Audit du processus d’accès à l’information
D’Emploi et Développement social Canada
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- Sommaire exécutif
- 1.0 Renseignements généraux
- 2.0 Constatations de l’audit
- 2.1 Un cadre de gouvernance a été mis en place pour appuyer la fonction d’AIPRP, bien qu’une plus grande surveillance doive être exercée à cet égard
- 2.2 Le Ministère éprouve de la difficulté à respecter les délais prescrits par la Loi sur l’accès à l’information
- 2.3 Le Ministère effectue un suivi et une surveillance de son rendement, mais l’intégrité des données doit être améliorée
- 2.4 La RPO a permis d’améliorer le processus d’AI, mais l’objectif d’augmentation du niveau de service en matière d’AI n’a pas encore été atteint
- 3.0 Conclusion
- 4.0 Énoncé d’assurance
- Annexe A : Évaluation des critères de l’audit
- Annexe B : Glossaire
- Notes de bas de page
Sommaire exécutif
La Loi sur l’accès à l’information donne à tous les citoyens canadiens, résidents permanents, personnes ou sociétés au Canada le droit d’accéder aux dossiers — peu importe leur format — dont dispose une institution gouvernementale. Ce droit est assujetti à certaines exceptions précises et limitées. La Loi exige que le responsable de l’institution gouvernementale réponde à une demande d’accès à l’information (AI) dans les trente jours civils suivant la réception de la demande ou, dans certaines circonstances (par exemple si la demande vise un grand nombre de documents, ou si des consultations sont nécessaires), dans un délai plus long mais jugé raisonnable.
La Division des opérations de l’accès à l’information et de la protection des renseignements personnels (AIPRP) d’Emploi et Développement social Canada (EDSC) est chargée d’administrer la Loi concernant l’accès à l’information et la protection des renseignements personnels (PRP). Les sous-ministres adjoints (SMA) d’EDSC sont responsables de la recherche et de la récupération des documents pertinents, en temps opportun, dans leur direction générale ou région respective, ainsi que de la formulation de recommandations concernant leur divulgation. Répondre à une demande d’AI est une priorité ministérielle qui exige que tous les intervenants remplissent leurs rôles et responsabilités afin que le Ministère atteigne son but de donner accès aux documents en temps opportun tel que prescrit par la Loi. Au cours des dernières années, l’augmentation du nombre et de la complexité des demandes combinée à des difficultés liées aux ressources humaines ont eu une incidence sur la capacité du Ministère à répondre aux demandes d’AI en temps voulu. Une initiative de refonte du processus opérationnel (RPO) du processus de l’AI a été lancée en mai 2015 afin de résoudre les problèmes associés au processus en vigueur. Cette initiative visait à simplifier et à améliorer le processus d’AI afin que des réponses de qualité soient fournies en temps opportun. L’objectif était de maintenir un niveau de respect des délais prescrits fixé à 95 % des demandes, afin que les retards soient limités à un maximum de 5 % des cas.
Objectif de l’audit
L’objectif de l’audit était de fournir l’assurance que le processus d’AI fonctionne comme prévu, qu’il est efficace et qu’il respecte la Loi sur l’accès à l’information.
Résumé des principales constatations
- Un cadre de gouvernance a été mis en place pour appuyer la fonction d’AIPRP, bien qu’une plus grande surveillance doive être exercée à cet égard.
- Le Ministère éprouve de la difficulté à respecter les délais prescrits par la Loi sur l’accès à l’information.
- Le Ministère effectue un suivi et une surveillance de son rendement dans ce domaine, mais l’intégrité des données doit être améliorée.
- La RPO a permis d’améliorer le processus d’AI, mais l’objectif d’augmentation du niveau de service en matière d’AI n’a pas encore été atteint.
Conclusion de l’audit
L’audit a permis de conclure que le processus d’AI est conforme à la Loi sur l’accès à l’information, mais qu’il ne fonctionne pas comme prévu. Il y a lieu d’améliorer la surveillance, la rapidité des réponses et l’intégrité des données, de résoudre les problèmes liés aux ressources et d’aller de l’avant avec des initiatives de modernisation de la fonction d’AI.
Recommandations
- Il est recommandé que la secrétaire ministérielle présente périodiquement à des fins de discussion les résultats de rendement à l’égard de l’AI lors des réunions des comités ministériels, qu’elle demande l’avis des cadres supérieurs et qu’elle fasse le suivi des mesures recommandées.
- Il est recommandé que la secrétaire ministérielle adopte une stratégie pour réduire les délais de réponse aux demandes d’AI et remédier à la pénurie de compétences parmi les analystes de l’AI.
- Il est recommandé que la secrétaire ministérielle veille à la production de rapports exacts et exhaustifs sur le rendement dans ce domaine.
- Il est recommandé que la secrétaire ministérielle continue à améliorer la fonction d’AI à l’appui de la prestation des services en comblant les lacunes liées à la formation et en favorisant les initiatives de modernisation.
1.0 Renseignements généraux
1.1 Contexte
La Loi sur l’accès à l’information, qui est entrée en vigueur le 1er juillet 1983, donne à tous les citoyens canadiens, résidents permanents, personnes ou sociétés au Canada le droit d’accéder aux dossiers — peu importe leur format — dont dispose une institution gouvernementale. Ce droit est assujetti à certaines exceptions précises et limitées. La Loi exige que le responsable de l’institution gouvernementale réponde à une demande d’AI dans les trente jours civils suivant la réception de la demande ou, dans certaines circonstances (par exemple si la demande vise un grand nombre de documents, ou si des consultations sont nécessaires), dans un délai plus long mais jugé raisonnable. Le demandeur a le droit de déposer auprès du commissaire à l'information une plainte concernant la prorogation du délai de réponse ou le non-respect des délais prescrits par la Loi dans la communication du document (présomption de refus)Note de bas de page 1.
La Division des opérations d’AIPRP d’EDSC est chargée d’administrer la Loi concernant l’AIPRP. Le directeur de la Division relève de la secrétaire ministérielle en sa qualité de chef de la PRP au Ministère. La Division est le principal point de contact avec le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada et le Commissariat à l’information du Canada (CIC) en ce qui a trait à la résolution des plaintes. Elle est composée de deux unités : l’Unité de traitement des demandes et l’Unité de gestion des incidents et des divulgations législatives. La première (appelée ci-après « Opérations de l’AIPRP » dans le contexte de ce rapport) est la principale visée par cet audit. Les Opérations de l’AIPRP sont un groupe centralisé composé d’environ 19 postes équivalents temps plein (y compris les postes vacants)Note de bas de page 2 dont les fonctions consistent à traiter les demandes. Elles participent au traitement des demandes d’AI et de PRP, règlent les plaintes (AI et PRP), consultent d’autres ministères, fournissent des conseils et lignes directrices aux employés du Ministère sur l’application de la législation relative à l’AIPRP et produisent des rapports de rendement (à l’intention du Ministère, du Conseil du Trésor [CT] et du Parlement).
Tous les SMA d’EDSC sont responsables de la recherche et de l’extraction des documents pertinents en temps opportun dans leur direction générale ou région respective ainsi que de la formulation de recommandations quant à leur divulgation. Répondre à une demande d’AI est une priorité ministérielle qui exige que tous les intervenants remplissent leurs rôles et responsabilités afin que le Ministère atteigne son but de donner accès aux documents en temps opportun tel que prescrit par la Loi.
En mai 2015, la secrétaire ministérielle a lancé la RPO afin de résoudre les problèmes associés au processus d’AI en vigueur à ce moment, par exemple l’augmentation du nombre et de la complexité des demandes et l’augmentation du nombre de plaintes.
1.2 Objectif de l’audit
L’objectif de l’audit était de fournir l’assurance que le processus d’AI fonctionne comme prévu, qu’il est efficace et qu’il respecte la Loi sur l’accès à l’information.
1.3 Portée
L’audit a porté sur les activités d’AI effectuées de janvier 2015 à mars 2016.
L’audit n’a pas abordé les éléments suivants :
- évaluation de l’exactitude ou de l’exhaustivité des réponses donnant suite aux demandes d’AIPRP;
- gestion des demandes de PRP ou activités de l’Unité de gestion des incidents et des divulgations législatives;
- questions liées à la gestion de la PRP mentionnées dans l’Audit du cadre de contrôle du Ministère pour la gestion des renseignements personnels (protection des renseignements personnels), lequel a eu lieu en 2014.
1.4 Méthodologie
L’audit a été mené notamment à l’aide des méthodologies suivantes :
- examen des politiques, directives et lignes directrices pertinentes du CT et du Ministère;
- examen de la documentation à l’appui du renouvellement des processus d’AI;
- examen des activités de surveillance et des rapports sur le rendement;
- entrevues avec des directeurs actuels et précédents de la Division des opérations de l’AIPRP et des membres clés du personnel des Opérations de l’AIPRP. Des représentants de douze directions générales et des quatre régions ont également fourni des commentaires sur le processus d’AI;
- consultation avec Communications stratégiques et avec le facilitateur du groupe de travail responsable de la RPO;
- observations sur place et examen du processus;
- échantillonnage et analyse de demandes d’AI d’avril à décembre 2015, tirées des rapports mensuels et de la liste d’arriéré de demandes.
2.0 Constatations de l’audit
2.1 Un cadre de gouvernance a été mis en place pour appuyer la fonction d’AIPRP, bien qu’une plus grande surveillance doive être exercée à cet égard
Le directeur de la Division des opérations de l’AIPRP relève de la secrétaire ministérielle en sa qualité de responsable déléguée de l’administration de la Loi sur l’accès à l’information et de la Loi sur la protection des renseignements personnels. Un arrêtéNote de bas de page 3 approuvé en juin 2015 par les ministres précédents d’EDSC et du Travail autorise formellement les employés, depuis les sous-ministres jusqu’aux agents PM-04 et PM-05 responsables de l’AI, à exercer les devoirs ou fonctions établis par la Loi sur l’accès à l’information. Par conséquent, l’arrêté permet aux personnes étroitement associées aux opérations quotidiennes de prendre des décisions pour assurer un traitement efficace des demandes d’AI.
Un cadre de gouvernance a été mis en place pour appuyer la fonction d’AIPRP. Il est constitué du Conseil de gestion du portefeuille (CGP) et du Comité de gestion ministérielle (CGM). L’audit a permis de constater que le mandat, le pouvoir de prise de décisions, la participation et la fréquence des réunions étaient clairement définis dans un cadre de référence officiel. Le CGP sert de principal organe décisionnel chargé d’établir les priorités et les directions stratégiques ainsi que de fournir des lignes directrices sur les questions qui touchent le Ministère, tandis que le CGM appuie le CGP en surveillant les activités du Ministère.
Le rendement du Ministère en matière d’AI est présenté au CGP dans des rapports trimestriels sous la forme de renseignements joints en annexe à titre indicatif. Les rapports trimestriels sur la gestion de l’AI expliquent en détail le rendement en matière d’AI des directions générales et des régions et indique si le Ministère respecte ses obligations dans ce domaine. Toutefois, ces rapports ne font pas l’objet de discussions, à moins qu’un membre du Comité pose une question ou soulève un point sur le sujet. L’équipe d’audit a noté que les rapports trimestriels présentés au CGP ne font pas clairement état des problèmes liés au rendement en matière d’AI, notamment la capacité des ressources humaines relative à l’AI et la pénurie de compétences, l’augmentation du nombre et de la complexité des demandes et les retards dans la mise en place d’un système sans papier dans le cadre de la RPO. L’examen des comptes rendus de décisions pour la période visée (de janvier 2015 à mars 2016) a permis de constater qu’une seule discussion a eu lieu sur le rendement en matière d’AI (en mai 2015), sans aucune exigence de suivi sur cette question. La surveillance exercée par la haute direction est un élément important du cadre de gestion. Elle était soulignée par le Ministère en 2010 ainsi que par le CIC en 2015 comme étant un facilitateur de rendement exceptionnel.
Recommandation
Il est recommandé que la secrétaire ministérielle présente périodiquement à des fins de discussion les résultats de rendement à l’égard de l’AI lors des réunions des comités ministériels, qu’elle demande l’avis des cadres supérieurs et qu’elle fasse le suivi des mesures recommandées.
Réponse de la direction
La secrétaire ministérielle est en accord avec cette recommandation. La secrétaire ministérielle impliquera le CGP et le CGM de façon périodique dans les discussions relatives à l’AI et présentera, pour étude par la haute direction, les principaux défis et fournira des recommandations pour aller de l’avant. On prévoit que ces mesures seront mises en œuvre d'ici le troisième trimestre de 2016–2017.
2.2 Le Ministère éprouve de la difficulté à respecter les délais prescrits par la Loi sur l’accès à l’information
Selon la Loi sur l’accès à l’information, une institution gouvernementale doit répondre à une demande dans les trente jours civils suivant la réception de la demande, chaque demande doit être traitée en priorité, et tout retard dans la réponse à une demande peut placer le Ministère en situation d’infraction par rapport à la Loi. Une plainte peut être déposée et faire l’objet d’une enquête auprès du CIC. Le CICNote de bas de page 4 pourrait avoir une constatation et faciliter une résolution ou bien faire une recommandation pour des mesures correctives.
Le Ministère a été évalué par le CIC en 2010-2011 et a obtenu la note « A », c’est-à-dire un rendement exceptionnel, et un taux de présomption de refusNote de bas de page 5 de 3,5 %Note de bas de page 6. En 2010-2011, le Ministère a reçu 492 demandes et a traité 106 518 pages. Selon le rapport Être à la hauteur du CICNote de bas de page 7, le Ministère a attribué son rendement à la solidité et à l’expertise de son équipe d’AI, dont le taux de roulement était faible, ainsi qu’à la mise en place de rapports trimestriels pour communiquer clairement à la haute direction des statistiques ministérielles en matière d’AI. Toutefois, le taux de conformité du Ministère avec la Loi a diminué au cours des dernières années. En se fondant sur les normes du CIC, le Ministère s’est lui-même attribué des notesNote de bas de page 8 entre « D » et « F », associées respectivement à un rendement inférieur à la moyenne et à un rendement insatisfaisantNote de bas de page 9. La tendance s’est poursuivie en 2015-2016, comme le montre le tableau suivant.
Tableaux 1 : Conformité du MinistèreNote de bas de page 10
| 2014–2015 T1 |
2014–2015 T2 |
2014–2015 T3 |
2014–2015 T4 |
2015–2016 T1 |
2015–2016 T2 |
2015–2016 T3 |
2015–2016 T4 |
|
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre de demandes reçues | 456 | 511 | 299 | 318 | 327 | 319 | 365 | 545 |
| Proportion des demandes traitées à temps | 85 % | 83,1 % | 76,1 % | 66 % | 82,3 % | 82,9 % | 72,1 % | 73,4 % |
| Taux de présomption de refus | 15 % | 16,9 % | 23,9 % | 34 % | 17,7 % | 17,1 % | 27,9 % | 26,6 % |
| Note (selon la norme du CIC) | D | D | F | F | D | D | F | F |
L’équipe d’audit a été informée qu’une augmentation considérable du nombre et de la complexité des demandes a contribué à la hausse des taux de non-conformité pour 2014-2015 (1 160 demandes reçues et 139 549 pages traitées) et 2015-2016 (1 571 demandes reçues et 257 325 pages traitées). Autre facteur : le récent jugement de la Cour fédéraleNote de bas de page 11 déclarant que le gouvernement ne peut plus exiger de frais pour la recherche et le traitement de documents gouvernementaux électroniques en vertu de la Loi. Ainsi tout document électronique peut désormais être demandé sans restriction par rapport à la taille, à l’année ou aux ressources nécessaires pour compiler l’information. Les problèmes liés aux ressources (par exemple le départ d’analystes de l’AI expérimentés) sont également considérés comme un facteur ayant contribué aux résultats insatisfaisants rapportés pour les troisième et quatrième trimestres des deux exercices.
Au cours de la dernière année, de nombreux changements de leadership ont eu lieu avec l’arrivée d’une nouvelle secrétaire ministérielle et d’un nouveau directeur de la Division des opérations de l’AIPRP, et les problèmes liés aux ressources se sont poursuivis. L’équipe d’audit a été informée que les Opérations de l’AIPRP avaient perdu des chefs d’équipe et des analystes expérimentés, partis à la retraite ou nommés à des postes semblables dans d’autres ministères. En 2010, un examen organisationnel en matière d’AIPRP a permis d’anticiper le risque de pénurie de compétences future, la plupart des analystes de l’AIPRP étant alors à quelques années seulement de la retraite. Il a été recommandé d’adopter un plan de relève et d’instaurer un programme de perfectionnement pour favoriser le transfert des connaissances et des compétences aux employés subalternes. Ces mesures n’ont cependant pas été prises, ce qui a entraîné une pénurie d’analystes compétents capables de satisfaire les délais prescrits.
Lors d’une discussion informelle en 2012, la commissaire à l’information a déclaré que « les institutions doivent affecter suffisamment de ressources pour accomplir leurs tâches en vertu de la Loi sur l’accès à l’information »Note de bas de page 12. L’équipe d’audit a examiné plusieurs réponses du CIC à des plaignants indiquant que les problèmes liés aux ressources et à la charge de travail n’étaient pas des motifs pouvant justifier un retard dans la réponse à une demande d’AI. L’arriéré de demandes qui ont été examinées était en retard de 86 à 700 jours, et des périodes d’inactivité ont été notées entre les mesures prises dans ces différents dossiers. Les Opérations de l’AIPRP ont attribué ces périodes d’inactivité à une charge de travail excessive et aux délais dans la consultation d’autres intervenants (internes ou externes). Les analyses menées dans le cadre de l’audit ont également révélé que de nombreuses demandes ayant fait l’objet d’une prorogation de délai en raison du nombre élevé de documents demandés étaient en fait en deçà des seuils minimaux établis par le CTNote de bas de page 13 et le CICNote de bas de page 14 pour ce qui est du nombre de pages visé. Par exemple, une demande pour laquelle 206 pages ont été reçues et 104 examinées a fait l’objet d’un report de délai de 45 jours attribué au grand nombre de documents demandé. Il n’existe aucun système et aucune stratégie pour gérer activement la liste des demandes en retard, l’accent étant mis principalement sur les demandes qui peuvent être traitées dans les délais prescrits. L’équipe d’audit a noté qu’une ressource avait été affectée au traitement des demandes en retard, mais qu’avant même que l’arriéré puisse être résorbé, un autre arriéré s’était produit. Selon nous, il y a lieu d’adopter une stratégie pour traiter non seulement les nouvelles demandes d’AI, mais également les demandes en retard.
Le Ministère recherche des agents contractuels pouvant combler temporairement les lacunes jusqu’à ce qu’une expérience de l’AI puisse être acquise par son personnel ou obtenue par l’embauche de nouveaux employés. On note toutefois une pénurie de compétences dans ce domaine à l’échelle de la fonction publique. Selon les rapports hebdomadaires, les analystes de l’AI expérimentés gèrent en moyenne de 40 à 50 dossiers tout en encadrant leurs coéquipiers subalternes et en exerçant d’autres fonctions liées à l’AIPRP (traitement des demandes de PRP, consultations avec d’autres ministères, plaintes, production de rapports spéciaux, demandes spéciales). L’équipe d’audit a observé une répartition inégale du travail : certains analystes sont nouveaux, et il faut en moyenne deux ans environ pour acquérir des compétences de base en matière d’AI. Cette situation exerce une pression considérable sur les membres les plus expérimentés de l’équipe et contribue aux difficultés que le Ministère doit actuellement gérer.
Tous les facteurs décrits ci-dessus ont une incidence sur la capacité du Ministère à maintenir un niveau de rendement lui permettant de se conformer à ses obligations statutaires.
Recommandation
Il est recommandé que la secrétaire ministérielle adopte une stratégie pour réduire les délais de réponse aux demandes d’AI et remédier à la pénurie de compétences parmi les analystes de l’AI.
Réponse de la direction
La secrétaire ministérielle est en accord avec cette recommandation. Une pénurie d’analystes expérimentés à l’échelle de la fonction publique constitue un défi depuis longtemps, et a été reconnue par le Secrétariat du CT comme étant un problème systémique.
EDSC s’engage à travailler avec le Secrétariat du CT et la communauté de l’AIPRP à travers la fonction publique afin de trouver une solution à long terme pour le recrutement, le développement, et le maintien en poste d’analystes qualifiés et bien équipés pour soutenir le passage à une plus grande transparence au sein du gouvernement. Ces mesures vont se poursuivre jusqu’à leur achèvement.
2.3 Le Ministère effectue un suivi et une surveillance de son rendement, mais l’intégrité des données doit être améliorée
Les opérations de l’AIPRP utilisent un logiciel appelé AccessPro Case Management (APCM) pour traiter les demandes d’AIPRP. APCM est un système de traitement central automatisé qui permet aux analystes de faire le suivi de leurs interventions, de rédiger des pièces de correspondance et de saisir les données critiques liées au traitement de demandes d’AIPRP, comme les renseignements utiles du demandeur, la portée de la demande et autres données de base. APCM permet la production de renseignements statistiques pour la préparation de rapports comme le rapport de rendement ministériel et le rapport annuel au Parlement concernant l’AI, que les administrateurs généraux de toutes les institutions fédérales doivent remettre à la fin de chaque exercice financier.
Le suivi des demandes d’AI et la production de rapports sert à surveiller le rendement au sein du Ministère et à relever les problèmes qui ont besoin d’être mis en évidence pour mieux les gérer ou pour les signaler à la haute direction. L’audit a révélé que les données générées par APCM ne correspondent pas à celles figurant dans les rapports trimestriels de gestion de l’AI. L’équipe d’audit a comparé le nombre de demandes reçues dans le rapport mensuel (produit aux fins de l’audit) et le nombre de demandes rapportées dans les rapports trimestriels (premier, deuxième et troisième trimestre) de 2015–2016 et noté de grands écarts. L’examen des rapports trimestriels a également révélé des écarts. Par exemple, une première version du rapport trimestriel de 2014–2015 indiquait un taux de présomption de refus de 28,6 % pour le deuxième trimestre, mais une version subséquente indiquait un taux de 16,9 %, sans fournir d’explication. De plus, le rapport annuel concernant l’application de la Loi sur l’accès à l’information faisait état de 29 plaintes tandis que le rapport du CIC indiquait 33 plaintes. Les vérificateurs ont aussi noté qu’un certain nombre de demandes de renseignements personnels ont été traitées comme des demandes d’AI. La gestionnaire a expliqué qu’il arrive qu’un demandeur présente une demande d’AI par erreur alors qu’il s’agit d’une demande de renseignements personnels. Les demandes de renseignements personnels qui sont enregistrées comme des demandes d’AI sont comptabilisées tel quel, ce qui peut augmenter le nombre de demandes d’AI qui sont rapportées.
Ces constatations ont été soulevées à la fin de l’étape du déroulement de l’audit et les vérificateurs ont été informés que les Opérations de l’AIPRP étaient au courant de ce problème et qu’on travaillait à trouver un moyen de produire des rapports plus exacts.
Recommandation
Il est recommandé que la secrétaire ministérielle veille à la production de rapports exacts et exhaustifs sur le rendement dans ce domaine.
Réponse de la direction
La secrétaire ministérielle est en accord avec cette recommandation. Afin d’avoir une présentation de l’information sur le rendement plus complète et exacte, EDSC concentrera son attention et alignera les ressources disponibles sur la validation des données, l’analyse des renseignements organisationnels ainsi que sur l’utilisation optimale de la technologie disponible.
Dans les années à venir, la secrétaire ministérielle planifie de travailler avec d’autres secteurs de l’organisation afin de renforcer sa capacité d’analyse et de production de rapports. Ceci a pour but non seulement d’augmenter l’exactitude de la surveillance du rendement mais aussi de fournir une analyse fondée sur des données probantes, ce qui aidera à mettre en lumière des moyens d’amélioration pour faire progresser le plan d’action pour un gouvernement ouvert. On prévoit que ces mesures seront mises en œuvre d'ici le premier trimestre de 2017–2018.
2.4 La RPO a permis d’améliorer le processus d’AI, mais l’objectif d’augmentation du niveau de service en matière d’AI n’a pas encore été atteint
La secrétaire ministérielle a lancé un projet de RPO pour faire face aux difficultés que posent le nombre croissant de demandes et les ressources qui n’augmentent pas au même rythme. L’objectif de la RPO était de simplifier et d’améliorer le processus d’AI et de veiller à ce que des réponses de qualité soient fournies en temps opportun. Selon la charte du projet, le but était de maintenir le niveau de service du traitement des demandes d’AIPRP dans les délais prévus par la Loi pour 95 % des demandes (soit une présomption de refus de 0 à 5 %). La RPO a été mise en place en mai 2015 et même si le processus d’AI a été simplifié, les objectifs prévus n’ont pas tous été atteints.
L’équipe d’audit a relevé certaines améliorations :
- Remplacement des signatures aux fins de la prise de connaissance (« vu et noté ») par un préavis de communication. Ceci implique que le SMA responsable des renseignements doit seulement examiner et approuver le dossier d’AI une fois, éliminant ainsi le chevauchement des efforts. Le préavis de communication qui comprend les versions complètes ou expurgéesNote de bas de page 15 des dossiers ayant fait l’objet d’une demande d’AI (si applicable) est publié sur le site SharePoint de l’AIPRP à l’intention des principaux intervenants, quatre jours avant l’envoi des renseignements au demandeur.
- Des lignes directrices et une sensibilisation accrues suite à l’introduction de séances de sensibilisation à l’AI et du site Web SharePoint. Tous les renseignements requis pour remplir une demande d’AI sont accessibles dans la section références et outils du site Web, notamment les renseignements pour appuyer les recommandations d’exclusion ou d’exemption.Note de bas de page 16
- Établissement d’un partenariat avec le système de service de demande d’AIPRP en ligne du CT. EDSC reçoit maintenant un certain nombre de demandes d’AI de l’application en ligne, qui incluent les frais acquittés.
Cependant, certains éléments n’ont pas donné les résultats escomptés ou n’ont pas été mis en œuvre. La simplification et la rationalisation du processus d’AI devaient apporter une certaine souplesse dans les délais pour les Opérations de l’AIPRP et les intervenants des directions générales et des régions afin que tous puissent mieux gérer les obligations en matière d’AI que leur impose la Loi. Toutefois, ces mesures ne s’attaquaient pas aux problèmes constants liés au volume de demandes et au manque de main-d’œuvre (voir la section 2.2).
Initiative relative à la Zone de soumission commune
Le lancement de l’Initiative relative à la zone de soumission commune a été reporté juste au moment où il devait être lancé en mai 2015. La Zone de soumission commune devait fournir aux directions générales et aux régions une zone centralisée, à même SharePoint, dans laquelle elles pouvaient soumettre le contenu des réponses aux demandes d’AI par voie électronique. À la fin de cet audit, l’initiative n’avait pas encore été mise en place. AI a fait référence au fait qu’il restait encore trop de questions en suspens, notamment le soutien des intervenants, la capacité de stockage, les licences d’utilisation des logiciels et la charge de travail, qu’il fallait régler avant le lancement. L’Initiative relative à la zone de soumission commune devait éliminer la nécessité d’imprimer les documents électroniques qui sont numérisés par Opérations de l’AIPRP aux fins d’expurgation. Ce processus est non seulement inefficace, mais les métadonnées qui font partie du document original sont perdues. Conformément à la Norme sur les métadonnées du CTNote de bas de page 17, les métadonnées font partie d’un document et sont donc assujetties à la Loi sur l’accès à l’information.
Rôles et responsabilités
Les trois principaux groupes qui jouent un rôle important dans le processus ministériel d’AI sont : les analystes de l’AI (Opérations de l’AIPRP), les agents de liaison (AL) des directions générales et des régions et les experts en la matière (EM) au sein du programme. Les AL gèrent le processus au sein de leur propre direction générale ou région et les EM sont responsables de l’évaluation des demandes et de la récupération des documents pertinents. La réponse aux demandes d’AI est une activité ministérielle qui nécessite que les trois intervenants connaissent bien leur rôle et leurs responsabilités. Si un des groupes omet de mener à terme ses tâches avec la diligence voulue, tout le processus en est affecté. Ceci peut ralentir le Ministère dans l’atteinte de son objectif qui est de répondre au demandeur dans un délai opportun.
Le rôle et les responsabilités des intervenants de l’AI ont été établis et communiqués, mais ils ne semblent pas être compris clairement. Les entrevues ont révélé que les intervenants croyaient à tort que les analystes de l’AI des Opérations de l’AIPRP étaient généralement reconnus comme les EM, alors que leur expertise est fondée principalement sur leur connaissance de la Loi. Les analystes n’ont pas suffisamment d’expérience relative au programme pour relever les questions délicates éventuelles. Les EM d’une direction générale ou d’une région donnée possèdent une connaissance approfondie de leurs programmes et sont tenus de signaler les préjudicesNote de bas de page 18 qui peuvent être causés si des renseignements délicats sont divulgués. Les EM doivent définir la portée de la demande, déterminer les renseignements délicats et justifier leurs recommandations d’exclusion ou d’exemption pendant le processus d’extraction des documents.
La décision définitive concernant l’exemption ou l’exclusion, selon la Loi, relève de l’autorité déléguée, c’est-à-dire du directeur de la Division des opérations de l’AIPRP ou du gestionnaire des opérations de l’AIPRP. En l’absence d’information sur le contexte dans la recommandation, la directrice ou la gestionnaire peut ne pas être en mesure de défendre la décision d’exclure ou d’exempter des renseignements devant le CIC, dans l’éventualité d’une plainte ou d’un litige. L’audit a montré que seulement quelques réponses de l’échantillon comportaient la feuille de recommandation alors que les autres avaient utilisé la feuille de réponse signée pour identifier les renseignements délicats, mais ils n’avaient pas fourni des explications suffisantes.
L’approbation de la diffusion d’un dossier à un demandeur se fait en deux étapes : d’abord l’approbation par le SMA responsable de la direction générale ou de la région concernée, puis l’examen du dossier par le chef d’équipe ou la gestionnaire et l’approbation de la directrice de la Division des opérations de l’AIPRP. Un préavis de communication est ensuite envoyé à tous les intervenants, y compris Communications stratégiques. Communications stratégiques est un partenaire précieux, responsable de la préparation des éventuelles info capsules qui pourraient devoir faire partie de la diffusion du dossier. Toutefois, la consultation préliminaire est primordiale. L’équipe d’audit a noté que des mesures d’atténuation sont en place pour réduire le risque que des renseignements exemptés ou exclus soient divulgués. Il incombe à l’EM de la direction générale, et au SMA responsable, de déterminer les renseignements qui doivent être exemptés ou exclus et de l’indiquer dans la feuille de recommandation. Toutefois, si cette feuille n’est pas remplie adéquatement, le risque de divulgation inappropriée persiste.
Formation ciblée pour les agents de liaison et les experts en la matière
Chaque direction générale ou région est dotée d’un AL de l’AIPRP qui travaille directement avec la Division des opérations de l’AIPRP. Il y a environ 25 AL à l’échelle du Ministère. L’audit a conclu que la majorité des AL qui ont fourni de la rétroaction (17 sur 25) au sujet du processus d’AI occupent leur poste depuis moins de deux ans. Une formation ciblée pour les AL a été cernée dans la RPO comme élément essentiel pour s’assurer que les AL détiennent les connaissances et les outils nécessaires pour s’acquitter de leurs responsabilités en matière d’AI. L’équipe d’audit a été informée que la Division des opérations de l’AIPRP tient des réunions et des appels téléphoniques mensuels avec les AL pour diffuser les pratiques exemplaires, discuter des problèmes émergents et donner des lignes directrices. La Division des opérations de l’AIPRP a aussi offert 26 séances distinctes de formation en personne (entre les mois d’avril et de novembre 2015) pour renforcer les rôles et les responsabilités en matière d’AI des employés du Ministère. Les séances de formation donnent un aperçu général du processus d’AI qui n’est pas suffisamment détaillé pour préparer les AL à leur rôle. De plus, les observations et la rétroaction fournies par les AL pendant l’audit montrent qu’il existe encore des lacunes en matière de formation et qu’il est possible de mettre sur pied des formations plus ciblées pour améliorer le traitement des demandes d’AIPRP.
Une fois qu’une demande de dossiers a été effectuée, les AL sont responsables de coordonner le processus de recherche documentaire en commençant par identifier l’EM dans leur région et en jouant ensuite un rôle de liaison entre la Division des opérations de l’AIPRP et l’EM. Par la suite, l’AL examine et envoie la trousse de réponse pour approbation à sa direction générale ou à sa région avant de l’envoyer à la Division des opérations de l’AIPRP à des fins de traitement. Selon un examen des rapports d’étape hebdomadaires, de nombreux analystes de l’AI gèrent une charge de travail de 40 à 50 dossiers de demandes à délai serré pouvant contenir plusieurs centaines à des milliers de pages chacun. Selon la gestionnaire, en moyenne, un analyste de l’AI peut traiter entre 50 et 100 pages par jour. Ainsi, la Division des opérations de l’AIPRP dépend énormément de l’AL et de l’EM, qui jouent un rôle crucial dans le processus de recherche documentaire afin de fournir des documents pertinents et à portée définieNote de bas de page 19 appuyés par des recommandations qui respectent les délais prévus. Sans formation approfondie, les AL et les EM pourraient mal comprendre leur rôle qui consiste à appuyer la direction générale ou la région dans le respect de ses obligations en matière d’AIPRP. L’audit a mis en lumière des situations où la Division des opérations de l’AIPRP a reçu des centaines de pages, et même des milliers, de la part de directions générales et de régions, alors que la moitié ou une fraction de celles-ci s’est avérée pertinente dans le cadre de la réponse.
Recommandation
Il est recommandé que la secrétaire ministérielle continue à améliorer la fonction d’AI à l’appui de la prestation des services en comblant les lacunes liées à la formation et en favorisant les initiatives de modernisation.
Réponse de la direction
La secrétaire ministérielle est en accord avec cette recommandation. Il n’existe pas actuellement une stratégie de développement professionnel à l’intention des analystes en matière d’AIPRP ou des AL. Des plans sont en cours pour collaborer avec la collectivité d’AIPRP, le Secrétariat du CT et l’École de la fonction publique pour favoriser les possibilités d'apprentissage et de perfectionnement de la collectivité d’AIPRP à travers le gouvernement. Ces mesures vont se poursuivre jusqu’à leur achèvement.
3.0 Conclusion
L’audit a permis de conclure que le processus d’AI est conforme à la Loi sur l’accès à l’information, mais qu’il ne fonctionne pas comme prévu. Il y a lieu d’améliorer la surveillance, la rapidité des réponses et l’intégrité des données, de résoudre les problèmes liés aux ressources et d’aller de l’avant avec des initiatives de modernisation de la fonction d’AI.
4.0 Énoncé d’assurance
Selon notre jugement professionnel, les procédures d’audit appliquées et les éléments probants recueillis sont suffisants et appropriés pour confirmer l’exactitude des constatations présentées dans ce rapport. Ces dernières sont fondées sur les observations et les analyses faites lors de l’audit. Elles s’appliquent uniquement à l’Audit du processus d’accès à l’information. Les éléments probants ont été recueillis conformément aux Normes relatives à la vérification interne au sein du gouvernement du Canada et aux Normes internationales pour la pratique professionnelle de l’audit interne.
Annexe A : Évaluation des critères de l’audit
Critères de l’audit : Attentes – Le processus reconçu permet de gérer les demandes d’AI de façon efficace et efficiente.
- Cotation : Les contrôles ont été effectués, mais ils pourraient être renforcés; exposition modérée au risque
Critères de l’audit : Attentes – Le risque que des renseignements exclus ou faisant l’objet d’exception soient divulgués est atténué.
- Cotation : Les contrôles ont été effectués, mais ils pourraient être renforcés; exposition modérée au risque
Critères de l’audit : Attentes – Des procédures claires sont établies et communiquées à tous les employés.
- Cotation : Les contrôles ont été effectués, mais ils pourraient être renforcés; exposition modérée au risque
Critères de l’audit : Attentes – Le Ministère respecte les exigences et les échéances énoncées dans la Loi sur l’accès à l’information en ce qui concerne le traitement des demandes d’AI.
- Cotation : Les contrôles ont été effectués, mais ils pourraient être renforcés; exposition modérée au risque
Critères de l’audit : Attentes – Un cadre de gouvernance est en place pour superviser l’application et la gestion des demandes d’AI au sein du Ministère.
- Cotation : Les contrôles ont été effectués, mais ils pourraient être renforcés; exposition modérée au risque
Critères de l’audit : Attentes – Les ressources des directions générales et des régions participant à la gestion des demandes d’AI possèdent les connaissances, les outils et la formation dont elles ont besoin pour s’acquitter de leurs responsabilités.
- Cotation : Les contrôles ont été effectués, mais ils pourraient être renforcés; exposition modérée au risque
Critères de l’audit : Attentes – Des rapports exacts et publiés en temps opportun appuient les activités de surveillance et de supervision et permettent de prendre des décisions éclairées.
- Cotation : Les contrôles ont été effectués, mais ils pourraient être renforcés; exposition modérée au risque
Critères de l’audit : Attentes – Des mesures de rendement sont en place pour surveiller le rendement du Ministère et en faire rapport.
- Cotation : Les contrôles ont été effectués, mais ils pourraient être renforcés; exposition modérée au risque.
Annexe B : Glossaire
AI : Accès à l’information
AIPRP : Accès à l’information et protection des renseignements personnels
AL : Agent de liaison
APCM : AccessPro Case Management
CGM : Comité de gestion ministérielle
CGP : Conseil de gestion du portefeuille
CIC : Commissariat à l’information du Canada
CT : Conseil du Trésor
EDSC : Emploi et Développement social Canada
EM : Expert en la matière
la Loi : la Loi sur l’accès à l’information
PRP : Protection des renseignements personnels
RPO : Refonte du processus opérationnel
SMA : Sous-ministre adjoint
