CC130328 Hercules - Épilogue

Rapport / Le 8 juillet 2009 / Numéro de projet : CC130328 - E Category

Endroit : Près de Wabush (Labrador)
Date: 2009-07-08
État : Investigation Complète

Deux techniciens de recherche et de sauvetage (SAR) ont sauté en parachute d’un avion CC130 Hercules dans le cadre d’une mission SAR de nuit, dont l’objectif était de secourir des blessés dans l’écrasement d’un petit aéronef. Les deux techniciens SAR portaient leur combinaison de brousse et un casque 190C. Pour assurer un certain éclairage, on avait utilisé du ruban adhésif pour fixer une petite lampe devant et derrière le casque. Chaque technicien portait environ 125 lb de matériel pour l’exécution de la mission. Avec ce poids supplémentaire, il était plus difficile pour eux de garder leur équilibre en sautant de l’avion.

Pendant la descente, les deux parachutistes ont subi en même temps la même défaillance à basse vitesse, lorsque le cabillot et la suspente de guidage droits, qui servent à diriger le parachute, sont sortis du passant de façon imprévue. Le cabillot d’un des parachutistes s’est enroulé autour de la sangle de suspension arrière adjacente, et il a fallu un effort considérable à celui-ci pour le défaire. Si ce problème n’avait pas été réglé, il aurait pu provoquer un mouvement de rotation non maîtrisée au parachute pendant la descente. Heureusement, les sauts avaient été effectués à 3750 pieds au dessus du sol, et les parachutistes ont disposé de suffisamment de temps pour régler le problème. Ils ont atterri en toute sécurité.

L’enquête a porté sur le matériel, la réglementation et le personnel concerné. Les fermetures à boucles et crochets, utilisées pour fixer les suspentes de guidage aux sangles de suspension, avaient été enserrées conformément à l’Instruction technique des Forces canadiennes (ITFC) pertinente, avant le saut. Un examen plus approfondi de la procédure actuellement utilisée pour fermer les passants des suspentes de guidage a permis de déterminer que les arrimeurs expérimentés fixent le passant autour de la suspente de guidage en le serrant avec une force considérable. L’arrimeur chargé de préparer les parachutes en question n’a pas eu recours à cette technique. Comme mesure corrective, l’ITFC a été modifiée pour refléter cette pratique exemplaire et en faire une nouvelle exigence dans l’arrimage des parachutes. De plus, une publication, Flash de la sécurité des vols, a été diffusée pour aviser les unités locales du problème.

Une enquête plus approfondie a permis de déterminer qu’une modification avait été apportée au parachute, ce qui faisait que les passants des suspentes de guidage étaient placés plus près du casque 190C du parachutiste. Les casques comprennent certains éléments en saillie qui peuvent gêner la sangle de suspension. Les lampes fixées au casque pour le saut de nuit ont ajouté un autre élément en saillie; d’ailleurs, elles n’étaient pas une modification autorisée selon l’ITFC pertinente. De plus, le deuxième parachutiste n’a pas enlevé son micro-rail avant de sauter, ce qui est contraire à la réglementation, et cet élément en saillie assez important a fort probablement touché la sangle de suspension droite, ce qui a aussi dégagé la suspente de guidage.

Parmi les mesures de prévention, on prévoit notamment que la Direction – Navigabilité aérienne et soutien technique examine la navigabilité technique du casque actuel ainsi que les modifications apportées aux sangles de suspension du parachute pour s’assurer de leur compatibilité.

Détails de la page

2022-04-21