Les efforts de recherche du conseiller scientifique de l’ARC sur la pénurie de l’équipage de l’air

Article de revue / Le 4 janvier 2021

Par Rachel Lea Heide, docteure (Scientifique de la défense/Analyste stratégique du CARO RDDC)

L’Aviation royale canadienne (ARC) et le Centre de recherche et d’analyse opérationnelle de Recherche et développement pour la défense Canada (CARO RDDC) entretiennent une relation de longue date dans le cadre de laquelle des scientifiques de la défense sont intégrés à diverses directions de l’ARC afin d’apporter un soutien en matière de recherche et d’analyse à la prise de décision fondée sur des données probantes. En tant que scientifique de la défense, actuellement conseiller scientifique de l’état-major de la Force aérienne, j’apporte à l’ARC mon expertise sur les menaces géopolitiques, l’espace, l’Arctique, NORAD et diverses questions de puissance aérienne stratégique.

Mon rôle actuel est de soutenir l’opération EXPÉRIENCE /l’opération TALENT en menant des recherches approfondies sur le manque de pilotes, d’équipiers de l’air et de techniciens. En examinant la situation de l’armée de l’air américaine (USAF), j’ai pu déterminer des stratégies potentielles (pour atténuer ce manque) dans les domaines de la qualité de vie, des services et des avantages sociaux qui pourraient être pertinentes pour l’ARC. J’ai également suivi l’efficacité de diverses stratégies d’atténuation afin de tirer les leçons des efforts de l’USAF. La communication avec l’industrie de l’aviation civile du Canada est essentielle pour mieux comprendre les besoins des pilotes de l’aviation commerciale, les défis posés par la formation des pilotes civils et l’impact immédiat et à long terme de la pandémie sur l’aviation commerciale. L’objectif est d’anticiper de combien de temps nous disposons avant que les exigences de l’industrie de l’aviation commerciale n’aient à nouveau un impact négatif sur la rétention du personnel de l’ARC et éloigne les pilotes expérimentés de l’ARC.

Un autre élément de mon travail consiste à observer ce que font les forces aériennes alliées pour recruter davantage de stagiaires, accélérer l’enseignement des programmes de formation et offrir davantage de possibilités menant à la licence de pilote. Cela met en évidence de nouvelles approches que l’ARC pourrait imiter. Simultanément, je surveille les programmes de cadets des compagnies aériennes commerciales afin d’analyser la concurrence potentielle avec les cadets de l’air de l’ARC. En étudiant les compagnies aériennes commerciales et les forces aériennes alliées, nous pouvons mettre en contexte le manque d’équipiers de l’air qui existe au sein de l’ARC, ainsi que trouver de nouvelles façons d’améliorer le recrutement et la rétention.

Le poste de conseiller scientifique apporte une importante capacité de recherche et d’analyse à l’état-major aérien de l’ARC. Ma contribution comprend des capacités de recherche et la supervision d’experts sous contrat. Je peux aussi retourner dans le réseau de RDDC pour trouver d’autres scientifiques de la défense ayant les connaissances, les méthodologies, les outils et l’expérience appropriés pour répondre à des demandes spécialisées.

L’état-major de la Force aérienne de l’ARC est encouragé à tirer pleinement parti de la capacité d’analyse intégrée de son Scientifique de la Défense/Conseiller scientifique de RDDC en communiquant avec le Directeur – Plans aériens pour toute question stratégique nécessitant une recherche approfondie.

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