Évaluation horizontale de la Stratégie emploi jeunesse - Volet Objectif carrière

Sur cette page

Formats substituts

Cette publication est disponible dans d'autres formats en ligne, par téléphone au 1 800 O-Canada (1-800-622-6232), ou par téléimprimeur (TTY), au 1-800-926-9105. Aussi offerte en médias substituts sur demande : gros caractères, braille, audiocassette, CD avec fichier audio, disquette avec fichier texte, CD avec fichier texte, ou système DAISY.

Principaux constats et observations

Trois constats principaux ont été tirés de cette évaluation:

  • Immédiatement après la fin de leurs interventions respectives, la part de participants qui étaient encore employés était plus grande que la part de participants qui étaient retournés aux études.
  • Pour les participants d’EDSC, Objectif carrière a eu une incidence positive et durable sur leur participation au marché du travail. Au cours des cinq années qui ont suivi leur participation, les revenus annuels moyens des participants étaient supérieurs de 5 535 $ à ceux des non-participants présentant des caractéristiques similaires. Les impacts positifs étaient relativement plus importants chez les hommes.
  • Sur une période de 10 ans, Objectif carrière (pour la partie qui relève d’EDSC) a généré un rendement positif sur l’investissement pour les individus et la société dans son ensemble.

De ces principaux constats, on peut tirer les observations suivantes.

  • Les interventions auprès des jeunes qui prennent la forme d’une subvention salariale peuvent contribuer à faciliter l’entrée des diplômés postsecondaires sur le marché du travail, avec des effets positifs à long terme.
  • Les jeunes ciblés par Objectif carrière font généralement face à moins d’obstacles à l’emploi que les jeunes ciblés par Connexion compétences. Cela peut expliquer, en partie, les résultats plus positifs obtenus par Objectif carrière que par Connexion compétences

Introduction

Ce rapport d’évaluation présente les principaux constats et observations concernant le volet Objectif carrière de la Stratégie emploi jeunesse (ci-après appelée la Stratégie). Il a été réalisé conformément à la Loi sur la gestion des finances publiques et à la Politique sur les résultats.

  • Outre le volet Objectif carrière, la Stratégie comportait également deux autres volets distincts : Connexion compétences et Expérience emploi été. Bien que tous les volets visaient des jeunes de 15 à 30 ans, leurs objectifs respectifs et le segment de jeunes ciblé étaient différents, d’où la nécessité de présenter les résultats dans des rapports séparés.

Emploi et Développement social Canada (EDSC) est le ministère responsable, travaillant en collaboration avec dix autres ministères et organismes sur cette initiative horizontale. Du point de vue de la conception et de l’exécution des programmes, chaque ministère est responsable de la gestion et de la mise en œuvre de ses programmes respectifs pour obtenir des résultats. En tant que ministère responsable, EDSC a joué un rôle de supervision, et s’est notamment chargé de la coordination d’une évaluation.

À cette fin, le présent rapport s’appuie sur le rapport d’évaluation de 2015. Il offre un profil des participants et de leurs résultats immédiats après leur participation, pour tous les ministères et organismes contributeurs pour lesquels des renseignements étaient disponibles. Ces résultats sont ensuite complétés par une analyse d’impact différentiel et une analyse coûts-bénéfices pour les participants d’Objectif carrière d’EDSC qui ont bénéficié d’une intervention entre janvier 2010 et décembre 2011.

  • L’analyse d’impact différentiel compare les résultats des participants sur le marché du travail aux résultats d’un groupe témoin pour savoir ce qui se serait passé en l’absence du programme. Les résultats de l’analyse d’impact différentiel sont ensuite utilisés aux fins de l’analyse coûts-bénéfices. Ce type d’analyse suppose le rapprochement des dossiers administratifs des participants et des bases de données de l’Agence du revenu du Canada et de l’assurance-emploi, ce qui seulement pu être fait pour les participants d’EDSC.
  • Les cohortes de 2010 et 2011 ont été sélectionnées pour permettre l’évaluation des résultats des interventions en matière de participation au marché du travail pendant une période d’au moins cinq ans après leur achèvement, jusqu’à l’année civile 2016 (données fiscales les plus récemment diffusées en 2018 au moment de l’évaluation).
  • Les méthodologies précises utilisées pour évaluer le rendement de l’initiative Objectif carrière d’EDSC sont décrites à l’annexe B et dans le rapport technique qui est disponible sur demande.

Compte tenu des similitudes entre la population cible des diverses initiatives menées dans le cadre d’Objectif carrière, les organisations participantes peuvent s’inspirer des principaux constats et des principales observations du présent rapport pour guider leur propre initiative, en tenant compte de leurs politiques, de leur conception et de leurs modalités de mise en œuvre respectives.

Contexte du programme

Objectif carrière a fourni du financement à des employeurs et des organismes pour concevoir et exécuter une vaste gamme d’activités permettant aux jeunes de prendre des décisions plus éclairées concernant leur carrière et de développer leurs compétences. Objectif carrière visait spécifiquement ce qui suit :

  • augmenter le nombre de personnes hautement qualifiées;
  • faciliter la transition des jeunes hautement qualifiés vers un marché du travail qui évolue rapidement;
  • faire la promotion des avantages des études supérieures;
  • démontrer le leadership du gouvernement fédéral, qui investit dans les compétences requises pour combler les besoins de l’économie du savoir.

L’activité principale du volet Objectif carrière consistait à fournir des expériences de travail liées à la carrière, grâce auxquelles les participants acquerraient une expérience professionnelle et des compétences liées à leur domaine d’études ou à leur objectif de carrière. Cela était généralement réalisé par l’intermédiaire de « subventions salariales » accordées aux employeurs ou organismes sélectionnés.

Huit ministères et organismes fédéraux ont participé au volet Objectif carrière; chacun a mis en œuvre des initiatives différentes (voir le tableau 1 pour plus de renseignements) :

  • Emploi et Développement social Canada (EDSC);
  • Conseil national de recherches du Canada (CNRC)
  • Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE)
  • Environnement et Changement climatique Canada (ECCC);
  • Affaires mondiales Canada (AMC);
  • Ressources naturelles Canada (RNCan);
  • Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC);
  • Patrimoine canadien (PCH).

Pour la période allant de 2013 à 2018, la majeure partie du financement d’Objectif carrière a été attribuée aux quatre (4) organisations fédérales participantes suivantes :

  • Environ 86 % de l’enveloppe budgétaire a été répartie entre EDSC (43 %), le CNRC (22 %), ISDE (12 %) et ECCC (9 %).
  • En proportion des fonds affectés, environ 88 % des participants ont reçu un soutien d’EDSC (35 %), du CNRC (25 %), d’ISDE (18 %) et d’ECCC (10 %).

Transition de la Stratégie emploi jeunesse à la Stratégie emploi et compétences jeunesse

Dans le cadre de la modernisation de la Stratégie emploi jeunesse, les trois volets – Objectif carrière, Expérience emploi été et Connexion compétences – ont été remaniés pour répondre à une série de défis relatifs au marché du travail auxquels les jeunes font face, en particulier ceux qui sont confrontés à des obstacles à l’emploi, dans le cadre d’une nouvelle Stratégie emploi et compétences jeunesse (SECJ) entrée en vigueur en juin 2019.

La nouvelle Stratégie continue d’être mise en œuvre par 11 ministères et organismes du gouvernement du Canada. Elle vise à fournir des services d’emplois plus souples et adaptés à chaque individu et des aides renforcées à tous les jeunes Canadiens, ainsi qu’à élargir l’admissibilité et à offrir un plus large éventail de programmes pour aider les jeunes à acquérir les compétences, les aptitudes et l’expérience dont ils ont besoin pour obtenir des emplois de qualité.

La transition de la Stratégie emploi jeunesse vers la Stratégie emploi et compétences jeunesse modernisée a eu lieu pendant la réalisation de cette évaluation d’Objectif carrière. Les données préliminaires du présent rapport et de ceux des autres volets de la Stratégie ont été communiquées au secteur des programmes pour soutenir l’élaboration des politiques au fur et à mesure. En outre, les constats et les observations du présent rapport serviront à l'élaboration des politiques et à la conception et à la mise en œuvre de programmes similaires.

Changements dans la conception du programme

Dans le cadre de la SECJ, le volet Objectif carrière n’existe plus de manière autonome; il a été fusionné avec les volets Expérience emploi été et Connexion compétences afin d’offrir un ensemble d’interventions plus souples et intégrées qui répondent mieux aux besoins de chaque jeune. Certains partenaires de la SECJ continueront d’offrir des initiatives similaires à celles proposées auparavant dans le cadre d’Objectif carrière et à EDSC le programme Stages pratiques pour étudiants propose désormais des stages spécifiques à la carrière, semblables à ceux proposés par Objectif carrière. Enfin, le programme Droit au but a également été ajouté comme volet supplémentaire pour aider les jeunes confrontés à des obstacles à terminer leurs études secondaires et à faire la transition vers des études postsecondaires ou un emploi.

Changements au cadre de rendement

La SECJ comprend aussi un nouveau cadre de rendement par lequel tous les partenaires fédéraux de la SECJ mesureront des résultats communs et normalisés pour évaluer dans quelle mesure les jeunes progressent sur un continuum vers l’emploi. Les nouveaux résultats comprennent la préparation à l’emploi et l’avancement professionnel, ce qui implique de vérifier si les jeunes Canadiens acquièrent les compétences que les employeurs recherchent grâce aux programmes de la SECJ. Le nouveau cadre de rendement se concentre également sur une collecte de renseignements plus approfondis portant sur les combinaisons et les types d’interventions dont bénéficient les jeunes.

Portée et questions d’évaluation

  1. Y a-t-il une demande pour Objectif carrière?
  2. L’initiative Objectif carrière a-t-elle atteint les participants éligibles? Quelles sont les caractéristiques des participants à Objectif carrière?
  3. Quelles ont été les incidences des interventions d’Objectif carrière sur le soutien des participants pour l’obtention d’un emploi, la diminution de la dépendance à l’assurance-emploi ou à l’aide sociale, et l’amélioration du revenu?
  4. Les résultats varient-ils selon les régions ou les groupes cibles?
  5. Quel était le coût moyen par participant et quel a été le rapport coût/bénéfice de la participation à Objectif carrière?

Sources de données et période couverte

Pour rendre compte des tendances récentes en ce qui a trait au nombre de participants ainsi que des dépenses réelles, nous avons utilisé des renseignements provenant de la base de données sur les initiatives horizontales du Secrétariat du Conseil du trésor (SCT) ainsi que du Système de collecte de données et du Système commun pour les subventions et les contributions d’EDSC de 2013 à 2018 (y compris les rapports annuels de fin d’année des ministères lorsque disponibles).

Les renseignements sur les résultats immédiats ou sur le statut du participant dans les 12 semaines suivant la participation à une intervention d’Objectif carrière ont aussi été tirés de ces deux sources de données.

Aux fins de la réalisation des analyses d’impact différentiel et coûts-bénéfices pour les participants d’EDSC à Objectif carrière, les renseignements du Système commun pour les subventions et les contributions pour la période allant de janvier 2010 à décembre 2011 ont été utilisés pour établir un profil des participants.

Ces cohortes de participants ont été utilisées afin d’évaluer adéquatement l’impact du programme sur les participants. Ces cohortes ont permis d’obtenir des résultats sur le marché du travail après la participation sur une période de cinq ans afin d’évaluer l’efficacité d’une intervention. En utilisant ces cohortes, l’évaluation peut s’appuyer sur les données fiscales les plus récentes publiées en 2018, pour l’année d’imposition 2016.

Les autres banques de données d’EDSC comprenaient le profil vectoriel de l’assurance-emploi et les relevés d’emploi.

Le cas échéant, ces éléments de preuve ont été enrichis par d’autres sources de données externes et par la documentation pertinente afin de fournir un contexte à l’analyse.

Tableau 1. Interventions* d’Objectif carrière, par ministère et type, 2013 à 2018.
Ministère Intervention Participants (#) Pourcentage du total des participants Dépenses (M$) Pourcentage des dépenses totales
EDSC Objectif carrière offrait des experiences professionnelles liées à la Carrière aux diplômés du postsecondaire. 8 884 35 % 167,1 43 %
CNRC Emploi Jeunesse offrait une aide financière aux petites et moyennes entreprises innovantes pour l'embauche de diplômés du postsecondaire en sciences, ingénierie, technologie, commerce et arts libéraux. 6 463 25 % 87,5 22 %
ISDE Ordinateurs pour les écoles – Acquisition d’une experience professionnelle offrait aux jeunes des stages pratiques consistant à remettre à neuf des appareils numériques donnés dans tout le pays.
Stages pour les jeunes fournissait une experience et des compétences liées à l’utilisation des technologies numériques.
4 538 18 % 48,6 12 %
ECCC Stages pour les jeunes – Horizons Sciences offrait des occasions dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM) en permettant d’acquérir une experience pratique auprès d’employeurs potentiels. 2 561 10 % 34,4 9 %
AMC Stages internationaux pour les jeunes offrait des occasions d’acquérir une experience professionnelle dans le domaine du développement international. 927 4 % 26,2 7 %
RNCan Stages en science et en technologie fournissait du financement à des organisations du secteur des ressources naturelles qui embauchent des jeunes diplômés en sciences naturelles. 821 3 % 11,5 3 %
AAC Objectif carrière offrait des stages en agriculture à des jeunes diplômés du postsecondaire, leur permettant d’acquérir une expérience de travail stimulante et des compétences axées sur une carrière dans le domaine agricole via le mentorat et l’encadrement. 552 2 % 8 2 %
PCH Jeunesse Canada au travail pour une carrière en français et en anglais offrait des stages visant à aider le développement des connaissances en anglais et en français, tout en obtenant et en perfectionnant des compétences dans les domaines clés du marché du travail à l’international et des industries langagières touchant les langues officielles du Canada.
Jeunesse Canada au travail pour une carrière vouée au patrimoine offrait des stages dans le domaine du patrimoine et de l‘administration et la pratique des arts.
744 3 % 7,6 2 %
Ensemble Total 25 490 100 % 390,9 100 %
  • Sources: Base de données des Initiatives horizontales du SCT et Système de collecte des données d’EDSC.
  • * Voir annexe C pour une description plus détaillée des Interventions.

Objectif carrière – perspective horizontale

De 2013 à 2018, plus de 25 500 jeunes ont pris part à une intervention d’Objectif carrière, pour un coût moyen d’environ 15 350 $ par participant.

  • Comme illustré par les figures 1 et 2, le nombre de participants aux interventions d’Objectif carrière – et le montant réel dépensé correspondant – a augmenté en général entre 2013-2014 et 2017-2018.
  • Par exemple, le nombre total de jeunes est passé de 3 707 en 2013-2014 à 6 290 en 2017-2018, avec une augmentation proportionnelle des dépenses réelles (de 53 à 93 millions de dollars) sur la même période.
  • Le coût moyen par participant est resté à peu près le même pendant cette période; environ 14 300 $ en 2013-2014 et 14 800 $ en 2017-2018.
  • Malgré l’augmentation observée des dépenses totales, les dépenses réelles fûrent constamment inférieures aux dépenses prévues (à l’exception de l’année 2017-2018) au cours de cette période.
  • Cela s’explique en partie par la réaffectation des fonds fédéraux entre Connexion Compétences et Objectif carrière, ainsi que par d’autres facteurs comme les retards dans le lancement des appels de propositions.
Figure 1. Total des participants, EDSC & autres ministères, 2013 à 2018.
Figure 1: la description suit
Description textuelle de la figure 1
Ministère 2013-2014 2014-2015 2015-2016 2016-2017 2017-2018
EDSC 1 550 1 196 1 785 2 532 1 821
Autres ministères 2 157 2 944 2 997 4 039 4 469
  • Sources: Base de données des Initiatives horizontales du SCT et Système de collecte des données d’EDSC.
Figure 2. Dépenses totales (millions $) et coût moyen par participant (milliers $), tous ministères confondus, 2013 à 2018
Figure2 : la description suit
Description textuelle de la figure 2
Dépenses totales et coût par participant 2013-2014 2014-2015 2015-2016 2016-2017 2017-2018
Dépenses totales (en millions $) 53 M$ 64 M$ 82 M$ 99 M$ 93 M$
coût moyen par participant (en $) 14,260 $ 15,390 $ 17,130 $ 15,060 $ 14,860 $
  • Sources: Base de données des Initiatives horizontales du SCT et Système de collecte des données d’EDSC.

Dans la plupart des organisations, la majorité des participants étaient des femmes et la plupart d’entre eux avaient 25 ans ou plus.

  • En général, la répartition des participants à Objectif carrière selon le genre correspondait à peu près au portrait des diplômés postsecondaires au Canada (voir figure 3).
    • Les femmes représentaient une plus grande part des diplômés postsecondaires récents (Statistique Canada, 2013).
  • Il est à noter que pour le Conseil national de recherches du Canada, le Programme emploi jeunesse était majoritairement composé d’hommes (66 %). Cela reflète très probablement la proportion relativement plus élevée d’hommes diplômés de programmes d’ingénierie, de mathématiques et d’informatique (Statistique Canada, 2013).
  • En revanche, pour Affaires mondiales Canada, les participants au programme de stages internationaux pour les jeunes étaient majoritairement composés de femmes (78 %). Cela reflète très probablement la proportion relativement plus élevée de femmes qui obtiennent un diplôme dans des programmes liés aux sciences humaines (Statistique Canada, 2013).
  • En général, les participants à Objectif carrière étaient âgés de 25 ans et plus, et aucun ou seulement un très petit nombre avaient entre 15 et 19 ans.
    • Pourtant, environ 14 % des participants aux interventions d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada et 5 % des participants aux interventions d’Agriculture et Agroalimentaire Canada avaient moins de 20 ans.
Figure 3. Portrait des participants d’Objectif carrière, par organisations, genre et âge, 2013 à 2018
Figure 3 : la description suit
Description textuelle de la figure 3
Description EDSC* CNRC ISDE ECCC AMC RNCan AAC
genre, masculin 43 % 66 % 51 % 48 % 22 % 46 % 40 %
genre, féminin 56 % 31 % 47 % 51 % 78 % 53 % 57 %
âge, 15-19 3 % 2 % 14 % 0 % 0 % 0 % 5 %
âge, 20-24 43 % 47 % 44 % 35 % 37 % 38 % 41 %
âge, 25-29 48 % 44 % 36 % 55 % 54 % 54 % 46 %
âge, 30 et plus 6 % 6 % 6 % 9 % 9 % 8 % 8 %
  • Sources: Base de données des Initiatives horizontales du SCT et Système de collecte des données d’EDSC.
  • Notes: Les données proviennent de l’auto-identification des participants; les données pour Patrimoine canadien n’étaient pas disponibles pour la période de référence.
  • * Pour EDSC, les données concernent à la période de janvier 2010 à décembre 2011.

Même si, en général, les groupes sous-représentés n’étaient pas visés par Objectif carrière, certaines interventions ont mieux réussi à les rejoindre.

  • En général, les interventions réalisées dans le cadre du volet Objectif carrière ne visaient pas spécifiquement à rejoindre des groupes sous-représentés.
  • Néanmoins, les interventions de RNCan dans le domaine des ressources naturelles, d’ISDE dans le domaine des technologies et de l’informatique, d’AAC dans le domaine de l’agriculture et d’EDSC ont rejoint des proportions relativement plus élevées d’Autochtones
    (voir figure 4).
  • De même, les interventions d’AMC dans le domaine du développement international, d’ISDE dans le domaine de l’informatique et des technologies et du CNRC ont rejoint des proportions relativement plus élevées de membres des minorités visibles.
  • Enfin, les interventions d’ISDE ont rejoint une proportion relativement plus élevée de jeunes ayant un handicap.
Figure 4. Participants d’Objectif carrière par organisations et groupes sous-représentés, 2013 à 2018
Figure 4 : la description suit
Description textuelle de la figure 4
groupe sous-représenté AAC RNCan AMC ECCC ISDE CNRC EDSC*
Autochtone 10 % 5 % 1 % 2 % 8 % 1 % 5 %
Minorité visible 7 % 15 % 25 % 17 % 20 % 19 % 12 %
Personne handicapée 1 % 2 % 1 % 2 % 5 % 1 % 1 %
  • Sources: Base de données des Initiatives horizontales du SCT et Système de collecte des données d’EDSC.
  • Notes: Les données proviennent de l’auto-identification des participants; les données pour Patrimoine canadien n’étaient pas disponibles pour la période de référence.
  • * Pour EDSC, les données concernent à la période de janvier 2010 à décembre 2011.

Objectif carrière – perspective d’EDSC

Critères d’admissibilité à Objectif carrière pour EDSC

Les activités d’Objectif carrière ont été offertes par les organisations régionales et locales qui ont répondu aux appels de propositions. À la suite d’un processus d’évaluation, un financement, sous forme de contributions, a été fourni directement aux employeurs ou organisations, ou aux coordinateurs communautaires.

  • Un coordinateur communautaire est un bénéficiaire de contribution qui reçoit un financement et qui, par la suite, conclut ses propres ententes avec des participants admissibles et des employeurs pour entreprendre des activités qui lui permettront de poursuivre les objectifs du programme Objectif carrière.

Les activités admissibles dans le cadre d’Objectif carrière comprennent des expériences de travail liées à la carrière qui permettent aux participants d’acquérir une expérience professionnelle et des compétences liées à leur domaine d’études ou à leurs objectifs de carrière. La durée de l’expérience de travail variait normalement entre six et douze mois. Le coût maximum par participant était de 20 000 $.

Les frais permettant de répondre aux besoins des participants ayant un handicap viendraient s’ajouter à cette contribution maximale de 20 000 $.

Participants admissibles

Les participants au programme Objectif carrière doivent :

  • être âgés de 15 à 30 ans (inclusivement) au moment de l’inscription ou de la sélection;
  • être citoyens canadiens, résidents permanents ou avoir reçu le statut de réfugié au Canada;
  • avoir le droit de travailler conformément aux lois et aux règlements provinciaux et territoriaux applicables;
  • ne pas toucher de prestations d’assurance-emploi (AE).

Organisations admissibles

Les prestataires de services admissibles comprenaient, et continuent de comprendre :

  • des organismes sans but lucratif;
  • des administrations municipales;
  • des organisations autochtones (conseils de bande, conseils tribaux et entités autonomes);
  • des organismes à but lucratif;
  • les gouvernements, les institutions, les sociétés d’État et les organismes provinciaux et territoriaux.

Pour être admissibles au financement d’Objectif carrière, les projets proposés devaient viser un minimum de huit jeunes participants. Des exceptions ont été accordées pour les régions rurales et éloignées.

Profil des participants à Objectif carrière – Cohortes 2010 et 2011 d’EDSC

Entre janvier 2010 et décembre 2011, environ 2 745 jeunes ont participé à une intervention d’Objectif carrière d’EDSC. Comme le montre le figure 5 , parmi ces participants :

  • Près de 3 participants sur 5 étaient des femmes (56 %);
  • La plupart des participants avaient entre 25 et 30 ans (54 %).

Par rapport à l’ensemble des jeunes Canadiens, une proportion relativement plus faible de participants se sont identifiés comme membres d’une minorité visible ou personne handicapée, tandis que la proportion de participants s’étant identifiés comme autochtones était à peu près comparable.

  • 5 % des participants se sont déclarés autochtones, contre environ 6 % pour l’ensemble des jeunes Canadiens en 2016 (recensement de 2016);
  • 12 % des participants ont déclaré appartenir à une minorité visible par rapport à environ 27 % de l’ensemble des jeunes Canadiens (Statistique Canada, 2019);
  • 1 % des participants ont déclaré avoir un handicap, contre 13 % environ pour l’ensemble des jeunes Canadiens (Statistique Canada, 2019). Les résultats de l’Enquête canadienne sur l’incapacité de 2017 sont utilisés plutôt que ceux de l’enquête de 2012, car ils incluent les handicaps cognitifs et les troubles de santé mentale (Statistique Canada, 2018).

Enfin, environ 9 participants sur 10 avaient obtenu leur diplôme postsecondaire (90 %) et environ 8 sur 10 étaient célibataires.

Figure 5. Portrait des participants d'EDSC d'Objectif carrière (cohortes 2010 & 2011)
Figure 5 : la description suit
Description textuelle de la figure 5
caratéristique Pourcentage des participants
Homme 44 %
Femme 56 %
15-19 ans 3 %
20-24 ans 44 %
25-30 ans 54 %
Minorité visible 12 %
Autochtone 5 %
Personne handicapée 1 %
Urbain 86 %
Célibataire 79 %
Postsecondaire complété 90 %
  • Source: Système commun pour les subventions et les contributions d’EDSC.
  • Note: Les participants peuvent appartenir à plus d’une catégorie. Les trois premiers caractères du code postal d’un participant sont utilisés pour déterminer si il/elle reside en région rurale ou urbaine.

Les participants d’Objectif carrière à travers le Canada

Sur le plan géographique, la répartition des participants par province et territoire correspondait à peu près à la répartition des jeunes Canadiens partout au pays (voir tableau 2).

La majorité des participants vivaient en Ontario et au Québec – les plus petites proportions de jeunes vivaient dans les régions de l’Atlantique et dans le Nord.

  • En ce qui concerne l’aspect urbain/rural, 86 % des participants vivaient dans des communautés urbaines tandis que 14 % vivaient dans des communautés rurales. Cette répartition correspond également à peu près à la répartition des jeunes Canadiens vivant dans les communautés rurales du pays. (voir tableau 2).
Tableau 2. Distribution des participants d’EDSC d’Objectif carrière au Canada, (2010-2011)
Province ou territoire Distribution (en %)
Alberta 9,2 %
Colombie-Britannique 11,8 %
Manitoba 4,0 %
Nouveau-Brunswick 2,3 %
Terre-Neuve-et-Labrador 1,7 %
Nouvelle-Écosse 3,7 %
Ontario 37,7 %
Île-du-Prince-Édouard 1,2 %
Québec 25,8 %
Saskatchewan 2,3 %
Territoires du Nord-Ouest 0,1 %
Nunavut 0,1 %
Yukon 0,3 %

La plupart des organisations et employeurs participants appartenaient au secteur sans but lucratif et la majorité d’entre eux comptaient moins de 10 employés.

Entre janvier 2010 et décembre 2011, 369 projets ont été financés par EDSC. D’après les renseignements disponibles sur les organisations et les employeurs qui ont reçu un financement, la plupart des organisations et employeurs étaient des organisations sans but lucratif (voir figure 6).

  • Ces organisations sans but lucratif comprenaient des organisations de bienfaisance, des communautés locales, des organismes de bénévoles et des organisations non gouvernementales (ONG) provinciales.
Figure 6. Organisations/employeurs financés par EDSC, par secteur (Cohortes 2010 & 2011)
Figure 6 : la description suit
Description textuelle de la figure 6
Secteur Part des organisations
Sans but lucratif 63 %
Privé 27 %
Public 9 %
  • Source: Système commun pour les subventions et les contributions d’EDSC; Les totaux peuvent différer de 100% en raison de l’arrondissement.

Comme le montre la figure 7 , la plupart des organisations et employeurs qui ont reçu un financement étaient de petite ou moyenne taille :

  • environ 52 % avaient moins de 10 employés;
  • 24 % avaient de 11 à 50 employés.

Seuls 7 % des organisations et employeurs comptaient 100 employés ou plus.

Figure 7. Organisations/employeurs financés par EDSC, par nombre d’employés (Cohortes 2010 & 2011)
Figure 7 : la description suit
Description textuelle de la figure 7
Nombre d'employés Part des organisations
Moins de 10 employés 52 %
11 à 50 24 %
51 à 100 5 %
100 et plus 7 %
Non spécifié 12 %
  • Source : Système commun pour les subventions et les contributions d’EDSC; Les totaux peuvent différer de 100% en raison de l’arrondissement.

Constats principaux

Constat nº1: Résultats immédiats

Immédiatement après la fin de leurs interventions respectives, une plus grande part des participants était toujours en emploi relativement à ceux qui étaient retournés aux études.

Conformément à l’objectif du programme, après la fin de l’intervention, la proportion de participants occupant encore un emploi était plus importante que celle de participants qui étaient retournés aux études, comme le montre la figure 8 .

Figure 8. Résultats immédiats par organisation, 2013 à 2018
Figure 8 : la description suit
Description textuelle de la figure 8
Résultats immédiats EDSC* CNRC* ISDE ECCC AMC** RNCan AAC* PCH
Employé/auto-employé 70% 82% 20% 49% 17% 56% 52% 60%
Retour à l'école 3% 12% 16% 3% 6% 4% 13% 5%
Non spécifié 27% 6% 65% 48% 77% 40% 35% 36%
  • Source: Base de données des Initiatives horizontals du SCT, Rapports ministériels sur le rendement / Rapports ministériels sur les résultats, et Système de collecte des données d’EDSC.
  • * Ces nombres ont été fournis directement par les organisations en janvier 2020.
  • ** Les résultats reflètent le statut d’emploi dans les deux semaines du retour au Canada des stagiaires après leur séjour à l’étranger.

Pour la plupart des organisations, le statut d’une part relativement importante des participants – immédiatement après la fin d’une intervention d’Objectif carrière – n’était pas précisé. Par conséquent, il n’est pas possible d’évaluer avec certitude si les résultats immédiats attendus des interventions d’Objectif carrière ont été atteints.

  • Pour certains ministères, les renseignements présentés dans les rapports de fin d’année étaient incomplets. En particulier, les rapports de fin d’année étaient généralement limités aux participants qui avaient terminé l’intervention au cours de l’exercice et qui avaient répondu au sondage de fin d’emploi avant la publication des rapports.

Les résultats observés immédiatement après la fin d’une intervention correspondaient généralement au niveau de scolarité des participants et au fait qu’ils aient ou non obtenu leur diplôme. Par exemple :

  • Une part relativement plus grande des participants aux interventions menées par le Conseil national de recherches du Canada, ISDE et AAC sont retournés à l’école après la fin de leur intervention. Ces résultats sont cohérents avec le fait que la proportion des participants de ces organisations qui n’avaient pas terminé leurs études postsecondaires était relativement plus grande (voir figure 8).
  • En revanche, dans les organisations où les interventions visaient principalement des participants ayant terminé leurs études postsecondaires, la proportion de participants qui étaient retournés à l’école était faible (par exemple, EDSC, ECCC, AMC et RNCan).
Figure 9. Niveau d’éducation des participants par organisation*, 2013 à 2018
Figure 9 : la description suit
Description textuelle de la figure 9
Niveau d'éducation ESDC NRCC ISED ECCC GAC NRCan AAFC
Secondaire incomplet 2 % 0 % 7 % 0 % 0 % 0 % 4 %
Secondaire complété 2 % 4 % 10 % 0 % 0 % 0 % 4 %
Postsecondaire incomplet 3 % 33 % 55 % 16 % 8 % 15 % 28 %
Postsecondaire complété 90 % 63 % 27 % 83 % 91 % 85 % 64 %
Non spécifié 3 % 0 % 0 % 0 % 0 % 0 % 0 %
  • Source: Base de données des Initiatives horizontals du SCT, Rapports ministériels sur le rendement / Rapports ministériels sur les résultats, et Système de collecte des données d’EDSC.
  • * Les données de Patrimoine canadien n’étaient pas disponibles.

Constat nº2: Analyse d’impact différentiel (participants d’EDSC)

Pour les participants d’EDSC, Objectif carrière a eu un impact positif et durable sur leur participation au marché du travail.

Au cours des cinq années suivant leur participation, les revenus annuels moyens des participants étaient supérieurs de 5 535 $ à ceux des non-participants présentant des caractéristiques similaires. Les impacts positifs étaient relativement plus importants chez les hommes.

Comme pour le précédent rapport d’évaluation en 2015, une analyse d’impact différentiel a été réalisée pour les participants à Objectif carrière d’EDSC. À cette fin, le Ministère s’est appuyé sur sa Plateforme de données sur le marché du travail et a suivi le parcours des participants ayant bénéficié d’une intervention entre janvier 2010 et décembre 2011. Cette période a été choisie afin de permettre l’évaluation des répercussions sur la participation au marché du travail au cours d’une période d’au moins cinq ans suivant l’achèvement de l’intervention, jusqu’à l’année civile 2016 (renseignements disponibles les plus récents). S’appuyant sur les évaluations précédentes, l’analyse d’impact différentiel a été élargie et appliquée à des sous-groupes (p. ex., l’âge et le sexe).

Groupe témoin

L’analyse d’impact différentiel compare les résultats des participants aux résultats d’un groupe témoin pour savoir ce qui se serait passé en l’absence du programme.

Le groupe témoin était composé d’un sous-ensemble de personnes âgées de 15 à 30 ans présentant les mêmes caractéristiques que les participants à Objectif carrière, mais qui n’avaient reçu qu’un niveau de traitement limité au moyen d’interventions mineures des Services d’aide à l’emploi (SAE) dans le cadre des ententes sur le développement du marché du travail (EDMT).

Il convient de noter que les résultats d’une analyse d’impact différentiel dépendent des caractéristiques observables des participants au moment de l’analyse, et que c’est sur cet ensemble de caractéristiques qu’un groupe témoin est construit. En pratique, cela signifie que lorsqu’une analyse d’impact différentiel est effectuée pour les femmes ayant bénéficié d’une intervention dans le cadre d’Objectif carrière, un groupe de contrôle distinct composé uniquement de femmes ayant des caractéristiques observables similaires a été constitué. La même approche a été appliquée pour les hommes et pour chaque catégorie d’âge.

Par conséquent, les résultats doivent être interprétés avec une certaine prudence pour éviter une généralisation trop vaste.

Voir l’annexe B pour obtenir plus de détails sur la méthodologie.

Suite à une intervention d’Objectif carrière, les participants d’EDSC ont amélioré leur participation au marché du travail en termes d’augmentation de leur revenu, d’incidence de l’emploi et de diminution de leur recours aux prestations d’aide sociale par rapport aux non-participants semblables.

En particulier, comme le montre le tableau 3 , au cours de la période de cinq ans suivant l’intervention, l’expérience de travail des participants a entraîné une augmentation annuelle moyenne :

  • de 5 535 $ de leurs revenus après leur participation;
  • de 3,9 points de pourcentage de l’incidence de l’emploi.

Bien que Objectif carrière ait entraîné une réduction des prestations d’aide sociale, la diminution annuelle moyenne à la suite de l’intervention a été faible.

Parmi les participants, l’impact différentiel positif était généralement plus important pour les hommes et les participants plus âgés (entre 25 et 30 ans) que pour les femmes et les participants plus jeunes.

  • Cela suggère que les jeunes hommes pourraient bénéficier davantage des mesures visant à faciliter la transition entre l’enseignement supérieur et le marché du travail.
Tableau 3. EDSC - Impact différentiel d’Objectif carrière, période de 5 ans post-participation
Sous-groupe Revenus d'emploi (moyenne annuelle, $) Incidence de l'emploi (moyenne annuelle, points de pourcentage) Assistance sociale (moyenne annuelle, $)
Objectif carrière (ensemble) 5 535 $ 3,9 -125 $
Hommes 8 485 $ 5 -130 $
Femmes 3 355 $ 3,3 -185 $
20-24 ans 5 880 $ 2,3* -145 $
25-30 ans 4 395 $ 4,9 -160 $
  • *: Les résultats sont statistiquement non significatifs, cependant ils demeurent valables pour informer la direction de l’impact (négatif ou positif).

Constat nº3 : Analyse coûts-bénéfices

Sur une période de 11 ans, Objectif carrière (partie relevant d’EDSC) a généré un rendement positif sur l’investissement pour la société (les participants et le gouvernement).

L’analyse d’impact différentiel, présentée plus haut, examine l’efficacité des interventions en se concentrant sur les cinq premières années suivant une intervention (jusqu’en 2016). Par conséquent, ce type d’analyse ne renseigne pas les effets à long terme que de telles interventions peuvent avoir sur les participants, et ne permet pas de savoir si les avantages liés aux interventions excèdent leurs coûts. Pour évaluer les incidences à long terme découlant d’Objectif carrière, une analyse coûts-bénéfices a été réalisée. À cette fin, l’impact différentiel observé cinq ans après une intervention avec Objectif carrière a été projeté sur cinq années supplémentaires (pour la méthodologie détaillée, voir le rapport technique sur l’analyse coûts-bénéfices). Cette analyse rend compte de la valeur actualisée nette et du rapport coûts-bénéfices du point de vue de la personne, du gouvernement et de la société.

  • Du point de vue du gouvernement, les coûts sont engagés d’emblée et sont constitués des coûts du programme. D’autre part, les avantages s’accumulent avec le temps sous la forme d’une augmentation des revenus imposables et d’une diminution des dépenses des programmes de soutien (p. ex. l’aide sociale).
  • Du point de vue de la personne, les avantages s’accumulent au fil du temps et prennent la forme de revenus plus élevés après impôt, qui pourraient permettre l’obtention de meilleurs résultats sociaux.
  • Du point de vue de la société, les avantages nets totaux pour les gouvernements et les personnes sont pris en compte (gouvernement + personne).

Participants à une intervention d’Objectif carrière d’EDSC

Le total des avantages sociaux (gouvernement + participant) est de 46 293 $, ce qui donne un taux de rendement social annuel moyen de 18 % sur 11 ans (1 an durant le programme, 10 ans après la participation, soit 5 ans observés et 5 ans projetés).

  • Pour les participants, l’avantage net total est de 42 272 $;
  • Pour les gouvernements, l’avantage net total est de 4 021 $.
Figure 10. Analyse coût-bénéfice et Taux de rendement social
Figure 10 : la description suit
Description textuelle de la figure 10

Le bénéfice social net total (gouvernement + participant) est de 46 293 $, ce qui yielding un taux de rendement social annuel moyen de 18 % sur 11 ans (1 année pendant le programme, 10 années post-participation réparties en 5 années observées et 5 années projetées). Pour les participants, le bénéfice net total est de 42 272 $ et pour le gouvernement le bénéfice net total est de 4 021 $.

  • Source: Données administratives - Plate-forme de données du programme du marché du travail, cohortes des participants d’Objectif carrière du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2011.
  • 1. Le coût inclut le coût direct du programme par participant (estimé à 8 528 $) plus le coût marginal des fonds public (estimé à 1 706 $; soit 20 % du coût direct du programme par participant).
  • 2. Le taux de rendement social (543 %) est le benefice net pour la société (46 293 $) divisé par le coût direct du programme par participant. La moyenne annuelle du taux de rendement social de 18% par an est égale à 5,43 (543 %) plus 1, élévé à la puissance de 1 et divisé par le nombre d’années couvertes par l’analyse coût-benefice (soit 11 années).
  • 3. Les avantages sociaux sont définis comme une proportion de la rémunération accordée aux salariés en plus du salaire, représentant environ 15 % des revenus d'emplois.

Conclusion

Dans l’ensemble, le rapport indique que les interventions auprès des jeunes qui prennent la forme d’une subvention salariale peuvent contribuer à leur intégration au marché du travail, avec des effets positifs à long terme. Dans le cas d’Objectif carrière, l’évaluation a notamment constaté ce qui suit :

  • Immédiatement après la fin de leurs interventions respectives, la part de participants qui travaillaient encore était plus grande que la part de participants qui étaient retournés aux études.
  • Pour les participants d’EDSC, Objectif carrière a eu un impact positif et durable sur leur participation au marché du travail; cet impact était en général plus grand chez les hommes.
  • Sur une période de 10 ans, Objectif carrière (EDSC) a généré un rendement positif sur l’investissement pour les individus et la société dans son ensemble.

Les conclusions de cette évaluation cadrent avec celles des évaluations précédentes. Les principaux résultats des évaluations de 2009 et 2015 sont détaillés à l’annexe D.

Cela étant dit, bien que les interventions auprès des jeunes prenant la forme d’une subvention salariale peuvent contribuer à l’entrée des diplômés postsecondaires sur le marché du travail, ce segment de jeunes fait généralement face à des obstacles à l’emploi moins importants comparativement au segment de jeunes ciblé par Connexion compétences. Cela peut expliquer, en partie, les résultats plus positifs obtenus par Objectif carrière par rapport à ceux de Connexion compétences.

Annexes

Annexe A. Bibliographie

Sources de données : Emploi et Développement social Canada. Données administratives, Système commun pour les subventions et les contributions.

Sources internes : Études techniques (non publiées, disponibles sur demande)

  • Emploi et Développement social Canada. (juin 2020). Net Impact Results of the Youth Employment Strategy. Direction de l’évaluation.
  • Emploi et Développement social Canada. (juin 2020). Cost-Benefit Analysis for the Youth Employment Strategy. Direction de l’évaluation.

Sources externes :

  • Emploi et Développement social Canada. (juin 2015). Guide du demandeur Stratégie emploi jeunesse, Connexion compétences. Sur Internet : https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/services/finanncement/connexion-competences/guide-demandeur.html
  • Emploi et Développement social Canada. Rapport ministériel sur le rendement. Sur Internet : http://publications.gc.ca/site/fra/9.504290/publication.html
  • Gebel, M., et J. Vossemer. (2014). « The impact of employment transitions on health in Germany: a difference-in-differences propensity score matching approach », Social Science and Medicine, vol. 108, p. 128-136. Sur Internet : https://doi.org/10.1016/j.socscimed.2014.02.039
  • Heckman, J., H. Ichimura et P. Todd. (1997). « Matching As An Econometric Evaluation Estimator: Evidence from Evaluating a Job Training Program », Review of Economic Studies, vol. 64, no 4, p. 605-654. doi: 10.2307/2971733
  • Institut canadien d’information sur la santé. (2015). Tendances des inégalités en santé liées au revenu au Canada. Rapport technique.
  • Lechner, M., et C. Wunsch. (2013). « Sensitivity of matching-based program evaluations to the availability of control variables », Labour Economics, vol. 21, p. 111-121. Sur Internet : https://doi.org/10.1016/j.labeco.2013.01.004
  • Machin, S., et C. Meghir. 2000. Crime and Economic Incentives, Institute for Fiscal Studies, Working Paper 00/17.
  • Nilsson, A., et J. Agell. 2003. Crime, unemployment and labor market programs in turbulent times, Institute for Labour Market Policy Evaluation, Working Paper 2003:14.
  • Ressources humaines et Développement social Canada. 2008-2009, Rapport ministériel sur le rendement. Sur Internet : https://www.tbs-sct.gc.ca/dpr-rmr/2008-2009/inst/csd/csdpr-fra.asp?format=print
  • Saunders, M., B. Barr, P. McHale et C. Hamelmann. (2017). Key policies for addressing the social determinants of health and health inequities, rapport de synthèse no 52 du Réseau des bases factuelles en santé, Bureau régional de l’Europe, Organisation mondiale de la Santé.
  • Statistique Canada. (2018). L’évolution des données sur l’incapacité au Canada : rester en phase avec un Canada plus inclusif, Enquête canadienne sur l’incapacité.
  • Statistique Canada. (2019). Un portrait des jeunes Canadiens.
  • Statistique Canada. (2013). Les différences entre les sexes dans les programmes de sciences, technologies, génie, mathématiques et sciences informatiques (STGM) à l’université.
  • Stuart, E.A., Huskamp, H.A., Duckworth, K., Simmons, J., Song, Z., Chernew, M. et Barry, C.L. (2014). « Using propensity scores in difference-in-differences models to estimate the effects of a policy change », Health Services Outcomes Research Methodology, vol. 14, no 4, p. 166-182. doi: 10.1007/s10742-014-0123-z

Annexe B. Approche d’évaluation

Éléments de prevue / Méthodologie

Données administratives / méthodologie de l’analyse d’impact différentiel

L’analyse de l’impact différentiel est réalisée à l’aide de la plateforme intégrée de données du programme sur le marché du travail. La plateforme contient des données administratives sur les programmes recueillies au niveau des interventions et des projets par le biais de la base de données du Système commun pour les subventions et les contributions d’EDSC, relié à la banque de données des prestations d’assurance-emploi et aux fichiers d’impôt de l’Agence du revenu du Canada (ARC).

Les données ont été évaluées de manière approfondie et transformées en fichiers analytiques de haute qualité qui comprenaient un grand nombre de variables pertinentes pour les expériences des personnes sur le marché du travail, y compris les caractéristiques sociodémographiques des participants et des cas témoins (par exemple, l’âge, le sexe, l’éducation, l’état civil, le handicap), ainsi que leur province de résidence, leurs qualifications (par exemple, le groupe professionnel, les codes industriels) et leurs antécédents sur le marché du travail (par exemple, le recours aux prestations d’assurance-emploi, les revenus d’un emploi ou d’un travail indépendant, le recours à l’aide sociale, l’emploi au cours des cinq années précédant la participation).

L’évaluation actuelle examine l’impact différentiel pour les participants qui ont commencé une intervention spécifique d’Objectif carrière entre janvier 2010 et décembre 2011, et suit leurs trajectoires ultérieures sur le marché du travail pendant cinq années consécutives jusqu’en 2016, conformément à la disponibilité actuelle des données de l’ARC.

La méthodologie proposée se fonde sur le même cadre que l’évaluation des ententes sur le développement du marché du travail (EDMT). La procédure d’estimation d’impact différentiel est fondée sur une approche quasi expérimentale qui mesure l’efficacité du programme en comparant les résultats réels pour les participants aux interventions à leurs résultats contrefactuels (c’est-à-dire les résultats qu’ils auraient obtenus en l’absence de l’intervention). Comme on ne peut pas mesurer les résultats d’une personne donnée, qu’elle participe ou non à une intervention d’Objectif carrière, il faut un groupe témoin approprié pour « faire office » de groupe contrefactuel.

Conformément à la même stratégie appliquée dans de nombreuses évaluations précédentes d’EDSC, le groupe témoin était constitué d’un sous-ensemble de personnes âgées de 15 à 30 ans présentant les mêmes caractéristiques que les participants d’Objectif carrière, mais n’ayant bénéficié que de services limités sous forme d’interventions mineures offertes par les Services d’aide à l’emploi (SAE) dans le cadre des EDMT.

Pour toutes les comparaisons contrefactuelles, les résultats de l’impact différentiel ont été produits en utilisant une combinaison de pointe des méthodes d’estimation de l’écart dans les différences et d’appariement des noyaux de coefficients de propension (Heckman et al., 1997). Étant donné l’étendue des variables de base disponibles dans les fichiers de données liés, on peut raisonnablement être sûr que les estimations d’impact sont robustes (Lechner et Wunsch, 2013). À des fins de validation, les résultats ont également été produits à l’aide de techniques alternatives (c.-à-d. la pondération selon la probabilité inverse et l’appariement par la recherche du plus proche voisin). Cet exercice de triangulation a confirmé que la méthode d’estimation n’avait pas d’incidence sur les résultats de l’impact différentiel.

Le principal avantage de cette méthode d’évaluation est que la population du groupe témoin est très vaste, de sorte qu’il est possible d’établir des comparaisons étroites avec les participants au programme en matière de caractéristiques observables. Après une consultation auprès d’experts externes du milieu universitaire (pairs évaluateurs), il a été déterminé qu’un sous-ensemble soigneusement choisi de clients des Services d’aide à l’emploi était le meilleur choix sur le plan de la disponibilité des données et en raison du fait qu’EDSC a une expérience considérable quant à l’utilisation de ces données comme groupe témoin.

Une limite potentielle tient à l’existence possible de variables non observées (p. ex., le domaine d’étude, la motivation) qui pourraient entraîner, dans une certaine mesure, la surestimation des résultats en matière d’impact différentiel. Une analyse de sensibilité a été menée pour évaluer dans quelle mesure les variables non observées peuvent biaiser les résultats. Les résultats de cette analyse figurent dans le rapport technique, disponible sur demande (EDSC, juin 2020).

Enfin, il convient de noter que les données relatives à l'impôt sur le revenu ne sont disponibles que sur une base annuelle avec un décalage de deux ans, ce qui signifie que les résultats ne peuvent être suivis que sur une base annuelle.

Analyse coûts-bénéfices

La période de référence pour l’analyse coûts-bénéfices est constituée des participants dont la participation à l’intervention a commencé entre janvier 2010 et décembre 2011. Cette analyse a examiné les résultats sur le marché du travail pendant l’année de participation à l’intervention, puis a continué à observer les résultats sur le marché du travail pendant cinq ans après que les participants aient terminé leur intervention. Les résultats observés au cours de la période de cinq ans suivant la participation sont ensuite projetés sur cinq années supplémentaires, pour un total de 11 ans.

L’analyse coûts-bénéfices rend compte de la valeur différentielle actualisée et du rapport coûts-bénéfices du point de vue de la personne, du gouvernement et de la société (personne + gouvernement).

Un cadre comptable permet de déterminer qui assume un coût ou un avantage particulier. Tous les avantages ont été actualisés (à un taux de 5 %) après le début de l’année de participation.

Limites : L’analyse coûts-bénéfices est fondée sur les principaux coûts et avantages quantifiables disponibles dans la base de données administrative et dans le Rapport de contrôle et d’évaluation de l’assurance-emploi. Elle ne comprend pas les avantages intangibles comme l’amélioration du bien-être des personnes liée à de meilleurs résultats en matière de santé et à la réduction de la criminalité.

En plus d’améliorer les indicateurs du marché du travail, il est probable que les programmes actifs du marché du travail comme Objectif carrière ont aussi une influence positive sur d’autres résultats sociaux comme la santé et la criminalité. Selon les résultats de la recherche, la participation au marché du travail et un revenu supérieur sont associés à de meilleurs résultats en matière de santé (p. ex. Institut canadien d’information sur la santé, 2015; Saunders et al., 2017) et à un risque moins élevé d’activités criminelles (p. ex. Nilsson et Agell, 2003; Machin et Meghir, 2000). Par conséquent, l’élargissement du cadre de coûts-bénéfices pour y inclure les économies potentielles découlant de l’amélioration des résultats en matière de santé (c.-à-d. la réduction des dépenses du système de santé) et la diminution des contacts avec le système de justice pénale (c.-à-d. la réduction des coûts des services policiers, judiciaires et correctionnels) pourrait avoir des répercussions positives supplémentaires pour les personnes et le gouvernement au-delà de ce qui est directement mesuré.

Documents consultés

Cette évaluation s’est appuyée sur l’examen des documents pertinents, y compris les documents de programme des ministères participants.

Annexe C. Description des interventions d'Objectif carrière

Les activités d’Objectif carrière ont pour objet :

  • de permettre aux jeunes d’acquérir de nouvelles compétences et d’en parfaire d’autres, ce qui comprend sans toutefois s’y limiter, des compétences liées à l’employabilité et des compétences avancées liées à l’employabilité;
  • de fournir aux jeunes des expériences de travail, du mentorat et de l’encadrement;
  • d’aider les jeunes entrepreneurs à travailler à leur compte.
  • d’aider les jeunes à acquérir des compétences en participant à des échanges entre établissements postsecondaires, notamment des établissements d’études supérieures dans d’autres pays avec lesquels se font des échanges réciproques de personnes, de connaissances et d’expertise;
  • d’encourager les jeunes à faire des choix de carrière éclairés, leur fait apprécier la valeur des études et promeut les jeunes en tant que main-d’œuvre de l’avenir;
  • d’appuyer des projets novateurs et de recherche dans le but de trouver de meilleures façons d’aider les jeunes à se préparer en vue d’un emploi ou pour les aider à conserver un emploi et à participer de façon productive à la population active.

Parmi les trois volets de la Stratégie, Objectif carrière comptait le plus grand nombre (7) de ministères ou d’organismes fédéraux participant à la mise en œuvre, outre EDSC :

  • Agriculture et Agroalimentaire Canada;
  • Patrimoine canadien;
  • Environnement et Changement climatique Canada;
  • Affaires mondiales Canada;
  • Innovation, Sciences et Développement économique Canada;
  • Conseil national de recherches Canada;
  • Ressources naturelles Canada.

Agriculture et Agroalimentaire Canada : le programme Objectif carrière vise à créer environ 50 stages en agriculture par an pour les diplômés récents de niveau postsecondaire dans tout le pays. Des employeurs qui peuvent offrir aux stagiaires l’occasion d’acquérir une expérience professionnelle significative dans le domaine de l’agriculture et des compétences grâce au mentorat et à l’encadrement présentent leur candidature. Les stages doivent durer entre 4 et 12 mois et être suffisamment longs pour offrir aux employés une expérience de travail appréciable.

Pour être admissible comme stagiaire, il faut être un citoyen canadien ou un résident permanent âgé de 15 à 30 ans, être sans emploi ou sous-employé, et avoir obtenu au cours des trois dernières années un diplôme d’un programme lié à l’agriculture dans une université, un collège, un cégep, ou d’un programme provincial axé sur les sciences ou la technologie appliquée dans le domaine de la biologie, de l’agriculture ou de la médecine vétérinaire.

Patrimoine canadien : Le volet Objectif carrière comporte deux composantes de programme : Jeunesse Canada au travail pour une carrière en français et en anglais et Jeunesse Canada au travail pour une carrière vouée au patrimoine.

Jeunesse Canada au travail pour une carrière en français et en anglais vise à offrir aux diplômés universitaires ou collégiaux de moins de 30 ans, sans emploi ou sous-employés, des stages internationaux pour les aider à améliorer leurs connaissances en français et en l’anglais tout en acquérant et en perfectionnant des compétences dans des domaines clés du marché du travail à l’international et des industries langagières touchant les langues officielles au Canada. Le programme est mis en œuvre par une organisation nationale de services aux jeunes à but non lucratif.

Jeunesse Canada au travail pour une carrière vouée au patrimoine appuie des stages dans les domaines du patrimoine et de l’administration et de la pratique des arts pour des diplômés collégiaux et universitaires âgés de 30 ans et moins, sans emploi ou sous-employés. Le programme vise à accroître les compétences professionnelles et l’expérience pratique des stagiaires dans des emplois axés sur la carrière, tant au Canada qu’à l’étranger, à les aider à faire la transition vers des métiers et professions axés sur le patrimoine et les arts, ainsi qu’à gagner de l’argent afin de poursuivre leurs études. La prestation du programme à l’échelle nationale est assurée par six organisations professionnelles de service, chacune étant spécialisée dans un secteur de la communauté canadienne du patrimoine à but non lucratif (musées, archives, bibliothèques, sites patrimoniaux et organismes artistiques).

Environnement et Changement climatique Canada : Le programme de stages pour les jeunes Horizons Sciences a débuté en 1997, avec le lancement initial de la Stratégie emploi jeunesse. L’objectif du programme est de créer des occasions pour les jeunes dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM) en leur offrant une expérience pratique auprès d’employeurs potentiels.

Affaires mondiales Canada : Créé en 1997, le Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) a été conçu pour offrir aux jeunes Canadiens âgés de 19 à 30 ans la possibilité d’acquérir de l’expérience professionnelle dans le cadre d’un travail de développement international. Pour être admissibles, les stagiaires doivent détenir un diplôme d’études postsecondaires, c’est-à-dire un diplôme d’une université, d’un collège, d’une école postsecondaire de technologie, d’un institut postsecondaire ou d’un cégep, ne plus être aux études, et être sans emploi ou sous-employés.

Le PSIJ contribue à la Stratégie emploi jeunesse en offrant à un large éventail de diplômés canadiens la possibilité d’acquérir une expérience de travail très intéressante dans le domaine du développement international. Le PSIJ soutient des stages qui sont conçus et mis en œuvre en consultation avec des organisations du Canada et des pays en développement. Les stages permettent de réaliser des efforts de développement durable qui répondent à des besoins définis localement dans les secteurs prioritaires d’Affaires mondiales Canada et qui visent à fournir et à transmettre des connaissances et des compétences précieuses afin d’assurer une durabilité.

Innovation, Sciences et Développement économique Canada : Le Programme Acquisition d’une expérience professionnelle (PAEP) est un programme complémentaire au programme
« Ordinateurs pour les écoles » (programme national axé sur le partenariat, qui remet à neuf des ordinateurs excédentaires – des ministères fédéraux, des gouvernements provinciaux et

territoriaux et du secteur privé – pour être utilisés par les bénéficiaires du programme), qui soutient les jeunes stagiaires travaillant dans les centres de remise à neuf partout au pays. Dans le cadre de la Stratégie, le PAEP aide les jeunes à intégrer le monde du travail et offre une formation technique indispensable. Les candidats participent au processus de remise à neuf et perfectionnent leurs compétences en réparation d’ordinateurs et en mise à l’essai de logiciels, tout en améliorant également leurs habiletés en gestion du temps et en travail d’équipe.

Le programme stages pour les jeunes était une initiative nationale financée par la Stratégie. Il visait à fournir aux jeunes Canadiens une expérience de travail et des compétences numériques pour les aider à mettre fin au cycle « pas d’expérience/pas de travail », à encourager le perfectionnement des compétences numériques chez les jeunes et à inciter les groupes à but non lucratif de tout le Canada à développer et à utiliser les technologies numériques au sein de leur organisation. L’objectif du programme Stages pour les jeunes était de permettre aux jeunes Canadiens d’acquérir de l’expérience et des capacités relativement à l’utilisation des technologies numériques, ce qui les rend plus productifs et plus concurrentiels dans une économie axée sur le savoir et le numérique, et leur permet de mieux réussir sur le marché du travail. Ce programme a pris fin à la fin de l’exercice 2016-2017.

Conseil national de recherches Canada : Le Programme emploi jeunesse, lancé en 1997, fournit une aide financière aux petites et moyennes entreprises (PME) innovatrices du Canada afin d’embaucher des diplômés postsecondaires en sciences, en génie, en technologie, en commerce et en arts. Les PME bénéficient des compétences et des connaissances des diplômés tout en leur offrant une expérience de travail précieuse qui leur ouvrira les portes de l’avenir. Les diplômés travaillent à des projets innovateurs au sein de l’environnement des PME et peuvent participer aux activités de recherche, de développement et de commercialisation des technologies.

Dans certains cas, les PME peuvent collaborer avec l’institut du Conseil national de recherches du Canada ou avec le Centre de recherches sur les communications d’Innovation, Sciences et Développement économique. En plus de répondre aux besoins des PME innovatrices, ce programme facilite l’avancement des jeunes hautement spécialisés au sein d’un marché du travail en évolution rapide. Pour être admissibles, les PME doivent être constituées en société et à but lucratif, être prêtes à renforcer leur capacité d’innovation et être disposées à établir une relation de confiance avec le Conseil national de recherches du Canada.

Ressources naturelles Canada : le programme Stages en sciences et en technologie offre un financement aux organisations des secteurs des ressources naturelles qui embauchent de jeunes diplômés en sciences naturelles. Il aide les organisations à renforcer l’économie du savoir du Canada et à accroître le bassin de jeunes hautement qualifiés et polyvalents qui seront les leaders de demain dans le domaine de la recherche et du développement (R et D). Depuis 1997, Ressources naturelles Canada a apporté son soutien à près de 600 stages. Chaque année, le programme de stages en sciences et en technologie crée de 50 à 80 stages qui profitent à la fois aux organisations et aux jeunes diplômés en sciences naturelles.

Annexe D. Principaux constats des évaluations précédentes

Évaluation sommative 2009

  • Les participants ont exprimé un fort niveau de satisfaction avec les opportunités pour le développement des compétences offertes par Objectif carrière.
  • Les employeurs ont également convenu avec les participants que le programme a considérablement contribué à améliorer d'importantes compétences en matière d'employabilité.

Évaluation sommative 2015

  • Plus de la moitié (59%) des répondants à l’enquête d’Objectif carrière ont identifié leur décision de retourner à l’école comme ayant été influencée par leur participation au programme.
  • Comparés aux participants du groupe de traitement limité, les résultats de l'analyse d'impact différentiel ont indiqué que les participants d’Objectif carrière ont obtenu des revenus d'emploi cumulés nettement plus élevés au cours de la période de six ans.
Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :