Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs : éléments nutritifs

• Un bateau se déplace à travers un lac Érié vert clair. La couleur vert clair représente un excès d'algues causées par de grandes quantités de phosphore dans l'eau.

Un bateau traverse un lac Érié vert clair, couleur causée par un excès d’algues découlant de grandes quantités de phosphore dans l’eau.
Photo : © Joe Barber, ministère des Ressources naturelles de l’Ohio - Division de la faune

Objectif : Réduire la fréquence de la prolifération d’algues toxiques et nuisibles qui altèrent la qualité de l’eau potable, entravent la reproduction des poissons et ont des répercussions néfastes sur la pêche commerciale et récréative, la baignade et les activités récréotouristiques en général dans les Grands Lacs.

Le Canada et les États-Unis reconnaissent qu’il est urgent de prendre des mesures afin de gérer les concentrations et les apports de phosphore qui contribuent aux problèmes d’algues actuels.

Le lac Érié constitue la priorité dans le cadre de l’AQEGL modifié, puisque de tous les Grands Lacs, il s’agit du plan d’eau qui présente les problèmes d’algues les plus criants. C’est le moins profond et le plus productif sur le plan biologique. Voilà pourquoi il se révèle extrêmement sensible aux variations des taux d’éléments nutritifs ainsi qu’aux changements au sein du réseau alimentaire. Les deux pays reconnaissent la nécessité d’agir afin de comprendre et de régler le problème des algues dans le lac Érié.

Pourquoi la mise en œuvre de mesures à l’égard des éléments nutritifs est-elle importante?

La menace de la prolifération d’algues toxiques et nuisibles plane à nouveau sur le lac Érié et les zones riveraines des lacs Huron, Ontario et Michigan. Bon nombre des espèces d’algues entraînent une dégradation des habitats aquatiques et représentent un danger pour la santé des humains et des espèces sauvages. Par ailleurs, cette prolifération a aussi des répercussions économiques, les quantités excessives d’algues bloquant les prises d’eau, augmentant les coûts du traitement de l’eau et nuisant à la pêche, au tourisme ainsi qu’aux loisirs.

À l’heure actuelle, les problèmes d’algues sont complexes. L’origine de la résurgence de la prolifération des algues n’est pas bien comprise. On remarque par exemple une hausse des températures et de la pénétration de la lumière ainsi que des changements quant aux rejets de phosphore et à leur déplacement à l’intérieur des lacs. La quantité de phosphore qu’il est possible de contrôler est l’un des divers facteurs qui influent sur la prolifération d’algues dans les Grands Lacs. Une partie de la difficulté vient toutefois des méthodes de gestion utilisées dans le passé pour réduire les rejets de phosphore par les usines d'épuration des eaux d’égout ainsi que de l’eau de ruissellement des milieux urbains, ruraux et agricoles, qui ne conviendraient plus ou ne seraient plus efficaces pour tous les cas.

Pour résoudre les problèmes d’algues dans les Grands Lacs, le Canada et les États-Unis devront s’entendre sur les objectifs de réduction du phosphore à atteindre et assurer l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies à cette fin.

Engagement à l’égard d’activités clés dans le cadre de l’AQEGL de 2012

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