Margaret Newton (1887-1971)

Margaret Newton

Née à Montréal, Margaret a grandi sur une ferme des environs de Plaisance, au Québec. Enfant, elle marchait trois milles par jour pour se rendre à l’école. Après l’école secondaire, elle a été institutrice en milieu rural, toujours au Québec, puis a présenté une demande d’admission en agriculture au Collège Macdonald de l’Université McGill. Sa première demande a été refusée, car, lui a-t-on répondu, aucune femme n’avait jusqu’alors réussi ce programme. Margaret a finalement été admise à l’université en 1914. À l’époque, seuls les hommes étaient autorisés à se servir des laboratoires en soirée, règle qu’elle a fait casser. Première femme diplômée en agriculture par cet établissement, Margaret s’est intéressée aux rouilles des graminées. Elle a poursuivi ses travaux jusqu’à obtenir une maîtrise en sciences et, plus tard, un doctorat en sciences à l’Université du Minnesota. Elle est alors devenue la première Canadienne à recevoir un doctorat en agriculture.

Alors que les céréaliculteurs des Prairies étaient aux prises avec une épidémie de rouille des graminées, le gouvernement du Canada a mis sur pied le laboratoire fédéral de recherche sur les rouilles, à Winnipeg, et lui a offert un poste. Les recherches de Margaret et de ses collègues ont contribué à réduire énormément les pertes. Voyant cela, la Russie a invité Margaret à travailler à son laboratoire sur les rouilles de Leningrad, ce qu’elle a fait durant trois mois en 1933.

Deuxième femme élue à la Société royale du Canada, Mme Newton a également reçu la médaille Flavelle de la Société. En 1991, le Panthéon canadien des sciences et du génie l’a inscrite à titre posthume à la liste de ses tout premiers membres.

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