous sommes intéressés surtout au chevauchement entre les prestations d'emploi versées en vertu des EDRHA et des EDMT plutôt qu'aux SAE, étant donné que les clients du programme PCEA peuvent faire l'objet d'évaluations ou recevoir des conseils et des services liés aux SAE dans le cadre d'une EDMT ou d'une EDRHA, puis être dirigés vers le PCEA.
Le taux de dédoublement entre les EPA du programme PCEA et les interventions des EDRHA s'est établi à 31 % - 6 % chevauchaient les interventions des EDRHA comportant uniquement des SAE, et 25 % comprenaient au moins une prestation d'emploi versée en vertu d'une EDRHA. Bien qu'il soit impossible de déterminer à l'aide des données administratives si ces interventions faisaient partie du même plan pour le retour au travail ou s'il s'agissait de personnes ayant demandé des services indépendamment dans le cadre de chacun des programmes, le fait que la plupart des projets fonctionnent de concert avec l'EDRHA nous incite à croire qu'il s'agissait effectivement d'activités complémentaires.
Dans l'ensemble, pour les interventions des EDMT, le dédoublement entre les clients du programme PCEA et les clients des EDMT a atteint un taux de 12 % - 9 % chevauchaient les interventions des EDMT comportant uniquement des SAE et 3 % seulement des interventions avec prestation d'emploi versée en vertu d'une EDMT.
4. Principales conclusions
4.1 Mise en œuvre du programme
Dans l'ensemble, les démarches visant à combler les lacunes décelées dans l'examen des données de l'évaluation formative sont très peu avancées. Les données sont incomplètes, inexactes et généralement d'une utilité restreinte aux fins de l'évaluation et de la reddition de comptes. Sur les neuf projets examinés, seulement un contenait des données de gestion des cas que l'on pouvait utiliser sans crainte aux fins de reddition de comptes et d'évaluation.
Les lacunes les plus importantes des données de gestion des cas demeurent les suivantes :
- Pour une grande proportion des clients, il n'existe pas de données électroniques sur la gestion des cas. Aussi est-il impossible d'obtenir facilement des données complètes sur la gestion des cas sur place, ou à partir du Fichier de données uniformisées (FDU) de RHDCC.
- Les données stockées dans les systèmes de gestion des cas sont mal codées dans la majorité des cas, si bien que l'information qui existe sur les types d'interventions offertes aux participants du programme PCEA est inexacte.
- Les coordonnées des clients sont absentes dans 19,4 % des cas.
Les données financières de la plupart des projets sont plus complètes, sauf que pour l'ensemble des projets, il faut travailler à l'établissement d'un lien entre les coûts des projets et chacun des clients.
La majorité des participants à l'enquête ont déclaré avoir pris part à un programme de formation ou d'amélioration de leurs aptitudes aux études (76 %). C'est dans une mesure limitée qu'ils ont eu recours ou accès à un programme d'expérience en milieu de travail (30 %). Dans l'ensemble, les participants ont jugé que les services et les programmes avaient donné de meilleurs résultats sur le plan de l'acquisition de compétences que sur celui de l'acquisition d'expérience de travail ou de la recherche d'emploi. Une forte majorité de répondants à l'enquête se sont dits satisfaits ou très satisfaits des programmes et services d'emploi que leur a procurés le PCEA (88 %).
La grande majorité des participants au PCEA sont des Indiens inscrits, qui vivent soit dans les réserves (38 %) ou en dehors des réserves (42 %), de sexe masculin (70 %), de moins de 35 ans (63 %) et célibataires (66 %). La faible participation des femmes est fréquente dans les projets du secteur des ressources, sauf que dans certains projets du programme PCEA, on a recruté presque autant de femmes que d'hommes.
Le ciblage et le recrutement des participants au PCEA s'est traduit par la participation de clients qui avaient besoin d'aide. Dans l'ensemble, les participants au PCEA montraient un faible niveau de scolarité et peu d'expérience de travail, et ils n'occupaient pas d'emploi à temps plein stable avant leur participation au programme. Plus de la moitié des participants n'avaient pas terminé leur secondaire (51 %). Le revenu moyen des participants au PCEA était assez bas, à un peu moins de 9 000 $. En moyenne, les participants avaient consacré seulement 39 % de leur temps à un emploi à temps plein dans les 12 mois précédant leur participation au PCEA.
4.2 Résultats de la participation
Dans l'ensemble, on remarque une très faible évolution des revenus des participants au PCEA au cours de l'année où le programme a débuté. L'année suivante, la rémunération moyenne qui leur était versée par un employeur a augmenté de 2 700 $, s'établissant à 7 100 $ un an avant la participation à un programme et à 9 800 $ un an après la participation à un programme. Cette augmentation moyenne est légèrement supérieure à la hausse des revenus des participants des années antérieures. Cependant, la période sur laquelle les résultats de rémunération ont été mesurés est trop courte et nous permet pas d'évaluer les résultats postérieurs au programme, étant donné que la plupart des participants n'avaient pas terminé leur programme ou venaient tout juste de le terminer.
Environ quatre participants au PCEA sur dix (43 %) s'étaient trouvé un emploi dans le secteur ciblé par le projet. Sur ces 43 %, environ un sur quatre (26 %) a indiqué avoir trouvé un poste dans le secteur grâce aux études ou aux compétences acquises en participant à un programme, et 9 % des participants ont décroché un poste qui n'exigeait ni de scolarité ni de compétences particulières dans ce même secteur. Une forte majorité des participants (76 %) qui s'étaient trouvé un emploi dans le secteur ciblé ont indiqué que les programmes et services dont ils avaient bénéficiés avaient eu de l'importance dans leur capacité de décrocher un emploi. En tout, 80 % des emplois trouvés par les répondants à l'enquête dans l'industrie ciblée exigeaient une scolarité ou des compétences particulières. Les participants avaient trois fois plus de chances de se trouver du travail dans le secteur ciblé après avoir pris part à un programme qu'ils en avaient de se trouver un emploi exigeant une scolarité ou des compétences précises qu'ils avaient déjà avant de prendre part au programme.
Huit participants sur dix (81 %) avaient occupé un quelconque emploi dans les 12 mois précédant le sondage. En moyenne, ils avaient passé 6,6 mois à travailler avant le sondage. La période consacrée à l'exercice d'un emploi à temps plein avait augmenté de 15 points de pourcentage par rapport à l'année ayant précédé la participation à un programme, tandis que le temps passé à occuper un poste à temps partiel ou au chômage et à la recherche d'un emploi avait diminué. Au moment du sondage, moins du quart (23 %) des participants ont déclaré qu'ils travaillaient toujours dans le secteur ciblé.
4.3 Comparaison des coûts
En raison des limites de données mentionnées précédemment, il a été impossible de calculer la rentabilité du programme PCEA jusqu'à présent. Une simple analyse des coûts a révélé que le coût moyen par participant s'établissait à 12 800 $. Le coût moyen variait de 6 900 $ à 26 600 $; toutefois, ces derniers coûts sont surestimés puisque les données démographiques excluent certains clients.
4.4 Reddition de comptes
Les résultats tirés de l'évaluation des données indiquent que, pour de nombreux projets, il faudra travailler à l'élaboration de leur système financier et de leur système de gestion des cas pour bien faire en sorte qu'il n'y ait pas de dédoublement ni de d'empiètement des investissements non fédéraux et veiller à ce que nous disposions de renseignements précis pour suivre de près et évaluer les dépenses. L'analyse des données administratives a révélé un dédoublement pratiquement nul des interventions du programme PCEA et des prestations d'emploi d'une EDMT (3 %).
Si on exclut les services d'emploi, un client du programme PCEA sur quatre a également bénéficié d'une intervention des ententes sur le développement des ressources humaines autochtones (EDRHA). Bien qu'il soit impossible de déterminer à l'aide des données administratives si ces interventions faisaient partie du même plan pour le retour au travail, ou s'il s'agissait de personnes ayant demandé des services indépendamment dans le cadre de chacun des programmes, le fait que la plupart des projets fonctionnent de concert avec les EDRHA nous incite à croire qu'il 's'agissait effectivement d'activités complémentaires.
Annexe A : Description et objectifs des projets
L'envergure, la portée et les activités des neuf projets du programme PCEA sont variables. Chacun des neuf projets est décrit brièvement ci-après Note de bas de page 8 , et les grandes lignes de chacun d'eux sont données aux tableaux A1.1, A1.2 et A1.3. Dans le cadre du présent exercice, les profils de projets conçus pour l'évaluation formative ont été mis à jour en fonction des données administratives et des documents remis par les gestionnaires de projet, de même qu'au moyen d'entrevues avec des représentants bien au fait des projets.
A.1.1 Projet de carrières en construction VanASEP
Le projet VanASEP est un partenariat qui a été mis sur pied en vue de pallier la pénurie de main-d'œuvre dans le secteur de la construction en offrant aux Autochtones des occasions leur permettant d'envisager de faire carrière dans ce domaine. Les Autochtones pourront acquérir des compétences liées à l'employabilité tout en travaillant au projet de construction du Vancouver Trade and Convention Centre, au projet d'agrandissement du port de Vancouver, au projet Sea to Sky Highway et à d'autres grands projets de construction dans le Lower Mainland. Les partenaires de cette initiative sont : la First Nations Employment Society, l'Aboriginal Community Career Employment Services Society, le Métis Provincial Council of British Columbia, la Première nation Tsawwassen, la Spo7ez Society, qui représente les nations Squamish et Lil'wat, la British Columbia Construction Association, la Vancouver Regional Construction Association, la Vancouver Port Authority, PCL Construction Ltd., Houle Electric Co., Lockerbie & Hole, Peter Keiwit & Sons, et la province de la Colombie-Britannique. L'accord de contribution a été conclu avec la VanASEP Training Society.
A.1.2 Initiative Aboriginal Mine Works
L'initiative Aboriginal Mine Works vise à établir des liens entre les Autochtones de l'Alberta, les fournisseurs de services et les emplois à temps plein dans le secteur des sables bitumineux. Un programme en cinq étapes est offert afin de préparer les candidats au travail. Le programme comporte une formation préparatoire, une formation d'appoint et des stages en milieu de travail. Les partenaires de cette initiative sont : le Conseil tribal d'Athabasca, la Métis Nation of Alberta, Exxon Mobile, Syncrude, Suncor, Long Lake Project, ALPAC, Albian Sands, Pétro-Canada, Canadian Natural Resources Limited, Japan Canada Oil Sands Limited, ATCO Group, Conoco, Deer Creek, Enbridge, Encana, et le gouvernement de l'Alberta (ministère des Ressources humaines et de l'Emploi). L'accord de contribution a été conclu avec Wood Buffalo Partners in Aboriginal Training.
A.1.3 Projet Trade Winds to Success
Le projet Trade Winds to Success vise à améliorer les perspectives d'emploi des Autochtones en leur offrant un préapprentissage qui pourrait leur permettre de décrocher un emploi valable dans le secteur de la construction en Alberta. Le programme de formation menant à l'emploi offert par la Trade Winds to Success Training Society permet aux Autochtones d'acquérir des compétences améliorant l'employabilité grâce à des cours de dynamique de vie et de rattrapage scolaire, pour qu'ils puissent réussir l'examen d'admission aux métiers de niveau 4, ainsi que 8 semaines de formation en atelier syndical et de formation en capacités techniques manuelles. Les partenaires de cette initiative comprennent l'Oteenow Employment and Training Society, la Metis Nation of Alberta, la Treaty Seven Economic Development Corporation, l'International Brotherhood of Boilermakers Local 146, l'International Association of Bridge, Structural, Ornamental and Reinforcing Ironworkers, Machinery Mover, Riggers and Welders, l'Alberta and Northwest Territories (District of MacKenzie) Regional Council of Carpenters and Allied Workers, la United Association of Journeymen and Apprentices of the Plumbing and Pipefitting Industry of the United States and Canada Local 488, les Ironworkers Apprenticeship and Training Plan Local Unions 720 and 725 et l'Edmonton Pipe Trade Education Trust Fund. L'accord de contribution a été conclu avec la Trade Winds to Success Training Society .
A.1.4 Stratégie de développement des compétences pour l'industrie minière des Territoires du Nord-Ouest
La Stratégie de développement des compétences pour l'industrie minière des Territoires du Nord-Ouest vise à améliorer les perspectives d'emploi des Autochtones en leur offrant de la formation, un programme de sensibilisation au travail, des activités de développement des compétences propres à l'industrie et des possibilités d'emploi à long terme dans le secteur de l'extraction des diamants dans les Territoires du Nord-Ouest. La Stratégie de développement des compétences pour l'industrie minière des Territoires du Nord-Ouest donne aux Autochtones l'accès à des programmes de préapprentissage et d'apprentissage, y compris de la formation en exploitation minière souterraine, leur permettant ainsi d'obtenir de bons emplois dans ce secteur Les partenaires de cette initiative sont : les Dénés Yellowknives, le Conseil des Dogrib assujettis au Traité no 11 (gouvernement Tli Cho), le Conseil Lutsel K'e Dene, l'Alliance métisse North Slave, Diavik Diamond Mines Inc., De Beers Canada Mining Inc., BHP Billiton, et le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (ministère de l'Éducation, de la Culture et de la Formation). L'accord de contribution a été conclu avec la Mine Training Society.
A.1.5 PCEA pour l'exploitation pétrolière et gazière dans les Territoires du Nord-Ouest
La Stratégie de développement des compétences liées à l'industrie pétrolière et du gaz naturel dans les Territoires du Nord-Ouest vise à améliorer les perspectives de carrière des Autochtones en leur fournissant des services de développement des compétences et de soutien à l'emploi, leur permettant ainsi d'obtenir des emplois à long terme dans l'industrie pétrolière et gazière des Territoires du Nord-Ouest. Les programmes comprennent notamment l'acquisition de compétences de base et préalables à l'emploi, le développement de compétences propres à l'industrie ainsi qu'un soutien à l'emploi. Les activités du projet se déroulent dans les territoires traditionnels des régions des Inuvialuit, des Gwich'in, du Sahtu et du Deh Cho. Les partenaires de cette initiative comprennent les Premières nations du Deh Cho, le conseil des Dénés du Sahtu, le conseil tribal des Gwich'in, la Inuvialuit Regional Corporation, les promoteurs du projet gazier du Mackenzie et le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (ministère de l'Éducation, de la Culture et de l'Emploi). L'accord de contribution a été conclu avec la société Aboriginal Futures.
A.1.6 Initiative de Manitoba Hydro en matière de formation et d'emploi dans le Nord
L'initiative de Manitoba Hydro en matière de formation et d'emploi dans le Nord aide à améliorer les perspectives de carrière des Autochtones du Nord du Manitoba en leur offrant des activités de développement des compétences, une expérience en milieu de travail et des possibilités d'emploi à long terme, et ce, dans le cadre du plus grand projet d'aménagement hydro-électrique entrepris par la province au cours des vingt dernières années. Les participants ont l'occasion d'être formés dans des métiers désignés et non désignés, en plus de recevoir une formation dans les métiers connexes au domaine de la construction pour lancer leur propre entreprise. Les partenaires de cette initiative sont : la Nation crie de Nisichawayasihk, la Nation crie de Tataskweyak, la Nation crie de War Lake, la Nation crie de Fox Lake, la Première nation de York Factory, la Fédération des Métis du Manitoba, les Premières nations Keewatinook Ininew Okimowin du Manitoba, Affaires indiennes et du Nord Canada, Diversification de l'économie de l'Ouest Canada, Manitoba Hydro et la province du Manitoba. De plus, le consortium a établi des partenariats avec plus de 20 établissements d'enseignement et de formation ainsi qu'avec des intervenants du secteur privé du Manitoba. L'accord de contribution a été conclu avec le Wuskwatim & Keeyask Training Consortium.
A.1.7 Projet de la mine de diamants Victor
Le projet de la mine de diamants Victor aide à améliorer les perspectives de carrière des Autochtones en leur offrant des activités de développement des compétences, une expérience en milieu de travail et des possibilités d'emploi à long terme à la mine de diamants Victor dans le Nord de l'Ontario. On y offre un ensemble de services, notamment des ateliers d'information, de l'orientation professionnelle, une formation et des stages en milieu de travail, un service de placement professionnel permanent, des programmes de maintien en poste et des programmes d'avancement professionnel. Les partenaires de cette initiative sont : les Premières nations d'Attawapiskat, de Weenusk, de Fort Albany, de Kashechewan et de Moose Cree, de même que De Beers Canada. L'accord de contribution a été conclu avec James Bay Employment and Training.
A.1.8 Projet People, Land and Opportunities
Le projet People, Land and Opportunities aide à améliorer les perspectives de carrière des Autochtones en leur offrant des activités de développement des compétences, une expérience en milieu de travail et des possibilités d'emploi à long terme dans l'industrie forestière du Nouveau-Brunswick. Ce projet offre un plan de formation menant à l'emploi qui vise à préparer les Autochtones à une carrière fructueuse en foresterie et à développer les compétences des personnes qui ont déjà de l'expérience dans cette industrie. Des services de triage et de jumelage sont aussi disponibles afin d'offrir aux candidats des possibilités d'emploi enrichissant. Les partenaires de cette initiative sont : la First Nations Human Resources Development Corp., le Mawiw Tribal Council, le New Brunswick Aboriginal People Council, le Conseil des Micmac du district de la Rive nord, le St. John River Valley Tribal Council, l'Association des produits forestiers du Nouveau-Brunswick, Ressources naturelles Canada et la province du Nouveau-Brunswick (Secrétariat des affaires autochtones). L'accord de contribution a été conclu avec PCEA-New Brunswick Inc.
A.1.9 Initiative de formation à long terme dans le domaine de la pêche au Nunavut
L'initiative de formation à long terme dans le domaine de la pêche au Nunavut aide à améliorer les perspectives de carrière des Autochtones en leur offrant des programmes de formation, des services de gestion de cas et des activités de maintien en poste afin de les préparer aux possibilités d'emploi à long terme qui existent dans l'industrie des pêches du Nunavut. Ce projet aide les Inuits de ce territoire à tirer le plus d'emplois et d'avantages économiques possibles du développement de l'industrie des pêches au Nunavut. La formation comprend des cours et une formation d'appoint en ce qui a trait aux possibilités de carrière dans l'industrie des pêches, de même qu'un programme de formation menant à un diplôme. Un programme de mentorat en mer sera aussi élaboré et mis en œuvre afin d'accroître le maintien en emploi. Les partenaires de cette initiative sont : la Tunngavik Incorporated, la Kakivak Association, l'Association des chasseurs et des trappeurs, la Baffin Fisheries Coalition, le gouvernement du Nunavut (ministère de l'Environnement et ministère de l'Éducation), et le Nunavut Arctic College. L'accord de contribution a été conclu avec le Nunavut Fisheries Training Consortium.
A.1.10 Aperçu de la prestation des projets et des programmes
Le tableau 1.1 donne un aperçu des objectifs, de la prestation et des programmes des neuf projets du programme PCEA visés par la présente évaluation. Puisque cette évaluation englobe plusieurs projets, il faut comprendre la diversité de ces projets lorsqu'on interprète les résultats de l'enquête et de l'analyse des données administratives. Bien qu'il y ait des similitudes entre les projets, on y observe aussi des différences marquées. Ces projets sont offerts dans toutes les provinces du Canada, dans des endroits où le marché du travail est fort différent, tout comme la clientèle visée. Ces projets présentent aussi des approches fort différentes de la prestation des programmes, non seulement dans l'administration des projets, mais aussi dans les types de programmes et services offerts. S'il est possible de mieux comprendre ces différences en analysant les détails fournis au tableau 1.1, voici un résumé des principales différences entre les projets.
Milieux urbains comparés aux milieux ruraux ou nordiques : La plupart des projets sont offerts dans les régions rurales du Nord, sauf que d'autres sont administrés à proximité de villes ou en milieu urbain (p. ex. VanASEP, Trade Winds), où le marché du travail est beaucoup plus grand, tout comme l'accessibilité aux établissements de formation et d'enseignement. Même dans les endroits nordiques les plus isolés, il y a souvent une forte demande de main-d'œuvre spécialisée à la suite du lancement d'importants projets de développement des ressources. Toutefois, il arrive souvent, dans ces endroits, que les emplois comportent des exigences de compétences très particulières en fonction de l'état d'avancement des projets. Un retard dans la mise en place des projets peut avoir une incidence considérable sur la demande de participants au PCEA sur le marché du travail local.
Milieux centralisés comparés aux milieux décentralisés : Pour certains projets, le signataire d'un accord de contribution réalise la plupart des évaluations et des démarches de gestion des cas (industrie de la pêche au Nunavut, mine de diamants Victor), tandis que pour d'autres projets, ce sont des organismes des Premières nations qui procèdent à ces activités dans leur communauté ou par l'intermédiaire des bureaux de l'EDRHA (p. ex. mines dans les Territoires du Nord-Ouest, Manitoba Hydro).
Utilisation d'évaluations formelles : Tandis que les projets adoptent un éventail d'approches de sélection, souvent sous forme d'entrevues et de demandes formelles, certains projets ont mis en place des processus formels de vérification pour évaluer les aptitudes et les compétences des éventuels participants, de même que leur niveau de scolarité et leurs acquis.
Projets de ressources ou de développement spécifiques comparés à ceux dont l'intérêt est centré sur les métiers ou l'industrie : La plupart des projets sont axés spécifiquement sur une seule ressource, mais quelques-uns s'intéressent à l'ensemble d'une industrie ou d'un groupe de gens de métier (p. ex. industrie de la pêche au Nunavut, Trade Winds). Les types de formation et de professions exigées pour les grands projets de développement des ressources sont souvent très spécifiques, tandis que les projets axés sur une industrie dans son ensemble peuvent englober de nombreux types de professions à l'intérieur de cette même industrie.
Prestation communautaire plutôt que des établissements de formation : Il existe un large éventail de mécanismes pour offrir de la formation dans le cadre des projets du programme PCEA, et bon nombre de projets reposent sur plus d'une approche. Les approches communautaires permettent aux collectivités d'établir leurs propres centres de formation et cours particuliers ou d'acheter des ateliers de formation à offrir au sein de leur communauté. Dans d'autres projets, on compte beaucoup sur les collèges pour élaborer et offrir la formation sur le campus ou au sein des communautés. Pour certains grands projets de ressources, la formation est offerte sur place, et il peut s'agir d'un atelier de formation standard offert par un tiers, d'un programme élaboré à l'aide du financement du programme PCEA ou d'un cours dispensé par l'industrie.
Préparation à la formation : Dans certains projets, on a voulu s'assurer, en premier lieu, que les participants aient les compétences nécessaires pour réussir leur formation. Ces projets s'étaient dotés, dans leur programmation, de composantes de formation d'appoint et de perfectionnement des compétences de base, notamment en ce qui a trait à la vie active. De plus, quelques projets proposaient aussi une formation en santé et sécurité ainsi que les cours connexes exigés dans l'industrie concernée.
Certification : Pour la plupart des projets, une partie ou la totalité de la formation débouche sur un certificat ou des compétences d'apprenti reconnues par l'industrie. Le profil et l'importance de la formation menant à l'obtention du certificat requis dans certaines professions, de même que le niveau de financement de la formation par l'apprentissage, variaient considérablement d'un projet du programme PCEA à l'autre.
Expérience de travail et emploi : Quelques-uns des projets procurent une expérience de travail dans le cadre du programme de formation et, dans certains cas, font appel aux subventions salariales pour garantir un emploi. Dans le cadre de ces projets, on offre de l'aide à la recherche d'emploi, comme des listes d'offres d'emploi et des services de placement direct par l'entremise des partenaires de l'industrie concernée. Dans le cas des projets offrant une formation par l'apprentissage, l'acquisition par le participant d'une expérience de travail est essentielle à sa capacité de terminer son programme de formation, et un certain soutien lui est offert pour l'aider à acquérir cette expérience, quoique certains projets mettent davantage l'accent sur l'expérience de travail axée sur l'apprentissage.
Tableau A1.1 : Description des programmes et services par projet du programme PCEA
Projet du programme PCEA
Aboriginal Mine Works
Justification/objectif
Ce projet est centré sur la formation visant des emplois dans le secteur des sables bitumineux en Alberta - Le projet Aboriginal Mine Works (AMW) vise à combler l'écart qui sépare le niveau de scolarisation et les besoins d'emploi et de formation des Autochtones pour qu'ils répondent aux exigences du marché du travail dans l'industrie des sables bitumineux (la municipalité régionale de Wood Buffalo, qui englobe Fort McMurray).
Principales caractéristiques des processus de gestion et d'évaluation
C'est Wood Buffalo Partners in Aboriginal Training Inc. (WBPAT) qui a conclu l'accord de contribution avec RHDCC.
Haut niveau de participation des signataires de l'EDRHA à la sélection des participants - Les participants au programme de formation de WBPAT sont choisis par le personnel de l'EDRHA et recommandés au WBPAT.
L'évaluation comprend l'administration de tests formels - Le personnel de WBPAT administre le test différentiel d'aptitudes (TDA) aux candidats et réalise une évaluation de leur employabilité.
Une autre évaluation scolaire est effectuée par le Keyano College (le fournisseur de services) lorsque le candidat est recommandé.
Programmes
Cours préparatoires offerts avant la formation professionnelle - Préparation au Programme de formation professionnelle et en milieu scolaire (PACE), un programme de trois à quatre mois, ou programme Connecting to Colleges and Careers (CCC), un programme de six mois. Ces programmes offrent des cours de préparation à la vie active, d'informatique, d'appoint ainsi que de préparation et de rédaction du test de connaissances générales, d'attestation de sécurité, de même que des visites sur place.
La vaste majorité des clients, avant le printemps 2007, étaient inscrits au PACE ou au CCC. Certains ont reçu une formation supplémentaire grâce aux programmes offerts en milieu de travail.
Cours conçus pour les métiers d'apprentissage - Le Programme de préparation des mécaniciens et ouvriers de la construction (MCTP) est un programme de certificat de six mois qui offre une formation de niveau d'entrée dans l'industrie et des cours de perfectionnement des compétences visant l'obtention d'un emploi dans les métiers d'apprentissage.
La formation dans les métiers d'apprentissage comprend un certificat et une expérience de travail - Dans le cadre d'un stage dans l'industrie, les élèves obtiennent, du Programme de formation par l'apprentissage et de formation dans l'industrie, des crédits pour leur expérience de travail et exécutent l'ensemble des tâches d'un apprenti sous la supervision d'un compagnon.
On offre aussi une formation pour d'autres emplois particuliers, y compris une expérience en milieu de travail - Exploitation minière; génie électrique/opérateur de procédés industriels; et technicien de four à coke. Chaque programme professionnel comporte un programme de stage ou d'expérience de travail distinct. Deux autres programmes ont été ajoutés : le cours de conduite 1/3 et le programme d'agent de protection certifié (CPO). Ces programmes sont de courte durée et visent le maintien en poste et la longévité d'emploi.
Projet du programme PCEA
Compétences pour l'industrie minière des Territoires du Nord-Ouest
Justification/objectif
Ce projet est centré sur la formation visant des emplois dans le secteur des mines de diamants dans les Territoires du Nord-Ouest - Le PCEA visant les compétences pour l'industrie minière des Territoires du Nord Ouest est un programme communautaire, une initiative menée par l'industrie, qui concentrera ses ressources de formation sur des emplois bien précis.
Principales caractéristiques des processus de gestion et d'évaluation
C'est la Mine Training Society qui a conclu l'accord de contribution avec RHDCC.
Les clients ne font pas l'objet d'une gestion de cas, le recrutement des participants se fait par les formateurs - La Mine Training Society (MTS) ne fait pas de gestion active des cas de chaque client. Les propositions d'ateliers de formation sont présentées, puis elles sont évaluées et approuvées par le Comité de la MTS. Ces propositions indiquent combien de personnes peuvent être accueillies dans le cours, et le fournisseur des services de formation procède au recrutement des participants. Les coûts de la formation sont facturés directement à la Mine Training Society.
Les partenaires de l'industrie jouent un rôle essentiel dans la conception et la mise en place des ateliers de formation - Puisqu'il s'agit d'initiatives de formation ciblées et menées par l'industrie, celle-ci joue un rôle clé dans leur élaboration et leur mise en place. C'est le cas des programmes de formation par l'apprentissage, des programmes de stages coopératifs et de l'aide aux bourses d'études collégiales et universitaires. Ces bourses d'excellence sont subventionnées en totalité par l'industrie.
Programmes
Cours préparatoires offerts avant la formation - Formation communautaire - La MTS offre une formation communautaire axée sur les compétences générales et des programmes d'introduction à l'exploitation minière.
Possibilités de formation par l'apprentissage, de stages coopératifs et d'autres programmes de formation professionnelle - Développement des compétences dans l'industrie - Ces programmes sont considérés comme la pierre angulaire de la MTS, puisqu'il s'agit de l'activité dans le cadre de laquelle les programmes d'acquisition des compétences propres à l'emploi sont offerts. Par exemple, la formation préalable à l'apprentissage et la formation et l'apprentissage dans le domaine de l'exploitation minière souterraine sont des programmes offerts par la MTS et ses collaborateurs.
Ce n'est que récemment que la Mine Training Society a conclu une entente individuelle avec des participants.
Elle s'est concentrée sur le financement de la formation considérée comme un besoin par l'industrie.
Projet du programme PCEA
People, Land and Opportunities
Justification/objectif
Ce projet est centré sur la formation pour satisfaire à la demande de travailleurs spécialisés dans le secteur forestier au Nouveau-Brunswick - L'objectif général du projet consiste à obtenir une main-d'œuvre spécialisée et à offrir aux Autochtones un emploi viable dans le secteur forestier au Nouveau-Brunswick.
Principales caractéristiques des processus de gestion et d'évaluation
C'est ASEP-NB Inc. qui a conclu l'accord de contribution avec RHDCC.
Haut niveau de participation des signataires de l'EDRHA à la sélection et à l'évaluation des participants - La majorité des participants aux projets de formation communautaires sont évalués et choisis par le personnel de l'EDRHA, puis recommandés à ASEP-NB. Pour ce qui est de la formation individuelle, le personnel d'ASEP-NB, en collaboration avec les représentants de l'EDRHA, procède aux évaluations. L'approche choisie dépend de la façon dont le contact a été établi entre le client et ASEP-NB, soit par recommandation ou de façon directe.
Programmes
Offre immédiate de placements et de mesures de soutien, notamment par le couplage des compétences des participants aux besoins des employeurs, les subventions de formation et les subventions salariales - Stages immédiats : Jumelage initial de la demande locale et des ensembles de compétences locaux, et recrutement en fonction de l'appariement des compétences et d'offres précises à l'échelle locale, n'importe où au sein d'un organisme partenaire. Au nombre des mesures de soutien précises offertes figurent la mise à niveau des compétences au besoin, les mécanismes de soutien des employés, les subventions salariales, la formation sur la sensibilisation pour le candidat et l'employeur.
Offre de formation, de certification et de subventions salariales pour les travailleurs actuels du secteur forestier afin de favoriser leur maintien en poste - Maintien en poste, mise à niveau : Instaurer des mesures de maintien en poste avec les travailleurs forestiers autochtones actuels en leur décernant un certificat et en leur permettant d'acquérir de nouvelles compétences. Les Autochtones qui effectuent des récoltes sur les terres de la Couronne feront l'objet d'une évaluation et d'une entrevue pour qu'on puisse déterminer leurs besoins de mise à niveau, leurs aptitudes et leurs aspirations. En fonction de ces résultats, les candidats auront l'occasion de rafraîchir et de mettre à niveau leurs compétences. Exemples de mesures d'aide offertes : coûts de formation, mécanismes d'aide aux employés, contributions salariales et suivi.
Recrutement et formation de travailleurs ayant une expérience en foresterie - Programme immédiat de formation-recrutement : Entreprendre la formation et le recrutement d'Autochtones ayant déjà une expérience dans le domaine du travail forestier. Les emplois visés par cette initiative sont ceux qui se rapportent à la sylviculture (p. ex. planteurs, éclaircisseurs), au transport par camion et au fonctionnement de la machinerie lourde.
Réalisation d'activités de recrutement et de sensibilisation à une carrière en foresterie dans les écoles - Attraction-formation-recrutement : Entreprendre un programme de sensibilisation aux carrières en foresterie destiné aux collectivités autochtones partenaires et aux jeunes de la fin du primaire et du début du secondaire (6e, 7e et 8e années). Élaboration à venir d'une initiative de " modèle en foresterie " caractérisée par la présence de modèles autochtones prospères à des journées d'orientation professionnelle ou en classe pour encourager les jeunes à opter pour une carrière en foresterie.
Projet du programme PCEA
Exploitation pétrolière et gazière dans les Territoires du Nord-Ouest
Justification/objectif
Ce projet est centré sur la promotion de l'emploi, de la formation et de l'apprentissage dans l'industrie pétrolière et gazière dans les Territoires du Nord-Ouest (p. ex. pipeline Mackenzie) - Ce projet vise à refermer l'écart entre le niveau de scolarisation et les besoins de formation et d'emploi des Premières nations et des Inuvialuit de la vallée du Mackenzie pour augmenter le nombre d'employés autochtones au sein de l'industrie pétrolière et gazière dans les Territoires du Nord-Ouest, de même que dans les métiers et professions qui s'y rattachent.
Principales caractéristiques des processus de gestion et d'évaluation
C'est la société Aboriginal Futures qui a conclu l'accord de contribution avec RHDCC.
Haut niveau de participation des signataires de l'EDRHA à la sélection et à l'évaluation des participants - La société Aboriginal Futures ne procède pas à une gestion active des cas de chaque client à son bureau principal. Cette responsabilité est confiée à quatre bureaux auxiliaires partageant les installations des signataires de l'EDRHA.
Le personnel de l'EDRHA prend contact avec les clients et les choisit.
Un établissement scolaire local (collège Aurora) joue un rôle prépondérant dans la conception et la coordination du cheminement scolaire et de la formation - Tous les partenaires sont représentés au conseil qui gouverne et oriente les programmes de formation à offrir. Le Collège Aurora participe aussi aux discussions sur le partenariat; il s'agit d'un établissement d'enseignement de la région qui est régi en partie par des organismes des Premières nations de la région du Mackenzie. Le Collège Aurora a accepté la principale responsabilité de diriger et de coordonner l'élaboration du programme.
Aboriginal Futures reçoit le financement et le distribue aux quatre partenaires autochtones et au Collège Aurora. Le Collège Aurora reçoit également un financement distinct de la part de partenaires régionaux pour l'aider à élaborer le programme de cours et la formation.
Programmes
Cours préparatoires offerts avant la formation - Compétences de base et compétences préalables à l'emploi - Deux programmes sont offerts dans le cadre de cette activité. Le programme de mise à niveau de la formation en compétences d'emploi (BEST) vise les clients qui aimeraient être en mesure de s'inscrire à un programme d'apprentissage ou d'obtenir un emploi de niveau d'entrée s'ils avaient les compétences d'emploi de base offertes dans le cadre de ce programme, comme la résolution de conflits, les aptitudes de communications, le travail d'équipe, les compétences en recherche d'emploi, etc. Ce programme est administré au niveau communautaire.
Programme d'études de développement - L'objectif qui sous-tend ce programme est d'offrir des compétences de base en calcul ainsi qu'en lecture et en écriture pour préparer les clients à acquérir les compétences scolaires qui leur permettront de prendre part à d'autres programmes de formation, comme des programmes axés sur la technologie et la formation par l'apprentissage.
Conception d'ateliers de formation spécifiques, notamment la formation par l'apprentissage en milieu de travail deux par deux - Développement des compétences dans l'industrie - En tout, 11 programmes d'acquisition de compétences spécifiques sont administrés dans le cadre de cette activité, et ils portent tous sur les besoins de main-d'œuvre de l'industrie, notamment : interventions en cas d'urgence médicale, formation sur appareils de forage, programme de formation sur les opérations sur le terrain et les opérations se rapportant aux pipelines, surveillance environnementale, conduite de camions de classe 1, opération de machinerie lourde, formation de chef cuisinier et de traiteur pour camps, aviation, métiers, formation marine et informatique. Offre une formation en milieu de travail sous forme d'apprentissage deux par deux.
Formation d'aide au travail indépendant offerte - Aide à l'emploi - Comprend l'initiative de formation et de tutorat en entrepreneuriat (ETTI) pour aider les Autochtones qui veulent saisir l'occasion de devenir entrepreneurs. Ce programme couvre les notions et les compétences essentielles en administration.
Formation en renforcement des capacités - disponibilité des formateurs - Le soutien à l'emploi englobe aussi la formation des formateurs. Il y a quelques besoins de formation à court terme dans l'industrie, comme la RCR et le secourisme, et le fonctionnement d'une scie à chaîne. Ce programme aidera les Autochtones à donner ces cours.
Projet du programme PCEA
Initiative de Manitoba Hydro en matière de formation et d'emploi dans le Nord
Ce projet est centré sur la formation en vue des possibilités d'emploi dans les projets hydro-électriques du Nord du Manitoba - L'Initiative de Manitoba Hydro en matière de formation et d'emploi dans le Nord (MHNTEI)vise à faciliter la formation des Autochtones du Nord et à leur permettre de tirer parti des emplois offerts dans le cadre du projet de Wuskwatim et des projets hydro-électriques proposés de Keeyask, dans le Nord du Manitoba.
Justification/objectif
Principales caractéristiques des processus de gestion et d'évaluation
C'est le Wuskwatim and Keeyask Training Consortium (WKTC) qui a conclu l'accord de contribution avec le PCEA et qui agit comme organisme d'administration et de coordination pour la MHNTEI.
Sept partenaires autochtones s'occupent de la conception, de la mise en place et de la prestation de la formation - Le WKTC n'a pas de contact direct avec les clients. Les partenaires autochtones assument la responsabilité et le rôle de premier plan de la conception, de l'élaboration et de l'administration des programmes de formation communautaires pluriannuels. Les sept partenaires autochtones négocient directement avec les clients et tiennent des dossiers financiers sur l'ensemble des dépenses consacrées aux clients du WKTC.
L'évaluation comprend l'administration de tests formels visant l'évaluation des acquis scolaires et des préalables à l'apprentissage - Les clients sont ciblés et choisis par les sept partenaires autochtones. Ce premier contact se fonde sur une entrevue et une évaluation scolaire, une évaluation des aptitudes, une analyse des compétences générales et l'offre de consultations. L'évaluation générale des candidats se fait à l'aide d'approches d'évaluation des acquis et par l'administration d'outils d'évaluation servant à mesurer le niveau de scolarisation.
Les coûts des cours, les indemnités versées aux élèves et les dépenses connexes sont assumés par les sept partenaires autochtones et facturés au WKTC.
Programmes
Cours préparatoires offerts avant la formation - Préparation scolaire de base - Comprend la formation en compétences générales et la formation d'appoint personnelle d'une durée moyenne de 20 semaines.
Offre de programmes de formation par l'apprentissage et d'autres types de formation professionnelle - Formation scolaire et technique - Comprend des programmes de formation dans les métiers désignés, les métiers non désignés, les mesures de soutien à l'aménagement de projets, les affaires et la gestion, ainsi que les emplois techniques et professionnels. On prévoit que cette phase peut durer de 12 semaines à plus de trois ans.
Participants affectés à des postes pour suivre une formation en cours d'emploi et acquérir de l'expérience de travail comme apprentis - La formation en cours d'emploi constitue la portion appliquée, propre à un milieu de travail, de la formation en compétences. Les stagiaires sont intégrés à un milieu de travail grâce à des partenariats constitués de représentants de l'industrie, de Manitoba Hydro, de Manitoba Apprenticeship et de formateurs. La durée prévue varie de deux à trois ans. L'emploi constitue un résultat auquel on s'attend après la réussite de la formation, de même qu'une fonction continue assumée intégralement par les communautés. Les apprentis doivent être embauchés par un employeur pour accumuler suffisamment d'heures et obtenir leur certificat. De même, ceux qui terminent une formation dans un métier non désigné doivent être en mesure de démontrer qu'ils ont accumulé de deux à trois ans d'expérience de travail pour être admissibles aux emplois offerts dans le cadre des projets.
Projet du programme PCEA
Initiative de formation à long terme dans le domaine de la pêche au Nunavut
Justification/objectif
Ce projet est centré sur la formation en vue des possibilités d'emploi dans le secteur de la pêche au Nunavut - Ce projet est destiné à combler l'écart entre le niveau de scolarisation et les besoins de formation et d'emploi des Autochtones afin d'augmenter le nombre d'employés autochtones dans l'industrie de la pêche au Nunavut.
Principales caractéristiques des processus de gestion et d'évaluation
C'est le Nunavut Fisheries Training Consortium (NFTC) qui a conclu l'accord de contribution avec RHDCC.
Un organisme subventionné par le PCEA (signataire d'un accord de contribution) s'occupe de la sélection des participants - Les participants au programme de formation du NFTC sont choisis par le personnel du NFTC. Certains sont recommandés par des participants de l'industrie, d'autres sont recrutés à l'occasion de visites dans les communautés, mais la plupart posent leur candidature après avoir pris connaissance d'un message publicitaire.
Après avoir communiqué avec le NFTC, les éventuels clients sont priés de remplir une demande et de la soumettre à l'examen du personnel du NFTC. Toutes les demandes reçues sont classées, et l'équipe du NFTC s'en sert lorsqu'elle procède aux inscriptions aux cours.
Programmes
Cours préparatoires offerts avant la formation - Formation préalable à l'emploi - Destinée aux participants qui ont peut-être besoin d'une certaine mise à niveau de leurs compétences de base ou scolaires avant d'être en mesure de passer à des programmes plus techniques, comme les programmes préalables à l'emploi dans les métiers. La mise à niveau communautaire sert à combler ce besoin et est offerte par le Nunavut Arctic College dans le cadre de programmes comme l'ABE et Pre-trades.
Cette initiative propose des programmes de sensibilisation professionnelle visant à améliorer la connaissance des possibilités d'emploi offertes aux Autochtones dans cette industrie.
Formation offerte pour les postes de niveau d'entrée - Formation de niveau d'entrée - Axée principalement sur la formation en vue d'un emploi à bord de bateaux de pêche en haute mer, où à peu près la moitié des postes sont des postes de niveau d'entrée : hommes de pont et travailleurs d'usine. Des programmes comme Presea Trawler et MED A1 sont offerts pour préparer les clients à ce type d'emplois.
Formation offerte pour les postes exigeant des compétences approfondies (postes supérieurs au niveau d'entrée) - Formation avancée - Pour les candidats intéressés et admissibles à des postes supérieurs dans le domaine de la pêche, comme ceux de gabier, patron d'usine, auxiliaire de salle de machines, etc. Ces programmes de formation sont offerts au Nunavut et à Terre-Neuve et-Labrador (Marine Institute). La formation pour de tels postes est généralement plus longue et englobe plusieurs programmes de compétences : travailleurs de crevettier au large, certificat en assurance de la qualité, etc. Les participants peuvent également être obligés de quitter le Nunavut pour suivre certaines parties de la formation au Marine Institute, à Terre-Neuve et-Labrador.
Autre formation - Comme on reconnaît qu'il existe d'autres perspectives d'emploi dans l'industrie de la pêche, comme des postes de cadres et d'administrateurs, la formation est offerte aux candidats également intéressés à ce type de postes.
Projet du programme PCEA
Projet de carrières en construction VanASEP
Justification/objectif
Le projet VanASEP est centré sur la formation en vue d'obtenir un emploi dans le domaine de la construction dans le cadre des grands projets de la région de Vancouver - Le projet VanASEP vise à améliorer la participation des Autochtones aux possibilités offertes dans le secteur de la construction et des métiers en ciblant les offres liées au projet du Vancouver Trade and Convention Centre, à l'agrandissement du port de Vancouver et au projet Sea to Sky Highway.
Principales caractéristiques des processus de gestion et d'évaluation
C'est la VanASEP Training Society qui a conclu l'accord de contribution avec RHDCC.
Relations de travail étroites avec les collectivités et les signataires de l'EDRHA pour trouver des participants - Les signataires d'EDRHA sont une source de clients pour le projet; VanASEP travaille avec les signataires d'EDRHA et les communautés pour aider les particuliers à intégrer la population active, en particulier dans le secteur de la construction.
Exécution des programmes à l'échelle locale - Avec la collaboration des responsables des cinq sites où le programme est offert, Vancouver, Squamish, Twawwssen et Lil'wat, de même qu'Abbotsford, les éventuels élèves sont recommandés ou recrutés pour prendre part au programme.
L'évaluation comprend l'administration de tests formels - Le programme CORE (Construction Orientation and Retention Employment) vise à évaluer, à choisir et à préparer les clients autochtones qui pourraient travailler dans le secteur de la construction. Tous les participants doivent se soumettre à une évaluation au moyen du Test des compétences essentielles dans le milieu de travail (TOWES) et à un examen des compétences essentielles pour qu'on puisse déterminer le bon niveau de formation à leur offrir avant leur participation au CORE.
Conseillers en emploi prenant part à tous les aspects des programmes, y compris le processus d'évaluation - Ce projet comporte également un programme d'encadrement au travail pour aider les employeurs à embaucher et à maintenir en poste des employés autochtones. Le rôle du conseiller en emploi consiste à soutenir les participants à mesure qu'ils franchissent les étapes du programme. Le conseiller en emploi assume un rôle de premier plan dans l'appréciation, l'évaluation et la gestion des participants.
Programmes
Formation propre à un secteur ou pour gens de métier de niveau d'entrée, y compris des stages - Le programme CORE est conçu pour doter les participants des compétences essentielles pour entrer et travailler sur un chantier de construction pour y travailler ou y terminer un programme de formation de niveau d'entrée propre à un métier ou à un secteur. Le modèle CORE est un modèle intégré qui permet aux Autochtones qui n'ont pas d'expérience de travail dans le secteur de la construction ou qui ne sont pas prêts à travailler d'acquérir les compétences au travail dont les employeurs du milieu de la construction ont besoin et qu'ils recherchent. Il s'agit d'une formation d'une durée d'environ six semaines, sans compter l'évaluation, la sélection, le placement et la présentation.
Formation agréée axée sur les compétences offerte après un stage donnant droit aux certificats reconnus d'une province à l'autre (Sceau rouge) - Des possibilités de formation axée sur les compétences sont offertes aux élèves du programme CORE qui sont choisis par l'industrie. Le choix des candidats pour la formation axée sur les compétences se fait généralement après que ceux-ci ont terminé la formation du programme CORE et le stage en milieu de travail. La VanASEP Training Society veillera à ce que toute la formation soit agréée et reconnue par l'administration provinciale de la Colombie-Britannique et soutenue par l'industrie. La VanASEP Training Society soutient les programmes menant à l'obtention de certificats de réussite et les programmes reconnus à l'échelle interprovinciale comme programmes du Sceau rouge.
Encadrement en cours d'emploi par un compagnon agréé - La VanASEP Training Society a instauré un programme d'encadrement au travail pour aider les employeurs à embaucher et à maintenir en poste des employés autochtones. L'encadreur établit et entretient une relation avec le participant, de même qu'un lien étroit avec les éventuels employeurs de la région. Grâce à ces relations, l'encadreur, un compagnon agréé dans un métier de la construction, aide les participants et les employeurs à surmonter les obstacles et à promouvoir des situations professionnelles et des conditions de formation favorables.
Les programmes d'apprentissage constituent le point central - La VanASEP Training Society soutient les programmes d'apprentissage et de développement des compétences reconnus par l'Industry Training Authority (ITA) et agréés auprès de l'administration provinciale en Colombie-Britannique.
Projet du programme PCEA
Trade Winds to Success
Justification/objectif
Ce projet est conçu pour offrir la formation en vue d'un emploi dans les métiers ciblant les Autochtones qui habitent dans les villes d'Edmonton et de Calgary - Il vise à refermer l'écart entre le niveau de scolarisation et les besoins d'emploi et de formation des Autochtones, afin d'augmenter le nombre d'employés autochtones dans les métiers de chaudronnier, métallier, charpentier et monteur de tuyaux et conduites de vapeur. Les Autochtones vivant dans les villes d'Edmonton et de Calgary seront ciblés comme éventuels participants au PCEA.
Principales caractéristiques des processus de gestion et d'évaluation
C'est la Trade Winds to Success Training Society (TWSTS) qui a conclu l'accord de contribution avec RHDCC.
Haut niveau de participation des signataires de l'EDRHA au recrutement et à l'évaluation des participants - Des séances d'information ont eu lieu toutes les deux semaines à Edmonton et à Calgary, dans les Centres d'emploi (bureaux des EDRHA) ou les bureaux de la TWST. Les personnes désireuses de suivre une formation et d'occuper un emploi dans les métiers de chaudronnier, métallier, charpentier ou monteur de tuyaux ou conduites de vapeur ont été priées de s'adresser à l'un des centres d'emploi exploités par les trois EDRHA aux fins d'évaluation.
Cette activité se poursuit. Les clients peuvent accéder à des services de consultation en matière d'emploi à toute étape du processus.
Programmes
Orientation pour gens de métier - Processus de sélection des gens de métier - Programme d'orientation de trois semaines offert aux gens de métier où les clients sont appelés à suivre un processus de prise de décision relativement à leur carrière. Ceux qui réussissent et sont choisis pour poursuivre le programme passent à la phase suivante de la formation. Ceux qui échouent sont renvoyés à l'EDRHA pour qu'on modifie leur plan d'action ou d'intervention.
Formation préalable à l'apprentissage offerte, notamment un examen d'entrée à l'école des métiers - Formation préalable à l'apprentissage - Menée en alternance dans les bureaux de la TWSTS d'Edmonton et de Calgary. Cette formation comprend :
- 1 semaine de perfectionnement personnel
- 4 semaines de mise à niveau des compétences scolaires (pour passer l'examen d'entrée des gens de métier no 4 -pas nécessairement exigée pour tous les clients)
- Examen d'entrée des gens de métier. Les clients qui réussissent l'examen passent à la phase suivante. Trade Winds offre, pendant la phase de formation en usine, des services d'aide et de tutorat à ceux qui ont échoué pour qu'ils puissent avoir droit à une reprise.
« Ateliers pratiques » offerts dans les centres de formation des syndicats - Formation en atelier syndical - Les clients passent de 8 à 10 semaines dans le centre de formation des syndicats approprié pour acquérir des compétences et recevoir une formation pratique. De plus, ils reçoivent les certificats de sécurité qu'exige leur métier.
Les apprentis doivent obtenir un emploi pour terminer leur apprentissage - Apprentissage et emploi - Après avoir terminé leur formation en atelier syndical, les clients doivent trouver un emploi non subventionné pour terminer leur apprentissage.
Projet du programme PCEA
Mine de diamants Victor
Justification/objectif
Ce projet est conçu pour offrir des programmes de formation aux membres des Premières nations qui habitent dans les cinq localités côtières cries le long de la Baie James et dans la municipalité de Moosonee, en Ontario, pour répondre aux besoins en main-d'œuvre du projet de la mine de diamants Victor - Ce projet vise à refermer l'écart entre le niveau de scolarisation et les besoins d'emplois et de formation des Autochtones pour répondre à la demande de main-d'œuvre du projet de la mine de diamants Victor pendant toutes les phases de son développement, notamment le processus continu d'exploration avancée, la construction et l'exploitation. Les membres des Premières nations qui habitent dans les cinq communautés côtières cries le long de la Baie James et dans la municipalité de Moosonee sont la clientèle ciblée par ce projet.
En vertu du principe d'embauche par proximité, De Beers Canada s'est engagée à embaucher les résidents qui habitent le plus près de la mine.
Principales caractéristiques des processus de gestion et d'évaluation
C'est James Bay Employment & Training Inc. (JBET) qui a conclu l'accord de contribution avec RHDCC.
Examen préliminaire réalisé par des équipes constituées de membres des Premières nations et de partenaires de l'industrie - Recrutement et sélection - Ateliers d'information d'emploi, réunions communautaires, séances d'orientation, consultation d'orientation professionnelle, etc. sont offerts aux éventuels candidats afin qu'on puisse les recruter comme participants au programme. Lorsque cette étape est terminée, les candidats intéressés sont évalués par les équipes de sélection des participants au programme, constituées de coordonnateurs d'emploi des Premières nations et de partenaires de l'industrie.
Participants soumis à une gestion de cas par un organisme subventionné par le PCEA (James Bay Employment and Training, signataire d'un accord de contribution) - Les participants sont assujettis à la gestion des cas par l'équipe d'analyse et de planification de carrière - Ceux qui sont retenus font l'objet d'une gestion des cas par le personnel de JBET.
L'évaluation comprend l'administration de tests formels - Les participants suivent un processus intensif de planification du perfectionnement personnel et d'exploration de carrières. Des outils comme l'évaluation et la reconnaissance des acquis (ERA) servent à élaborer chaque plan.
Programmes
Formation et expérience de travail offertes en fonction des besoins connus du secteur - Interventions en enseignement, en formation et en expérience de travail - Formation en compétences conçue en collaboration avec les groupes autochtones et De Beers, qui joue un rôle essentiel dans la prestation d'informations du côté de la demande pour aider à orienter cette formation.
Programmes et coordonnateurs pour maintenir en poste les participants et les diplômés du secteur - Programmes de maintien en poste - Pour faciliter la transition entre l'apprentissage ou le chômage et le marché du travail, on offre un programme d'aide à l'emploi au niveau de la communauté pour offrir des services de maintien en poste aux participants et aux diplômés issus du programme. Il y a aussi à la mine des coordonnateurs d'aide à l'emploi qui offrent les mêmes services en milieu de travail.
Établissement d'un système de présentation pour faciliter le placement - Placement (phase de la construction) - Les particuliers qui ont présenté une demande pour prendre part au programme et qui étaient prêts à travailler, de même que les diplômés du programme, sont présentés aux entrepreneurs et aux sous-traitants de l'industrie pour se faire embaucher à la mine. La formation de ces personnes (si nécessaire) se poursuit pendant la phase de la construction avec l'espoir d'une embauche à la phase de l'exploitation.
Centré sur la formation à l'échelle locale - Si possible, la formation sera offerte dans la communauté. La formation dispensée à l'extérieur sera assurée à 80 % par Northern College et d'autres établissements agréés, et à 20 % par des établissements privés ou d'autres entrepreneurs compétents.
Secteur offrant des possibilités de formation continue - La formation des employés demeurera fondée sur un plan d'apprentissage individuel et facilitée par des agents des ressources humaines de De Beers, et elle comportera la meilleure formation en santé, sécurité et environnement de sa catégorie, de même qu'une formation propre aux exigences d'emploi et de développement des compétences.
Source : Rapports d'activités des projets du programme PCEA
A.1.11 Sommaire des contributions prévues et des résultats ciblés
Comme illustré au tableau 1.2 ci-après, la contribution de RHDCC aux neuf projets varie en importance de 2,9 millions de dollars à 22,0 millions de dollars. De même, on observe une importante variation des contributions supplémentaires prévues aux projets, qui varient de 1,0 million de dollars à 40,0 millions de dollars. D'après les accords conclus, les contributions de RHDCC s'élèveront à 75,9 millions de dollars pour l'ensemble des neuf projets, et ces sommes devraient entraîner d'autres contributions de 90,5 millions de dollars. Par conséquent, on prévoit que le total des contributions atteindra 166,4 millions de dollars.
| Projets du programme PCEA | Province / Territoire | Contribution de RHDCC | Contributions supplémentaires prévues | Total des contributions prévues |
|---|---|---|---|---|
| Projet de carrières en construction VanASEP | Colombie-Britannique | 7,8M $ | 13,8M $ | 21,6M $ |
| Initiative Aboriginal Mine Works | Alberta | 3,3M $ | 1,5M $ | 4,8M $ |
| Trade Winds to Success | Alberta | 3,9M $ | 1,6M $ | 5,5M $ |
| Stratégie de développement des compétences pour l'industrie minière des Territoires du Nord-Ouest | Territoires du Nord-Ouest | 14,9M $ | 25,1M $ | 40,0M $ |
| Stratégie de développement des compétences autochtones pour l'industrie pétrolière et gazière des Territoires du Nord-Ouest | Territoires du Nord-Ouest | 10,0M $ | 2,7M $ | 12,7M $ |
| Initiative Manitoba Hydro Northern Training and Employment | Manitoba | 22,0M $ | 40,0M $ | 62,0M $ |
| Projet de la mine de diamants Victor | Ontario | 7,9M $ | 2,7M $ | 10,6M $ |
| People, Land and Opportunities | Nouveau-Brunswick | 2,9M $ | 1,0M $ | 3,9M $ |
| Initiative de formation dans le domaine de la pêche au Nunavut | Nunavut | 3,2M $ | 2,1M $ | 5,3M $ |
| TOTAL | 75,9Ma | 90,5M $ | 166,4M $ | |
| Source: Accords de contribution pour les projets du PCEA
a La différence entre la somme de 85 M$ à la Section 1.1 et celle de 75,9 M$ indiquée ici représente les coûts administratifs de la prestation du programme PCEA. |
||||
Les accords de contribution conclus pour chaque projet prévoient un aperçu des résultats ciblés pour toute la période de financement prévue, Le tableau 1.3 présente un résumé des résultats ciblés selon chaque projet. Dans l'ensemble, en vertu des accords, il est prévu que 9 976 personnes seront évaluées dans le cadre des interventions du programme PCEA, que 6 245 participeront aux interventions et que 4 113 mèneront leur plan d'action à terme. On prévoit que 2 021 participants obtiendront un emploi chez l'employeur visé par l'accord et qu'une proportion semblable (1 834) trouvera du travail ailleurs. On s'attend à enregistrer un peu plus de 23 millions de dollars d'économies en soutien du revenu à court terme.
D'après l'information extraite des tableaux 1.2 et 1.3, le coût projeté par participant pour les 4 113 personnes qui devraient mener leur plan d'action à terme est de 40 457 $, dont 18 454 $ provenant de la contribution de RHDCC. Le coût prévu par participant pour ceux qui obtiendront un emploi chez l'employeur visé ou un emploi ailleurs sera de 43 165 $, dont 19 689 $ provenant de la contribution de RHDCC.
| Projets du programme PCEA | Province / Territoire | Nombre cible de personnes à évaluer | Nombre cible de personnes qui participeront | Nombre cible de personnes qui termineront un plan d'action | Nombre cible de personnes qui iront travailler chez des employeurs visés | Nombre cible de personnes qui iront travailler ailleurs | Économies projetées en soutien du revenu à court terme1 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Projet de carrières en construction VanASEP | Colombie-Britannique | 900 | 600 (67 %) |
600 (67 %) |
300 (33 %) |
250 (28 %) |
500 000 $ |
| Initiative Aboriginal Mine Works | Alberta | 300 | 120 (40 %) |
120 (40 %) |
104 (35 %) |
120 (40 %) |
No target |
| Trade Winds to Success Project | Alberta | 380 |
224 (59 %) |
60 (16 %) |
54 (14 %) |
54 (14 %) |
3 000 $ |
| Stratégie de développement des compétences pour l'industrie minière des Territoires du Nord-Ouest | Territoires du Nord-Ouest | 1 500 |
1 100 (73 %) |
380 (25 %) |
380 (25 %) |
380 (25 %) |
No target |
| Stratégie de développement des compétences autochtones pour l'industrie pétrolière et gazière des Territoires du Nord-Ouest | Territoires du Nord-Ouest | 1 366 |
1 366 (100 %) |
1 093 (80 %) |
51 (4 %) |
547 (40 %) |
Aucune projection |
| Initiative de Manitoba Hydro en matière de formation et d'emploi dans le Nord | Manitoba | 2 631 |
1 115 (42 %) |
807 (31 %) |
794 (30 %) |
100 (4 %) |
19 395 000 $ |
| Projet de la mine de diamants Victor | Ontario | 1 530 |
1 020 (67 %) |
683 (45 %) |
190 (12 %) |
153 (10 %) |
2 074 000 $ |
| People, Land and Opportunities | Nouveau-Brunswick | 800 |
500 (63%) |
220 (28%) |
92 (12%) |
220 (28%) |
1 120 000 $ |
| Initiative de formation dans le domaine de la pêche au Nunavut | Nunavut | 569 |
200 (35%) |
150 (28%) |
56 (10%) |
10 (2%) |
Aucune projection |
| TOTAL | 9 976 |
6 245 (63%) |
4 113 (41%) |
2 021 (20%) |
1 834 (18%) |
23 092 000 $ |
- Source : Accords de contribution pour les projets du PCEA
- Référence 1 provenant du tableau ci-dessus Les économies en soutien du revenu à court terme correspondent à la différence entre le montant total de prestations d'aide sociale auquel chaque participant a droit et la somme réelle des prestations versées à ce même participant.